Tol Orëa, la Terre de l'Aube

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 Nos ancêtres les Valherus

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Oracle Tol Orëanéen
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MessageSujet: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 11:47

J'en avais déjà parlé à quelques uns d'entre vous et réfléchit un peu plus amplement à ce sujet, certains avaient eu envie de décrire leur ancêtre Valheru, donc voilà, j'ouvre ce topic ... Faites-vous plaisir ^^. Tout ces personnages sont bien sûr morts ou enfermés dans les Limbes comme le reste de leurs frères et soeurs, mais il est toujours utile d'avoir une référence ! Pour le modèle de présentation, se reporter plus bas, j'ai indiqué le code !



« Coeur de Flamme Radieux»


Nom : Ancalë-Naira
Habitat : Régna en Reine absolue sur le Màr Menel jusqu'à sa mort.
Âme Soeur : Maranwë ("Destinée"), Dorée.
Armoiries: Un soleil enflammé transpercé d'une lance. Doré sur fond orangé-cuivré.
Descendance : Très peu nombreuse, dont Morë-Enda.

A venir !!



« Noble Jouissance»


Nom : Atsìla-Êdna
Habitat : Màr Agarwaen.
Âme Soeur : Zahara Chahar ("Aube Eclatante"), Améthyste.
Armoiries : Une Veuve Noire sur sa toile, tenant entre ses pattes une fleur de Belladone (mauve). Sur fond bleu nuit.
Descendance : Relativement méconnue, à part Mora del Caelan, Maitresse Bleue du Kaerl Ardent.

==> Description physique et caractérielle. Son histoire et sa fin !




« Marcheur de la Nuit »


Nom : Naktam-Charah
Habitat : Il fut le Seigneur du Màr Luimë jusqu'à sa mort.
Âme Soeur : Kementari ("Reine de la Terre"), Verte.
Armoiries : Un serpent de mer argenté enserrant des fleurs de chardon, sur fond bleu nuit.
Descendance : Pas vraiment de de descendance connue à ce jour ...

C'est un des rares Rêveurs existant à cette époque, un de ces êtres perdus dans leurs visions du passé et du futur, perdus dans les mondes oniriques : il devint favori d'Aran'Rhiod dès qu'il atteint l'âge d'homme ... Passant plus de temps en sommeil qu'éveillés, les Rêveurs sont des Visionnaires, mais le contrecoup de ce Don est rude : prisonnière de leur corps le plus souvent invalide, leur âme n'aspire qu'à s'en échapper, les condamnant à vivre une existence longue et cruelle, spectateurs impuissants du Destin ... Bien à l'abri sous la bulle du Kaerl Englouti, Naktam-Charah le Rêveur mena néanmoins son petit royaume isolé d'une main de fer. Comment il parvint à faire respecter son autorité, et bien plus encore, comment il parvint à rester sur le trône sans se faire abattre par ses rivaux reste un mystère ... Mais l'on dit que sa liaison avec un puissant Valheru, bien que plus jeune que lui mais probable amant, n'y serait pas étrangère.

Le Valheru possède de très longs cheveux d'un argent froid aux reflets bleutés, des cheveux soyeux extrêmement lisses qui feraient l'envie de bien des femmes. Ses yeux sont du bleu du ciel nocturne, et au sein de son visage aux traits fins et songeurs, presque féminins, ils ne sont que bien rarement illuminés par les émotions qui agitent ses pairs. De taille moyenne, sa stature fragile est bien souvent alourdie par d'épais vêtements de cérémonie et de nombreux bijoux, lui donnant cette allure étrange d'enfant ayant grandit trop vite. C'est un prince pourtant, un roi même, et sa Liée, la féroce Kementari, ne manque pas de châtier durement quiconque oublierait ce point ... Sa voix, les rares fois où elle se fait entendre, est douce, musicale, éthérée mais néanmoins assurée : il sait où il veut en venir, voilà tout. Il SAIT, et c'est bien là ce qui le torture. Ses mains délicates sont celles d'un musicien, bien que l'on raconte qu'elles seraient plus souvent amenées à caresser les corps que les cordes d'un instrument. (à compléter avec caractère)


**********************************

Code:


<table>
<td valign="center"> <img src="http://..."></td>
<td><center>« <i>blablabla</i>»</center>
<p align="justify" class="postbody"><b>Nom :</b> blabla
<b>Habitat :</b> blablabka
<b>Âme Soeur :</b> blablabla
<b>Armoiries :</b> blablabla
<b>Descendance :</b> blabla</p></td></table>
==> Description physique et caractérielle. Son histoire et sa fin !

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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 11:47

Posté par Istvan

« « Lumière d'Ombre »

Nom :Villám-Árnyék
Habitat :Solitaire, il avait son repaire dans les Chutes de Nightfall.
Âme Soeur :Kalanyth, Brun.
Armoiries : Un Lion noir dressé couronné, encadré par deux ailes ouvertes
Descendance :La famille Sarkanys.

Le seul portrait de Villám-Árnyék doit à présent trainer dans un grenier d'une vieille bicoque dans les contreforts de la barrière de Nightfall si elle n'est pas tombée en poussière depuis... Il y est représenté après son empreinte, heureux malgré la peine et la désolation qui ont marqué sa famille. Un grand brun, plutôt joli garçon, athlétique mais un peu timide et gauche. Des yeux noirs qui posent un regard doux sur les choses malgré son allure guerrière. De longs cheveux noirs et soyeux. Tout ne respire chez lui que calme et force tranquille. Il arbore la jupe des maîtres d'armes car c'est la vocation qu'il s'est choisie dès l'enfance et qui s'est affermie par la conscience accrue des jours troublés qui secouaient la Terre de l'Aube. La pratique des armes a forgé son corps et son esprit. Son coeur aussi, mais sans éteindre son amour de la nature transmis pas ses parents. Il porte un large ceinturon dont la boucle ouvragée témoigne d'une lignée noble bien qu'entachée par l'union de son père avec une « esclave ». Les membres de sa famille ont tourné le dos à cette mésalliance et contraint le père à l'exil en un endroit reculé. Pourtant cela a été un mal pour un bien, les protégeant longtemps des soubresauts d'un monde en plein chaos... Pas assez longtemps pour que le jeune Villám-Árnyék puisse être assez fort pour sauver sa famille de la cruauté des extrémistes. La magnifique épée que lui a fait forger son père n'aura pas suffi à leur épargner la mort.


L'âme du guerrier est marquée à jamais de ce que ses frères Valherus ont fait subir à ses parents alors qu'il était parti aux forges de Lomeanor pour prendre livraison de sa nouvelle arme. Une certaine gravité mélancolique traverse souvent le regard sombre qui ne s'illumine d'espièglerie que devant des plaisirs simples comme des enfants jouant et riant ou quelque spectacle cocasse offert par la nature. Il n'est pas fondamentalement triste mais plutôt lucide sur le monde qui est le sien. Son éducation l'a convaincu d'une chose que plus tard son vécu confortera : chacun participe d'un équilibre et vient à la vie pour une raison précise, la nature semble accomplir les choses de façon aléatoire mais il n'en est rien . Toute sa vie durant, il s'efforcera d'accomplir sa destinée mais n'y parviendra que partiellement. C'est un esprit tourmenté qui a erré de nombreux siècles avant de trouver le chemin du repos.


Né d'un Valheru simple guérisseur officiant dans la Sylve de Norui et d'une jeune esclave qui avait été attribuée à ce dernier par le Conseil des Valherus pour ses dons dans le domaine de la magie, Villám-Árnyék grandit entouré de l'amour que lui portaient ses parents et qu'ils se portaient mutuellement. Son enfance fut quand même marquée par les guerres incessantes entre les Valherus supérieurs qui se livraient à des combats fratricides dans le seul but d'amasser le plus de pouvoir possible. Son père soignait du mieux qu'il pouvait, les blessés de ces conflits permanents sans distinction d'appartenance. Sa douce compagne, qu'il avait épousé en grand secret lors d'une cérémonie sous la protection de la Déesse de l'Amour, l'aidait au mieux de ses compétences qui étaient plutôt occultes. Le malheur frappa sa vie de jeune maitre d'armes le jour où revenant de Loméanor, il découvrit les cadavres de ses parents, exécutés par une faction Valheru des plus fanatique qui s'érigeait presque en Déité. Le jeune homme renferma son chagrin en lui et résolut d'opposer sa force tranquille à la folie ambiante alors qu'il aurait pu choisir la voie de la vengeance. Il préféra y voir l'acte isolé de quelques fous et s'appliqua à devenir un homme droit et juste dont ses parents n'auraient pas eu à rougir. Flarmya dut percevoir sa bonté lorsqu'elle l'honora du lien avec un de ses enfants: Kalanyth, le Brun discret et laborieux. Dragon sans ostentation mais valeureux, dont la voix était étrangement aussi brisée que celle de son lié était rare. Il était issu d'une couvée mineure, d'une petite verte qui avait niché à l'orée de la Sylve en ces temps si tourmentés où certains dragons cherchaient des endroits isolés pour pondre loin de la convoitise des êtres qui les souillaient. Lors d'une chasse, Villám-Árnyék avait débusqué la jeune dragonne mal en point . Elle s'était pris les ailes dans les branches d'un vieux chêne millénaire, sans doute parce qu'elle avait du atterrir en catastrophe comme en témoignaient les larges zébrures sanguinolentes sur ses flancs d'émeraude. Son regard d'ambre croisa celui du jeune homme alors qu'elle entamait sa complainte d'adieu à ses frères. Un oeuf unique, cabossé et fêlé roula d'entre ses pattes pour finir aux pieds du guerrier. De la fente, s'écoulait un liquide rougeâtre et il le crut perdu. Il s'agenouilla et posa ses mains sur l'ovale dont il sentit les vibrations. Il vivait mais saignait. Il était donc blessé. Prenant une longue inspiration, il glissa ses doigts dans la fêlure et écarta la coquille. Délicatement, il la fit céder et extirpa un petit dragon brun blessé au cou qui appelait sa mère désespérément. Ils se regardèrent et la Déesse Mère des dragons voulut qu'ils se reconnussent . C'est ainsi qu'ils devinrent liés pour toujours.


Ils gagnèrent en force et en sagesse au fil des années mais pas le monde autour d'eux, à l'exception de quelques éclairés qui voyaient la perdition s'annoncer. La route de Villám-Árnyék croisa un jour celle de Eneylinn-Saaria, prêtresse de Flarmaya. Ils eurent peu de temps pour se connaître et l'éternité pour s'aimer. Leur histoire est narrée dans les mémoires de Villám-Árnyék. Lorsqu'elle mourut dans ses bras, il lui fit la promesse de mener à bien la mission pour laquelle elle avait donné sa vie. Il chercha donc le quatrième morceau de l'artefact des deux lunes qu'elle avait égaré dans sa fuite devant les cupides Valherus qui voulaient s'en emparer pensant ainsi posséder un peu de la puissance des Dieux mais il ne le trouva jamais. Il partit donc mettre en sureté les yeux du dragon quadricéphale aux quatre coins du Rhaeg. Seuls les élus guidés par Flarmya parviendraient à les retrouver le moment venu. Lorsqu'il eut accompli ce long périple, il revint au bord du lac Immortel et chercha encore le quatrième morceau mais en vain. Désespéré de ne pouvoir tenir sa promesse il résolut de se jeter dans l'interstice avec son lié Kalanyth. Il se retrouva non pas bloqué dans le mortel intervalle mais projeté des siècles plus tard en Vaendark alors que la Grande Barrière n'abritait encore que des clans dispersés qui formeraient plus tard le peuple arpadien. Il erra longtemps avant de trouver le chemin du retour et lors de ses errances, il croisa une jeune femme qui lui rappela étrangement Eneylinn-Saaria. Ils s'aimèrent et de cet amour naquit un fils qui serait à l'origine d'une nouvelle lignée de rois en Vaendark. Le Clan des Sarkanys était né et l'étrange créature qui accompagnait leur ancêtre leur valut leur nom qui signifie « dragon » en arpadien.


Pourtant la Destinée de Villám-Árnyék n'était pas de demeurer en cette époque qui n'était pas sienne et un jour qu'il utilisa l'interstice pour se déplacer, il disparut à jamais de ce temps et se retrouva en ce qui est à présent la Lande d'Eru mais était à l'époque une terre fertile et magnifique. Les Valherus étaient en guerre contre les Dieux eux même et signèrent ainsi leur fin. Tous furent condamnés à mort, leurs corps détruits et leurs esprits furent projetés dans les limbes pour y errer sans fin. Pourtant Eneylinn-Saaria avait eut comme don de la part de Flarmya, en échange de sa loyauté, un voeu qui pouvait lui permettre de sauver sa propre vie mais elle s'était gardée de l'utiliser, préférant demander dans son dernier souffle que la vie de son cher Villám-Árnyék fut épargnée par les Dieux. Hélas Flarmya ne pouvait totalement s'opposer à la volonté de ses pairs. Elle obtint tout de même que l'esprit du Valheru ne fut pas condamné à errer dans les limbes mais sur la Lande sous forme de spectre et dans l'espoir de pouvoir un jour se réincarner dans un corps assez fort. Malheureusement, la lande fleurie et magnifique devint un désert stérile et rocailleux lorsque les membres du Màr Dinèn qui y était sis, furent à leur tour maudits par les Dieux pour avoir voulu faire revivre à leur façon la splendeur passée des Valherus. Villám-Árnyék ne croisait donc plus que des spectres et des créatures difformes et infernales sur cette terre de désolation. Il devait se battre sans cesse pour conserver son intégrité spirituelle et ne pas sombrer dans la folie. Un jour il croisa un humain que son âme reconnut et prit possession de son corps.




NB:L'histoire de Villám-Árnyék et de cet homme vous sera prochainement contée plus en détails dans la Légende du sceptre de Flarmya ou de l'artéfact des Deux lunes et dans le Retour à la maison



Post scriptum: Comme prévu, voici la fiche de l'ancêtre Valheru d'Istvan, approuvée par Heryn, je me permets donc de la poster.

Il y a un souci au niveau de la mise en page, pourtant il me semble avoir inséré l'image là où il fallait dans le code, les blablablas ont été remplacés par ce qu'il fallait, donc il y a certainement quelque chose que je n'ai pas fait comme il faut , ne maîtrisant pas les codes, mais au moins c'est fait. Si l'administration veut bien rectifier.

Merci

Istvan

[EDIT by Nath': Istvan je me suis permis d'éditer un peu le code pour que tout apparaisse comme tu voulais. Si tu souhaite autre chose préviens moi ;)]
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 11:48

Dorinaël Astaryen


« Heureuse Fille de la Terre»

Nom : Alassë-Kemeniel dite "Astariel"
Habitat : Màr Menel.
Âme Soeur : Ancalossë (« Fleur Rayonnante »), Dorée.
Armoiries: Un mallorn aux feuilles vertes sur fond doré.
Descendance : Les membres de la Maison Astaryen.

Astariel n'était autre que la dernière fille de Ancalë-Naira et la petite soeur de Morë-Enda. Ses cheveux étaient blonds et ses yeux dorés, et elle était à la fois très grave et très belle. Miséricordieuse et compréhensive, elle n'en était pas moins fière et forte et volontaire. Très proche de la Terre, de la nature et des créatures qui l'habitaient, elle fut aussi prêtresse de Gaïa pendant le règne de sa mère. Maîtrisant l'élément Terre, elle était l'amie des esprits de la forêt, des dryades et des fées, et passait de longues périodes dans la Sylve de Nòrui, parmi les grands arbres au tronc d'argent et aux feuilles d'or. Elle ne s'entendait pas très bien avec sa mère et son frère, ce qui explique qu'elle préférait la plupart du temps s'éloigner du Kaerl pour y retrouver la quiétude de la Sylve. Bien que bonne, généreuse, juste et bienveillante, elle pouvait se montrer impitoyable envers ceux qui méprisaient la vie et détruisait ceux qu'elle tentait de protéger, ce qui faisait d'elle une redoutable mage et guerrière. Astariel s'unit avec un Einor grand et fort du nom de Rydag ("San-mêlé") et donna naissance à un seul et unique enfant, une fille du nom de Nessa-Ormë (« Jeune arbre »), qui devint ensuite Alatáriel. Vivant dans les vertes plaines et vallées undòmëenes, les descendants d'Alatáriel furent les ancêtres de tous les Torhils du Rhaëg.

Un jour, Astariel et sa dragonne Ancalossë furent prises dans une embuscade tendue par des membres du Màr Tàralöm, et sa dragonne fut mortellement blessée. A la mort de sa Dragonne, Astariel resta inconsolable et elle partit du Kaerl pour s'enfoncer dans la Sylve de Nòrui. On dit qu'arrivé au coeur de la forêt, elle s'allongea par terre et se laissa mourir de chagrin. Certains disent qu'elle se transforma en arbre, d'autres que cet arbre gigantesque au tronc doré avait seulement poussé sur sa dépouille. Cet arbre fut appelé Laurelin, « le Doré », et il marque le coeur même de la Sylve, reconnaissable à dos de Dragon lorsqu'on survole celle-ci par le fait qu'il est plus grand que les autres et étend son feuillage sur plusieurs centaines de mètres. Pourtant, si les Torhils et la famille Astaryen en particulier croient cette histoire, de nombreuses personnes restent sceptiques quant à cette légende. Elle n'en engendra pas moins une haine millénaire de la part des Torhils du Kaerl Céleste - du moins ceux qui font partis de la Maison Astaryen - pour le Màr Tàralöm.


Histoire de l'ancêtre Valheru de la famille Astaryen approuvé par la Dame Céleste.
Ce personnage est fortement inspiré de celui de la Reine Elfe Galadriel. :)

Dorinaël.
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 11:49

Posté par Persée Garaldhorf

« l'Amadàn ou le Fou »
Nom : Einar-Bevjine
Habitat : Màr Tàralöm
Âme Sœur : Seirha ("la Peur"), Verte
Armoiries : aucunes connues à ce jour
Descendance : aucune connue à ce jour

Einar Bevjine fut l'un des plus jeunes Valherus à l'époque de la Guerre contre les Dieux et de la disparition de son peuple dans les Limbes. Mince, de silhouette dégingandée, lui conférant une démarche fluide et silencieuse, il ne possédait pas encore cette grâce et cette puissance qui auréolaient sa race et rien ne supposait qu'il allait être doté d'un tel charisme. Tel un rat pestiféré, ainsi que le considérait la plupart de ses pairs, il aimait à investir l'Observatoire et ses innombrables volumes, même durant la nuit, sortant très peu du Kaerl sauf par nécessité ou obligation, préférant étudier sans relâche pour parfaire sa magie. De nature frivole et nerveuse, il adorait railler ses pairs dans l'ombre, se moquant allègrement de leurs jeux de pouvoirs, les enviant secrètement de la façon dont ils jouissaient de leur puissance. De cynique et arrogant, il devint désespéré au point de sombrer dans la folie. Les Dieux l'avaient choisis pour être leur messager de ténèbres, en prophète impuissant de la Chute des Valherus. L'Oracle Tol Orëanéen l'avait désigné ensuite, le reconnaissant comme porteur de la marque des Dieux sur lui. Nul ne devait le croire lorsqu'il l'annoncerait. Incapable de comprendre le geste de la divinité archaïque et de se résigner face au sort qui les attendait tous, il profana des rites anciens pour façonner des orbes flamboyants, disséminés à travers le Rhaëg en priant pour que leurs esclaves des races inférieures les trouvent un jour et sonnent leur retour.

Insolent, calculateur, envieux, Einar-Bevjine n'avait rien d'un fringant Chevalier forgé pour les armes et sa Liée, comme son nom l'indique, était une source d’effrois. On la disait muette car jamais elle ne communiquait avec ses pairs et les autres Valherus, usant de la télépathie uniquement avec son Lié mais personne ne se risquait à lui adresser la parole. Froide, orgueilleuse et sévère, rien ne semblait l'émouvoir. Elle agissait par impulsions et souvent violemment, préférant frapper dans l'ombre, par des coups, n'ayant pas peur de plus grand qu'elle. Dotée d'une intelligence redoutable, elle n'hésitait pas à rudoyer son Lié lorsqu'elle remarquait ses erreurs. Seirha fut une Verte chétive qui jamais ne se fit à l'idée d'être inférieure aux autres dragons en quoique soit.

Quant les Limbes les prirent, l'Amadàn et la Peur avaient été oubliés par leur peuple dans une geôle puante de Qahra, l'écho de leurs hurlements résonnant encore dans les vieilles pierres.

* Sa Légende


« Rose d'Argent »
Nom : Solem-Gaereÿ
Habitat : Màr Luimë
Âme Sœur : Minéyï (" la Musicienne "), Verte
Armoiries : Une lyre blanche mêlée de roses vertes sur fond d'or.
Descendance : Sans doute beaucoup de Neishaans, étant donné sa préférence pour cette race inférieure ; on peut néanmoins citer parmi cette descendance le Chevalier Bronze Galaad Lucis du Kaerl Englouti.

Née sous la bulle sous-marine protectrice, depuis toujours habituée au raffinement et à la beauté, Solem-Gaereÿ a vécu dans le faste et les plaisirs mais non comme une dépravée. Fervente défenseuse de l'équilibre, elle restait convaincue que le bonheur devait être gagné sur la douleur, autrement dit que les excès de toutes sortes étaient à proscrire. Femme libertine aussi bien en amour qu'en pensées, c'était une érudite, douée en magie seulement par son chant ensorceleur tant sa voix douce et mélodieuse envoûtait ses auditeurs et faisaient naître des songes dans les esprits. Elle aimait mettre en valeur sa beauté délicate, ses membres déliés, sa démarche souple et aérienne. Son visage angélique présentait des traits fins, avec un reste de rondeurs enfantines, des lèvres pleines, de grands yeux vert d'eau pailleté d'or. Affectionnant toute sorte d’ornements, elle appréciait les étoffes de prix et les joyaux étincelants. Sage et réfléchie, loyale à son Kaerl, elle faisait preuve de tolérance et était une mécène reconnue pour les artistes. Grande diplomate aux heures graves, elle passait pourtant le plus clair de son temps à composer des œuvres musicales.

Joueuse, taquine, elle appréciait les jeux de toutes sortes, n’hésitant pas à tricher avec malice, juste pour avoir dans son lit un beau Neishaan. Amante curieuse et versatile, elle ne faisait pas vraiment preuve de cruauté mais la fidélité ne faisait pas partie non plus de ses qualités. Elle savait néanmoins se montrer impitoyable quand les circonstances l’exigeaient et demeurait un juge impartial en cas de conflits. Sa vue perçante lui permettait de ne jamais manquer sa cible, même à grande distance, étant une archère redoutable. Sa Verte nommée Minéyï pour le son harmonieux que faisait ses ailes en volant était réputée calme et douce, pétillante de vie et de malice, quoique orgueilleuse. Elle savait rappeler à l'ordre sa Liée, loin de ses rêves et la garder des ennemis éventuels par sa férocité.

Toutes deux n'eurent pas à voir la Chute de leur peuple puisqu'elles furent tuées avant. Minéyï fendait le ciel lorsqu'un Bronze lui tomba sur le dos, toutes serres dégainées et le combat fut engagé. C'était un Chevalier délaissé par la Dame jadis, un jaloux qui, rendu fou par la douleur d'avoir été rejeté et par son inaccessible beauté, voulut tuer son unique amour. La lutte s'acheva dans un bain de sang, le corps de la dragonne de printemps et de sa merveilleuse Dame emporté par les eaux tempétueuses de l'océan qu'elles survolaient lors de l'attaque. Le Valheru se posa sur la falaise mais il était trop tard pour réparer son erreur. Son dragon blessé fondit dans l'Interstice avec son Lié pour périr en silence.


=> Deuxième Valheru fait ! J'en ai encore un en réserve, j'ai nommé Dye-Weren dit le Roi de fer (ancêtre des Garaldhorf) ^^
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 11:50

Posté par Talen


Le Fléau

Nom :Daeraën-Ateth'y dit "Malekith"
Habitat : Màr Tàralöm dont il fut banni  .
Âme Soeur : Casiraadar ("Héraut Funeste"), Noir Empereur
Armoiries : Une lune noire traversée par une épée
Descendance :la famille Daran, presque éteinte ,dont Talen est issu et le clan Fateh  

Description physique :Un visage dur reflétant sa cruauté naturelle mais non dénué d'un certain charme . Il se dégageait de lui un certain charisme malsain qui mettait souvent les gens mal à l'aise en sa présence, comme des proies face à leur prédateur . Sa folie transparaissait à travers ses pupilles ambrées , et peu de personnes ont pu soutenir son regard sans avoir des sueurs froides . Ses long cheveux noirs venaient encore renforcer cette sensation de froideur qui se dégageait de sa personne . Les divers écrits le concernant décrivent Malekith comme un individu sinistre , dégageant une impression de menace silencieuse mais nettement perceptible .



Description psychologique : Malekith était un être dévoré par l'ambition qui ne reculait devant rien pour assouvir sa soif de pouvoir . Il n'hésitait pas à trahir si cela pouvait servir ses intérêts , d'ailleurs la seule personne à qui il fit preuve de loyauté jusqu'à sa mort fut son dragon. Le Valheru ne laissait rien au hasard , ses plans étaient préparés longtemps à l'avance et évoluaient toujours en fonction de ses dernières observations . Son arrogance et sa cruauté n'avaient aucune limite , pas plus que la violence dont il pouvait faire preuve . Son plus grand plaisir était de briser ceux qui se mettaient en travers de son chemin . Bien que brillant l'esprit de Malekith était marqué par la folie et sans doute cela explique le degré de perversité dont il était atteint . Sa langue était aussi acérée que la lame de son épée et il maniait le mensonge comme certains manient une arme , cela ne l'empêchait pas d'être un adversaire redoutable sur le champs de bataille tant par ses dispositions à la stratégies que par sa propre valeur guerrière . Son gout immodéré pour la souffrance d'autrui tout comme sa prédilection à semer la désolation sur son passage lui ont valu le titre de "Fléau" . De son éducation il a gardé un mépris profond pour les "faibles " , seule l'excellence compte à ses yeux .


Sa Légende : Fils incestueux de Zoheir-Kelig et de Adara-Tehei,sa demi sœur et Dame Incarnate , Malekith grandit dans l'ombre de son père . Destiné par son ascendance à servir les desseins de sa mère , Malekith reçu une éducation très stricte ayant pour base une discipline inflexible . Seule l'excellence comptait pour ses parents et pour trouver grâce à leur yeux il n'eut d'autre choix que de s'entraîner sans relâches pour devenir le meilleur . Mais ce n'était jamais assez aux yeux de ses géniteurs qui lui en demandaient toujours plus,son père notamment n'avait que peu d'égard envers ce fils qui ne cherchait pourtant qu'à obtenir son affection . Ce besoin de reconnaissance associée à la rigueur de son éducation firent que Malekith développa très vite le potentiel pour devenir un redoutable guerrier tout en s’intéressant à tout ce qui pouvait lui permettre de renforcer sa puissance et ainsi se démarquer des autres aspirants .

C'est ainsi que parallèlement à sa formation guerrière Malekith explora les subtilités de la diplomatie et de l'occultisme . Il s’intéressa plus particulièrement à une forme de magie noire qui offrait, à ceux qui arrivaient à la maitriser , la possibilité de canaliser leur énergie vitale sous forme d'une flamme verte qui ne s'éteignait que par la volonté de celui qui l'invoquait . Malheureusement cela consumait aussi leur énergie vitale et ceux qui pratiquaient cet art voyaient leur espérance de vie se réduire à chaque utilisation.  Malekith était prêt à tout pour arriver à ses fins et c'est sans hésitation qu'il accepta de vivre moins longtemps si cela devait lui permettre de s'élever , même si il lui fallu plusieurs années pour maitriser cela .

Ses efforts furent récompensés car il passa l'Empreinte à un âge relativement jeune . Son lié fut un noir dont le caractère tyrannique se manifesta très rapidement et ce des son éclosion . Casiraadar , tel était le nom du dragon , tenta très vite d'imposer sa domination sur ses frères n'hésitant pas à se montrer violent si cela s'avérait nécessaire . Sous l’influence du Noir la soif de reconnaissance de Malekith se transforma peu à peu en une ambition démesurée et ce n'était plus pour plaire à ses géniteurs mais pour son propre intérêt que le Valheru commença à œuvrer .

D'ailleurs il s'aperçut assez rapidement qu'il n'obtiendrait jamais l'affection tant désirée de son père et la frustration de cette découverte se mua peu à peu en une haine à son égard qui ne devait jamais le quitter . Si il ne pouvait pas se faire aimer de lui alors il le forcerait à reconnaitre sa valeur par la seule manière qui comptait aux yeux du Seigneur Éclatant . Zoheir-Kelig était un adversaire redoutable et l'attaquer de front aurait été une erreur et Malekith le savait . Il devrait d'abord gagner sa confiance pour pouvoir l'approcher et attaquer quand celui ci serait vulnérable , cela lui prendrait le temps qu'il faudrait mais il avait tout son temps , seul son objectif comptait.

Kaziel perçu la frustration de Malekith ainsi que son ambition dévorante , ainsi il commença à s’intéresser de plus près à ce mortel qui ferait un parfais pion sur son échiquier et des lors sa voix n'eut de cesse  de murmurer à l'esprit du Valheru . Nuit après nuits le dieu venait conseiller Malekith dans ses rêves , lui soufflants des plans toujours plus audacieux afin de le guider vers sur le chemin qu'il avait choisi d'emprunter . Ses murmures devinrent de plus en plus présent et si ils contribuèrent à son ascension , ils lui firent également perdre la raison petit à petit...

La seule manière d'atteindre son but était de s'élever dans la hiérarchie du Kaerl et pour cela il devait se montrer irréprochable tant que son heure ne serait pas venue. Il mena de nombreuses batailles au nom de Màr Tàralöm , satisfaisant ainsi la soif de conquête de son père . Chaque victoire était un pas de plus vers le but qu'il s'était fixé et en attendant de pouvoir détruire le Seigneur Écarlate , il reportait sa haine sur les populations des terres conquises. Partout où il passait il ne laissait derrière lui que cendres et charniers . Si ses fait d'armes lui valurent le surnom de "Fléau" , ils  lui permirent de gagner du renom auprès Kaerl Ardent . Batailles après batailles Malekith montait les échelons de Màr Tàralöm , se rapprochant chaque jour un peu plus de son but .

Malekith jubilait lorsqu'il fut admit parmi les Sangs en tant que représentant de la Dame Incarnate , l'heure de son triomphe était proche il pouvait le sentir . Il continua à œuvrer pour renforcer son influence sur les Sangs , se fiant toujours aux conseils avisés de la voix qui le guidait depuis de nombreuses années . Les ennemis de  Zoheir-Kelig étaient bien plus nombreux que ce dernier ne le croyait , Malekith les approcha un par un dans le plus grand secret . Il exploita la rancœur et les jalousies que le Seigneur Éclatant avait semé tout au long de son règne , ralliant à sa cause tous ceux qui avaient des griefs contre son père .  

C'est ainsi qu'une conspiration visant à renverser  Zoheir-Kelig vit le jour dont les instigateurs n'étaient autres que Malekith et Adara-Tehei . Mais ce dernier échappait de plus en plus à l'emprise de sa mère et lorsque la Dame Incarnate le comprit , elle alla prévenir le Seigneur Éclatant de ce qui se tramait contre lui , le persuadant ainsi qu'elle lui avait toujours été fidèle et renforçant encore son influence sur lui . Le complot fut déjoué et si la plupart de ceux qui y avaient participé furent exécutés , Malekith fut simplement déchu de ses fonctions avant d'être banni .

Après une telle humiliation la haine qu'il éprouvait à l'égard de son père se renforça encore et Malekith consacra le reste de ses jours à préparer sa vengeance . Rassemblant le reste des richesses qu'il avait pu accumuler lors des campagnes qu'il avait mené pour Màr Tàralöm , il parcouru Rhaëg à la recherche d'autre renégats du Kaerl Ardents et de tous ceux qui comme lui en voulaient à Zoheir-Kelig et Adara-Tehei .Cette quête dura des années , mais jour après jour son armée devenait de plus en plus nombreuse .

D'abord composée de quelques renégats de Màr Tàralöm , l'armée de Malekith recueilli bientôt tous ceux qui étaient tombés en disgrâce dans leur Kaerl .Malekith et ses compagnons commencèrent à rassembler sous leur bannière  différents esclaves qui fuyaient les Valherus en exploitant leur soif de vengeance, ainsi naquit la Légion des Égarés. Il approcha notamment Morë-Enda et tenta de le convaincre de rejoindre sa croisade mais ce derniers peu intéressé refusa avant de lui souhaiter ironiquement bonne chance .

Ne se contentant au début que de quelques pillages sur les terres appartenant aux Kaerls , les exactions se multiplièrent tandis que ses rangs grossissaient .La nécessité de renforcer ses troupes conjuguée à l'impossibilité d'augmenter le nombre de dragons dont elle disposait poussa la Légion à s'orienter vers les wyvernes . Capturer et dresser de telles créatures fut un processus long et particulièrement ardu et la Légion perdit un nombre assez conséquent de ses membres dans cette entreprise . Pourtant la patience de Malekith et de ses compagnon finit par payer et après quelques années son armée put chevaucher les premières wyvernes . Bien sur ces créatures étaient loin valoir les dragons mais elles avaient malgré tout un certain potentiel que le Valheru su exploiter à son avantage . Il commença à tester sa nouvelle arme durant les pillages où ses hommes fondaient sur leur victimes en chevauchants leur sinistres montures , le résultat fut au delà des espérances de Malekith .

Les exactions répétées de la Légion à l’égard des Kaêrls finit par attirer leur attention qui décidèrent de réagir face à la menace toujours plus grandissante que l'armée de Malekith représentait . Les premiers à réagir furent Màr Talaröm qui envoya son armée à la rencontre du Valheru , qui jubila lorsqu'il vit à la tête des troupes ennemies son propre père . L'heure de sa vengeance était enfin arrivée et il comptait bien tuer de ses propres mains ce père si haïs avant de s'emparer de son trône . Màr Talaröm ne serait que le début de sa longue ascension qui devrait le conduire à la tête des Valherus . La bataille fut particulièrement féroce et bien que les wyvernes soient plus faibles que les dragons , elles faisaient néanmoins de sérieux dégâts dans les rangs adverses . La stratégie de Malekith était fort simple en réalité , il comptait compenser le manque de puissance de ses troupes par des attaques rapides durant lesquelles ces dernières harcèleraient les troupes ennemies . Nombreux furent ceux qui perdirent la vie ce jours là , tant du côté de Màr Talaröm que de la Légion qui fut cependant vaincue .

Sentant que la bataille tournait à leur désavantage , Malekith et les Chevalier Dragons qui l'accompagnaient n'eurent d'autre choix que de se replier tandis que leurs troupes se faisaient exterminer les unes après les autres par Màr Talaröm .Le coeur plein de rage , le Valheru voyait ses projets de vengeances anéantis encore une fois par son père . Sans doute ce derniers coup du sort acheva de plonger l'esprit du Valheru dans la folie .

Dans l'ombre Kaziel jubilait , après toutes ces années le moment était enfin venu de se servir du Valheru pour mener à bien ses projets .C'est ainsi qu'une nuit le dieu apparut en rêve au Valheru et lui promit de lui prêter assistance dans sa vengeance ,en contrepartie Malekith et ses compagnons devraient renier définitivement les Valherus et combattre ces derniers aux côtés des dieux durant la guerre qui se profilait . Sans hésitation Malekith accepta,trop heureux de cette opportunité qui lui permettrait d'en finir une fois pour toute avec son père. Il n'eut pas trop de difficultés à convaincre ses compagnons de le suivre dans cette entreprise , après tout la haine qu'ils éprouvaient pour leur ancien Kaerl était tout aussi profonde que celle du Valheru à l'égard de Zoheir-Kelig. Et lorsque la guerre éclata Malekith tint parole et s'engagea avec ses compagnons aux côtés des dieux  face à ses frères Valherus.

Sa fin : Malekith et Casiraadar déchainèrent toute leur fureur dans cette bataille , se jetant corps et âme dans la mêlée . Ce moment ils l'attendaient depuis de trop nombreuses années et c'est ainsi que le Valheru et son dragon se retrouvèrent face à Zoheir-Kelig et son lié . Le duel fut particulièrement violent chacun voulant détruire son adversaire et après un combat acharné le Seigneur Éclatant eut finalement raison de son fils et l'empala . Sentant sa fin arriver et dans un ultime sursaut de vengeance Malekith réussi néanmoins à blesser mortellement son père et ce derniers tomba quelques minutes plus tard sous le coup de ses blessures..

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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 11:51

Posté par Legundir Unarion

« Main de Glace »

Nom : Fuir-na-Heleg
Habitat : Màr Menel
Âme Sœur : Carchgoeol « croc terrifiant », Noir
Armoiries : Un triangle de couleur ocre dont la pointe est tournée vers le bas
Descendance lointaine: Legundir Unarion

==> Description physique et caractérielle. Son histoire et sa fin !

En cours
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 11:51

Posté par Amaélis Yodera

[/url]

« Ombre Pâle »

Nom : Laimë-Ninquë.
Habitat : Màr Agarwaen.
Âme Sœur : Isilmë ("Clair de Lune"), Bleue.
Armoiries : Un croissant d'argent sur fond violet parsemé d'étoiles blanches.
Descendance : Assez peu nombreuse, du fait de sa mort précoce. On peut néanmoins citer Amaélis Yodera, Chevalière Airain du Kaerl Englouti.

Laimë-Ninquë était une femme belle, comme tous les Valherus, mais, malheureusement pour les amateurs de beauté, elle se révélait au final être un personnage infréquentable. Ses cheveux étaient d'un blond si pâle qu'on le croyait blanc, et tombaient en une cascade soyeuse et bouclée sur ses épaules frêles. Ses yeux avaient la couleur de la nuit, un bleu profond et brillant de la lueur froide des étoiles. Son teint était frais et pâle, ses joues promptes à se parer de rose, et sur ses lèvres parfaitement dessinées flottait en permanence un sourire doux et rêveur. Elle avait le pas rapide et silencieux de ceux qui préfèrent rester dans l'ombre, la silhouette svelte et souple du roseau, et sa voix fluette ne se faisait que très rarement entendre. Elle aimait observer et analyser le comportement de ses semblables, et le Monde en général. Elle se passionnait pour la Magie, et plus particulièrement aux modifications pouvant être apportées aux êtres vivants : dans le secret de ses habitations, elle se livrait à de nombreuses expériences sur des animaux, des végétaux, voire sur ses Esclaves.

Lorsqu'elle quittait son antre et se trouvait en compagnie, elle n'était que critiques acerbes et commentaires désobligeants. Trop imbue de sa personne, elle ne savait que mépriser et rabaisser, n'appréciant que ce qui provenait de son propre fait et dénigrant le reste. Il était presque impossible de mener une discussion à long terme avec elle, car elle ne se gênait pas pour faire remarquer à son interlocuteur son ennui ou son désintérêt. Laimë-Ninquë eut néanmoins quelques amis et amants, mais peu de relations durables, étant en perpétuel mouvement, en recherche constante de nouveauté, en plus de ne se passionner que pour sa personne. Quant à sa Liée, Isilmë, dont les écailles faisaient écho aux yeux de son Âme Sœur, elle était réputée un peu étrange. En effet, des rumeurs couraient selon lesquelles la Valherue ne s'était pas privé pour mener quelques expériences sur la Dragonne. Quoiqu'il en soit, la Bleue avait peur de son ombre, et ne trouvait de plaisir que dans les longs vols solitaires au-dessus de la vaste Plaine de Daranis, lorsque la nuit avait établi son royaume sur Tol Orëa.

Laimë-Ninquë mena une vie relativement simple, bien que courte, et même si elle avait de nombreux ennemis, elle sut se maintenir en sécurité, tissant autour d'elle une véritable toile de craintes superstitieuses et de rumeurs effrayantes qui réussissaient à éloigner la plupart des personnes encore assez saines d'esprit. Parmi ses nombreuses expériences, il est impossible de démêler le vrai du faux, mais l'on racontait qu'elle avait réussi à créer des êtres hybrides, à mi chemin entre l'homme et l'animal, que sa propre salive contenait du venin de serpent, et qu'elle avait tenté de diverses et nombreuses greffes aussi bien sur des Esclaves que sur sa Liée. Laimë-Ninquë et Isilmë trouvèrent la mort lorsque la première eut l'idée folle de fondre leurs deux corps en un seul... Après une longue série de rituels, de recherches et d'essais peu fructueux, l'opération dégénéra, et s'acheva fatalement par le décès des deux Âmes Sœurs.
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 11:52

Posté par Hélia Terranoë

« Eclat abandonné »



Nom : Aglär-Eglan, aussi nommée Tòniel («Enflammeuse»)
Habitat : Màr Agarwaen
Âme Soeur : Pathred dite Pass-red ("Plénitude"), Blanche
Armoiries : Une étoile violette arborant en son centre une orchidée noire, sur fond argenté.
Descendance : Toute la famille maternelle d'Hélia jusqu'à celle-ci. Famille dont le nom est pour l'instant, inconnu, contrairement aux armoiries, étrangement. Sa descendance comptant un certain nombre de rouquin(e)s.

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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 11:52

Posté par Lordan Ventaren



« Rouge-Neige»

Nom : Eyja-Fjalla
Habitat :Vaendark
Âme Soeur : Hekla,Blanche, dite Dragon de cristal.
Armoiries : De sable au volcan d'argent accompagné en chef de trois flammes de gueule.
Descendance : son fils, le Valheru Eirikur Helgafell, dit le Chevalier des Neiges, héros de la saga qui porte ce titre, non encore traduite en langage commun. Descendance nombreuse sous des noms divers. Lordan Ventaren, du Màr Menel, en 917.


La beauté d' Eyja-Fjalla fut célèbre en son temps. Visage fin, stature élancée, taille mince et souple, un teint d'aube naissante sur la neige pure des sommets, un corps parfait. On dit que, lors d'une de ses chevauchées dans le ciel de Vaendark, le dieu solaire apercevant la jeune fille se baignant dans les eaux glacées d'un lac, en fut si impressionné que perdant le contrôle de ses huit coursiers de flamme, il en faillit choir au pied du Mont Jökull, ce qui en provoqua l'éruption immédiate et désormais permanente.

Sa chevelure, très lisse, était d'un cendré si clair qu'elle en paraissait d'argent . Ses rivales critiquaient ses yeux d'ambre pâle, disant qu'elle avait des yeux jaunes, mais les poètes y voyaient la couleur de la lune d'hiver reflétée sur les névés et les amants de la dame se perdaient en plongeant leur regard dans ces miroirs d'or fluide où ils croyaient déceler de tendres promesses . C'était du moins leur impression au premier baiser, quand ils pensaient avoir conquis la dame. Mais à la fin, ils découvraient l'indifférence glacée d'un regard de panthère satisfaite, abandonnant les restes de sa proie à l'oubli du temps. Cependant, jamais ils ne pensèrent que ces yeux étaient simplement jaunes.

Car Eyja-Fjalla, malgré son air de vierge froide, de glaçon réfrigérant (commentaires des rivales ), de princesse des neiges et de fleur des frimas (avis des poètes), s'était très tôt aperçu qu'elle faisait fondre, puis s'enflammer, les hommes qui la regardaient. En même temps, elle découvrit que, dormir à deux, durant les longues nuits glacées de l'hiver interminable, en diminuait considérablement l'ennui, la froidure et la durée. Elle s'assura donc de ne jamais manquer du plaisir et de la chaleur que la passion suscitait chez ces mâles guerriers invités à lui tenir compagnie. Elle aimait les belles choses et les beaux corps et sa volonté d'en posséder le plus possible se teintait de toute l'avidité du collectionneur insatiable. En dehors de ces élans de désir, Eyja trouvait les êtres dits humains, ennuyeux, plus ou moins stupides, geignards, gênants, quand ils n'étaient pas dangereux. Dans ce cas, leur disparition rapide s'imposait. Elle ne respectait que la force de caractère et n'en trouvait que chez ses ennemis, lorsqu'ils voulaient la voir morte.

Sa mère mourut en la mettant au monde et son père, le seigneur-comte Valheru Arnaldur, hérita des domaines vaendarki de sa femme, de la forteresse d'Ismörk, et d'une petite fille à élever. Le comte, très misogyne, voulait un fils et n'aimait que la guerre. Il décida que l'enfant serait élevée comme un garçon et à peine sortie de nourrice, Eyja fut confiée à un écuyer pour les soins quotidiens, tandis que son père prit en charge le reste de son éducation. Elle devint ainsi de première force dans les arts guerriers. Dès sept ans, elle accompagna son père en campagne et même au combat . Il la prenait en croupe quand il montait son destrier et disait qu'il en tirait une force nouvelle puisqu'il ne défendait plus seulement sa vie, mais celle de sa fille chérie. On dit qu'il envisagea d'enjoindre à ses chevaliers de faire de même avec leur aîné, mais ils menacèrent de s'abstenir du service d'ost et Eyja demeura la seule enfant à jouir si jeune de ce privilège. Elle apprit à s'occuper du dragon, lié de son père, un brun très sauvage, qui vivait à l'écart du Keep d'Ismörk, désapprouvant le choix du Valheru de vivre en dehors d'un kaerl. Quand Arnaldur guerroyait, le lié le suivait de loin et allait carboniser les ennemis qui s'approchaient trop près d'Eyja, qui brandissait sa petite épée en poussant d'une voix enfantine le cri de guerre des Hergafell, rempli de terrifiantes vocalises.

Elle fut vêtue en garçon jusqu'à ses quinze ans, quand l'Archichanoinesse Estulla, connue pour la sévérité de sa doctrine, la pureté de ses mœurs et l'ascétisme de ses formes (ne l'appelait-on pas la Porte Etroite de la Vertu ?) , exigea que la demoiselle soit vêtue dans le respect des bienséances et le refus des ambigüités. Eyja choisit de porter la robe croisée aux larges manches des seigneurs Banzaï , leurs voisins, vêtement unisexy s'il en fut. Elle apprécia la large ceinture pour passer ses lames favorites, deux katanas avec poignée de magnolia (tsuka) et à garde cylindrique(tsuba). A treize ans, son père l'avait autorisée à le suivre sur un cheval, qu'elle choisit elle-même, un blanc coursier des steppes, mauvais coucheur, bottant les montures qui le serraient de trop près, mordant celles qui le précédaient, refusant de se laisser seller, la terreur des palefreniers et de ses amants, car en plus, l'animal était fort jaloux, et Eyja se plaisait à demander à l'élu du moment de lui préparer son cheval favori. Elle lui donna le nom de Stökwindur, ce qui pourrait se traduire par Courlevent .

Elle venait d'avoir seize ans quand son père fut tué dans une guerre entre le prince August des Banzaï et un Valherus renégat soutenu par Arnaldur. Le prince, vainqueur, décida que les terres des Helgafell pourraient arrondir agréablement les siennes, emmena l'orpheline prisonnière dans son château et comme il était lui-même veuf , lui enjoignit de l'épouser . Déjà rusée et déterminée à ne plus suivre personne après tant d'années passées à galoper derrière son père, Eyja fit mine d'accepter .

Le matin des noces, elle visita en secret la chambre nuptiale, avec la complicité d'un petit page qu'elle séduisit par la promesse de lui montrer sa cheville; qu'elle avait fort délicate. Et le soir, seule avec son époux, après avoir suivi tous les rites fastidieux des hauts mariages de ce temps-là, elle s'apprêta à effectuer le dernier, la Danse dite des Sept Voiles, symbole évident du fait qu'une épouse ne doit rien cacher à son mari. Je ne décrirai pas cette danse que tout le monde connaît. Eyja-Fjalla l'exécuta avec une grâce toute particulière. Ensuite, le dernier voile tombé à terre, quand le Prince lui permit d'approcher du lit où il était déjà installé, elle se baissa avec révérence, saisit son katana sous le traversin et trancha d'un seul coup la tête étonnée d'August, seigneur des Banzaï. Elle le fit si proprement et promptement qu'il y eut très peu de sang répandu et qu'elle put replacer soigneusement la tête sur le cou et recouvrir, d'une courtepointe de satin rouge armorié, ce qui restait de son époux.

Elle appela le petit page qui somnolait dans l'antichambre et lui montra sa cheville, car malgré ses défauts, elle savait être de parole envers les humbles. Puis elle le renvoya dormir, médusé sous le choc. Elle s'habilla alors de vêtements qu'elle avait dissimulés dans un coffre de santal, reçu en cadeau de noces, prit tous les joyaux de sa parure de jeune mariée, plus la cassette du défunt prince, remplie de diamants et d'émeraudes. N'était-elle pas sa veuve ? Elle prit aussi au doigt du défunt l'alliance toute neuve, ornée d'un énorme solitaire , alors qu'elle-même n'avait eu droit qu'au traditionnel anneau banzaï, en acier, symbolisant la modestie et la dureté du statut d'épouse. Puis attachant les sept voiles bout à bout, elle en fit une corde qui lui permit de rejoindre la terrasse et la liberté. Sans éveiller l'attention, elle alla chercher son cheval, puis tua, en les attaquant par derrière, les deux gardes de la poterne de service. Stökwindur, content de sortir, piétina un peu les cadavres, laissant un temps une piste sanglante sur la neige, ce qui valut à sa cavalière le surnom de Rouge Neige.

Sachant que son père avant sa venue en Vaendark, avait résidé dans un Kaerl d'Ardents, elle s'y rendit aussitôt. On l'y accueillit très favorablement. Elle fut liée peu après à Hekla, une dragonne farouche et même terrifiante, car elle était d'une espèce aujourd'hui disparue et qu'on appelle les Dragons de cristal , qui paraissaient être faits d'écailles de glace irisée et étaient des plus féroces . Les Blancs actuels ne seraient que les pâles reflets de ces splendeurs, disparues dans les tourmentes qui entraînèrent l'Ere Nouvelle. Mais certains contestent l'existence de ces Dragons de cristal.

Le reste de la vie d' Eyja-Fjalla fut une succession de combats et de guerres , d'intrigues politiques fondées sur l'ambition du pouvoir et le lucre, car elle avait une passion pour les joyaux les plus beaux et les plus rares. A ces occupations semées de meurtres et de tromperies cruelles, elle mêla constamment des aventures amoureuses aussi nombreuses qu'éphémères.

Eyja participa à la plupart des guerres éclatant entre kaerls, entre factions, entre seigneurs, Valherus ou non. La première qu'elle entreprit fut pour reconquérir son domaine d'Ismörk. Les guerriers Banzaï furent vaincus et passés au fil de l'épée, la province annexée. En tant que guerrière , elle était célèbre pour le tournoiement vertigineux qu'elle imprimait à un de ses katanas pendant que l'autre faisait voler la tête de l'adversaire à vingt pas. Tous les Valherus commençant une nouvelle guerre cherchaient son alliance, même ceux qu'elle avait séduits et abandonnés, trahis,combattus et vaincus en d'autres circonstances . Elle avait le génie des stratégies complexes qu'elle seule dominait,des ruses si bien préparées que lorsqu'elle les mettait en oeuvre, les parades, qu 'elle avait évidemment prévues, se retournaient contre ceux qui y voyaient un possible salut. Ses ennemis tentèrent de la faire assassiner, mais elle ne quittait guère sa terrible Hekla, qui sous sa forme draconique, pouvait circuler partout dans le keep qu'elle avait fait aménager dans cette intention. Hekla avait un jet de feu particulièrement puissant et Eyja fit ainsi périr tous ceux qui l'outrageaient par leur prétention à vouloir lui imposer leurs points de vue ou à se débarrasser d'elle.

A vingt deux ans, elle eut un enfant d'un chevalier Céleste, sélectionné pour sa beauté parfaite, ses yeux exceptionnellement bleus, ses aptitudes à tous les exercices &c &c ... Il ne sut jamais qu'il avait un fils de cette dame merveilleuse, rencontrée un soir de neige, alors qu'il s'était égaré en Vaendark sur les traces d'une vieille légende. Elle lui offrit une généreuse hospitalité jusqu'à la fin de la chute de neige, qui dura trois jours et trois nuits. Il partit quand les nuages enfuis firent place au ciel si bleu des matins de grande gelée . On dit qu'il n'oublia jamais la dame, mais il était Céleste et pur comme le saphir de ses yeux. Il poursuivit sa quête et rentra à son Kaerl, triste et soupirant sitôt qu'il voyait danser les premières neiges. Son Maître l'envoya au Ssyl'Shar, espérant qu'il y perdrait sa mélancolie . On ne sait pas si les sables du désert recouvrirent peu à peu le souvenir de cet amour d'hiver .
Quand l'enfant fut né, Eyja le porta chez de lointains parents, en Orën, qui se chargèrent de l'éduquer en chevalier . Eyja demanda à ce que l'enfant n'apprenne le nom de sa mère que lorsqu'elle serait morte. Il pourrait alors réclamer son titre et son domaine . Elle ne le revit jamais et le quitta en disant :

-Mon père m'a faite comme il voulait que je sois. Eirikur sera comme il voudra être. Il fut le grand Eirikur Helgafell aux mille victoires.

Eyja-Fjalla eut des amants, des alliés et des ennemis mortels . Mais on ne lui connut jamais aucun simple lien d'amitié. Les femmes la détestaient, les hommes la désiraient, la craignaient, la haïssaient. Elle ne semblait pas souffrir de cette solitude du coeur. L'âge venant, encore très belle, elle guerroya moins, complota moins, se laissa moins aimer. Elle partait de plus en plus souvent avec Hekla vers les hauts sommets de Vaendark, peut-être pour trouver les cavernes, étincelantes de gemmes et de veines d'or, qu'on dit formées au commencement du monde . C'est ainsi qu'elle disparut aux premières neiges de l'avant-dernière année de l'Ere Ancienne.

Au printemps suivant, un homme mûr, qui avait été page dans sa jeunesse, monta jusqu'au pied des glaciers où Eyja-Fjalla avait été vue pour la dernière fois et, sur le scintilement des neiges éternelles, il effeuilla une rose rouge.

(Hop, Heryn est passée pour rectifier les codes ^^)
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 11:53

Posté par Lhain Linwëlin





Nom : Mingan-Kitchi
Habitat : Màr Luimë
Âme Soeur : Hakan (Le Feu), Brun.
Armoiries : Un oeil bleu de dragon, croisé d'une épée d'argent dont la pointe est dirigée vers le bas, sur fond noir.
Descendance : L'on raconte qu'il a eu bien peu de relations durant sa vie. Descendant de l'une d'entre elles, une génération future a donné naissance à Lhain Linwëlin.


* * *

Mingan-Kitchi était, pareillement à bien de ses semblables Valherus, la représentation typique de ce que la beauté pouvait offrir de mieux. D'une grande taille et d'un poids raisonnable pour sa carrure mince et élancée, il n'était pas réputé pour être le plus musclé de ses pairs. Bien au contraire, il semblait que la moindre bourrasque eut pu l'emporter, tant sa musculature courait furtivement sous une peau d'albâtre, dont la pâleur ne souffrait jamais des brûlures du soleil. Si l'on avait dû le comparer à l'une des races d'aujourd'hui, Mingan-Kitchi aurait été le croisement parfait d'un elfe et d'un ondin, arborant un air hautain et glacial, entretenu par une tenue vestimentaire ample. Car, s'il était une chose qui le caractérisait, c'était bien ce goût pour l'aisance. Jamais personne ne l'a aperçu portant une quelconque armure, selon lui trop dure pour sa peau et trop peu utile pour sa façon de se mouvoir. Quant aux bijoux et autres fantaisies, autant dire qu'il ne s'en privait pas lorsque l'occasion se faisait sentir, heureux de pouvoir disposer de ces richesses pour son seul plaisir.

Son visage, égal à la finesse qui le dépeignait, fut probablement l'élément le plus trompeur de son apparence. Si le calme faisait partie intégrante de ses atouts majeurs, il n'en demeure pas moins qu'il était malaisé de se fier à ses expressions sereines et empreintes de douceur. Car, bien malgré ceux qui osèrent jadis le contrarier, il n'en fut pas toujours ainsi : nul n'avait jamais le privilège de sortir indemne de ses colères et beaucoup se gardaient de les provoquer ouvertement. Ses prunelles d'un bleu-nuit profond, ne manquaient jamais de figer ses interlocuteur sur place, rabattant leurs misérables caquets sans qu'il n'y eut besoin que des mots ne s'échappèrent de ses lèvres fines. Et que dire de ses cheveux ? Immense crinière dont il se vantait n'avoir jamais entamé le cours. Cascade bleue-argentée entretenue avec soin, nouée lorsqu'il le fallait, impressionnante de clarté, jouant sur des tons de blancs qui renforçait les aspects angéliques de son porteur.

Sauvage. C'est bien là le mot qui caractérisait Mingan-Kitchi, reconnu pour son attitude de loup solitaire n'appréciant que guère la compagnie d'autrui. Cela ne faisait pas de lui un associable de première catégorie, mais ne le rendait pas aimable pour autant. Toute personne l'ayant croisé à cette époque, vous aurait dit qu'une aura glaciale emplissait les lieux qu'il parcourait et qu'il ne faisait pas bon de l'aborder s'il ne vous y invitait pas. La langue acérée et d'une intelligence redoutablement aiguisée, nombre de personnes furent remises à leur place sans ménagement et sans distinction. Il ne lui en fallait généralement pas beaucoup pour couper court aux conversations. Pour lui, toute parole méritait d'être prononcée à condition qu'elle fut utile. Ayant eu l'ignorance en horreur, il était homme à enrichir son âme non pas d'or, mais de Savoir. De fait, il ne fut aucun livre de la bibliothèque du Màr Luimë qu'il ne toucha pas et dont il ne retint pas les écrits.

Véritable bombe à retardement, il ne fallait en aucun cas se fier à ses airs à la fois doux et froids. Nombreux étaient ceux qui redoutaient ses colères et ne se privaient pas de les éviter autant que possible. Conserver son calme était une part bien visible de sa personnalité, mais les éclats n'en étaient pas moins soudains et effrayants. Combien de fois abandonna-t-il subitement son expression sereine pour sombrer dans la plus noire des colères ? Car non, malgré ce qu'il semblait démontrer, Mingan-Kitchi n'avait aucune patience, et surtout pas en ce qui concernait les autres êtres vivants, qu'ils furent Valherus ou esclaves. Il n'éprouvait d'ailleurs guère de pitié face au malheur d'autrui. Il n'existait que peu d'êtres capables de titiller son intérêt, ce qui expliquait le fait qu'il n'avait pas beaucoup de conquêtes à son actif. Les rares personnes ayant eu l'honneur de partager son lit, eurent tout le loisir de contempler un tout autre être. Une personnalité différente qui, disait-on, faisait montre d'une extrême tendresse et d'une amabilité qu'on ne lui connaissait pas. Mais cela, ce n'était que pour la simple raison qu'il choisissait ses élus.

Mingan-Kitchi, si vertueux et si cultivé fut-il, n'était cependant pas un combattant à côtoyer durant les affrontements. Aucune innocence d'esclaves en fuite ne fit jamais hésiter son bras. Aucun regard ami ne le fit s'attarder sur qui que ce fut. Bien que peu taillé pour donner de grands coups de lames à deux mains, le Valheru se battait à l'aide de deux dagues empoisonnées, dont les mortelles effluves étaient confectionnées par ses soins. Ses techniques étaient basées sur la vitesse d'exécution et les coups placés sur des points stratégiques du corps, afin de ne laisser qu'une infime chance à ses adversaires de s'en sortir. Il ne prenait cependant aucun plaisir à porter atteinte à une vie. Seule l'indifférence marquait ses traits. Il s'en venait et s'en retournait sans jamais s'attarder. Pour lui, seul l'équilibre méritait d'être préservé : et cela commençait par faire payer un acte mené à son encontre par ses propres punitions. Rien de cela ne le réjouissait, il ne faisait que respecter ses convictions sans jamais plier.


* * *

Ce que l'on sait de la vie de Mingan-Kitchi aujourd'hui, demeure dans les restes d'un vieux journal qui fut retrouvé dans la Bibliothèque du Màr Luimë. Le Valheru ne donna jamais son identité dans ce dernier, mais laissa suffisamment d'indices aux archivistes pour deviner qu'il s'agissait bien de lui, et non d'un quelconque habitant des lieux. Au travers de cet ouvrage, il fut permis de déchiffrer avec exactitude l'attitude de ce Valheru de sang pur et sa façon de penser, telles qu'elles ont été décrites ci-dessus. Quant à son histoire, il semblerait que seuls quelques indices permettent de la remettre dans le bon ordre, les pages du journal ayant été éparpillées et, sans aucun doute, replacées sans logique. Encore un ouvrage qui n'a pas été étudié comme il se devait : son propriétaire en serait fortement irrité. Heureusement, après quelques années de travail intensif, nous sommes parvenus à le reconstituer tel qu'il devait être, ou du moins, autant que possible car des pages demeurent introuvables.

Nous savons de source sûre que Mingan-Kitchi était un proche parent du Seigneur Naktam-Charah : un demi-frère plus exactement. Le plus jeune n'a pourtant jamais désiré être proche de ce dernier, sans aucun doute par pur désintérêt pour le Rêveur, comme pour bien d'autres gens. Il passa son enfance au Kaerl Englouti, dont il était natif, et prédisposé à devenir un brillant élève lorsque le Don se manifesta à lui. Enfant, l'on ne lui prêtait que peu d'attention : seuls les domestiques semblaient enclins à s'occuper de lui. On prétend même qu'une esclave aurait eu dans l'idée de l'éduquer afin qu'il fut différent de ses pairs, dont la soif de pouvoir était insatiable. La tentative dut hélas échouer, puisque la suite raconte que, faute d'obtenir du pouvoir par sa force, l'enfant décida de le puiser au coeur des livres.

Adolescent, il apprit à développer son caractère en se montrant totalement apathique quant aux gens qui l'entouraient, de la même façon dont sa propre famille s'était souciée de lui. Faisant montre d'un amour familial sans saveur à l'encontre du peu d'attention que l'on lui porta, il grandit en apprenant à se défendre par la voie des mots et d'une colère dont les éclats faisaient parfois frémir tout être qui osait croiser son chemin. Nombre de vases furent brisés aux pieds des servantes, nombres de valets furent éconduits avec une rage sans précédent, pour une raison ou pour une autre. Sans sourire narquois, sans satisfaction : Mingan-Kitchi sortait de ses gonds, et ce n'était pas autrement. Cela devint monnaie courante, si habituel qu'au final, plus personne ne l'approcha si ce n'était pas nécessaire. Seuls ceux qui étaient dignes de son attention pouvaient se permettre une telle extravagance, et autant qu'ils eurent quelque chose à lui apprendre s'ils ne voulaient pas être jetés dehors sans sommation. De son adolescence, il ne retint que Savoir, chose qui lui permit, en grandissant, de s'exercer à d'autres arts.

Un seul être eut le plaisir de le connaître sous un jour plus agréable : Hakan, représentation parfaite de la flamme qui brûlait dans le coeur de son lié. Auprès de lui, le Valheru apprit à se confier et à mesurer ses propos pour ne pas l'offenser. Parmi tous les êtres de ce bas monde, il n'en fut aucun que Mingan-Kitchi n'aimât plus que son compagnon draconique. Tous deux partagèrent des moments forts, qui permirent à l'humanoïde de canaliser ses émotions sans les laisser déborder, bien qu'il ne conservât son caractère impétueux lors des mauvais jours, et envers ceux qui le contrariaient. Hakan, dragon brun, était de nature, certes, impulsive, mais, possédait l'extraordinaire Don d'empêcher son lié d'agir trop vite. Ainsi ce dernier eut-il tout le loisir d'apprendre à réfléchir avant d'agir, de peser le pour et le contre de chaque réaction, et d'assumer les conséquences de ces dernières pour trouver une solution valable.

Lorsque les esclaves se rebellèrent pour quitter Tol Orëa avec ingratitude, ce fut pour lui l'occasion de prouver que sa frêle apparence n'en était pas moins redoutable. Fort d'être ambidextre, les armes telles que les dagues jumelles lui saillaient à merveille, et d'autant plus lorsqu'elles étaient recouvertes de poison. Comme bien de ses semblables, il fut de ceux qui donnèrent la chasse à ces traitres qui fuyaient la queue entre les jambes. Nulle vengeance, nul sentiment de haine ne fut exprimé lors de cette traque. Les quelques fuyards qu'il abattit étaient ceux qui le servaient jadis, et aucun autre. On ne lui tournait le dos qu'une seule et unique fois, et la trahison était pour lui une faute impardonnable. Mingan Kitchi tuait sans rien dire, sans menacer, ni même sans dévaloriser ses proies. Il les toisait de toute sa hauteur d'un visage impassible et frappait comme une ombre. Ne partageant ni la joie des autres Valherus d'avoir pu prendre la vie de quelques esclaves, ni la peine d'avoir massacré ceux qui méritaient pourtant leur liberté, le Valheru s'en était retourné vers la tranquillité de ses appartements.

Ce qu'il advint de lui par la suite ? L'on sait que les Guerres du Chaos éclatèrent contre les dieux, mais, qu'il n'y prit pas part. La place des dieux ne l'intéressait pas, malgré toutes les injonctions de son lié vis-à-vis de la gloire qu'une telle aventure pouvait offrir. Mingan-Kitchi décrétait que, du haut de leur Panthéon merveilleux, les dieux s'ennuyaient parce qu'ils savaient tout sur tout. N'avait-il pas envie de tout savoir ? Non. Car, malgré ses désirs de s'élever, le Savoir était son essence, ce qui le poussait à vivre, à avancer, la seule chose en ce monde qui avait la possibilité de lui rendre sourire et intérêt. Sans cela, affirmait-il, jamais il n'aurait de raison d'exister, et une place divine qui incombait l'immortalité, ne ferait qu'assassiner son âme. Hakan parvint tout de même à le pousser au combat. Combat auquel il ne prit, toutefois, pas part bien longtemps. Sa constitution d'érudit ne lui permettait pas d'endurer des affrontements de cette trempe. Abandonnant les siens à leur sort, il s'en retourna vers le Kaerl Englouti afin de prendre du repos et de guérir de ses blessures.

Les dernières pages s'arrêtent ici. Il n'est fait mention de la mort de ce Valheru dans aucune archive. Seule une petite écaille brune à été retrouvée en même temps que le journal, ce qui ne nous apportera pas la preuve suffisante pour déterminer quelle fin a été celle de Mingan-Kitchi, le "Coeur Sauvage" du Màr Luimë. Est-il resté auprès de ses livres jusqu'à ce que les dieux ne vinrent prendre sa vie ? A-t-il été tué durant un nouvel affrontement ? Cette thèse n'est en aucun cas la meilleure que nous puissions trouver le concernant.
Nous n'avons aucune certitude, mais, nous pensons que l'auteur de ces notes a probablement dû être banni dans les Limbes.
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 11:53

Posté par Persée Garaldhorf


« Archère des Poisons »
Nom : Arcë-Lliuth
Habitat : Màr Luimë
Âme Sœur : Tefnout (" Œil de Lionne "), Argentée
Armoiries : Un soleil d'or avec un chat noir assis au centre sur fond rouge.
Descendance : Nombreux enfants, la plupart Fëalocës ou Torhils de par ses préférences sexuelles. Peut-être le Chevalier Brun Azdraïel Alaric du Kaerl Ardent est-il l'un de ses descendants lointains.

Elle fut la plus célèbre des Dames du Kaerl Englouti et l'une des plus anciennes, parmi les premières générations. Des tas de légendes courent sur elle mais quant à savoir si elles ont un fond de vérité, le mystère demeure. Toujours est-il qu'il est fait mention de caractéristiques communes dans chaque mythe qui portent son nom.

C'était une femme farouchement indépendante, n'ayant pas peur de se salir les mains pour parvenir à ses desseins. Elle voyait d'un mauvais oeil les rapprochements entre les diverses grandes familles et refusa toujours de créer des alliances avec qui que soit, jouant franc jeu de son côté, en solitaire. A l'époque, elle était réputée pour sa barbarie. Elle avait perpétré des massacres sanglants seulement parce quelqu'un l'avait regardé de travers ou jeté une insulte à son encontre. Sa jeunesse avait été jalonnée de scandales de cette sorte. Elle avait le sang vif et un caractère impétueux. Nul ne pouvait lui marcher sur les pieds sans qu'il y perdît beaucoup en retour. Et cela finissait bien souvent en bain de sang car elle demeurait une guerrière accomplie et surtout une très grande archère. Elle voyagea aux quatre coins du Rhaëg avant de rentrer à bon port, au Màr Luimë. Elle y devint l'une des Dames les plus craintes, détestées et respectées de la cité. Elle aimait se moquer des différents politiques entre ses pairs, elle-même prônant la neutralité absolue dans ces cas là. Femme entière, elle refusait d'être sous le joug de quiconque et avait la fâcheuse manie de blesser ses amants pendant leurs ébats quand elle les trouvait trop possessifs.

Une fois revenue au Kaerl, on crut qu'elle s'assagit mais elle changea plutôt de tactique pour se faire respecter et se consacra à l'art des poisons. Elle parait en chasse de gibiers rares, de plantes exotiques, pour expérimenter divers produits et manipulations étranges. Son laboratoire était source de racontars. La rumeur prétendait qu'elle fabriquait des parfums. En vérité, Arcë-Llliuh ne tarda pas à vendre ses services au plus offrant, pour celui qui voulait user d'une discrète liqueur pour tuer son adversaire. Elle devint l'instrument de nombre de vengeances et de règlements de comptes. Tans qu'elle y gagnait son or et sa renommée, en fière libertine qu'elle était, rien ne pouvait attiser sa compassion à l'égard des infortunés tués par sa faute. Quant les Valherus commencèrent à comprendre les manigances de leur soeur sanguinaire, la jalousie devant sa puissance croissante et la haine soufflèrent dans les cœurs. Fascinante et orgueilleuse, impitoyable et intransigeante, la Valheru Engloutie encouragea les marchés noirs au sein du Kaerl et avec l'extérieur et dirigea la formation d'une poignée de jeunes Chevalières nommées plus les Amazones à haïr et combattre les hommes, femme qui la vénérèrent bientôt comme leur déesse. Dès lors, la puissance de l'Archère des Poisons devint trop dangereuse pour qu'on la laissât en vie plus longtemps.

Arcë-Lliuth, Valheru de taille moyenne aux formes athlétiques, à l’opulente poitrine et à l'indomptable chevelure d'or rouge, mourut lors d'une embuscade tendue par ses ennemis en plein désert de Ssyl-Shar alors qu'elle était partit chercher un nouvel ingrédient à ses précieux poisons. Ils étaient quatre, montés sur leurs dragons enragés et fondirent sur la Dame en plein vol. Sa Reine Argentée, Tefnout dite l'Oeil de Lionne, combattit vaillamment. Réputée aussi féroce et arrogante que sa Liée, d'une taille imposante et recouverte d'épines acérées entre ses écailles luminescentes, la dragonne parvint à tuer deux de ses assaillants et à en blesser un troisième mais finit par trépasser sous les crocs du quatrième. Elle s'écroula au milieu du sable, les ailes clouées au sol par des pieux et se statufia sous le vent sec et la chaleur. Arcë-Lliuth périt d'une épée fichée dans le dos. Jamais elle ne se serait fait tuer si facilement si on ne l'avait pas attaquer par traîtrise, c'est-à-dire par derrière. Elle agonisa au milieu des cadavres des dragons et des Valherus, laissant le quatrième d'entre eux, quoique grièvement blessé, repartir annoncer la nouvelle de sa mort au Màr Luimë. Le messager mourut aux pieds du Seigneur de l'époque, dit-on, en délivrant le résultat de sa mission.

De nos jours, la légende raconte qu'on peut encore voir au milieu du désert aride de Ssyl-Shar une monstrueuse stculpture de sel, qui effraie les animaux sauvages et attire l'orage durant la période des pluies, une statue en forme de dragon fossilisé. Quelques aventuriers et érudits voulurent la trouver mais la plupart ne revinrent jamais pour dire ce qu'ils avaient vus, avalés par le désert de sable. Les fous disent qu'un jour le dragon se réveillera et alors reprendra la course folle, la chasse infernale de l'Archère des Poisons montée sur l'Oeil de Lionne à travers le monde. Qui pourrait y croire ?


=> Bon, je sais, Dye-Weren traîne mais c'est mon Valheru préféré alors je mets plus de temps ^^" Voilà la Dame Argentée promise.
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 11:54

Posté par Alecto de Sigvald


« Cauchemar de la Lune »

Nom : Maelian'Aelya-Siëg Vaeldys
Habitat : Màr Agarwaee, le Kaerl Sanglant
Âme Sœur : Apotheosis (« Rendre Divin ») Améthyste, dîte « La Reine de Cristal »
Armoiries : Un Croissant de Lune blafard, traversé par une flèche argentée aux reflets d'azur et pourprins, sur fond de nuit à l'obscurité éclatante
Descendance : Tous les membres de la maison Sigvald par le sang

Description Physique : Arborant une silhouette gracile qui lui conférait une démarche particulièrement féminine et élégante, l'apparence de Maelian'Aelya n'était guère sans rappeler celle des Elfes d'aujourd'hui. Son faciès aux traits extrêmement fins venait par ailleurs concourir au physique semblait-il frêle et délié de notre charmante Valheru, dont le minois fort bien proportionné et des plus agréables à contempler constituait avant tout un leurre dupant aisément ses rencontres, ainsi qu'un appât des plus efficaces à l'égard de la gent masculine. Prenant soin de son corps, elle se parait d'ailleurs de multiples onguents et de quelques artifices assimilables à du maquillage, appréciant mettre ses agréments en valeur. Toutefois, il ne s'agissait point du seul but de plaire, mais également de faire ressortir certains traits de sa personnalité, chacun de ses contemporains l'ayant côtoyée se souvenant de ses yeux cerclés de ce qu'il serait assimilable à l'eyeliner de nos jours, d'un noir profond aux légers reflets violacés. Ses cheveux extrêmement longs et lisses lui retombaient pour certains au-delà de la taille, et ces derniers se distinguaient essentiellement de par leur carnation grisée toute particulière, Maelian'Aelya colorant parfois ces derniers à l'aide de diverses teintures qu'elle composait elle-même. Mais cette féminité dominante s'avérait contestée par des caractéristiques communément attribuées aux hommes, toujours d'un point de vue morphologique. La première demeurait sans aucun doute ses facultés physiques relativement athlétiques, ayant appris à exploiter l'intégralité du potentiel de sa musculature, discrète mais bien réelle, notamment au niveau des bras, rivalisant avec de nombreux hommes en tir à l'arc en matière de portée, et dépassant la plupart dans le domaine de la précision. Cette légère masculinité s'incarnait enfin à travers ses apparats. Portant une tiare sertie d'un précieux cristal, et se drapant dans des étoffes toutes plus confortables et affriolantes que luxueuses, elle revêtait souvent par-dessus une armure confectionnée grâce aux écailles de la dernière mue de sa Dragonne, souvent enduite de multiples résines, mais dont il était toujours possible de distinguer les reflets argentés.


Représentation de Maelian'Aelya-Siëg Vaeldys, Pinacothèque du Clan des Valheriens

Description Psychologique : Véritable oxymore ambulante, Maelian'Aelya possédait une personnalité des plus complexes, apparaissant parfois comme paradoxale, sans jamais être contradictoire. Il était tout simplement possible d'avancer que son comportement s’avérait étroitement lié aux circonstances et situations qu'elle rencontrait. Tout d'abord, conformément à ce que pouvait suggérer son physique, la Valheru laissait transparaître une certaine douceur à l'égard de ses proches, apparaissant comme quelqu'un de calme et délicat, s'exprimant de manière posée et respectant la hiérarchie de même que ses semblables appartenant à la race supérieure. Cette affabilité apparente était également l'une de ses armes favorites de séduction, aimant à user de ses charmes et de ses talents érotiques afin de placer les hommes sous son joug, dévoilant alors à merveille son esprit pernicieux, manipulateur et calculateur. Véritable princesse dans l'âme et très vaniteuse, ses nombreuses conquêtes venaient aussi bien nourrir son désir constant d'attention, que flatter son égo et satisfaire chacun de ses caprices. Ses exigences élevées faisaient que seuls ses homologues Valherus avaient l'honneur de partager sa couche ou sa compagnie romantique, bien qu'elle eut des partenaires issus d'autres races qui satisfaisaient à ses critères de beauté, aptes à servir ses intérêts, et qui surtout, reconnaissaient l'hégémonie des siens et l'érigeaient en Déesse. Des plus narcissiques, elle possédait donc une fierté relativement prononcée, et toute atteinte à son orgueil insufflait chez elle une rancune profonde, un désir de se venger.

Elle masquait ainsi cette susceptibilité en se montrant sûre d'elle et par une certaine forme d'impétuosité, maniant aisément le cynisme et l'ironie, capable de rétorquer de manière acerbe aux attaques dont elle pouvait être l'objet. Mais lorsqu'elle se sentait profondément touchée, il n'était pas rare de la voir rentrer dans de furieuses colères, inspirant autant la crainte que la fascination pour ce spectacle auquel elle pouvait se donner, mettant en lumière toute la fureur qu'elle pouvait renfermer. Tranchant avec les apparences générales et son caractère tempéré bien que délicieusement corrompu, cette rage et cette force de caractère se retrouvaient tout particulièrement dans ses rapports avec ses convictions profondes, notamment en tant que fervente partisane du suprémacisme Valheru. En effet, Maelian'Aelya participa de manière active à la conquête de Rhaeg, laissant alors s'exprimer toute cette ardeur dans la violence et dans le sang, se montrant impitoyable, éliminant sans aucune pitié quiconque se dressait sur son chemin, et par extension celui de sa race. Épargnant toutefois ceux qui se soumettaient, et prête à accorder sa grâce aux rebelles décidant de se repentir, contrairement à bon nombre d'extrémistes, elle faisait pourtant preuve d'une cruauté implacable envers tous les autres, et n'en restait pas moins une individu passionnée, et dévouée quand il relevait des grandes causes qui lui tenaient à cœur. Dame guerrière souhaitant toujours plus s’élever et atteindre le divin, Maelian'Aelya était donc une entité aux agissements aucunement aussi manichéens qu'il fut possible de le croire.

Histoire : Maelian'Aelya naquit durant la Période Intermédiaire, un peu plus d'un siècle et demi avant la tragique disparition des siens au cours de leur folle entreprise, celle de renverser les Dieux. Gâtée durant toute sa tendre enfance et descendante d'une lignée reconnue prônant l'hégémonie Valheru sur toutes les autres races et partout à travers le monde, elle devint ainsi une véritable petite garce, à qui l'on concédait malgré tout ce qu'elle désirait, sachant fort bien user de ses charmes et dégageant une forme de douceur et de caractère avenant, par ailleurs sincère à l'égard des individus qui lui importait. Mais en dépit de ces considérations quelque peu frivoles, elle n'en restait pas moins quelqu'un de relativement éclairé, s'intéressant à bien d'autres choses que son unique personne, incarnant dès lors le pur narcissisme sans pour autant se montrer véritablement égocentrique. Ces autres domaines qui la captivaient n'étaient autre que l'Histoire de Rhaeg et les arts militaires, dans lesquels elle voyait un moyen de s'élever intellectuellement et plus ou moins physiquement, ou dans tous les cas, en développant son potentiel martial, qui au sein de cette société très hiérarchisée, symbolisait un certain rang. Néanmoins, il s'agissait également pour elle de se doter des armes qui lui permettraient de prendre part à cette grande croisade qu'avaient lancé ses semblables, visant à dominer et asservir l'ensemble des autres races jugées inférieures. Bercée par l'idéologie suprémaciste des siens et se délectant de l'idée de faire partie d'un peuple élu, devant être vénéré comme il se devait, sa motivation afin de devenir une grande Dame Dragon n'était que d'autant plus forte.

Manifestant très tôt un intérêt marqué pour la Magie, qu'elle considérait comme une discipline supérieure, l'initiation à cette dernière occupa une part non négligeable de son entraînement initial. Elle devint très douée dans les arcanes cosmiques, en axant très spécifiquement son apprentissage dans des domaines précis : Le Pouvoir de Soin, afin d'assurer son intégrité physique et celle de ses proches, ainsi que celui qu'elle développa lorsqu'elle se découvrit une affinité toute particulière avec cette arme qu'était l'Arc recurve. L'appréhendant comme des plus nobles et digne de sa personne, car capable de frapper à distance sans prendre le risque de se blesser inutilement au combat et d'endommager son physique avenant, elle travailla de telle manière qu'elle parvint à enchanter ses flèches en leur insufflant son énergie. Il en résultait que la vélocité de même que le potentiel destructeur de ses projectiles s'accroissaient considérablement, donnant alors naissance à sa plus fameuse signature : Ses traits de lumière argentée caractéristique fusant vers leur cible, qu'elle décocherait plus tard du dos de sa Dragonne. Elle se sentait conséquemment investie d'un droit de vie et de mort sur les autres races de par sa nature Valhéru, mais également de par la nature de ses pouvoirs, se plaisant dans cette idée de pouvoir aussi bien guérir et protéger que de semer la mort à distance. Il lui fallut cependant de longues années avant d'atteindre un niveau de maniement de l'arc lui permettant de rivaliser avec les hommes en matière de portée, tendre la corde de manière extrême sollicitant davantage sa musculature bien plus légère que celle de ses homologues mâles.

Le jour de l'Empreinte arriva finalement bien vite, et elle eut l'immense privilège de se retrouver liée avec une Reine Améthyste, dont on ne trouve aujourd'hui plus aucune trace, et qui fut peut-être la toute dernière représentante de sa couleur. Cet évènement contribua grandement à forger sa renommée, et trouva un écho au Màr Luimë, au sein duquel évoluait une dénommée Arcë-Lliuth, de plusieurs années son aînée. Également liée à une Reine, Argentée pour sa part, elle se distinguait aussi de par ses redoutables talents d'archère, bien qu'elle employait pour sa part l'Arc long. Ce parallèle fut bien vite établi, si bien qu'au fil des décennies, une certaine rivalité à distance commença à émerger entre celle que l'on baptisait « L'Archère des Poisons » et « Le Cauchemar de la Lune ». Maelian'Aelya s'illustrait d'ailleurs tout particulièrement dans les ultimes campagnes de pacification, visant à conquérir les derniers territoires échappant encore à la domination des Valherus. Menant souvent des assauts de nuit, il n'était pas rare de la voir voler au plus prêt de la Lune, décochant ses salves de lumière dont l'éclat perforait éphémèrement l’obscurité avant de frapper leur cible. Elle connut hélas un destin des plus tragiques, dans la mesure où elle prit part activement au Grand Conflit provoqué par les siens afin de terrasser les Dieux et de prendre leur place. Combattant avec fermeté et passion, libérant sur le champ de bataille toute l'étendue de son ardeur, elle ne put tout comme l'ensemble de ses homologues, venir à bout de ses créateurs, mais trouva les ressources nécessaires afin de survivre tout au long de cette guerre, et de finalement se voir emprisonner à jamais au cœur des Limbes, dont elle espère un jour se libérer...
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 11:54

Posté par Alauwyr Iskuvar


« Arracheur de vie »

Nom : Thorelath-Aisk
Habitat : Màr Tàralöm
Âme Sœur : Rynskaldarn, Bronze, alias « Le Pourfendeur»
Armoiries : Sur le fond d'un rouge sanglant, deux épées noires se croisent en leur milieu. Au sommet des deux pointes séparées brille un soleil noir, aux rayons durs et impitoyables.
Descendance : Les seuls connus sont de la lignée à Alauwyr Iskuvar

Description Physique : Au premier abord, on pourrait croire que ce Valheru possédait des traits humains. Mais quand on s'attarde un peu sur son visage, on constate que ce n'est pas le cas. Ce n'est que le jeu de la Nature qu'il eut des traits un peu plus durs que certains de ses pairs : un menton un peu proéminent, un nez épais et un large front. Mais là s'arrête le côté physique un peu rude, qui lui donnait un côté exotique et séduisant. On reconnaissait bien en lui les traits de sa race, à savoir des yeux prononcés, à l'étrange couleur ambre et des lèvres fines. Sa courte chevelure blonde s'accordait avec harmonie à ce mélange physique presque irréel, qui fit tomber bien des cœurs. Mais là ne s'arrête pas là son apparence.

Rude de visage, il l'était aussi de corps. Son grand corps n'était que muscles et nerfs, qu'il a su bien entraîné et développé pour être un combattant hors pair. et en tout guerrier qu'il était, il préférait porter une armure qu'une simple tenue, sauf dans des fêtes ou alors dans ses réunions officielles. Il savait être un minimum protocolaire. Son armure permettait de le reconnaître de loin. C'était une large amure de plaque, qu'il avait fait teindre en rouge, comme le sang. Cela permettait de faire peur à ses adversaires et de leur apprendre qui allait les tuer. Oui, car Thorelath ne vivait que pour le sang, acceptant toute mission pour ses Souverains quand il s'agissait de se battre et d'apporter d'éclatantes victoires à son Kaerl. C'était sa raison de vivre. Il ne s'imaginait pas faire autre chose.

Quand il ne combattait pas pour le Kaerl, il combattait les rebelles (quand il y en avait) ou chassait de l'esclave, pour remplacer ceux qui mouraient des fois entre ses mains. Possédant des terres, il fallait du monde pour les entretenir. et avec son lié, un Bronze aux écailles sombres, il prenait un malin plaisir à combattre parfois d'autres Valherus, pour exprimer sa force et sa puissance. Il ne pouvait pas supporter de voir plus puissant que lui. Que ce soit en force ou en magie. Une magie qu'il maîtrisait d'ailleurs avec merveille et qu'il finissait par user avec malveillance, vers la fin de son existence.

Il avait pourtant une faiblesse, et cette faiblesse était l'amour. Il a aimé quelques femmes, qui avaient bien failli provoquer sa perte, en ayant le cœur brisé. Toute force se perdait en lui quand il perdait l'être cher, l'élue de son cœur. Seul la volonté de son lié avait pu l'aider dans des moments pareils... Sauf peut-être à la dernière....

Description Psychologique :
Prétentieux, arrogant... violent. Il existe bien des termes pour le définir, lui et son dragon. Le sang par le sang, la violence par la violence. Il ne pouvait pas sans passer, c'était comme une drogue. Un seul remède aurait pu le sauver de ce désir de toujours tout pourfendre. L'amour par le cœur. Mais rares étaient les femmes qui étaient dignes de lui. Il avait des critères tels qu'elles se comptaient à peine sur le doigt de la main. Et quand il les perdait, la tristesse et le désespoir étaient tels que la suivante qui fondrait son cœur de pierre devenait de plus en plus inaccessible. C'était là un moyen d'être plus fort encore contre l'adversité de cette faiblesse qui finirait un jour par lui être fatale.

Vis à vis de ses pairs ? Il n'acceptait que les ordres des plus Hauts Rangs des Valherus, leur promettant une loyauté à toute épreuve. Plus fidèle et plus loyal que lui envers ses seigneurs ? Personne ne pouvait espérer mieux que lui. Personne ne pouvait le corrompre ou le détourner de ses tâches. Infaillible était le maître mot. Et quand il s'agissait de partir en chasse contre des esclaves, des Valherus renégats ou alors des Einors, il était toujours prêt, prêt à leur arracher la vie.

Vers la fin de son existence, il commençait à apprécier l'emploi de la magie noire, qui constituait pour lui à prendre la force de vie de ses victimes pour l'ajouter à la sienne et à celle de son dragon, le rendant assoiffé de pouvoir comme jamais. Peut-être que cela provoqua en partie sa perte, quand vint le jour où il fallut combattre les dieux.

Histoire : On ne sait pas grand chose de son enfance si ce n’était qu’il naquit sur le dernier siècle de présence des Valherus et qu'il était assez bagarreur pour se mettre toujours en avant, et montrer qui était le chef. Bien qu'il donnait du fil à retordre à ses maîtres, il sut montrer un bon potentiel pour être chef de Kaerl. Mais cette ambition là ne restait que dans la pensée de ses tuteurs. Gouverner ne l'intéressait pas. Il voulait à cette époque se lier à un dragon et suivre le rêve de bien des jeunes Valherus, à savoir parcourir le monde, dominer sur les races inférieures et savourer le rêve de côtoyer les Dieux un jour. Et pour arriver à être un chevalier-dragon hors du commun, il passait des heures dans la bibliothèque et à s'entraîner, quitte à s'en fatiguer pendant des jours entiers. Un tel acharnement n'était pas bon, mais quand on avait un désir extrême, cela soulevait même les montagnes. Et tout finissait par apporter ses fruits. Il put prétendre très tôt à l’Empreinte et marqua un jeune bronze mordeur, qui tua un de ses frères à la naissance, qui voulait lui aussi se lier au jeune Valheru. Un tel caractère meurtrier ne pouvait qu’être accordé à Thorelath

Quand il fut à même de voler et d’accomplir des missions, il se fit vite remarquer par sa détermination à tuer toute vie qui ne respectait pas la volonté presque divine des Valherus. Si on refusait de se plier à leurs lois, on désobéissait. Et là, on devenait un traître. Les traîtres ne méritaient pas de vivre. Même s’ils prouvaient leur bonne foi, en prétextant qu’ils s’étaient trompés, ils pouvaient toujours recommencer. Mieux valait les éliminer.

Après quelques années à combattre et à remporter des guerres pour son Kaerl, il tomba amoureux une première fois, d’une jeune femme de sa race, un peu maladive mais forte de volonté et qui jouait idéalement de la musique à la harpe. Elle enchantait les âmes et les cœurs. Bien qu’elle possédait le don, elle n’avait pas eu la chance de se lier et attira l’esprit de Thorelath d’un simple regard bleuté. Jamais encore le Valheru n’avait eu l’impression de vivre une existence idyllique à ses côtés. Malheureusement, la jeune harpiste avait le cœur fragile et un jour, elle ne put lutter contre une de ses faiblesses cardiaques. Elle rendit son dernier soupir dans les bras de son amant, qui en eut l’âme déchirée. Des mois durant, il se laissa dépérir. Mais son lié lui n’était pas prêt à mourir et réussir à ramener son lié dans la raison. Ainsi, l’esprit du Valheru se durcit encore et reprit sa voie de combat et de sang.

Il connut une ou deux femmes, et vécut le même enfer. Prenant en résolution de ne plus jamais aimé, il commença doucement à trouver la compensation dans une partie sombre de sa magie : l’aspiration de l’essence de vie de ses cibles. Il avait constaté qu’il pouvait accumuler la force volée à la sienne et à celle de son dragon. Une telle puissance donnait envie de continuer et d’aller plus loin encore. Doucement, il commençait à avoir des rêves de puissances et rejoignit les forces Valherues qui prônaient la supériorité à avoir sur les Dieux, qui se moquaient d’eux depuis trop longtemps. Mais voilà. Une autre pièce allait se mettre sur l’échiquier de sa vie.

Une autre Valherue provoqua un grand émoi dans le cœur du terrible maître-dragon. Une maîtresse bleue, à la longue crinière d’ébène attira son attention. N’avait-il pas dit qu’il ne retomberait plus amoureux ? Il ne put résister au plaisir de contempler cette créature, combative et à la volonté de feu. Voila celle qui lui fallait ! Elle devait être sienne.

Il sut la séduire, et il put être à ses côtés durent une année. Malheureusement, quand cette dernière apprit qui il était vraiment et ce qu’il provoquait de sa main, elle tenta de lui ouvrir le cœur encore plus dans la bonté et la bienveillance. Elle-même se lassait de tout ce sang versé. Elle essaya de le convaincre d’abandonner sa folie, avant qu’il ne soit trop tard… la dureté du cœur de Thorelath reprit le dessus aux souhaits de la jeune Valherue. Il tenta de la tuer, elle-même le blessant avant de prendre la fuite. Il se rendit compte que trop tard de la chance unique qu’il avait eu pour trouver la rédemption. Mais une traîtresse ne pouvait pas vivre. Il aurait pu la chasser s’il ne s’engagea pas dans la lutte finale contre les Dieux.

Ce fut une guerre qui allait rester dans les mémoires. Il le pensait, mais avec la victoire des Valherus sur ces êtres divins. Mais malheureusement pour lui, les Dieux avaient des alliés, du propre sang que ses arrogants mortels. La dernière bien-aimée se dressa avec d’autres Valherus convaincus d’une paix possible sur Rhaeg et avec les divinités contre les autres, pris dans cette folle entreprise. Le sang par le sang…. Thorelath ne put supporter de la voir contre lui, alors qu’il l’avait aimé. Il combattit contre elle, elle si douée, si belle et si envoûtante… Son épée noire traversa le cœur vaillant de sa tendre maîtresse, lui arrachant ainsi la vie…

Tout ce qu’on sait dans les derniers instants de la fin des Valherus, étaient qu’il tenait encore sa tendre aimée dans ses bras, pleurant le malheur de l’avoir tuée, alors qu’elle l’avait trahi à son sens…
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 11:55

Posté par Yunizüna Yangon-Tiao

« Le lion rouge »


Nom : Somphavaan-Yangomeï
Habitat : Màr Menel, Kaerl Céleste
Âme Soeur : Seriphah " Liberté ", Bronze
Armoiries : Un lion rouge au centre de la Roue de la vie
Descendance : De nombreux habitants d'Orën, dont la famille Yangon-Tiao

==> Description physique et caractérielle. Son histoire et sa fin !


En cours


« Fleur rebelle »


Nom : Këovhatsana-Soeung
Habitat : Màr Luimë, Kaerl Englouti
Âme Soeur : Maranhgwie " Lumière ", Bleue
Armoiries : Un mandala bleu
Descendance : De nombreux habitants d'Orën, dont la famille Yangon-Tiao

Description physique et caractérielle :

Këovhatsana avait l’avantage d’être particulièrement belle, malgré sa taille du moins petite. Mince, à la démarche éthérée, sa grâce reste aujourd’hui légendaire dans les souvenirs de sa famille transmis au fil des générations. Ses membres fins semblaient presque figés, tant sa silhouette reflétait la perfection, la douceur et la féminité. Telle une fleur qui venait d’éclore, plus resplendissante que jamais, elle s’élançait dans la vie, portée également par une forte assurance. Son visage, illuminé par son teint opalin, arborait une bouche rosée et pulpeuse, et dont la forme ronde rappelait fortement celle d’une jeune enfant, ainsi que deux yeux d’amande à la couleur étrangement changeante. S’ils prenaient la placide teinte de l’onyx lorsque celle-ci ne ressentait aucune émotion particulière, ils se coloraient d’un bleu orage très foncé lorsque la colère l’envahissait. Ses longs cheveux noirs tombaient souplement sur ses épaules, et leur finesse leur permettait de doucement onduler dans le vent à chacun de ses déplacements, ce qui sans doute lui procurait cette allure si aérienne.

Son physique était donc considérablement avantageux, mais malheureusement son caractère ne pouvait l’égaler. Dotée d’une énergie inépuisable, elle était prête à absolument tout pour parvenir à ses fins…personnelles. En effet, pour elle la gloire et les victoires ne devaient revenir qu’à elle seule, il était hors de question qu’elle coopérative avec qui que ce soit ! Très perfectionniste, pour elle la défaite n’était en aucun cas envisageable. Son tempérament volcanique et son important égocentrisme agaçait de plus une grande partie de son entourage. Pourtant, elle prétendait ne pas se soucier du regard des autres alors qu’au contraire elle le subissait énormément. Këovhatsana était en vérité une jeune fille sensible malgré l’image qu’elle voulait se donner. Nul ne sait si son comportement provenait de ses fréquentations ou de son enfance.

Histoire :

En cours
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 13:26

Posté par Amÿlio Marlawë

Enfant Pur
Nom :Anes-hîn
Habitat : Màr Luimë
Âme Soeur : Ara hrivë, une dragonne bleu cobalt
Armoiries : Un serpent de mer argenté (en hommage à Naktam-Charah) enserrant une rose, sur fond bleu nuit.
Descendance : Amÿlio Marlawë

Description physique et caractérielle :
Aux premiers abords, Anes-hîn est un être que l'on peut qualifié d'étrange. Grand jeune homme aux cheveux brun, il à la peau blanche comme la neige tombant doucement sur Vaendark. Malheureusement, ses yeux ne voient plus, puisque Anes-hîn est aveugle depuis la naissance. Fin et élancé, le jeune Valheru ressemble, dans sa carrure, à une jeune femme. Tout en lui respirait la grâce, ses mains, ses gestes, ses attitudes envers les gens. Anes-hîn se maquillait souvent, pour plaire à son où ses amants et se faire remarquer. Comme tout ses frères et soeurs, c'était un être assez imbu de lui même et ambitieux, bien qu'il modérait ses actions. Malgré tout, c'était un homme silencieux qui préférait se laisser aller, laisser le vent décider de son destin plutôt que de se prendre en main, tout comme sa dragonne Ara Hrivë. Anes-hîn était quelqu'un d'assez efféminé, et personne ne fut surpris lorsqu'une dragonne bleue se lia à lui. Anes-hîn est quelqu'un d'assez nébuleux.

Son histoire et sa fin :

Anes-hîn fut abandonné dès son plus jeune âge par ses parents, sa naissance n'étant pas souhaitée, hors du Màr Luimë, loin des Valherus et des esclaves qui auraient pu le prendre en pitié. C'était un petit être sans défense, laissé à l'aube de la mort par des parents indignes. Il était comme un fantôme, un enfant à la peau blanche comme la neige. Mais son calvaire ne dura pas. Il fut recueillie par une famille d'esclaves qui, ne pouvant avoir d'enfant, décidèrent de l'adopter pour en faire un fort et beau travailleur, prêt à surmonter ses limites pour leurs maîtres à tous, les Valherus, ne sachant pas que leur enfant était un des leurs. Durant longtemps, ils essayèrent d'éduquer Anes-hîn au travaux des champs, mais son corps si fragile ne pouvait soulever de lourdes choses. Il était comme une brindille que l'on pouvait briser à tout moments. De plus, de part sa cécité, peu de travaux lui étaient accessibles. Le jeune Valheru passait son temps à peindre des paysages qu'il imaginait, ne pouvant pas les copier sur ceux existant. Lorsqu'il eut dix huit ans, ses parents durent courber l'échine devant le pouvoir d'Arcë-Lliuth, une Valheru assez sanguinaire. Elle remarqua que ce jeune garçon n'était pas un esclave comme les autres, et le renomma Anes-hîn (ses parents Adoptif l'avaient nommé Anaïze, ne connaissant pas son véritable nom). Elle en fit son serviteur, son esclave domestique. Elle joua avec lui durant quelques années, assouvissant ses désirs sexuels avec ce jeune homme aveugle, profitant de son handicap pour le contrôler à sa guise. Elle le trainait partout avec elle, au bout d'une laisse, montrant l'appartenance d'Anes-hîn. Et lui ne peignait plus, ne profitait plus de la vie comme chez ses parents adoptifs, tombant dans les ténèbres. Il avait envie de liberté et de voir le monde à travers ses sens, mais les chaines que lui mettait l'archère des Poisons ne le laissait pas libre.

C'est alors qu'il rencontra, ou plutôt sentit, , Naktam-Charah Seigneur du Kaerl englouti. Anes-hîn fut subjugué par l'odeur de cet homme. Ne voyant pas à quoi celui ci ressemblait, il commença à toucher le visage du maître des lieux. Mais outrage, un esclave avait posé la main sur un de ses maître. Sa maîtresse, furieuse d'être humiliée de la sorte, le battit jusqu'au sang devant le reste des Valheru. Mais Naktam-Charah, pris de pitié pour ce jeune homme fragile, arracha la laisse des mains d'Arcë-Lliuth et emmena Anes-hîn chez les guérisseurs du Kaerl. Naktam-Charah pris alors le jeune homme sous son aile, et en fit son amant plus que son élève ou ami. On dit que le jeune Añes-hîn partageait tout les soirs la couche du Seigneur du Kaerl. Celui ci avait fait renaître la liberté dans le cœur du jeune Valheru qui appréciait l'amour que Naktam-Chrah lui portait. Cet amour dura plusieurs années, durant lesquelles Naktam-Charah fit se lier Anes-hîn à une dragonne cobalt (ce qui étonna tout le monde) du nom de Ara hrivë. Leur relation dura jusqu'à la mort de Anes-hîn, assassiné par les ennemis du Seigneur du Kaerl.
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 13:27

Posté par Peddyr Thelrand


« Douce Âme »

Nom : Kirien-Vaem
Habitat : Màr Menel
Âme Sœur : Kethenduth'y, Bleu, alias « Cœur bleu»
Armoiries : Un croissant de lune bleu, sur un fond argentée étoilée, symbolisant la pureté de la nuit
Descendance : La lignée des Zadan avec Peddyr Avanaël, d'autres célestes.

Description Physique : Elle paraissait frêle quand on la voyait de loin, mais quand on venait à la voir de près, avant de lui parler, elle paraissait plus forte. Ses muscles étaient taillés de telles façons qu'elle avait toujours l'apparence d'une jeune femme fragile. Pourtant, son ossature et sa force se dévoilait parfaitement lors d'un combat. Les apparences savaient être trompeuses et cela lui fut utile à bien des égards. Son teint laiteux et la finesse de sa peau satinée en faisant une des plus belles Valherues de la fin de leur temps. Bon nombre d'êtres pensaient devant la splendeur de son visage que ce dernier avait été dessiné par les Dieux en personne. Un nez fin et parfait, des sourcils noirs et faits d'un seul trait, comme s'ils n'étaient que la continuité de son regard perçant et ténébreux, des lèvres aux rouges pulpeuses dignes d'un sombre coucher de soleil.... Ce qui la mettait la plus en valeur était sa longue chevelure d'obsidienne. Elle ne les attachait jamais, les laissant au gré des vents quand elle marchait ou voilait sur le dos de sa petite Dragonne Bleutée.

De ces tenues ? Elle se plaisait à rester simple. Elle portait que des robes de soies blanches, qui se rapprochaient presque à la perfection de la couleur de la pleine lune, qu'elle appréciait tant et qui contrastaient avec splendeur à son côté un peu sombre de sa personne physique. Belle et pourtant, elle n'était pas dangereuse, même si la magie coulait puissamment en son sein. Magie de lumière, qui devenait plus forte encore lorsque venait la nuit. Quand elle se sentait seule ou alors attristée, elle s'amusait à invoquer un orbe de lumière, pour remplacer la beauté de la lune lors de ses absences de la voûte nocturne


Description Psychologique : Elle avait tout plaire et séduire. Elle aurait pu devenir une beauté fatale et dangereuse pour bien des hommes de pouvoir. Elle avait tout pour réussir. Mais de ces atouts, elle n'en usait point. Elle était bien différentes des autres Valherues et pensaient que ce désir de tout posséder sur cette terre n’était pas pour elle. Pourquoi dominer, alors qu’on pouvait coexister ? Pourquoi tant de violence alors que la paix pouvait être le mieux. Ses idées, elle les défendait, mais personne n’écoutait vraiment ses arguments, passant pour une simple d’esprit ou une idéaliste, comme quelques autres de ses pairs qui pensaient un peu comme elle. Mais cela ne changea pas son caractère, volontaire et déterminé. Elle s’adonna aussi à l’art et à la musique, se révélant excellente avec la harpe. Elle aimait en jouer pour retirer la peine qui envahissait son cœur par moment.

Elle ne fréquentait pas souvent les siens, préférant la compagnie des esclaves qu’elle essayait de racheter pour ensuite les rendre plus libres à son service. Jamais elle n’avait fait de mal à ces gens qu’elle prenait sous son aile. Un se sauvait ? Elle ne le poursuivait pas. Il tentait sa chance pour se trouver une vie meilleure. Bon nombre de ces esclaves se trouvaient reconnaissants envers leur bienfaitrice. Il fallait juste garder secret le fait qu’ils étaient véritablement considéré d’égal à égal avec la Valherue.

Cette bonté d’âme était souvent mal perçue et elle s’en fichait. Après tout, elle menait sa vie comme elle l’entendait. Mais cela finirait par lui coûter cher, à la fin de sa vie, quand elle affrontera son aimé pour tenter une dernière fois de le convaincre de la fausse route qu’il prenait, avant que l’Ere des Valherus cesse.


Histoire : Elle vit le jour dans le Kaerl Céleste. Petite dès la naissance, ses parents crurent qu’elle ne serait pas assez forte pour vivre. Pourtant, les Dieux semblaient lui avaient accordé la grâce de vivre et ce qui dut la rendre plus forte. Mais cela n’était qu’un dire pour penser au miracle, bien avant que les Dieux soient perçus comme des ennemis à abattre. Et Kirien n’était pas née à la bonne époque, quand on allait apprendre plus tard dans l’Histoire comment tous ceux de sa race allaient disparaître. Mais ce n’était pas le point de ce récit.

Kirien grandit presque dans l’insouciance, et une fois arrivée à l’âge de dix ans, elle commença à développer une forte magie. Et quand elle sut parfaitement la contrôler, elle se plaisait à raviver les fleurs mourantes ou encore de soigner les animaux blessés. Un tel comportement ne laissait pas présager qu’elle aurait l’âme noble et plus bienveillante que certains Valherues. Et tout en grandissant, elle put développer son Don et parler longuement avec des dragons, ce qui attisa plus encore son envie de se lier. Avec sa dragonne, elle pourrait faire encore plus de choses bénéfiques dans le monde. Mais ce n’était là qu’un rêve d’enfant.

En grandissant, elle comprit vite que ses rêves ne pourraient jamais aboutir. Pourtant, elle ne résignait pas pour autant, apportant quand même sa contribution. Et même si cela n’était pas bien vu, elle s’en fichait. Sa magie contribuait beaucoup à apporter un peu de bien dans ce monde qui commençait doucement à descendre dans l’enfer de la folie des Valherus.

Oui elle s’attristait de voir que les membres de sa race commençaient de moins en moins à tolérer que les Dieux étaient au-dessus d’eux. Portant, les Valherus leur devaient temps. Kirien ne semblait pas touché par cette démence qui prenait petit à petit le cœur de ses frères et sœurs de race. Qu’est-ce que le monde avait fait pour mériter telles violences, et autant de déversement de sang ? Même si elle tentait avec d’autres penseurs de ses convictions que ses pairs devaient faire attention, elle tentait toujours de son côté t’apporter un peu de soins et de réconfort là où le mal sévissait. Et elle était loin de se douter qu’elle allait trouver l’amour dans l’un de ces redoutables guerriers. Son cœur avait chaviré pour Thorelath Aiskuvaurdo'yn, un sombre et violent homme, qui pourtant, se montra d’une douceur impressionnante à son égard. Son cœur était bon pour elle et elle tenta après un an de vie de couple heureux de cesser cette folle entreprise de se battre contre les autres, d’asservir des races entières et de briser des continents entiers par le feu et le sang… Face à de tels propos, son aimé la considéra vite comme une traîtresse et l’âme en peine, elle dut le fuir, pour ne pas périr sous les coups de sa rage…

Elle aurait pu lui faire face à cet instant, lui tenir tête et essayer encore de le convaincre de son amour pour lui et de le faire changer de bord, si elle n’avait pas eu un fils de ses chairs. Thorelath ne devait pas savoir qu’il avait une descendance. Dans sa fureur, il pourrait décider de le tuer, tout comme sa mère. La traîtrise suivait le sang, comme certains hargneux le pensaient.

Une fois qu’elle eut mis à l’abri son seul fils, elle se retrouva plus tard face à son ancien amant, dans ce qui semblait être l’ultime lutte pour combattre les Dieux. Une dernière fois, elle tenta encore de convaincre Thorelath que ce n’était que pure folie que de suivre cette haine et de rage… elle l’affronta et Thorelath la tua d’un coup d’épée. Elle rendit son dernier soupir dans ses bras, croyant entendre les regrets pleurés de son ancien amant. Elle eut sans doute la chance de pas voir et de subir le courroux des dieux à l’égard des Valherus qui avaient les affronter.

On raconte encore qu’après la chute des Valherus, elle erra encore quelques années sur le Rhaeg, pour veiller sur son fils, qui devait être l’un des derniers enfants Valherus dans ce monde après la chute des siens. Les Dieux avaient été implacables. Puis quand elle fut assurée sur son sort, son esprit disparut. Bien des voyageurs racontent encore croisé son esprit dans la Lande d’Eru, là où d’autres esprits rôdent. Ou encore, qu’une âme vêtue de blancheur et de lumière passerait dans la Sylve ou toute autre forêt du Rhaeg pour apporter un peu de soin et de force à la Nature, comme elle le faisait dans son enfance… Âme peinée d’avoir vu les siens se faire dévorer par leur violence, Âme endeuillée de la perte de sa liée… âme en pleurs ne souhaitant pas encore trouvé le repos, tant que le monde ne connaîtrait pas la paix….
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 13:28

Posté par Ulfgar Haraldson



Nom : Déimos-Thymos
Habitat : Màr Tàralöm
Âme Soeur : Phobos, Bronze,
Armoiries : Un écu de sable parti de gueules à l'abime d'un gantelet d'argent
Descendance : Légitime: Maison de Thyl'dan. Illégitime: Ulfgar Haraldson.

Dépeint tel un colosse longiligne mais aux muscles épais, Déimos-Thymos possédait un visage rectangulaire aux pommettes saillantes tombant sur des joues creuses dont le bas était couvert d'une barbe d'encre épaisse et bouclée qui était taillée soigneusement au niveau de la pomme d'adam. Ses arcades sourcilières sortaient légèrement de son front plat et haut dont les sourcils longs et fins lui donnaient un air à la fois noble et courroucé. Son regard noir était troublant de par son oeil gauche mort et opaque et leur air supérieur, où l'on pouvait lire son côté prédateur, était connu pour déstabiliser à peu près n'importe qui.

Ses cheveux de jais bien fournis mais assez courts étaient ramenés vers l'arrière dévoilant ses oreilles dont la gauche était couverte d'anneaux ,épais mais serrés, en or. Son nez assez long mais à l'arrête droite était fin et ses narines remontées comme si il humait une quelconque odeur désagréable.

Plus grand que la normale, sa carrure était rendue encore plus impressionnante de par ses épaules larges et ses hanches fines qui donnaient un contraste assez saisissant. Sa peau en elle même semblait faite de cuir et retenait des muscles puissants qu'il appréciait exhiber en ne portant qu'une jupe de cuir brun associée à un balteus de plaques d'or.

Déimos-Thymos était décrit comme un homme puissant qui faisait les yeux doux à une certaine débauche dans son cercle privé. En effet celui-ci abusait très souvent d'alcool et de ses servantes pour son propre plaisir et ne supportait aucun refus lors de ses orgies. En dehors de cela, son perfectionnisme maladif et sa froideur envers toute personne extérieure à son cercle restreint était jugé comme une attitude condescendante et calculatrice.

Mais la plus grosse ombre sur le tableau était ses crises de rage qui le poussaient à user d'une violence extrême envers presque tout le monde, c'est ainsi qu'il perdit plusieurs de ses enfants en les tuants sauvagement avant qu'ils ne puissent se lier pour ensuite retrouver son état normal et de s'isoler en jeûnant comme pour expier ses fautes,

Né 400 ans avant le bannissement des Valherus dans les limbes et mort plus ou moins 140 ans avant celui-ci, Déimos-Thymos s'éleva rapidement parmi ses pairs sans pour autant se mêler à la vie intérieure du Kaerl Ardent. Réputé comme un hôte d'exception beaucoup tentèrent de rejoindre son cercle privé pour assister à ses orgies qui avaient acquises un grand renom au fil du temps.

Comme la majeure partie de ses pairs, Déimos-Thymos était un hédoniste né, mais sa froideur envers toute personne extérieure rebutait la majorité de ses pairs jusqu'à ce que les gens entendent parler des soirées qu'il organisait...
Il ne lésinait sur rien, son sens de l'organisation tenait de celui d'un grand général pour la guerre, hors mis que son champ de bataille était les sens. L'encens embaumait l'air et vous rendait ivre dés l'instant où vous entriez dans ses appartements. Les murs décorés de façon ostentatoire étaient couverts de tapisseries aux couleurs hypnotiques tout en donnant l'impression d'un cocon soyeux et chaud dans lequel ses invités et lui même se prélassaient. L'alcool coulait à flots, endormant la morale déjà peut présente parmi ces êtres, pour ne laisser agir que leurs instincts. La nourriture était transcendante selon les invités et les moults aphrodisiaques utilisés dans les sauces et boissons se sublimaient les uns et les autres pour ensuite atteindre leur paroxysme dans le milieu de la nuit, ne laissant place qu'aux désirs exacerbés et au plaisir des sens.

Il existe de nombreuses traces écrites de ces orgies, bien que ce ne soient plus que des feuillets vieillissants et bien souvent illisibles, certains d'entre eux relatent une extase que même le plus libertin des hommes d'aujourd'hui ne pourrait imaginer.

Citation :
''C'est alors qu'il entra dans la grande salle, son visage habituellement si froid et dédaigneux à la fois n'exprimait plus alors qu'une étourdissante joie animale. Nous levâmes nos coupes en son honneur tandis qu'il s'avança dans la pièce en riant. Ses bras musculeux s'ouvrirent alors que ses pieds foulèrent les moults étoffes de soie colorées étendues sur les dalles de marbre, les lumières tamisées donnaient une teinte mordorée à sa peau.

Le maître des lieux était présent parmi nous et ce fut comme si nous fûmes en présence d'une déité, l'une de ses esclaves vint ôter son mantelet de soie pourpre aux motifs faits de fil d'or pendant qu'il saisit un gobelet serti de pierres précieuses qui lui était offert par une de ses servantes, Un certain silence s'imposa parmi l'assemblée, il ne resta alors que la musique jouée par ses troubadours qui n'avaient pas le droit de s'arrêter sous peine de mort, bien souvent l'un d'eux tombait au sol occis par l'épuisement, il était aussitôt remplacé par un autre, le tout se faisait avec une telle harmonie que peu d'entre nous se rendaient compte du décès, seul le cadavre qui était traîné hors de la pièce pour rejoindre les cuisines nous faisait part de la mort d'un des joueurs.

C'est alors qu'il porta le gobelet à ses lèvres charnues et bien dessinées pour en boire le nectar que la fête reprit avec plus de délice, plus personne ne se souciait de rien ; plus aucune chose n'existait en dehors d'un plaisir omniprésent. Nous le vîmes embrasser sa propre soeur et rire à gorge déployée alors qu'il était couché sur un tas de coussins duveteux et que son corps était massé avec de l'huile par ses esclaves.

La nuit ne faisait que commencer...
J'espère qu'il acceptera ta présence lors de la prochaine fête. Si tel n'est pas le cas; ne viens surtout pas, je souffrirais de voir ta peau en descente de lit et tes os en candélabre.

Telron-Selvyn, ''
Mais Déimos-Thymos avait un côté noir qui avait fait surface depuis le jour où il s'était lié et s'aggravait au fil des années; Il était sujet à des crises de rage d'une rare violence, Délaissant tout ce qui faisait de lui cet être d'une présence royale, il pouvait s'emporter n'importe quand et se transformer en véritable monstre. Plusieurs de ses esclaves ainsi que ses nombreux enfants en firent la douloureuse expérience. Il pouvait utiliser presque n'importe quoi, passant de ses simples poings jusqu'à son épée pour tuer sauvagement ce sur quoi son regard s'était arrêté lorsque la rage l'a emporté.

Mais ce n'était pas un simple meurtre, non, même là il y avait cette noirceur peut commune; ce qu'il voulait tuer mourait mais lentement et dans une douleur atroce tandis que son visage transfiguré en un masque bestial montrait toute cette animosité tandis que ses yeux respiraient un plaisir sadique.

En plus de tout ceci, Déimos-Thymos possédait encore une corde à son arc; il étudiait la magie noire en y mettant toute son âme. Perfectionniste jusqu'au bout des ongles il ne cessa jamais d'outrepasser ses limites. Beaucoup de gens ont eu l'impression que d'un regard il pouvait glacer leur sang ou décupler leurs sentiments, ses études portaient sur une magie non pas destructrice par la forme mais son effet pouvait l'être si il le désirait. Il ne pouvait, bien entendu, pas provoquer ce qui n'était pas présent chez quelqu'un mais qui n'aurait pas éprouvé une certaine crainte devant ce colosse aux regard noir comme les abîmes ? Qui n'aurait pas éprouvé une admiration devant ce maître de cérémonie qu'il était lors de ses fêtes ? Il jouait sur ces faits et il avait fait tomber bien des hommes dans la plus noire des terreur ou fait se jeter à ses pieds des femmes qui semblaient inaccessibles.

Son âme soeur était tout aussi discret que Déimos-Thymos rayonnait d'une présence puissante. Toujours caché dans l'ombre il veillait à ce que rien ne lui arrive et pouvait passer totalement inaperçu sous sa forme mortelle. Ses pas silencieux et son physique svelte pouvait se fondre dans un groupe sans que personne n'en prenne conscience. Du moins tant que l'on ne voyait pas son visage; des lignes douces et presque féminines sur une peau hâlée, si il n'avait pas eu une fine barbe en collier d'un noir rappelant un ciel nocturne, l'on aurait pu le prendre pour une femme mais ses yeux trahissaient qui il était vraiment; de la couleur du bronze ses iris semblaient plus métalliques que charnelles et exprimaient une animosité et une suspicion qui aurait pu faire reculer le plus coriace des hommes.

Ses cheveux cuivrés étaient noués en une queue haute tombant jusqu'à ses reins et avaient l'air mû d'une vie propre. Il se glissait parmi les ombres mais était toujours présent, certaines rumeurs parlaient d'un lien étroit entre Déimos-Thymos et Phobos, si puissant même que les crises du Valheru n'étaient que l'expression de Phobos à travers son lié. Cependant personne n'avait tenté de vérifier la véracité de ces propos et un mystère plane toujours: Déimos-THymos était-il le pantin d'un dragon à l'âme plus sombre encore que le néant ou se laissait-il simplement posséder par celui-ci pour son plus grand plaisir ?

Étonnamment ce qui mît fin à sa vie ne fut pas la lame d'un rival mais la sienne, au bout de plus de deux siècles d'existence Phobos fût assassiné par un dragon rival car il était en voie de s'unir à une reine, la mort de son âme soeur plongea Déimos-Thymos dans une folie qui dura deux ans, une lente descente aux enfers pour ce baron des plaisirs, Durant cette période il fût décri par le peu de personnes qui avaient le droit de l'entrapercevoir comme quelqu'un d'irascible et de solitaire, il ne prenait plus soin de rien, ni de lui ni de ses biens et sombra lentement mais surement dans des travers plus sombres les uns que les autres.

Il s'auto mutilait presque constamment et recueillait son sang dans un bol pour s'en asperger, son corps était parcouru de spasmes musculaires et sa voix autrefois profonde et prédatrice était devenue éraillée et triste. Ce n'est qu'au bout de ces deux ans qu'il mît fin à ses jours en s'ouvrant la cage thoracique de son épée pour mourir sans un bruit.
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 13:28

Posté par Daala

«L'ensorceleuse»
Nom : Luo-Zerda
Habitat : Mar Menel dont elle fut exclue vers la fin de sa vie
Âme Soeur : Sehana la Bleue
Armoiries : Un fennec blanc sur un fond rouge
Descendance : Toute une famille d'ondins : les Lipshea.

Surnommée Luo-Zerda l'ensorceleuse, elle est une séductrice de renom. Son unique but dans la vie paraît être séduire de beaux hommes, profiter un moment de leur demeure, puis disparaître un matin sans prévenir. Sa technique de drague n'est pas subtile du tout, elle se sert simplement de son corps qui parle pour elle. Elle est très belle, mais d'une beauté sulfureuse un peu vulgaire quelque part. Elle a des formes voluptueuses, taille fine, poitrine opulente, longues jambes, cou gracieux. Elle est grande et se tient d'un air hautain, certaine de ses charmes. Elle prend particulièrement soin de sa chevelure rousse, très longue et épaisse.
Ses cheveux sont grâce à ses soins très soyeux et cascadent sur ses épaules et dans son dos en grandes boucles élégantes. Elle a les yeux d'une teinte violette particulière, très claire, ourlés de longs cils qu'elle teint d'un noir profond. Cela lui donne un regard pénétrant qui ferait fondre n'importe quel coeur endurci.
Elle a très mauvais caractère, se défoule sur sa liée. Elle s'énerve vite, est impatiente. Elle aime la richesse et les bijoux, elle est superficielle. Mais elle cache son véritable caractère à tout le monde, et se fait passer pour une femme douce et polie. Elle minaude, a des attitudes mignonnes et aimables, fait la précieuse fragile qui papillonne des cils. C'est pour cela que son Kaerl est le Mar Menel même si celui qui lui serait adapté serait le Mar Taralom. Personne ne connaît son véritable caractère sauf sa Liée bien entendu.

Sehana est une dragonne bleue de taille moyenne sans rien d'exceptionnel. A vrai dire elle est très effacée et se fait toujours réprimander sévèrement par Luo-Zerda. Leur empreinte a failli échouer et ne s'est pas bien passée, et depuis on pourrait presque dire que Luo-Zerda déteste sa liée, ce qui paraît inconcevable. En fait c'est parce qu'au fond, elle-même ne s'aime pas vraiment et elle en souffre, elle essaye donc de se persuader du contraire en séduisant tout ce qui bouge. Sehana en est malheureuse et aimerait que Luo-Zerda vive sans complexe avec son véritable caractère mais elle est bien trop faible et effacée pour s'imposer. Alors elle suit et subit, et ne fait rien pour améliorer les choses.

Vie : Luo-Zerda est née dans une famille riche et a toujours été gâtée par sa mère. Son père, lui, la méprisait car il était très misogyne. La différence entre ses deux parents peut expliquer son caractère un peu double.

En tant que Valherue on ne peut pas dire cependant qu'elle ait marqué l'histoire, elle a vécu à l'apogée de leur règne, et n'a connu ni le début ni la fin. Elle a participé à quelques batailles, mais elle n'était pas douée au combat. Il faut dire que lorsqu'elle était aspirante elle était plus occupée à séduire son maître qu'à apprendre quoi que ce soit. Elle a vécu une période où tout lui réussissait, elle avait tous les hommes qu'elle voulait. Et puis, ce qui devait arriver arriva, elle tomba amoureuse. C'était un bel ondin appelé Vence, qu'elle avait rencontré par hasard hors du kaerl céleste. Il n'était pas lié puisqu'il n'était pas Valheru. Il était très gentil, et surtout très beau, il avait beaucoup de succès et en profitait bien. On pourrait dire qu'il était comme Luo-Zerda, le mauvais caractère en moins. Lui ne mentait pas ni ne s'énervait jamais. Ils vécurent une passion passagère, elle voulant s'accrocher mais lui la délaissant pour une autre comme il faisait d'habitude. Elle ne put le supporter, c'était le premier qui la quittait. De plus, elle apprit qu'elle était enceinte de lui. Alors un soir elle surprit Vence au lit avec une inconnue et les tua tout les deux. Lorsque l'affaire fut découverte elle fut immédiatement bannie du Mar Menel, à la grande stupéfaction de tous ceux qui avaient cru à sa fausse personnalité. Elle termina sa vie seule avec sa fille qu'elle éleva comme elle put.
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 13:29

Posté Alyin



« Charnière des temps »


Nom : Khan-Eÿladiss
Habitat : Màr Luimë
Âme Soeur : le Brun Rlyevak ("Equinoxe")
Armoiries : Un arbre nu aux branches enneigées
Descendance : S'il s'était trouvé âme pour égrainer les ans, l'on le connaîtrait tel l'ancêtre d'Alyin.

Lorsque vint l'heure de vérité, ou tout du moins celle de distribuer les vertus, Khan-Eÿladiss ne se trouva pas en reste. Il avait hérité la grâce de sa mère et la détermination volontaire de son père, et l'on se plut à voir prouesse dans chacun de ses exploits d'enfant. Hélas, les années filèrent et le jeune Valheru déchanta vite. Dans un monde de perfection vénérée, il s'avérait d'une banalité crasse. Son élégance raffinée lui valait la fierté de sa parentèle, mais il dut bien vite s'avouer qu'il ne ferait jamais d'ombre à quiconque. Non pas qu'il fut médiocre en ce qu'il entreprit, mais il ne goûtait que peu aux grands airs de ses pairs, et souffrait d'un déplorable manque d'ambition.

Les luttes de pouvoir l'ennuyaient, il vit ses frères se monter les uns contre les autres et s'entredéchirer. Il opposa son criant mépris chaque fosi qu'on lui demandait de prendre position, et creusait le fossé qui le séparait chaque jour davantage de ses pairs. Les choses se gâtèrent lorsqu'il se lia, acceptant pour lié le rejeton d'une simple Bleue. Pour les siens, il devint un paria, il fut renié par ceux-là même qui l'avaient élevé pour ne garder comme unique compagnie que celle de son dragon, le Brun Rlyevak.

Tantôt taciturne, tantôt rêveur, Khan-Eÿladiss se prenait de poésie, de mythes et de songerie, abandonnant la folie de son temps pour l'ivresse des livres. Dans l'enceinte bienheureuse des murs de la Flèche, il faisait parfois d'agréables rencontres qui tranchaient avec la morosité du quotidien au dehors, si étincelant de perfection, si investi d'orgueil qu'il en devenait étouffant et létal. L'on riait volontiers à ses histoires et parfois, les yeux brillants, quelque auditeur lui avouait que, tandis qu'il narrait tel ou tel conte, ils avaient cru voir s'animer les protagonistes. Le Valheru se contentait de hausser les épaules et de conseiller sa dernière lecture en date. Par l'une de ces occasions, il s'éprit de Solem-Gaereÿ mais n'osa jamais lui avouer ses sentiments, intimidés par les nombreux prétendants qui harcelaient la jeune femme de leurs prétentions.

Les années passant, il ne fit rien pour remédier à son état, répondant par l'ignorance à l'oubli dans lequel on l'avait jeté. Il eut bien quelques aventures sans lendemain, mais il ne devait jamais connaître les quelques enfants qui en découlèrent. Il pressentit la chute de son peuple, et n'eut pour seul réflexe que de se barricader dans une des salles archives de la Flèche, l'immense tour étant devenue depuis longtemps son unique foyer. Nul ne sait vraiment ce qui l'emporta, l'on raconte que las de l'existence, il se laissa mourir, ou qu'il prit la folie d'explorer l'interstice pour l'éternité. Sa disparition eut néanmoins lieu peu après la mort tragique de Solem-Gaereÿ, dont il disait parfois qu'elle était la seule ancre à son existence.
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 13:29

Posté par Añamëlìa Dyüfel

« L’Ombre cruelle»


Nom :
Tarì -Celebrindal

Habitat : Màr Tàralöm

Âme Soeur : Sekhti « Fureur des Dieux», Verte

Armoiries : Ombre aux yeux bleus étincelants sur fond bleu marine

Descendance : Añamëlìa Dyüfel


On ne sait finalement que peu de choses sur Tarì -Celebrindal. Tout porte à croire qu’elle sombra dans l’oubli et fut la honte de ses descendants.

Comme tous les Valherus, Tarì -Celebrindal était d’un orgueil démesuré, fière représentante de sa race dans toute sa splendeur, véritable séductrice née. Déjà jolie enfant, sa beauté ne cessait de grandir au fil des ans ; cela lui valut un caractère des plus capricieux, jouant dès son plus âge son rôle à la perfection. On ne pouvait rien lui refuser, et elle en abusait avec une jouissance démesurée.

Elle se découvrit un pouvoir sur les hommes et adorait être entourée et courtisée.

Orgueilleuse, intolérante, coléreuse et cruelle, elle ne s’épanouissait que dans le malheur des autres ; jalouse, elle adorait par-dessus tout torturer les jeunes gens dans des occasions prévues à cet effet parmi des cercles très particuliers de privilégiés; ses aventures sans lendemain étaient nombreuses, mais Tarì -Celebrindal savait se faire suffisamment discrète et réduire ses amants au silence. Elle excellait dans l’art de la manipulation. N’intervenant que peu dans la politique de son Kaerl, elle était pourtant issue d’une famille influente qui comptait quelques adeptes, et savait se faire écouter de certains.

Une vieille gravure montrait une femme à la chevelure d’ébène, avec un visage d’ange et un corps de déesse. Ses grands yeux bleus cristallins, si caractéristiques à sa famille, semblaient briller dans le noir. On sait aussi qu’elle fût une grande partisante de la déesse Eurylia, faisant même partie de la Confrérie vénérant le culte de la Déesse de la Lune Rousse.

Il est annoté qu’elle eut une relation avec un esclave Ondin, et se retrouva enceinte. Mais elle abandonna le rejeton pour retourner à ses frasques orgiaques et l’enfant ne fût pas reconnu.

Lors de la révolte des esclaves, elle se montra particulièrement sanglante et raffinée, ne partit point à leur recherche mais s’amusa à massacrer pour son plus grand bonheur les esclaves qui étaient restés aux Kaerls. Ceux-là payèrent pour les fugitifs qui avaient osé défier les Valherus.

Mais dans le combat des Dieux, elle refusa de participer à l’offensive, jugea l’autorité des Dieux nécessaire pour un ordre équilibré, et surtout car Eurylia était la déesse qui avait régi sa vie. Elle était trop intelligente pour ne pas juger l’attaque suicidaire, mais ne le fut pas assez pour se tenir à l’écart et ne pas étaler le fond de ses pensées à tout vat.

Sekhti sa Dragonne liée récemment et n’ayant que peu d’estime pour Tarì -Celebrindal, n’était pas de cet avis et aspirait à combattre. La Dragonne verte était de nature violente et combative et n’a jamais accepté le lien avec ces Valherus qu’elle estimait être une servitude ; Toutes deux n’y trouvèrent pas leur compte, mais elles s’entendirent tout de même sur un consentement mutuel en s’accordant la liberté et l’indépendance auxquelles chacun aspirait.

Tarì -Celebrindal lui permit de faire ce que bon lui semblait et faisait extrêmement confiance à sa Liée, car elle lui connaissait une loyauté sans faille malgré son caractère exécrable. Sekhti partit donc, seule et rebelle combattre les Dieux, laissant Tarì -Celebrindal seule au Màr.

Les femmes trompées ou torturées, hommes humiliés, les amants rejetés et les esclaves maltraités, tous trouvèrent là l’occasion parfaite et profitèrent de la confusion générale pour se débarrasser d’elle. Pourtant, jamais personne ne sut si le geste fatal avait été accompli où si la Dragonne périt dans la bataille, entrainant avec elle la Vahleru dans sa chute.
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 13:30

Posté par Heryn

Deux Valherus importants à l'époque des Guerres du Chaos (et de la Chute des Valherus) :



« Seigneur Eclatant »

Nom : Zoheir-Kelig
Habitat : Seigneur du Màr Tàralöm, officiellement jusqu'à sa mort.
Âme Soeur : Aghilas (la "Panthère"), Bronze
Armoiries : Deux dagues croisées sur une rose sanglante, sur fond noir.
Descendance : Nombreux enfants, légitimes ou non, dont certains incestueux avec sa demi soeur, de quelques années sa cadette, la Dame Incarnate Adara-Tehei ...


Vénérant Haskèl d'une manière quasi fanatique, il ne sut tolérer qu'il existe plus puissant que lui dans l'art du combat, et fut l'un des premiers, sur l'instigation sournoise de son amante, à partir en guerre. (A compléter.)



« Feu Couronné »

Nom : Adara-Tehei
Habitat : Màr Tàralöm, jusqu'à sa mort.
Âme Soeur : Ahuura ("Robe rouge royale du coucher de soleil"), Incarnate
Armoiries : Inconnues. Elle employa assez souvent celles de son frère.
Descendance : Assez méconnue.


Demi-soeur voluptueuse du Seigneur du Màr Tàralöm, elle passa une enfance isolée et soumise, dans un univers masculin prédominant, rongeant intérieurement son frein tout en attendant l'opportunité de déployer ses ailes. Jugeant que cela n'avait que trop duré, elle tua le Seigneur en place, leur propre père, pour y mettre Zoheir-Kelig à la place, afin de le rendre suffisamment puissant pour que nul ne puisse parvenir à le battre. Elle fit de son ainé, son amant et sa marionnette, lui offrant son corps en échange de ses services, puis de son obéissance. Il devint rapidement incapable de lui résister, faisant fouetter quiconque osait manquer de respect envers elle. Arborant un air ingénu bien trompeur, c'était en réalité une femme rusée, cruelle et prête à tout pour obtenir le pouvoir. Elle ne se laissa rendre enceinte que lorsqu'elle pensa que cela puisse servir ses intérêts. Elle éprouva durant toute sa vie une jalousie dévorante envers les autres Dames Dragons de Tol Orëa, se montrant sans pitié avec sa propre Liée qu'elle estimait d'une "envergure" bien trop en deçà des autres Reines. (A compléter)
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 13:31

Posté par Dinjelaï Al'Ysiria


« Eclat Valeureux »

Nom : Külm-Naastê
Habitat : Habitant du Màr Menel de la première heure
Âme Soeur : Kte’th, Bronze
Armoiries : Un cœur scintillant dans lequel brûle une flamme.
Descendance : Dinjelaï Al’Ysiria



« Sourire d’été »

Nom : Nimistë-Ysir
Habitat : Màr Menel
Âme sœur : Sylphish, Blanche
Armoiries : Un chêne aux branches hautes et aux racines mêlées à un nuage
Descendance : Dinjelaï Al’Ysiria


Les deux amants que rien ne sépara jamais. Ainsi sont-ils nommés dans les Archives poussiéreuses que l'on peut peut-être retrouver au Màr Menel. L'Amour fidèle fut incarné par ces deux Valherus, qui avaient déjà uni leurs avenirs pendant leur enfance. Tout naturellement, ils grandirent ensemble, fondèrent une famille sans histoire de cinq enfants et se soumirent à genou à la fureur des Dieux. Conscients d'être victimes des abus de leurs pairs, ils acceptèrent la punition qui leur permis de rester enlacés dans la mort. Ils étaient sans doute eux-aussi directement visés par la colère de Flarmya car, aveuglés par leur propre bonheur et malgré leurs nombreux penchants raisonnables, ils ne tentèrent jamais de réfréner la folie de leurs semblables. Leur orgueil leur dictait qu'ils étaient irréprochables et bien au dessus des bas asservissements de leurs frères.
La blonde et douce Nimistë-Ysir occupa longtemps le poste de guérisseuse, seule activité qui lui permettait de ronger son frein quand son valeureux amour prenait les armes aux côtés des autres membres de l'aile de combat du Màr Menel. Külm-Naastê, lorsque la fougue de la jeunesse le quitta, s'établit à un poste plus reposant, celui de troisième Intendant du Màr.

Juste avant la naissance de leur premier enfant, Külm-Naastê et Nimistë-Ysir se firent peindre par un artiste de passage. L'oeuvre les montrait à l'apogée sans doute de leur jeunesse et de leur bonheur, ils apparaissent beaux comme le jour, mains jointes, le regard tourné vers l'être aimé, figurant par leur posture la ronde d'amour inlassable et égoïste.
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 13:32

Posté par Persée Garaldhorf


" Le Roi de fer "
Nom : Dye-Weren dit le Garald (littéralement le Roi de fer)
Habitat : Màr Agarwaen (officiellement) mais la plupart du temps toujours à courir de part le monde et plus particulièrement à Ys.
Lié : Katchaïs (" l'Orgueilleuse "), Impératrice Noire
Armoiries : Triton (mi-serpent mi-poisson) bleu cerné d'argent. Fond noir.
Descendance : La famille Garaldhorf (littéralement les Enfants du Roi de fer), y compris sa branche secondaire des Elorhan, comportant à ce jour cinq représentants, ultimes héritiers de la lignée elfique et aristocratique : Eléderkan Garaldhorf (Ardent), Métherkan Garaldhorf (Paria Englouti), Persée Garaldhorf (Céleste), Nathaniel Illyan (Céleste) et Elriwien Vodien (Céleste).

Dye-Weren fut un Valheru non conformiste, réputé pour son extravagance, ses goûts exotiques et sa franche ironie acérée. Ni magicien ni guerrier, ou un peu des deux, il demeurait un explorateur curieux, repoussant sans cesse les limites du monde connu. C’était un aventurier dans l’âme et, bien qu’il fut né et se soit lié au Màr Dìnen, il ne vivait que pour lui-même, indifférent des luttes de pouvoir de ses pairs, se riant de leur bêtise de vouloir pérenniser une société composée d’individus fondamentalement prédateurs envers leurs semblables. Dye-Weren aimait sa liberté plus chèrement que sa vie. Il pouvait s’apparenter à un érudit, sans toutefois négliger les armes. Ses connaissances, fruits de ses nombreux voyages, étaient aussi vastes qu’une bibliothèque mais quiconque venait lui demander conseil se voyait répondre par la lame d’un sourire amusé. Avare en paroles inutiles comme en faveurs, le Valheru surnommé le Roi de fer n’était ni particulièrement aimé ou détesté par son peuple. Il faisait parti de ces phénomènes inexpliqués, ces êtres quoique parfaits en apparence mais difformes en eux. Son attrait pour les arts, le savoir et son incommensurable goût pour l’indépendance, son mépris pour les sempiternelles querelles intestines qui fondent la vie des Valherus, rendaient méfiants les autres à son égard. On disait qu'il coupait la langue aux menteurs et aux voleurs et qu'il n'hésitait pas à arracher le coeur de ses ennemis après la bataille mais il se battait toujours avec honneur. Fin observateur, retors d'esprit, il préférait rester neutre dans les conflits mais ne se privait pas pour attiser de piques acérées l'orgueil de ses pairs. Il s'exprimait avec emphase et lyrisme, usant du Verbe comme d'un art raffiné et les rumeurs couraient qu'il avait des affinités avec de drôles de créatures qui lui rapportaient des spiritueux, de l'opium, des curiosités ou des objets rares. Il accordait rarement sa confiance à ses pairs et se tenait la plupart du temps loin d'eux, vivant en solitaire en parcourant le Rhaëg. La seule forme de magie qu'il apprécia eut tendance à se rebelle et son audace lui joua de mauvais tours, si bien qu'il se montrât à l'avenir plus prudent avec cet art-ci.

Dye-Weren était beau, indéniablement beau quoique insolite. Sa physionomie se rapprochait de celle d'un androgyne et on murmurait en se moquant qu'être lié à une femelle n'était pas qu'une question d'apparence. Certains colportaient la rumeur qu'il aimait les hommes, d'autres les deux sexes et d'autres encore même les animaux ! En vérité, Dye-Weren ne se croyait pas capable d'aimer qui que ce soit, y compris un animal domestique, étant donné sa nature changeante de Valheru, étant assez lucide pour savoir qu'il restait de par son appartenance à cette race puissante, un prédateur égoïste. Et si les on-dits étaient de ce gabarit là, c'était parce qu'il entretenait des relations provocatrices et assez sensuelles avec quelques Valherus ou Esclaves, qu'il comptait parmi ses amis mais tout ceci n’était qu'un jeu sans conséquences. Ses grands yeux verts mêlés de gris, d'une intensité grave, s'étiraient vers les tempes comme ceux d'un félin, d'un prédateur. Sa peau pâle, presque d’albâtre, soulignait des traits fins et anguleux, des membres longs et déliés ainsi qu'une musculature discrète et élégante. Sa beauté résidait dans son visage presque angélique, son charisme exotique et sa voix suave. Il avait un maintient noble et une démarche souple et fluide. Sa haute stature renforçait sa minceur mais il ne fallait en aucun le sous-estimer sous peine de subir une cuisante désillusion. De sa longue chevelure de jais dépassaient des oreilles effilées et sans lobes, qui s'orientaient en fonction des sons. Hasard de la nature, destinée qui s'annonçait pour ses descendants ? Parmi les Valherus les plus étranges qui aient existés, il fut l'un des plus controversé. Se vêtant souvent richement et avec ostentation, il aimait ajouter à sa tenue des fanfreluches récupérées on ne savait où : perles, coquillages, plumes, joyaux de toutes sortes. Il appréciait les chuchotements scandalisés sur son passage et se targuait, avec l'orgueil qui sied à sa race, d'être son propre maître. Ce fut un bon combattant, expert en escrime, taillé pour la rapidité et la dextérité, bien qu'il fit usage de cet art guerrier qu'en cas de dernier recours ou pour une danse.

Entre les pages de l'Histoire...
Celui que l'on surnomma le Garald naquit au Màr Agarwaen, d'une union consanguine entre un frère et une soeur, les jumeaux Dhéïde-Bel (" le Valeureux ") et Syr-Enyla (" la Sirène "). Il passa une enfance relativement tranquille, étudiant au Kaerl tout ce qui pouvait tomber sous sa main, se mêlant rarement aux autres enfants Valherus, préférant vivre en solitaire et s'entourer de lézards de feu. Il se lia très jeune, à seulement cinq ans, à une boule d'écailles noires comme le mantel de la nuit et couronnée d'épines argentées comme les étoiles, une future Impératrice Noire du nom de Katchaïs dite l'Orgueilleuse. La dragonnelle et le jeune garçon devinrent très proche au fil du temps, ils étaient inséparables et leur relation fusionnelle inquiéta au début les parents qui croyaient voir là les prémices d'un amour contre nature, déjà choqués de voir leur fils lié à une femelle. Trop traditionalistes, les jumeaux finirent par se rendre à l'évidence : nul ne pouvait défaire ce que Flarmya avait créé. Dye-Weren quitta la première fois la verte Plaine de Daranis et sa glorieuse cité le jour de ses dix ans, quand il fut jugé prêt et que Katchaïs fut assez grande pour le porter plus loin que d'ordinaire et sa maîtrise de l'Interstice plus développée. Depuis ce fameux jour, le coupe passa le plus clair de son temps en dehors du Kaerl natal et il revenait à chaque fois plus libertin et plus mûr de ses voyages. Il aimait laisser planer le mystère sur les aventures qu'il vivait avec sa majestueuse dragonne d'ébène atteignant aisément la taille d'une Reine et ses retours suscitaient curiosité, envie et mépris pour son mode de vie.

Au début, il ramenait de ses voyages des cadeaux à ses parents, des reliques étranges aux régnants et des étoffes précieuses à vendre. Puis, petit à petit, il s'absenta plus souvent et plus longtemps. Et on finit par oublier qu'il était partis mais chacun de ses retours provoquaient des remous d'intérêt en ville ou même sur île car on racontait qu'il était aller visiter les trois autres Màrs et connaissait désormais Tol Orëa comme sa poche ! Dye-Weren avait bel et bien pénétré dans les autres Kaerls et s'y était fait quelques ennemis comme quelques connaissances intéressantes. Il rencontra un jour au Màr Tàralöm ce puissant guerrier Déimos-Thymos qu'il rencontra autour d'une table où l'alcool coulait à flot. Dye-Weren gagna au jeu face à lui et s'en moqua avec son arrogance amusée et désabusée coutumière, ce qui fit penser au Valheru qu'il avait triché. Notre ami dut son salut à sa Liée qui attrapa de justesse son Âme Sœur entre ses serres pour le tirer de ce guêpier. Au Màr Luimë, il fit brièvement la connaissance d'un couple insolite, du Seigneur du lieu et de son amant aveugle, tous deux charmants mais trop froids à son goût. Au Màr Menel, qu'il le fascina grandement, il y observa le couple le plus célèbre de sa génération, les deux amants que rien ne sépara jamais. Il rencontra brièvement également un Valheru solitaire, de nom paradoxal et aux regard triste, il entendit son histoire tragique mais ne put retenir que son nom : Villám-Árnyék. Cependant, rien ne le retenait dans ces Kaerls inconnus, mêlés de Valherus étrangers. Rien n'avait plus de beauté à ses yeux que le vaste monde, sa liberté et sa Liée. Il survola Orën et ses grandes plaines, chassa les lions de Ssyl-Shar, commerça avec les négociants voilés de l'Isthme des Brumes, combattit dans les arènes les guerriers du Vaendark, vola des monceaux d'or aux prêtres de Qahra et rapporta au Màr la tête tranchée d'une hydre d'Undòmë. On raconte qu'il aurait rencontré le Valheru Morë-Enda dans le désert, sur le trône d'une cité ressemblant à un Kaerl mais non magique. Ils eurent de longs entretiens, le séjour de Dye-Weren se prolongea et certains disent qu'ils devinrent amis ou ce qui y ressemblent. Mais ne tenant pas en place et fier d'un nouveau savoir, il partit à nouveau. Ses errances le conduisirent enfin dans l'Archipel d'Ys. Il y trouva presque par hasard les Iles Perdues, petit archipel tropical à l'écart et décida de s'y arrêter pour un temps. Il y découvrit de sus et coutumes étranges, dans ces îles peuplées de toutes les races inférieures. Les Iles Perdues étaient un hameau libre, constituées de villes fortifiées, de ports de pêche et tournant autour de croyances étranges qui fascinèrent le couple draconique. Katchaïs fut vénérée comme une déesse protectrice et Dye-Weren devint le nouveau seigneur de l'archipel. Ils passèrent ici plusieurs années, même siècles et fondèrent Nar'Lid, capitale du royaume des Iles Perdues. Le Roi de fer y régna en dirigeant juste et excentrique, méfiant envers l'extérieur et bien décidé à protéger son royaume et son nouveau peuple des autres Valherus assoiffés de pouvoir.

C'est parmi son nouveau peuple qu'il rencontra Arjuna (" Princesse des Eaux " dans sa langue païenne), une Elfe d'une beauté délicate et fine d'esprit. Katchaïs, en souveraine rusée mais impulsive, fut d'abord jalouse de l'intérêt que portait son Lié envers elle puis se laissa finalement attendrir et la prit en profonde affection. Dye-Weren fit d'Arjuna sa concubine et son apprentie, lui apprenant l'escrime et la magie mineure, pour le plus bonheur de la jolie Elfe. Arjuna était une femme douce et fidèle, d'esprit avisé et, quoique malicieuse, nageait en plein bonheur aux côtés du Valheru qui ne la traitait nullement en Esclave. Le temps fila et Arjuna donna naissance à un fils, un bâtard mi-Valheru mi-Elfe que son père nomma Perséùs, son avenir, sa chair et son sang. Le petit prince fut élevé en sûreté à Nar'Lid par sa mère et la dragonne rutilante, qui avait senti s'éveiller en elle un instinct maternel. Mais Arjuna tomba malade et malgré tous les efforts de son époux pour la préserver du mal qui la rongeait, elle dépérissait. Dye-Weren prit alors la décision d'aller visiter le Vieux de la Mer, qui vivait dans une petite île rocheuse battue par les vents, aux confins des Iles Perdues, sur celle que l'on appelait l'Ile du Crâne. On disait de cette créature étrange, apparentée à une puissance de la nature, une divinité mineure et archaïque, qu'elle savait tout, voyait le passé et le futur dans les yeux de ceux qui passaient la voir. Mais elle ne répondait qu'à trois de leurs questions. Le Valheru désespérée chercha de l'aide auprès du vieil ermite divin mais s'emporta et, face à sa folle témérité et son impétuosité, le Vieux de la Mer l'envoya promener en lui prédisant une chute prochaine des siens et sa mort, à lui, en solitaire. Dye-Weren rentra à Nar'Lid et ne put que contempler, impuissant, la lente agonie de son aimée. Perséùs était trop jeune, âgé d'à peine dix ans, pour comprendre ce qu'il se passait. Et Arjuna mourut dans les bras de son unique amour, en recommandant son âme aux bêtes de la mer, serpents et sirènes, monstres divins oubliés. Le deuil du Roi de fer dura sept ans et ce fut Katchaïs qui dut lui rappeler qu'il avait un fils. Il s'occupa donc entièrement à protéger son royaume et son héritier qui avait le Don d'entendre parler les dragons. L'Impératrice Noire entendit résonner un jour l'appel de ses semblables : une guerre se préparait. Dye-Weren ceignit son épée marquée de runes de chance et laissa le commandement de la cité à son Perséùs, alors âgé de dix-huit ans. Il quitta les Iles Perdues à l'aube et n'y revint jamais, comme l'avait prédit le Vieux de la Mer. Il alla sur le champ de bataille, presque résigné face à son sort mais refusa de participer à la guerre contre les Dieux avec ses pairs pris de folie et s'enfuit alors au dernier moment. Beaucoup crachèrent sur son nom et le maudirent puis on l'oublia. Et les Limbes se refermèrent sur la race suprême des Valherus.

Nul ne sait comment sont véritablement morts Dye-Weren et Katchaïs mais les historiens soupçonnent que le suicide dans l'Interstice fut la cause première de leur disparition. Ainsi nous fut contée l'histoire par Perséùs Garaldhorf.
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 13:32

Posté par Heryn


« Noir Coeur »

Nom : Morë-Enda
Habitat : D'abord le Màr Menel duquel il fut bannit, puis le Màr Litsë.
Âme Soeur : Vangwë ("Souffle"), Noir.
Armoiries : Inconnues. Dans les tons rouge sombre, brun et sable.
Descendance : Assez nombreuse, dont curieusement, Heryn Amlug.

Qui était-il ? Jeune Valheru d'une petite trentaine d'année, en paraissant au moins cinq de moins, Morë-Enda était de haute stature sans être immense. Assez mince, d'une musculature discrète, c'était également un bretteur habile. Doté d'une très longue crinière d'encre lui balayant les reins, ses cheveux étaient assez lisses, coulants comme une rivière, encadrant un visage aux traits fins et élégants, mais dénotant une pointe évidente d'arrogance. L'orgueil et la fierté brillaient assurément dans ses iris couleur du ciel de tempête, parfois une condescendance amusé, tandis qu'il vous regardait de haut, un sourcil haussé. Appréciant les riches étoffes mais sans surcharge inutile, il n'était pas rare de le voir porter de larges kimonos de soie brodée, sa lame favorite passée à la ceinture. Sa peau portait un hâle doré dû à sa vie au grand air, puis dans le désert.

Le Valheru avait conscience de son charisme et savait donc se mettre en valeur, ne rechignant jamais à faire une cour parfaite à quelque belle Dame, ne perdant jamais le contrôle de lui-même. Sauf en état de choc ou lors d'un combat intense où il n'hésitait pas à montrer son véritable visage, on le voyait toujours d'un calme attentif, le regard acéré, arborant des expressions soigneusement étudiées, ne révélant rien de ses émotions réelles. Lorsqu'il se déplaçait, de sa démarche souple de guerrier, c'était le dos droit et la tête haute, un sourire fantômatique flottant sur ses lèvres. Ses mains fines aux longs doigts auraient pu être celles d'un musicien s'il n'avait plutôt choisi les arts de la guerre. Sa voix enfin, était grave et modulée, dit-on, avec des intonations un tantinet moqueuses selon les situations.

Caractériellement, c'était une personne assez complexe, et les descriptions le décrivant se contredisent parfois. Elles s'accordent toutefois sur le fait que nul ne connaissait réellement le coeur du Valheru. Les quelques rares personnes à qui il aurait pu se livrer ne sont plus là pour en parler. Il portait un amour inextinguible envers son Lié, son frère d'âme, son partenaire, son seul réel ami, au point que certains n'hésitent pas à évoquer une liaison charnelle entre eux, ce que démentent formellement les experts. Au vu de son enfance chaotique, on peut penser à raison qu'il ressentait un besoin farouche de montrer sa valeur aux yeux de ses pairs, tout en se cachant derrière une armure d'indifférence pour masquer tout ce qui aurait pu le faire souffrir. Il n'était cependant pas excentrique comme d'autres Valherus, préférant tabler sur une attitude plus posée, jouant sur l'intensité de sa personnalité pour obtenir ce qu'il désirait, séduisant sans sourciller, usant de la force en dernier recours. S'il recherchait le pouvoir, ce n'était guère par avidité ou folie. S'il entra en guerre avec les autres, ce n'était guère parce qu'il considérait les Dieux comme des rivaux intolérables. S'il se montrait par moment cruel ou même violent, ce n'était pas par plaisir mais toujours par nécessité.

Quelle fut son histoire ? Il naquit de la très élitiste Dame Ancalë-Naira, liée à la Reine Dorée Maranwë, et d'un Valheru qu'il ne connut jamais. La légende veut que l'homme fut le seul que la Dame Dorée aima passionnément, le seul qu'elle laissa la séduire, mais qu'elle chassa, ou tua - nul ne le sait avec exactitude – dès qu'elle eut la certitude d'être enceinte. Ancalë-Naira étant pour des raisons qu'on ignore, peu fertile, Morë-Enda fut l'ainé des quelques enfants qui résultèrent de ses unions. On dit qu'il hérita de son père ses yeux gris et ses mains de musicien, de sa mère sa chevelure noire et sa belle allure. Malgré son statut précieux, il fut rejeté par sa génitrice dès sa naissance, qui avait espéré accoucher d'une fille forte et vive, qui se lierait avec une Reine et prendrait sa place sur le trône du Màr Menel. L'enfant, précoce, vint au monde quelques semaines avant le terme, pressé de voir le jour. Il fut élevé dans ses jeunes années par une nourrice, qui lui prêta le sein et l'attention que sa mère lui refusait.

Quand il fut assez grand pour être sevré, à l'âge de cinq ans, Ancalë-Naira confia à Maranwë le rôle de le tester, afin de voir si au moins il était digne de survivre dans le monde impitoyable qui l'attendait. Bien qu'il survécut de justesse à ces épreuves, la Dame n'eut que plus de mépris pour lui. A cette époque encore, les chroniques révèlent que de nombreux prétendants tournaient autour d'elle, rivalisant d'adresse et d'ardeur, espérant être choisi comme potentiel compagnon, dans l'espoir vain de régner à ses côtés, et d'être sélectionné comme géniteur de la future Dame. L'enfant, tout comme les prétendants, y vit rapidement un moyen d'obtenir ce dont il avait besoin : pour lui la connaissance et des professeurs, pour eux la possibilité d'amadouer la mère. Années après années, le jeune Morë-Enda appris sur le tas tout ce que ses mentors, bon gré mal gré, étaient disposés à lui enseigner. Littérature, Mathématiques, Géographie, Histoire mais surtout les Arts du Combats, les hommes se succédaient, et leur savoir se déversait en lui.

Âgé d'une dizaine d'année, peu après son Empreinte avec un Dragon Noir gracile du nom de Vangwë, il dut faire face à un prétendant plus ambitieux, ou plus intelligent que les autres, qui, non content d'avoir mis enceinte Ancalë-Naira, tenta de se débarrasser de lui. Après tout, la pérennité lignée de la Dame était assurée : cette fois, ce serait une fille ! Défendant l'enfant au péril de sa vie, Vangwë y récolta une grave blessure à la patte avant gauche, et l'assasin y perdit son coeur, arraché tant bien que mal par un Morë-Enda pris d'une froide folie. Cet être méprisable avait osé blesser son frère d'âme : la sentence était sans appel, impardonnable.

S'il récolta la fierté de Maranwë qui approuvait son geste – reproducteur ou non de sa Liée, si ce mâle bipède avait massacré son enfant, elle lui aurait elle-même arraché le coeur – encore une fois, l'attention d'Ancalë-Naira l'effleura à peine. Elle était toute tournée vers la vie qui grandissait en elle … Et qui devait à son tour la décevoir. Alassë-Kemeniel, ainsi fut-elle nommée. Juste et bienveillante, son âme n'était hélas pas tournée vers la puissance du Màr Menel, mais plutôt vers la Nature. Elle se fit Prêtresse de Gaïa, et disparu un triste jour dans la Sylve, abattue dans une embuscade du Màr Tàralöm. Morë-Enda la jalousa durant tout le temps où elle résida au Kaerl, et ne lui accorda jamais la moindre miette d'affection.

Grandissant en force et en intelligence, devenu bel homme, âgé d'une vingtaine d'année, Morë-Enda souffrait toujours secrètement du rejet de sa mère, oubliant sa peine dans les bras de femmes consentantes. C'est ainsi que le jour d'un vol nuptial de Maranwë, sur l'incitation de son Lié, Vangwë se lança à l'assaut des cieux, se joignant à la course pour rejoindre sa propre mère. S'il gardait une faiblesse sur terre dûe à son ancienne blessure, il était un véritable virtuose en vol, porté comme une plume par les souffles du vent.
Lorsque Vangwë surpassa tous les autres mâles, plus grands et plus forts, rattrapant Maranwë, la Dorée hurla de rage, faisant écho à la colère d'Ancalë-Naira face à l'audace de son fils, qui la fixait, le regard moqueur. Ne venait-il pas de lui prouver sa valeur de la plus frappante des façons ? N'était-il pas digne du trône du Màr Menel ? D'un même mouvement, les mères rejetèrent leurs fils, s'unissant au premier mâle à portée. Evitant la curée de justesse, Vangwë et Morë-Enda s'isolèrent, le temps que la tension des habitant du Kaerl s'apaise. Le lendemain, la Dame Dorée le fit fouetter publiquement sur la Grand'Place, avant de le bannir jusqu'à sa mort de ce Màr qui n'avait jamais vraiment voulu de lui. Le motif ? Tentative d'usurpation du pouvoir.

Les experts ne peuvent retracer avec précision le parcours qu'il effectua durant ces longues années d'errance à travers Rhaëg. Toujours est-il que lorsqu'on retrouva sa trace, ce fut en Ssyl'Shar, dans cette citadelle orgueilleusement nommée Màr Litsë, le Kaerl des Sables. De Kaerl, il n'en avait que le nom : dépourvu de magie propre, n'étant habité par aucune Reine, c'était un refuge secret pour les parias, les bannis, les avides de liberté et ceux qui ne parvenaient à trouver leur place en ce monde. Morë-Enda fut accueillit et soigné dans la cité au coeur du désert, s'imprégnant du mystère ambiant des lieux. Lorsqu'il fut familiarisé avec les lieux et sa population hétéroclite, des Valherus de tout ordre y allant et venant, il lui vint l'idée que sa véritable place était peut-être à la tête de ce Màr Litsë. Cependant, le vieux Seigneur qui y régnait anticipa curieusement ses désirs, et mourut paisiblement sous ses yeux, alors même que le jeune Valheru s'apprêtait à prendre sa vie. Ce fut une des rares fois où Morë-Enda laissa libre cours à sa colère, furieux de s'être fait ainsi rouler par le vieil homme. D'anciens parchemins retracent partiellement leur discussion, notamment les derniers mots qu'il lui adressa : « Je sais pourquoi tu es venu, Noir Coeur. Ne prends pas la peine de souiller tes mains de mon sang impur. Tu auras ce que tu désires. Je te confie le Màr Litsë, mon enfant, prends-en soin ... »

C'est ainsi que Morë-Enda pris la tête du Màr Litsë. Il y régna durant près de cinq longues années, durant lesquelles il rencontra de nombreux Valherus, tel que l'Ardent Daeraën-Ateth'y, assoiffé de vengeance et de pouvoir, ou encore l'excentrique Dye-Weren, qui gagna son respect à défaut de parvenir à saisir son amitié. On ne sait pas exactement pourquoi il se lança dans les Guerres du Chaos, alors que la Cité des Sables prospérait jusqu'à en attirer l'attention des Quatre de Tol Orëa. Il y fut finalement gravement blessé, et c'est en cherchant à rallier le Màr Litsë pour y reprendre des forces qu'il fut projeté avec son Lié, à travers l'Interstice, sur Pand'Ore, un monde parallèle. Il réapparut sur le champ de bataille quelques jours plus tard, suffisamment remis pour voler à nouveau, à temps pour que lui et Vangwë soit séparés et enfermés dans les Limbes … Obscurité glaciale et vide insoutenable, voilà ce qui serait son sort pour l'éternité : ainsi en avaient décidé les Dieux.

Ainsi se termine les Chroniques de Morë-Enda le Noir Coeur, et de Vangwë, le Souffle ...
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MessageSujet: Re: Nos ancêtres les Valherus   Dim 1 Sep 2013 - 13:33

Posté par Anaviel Ïndalwë

L’artiste sacrilège
Nom : Taiteilija-Rienaava (on la nomma par la suite Myst avant de l’effacer définitivement de l’histoire)
Habitat : Màr Taralöm
Âme sœur : Féileacàn (papillon), Verte
Armoiries : Effacées des archives
Descendance : Anaviel Myst Ïndalwë

Physique :
Taiteilja-Rienaava a toujours eu un physique avantageux et en était consciente.
Maitrisant la magie illusoire à la perfection, elle mettait notamment un point d’honneur à l’utiliser sur elle-même afin de se toujours se mettre sous son plus beau profil.
Il est difficile de véritablement la décrire car son apparence changeait selon son humeur de la journée et de ses extravagances. Sans doute avait elle eu de nombreux amants auprès de ses pairs masculins tout comme elle avait pu avoir de nombreux ennemis venant de la gente féminine. Son histoire ayant été oubliée par ceux de sa race à cause de son acte sacrilège, il est impossible de le dire.
Elle a toujours eu l’apparence d’une femme à la beauté époustouflante donc les yeux, la chevelure et les traits changeaient d’un jour sur l’autre et personne n’a jamais su à quoi elle pouvait ressembler en réalité.

Caractère :
Taiteilija-Rienaava était une Valheru qui ne vivait que pour l’art. Ses œuvres sont aujourd’hui encore présentes dans les Màrs mais son nom est aujourd’hui oublié de par les atrocités qu’elle a commises.
Maîtresse illusionniste inégalée même parmi les siens, elle avait atteint un stade ou elle pouvait offrir une forme matérielle mais éphémère à ses apparitions.
D’une nature libertine, elle avait une préférence pour les elfes, créatures inférieures certes mais à la beauté inspirante. Cependant, elle ne porta qu’un seul enfant qu’elle s’empressa de rejeter pour mieux se consacrer à sa passion obsédante.
Obsédée par la beauté, elle se montrait sans pitié pour la laideur et s’était juré à faire disparaître celle-ci de ce monde quelqu’en soit le moyen.
Pour elle, tout était permis pour qu’elle puisse atteindre son but : parvenir à donner l’immortalité à ses créations afin de modeler un monde à la beauté parfaite qui lui survivrait éternellement après sa mort.
Cette idylle l’amena à commettre l’irréparable mais ça, vous ne tarderez pas à le constater par vous-même.

Légende :
Cette histoire commence tel un conte de fées mais ceci n’en est pas un.

Tout commence à un temps où les Valherus n'étaient pas en proie à leurs ambitions, bien avant que les gardiens de Kaerls ne furent créés.

Taiteilija-Rienaava était une artiste reconnue parmi ses pairs. De la peinture à la sculpture, elle maîtrisait toutes les formes d’art. Cependant, elle n’était jamais convaincue qu’elle avait atteint le stade parfait dans chacune de ses créations.
Après des années de pratique, elle finit par atteindre ce qu’elle pensait être l’œuvre parfaite et continua alors vers cette lancée, multipliant ainsi les œuvres d’art qui lui valèrent une renommée jusque dans les autres Kaerl.
Pourtant, même sur ces réussites, elle trouva qu’il leur manquait quelque chose. Elle chercha et chercha, continuant à peindre et à sculpter sans relâche pour essayer de trouver ce que c’était. Sans succès.
Devenant folle par tant d’échecs, une idée lui vint alors qu’elle vit son âme sœur. Une telle créature si belle et majestueuse était sûrement le produit suprême de l’art et pourtant il n’y avait pas tant de différences avec ce qu’elle faisait, elle. Qu’avait-donc Féileacàn que ses œuvres n’avaient pas… La vie bien sûr ! Ce qui rendait sa dragonne si belle était le fait qu’elle soit vivante et réelle. Le secret était là !

La Valheru avait toujours utilisé sa magie pour se rendre belle mais celle-ci était éphémère. Le résultat n’était rien de plus qu’une belle chose qui ne tardait pas à tenir plus longtemps qu’une journée.
Partie sur cette idée, la Chevalière Verte se décida à travailler toujours plus son don, négligeant ainsi le reste. Mais malgré tous les efforts qu’elle pouvait fournir, chacune de ses créatures ne restait que des créations éphémères que l’on ne tarderait pas à oublier.

C’est là qu’une idée terrible lui parvint. Les dragons possédaient tous le sang de Flarmya ? Alors si elle aussi possédait son sang, en ce cas, elle serait à même de donner vie à des œuvres belles et éternelles. Elle regarda sa liée mais refusa de la prendre pour vérifier ses dires, attendant alors la prochaine empreinte…

L’empreinte était venue et s’était passée avec succès mais cette joie se calma quelques jours plus tard lorsque l’on entendit dire qu’un jeune chevalier avait perdu son lié dans d’étranges circonstances.
La Chevalière Verte sourit en coin et se contenta de sourire innocemment aux rumeurs qui circulaient sur cette disparition des plus douteuses. Après tout, elle n’allait quand même pas leur avouer que c’était elle la fautive et que le dragonneau était mort dévorée par elle-même.
Malgré cela, le résultat fut le même qu’avant. Mais étrangement, Taiteilija-Rienaava eut l’impression que ses illusions étaient plus belles, peut-être s’était-elle trompée. Il lui fallait un autre dragonneau pour en être sûre…

Bien entendu, les illusions n’avaient pas gagné en beauté. Et la Valheru le comprit mais cette sensation de toujours en vouloir plus. Elle désirait à présent devorer ces dragonneaux à la chair si tendre et savoureuse. Peut-être aurait-elle dû se lancer dans la cuisine, non ! C’était ces créatures, elle ne pouvait plus s’en passer, au point de trouver la nourriture fade, de ne plus pouvoir dormir la nuit et, pire encore, de croire que son art laid.
Il lui fallait un dragonneau le plus vite possible !

Les jours suivants, un autre dragonneau disparut si bien que l’inquiétude dans le Màr ne faisait que grandir.
Féileacàan, soucieuse de la sécurité de sa liée et de ses frères et soueur, supplia la Valheru d’arrêter cette atrocité. Mais il était trop tard, la dépendance à la chair draconique avait pris le dessus depuis bien trop longtemps pour un retour possible.

Féileacàn se résolut alors à la dénoncer et la chasse à la dévoreuse de dragon fut lancée.
Bien que fautive de tout cela, la dragonne emmena sa liée pour se cacher et entra dans l’interstice.
C’est là que la dragonne comprit que son âme sœur ne serait plus jamais elle-même. Son esprit troublé par sa volonté de goûter à cette chair si tendre et savoureuse des dragonneaux était à présent celui d’un monstre.
Décidée à mettre fin à tout ça, la dragonne la piégea dans l’interstice, restant avec sa moitié d’âme qui suppliait, délirait et poussait des accès de colère.

C’est ainsi que se termine cette histoire… En guise d’épilogue, sachez que le nom de Taiteilija-Rienaava fut effacé des archives et seules ses premières œuvres ne furent pas détruites…
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