Tol Orëa, la Terre de l'Aube

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 [Aspirante Ardente] Asshai "l'Embrasée"

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Asshai Anara



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MessageSujet: [Aspirante Ardente] Asshai "l'Embrasée"   Dim 1 Sep 2013 - 17:39

Nom : Asshai Anara

Surnom : Asshai dite « La cendreuse », ce surnom vient en fait de la traduction approximative de son prénom par les habitants d'Arsuh. D’autres encore l’appelleront « l’Embrasée » en raison de cette étrange fièvre qui semble l’habiter en permanence…

Âge : Même si il semble impossible de lui donner un âge précis, Asshai se trouve au printemps de sa vie, proche de son vingt-quatrième printemps…

Race : Fëalocë

Physique :

Il est toujours troublant de se retrouver face à elle… Oh si vous l’aviez rencontré vous comprendriez… Elle n’est certes pas d’une beauté éblouissante, mais il émane d’elle un tel charme... De taille moyenne elle avoisine les 5 pieds et demi, sa taille est fine, ses formes discrètes, mais ne pensez pas qu’elle passerait inaperçue pour autant. Toujours droite, la poitrine en avant, les épaules portées vers l’arrière, la tête haute, elle apparait aux yeux du monde plus dure et inflexible qu’une montagne.
Son visage claire, légèrement doré, contraste avec l’écarlate de sa chevelure, non sans la mettre en valeur. C’est de ce même écarlate d’ailleurs dont toujours elle se parera.
Ses yeux pâles aux paupières lourdes et son sourire discret – mi impassible, mi moqueur- donnent l’impression désagréable qu’elle ne s’émeut de rien, et qu’elle s’amuse de vous à vos dépends.
Mais la chose qui marquera le plus chez elle, c’est ce sentiment qu’elle dégage : quelque chose de palpable mais d’indéfinissable, à mi chemin entre une odeur et une aura de chaleur, envoutant et enivrant…
Et c’est finalement ça le plus fascinant chez cette femme : il ne lui est pas utile de parler, elle brille par sa simple présence, à la fois attirante, dérangeante, telle une mauvaise drogue…

Caractère :

Brulante et pourtant si froide… Asshaï ne manque pas de caractère loin de là, et pourtant elle semble posséder un tel contrôle d’elle-même –chose peu commune chez les gens de sa race – qu’il est difficile de savoir ce qui peut se cacher exactement derrière ce masque dont jamais elle ne se sépare.
Pour toutes personnes extérieures, amis ou ennemis, elle se présentera toujours polie, aimable, généreuse en paroles et parfois en dictons. Même si ses mots portent souvent – toujours ? – un double sens, il est souvent difficile à repérer et encore plus à comprendre.
En vérité il semble impossible de pouvoir lui faire confiance. Toujours prête à écouter, à conseiller, faisant souvent preuve de pertinence et de bon sens dans ses propos, elle refusera toutefois à quiconque l’autorisation de pénétrer dans son passé, dans son ressentis personnel, dans son cœur. Tant et si bien que finalement l'on ne peut déceler chez elle la moindre faille, la moindre faiblesse, la moindre chose susceptible de la toucher ou de l’atteindre. Sa réaction sera toujours neutre, dénuée de toutes joies, de toutes tristesses. Cependant, à ce sentiment de méfiance s’ajoute aussi une certaine fascination si ce n’est une certaine attirance, dut à son éloquence, à sa prestance et au charisme naturel qu’elle dégage. En effet il émane d’elle une autorité et une assurance naturelles, inspirant à la fois une forme de respect mêlée d’un malaise certain, comme si chacun se trouvait face à elle, bien stupide et tout à fait ignorant. Bien sur, l'intensité de ce ressenti dépendra aussi fortement de la nature du caractère de la personne avec qui elle s'entretiendra.
Mais en dépit des apparences, ce serait une erreur de penser qu'il s'agit là d'une simple femme froide et calculatrice. En réalité, ses actions sont toujours motivées par l'un ou l'autre de ces sentiments : La peur ou l'amour...
Toute ambitieuse qu'elle est, elle comprit très tôt que l'homme qui semble détenir le pouvoir, est en fait bien fragile : ceux qui convoitent son poste réussiront toujours à le mener à sa perte.
Sa vision personnelle des choses est plus... Subtile. Elle essayera toujours de faire en sorte que le monde tourne autour d'elle, que rien ne puisse être fait sans qu'elle l'ignore. Connaître chaque homme et chaque femme, afin de mieux les conseiller, de mieux les aider, de mieux les renseigner, tant et si bien qu'ils ne pourront se séparer d'elle. Faire en sorte que chacun soit dépendant de sa personne : voilà ce qu'est véritablement le pouvoir.
Mais pourquoi me diriez vous... Ne rêve-t-elle pas de gloire ? D'être adulée ? Connaître cette impression de toute puissance ? Trop dangereux à ses yeux. Agir dans l'ombre assure une place immuable, et sécurisante. En vérité, posséder le pouvoir au vu et au su du monde, cela lui fait... Peur. Jamais elle ne s'y risquerait.
C'est aussi pour cela qu'elle voue elle même une certaine admiration à ceux qui en font l’exercice publiquement. Ce sentiment qu'elle éprouve à leur égard est ce qui semble être le plus proche de l'amour chez elle... Un amour bien plus fort que celui qu'elle porte à sa propre personne. Car même si elle se tient en haute estime, la jeune Fëalocë se connaît et connaît ses faiblesses : Elle sait qu'elle n'est pas invincible et que chacune de ses prévisions est bercée d'incertitudes : cette idée la répugne. Un seul échec, et elle perdra tout ses moyens... Pendant un temps seulement.
Cette peur constante de l’échec ou de la trahison ne la quitte jamais et c'est ce qui l'empêche d'aimer réellement quelqu'un pour ce qu'il est. Certes, elle aurait pu choisir de se retirer pour mener une vie plus simple, être libre de vivre et aimer comme bon lui semble. Mais son ambition l'emportera toujours sur l'amour.

Alignement : Neutre Mauvais

Clan choisis : Màr Tàralöm

Histoire :

Arsuh - Ssyl'Shar : 24 ans plus tôt…

Une petite villa tranquille se dressait quelque part dans un district calme de la cité… Au-delà de ce jardin exotique, derrière ces murs blanchis, une jeune mère donnait naissance à celle qui sera son unique fille, elle le savait. Sa santé fragile avait déjà été mise à l’épreuve lors de cette première grossesse, une seconde lui aurait été surement fatale. Son mari, lui, était l’associé le plus modeste d’un accord commercial, constitué d’une demi-douzaine de marchands. Il n’avait en ses possessions qu’une paire de navires itinérants, et quelques petites échoppes. Cela lui assurait des revenus « modestes », mais suffisait à le faire vivre confortablement et à l’abri du besoin. Elle, était une petite femme enjouée, agréable, mais de faible constitution et d’une nature inquiète. Elle écoulait ses jours à l’abri, dans sa villa, préférant sa fraicheur et son confort à l’activité débordante et à la chaleur suffocante des rues d’Arsuh. C’est donc dans cette famille tranquille et sans histoire qu’Ashai Anara vit le jour. Tout prédisposait cette jeune enfant à suivre les traces de ses parents.
Jusqu’à ses 9 ans la fillette n’avait encore jamais quitté la demeure familiale. Elle marqua dès son plus jeune âge un gout prononcé pour la lecture. Fine, maligne et curieuse, son père satisfaisait sa soif de connaissances, lui offrant dès qu’il en avait l’occasion un nouveau livre, traitant sur la vie au-delà des mers, dans le vaste continent d’Oren, ou encore, sur les fabuleuses légendes des temps passés, quand les hommes côtoyaient encore les dragons. Dès lors que les rayons du soleil venaient caresser son visage aux premières heures de la matinée, son premier reflexe était de se plonger dans un nouvel ouvrage et ce jusqu’à ce que la lumière décline à nouveau derrière les murs de la villa. Ainsi s’écoulaient ses jours, et chaque soir, elle rejoignait sa couche, avec cette envie toujours plus obsédante que la veille : celle de partir à travers le vaste monde, à la découverte des forteresses de Balèpl, des côtes d’Ys, des peuplades exotiques de Qahra, et chaque soir elle se faisait la promesse secrète qu’un jour elle quitterait Arsuh afin de réaliser son rêve. Et il semble qu’un jour le destin décida de lui être favorable.

Arsuh, Bordel de "La Rose Dorée"

« Je m’en souviens, je me revois comme je me vois aujourd’hui… Le soleil déclinait à l’horizon, je tournais la dernière page de mon livre. Les bruits lointains de la ville s’éteignaient doucement, une agréable fraicheur tombait petit à petit. Maëlen, la servante, finissait d’emplir son panier avec les figues de notre petit jardin. Fin de la page. Je préférais rester là à profiter de la quiétude du crépuscule. Quand de derrière le mur, me parvint le bruit familier de la chaise à porteurs de mon père je me surpris à y prêter plus d’attention qu’à l’ordinaire. Un subtil changement par rapport à l’ordinaire. Une voix : celle de mon père me parvenait. Une autre aussi, mais celle là m’était inconnue. De la visite ! Chez nous ! Sans plus attendre rongée par la curiosité, je quittais de suite mes songes paisibles, me précipitant tête baissée à l’intérieur, dans la vaste logia. Le temps que mes yeux s’habituent au changement de luminosité je questionnais déjà mère à en perdre haleine. Un homme parlait avec père, qui était ce ? Le savait-elle ? D’où venait-il ? Un homme ? D’Arsuh ? De plus loin encore ?
En vérité il s’agissait d’un associé de père. Le monde extérieur m’intriguait tant alors, que je buvais chacune de ces paroles dès que celui-ci évoquait l’une de ses journées passées à l’extérieur. Sans même l’avoir jamais vu, je fus capable de le reconnaitre : un homme corpulent, aux cheveux noirs filés de gris, une barbe en pointe et un maquillage criard qui lui donnait l’air de quelque oiseau lointain. Aldir Malorne. Il s’agissait là – je le savais pour avoir entendu père le dire – du plus riche de ses associés. Il possédait une demeure dix fois plus vaste que la notre, entourée non pas d’un petit jardin, mais de vastes terres bordées par la mer. Heureuse et toute excitée je l’étais, oui je m’en souviens… »

Aussi, toute la soirée durant, Asshai Anara sut se conduire en parfaite petite hôtesse. Se présentant avant toute chose comme une enfant appliquée, polie et agréable, elle sut mêler à cela sa petite touche de fraicheur enfantine. N’hésitant pas à prendre part aux discussions qui se déroulaient devant elle, soulignant avec intelligence les points qui méritaient de l’être, exposant au passage toute l’étendue de son intelligence et de sa connaissance. Elle fit à son invité une impression détonante. Ses parents n’avaient pour ainsi dire jamais côtoyé de manière aussi intime d’autres enfants que leur fille, il leur était donc impossible de remarquer que celle-ci, pour un si jeune âge, présentait une maturité et une intelligence remarquable. En revanche cela ne passa pas inaperçu aux yeux d’Aldir Malorne. Le marchand avait le nez pour dénicher les jeunes talents. Il avait déjà accueilli dans sa demeure les enfants de deux de ses associés dont il avait jugé le potentiel intéressant. Son aisance financière lui permettait de leur offrir une éducation de haute qualité, de les habituer dès leurs plus jeune âge au monde complexe des affaires, et de les faire déjà connaitre à quelques uns de ces contact. C’était un personnage important et il ne reculait devant rien pour établir et renforcer son empire commercial, dut-ce-t-il prendre ses futurs partenaires au berceau. Leur formation finie, ces jeunes gens, lui étant redevables, travailleraient en symbiose avec lui pour son plus grand intérêt, lui assurant ainsi de rester sur le haut du pavé. Mais jusqu’alors son choix c’était surtout porté chez des enfants, d’abord plus vieux, appartenant à des familles plus fortunées et dont le talent se limitait surtout à la compréhension de quelques petites subtilités concernant les bases des affaires. Jamais il n’avait vu enfant aussi prometteur que cette petite fille là. Car non seulement il lui semblait que celle ci comprenait de manière tout à fait acceptable chacun des sujets évoqués, mais à cela s’ajoutaient ses avis –présentés certes comme ceux d’une petite fille de 9 ans – mais qui dégagés de quelques petits détails puérils ne s’avéraient pas tout à fait stupides. Elle serait le fleuron de sa collection et s’avérerait surement être le meilleur investissement qu’il lui ait été donné de faire. En plus de cela, il s’était pris immédiatement de sympathie pour ce petit prodige.
Aussi, fidèle à lui-même, proposa-t-il le soir même de prendre Asshai sous son toit, et d’en faire sa protégée jusqu’à la fin de son éducation. Devant la soudaineté de la proposition, ses parents se donnèrent une lune pour y réfléchir, mais grâce à l’insistance de leur fille, l’affaire finit par être conclue moins de dix jours après. Pour les prochaines années à venir, Asshai Anara aurait donc Aldir Malorne pour tuteur et vivrait sous son toit.
On vint la chercher le mois suivant, elle et toute l’énormité de sa bibliothèque personnelle. Son père affichait une mine affligée, sa mère, elle, était en larme... Quant à Asshai, en proie à une excitation qui lui était jusqu’alors inconnue, tournait son regard de tout coté. On voulu fermer les rideaux de sa chaise à porteurs, mais elle insista pour les laisser ouvert : elle voulait voir de ses yeux le monde qui s’étalait au-delà de sa maison. Un petit contingent fut envoyé par Malorne pour l’escorter jusqu’à sa nouvelle demeure, le voyage – durant toute une journée – l’emmènerait bien au-delà des murs d’Arsuh. Ce fut un véritable émerveillement sans discontinue pour elle. Elle connaissait la plus part de ce que ses yeux percevaient, mais jamais elle n’avait vu tout ça en dehors de ses livres. La petite compagnie atteignit les portes d’Arsuh à la mi matinée : « Voilà que ma vie d’aventurière commence » avait elle pensé en voyant à sa gauche le sable du désert qui s’étendait à perte de vue, et à sa droite la mer qui un jour la mènerait au devant de son destin !

Ilum’An Shapka – Demeure de la maison Malorne : 9 ans plus tôt

Niché non loin du littoral, Ilum’An Shapka, grand manoir de pierre ocre trônait au sein d’un écrin de verdure, entouré de mille jardins, d’une centaine de bosquets et de sentiers d’agrément… Sept enfants y vivaient, mais seuls trois d’entre eux se trouvaient être ceux du maitre des lieux. Les quatre autres, appartenaient tous à l’une des riches familles marchandes des neuf oasis, à l’exception d’une jeune demoiselle Fëalocë nommé Asshai, issue de la modeste famille Anara. Depuis son arrivée 5 ans plus tôt, la petite enfant avait bien changé. Des les premiers jours suivants son arrivée, elle sut briller aux yeux de ses précepteurs, de par sa culture, son savoir, sa vivacité d’esprit, sa capacité à toujours soulever la question qu’il fallait. Aldir ne s’était pas trompé, sa nouvelle protégée s’avérait bien être la mine d’or qu’il avait soupçonné. Son caractère précoce avait sut attirer l’attention du fils aîné des Malorne : Eleb. Dès que le temps le lui permettait il aimait questionner sa camarade sur ce qu’elle connaissait du monde, sur ses histoires de héros, de princesses et de dragons. Elle, avait trouvé en lui un ami idéal : curieux, agréable et surtout, libre. Tout deux avaient passé un « contrat » le jour de leur première rencontre : Elle acceptait de lui transmettre tout ce qu’elle savait, de partager ses si précieux livres, et de lui expliciter ce qui lui semblait abscond. En retour, lui, devait lui apprendre à monter à cheval, l’emmener à la découverte des terres qui entouraient Ilum An Shapka, lui faire découvrir la mer… En effet, malgré tout ce qu’elle avait pu lire, malgré sa connaissance apparemment sans faille, elle se sentait dans ce monde absolument sotte. Tous ceux qu’elles fréquentaient aimaient parler du luxe de leur demeure, de leur parures, de la grandeur des fêtes données en l’honneur de leur jour de naissance, de tout ce que le monde leur avait offert depuis leur naissance. Elle, n’avait rien connu d’autre que sa petite villa, ses livres, et cela (Eleb excepté) ses camarades aimaient le lui rappeler- lui signifier qu’ils n’appartenaient pas au même monde.
Mais les années passèrent, elle finit par s’en accommoder, préférant se focaliser sur Eleb et ce qu’ils pouvaient s’apporter tout deux : entre eux se nouèrent ainsi de forts liens d’amitiés, et ce jusqu’à l’aube de leur adolescence, ou ils prirent conscience de ce qu’était le sentiment amoureux. Même si son jeune ami aimait passer du temps avec ses frères et sœurs, et ses trois autres hôtes, c’est d’Asshai qu’il appréciait le plus la compagnie. Elle lui parlait de longues heures durant de leur avenir, lui promettant qu’ils quitteraient un jour Ilum’An Shapka pour naviguer à la tête d’une galère marchande et traverser le globe, s’arrêtant pour découvrir chaque continent. Et lui aimait l’écouter parler ainsi…
Cette situation stagna longtemps, si bien qu’à l’âge de 13 ans, elle n’hésitait plus à parler de ses projets ouvertement à qui voulait l’entendre. Ce fut finalement à Aldir - qu’elle avait finit par considérer comme une seconde figure paternelle - qu’elle confessa toute l’importance qu’avait son fils à ses yeux. Mais pour lui la réponse était sans appel, son fils serait l’héritier de tout le patrimoine des Malorne, et il était voué à un destin bien plus grand que celui d’épouser une fille issue d’une famille aussi modeste que la sienne, et surtout pas pour aller jouer les explorateurs, ou les marins avec elle à travers le monde. Il avait placé des espoir en elle, elle avait des capacités et ce serait les gâcher que de vouloir réaliser cette folie ! Pourtant il s’avait qu’elle en aurait bien été capable, elle n’était pas sans posséder un certain pouvoir sur son fils : elle exerçait sur lui un charme certain. C'est pour cette raison qu'il se garda bien de lui partager son avis sur la question. Mais pour lui, il était convenu depuis longtemps qu’Eleb finirait marié à la fille de la riche famille Tahani, scellant ainsi une alliance durable entre les deux plus puissantes maisons de Ssyl-Shar, et il ne laisserait pas sa petite protégée interférer dans ses plans. Aussi prit il la décision de faire venir à ses cotés la jeune héritière, plus tôt qu’il ne l’avait prévu. C’est ainsi que, dès la lune suivante, Aniqa Tahani fit son apparition à Ilum’An Shapka..
Issue d’une famille importante, ayant vécu mille et une choses à l’âge d’à peine 14 ans, et d’une beauté resplendissante, Aniqa Tahani était tout ce qu’Asshai n’était pas. Suivant les prescriptions d’Aldir et encouragée par sa famille, la jeune fille tentait par tout les moyens de remplacer sa rivale et de s’imposer au cœur d’Eleb. Elle savait jouer ce rôle à la perfection, son nom lui ayant d’abord permis de s’attirer les sympathies et le respect de ses camarades, il lui était alors aisé de mettre notre jeune Fëalocë dans l’embarras, poussant le vice jusqu’à en faire l’éloge en son absence auprès du jeune Malorne. Ce dernier d’abord méfiant à son égard sut vite se laisser apprivoiser, aimant son assurance et la fraicheur qu’elle lui apportait. En l’espace d’à peine un an, la riche héritière des Tahani avait réussi à semer le trouble dans une amitié jusque là sans faille. Désormais lorsqu’Asshai tentait de lui parler d'avenir, son ami se montrait plus fuyant et de moins en moins entreprenant. Leur relation aller se dégradant au fil du temps jusqu’au jour où, pour la première fois (conscient de l’avenir que son père projetait pour lui, et sachant qu’il trouverait en la personne d’Aniqa un bien meilleure parti) Eleb lui fit comprendre que cette histoire là ne verrait jamais le jour. Alors perdit-elle celui qui fut et qui resterait son unique véritable ami. Mais bien décidée à ne pas abandonner son amour aux mains d’une opportuniste elle se fit la promesse de tout tenter pour le récupérer. Et ce n’était pas en restant ici en tant que chien savant qu’elle y arriverait…

« Ce jour là je pris l’une des décisions les plus importantes de toute ma vie. Décidée je l’étais. Je ne pouvais tolérer que ma naissance et la modestie de mon patrimoine puissent me faire perdre la seule chose qui avait valeur à mes yeux. J’avais des capacités, on ne cessait de me le répéter, et j’avais bien l’intention de les utiliser. Le jour même je me rendais auprès d’Aldir, mon fameux tuteur, et lui annonçais qu’il devait me fournir un contingent suffisant pour m’escorter jusqu’à Arsuh : je regagnais ma demeure. Il tenta de me retenir tant bien que mal. Trop tard. Sa création s’était retournée contre lui. Je n’avais pas l’intention de subir la loi de son toit plus longtemps. Plus question de chaise à porteurs pour ce voyage ci. J’avais appris à monter et maintenant j’étais libre. C’est au grand galop que je regagnais les portes de mon enfance ! Et quelle choc pour moi ce fut de revenir sur mes pas. J’eux du mal à le reconnaitre mais toutes ces années à vivre dans le luxe et la richesse m’avaient changée. Je ne pouvais plus concevoir de vivre dans une telle austérité. Mais ma détermination n’en ressortait que renforcée. J’avais appris à Ilum’An Shapka plus qu’il ne me fallait pour faire s’envoler les affaires de père. Désormais, afin de récupérer Eleb et de vivre dignement, les neuf oasis allaient devoir compter la famille Anara parmi ses notables. »

Ainsi fut dit, ainsi fut fait. A l’âge de quinze ans, Asshai Anara possédait des capacités dignes des plus grands représentants de l’histoire de Ssyl-Shar. Elle prit au nom de son père le contrôle de son commerce, investissant dans les marchés florissant : principalement dans les maisons closes, consciente que cette même technique avait déjà assuré la puissance de la maison Malorne. Grâce à sa sagacité et à son intelligence, sa famille passa en moins de trois ans du statut de petite maison sans envergure à celui d’acteur majeur dans le commerce local. Ces faits n’étaient pas sans provoquer quelques remous au sein de la caste dominante du marché Arsuhésiens. Caste à laquelle Aldir Malorne appartenait évidemment. Les Anara refusaient toutes formes d’alliance commerciales et se révélaient dans les faits être des concurrents de moins en moins négligeables. A ce rythme là ils surclasseraient toutes les autres ligues marchandes en l’espace de quelques années. Cela, Malorne et Tahari ne pouvaient le tolérer. Il était temps d’agir, mais il était impossible de le faire sans l’appuie du Sultanat, et jusqu’ici, celui-ci n’avait rien à reprocher aux affaires des Anara. Bien au contraire les bordels qui étaient sous leur coupe comptaient dans leurs clientèles des magistrats parmi les plus importants.
Et ce fut d’ailleurs ce qui finit par provoquer la chute de notre nouvelle famille émergente…

C’est au cours d’une réception donnée par le sultan, financée par les plus riches marchands d’Arsuh – Malorne et Anara compris – que le destin de la jeune Asshai bascula à nouveau.
Son père, représentant officiel de la maison, emporté par la boisson eut l’imprudence de prétendre, au cœur de la soirée, qu’il en connaissait plus sur les lubies et les vices des politiques d’Arsuh que nul autre sur terre. Conscient du scandale que pourrait entrainer des révélations publiques concernant les rapports entre les magistrats du Sultan et les perversités qui se déroulaient dans les bordels d’Arsuh, Aldir Malorne en profita pour en glisser un mot à l’oreille des premiers concernés.
Le lendemain même, Asshai apprenait l’arrestation de son père pour trafic illégal de marchandises. Elle et sa mère se firent confisquer l’ensemble de leurs biens, et finirent à la rue, expulsées. Elle savait pertinemment qu’on ne l’avait pas arrêtée elle aussi, car elle représentait un potentiel trop important. Aldir espérait sans doute qu’elle reviendrait gentiment pleurer auprès de son ancien maitre, pour le plus grand intérêt de celui ci. Mais ça, elle se le refusait.
Déstabilisée, anéantie, elle erra durant une longue période, sans but : elle ruminait, folle de colère. Il ne subsistait plus qu’une chose dans son cœur : l’envie de les haïr, de les mettre tous à ses pieds, les anéantir jusqu’au dernier, ce chien d’Eleb comprit. Condamnée à survivre dans la crasse et la chaleur, parmi les rustres et les coupe-jarrets, se nourrissant de rats, de foin, sa mère si fragile eut tôt fait de mourir. Quant à elle, seule sa rage la maintenait en vie, mais emportée par son ressentiment il lui était impossible d’émettre le moindre raisonnement concret et logique.

Ainsi aurait put se finir l’histoire d’Asshai Anara, folle à liée, puis retrouvée morte tel un chien des fossés. Mais à nouveau le destin fut clément. Alors que son errance avait durée plusieurs mois, elle finit par se réveiller un matin, sans aucune raison apparente, plus calme, et habitée d’une force nouvelle. Sa capacité d’analyse lui était revenue tout entière comme « par magie ». Consciente de l’état critique de sa situation, il lui fallait agir vite. En premier lieu, survivre puis stabiliser sa situation. Ensuite il serait temps d’aviser… Oui elle était une femme, brisée, humiliée, mais elle n’en était pas moins dangereuse. Elle n’était pas comme ces sauvages, elle était capable de penser, de se contrôler, de ne pas se laisser emporter par ses plus bas instincts. Il lui faudrait reconquérir le pouvoir, pour assouvir sa vengeance, et prouver à ce monde qui l’avait méprisé qu’il n’aurait pas du la sous estimer. Et ces hommes, ces bêtes qui l’avaient ainsi violentée deviendraient l’outil de sa revanche. Cette réponse s’était alors imposée dans son esprit : les bordels avaient été la source de sa gloire, de sa chute, maintenant ils seraient la source de son salut.
Certes elle n’était pas d’une grande beauté, elle le savait, et ces mois passés à la rue n’avait rien arrangé à cela. Mais cela ne l’arrêterai pas. Aussi se présenta-t-elle aux portes de La Rose Dorée le jour même. La veuve Belga, tenancière de profession, ayant devant les yeux une femme puante, sale et au physique on ne peut plus banal se refusa d’abord d’accueillir dans son établissement une recrue aussi peu susceptible de lui rapporter. Mais un étrange phénomène se produit. Belga - aussi femme et aussi mure qu’elle était alors – ne tarda pas à ressentir au contact de la gueuse une attraction irrépréhensible, comme ci sa présence avait ravivé en elle quelque chose éteint depuis trop longtemps. Si elle était capable de produire un tel effet sur elle, ne parlons pas de ce qu’un homme aurait pu ressentir. Et puis une fois décrassée et coiffée, elle n’était pas si vilaine cette petite gueuse. Au contraire elle avait le charme subtil de la femme qui a vécu. Ce fut donc sans surprise que le soir même un premier client vint la trouver. En revanche ce qui s’avéra étonnant c’est qu’il revint le lendemain même, et que le jour d’après ils furent trois à demander cette jeune fille aux cheveux de feu. Et chaque jour il en venait de nouveaux, si bien qu’elle devint très tôt la favorite de La Rose Dorée : l'Embrasée !

« Ce qui leur plaisait chez moi ? Réfléchis Théomène… Tu le sais… Mon ardeur, ma chaleur « l’Embrasée » c’est comme cela que vous m’appelez tous. C’est ce qui vous plait. Je suis capable de réveiller en vous la flamme qui vous habite... Mais toi, Théomène, toi, tu m’aimes n’est ce pas ? Et maintenant tu as ce que tu voulais. Je t’ai donné la preuve que tu attendais. Je t’ai raconté mon histoire. Maintenant, je ne veux plus rien d’autre que vivre avec toi, emmènes moi… Théomène ! »

Théoméne Maribori faisait partie des fidèles de l’Embrasée. Ces hommes qui ne fréquentaient La Rose que pour elle. Lors de sa première rencontre avec Asshai, il n’était qu’un scribe qui travaillait pour un important conseiller du Sultan. Celle-ci lui avait laissé une impression si mémorable qu’il revint chaque semaine. Chaque fois il s’attardait un peu plus dans sa couche, il aimait la questionner. Elle aussi. Une complicité s’installa, si bien qu’il lui arrivait de temps à autre de se confier sur l’oreiller. Grand bien lui en fasse, car sa belle s’avisa dès lors de lui donner quelques judicieux conseils. D’abord réticent à l’idée de les suivre, il finit par leur accorder une confiance totale dès qu’il fut promu sous-conseil grâce à une performance dont l’initiative lui fut soufflée par Ashai. Ainsi, finit-il par vouer à sa chère prostituée une reconnaissance sans limite. Une reconnaissance qui très vite muta en amour. Mais elle, y vit d’avantage sa porte de sortie. Cet homme possédait une place au gouvernement, il travaillait pour un conseiller; en lui faisant croire qu’elle l’aimait, il la sortirait d’ici et la ferait venir à ses cotés. Aussi s’y appliqua-t-elle. Un an s’écoula et Théomène, n’y tenant plus finit par accepter, à cette seule condition : Si ils s’aimaient aucun secret ne devait persister entre eux, elle devait tout lui dire sur son passé. Elle le fit.
Agée alors de vingt et un ans, Asshai fut introduite au cœur même du pouvoir de Ssyl-Shar. Son amant lui avait trouvé comme poste celui de camériste de Sybille Telm – la femme du conseiller pour lequel Théomène travaillait. C’est plus que ce dont elle avait besoin pour s’imposer. Bonté du sort, Sybille était une toute jeune mariée à peine plus jeune qu’Asshai, d’une beauté pure et d’une gentillesse admirable, mais d’une sottise et d’une naïveté sans nom. C’est aussi pour cela que son mari ne l’aimait pas, la trouvant trop puérile et trop bête pour seulement soutenir une conversation. C’est donc tout naturellement qu’Asshai se présenta comme la confidente idéale auprès de sa nouvelle maitresse. Dès qu’elle eut appris la situation dans laquelle celle-ci se trouvait, elle mit en place son plan et organisa sa mise en marche. Son but : devenir l’indispensable de sa maitresse. Celle-ci était sotte ? Son mari ne l’aimait pas ? Très bien, il lui suffisait de lui apprendre ce qu’elle savait, de lui glisser quelques mots sur la façon dont une femme de pouvoir devait se comporter, de l’aiguiller et de la conseiller suffisamment habilement pour que l’innocente petite demoiselle qu’était Sybille se transforme en véritable matrone - femme de poigne et d’action indispensable à son mari. Les jours passaient, et lentement l’opération prenait forme : l’estime que Anadred Telm accordait à sa femme grandissait de jour en jour : celle-ci devenait à ses yeux un précieux conseil et un avis important. En parallèle l’estime et la confiance que Sybille accordait à sa camériste croissait elle aussi, tant et si bien qu’elle s’en remettait à elle pour chacune de ses décisions. Deux ans s’écoulèrent, et Asshai avait finit par réussir à assujettir les Telm. Désormais elle était indispensable à sa maitresse, celle-ci était devenu indispensable à son mari, et ce dernier gagnait chaque jour en importance auprès du Sultan. Elle avait gagné le renvoie puis l’arrestation de Théomène : il en savait trop sur sa vie, il l’avait vu faible : il était devenu une épine trop gênante dans son pied.
Dans la même année une mission diplomatique fut confiée à Anadred, une mission qui l’emmènerait vers Undomë. S’il voulait réussir à assoir sa position d’importance auprès du Sultan, cette mission et son bon déroulement était nécessaire, Asshai le savait. Conscient qu’il n’en serait pas là sans sa femme il exigea sa présence à ses cotés. Celle-ci exigea en contre partie la présence de sa camériste. Aussi la belle Ardente dut embarquer à destination d’Undomë et à la rencontre de son destin…

Kaerl Ardent, deux mois plus tard :

Jugeant que deux jours étaient suffisants à Asshai pour se remettre des conséquences tant physiques que psychologiques de son naufrage, son maitre Anaviel Indalwë l’emmena  en terres d’Undomë  afin de lui enseigner sa « première leçon ». Ils se présentèrent  tout deux auprès d’une troupe d’artistes, voyageants de ville en ville afin d’assurer leur représentation.
Anaviel de son ancien statut de ménestrel, les gratifia d’un spectacle édifiant, appuyé par Asshai, qui dans son passé encore récent avait été une danseuse reconnue de La Rose Dorée. Par leur prestation ils prouvèrent à la troupe toute l’étendue de leurs talents, et leurs capacités à y être intégrés. Cependant Asshai était restée perplexe toute cette soirée durant, ne comprenant pas l’intérêt de cette leçon. Mais se refusant à harceler Anaviel de questions inutiles, elle se contenta de se plier à sa volonté.
Quelle ne fut pas sa surprise quand le lendemain Anaviel fut porté disparu. Aucune trace de lui, à des lieux à la ronde. Pensant dans un premier temps que son maitre reviendrait, elle se fit à l’idée au fil des jours que celui-ci l’avait abandonnée. Pendant un temps elle se prit même à penser que tout ceci n’était qu’un rêve, qu’Anaviel n’était peut être qu’un elfe comme les autres, et que le Kaerl Ardent, les dragons… Tout cela n’était peut être que pure fantaisie issue de son imagination.
Les nuits se succédèrent, et Asshai choisit de suivre cette troupe itinérante. Ses spectacles de danses issus des neuf oasis étaient considérés comme un véritable exotisme ici, dans le continent ouest. En parallèle elle reprit son ancienne profession, usant de ses charmes afin de se composer une petite bourse personnelle,  troquant au passage sa tunique de toile fine et peu confortable que lui avait léguée son ancien maitre, contre une chaude et épaisse tenue de voyage. Alors que le temps s'écoulait Asshai trouva sa place au sein de la troupe, et son surnom d’ « Embrasée » resurgit du passé.
Un moi s’écoula sans qu’elle n’eut plus une seule nouvelle de son ancien maitre. Ces trois nuits qu’elle avait passées sur le continent de Tol Oreä lui revenaient parfois en mémoire, mais elle ne cherchait plus désormais qu'une solution afin de regagner son ancien pouvoir qu’elle avait perdu un mois auparavant. Son plan était simple : gagner suffisamment d’argent afin de payer un capitaine pour rejoindre Ssyl’Shar, et une fois sur place, émettre un rapport détaillé sur le devenir de La Croix des Mers et peut être, pourquoi pas, reprendre en main le dossier politique dont Anadred Telm avait été chargé.
Mais une fois de plus le cour de sa vie en décida autrement. La réapparition subite d’Anaviel, lui proposant de revenir à son service (sans même lui expliquer concrètement les raisons l’ayant poussé à l’abandonner) bouleversa ses plans. Prenant bien conscience que son esprit ne lui jouait pas des tours, elle se soumit à la volonté d’Anaviel - pour un temps – et accepta de le rejoindre au Màr Taralom. En effet, lorsqu’elle avait fait la découverte des dragons, et du Kaerl Ardent, elle y avait enfin découvert un objectif ambitieux, réellement digne de son intellect. Rassemblant le peu d’affaires qu’elle possédait, elle rejoint donc le Kaerl avec l’aide d’Anaviel en début du mois de Iolyaku.  Quant à son maitre, sous le sourire qu’elle semblait  lui offrir de bonne grâce, elle se fit la promesse de se venger de son affront. Mais… de manière à ce que lui même n’en sache rien.

Equipement possédé : Asshai n’a pas d’équipement particulier. Elle possède en revanche une modeste bibliothèque qu’elle a réussi à recomposer lors de son séjour à la cour du Sultan, et quelques vêtements : tous écarlates.

Magie : Son surnom « l'Embrasée » vient en fait d’une forme subtile de magie dont elle-même n’est pas spécialement consciente : Elle semble toujours en proie à une fièvre étrange dut à la flamme qui brûle en son fort intérieur. Il émane d’elle une aura de chaleur troublante, à la fois attirante et dérangeante : « Le Halo de la Reine »...
Bien sur cette impression peut s’avérer très variable. Parfois le coté attirant de cette aura prendra le dessus sur le coté dérangeant (sans toutefois le faire disparaitre totalement), source de son succès à La Rose Dorée. A l’inverse, elle peut aussi mettre ses ennemies profondément mal à l’aise. Bien entendu elle ne décide pleinement de ce changement de ressentis, d’ailleurs lorsqu’elle perdra ses moyens, cette aura s’évanouira aussi vite que quand elle s'endort. Bien sur ce pouvoir prenant sa source dans sa flamme intérieure, son utilisation aura tôt fait de l'épuiser, lui demandant ainsi de se reposer régulièrement.
Elle possède aussi le Don.


Divers :
A propos de mon perso, beaucoup l’auront remarqué je me suis à première vue énormément inspiré de Melissandre d’Asshai du Trone de Fer. En fait c’est plutôt un mixte de divers personnage, dont Melissandre, Bree (dans DH voui voui ^^), Biara de HOMM V Galadriel, et Sylvanas de Warcraft (oui j’ai un faible pour les battantes à forte poigne xD )
Quant au forum, je l'ai découvert je ne sais plus comment xD
Et dérnière précision, bien que j'incarne un personnage féminin je suis de sexe masculin ^^
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[Aspirante Ardente] Asshai "l'Embrasée"
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