Tol Orëa, la Terre de l'Aube

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 [LIEU] Orën

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Oracle Tol Orëanéen
Eminence Grise
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MessageSujet: [LIEU] Orën   Dim 1 Sep 2013 - 17:08

¤~¤ Orën ¤~¤




Citation :
Géographie :
Le continent d’Orën est certainement le plus agréable à vivre pour les populations humaines. Doux et tempéré, son climat océanique apporte des pluies régulières mais légères et modère la température en hiver comme en été. On observe les plus grands contrastes sur son front est, dominé par les Monts Sérénéïdes, avec des neiges abondantes en altitude un bon tiers d’année.

Ile Métayris : Située au sud du continent, l’île Métayris est longée à l'est par de nombreux récifs, ce qui en fait une côte relativement inhospitalière. A l'ouest, les petites plages et autres baies sont souvent l'abri de familles de pêcheurs, tandis qu'au centre de l'île, les villages vivent principalement d'élevage de chevaux. Les haras Métayris sont réputés sur tous les continents tant les bêtes qui en sortent sont gracieuses, dignes des princes. Leur production en faible quantité en font un cadeau d'autant plus prestigieux!

Pointe de Malirène et Patriciat D’Astrelinden : La pointe de Malirène est souvent comparée à une patte d’aole, avec ses quatre ongles formés par de petits îlots qui guident les navigateurs vers le centre du golf. De part sa géographie particulièrement accueillante, le golf est naturellement devenu la principale halte des caravanes maritimes de commerce et Tramaghel, le plus grand port marchand du continent.


Monts Sérénéïdes : Le plus haut des sommets culmine à 2300 mètres d’altitude et est enneigé la moitié de l’année environ. Ils s’étendent du Lac de Boniroy, jusqu’à la source du Plik. Cette chaîne comporte quatre montagnes distinctes. Les saisons y sont souvent plus marquées, ce qui n’a pas empêché les bipèdes de s’y installer et d’y construire de petits villages, principalement tournés vers l’élevage.


Lac de Boniroy : Certainement le plus grand lac du Rhaëg, il se rempli principalement au printemps grâce à la fonte des neiges des Monts Sérénéïdes. Les poètes font souvent allusion à sa surface de miroir, ce saphir poli que seuls les piqués des oiseaux pêcheurs viennent percer. L’eau rejoint la mer par deux canaux navigables pour les barques à fond plat. Les poissons d’eau douce du Lac sont particulièrement recherchés et leur chaire savoureuse s’apprécie à toutes les tables riches du continent.


Forêt d’Aiguevieille : Dans la partie Nord-Ouest du continent se trouve la plus grande forêt d’Orën. Alternance de sous-bois et de forêt plus dense, elle est exploitée par des colonies de charbonniers qui laissent derrière eux des rangées bien plantées de jeunes chênes, frênes et marronniers. Aiguevieille ne présente aucun des dangers inhérents aux Marais de Qahra ! Les sentiers délimités y sont certes le repère de quelque détrousseur, mais accompagné par un mercenaire vous ne courez aucun risque. Ici, pas de bête sauvage prête à vous dévorer, pas de fièvres des bois, pas de serpents ou insectes venimeux. Le félin le plus agressif est certainement le chat sauvage, plus rarement le lynx ou le glouton, qui préfèrent s’en prendre aux aoles plutôt qu’aux humains.


Pré Embrun : Vaste plaine qui couvre tout le versant ouest du continent, de l’embouche du Plik à la Pointe de Malirène, le Pré Embrun est une zone qui alterne champs cultivés et zone d’élevage de moutons. Vers la mer, on nomme la rive « Côte de fer », non pas à cause de sa présence en minerais, mais pour deux raisons : les falaises abruptes et granitiques qui confèrent cet aspect dur pour les marins qui les longent, mais également car elles sont creusées de grottes qui en font le repaire idéal de la piraterie de tout le Rhaëg !


Ile d’Effrelin : Allongée contre les côtes de fer, au nord, l’île d’Effrelin, toute en longueur, n’abrite que peu de villages de bipèdes. En effet, balayée par les vents, elle est rocailleuse peu propice à l’agriculture et la végétation est sèche n’en font pas la pâture idéale pour les animaux. Nombreux sont donc ceux qui ont traversé le détroit et qui ont rejoint l’opulence relative du Pré Embrun.

Texte by Dinjelaï



Lordan Ventaren a écrit:


La capitale du Patriciat d'Astrelinden: Tramaghel



Situation et environnement:

le Patriciat d'Astrelinden n'est pas très étendu. Mais sa capitale, Tramaghel, est connue dans tout Rhaëg ,comme le grand port de la côte Sud d'Orën, , relié à tous les autres continents par ses puissantes flottes patriciennes portant les pavillons croisés des Guildes et de l'Etat. La ville s'est développée autour du port, installé par la première famille ducale d'Astrelinden dans un site exceptionnel. Si on regarde une carte d'Orën, on remarque immédiatement ce vaste golfe, se terminant par une péninsule au sud-sud-est. Tramaghel est situé à l'extrémité creusée d'une baie superbement protégée. Le climat équilibré d'Orën est ici orienté vers une chaleur quasi méridionale en été et des hivers assez courts, connaissant cependant petites neiges et frimas occasionnels, quand les vents descendant des Monts Sérénéides, repoussent au large les influences océanes et les souffles brûlants venus de Qahra.
Deux pointes rocheuses escarpées enserrent cette rade naturelle, au Nord et au Sud : le Cap de la Divine et la Pointe de Malirène. Au fond de la baie, l'île Tramag s'allonge, parallèlement à la côte, à moins de cinq cents mètres du rivage . C'est dans le chenal ainsi créé que fut installé le premier port de la ville, face à l'embouchure du petit fleuve côtier, dit la rivière des Saules. Les marécages du littoral furent drainés quand la ville s'agrandit et déborda de l'île . Elle gagna ensuite sur les prairies naturelles et atteint aujourd'hui les premières pentes des collines boisées qui constituent l'essentiel de l'ancien Duché. Une trentaine de petites seigneuries se partagent cette région, dominée par les Sérénéides (1100m) qui, bien que peu élevés , constituent un massif très fermé, compact, traversé par une seule route reliant Tramaghel au reste du continent, un des axes les plus fréquentés d'Orën .


Ce paysage harmonieux ,avec ses étagements en amphithéâtre, côtes, plaine basse, prairies, collines et forêts, puis les montagnes, donne une grande impression d'ordre et de paix, comme si la nature entière participait à la protection de la cité et lui servait d'écrin.


Les quartiers de la ville:

Nous étudierons l'architecture dans le cadre de la division en quartiers, car les deux notions sont particulièrement liées à Tramaghel.
la ville a connu trois périodes de forte croissance . Il ne reste rien de la ville première, bâtie en bois et qui brûla entièrement en 510, alors que des pirates de Qahra tentaient de piller la cité. C'était déjà un port actif, dominé par le château ducal, dont seul le donjon central, étant en pierre, échappa à l'incendie. C'est aujourd'hui le plus ancien monument de la ville .


L'Ile Tramag ou Ile-Close:
Le Duc Mëlérid ordonna la reconstruction de l'île Tramag sur le principe d'une cité entièrement close de murailles et de tours, chaque maison bâtie en pierres de granit foncé extrait des monts environnants et chacune communiquant avec l'autre par des passages secrets souterrains permettant la résistance autant que la fuite. Les maisons sont hautes, sévères, le long de rues étroites enjambées par des passages couverts ajoutant à la complexité du site. En 586, le seigneur de guerre Habal Krüsh qui désola le sud-ouest d'Orën, parvint à percer les défenses du port mais se heurta à ces maisons qu'occupaient la garnison ducale et les hommes valides, le reste de la population réfugiée dans la citadelle. Habal Krüsh perdit tant d'hommes en deux semaines d'occupation qu'il dut se retirer . Quand le Patriciat remplaça l'ancien duché,en 785, on ne toucha pas à ces maisons considérées avec une fierté patriotique par la population, bien que les ruelles fussent devenues inadaptées à l'accroissement de la circulation.


Le Port-Nouvel
Le commerce par mer ne cessait en effet de se développer sous l'impulsion des guildes devenues très puissantes. L'essentiel de l'activité quitta les quais de l'île pour passer sur le continent. Si les armateurs, vieilles familles traditionalistes, gardèrent leurs hôtels intra- muros, les négoces , les banques, les ateliers généraux et les entrepôts des Guildes se multiplièrent de l'autre côté du chenal. La pierre grise fut jugée trop triste et on construisit de beaux édifices en marbre blanc veiné d'ocre, matériau très coûteux car importé de Vaendark .Ainsi, portiques et frontons majestueux bordent-ils des avenues larges et dallées avec soin . Le nombre de colonnes en façade d'un hôtel particulier devint le symbole de la prospérité du propriétaire et l'on dit encore « c'est un homme à six colonnes » pour qualifier un riche négociant .On creusa de vastes bassins à la place des lagunes marécageuses et le fleuve fut contenu entre des quais surélevés pour éviter les débordements. Le Port-Nouvel s'étend ainsi face à L'Ile-Tramag et toutes ses rues débouchent sur les quais et débarcadères. Les navires se pressant dans toute l'étendue du chenal offrent une vue extraordinaire, avec, à l'arrière-plan, la silhouette sombre de l'Ile-Close, dominée par la citadelle des anciens ducs.


Les Quatre Quartiers:
Ce nom désigne la partie centrale de la ville depuis que le Premier Patriciat fut établi. C'est la zone la plus peuplée de Tramarghel, autrefois désignée comme la Basse-Ville, par opposition aux quartiers nobles.
Les maisons souvent modestes , en briques et poutres chaulées de blanc ,se pressent nombreuses entre le Port-Nouvel et la campagne. Elles sont à deux ou trois niveaux, avec des toits peu pentus de tuiles rondes et de nombreuses petites terrasses au premier étage, bordées de murets creux servant de jardinières. Fleurs ,vignes, plantes condimentaires en débordent et donnent à l'ensemble un air très convivial . Par les chauds soirs d'été, ces terrasses voient familles et voisins se réunir sous des auvents de toiles bariolées, en buvant du thé à l'orange . Les échoppes vont du modeste étal ouvert sur la rue, au magasin cossu, avec gardes et petits livreurs, façades aux faux airs de palais, en stuc peint de couleurs vives, boiseries dorées et lanternes clinquantes. Les artisans travaillent dans les arrière-cours et on trouve parmi eux le même mélange d' humbles tâcherons gagnant juste de quoi vivre et de fabricants prospères, dont la réputation s'étend au-delà même de Tramaghel. Les rues pittoresques, souvent bruyantes, construites au hasard de l'accroissement de la ville, s'entrecroisent de façon déroutante pour l'étranger. D'où la surprise ressentie quand on débouche sur l'une des deux majestueuses avenues qui, traversant toute la ville, se croisent à angle droit au centre même des Quatre-Quartiers. Le carrefour constitue une immense place carrée , la « Place du Premier Patricien Majeur », souvent abrégée en « Place du Premier » .


C'est en effet le premier Patricien Majeur, Havel Hockwen, un des grands noms de l'histoire de Tramaghen, qui décida la partition de la Basse-Ville en quatre quartiers, afin, dit-il, de permettre aux habitants d'avoir de belles allées ombragées, avec des fontaines et des massifs fleuris. Il s'agissait surtout d'agrandir l'ancienne avenue Ouest-Est, qui conduisait du port à la sortie principale de la ville (Porte de l'Orient) et qui ne convenait plus à l'afflux grandissant des convois de marchandises . On s'explique moins la création de l'avenue Nord- Sud, aussi large que l'autre, alors qu'elle ne reçoit que le trafic restreint de campagnes peu étendues et de modestes bourgs seigneuriaux.. Certains pensent qu'il s'agissait de diviser la partie la plus peuplée de la cité- l'ancienne Basse-Ville - abritant ouvriers et petites gens, lesquels en cas d'émeutes, acculeraient les habitants du quartier riche à la mer . Ces avenues permettraient une intervention efficace des Gardes à cheval .La grande place centrale peut contenir sans peine quatre régiments et on y fait d'ailleurs manoeuvrer les Milices, le dernier jour de la semaine, pour le plus grand plaisir et l'instruction civique des badauds. Le nouveau nom de Quatre- Quartiers laissait prévoir une évolution urbaine mettant fin à l'unité de l'ex Basse-Ville .

Les autres quartiers: Les Barchettes- Les Voituriers – le Marché-aux-Herbes – La Halle aux Boeufs.
A l'extrême nord , le quartier des Barchettes (petites barques en dialecte local), abrite les lieux de plaisirs pour les marins en escale, et les maisons basses des pêcheurs et maraîchers cultivant leurs petits jardins aux abords de la ville . La pauvreté est visible dans les venelles écartées, cachée par la notoriété et le luxe racoleur de certains établissements, où la jeunesse dorée viennt s'amuser, masqués et costumés. Ils se mêlent aux matelots venus de tous les coins de Rhaëg , groupes bigarrés et exotiques, qui mènent grand tapage en se livrant aux excès dont ils ont rêvé pendant les longues traversées . Ainsi les fêtards oublient-ils les ruelles sordides longeant les arrière-cours, les masures décrépites et les gargotes peuplées d'ivrognes miséreux et de rôdeurs peu rassurants . De même , on ne fait guère attention aux pêcheurs rentrant, exténués d'une journée en mer ,sinon pour se plaindre de l'odeur des poissons que les femmes mettent à sécher sur de longues perches plantées sur la grève.

Dans le quartier des Voituriers, au sud -est de la ville, prospèrent toutes les entreprises touchant aux transports par voie de terre. Ici se regroupe tout ce qui a trait aux ateliers de charrons, forges, bourreliers,selliers , mais aussi loueurs de chevaux, de mules, de carrioles et s'y pressent tous ceux qui cherchent une embauche comme escorteurs, portefaix, soigneurs, muletiers, guides etc..C'est un quartier animé, l'argent y circule, mais les bâtiments disparates, l'agitation perpétuelle, les odeurs animales, le fracas des charrois, n'en font pas un lieu plaisant à vivre.

Enfin , de part et d'autre de la grande avenue centrale venant du port , une fois franchie la monumentale Porte de l'Orient, on trouve les tentes, éventaires, tréteaux et chariots des marchés permanents, entourant deux halles de belle taille, aux arches de pierre supportant des charpentes impressionnantes , l'une consacrée aux produits agricoles , l'autre aux bêtes d'élevage . C'est la première vision qui s'offre au voyageur venu par la route terrestre et qui montre immédiatement l'aspect riche et commerçant de Tramaghel.


Système politique et de défense


Le patriciat a donc remplacé l'ancien Duché d 'Astrelinden en 785. Le pouvoir ducal était contesté par les Guildes qui le trouvaient de plus en plus fermé au commerce étranger à Orën, ce protectionnisme frileux rétrécissant depuis de décennies les lignes maritîmes . Le duc régnant n'avait pas de fils et on profita des dissensions entre les partisans de ses petits-fils, nés de ses trois filles mariées à des princes étrangers. A la mort du vieux duc, comme des émeutes confuses éclataient en ville, les Guildes abolirent la dynastie et instituèrent un gouvernement collégial des Maîtres de guilde, vite lui-même débordé par les querelles entre armateurs, marchands et banquiers .Une menace d'invasion par une flotte prétendant rétablir les droits d'un des héritiers du Duc - fils d'un prince du Berenwald en Orën oriental- - permit à Havel Hockwen, Maître des Armateurs, de se faire voter les pleins pouvoirs .

Aujourd'hui le Patricien Majeur détient toujours l'essentiel de l'autorité mais il est assisté d'un Conseil de dix Patriciens , élus par les Guildes et qui gardent leur poste jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de 60 ans, âge auquel ils se retirent. Cette mesure tend à maintenir la stabilité en évitant le risque de la gérontocratie. Le Patricien majeur est choisi à vie par le Conseil dans une liste de vingt postulants présentées par les Offices Urbains des quartiers , qui la dressent en tenant compte de l'avis des corporations locales et de la réputation du candidat auprès des notables reconnus. Trois personnalités se joignent au Conseil pour ce vote, ainsi qu'en quelques occasions solennelles: le Maître Capitaine du port, le Commandant de la Citadelle et le Grand-Prêtre du Culte d'Uluna.


L'ordre est maintenu à trois niveaux:
Le Patricien Majeur, outre son pouvoir décisionnaire en cas de conflit entre les administrations, détient le pouvoir militaire et assure la défense de tout l'ancien duché contre l'extérieur. Deux puissantes places fortes, la Divine et la Malirène, défendent au nord et au sud l'entrée de la baie , .Les deux pointes rocheuses offrent un excellent site de défense et chaque fort domine un port secondaire, abritant des navires de course et des galères armées. Au centre de l'Ile-Close, la citadelle ducale commande l'ensemble des défenses ,qui communiquent par le truchement de jeux de miroirs placés en haut des tours . Les éclats de lumière se font selon un code secret que ne connaît qu'un petit groupe d'initiés choisis par le Patricien lui-même.
Si la ville n'a pas de remparts continus, elle a des points fortifiés à chacune des trois entrées principales. En deux siècles ,on n'a connu qu'une tentative sérieuse d'invasion par la mer ,qui se termina par la fuite de l'Armada ennemie ou du moins ce qui en restait. Venant du continent, on n'a à craindre que de relativement fréquentes, mais toujours mineures, attaques de bandes pillardes. La Passe du Val Tordu qui franchit les Monts Sérénéides. est bien entendu, fortement surveillée et gardée. Et ces brigands n'atteignent jamais la ville.
Ensuite, le Conseil est en charge de la paix intérieure et gère la police de la ville comme celle des campagnes, par l'intermédiaire de gardes civils ,de baillis et de juges. L'ordre public est sévèrement maintenu dans les quartiers riches . L'autorité est moins rigide dans les quartiers populaires, une politique qui ne fait l'unanimité ni des uns ni des autres, mais qui parvient à établir une sorte d'équilibre , ce qui fait que la ville est beaucoup plus sûre que bien des ports de cette importance. La Justice patricienne déporte sans pitié les criminels, les escrocs, les comploteurs, en les déposant sur les rivages les plus déshérités de Qahra ou de SylShar . Il n'y a ainsi que très rarement des exécutions en ville et pratiquement jamais de longs séjours en prison . Comme on ne revoit jamais les fauteurs de troubles ainsi écartés et qu'il n'y a aucun appel d'une sentence d'exil, la crainte sert d'esprit civique pour beaucoup. On parle de police secrète du Patriciat, mais les citoyens ou les étrangers circulent très librement, tant qu'ils ne créent pas de désordres sérieux. Les délits mineurs se règlent par une amende, une expulsion vers la Passe du val Tordu ou quelques mois de travaux forcés à bord des galères de la ville .
Enfin les Offices Urbains, sortes de mairies de quartier, ont la responsabilité des vigiles qui font des rondes de nuit, et sont appelés, en cas d'incendie, d'accidents graves , à porter secours aux habitants . L'Officier de ville est élu par un corps de citoyens »méritants », c'est à dire homme ou femme propriétaire et ayant une activité déclarée . Il est assisté par des représentants des guildes et des corporations présentes dans le quartier.


Les atouts commerciaux de Tramaghel


La richesse de la cité est essentiellement liée au commerce maritime. C'est par Tramaghel que tout Orën reçoit les produits exotiques recherchés, épices et fruits séchés ou frais, bois ,gemmes et métaux précieux , huiles de goudron , tabacs et drogues rares, esclaves pour les régions à court de main d'oeuvre. Les navires repartent chargés dans toutes les directions. La ville même s'est fait une grande réputation dans la construction navale, la fabrication d'armes, les tissus de luxe.
C'est aussi par Tramaghel que les nombreux états d'Orën envoient vivres et produits manufacturés vers les autres continents . La population ne cesse de croître et c'est une des villes les plus peuplées du monde connu. On l'a estimé à plus de cent mille âmes. Elle a des comptoirs et des navires ancrés dans tous les ports libres où la seule vue de l'écusson patricien est un garant d'écoute respectueuse.


Comment vit-on à Tramaghel ?


Tramaghel est une ville tournée vers l'enrichissement par le commerce . Les arts et les lettres y sont florissants, mais uniquement en tant que source de distraction pour les familles suffisamment riches pour permettre aux dames et aux jeunes gens oisifs de se distraire de façon raffinée. Poètes, comédiens, musiciens viennent nombreux de l'étranger y chercher un généreux mécène . Le bon marchand d'huile et de savon, qui ne lit jamais que ses livres de comptes, se sentira cependant beaucoup plus distingué si sa fille apprend le chant avec un ménestrel de Vaendark et si, le jour où il reçoit ses amis, son fils invite des danseuses d'Undomë ou de Qahra à la table paternelle .
Les sciences sont favorisées en fonction de leur contribution à la prospérité matérielle. Devant une invention , le même bon marchand se demandera : 1- à quoi ça sert ? 2- à qui le vendre ? 3- à quel prix ? Et l'expression de son admiration ne sera pas: « C'est merveilleux ! » mais « J'achète. »
Tout le monde sait compter à Tramaghel . Tous les parents qui le peuvent envoient leur aîné à l'école du quartier pour apprendre à déchiffrer une commande ou rédiger un prospectus .Les frais ne sont pas élevés car les maîtres reçoivent une petite aide de la ville, les enfants pauvres peuvent aussi bénéficier d'une allocation . Au bout de trois ans, la grande majorité des élèves quittent l 'école . Les autres iront dans des collèges payants très coûteux . On se plaît à répéter le mot d'Havel Hockwen: " il faut éclairer le peuple, non l'aveugler ! "-et le dicton populaire : " Un livre fait un maigre bouillon".
L'université de Tramaghel a cependant une réputation solide dans un domaine. On y vient pour y étudier le Droit commercial. Rien n'est plus fastidieusement embrouillé que les procès d'affaires maritimes et les avocats tramaghi sont réputés pour ne jamais lâcher prise et constituer des dossiers aussi impressionnants que leurs honoraires.


La religion de Tramaghel est centrée autour d'un culte, fort répandu en Orën, celui de la Mère Nature, ici honorée sous le nom de la Grande Uluna. Les dogmes sont connus des seuls et rares spécialistes . Les vertus sont celles, qui fondent la paix civile, et les péchés, ce qui la détruit. Trois principes majeurs dominent cette morale: -A chacun son dû – A chacun sa peine- Chacun à sa place . Cela pourrait entraîner d'infinis commentaires et spéculations philosophiques, mais les Tramaghis ne spéculent que sur le prix du blé.
Après la mort, Uluna accueille tout le monde, et trois jours de réflexion plus tard, elle envoie les « Tout-bons »( très rares) au Jardin Miraculeux, tandis que les autres sont réincarnés, d'abord en insecte ou mollusque, puis en poisson, puis en oiseau , puis en animal supérieur et enfin en homme. C'est une religion optimiste car on considère qu'un homme devient forcément meilleur après ses tribulations à travers les règnes de la Nature, bien que le plus souvent, il ne soit pas digne du Jardin avant plusieurs parcours complets. C'est aussi une religion égalitaire et juste, car on se réincarne en fonction de ses mérites, aussi maigres soient-ils . Un Patricien très méchant se retrouvera moustique ou bigorneau, tandis que la crémière qui mettait un peu d'eau dans son lait pourra expier sa faute en tant que dame papillon puis grosse carpe paresseuse . J'ai cru comprendre que la Grande Uluna maintenait la spécificité des sexes, quelle que soit l'espèce hébergeante.
Le clergé, payé par le patriciat, a un rôle important pour le sentiment national. Il organise de nombreuses fêtes, cortèges et processions à travers la ville, qui sont prétexte à de grandes foires et kermesses dispendieuses, très appréciées par tous les commerçants, les guildes, les artisans , la jeunesse, qui s'y rencontre et y danse librement, et les enfants qui se font acheter des Ulumas en sucre d'orge. Protestent seulement devant ces réjouissances pieuses et populaires : les pères avaricieux, les mères veillant sur l'innocence de leurs filles et quelques esprits chagrins de l'Ile-Close, regrettant la rigueur vertueuse des anciens temps. Les Tramaghi sont tolérants envers toutes les autres religions mais parce qu'ils ne les prennent pas au sérieux . La leur n'exige nul sacrifice douloureux ni torture de la conscience ni piété obsessive . Les prêcheurs étrangers sont accueillis comme des êtres un peu bouffons, qui distraient un instant par leurs bizarreries. La plupart repartent vite, découragés.
Le temple d'Uluna se situe sur la place du Premier et est de dimensions inversement proportionnelles au mysticisme des fidèles . C'est dire combien il est vaste et majestueux. Le petit peuple y vient allumer des chandelles et y faire des voeux , les notables y font placer des ex-votos pour qu'on y lise leurs noms en lettres d'or.


Points forts et points faibles de Tramaghel :


L'avenir de cette brillante cité semble assuré tant que les habitants d'Orën aimeront les parfums de Qahra ou les saumons séchés d'Ys, tant que les habitants de Qahra rêveront de posséder un couteau de chasse venu du Berenwald ou que ceux d'Ys préféreront arroser leurs fêtes avec un autre vin que la piquette qu'ils produisent.
Certes, des troubles peuvent ébranler le Patriciat . De nouveaux riches voudront prendre la place des anciens . Mais Tramaghel a déjà perdu ses ducs sans perdre pour autant sa gloire et sa puissance. Elle perdra ses Patriciens de la même façon, mais ses navires, arborant un nouveau pavillon, sillonneront encore longtemps les bleus océans du monde.


Cependant, Rhaëg a connu nombre de cités autrefois prospères et magnifiques, aujourd'hui ruines à peine discernables sous les sables du désert ou l'exubérance des jungles . Un jour, les loups descendus des montagnes hurleront sur les grèves désolées de Tramaghel, tandis que la vigne sauvage recouvrira les colonnes tombées du temple d'Uluna.


Texte by Lordan
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