Tol Orëa, la Terre de l'Aube

Le Ciel est notre Empire ... pour Vaincre ... ou pour Mourir !
 
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 V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...

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Oracle Tol Orëanéen
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:02

Posté par Altays

[HRP: Vraiment désolé de ce retard je m'arrangerai pour que ça n'arrive plus milles excuses Mesdames... donc allons-y]

La journée avait finalement était aussi horrible qu'il s'y était attendu ce matin en ce levant. Bon Limna n'avait pas fait d'erreurs avec sa soeur mais les stupides coups fourrés qu'elle n'arrêtait pas de réaliser commençaient vraiment à avoir une impact sur l'ondin qui se demandait s'il ne devrait pas donner une vraie correction à l'arrogante ardente. Quand il la vit s'enfuir il ne chercha pas à dissimuler son étonnement. Elle devait vraiment l'avoir prit en grippe et c'était là une chose plutôt positive. Avec un peu de chance elle ne reviendrait pas avant l'aube et il n'aurait pas besoin de se forcer à se contenir. Mais il demeurait certains problèmes plus importants dont il n'avait pas encore la solution. A commencer par le comportement plus étrange qu'à l'accoutumée de son lié. Andúnë avait eu un comportement bien trop voilé par rapport à d'habitude. Lui qui ne se lassait pas de faire partager ses émotions comme ses impressions n'avait pratiquement pas décoché un mot de la journée et s'était obstiné à se refermer à lui. Avec frustration il l'appela mentalement ne préférant pas montrer à Din qu'il avait des soucis. Celle-ci aurait pu voir là une faiblesse dans son lien avec le Noir et il n'était pas d'humeur, après avoir supporté Limna et la cale, à entendre des mots qui le blesseraient probablement plus que dans une autre bouche.

* ANDUNË!!! Inutile de faire comme si tu ne m'entendais pas il faut qu'on parle.*

* Avance avec ta camarade un peu plus loin il y a un endroit où l'on pourra s'installer.*

Indiquant à l'elfe la direction à prendre il s'engagea sans un mot se repérant avec les images envoyées par le dragon.

* Explique-toi j'en ai plus qu'assez de ces cachoteries. Qu'essayes-tu donc de cacher?*

* Altays... de ma vie je n'ai eu aucun secret pour toi tout comme toi. Celui-ci n'en est pas un... je pense juste qu'il faut que tu me laisses du temps avant de te le confier. Ce n'est pas le bon moment.*

* Est-ce grave?*

*Le sujet l'est mais le pire a déjà été évité et je veille à ce que rien ne survienne sans que je sois au courant. Mais aie confiance mon beau car je ne te cacherai pas cela éternellement. c'est juste que c'est une information qui n'a pas lieu d'avoir pendant cette quête.*

* Je te fais confiance alors... mais je n'oublierai pas que tu dois me raconter.*

Une fois sur place Altays tira la barque et avec l'aide de Din il improvisa un petit abri supplémentaire. En effet, la couronne de rocher offrait déjà un minimum de protection que ça soit contre le vent ou contre la marée montante qui à en juger les traces ne parvenait pas jusqu'à leur petit campement.

L'ondin aurait volontiers hurler tant sa frustration était grande. Mais comme à chaque fois il ne laissa rien transparaître. Décidé à jouer le jeu du jeune homme insouciant ne s'occupant pas de Limna il ne s'interrogea pas sur ce sujet et n'interrogea pas Din. Les seules paroles échangées furent au sujet du feu. Une fois que le vent eu achevé de convaincre Altays, celui-ci renonça à s'y opposer. De nouveau il éprouva le besoin de se tenir près de Din. Mais à peine furent-ils installés que celle-ci sembla vouloir lui faire comprendre qu'elle n'avait pas sommeil et préférait monter la garde.

* C'est une façon de me rembarrer?*

* Va savoir avec les elfes... eux et leur politesse... on ne sait jamais s'ils se moquent ou s'ils veulent faire passer un message. *

* Vas-tu me refuser le droit de te parler avant de sombrer dans le noir?*

* Non... jamais je ne te refuserais ça... il m'en a couté de me fermer à toi... mais j'ai mes raisons et tu comprendras tout le moment venu.*

S'allongeant à même le sol il coula un regard mi blessé mi admiratif vers Din. Puis, se collant contre son lié, il somma celui-ci de le recouvrir pour ne pas sentir le froid s'insinuer en lui. Le ventre chaud d'Andúnë était à ses yeux le meilleur moyen de passer une bonne nuit.

* Sais-tu si Limna est loin d'ici?*

* Je ne capte pas ses pensées. C'est comme si un voile m'empêchait de savoir où elle est.*

* S'il s'était agit d'une personne que j'appréciais je t'aurais probablement demander d'aller t'assurer qu'elle va bien... mais n'en fais rien. Qu'elle se débrouille! Par contre Din m'a l'air bien silencieuse ce soir... je suis curieux de savoir ce qui tracasse son esprit.*

* Tu te poses trop de questions. Pour Limna continue de l'ignorer et concentre toi sur la tâche qui vous attend... la journée de demain promet d'être longue et un peu de repos ne peut vous être que profitable.*

Fermant les yeux Altays se laissa bercer par le bruit de la mer et le crépitement des flammes. La chaleur qui irradiait du dragon et du feu eut vite raison de lui et c'est avec l'esprit léger qu'il s'endormit.


Tournant vers l'elfe un regard paisible Andúnë contempla la profondeur des iris de ce peuple sans âge. Il trouvait bien étrange que son lié nourrisse aussi rapidement des sentiments si profond pour une jeune fille qu'il venait à peine de rencontrer. Cherchant dans cette bipède ce qui pouvait avoir tant perturbé le cœur de son ondin le Noir ne cessa d'admirer la jeune femme.

* Tu sais Dinjelaï Al'Ysiria... je ne devrais pas te le dire de façon aussi abrupte... et je ne devrais pas me mêler des affaires de mon lié... quoique si j'ai le droit... je voulais juste t'informer que toutes ces œillades qu'il te lance ne sont pas là uniquement en raison de ta beauté. Mon lié semble... hmm lié à toi. Pas comme nous, mais tu as prit une grande place dans son esprit. Je ne comprends pas tout à fait la raison. Il ne s'était encore intéressé à personne depuis que je m'étais lié à lui. J'avoue que la chose est assez étrange pour lui comme pour moi. Mais cela me rassure. Limna ne se conduit pas comme une amie avec lui et ta présence insuffle le calme nécessaire à la nervosité de mon Ondin. Je trouve ça bien. Et puis tu sembles être une femme intelligente... pour une bipède. Cela ne me dérangerait pas de faire plus ample connaissance avec toi et ton lié à la suite de cette quête. Et je pense qu'Altays en serait enchanté.*

Laissant échapper un petit rire guttural Andúnë tourna son énorme tête en direction de l'elfe.

* Préviens-moi lorsque tu voudras que je le lève pour prendre la suite de cette prétendue garde... *

Fermant ses paupières et laissant sa tête reposer sur le sol Andúnë ne s'endormit pas. Il n'avait pas sommeil et préférait compter sur ses sens que sur ceux d'une bipède bien qu'ils fussent des plus affutés. Quand il accepta de rouvrir les yeux le jour s'était levé et une nouvelle aube apparaissait. Baillant à s'en décrocher les mâchoires, le dragon découvrit son lié qui ouvrit un œil à l'instant même. Se levant avec douceur il se dirigea vers un petit ruisseau qui filait tout droit en direction de la mer. S'agenouillant à son bord il entreprit de faire un brin de toilette avant de se décider à foncer vers sa destinée.

* Tu sembles bien serein.*

* Je le suis sans vraiment savoir pourquoi... le calme avant la tempête probablement.*

* En parlant de calme... ne trouves-tu pas étrange celui qui semble planer en ces lieux?*

S'avisant de ce que son lié lui disait, Altays se tourna vers la foret qui bordait la mer. Jamais il n'avait entendu calme pareil. Pas un oiseau ou un insecte ne semblait vivre en ces lieux. Pas une mouette ne poussait son hurlement sur la berge. C'était comme si le vent était le seul élément autorisé à produire le moindre son. S'alarmant de la chose, Altays retourna auprès de Din.

De loin il l'appela ne cherchant pas même à savoir si celle-ci était réveillée ou non. En la voyant émerger des rochers il se dit qu'il aurait aimé paraître aussi frais chaque fois qu'il se levait. Attendant qu'elle arrive à ses cotés il tourna son visage vers les ombres des bois.

- Tu ne trouves pas étrange ce... ce calme? Cette absence de vie. C'est comme si les lieux était déserté de toute trace de vie. En dehors des arbres.

Le silence qui régnait sur l'île le mettait mal à l'aise. C'était comme de se retrouver seul au monde. Comme si une présence s'abattait sur ses épaules aussi lourde qu'un poids et qui ne cherchait qu'à l'ensevelir. Dur d'exprimer avec de simples mots cette sensation désagréable qui montait en son sein.

- J'aurais volontiers attendu Limna mais c'est elle qui a prit la décision de nous laisser. Je n'ai pas envie de m'éterniser en ces lieux. Je propose que nous partions à la recherche de l'objet de notre quête. Nous aurons tout le temps de mener des recherches par la suite. Oui je sais que c'est assez cruel comme façon de penser... mais si elle n'était pas si butée et si enfantine je n'aurais pas à dire de telles choses. Et puis à nous deux je suis sur que l'on s'en sortira bien mieux... je en suis pas du tout confiant de savoir qu'un danger peut arriver suivit d'un second quand elle est là.

Il savait que l'elfe ne serait probablement pas du même avis. Mais il n'était pas du genre à mentir pour faire plaisir. Il détestait Limna du moins son comportement. Au fond ce n'était qu'une gamine apeurée qui ne connaissait pas grand chose à la vie. Se mesurer à son maître était une chose. Se mesurer à un maître issu d'un autre Kaerl était un affront. Il aurait du lui donner une leçon quand il le pouvait. Lui montrer qu'elle n'était rien. qu'elle n'avait encore rien comprit des subtilités qui faisaient d'un maître une personne pas comme les autres. Lui-même ne s'en était jamais rendu compte jusqu'au jour où Reynald lui avait fait entrer cette leçon plutôt brutalement.

- Nous devrions aller visiter les lieux. Avec cette végétation les Dragons risquent d'être plutôt limités pour nous avertir d'un danger. De plus Andúnë semble ne pas réussir à garder son esprit lié à tout le monde. Je le sens toujours mais il me dit avoir du mal à localiser Limna. Peut-être peuvent-ils partir à sa recherche pendant que l'on jette un œil.

Tournant son visage vers Andúnë, il ressentit une pointe d'agacement chez son lié.

* Heu?*

* Je n'ai pas envie de partir chercher cette gamine... je me demandais si je ne devais pas plutôt prendre forme humaine pour vous prêter main forte. Après tout nous ne vous sommes pas d'une grande utilité dans une grotte alors ça peut être un moyen de grandir notre effectif.*

Se tournant vers Din il lui répéta les paroles de son lié.

- Je n'y vois pas d'objection. Andúnë récupère assez vite en général et pourra me transporter pour le voyage du retour. Mais je ne sais pas si c'est la meilleure solution qu'en penses-tu?

Fixant ses prunelles sur celles de sa charmante compagne Altays attendit patiemment de connaître ses impressions. Il frissonnait à l'idée de ne plus être en contact avec son lié si la distance les séparant grandissait. C'était la première fois qu'il se retrouvait dans une telle situation et cette idée ne enthousiasmait en rien.
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:02

Posté par Dinjelai

Dinjelaï regarda son compagnon s’installer pour la nuit, sans en avoir l’air pour ne pas l’intimider. Altays était visiblement soucieux, et l’elfe pouvait aisément en deviner la cause. En leur confiant son lourd secret, le Noir les avait mis dans une situation délicate. Andùnë souhaitait visiblement masquer la vérité de l’altercation avec les soulards, Dinjelaï pris donc le parti de ne pas intervenir. Elle n’était pas la meilleure dans la discipline des langues de bois, mais si le Noir estimait qu’Altays ne devait pas être au courant, après tout, il le connaissait mieux que quiconque !

Juchée sur un rocher, Dinjelaï contemplait, l’esprit un peu dans le vague, la silhouette sombre du dragon, comme une tâche de nuit se découpant sur le minéral gris. Le cou d’Andùnë se déploya, et il darda sur l’elfe ses prunelles draconniques. Le timbre rocailleux et grave du dragon, tellement différent de celui de son Lié s’insinua en douceur dans son esprit.
Les mots prononcés la firent rougir violemment. Le noir confirmait les impressions que Din ressentait en pointillé… Elle se leva de son rocher et s’approcha d’Andùnë :

* Dragon, tes paroles sont troublantes. *

Un petit sourire se dessina sur les lèvres de Din, elle n’était pas certaine des paroles qui pouvaient être dites, et se sentait mal à l’aise de discuter de ce sujet avec un intermédiaire, si proche d’Altays soit-il…

* Flatteuses également. J’apprécie grandement la présence d’Altays dans cette quête, et… Si nous réussissions cette mission, j’aimerais tellement faire votre connaissance, dans des conditions plus… légères. *

La dimension sentimentale de leur sujet de conversation la gênait, et les mots avaient du mal à franchir ses lèvres et ses pensées étaient brouillées. L’elfe préféra s’abstenir avant de commencer à bégayer, elle s’inclina face au dragon noir et lui souhaita une bonne nuit.
Elle retourna sur son perchoir, en haut d’un rocher poli et d’absorba dans ses pensées… Le couple était si particulier… Le fait qu’Andùnë masque la vérité à son Lié lui semblait particulièrement incongru pour un Céleste…

Pendant les heures qui s’égrenèrent lentement dans la nuit, Dinjelaï médita longuement sur cet étrange comportement. Il était digne de l’esprit retors des Engloutis, et plutôt peu commun avec la morale Céleste… Elle qui avait fuit le Màr Menel, vaincue par ce l’atmosphère mièvre qu’elle était persuadée de voir en chaque chose, à un âge où l’opposition au modèle parental s’impose, était intriguée par ce comportement qu’elle n’avait pas perçu, au moment de son départ. Sujet épineux qui la ramena à son enfance, le sommeil ne voulait pas venir…

La lune était haute lorsqu’une faim la sortit de ses méditations. Dinjelaï déploya son corps refroidi par le vent qui n’en finissait jamais de souffler sur leur abri de fortune. Elle fouilla dans son sac, en sorti une couverture, un morceau de pain et une pomme, et s’éloigna de la couronne pour grignoter ce repas de fortune.
La marée venait clapoter jusqu’à une dizaine de mètres des premiers rochers, ce qui correspondait peu ou prou aux traces qu’Altays avait lu la veille sur le sable. Din croqua dans la pomme et huma le vent marin, tentant de déchiffrer ses odeurs. Elle n’était pas vraiment familière de la mer, mais les quelques années passées sur Ys lui avait inculqué les bases à connaître sur cet élément indocile…

** Hey, Din, tu m’écoutes ? **

La voix mentale du dragon perça brutalement son esprit, et les mots hurlés comme à son oreille lui firent froncer les sourcils. Un éclat blanc, reflet de la lune, brilla dans les cieux au-dessus d’elle. Anareinth décrit un arc de cercle, avant de se poser dans le sable humide.

* Inutile de crier, que ce passe t’il ? *


Le ton de l’elfe était légèrement inquiet, Anareinth n’était pas coutumier des intrusions brutales, lorsqu’il sentait sa Liée penseuse, il s’immisçait en douceur dans son esprit pour ne pas l’éveiller trop brusquement… Le Blanc fit quelques battements d’aile sur place, signe de son agacement…

** Comment ça qu’est-ce qu’il se passe, ça fait plus d’une heure que j’essaie de te joindre ! J’ai fait le tour de l’île, tu avais fermé ton esprit ou quoi ?! Tu ne vas pas commencer à la jouer Altays et Andùnë ! Tu n’as rien à me cacher j’espère ?! **

Les lèvres de Din tremblèrent imperceptiblement, après cette session de calme, ce violent retour à la réalité ne lui était pas des plus plaisants… Anareinth semblait énervé, alors qu’elle n’avait pas l’impression d’avoir commis quoi que ce soit de mal, comme une enfant prise en faute pour une raison mystérieuse, elle se recroquevilla. Le blanc, intrigué par son comportement s’approcha, et pris une voix plus douce…

** Que ce passe t’il Din ? Je ne t’en veux pas, mais j’ai volé plusieurs heures aujourd’hui, et j’aurais préféré poursuivre mon exploration, mais ton silence m’a inquiété ! **

Cette fois, l’elfe fronça les sourcils… Elle fit quelques pas, et posa sa main sur la robe fraîche et légèrement humide du blanc. Le vol au-dessus de l’île avait condensé les gouttelettes sur ses écailles.
Ce simple contact, peau à peau, éclaircit leur communication d’une façon peu commune. Comme s’ils discutaient depuis tout à l’heure en noir et blanc, et que l’image venait de prendre milles couleurs. Tout à coup, l’elfe ressentit le panel d’émotion qu’exprimait le dragon, étrange…

* Je suis désolée, je ne t’avais pas entendu… Pourtant j’étais à l’écoute… C’est bizarre.* Elle marqua une petite pause. * Est-ce que tu as trouvé Limna ? *

Cette fois, ce fut au dragon d’afficher un air soucieux.

** Hum… Non, maintenant que tu me le dis… **

Il y eut un temps de silence, le roulis des vagues en toile de fond. Une ébauche d’explication venait transparaître et ils en prenaient conscience en même temps.

** J’ai traversé toute l’île, car je ne t’entendais plus. Je n’ai pas perçu la présence de Limna, alors que l’autre nuit, j’ai pu sans difficulté la retrouver à quelques miles. **

Le Dragon énonçait ces constatations d’un ton grave et concentré. Din reprit la suite de sa réflexion, sans vouloir émettre de conclusion hâtive. Demain, elle interrogerait Altays et Andùnë pour savoir s’ils étaient eux aussi en difficulté lorsqu’ils s’éloignaient. Les sourcils froncés, tout le bénéfice de sa méditation envolé, elle retourna en direction de leur campement. A ses côtés, Anareinth s’enfonçait dans le sable humide.
Retournés à l’abri du vent, l’elfe entreprit de frotter les écailles immaculées de son Lié avec les grains humides, et les gloussements de contentement du dragon les firent rire tous les deux, oubliant les sombres journées qui se profilaient…

Lorsque les premiers rayons de l’astre solaire vinrent caresser son visage, Dinjelaï s’éveilla, après trois petites heures d’un léger sommeil. Elle s’étira et savoura le vent frais dans ses cheveux, puis se dirigea vers le filet d’eau qui émergeait de la forêt, pour se plonger dans l’eau salée de la marée basse. Elle fit une toilette de chat puis rempli sa gourde de l’eau du ruisseau. Lorsque la mer se retirait, elle perdait son goût de sel. En revenant vers la couronne, elle découvrit qu’Altays était éveillé et elle se dirigea vers lui, le sourire aux lèvres. Impossible de s’alarmer devant un si beau lever de soleil, Dinjelaï ne se sentait pas véritablement en danger, et le malaise qui l’avait enserré dans la nuit s’était en partie dissipé. L’ondin ne semblait pas aussi insouciant qu’elle, à peine levé, il avait repéré le silence assourdissant qui émanait de la forêt et contemplait la lisière des bois les sourcils froncés.

Tu as raison, elle saurait retrouver sans problème le campement de toute façon. Nous devons être visibles de loin… J’espère que l’île n’est pas habitée.

L’elfe restait neutre. Par ces mots simples, elle disait son inquiétude, sans rien relever au sujet de l’Ardente. Din comprenait l’inimitié constitutionnelle des deux ondins mais souhaitait avant tout ne pas laisser s’exprimer ses sentiments propres, au risque de fracturer définitivement leur Triade. Si les groupes avaient été composés ainsi, il y avait forcément une raison majeure, sans quoi les aventuriers ce seraient répartis par affinité… Avec un sourire absent, elle apprécia la compagnie que le hasard lui avait donnée, les yeux posés sur Altays.
Son évocation des dragons mit fin à ses pensées légères. Elle s’approcha de l’ondin, ne souhaitant pas que ses mots soient portés par le vent et prit la parole à voix basse.

Ainsi, tu as remarqué quelque chose sur ta liaison avec Andùnë ?

Voyant que le Céleste fronçait les sourcils, Dinjelaï se hâta de compléter ses pensées :

Hier soir, pendant que je montais la garde, Anareinth était à l’autre bout de l’île… Sur le moment je l’ignorais, je croyais qu’il était simplement endormi ailleurs… En fait, nos esprits ne se sont trouvés que lorsque je l’ai vu dans le ciel retourner vers le campement…

Din se mordilla la lèvre inférieure. La fin de sa phrase était légèrement tremblante, car le seul fait d’évoquer l’épisode de la veille réveillait une sensation de fragilité intense…

Anareinth n’utilise jamais sa forme humaine en dehors des réceptions.

L’idée de l’élégant jeune homme, ressemblant à un frêle neishan en pleine forêt hostile lui était plutôt étrange. Le dragon blanc releva la tête et regarda les deux bipèdes.

** Je préfère amplement vous suivre de haut… **

Modeste, le petit dragon blanc ne fit pas mention de sa grande maîtrise de l’Interstice. Durant leurs années de vagabondage il était passé maître dans la dissimulation de son corps écailleux et les courses avec Wirenth l’obligeait à apparaître et disparaître pour contourner les obstacles que la petite reine évitait facilement.

La question semblait réglée. Andùnë accompagnerait Altays et Din dans la forêt, tandis qu’Anareinth survolerait leur progression et leur indiquerait l’évolution du terrain. Après un bref repas, composé essentiellement des pommes de l’elfe et du pain légèrement asséché, ils se mirent en route. Au centre de la couronne fumait un feu pour indiquer à Limna la position de leur campement, car si le Céleste semblait enthousiaste et sûr de trouver rapidement l’endroit désiré, la jeune elfe était loin d’en être persuadée… Après la conversation de la nuit avec Anareinth, elle avait appris que l’archipel était composé d’une demi-douzaine d’îles de tailles variées et qu’ils se trouvaient sur la plus grande d’entre elles. Le dragon blanc avait repéré sa forme en goutte d’eau, et estimait sa plus grande longueur à sept ou huit kilomètres.

Ils choisirent de s’enfoncer directement vers le centre de l’île. Anareinth leur avait décrit un sommet, visible depuis la plage, en haut duquel ils pourraient apprécier par eux-mêmes la géographie de l’archipel.
Si leur départ de la couronne était plutôt enjoué, la pesanteur silencieuse de la forêt réduisit bientôt leur conversation à néant. L’atmosphère humide et froide les faisait frissonner et ils accélérèrent le pas, alors que le sol adoptait une pente plus soutenue. En milieu de matinée, ils retrouvèrent Anareinth qui les attendait dans une petite clairière.

** Plus on avance, plus cette île me paraît inhospitalière… J’ai l’impression qu’il y a de la vie plus en haut, j’ai perçu des mouvements sous les arbres… **

Altays et Din se regardèrent. L’elfe s’appliqua à ressentir sur son mollet le froid de Lossë et posa sa main sur la dague jumelle, Lurë, glissée dans sa ceinture. Dans son sac, elle savait exactement où était située sa sarbacane et les minuscules fléchettes empoisonnées, protégée par une pochette de toile huilée. Seulement ces armes étaient plus destinées à surprendre qu’à se défendre… Un frisson lui parcouru l’échine et son regard se promena sur les troncs bordant la clairière.

** Il ne s’agit peut-être que de gros animaux… **

Et peut-être pas.

Le ton de l’elfe, sérieux et grave dévoilait son angoisse. L’atmosphère lourde les enserrait comme un étau et faisait naître un sentiment de claustrophobie dans le cœur de Din. L’elfe déglutit lentement, et après une gorgée d’eau, ils se remirent en marche sur la pente qui s’inclinait toujours d’avantage.
Dans la demi-heure qui suivi, les arbres se clairsemèrent légèrement, et ils découvrirent un chemin rocailleux qui facile à suivre. Le soleil avait à peine dépassé son zénith lorsqu’ils arrivèrent au point culminant. Ce fut seulement à ce moment que Din détourna les yeux de la terre sèche et caillouteuse.
L’elfe laissa son regard courir l’horizon, et pour la première fois de la matinée, fut envahi d’un profond sentiment de sérénité. Du haut de leur position, ils pouvaient voir tout ce qui était susceptible d’avancer vers eux, et la paranoïa qui l’habitait dans la forêt n’avait plus de raison d’être. La vue était magnifique.

Sous ses yeux, six petites îles perçaient l’océan, ourlées d’une fine ligne d’écume. Celle sur laquelle ils se trouvaient était de loin la plus haute, la plus longue et surtout la plus boisée. Les autres se déployaient en arc de cercle, ou en croissant de lune, sur le versant sud de la leur. Deux n’étaient que des amas rocheux et arides, les autres devaient également avoir leurs points d’eau douce puisqu’à cette distance on pouvait discerner des lignes vertes où la végétation s’était profondément enracinée.

Cette vue de haut… J’ai l’impression d’être de retour au Màr Menel…

Se retournant vers Altays, elle lui adressa un petit sourire, puis s’assit quelques instants et but plusieurs gorgées d’eau fraîche. Il devait être l’heure de déjeuner, tout du moins, son estomac réclamait vivement une sustentation quelconque. Elle dégrafa donc les liens de sa besace et en sortit la miche de pain et quelques lanières de viande fumée enroulées dans un morceau d’étoffe à la propreté douteuse.

Je ne sais pas si Limna est de retour au campement… Finalement nous n’avons croisé personne.

Din se reprocha un instant trop tard d’avoir abordé l’épineux sujet de l’ardente. Elle mastiqua méthodiquement sa nourriture, puis se redressa et contempla une nouvelle fois la vue. Au sud de leur île, à un ou deux kilomètres de leur campement – la couronne de rochers était aisément reconnaissable, contrastée sur le sable clair – face à la plus proche des îles voisines, un amas caillouteux mettait fin à la continuité de la plage. De haut, Din pouvait imaginer une falaise. Qui dit falaise dit cache… Les cavernes d'Orion devaient certainement se trouver sous la roche, il fallait peut-être commencer par là-bas...

Je suggère que nous rentrions en faisant un crochet par là-bas.

Pointant du doigt l’hypothétique falaise, Dinjelaï continua :

Si nous ne trouvons rien en redescendant, peut-être que nous découvrirons quelque chose là-bas… A minima nous verrons s’il est possible de mettre le canot à l’eau pour visiter les autres îles… je ne suis pas sûre qu’on trouve quelque chose ici…

Leur repas avalé, ils prirent tous les trois la route du retour. Effectivement, Andùnë semblait n’avoir aucun problème avec sa forme bipède, ce qui était une nouvelle source de surprise pour l’elfe…
Le chemin se fit rapidement, dans le même silence que le matin. L’atmosphère pesante reprit ses droits en même temps que la forêt, et Din ressentit à nouveau l’inquiétude et le sentiment d’être observée. Cette fois, un chemin était tracé dans l’humus noir, et à plusieurs reprises Din cru déchiffrer des traces au sol et contre l’écorce des arbres, qui pouvaient être du au passage de gros animaux, ou d’autre chose…

Ils arrivèrent à l’amas rocheux – effectivement une falaise – qu’ils avaient deviné du haut du sommet. Les rayons du soleil caressaient la mer à l’oblique et l’elfe estima qu’il leur restait presque deux bonnes heures avant la tombée de la nuit, échéance à laquelle elle souhaitait ardemment se sentir à l’abri de la couronne minérale… Ils inspectèrent les lieux, sans rien y trouver de particulier.

Din se sentait légèrement lasse et pressa rapidement Altays de rentrer. Andùnë prit son envol sous sa sombre forme draconnique et Anareinth et lui rejoignirent l’abri par le chemin des airs, laissant là leurs deux bipèdes…






[HRP] Voilà un post très long, peut-être pour compenser mon manque de RP dans les deux dernières semaines (:p)
J'ai essayé de laisser une large part pour Limna. Attention, j'aimerais qu'on passe encore plusieurs jours sur cette île, avant de comprendre que c'est dans la plus petite et plus caillouteuse des îles que j'ai décrit que sont creusées les cavernes, sous le niveau de la mer.
J'espère que ça vous conviens, à toi Limna ;) [/HRP]
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:03

Posté par Limna

Limna ouvrit les paupières alors que le jour n’avait pas encore pointé. L’air s’était bien trop rafraichi pour que son sommeil n’en souffre pas. L’ondine se releva péniblement pour demeurer assise… Le plancher était bien plus dur que les mauvaises paillasses du Kaerl. Elle dépoussiéra ses épaules non par souci esthétique mais parce que l’air commençait à lui piquer le nez. Limna soupira bruyamment alors que son regard se perdait dans la pénombre qu’il commençait à cerner. La musique maritime était une étrange berceuse : aussi violente que douce, aussi déchirante qu’envoutante. L’ondine ferma les yeux pour laisser son ouïe s’abreuvoir de cette source inspirante.
Finalement, elle se redressa et tapota sa tunique si récemment acquise. Elle chercha autour d’elle une couverture pour épaissir la cape qu’elle portait déjà mais rien ne semblait fait de laine ou de coton. L’ondine s’approcha d’une table sur laquelle des objets renversés semblaient figés d’un autre temps. Les pirates avaient dû être surpris ou attaqués sans que personne n’ose plus venir les visiter. Elle laissa son doigt tracer une ligne claire sur le bois grisonné par la nuit et la poussière tout en détournant son regard vers l’autre partie de la cabane. Il y avait un foyer avec un marmiton qui penchait au dessus, des placards…

Son ventre gronda et elle attrapa sa besace dans laquelle elle avait gardé encore quelques fruits récupérés sur le bateau. Elle mordit dans une pomme tout en se persuadant qu’il serait bon de pouvoir trouver un peu de chaleur auprès d’un feu… Du feu… le bois était-il assez sec pour prendre ? Il fallait qu’elle trouve de quoi l’allumer, heureusement à côté de la cheminée se trouvaient quelques pierres à cet usage. Ses yeux s’étaient habitués à l’ombre mais elle ne discernait pas l’intérieur des placards qu’elle entrouvrit, seulement leur putride odeur décomposée. Elle remarqua après ces quelques minutes d'exploration, une porte. Elle espéra qu’il s’agisse d’un garde-bois et l'ouvrit avec vigueur.

Elle entendit un léger sifflement, du moins cela retint plus son attention que le déclenchement du mécanisme. Avant que son esprit ne comprenne, une douleur qu’elle n’avait jamais connue pris le contrôle de sa conscience. Elle s’appuya sur le montant de la porte comme s’il était le seul à pouvoir la soutenir mais son corps commença à chanceler. Un pas puis un autre la firent reculer alors qu’elle relâcha enfin un premier hoquet de douleur. Elle s’habituait déjà à l’hurlante déchirure et elle osa baisser le menton sur elle.
Ses mains semblaient tétanisées à quelques centimètres de la flèche qui l’avait transpercée. Son souffle était incertain et elle releva les yeux vers l’arbalète qui l’avait choisie. Posée dans les bras des restes d’un corsaire, elle n’avait pas bougé de l’étreinte encore rigide. L’homme avait attendu la mort en glissant une cordelette dans la gâchette qui retenait le mécanisme de l’arme et ne pourrait jamais imaginé qu’il avait enfin atteint son but. Limna se mit à tousser, sa salive se fit épaisse et elle trébucha en arrière plusieurs fois avant de s’effondrer en renversant la moitié de ce qu’il y avait sur la table. Elle savait qu’elle ne bougeait plus, pourtant, un vertige plus puissant l’emporta dans d’autres abysses.


**********


Le froid la réveilla de nouveau, sa bouche était sèche et elle était allongée sur le dos, sur ce plancher misérable. Sa tête lançait à moins que ce ne soit ailleurs, elle ne sentait plus son corps, une fatigue incommensurable s’était emparée d’elle. La lumière avait enfin pénétré l’abri et sans avoir à lever la tête, ses yeux se posèrent sur le cadavre meurtrier. Elle aurait voulu sourire mais n’y arriva pas. Comment pouvait-elle haïr un mort ? Elle espéra que sa mort fut longue et douloureuse, mais déjà elle oublia…

Cette fois, elle crispa les dents, de plus en plus fort, la douleur s’éveillait en même temps qu'elle. Son sang avait-il oublié de garder pour lui la souffrance ? La toxine s’était dissipée, elle sentait ses pieds et elle ne se retint pas d’avantage de hurler maintes fois avant de trouver un souffle obligé dans lequel ordonner ses plaintes. Ses mains tremblaient, ses lèvres aussi et le vertige la guettait elle osa poser quelques doigts sur son ventre approchant prudemment du projectile. Une chose était sure : elle respirait. Il fallait qu’elle ôte le bois et sa pointe avant que ses chairs ne se décident de se fermer mais la douleur l’envahissait rien que d’y penser. Pourquoi ne mourrait-elle pas là, rapidement ? Elle ferma les yeux et laissa ses larmes couler. Elle aurait su persuader un pirate de l’achever, mais un mort… Elle pria les dieux de ne point la regarder. L’ondine se savait trop faible pour qu’ils aient envie de l’aider, il la condamnerait, honteux de leur progéniture insipide, à une non-mort latente. Limna réussit enfin à effleurer la flèche mais après des sueurs glaciales, sa conscience se déroba de nouveau.



Après plusieurs heures, elle retrouva ses esprits, la lumière était éclatante à moins que la fatigue ne la rende plus aveuglante. Une brume de coton flottait dans ses pensées comme si elle était protégée dans une bulle, sous cloche, dans une sourdine aussi réconfortante qu’un fond marin. Elle porta une de ses mains à son cou et frotta la fiole qu’elle portait. Elle était toujours là, allongée… Naïa ne viendrait même pas lui tendre la main du destin ? Elle tenta d’oublier la plaie, persuadée d’avoir perdu tout son sang et se mit à penser aux derniers qu’elle avait croisés… Soudain, elle se souvint de la quête, de Dinjelaï et d’Altays. Si elle mourrait, elle emporterait avec elle leur avenir. Ainsi, il avait été si simple de tout saboter et d’empêcher Andúnë de la dévorer ?

Sur ces dernières réflexions, l’ondine sentit son cœur s’accélérer, elle n’en avait pas fini avec eux. Elle repensa aux mots du dragon, il fallait qu’elle le tue et cela passerait par la mort du céleste. A mesure que la colère grondait, un petit rire cristallin retentit dans sa tête. Limna comprit qu’il n’était pas encore temps. Nourrie par une colère profonde, elle s’empara de la flèche et la tira de son flanc droit, criant à la mort alors que son sang bouillonnait pour s’échapper. Elle eut envie de lâcher prise mais tint bon alors que la pointe se cassa. Limna n’avait jamais tant usé de sa voix, elle pleurait à grands sanglots alors qu’un épais liquide chaud s’écoulait. En partie libérée, elle remarqua qu’elle pouvait à présent bouger.



Aussitôt, une seule idée se fixa à elle : la soif et l’eau. Elle ne savait plus si elle avait froid ou chaud parmi ces sueurs torrides et à la fois gelées, mais elle avait besoin de l’eau, de son contact pour que son sang retrouve la force de circuler sans se sauver. L’ondine essaya de ramper mais la force lui manqua. Elle ne sombra pourtant pas dans l’inconscience et réussit à ouvrir la porte d’entrée jusqu’à laquelle elle s’était tirée. La brise marine fouetta son visage comme un souffle de vie et elle crut qu’elle rêvait tant cet air provoquait un si profond réconfort. Il lui donna juste un peu de vigueur pour étendre la trace de son sang sur le sol et se porter mécaniquement sur ses pieds. Limna regretta immédiatement d’avoir bougé lorsqu’elle essaya de contenir le nectar de vie dans son corps par ses petits doigts de plus en plus pâle. Sans qu’elle s'en rende compte, elle était devant la cabane. La mer l’appelait, de sa voix mystérieuse et elle fit plusieurs pas. Chacun déchirait son être entier et au bord de la paroi, surplombant l’eau de quelques mètres, elle regarda la mer qui descendait. Elle se laissa tomber sans penser aux rochers, rien ne pouvait lui faire plus de mal.


La marée descendante n’offrit pas beaucoup de profondeur pour que la chute soit totalement amortie mais à peine sa peau eut-elle sentie le doux baiser de l’eau, que son corps se réveilla brutalement d’une nouvelle fougue. Son sang cessa de diffuser la douleur pour ce baume si fameux qui la parcourait lorsqu’elle plongeait ne serait-ce qu’une main dans l’eau. Limna retrouva la force de son esprit et se dressa à la surface pour reprendre l’air qui ne lui manquait pas encore. Les ondes dispersaient autour d’elle un halo de mort dans une robe de soie pourpre. Pourtant, elle ne sentait pas sa vie partir. L’océan pouvait bien verser son sang, son âme avait retrouvé son chemin. Une magie ancestrale, de celle qui avait marqué sa peau d’étranges symboles, lui permettait d’oublier la douleur à cet instant présent.
Limna savait pourquoi elle n’était pas morte, pourquoi elle avait eu la force d’ôter cette flèche… Elle avait un objectif bien défini et elle n’avait encore rien réalisé. La nuit commençait à tomber mais la jeune femme ne quitta pas son berceau. Elle plongea pour se ressourcer d’avantage. Naïa était là, mais elle ne parlait pas. D’autres visages étaient flous, ce n’était pas normal. La vie avait quitté les rives de l’île, ou peut être même celles de l’archipel, même l’odeur de sa blessure n’intéressa pas les ordinaires curieux. L’ondine se laissa conduire par le courant pour regagner l’endroit où ils avaient tous débarqué…

Elle se mouvait dans l’eau sans bruit et soulageait son corps de chacun de ses efforts. Ses anciens compagnons n’étaient plus au campement, elle se cacha alors derrière un rocher, assise, bien qu’immergée sur un banc de sable en formation. Seule sa tête dépassait et bien vite, la chaleur surnaturelle de l’intime liaison ondine l’invita à s’endormir en attendant qu’ils reviennent. Elle était bien cachée et n’imaginait même pas que les dragons puissent la repérer tant elle était sous l’emprise aquatique et ses instincts dérangés.
Limna entendit un mouvement d’ailes et ouvrit les yeux. Les dragons se rapprochaient, les maîtres ne devaient donc pas être bien loin. Mais sentant que la fatigue guettait trop lourdement son corps, l’ardente recula encore un peu pour être sûre de passer la nuit tranquillement, car de toute évidence, elle n’était pas encore prête à l’affronter.

[HRP:C'est moins long que la blonde, mais c'est beaucoup plus indigeste xD nianiania... A toi célestounet, tu rentres avec ta damoiselle ou tu cueilles des champignons? ]
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:03

Posté par Altays

Il n'allait pas aimer la journée. Il suffisait de regarder attentivement ses yeux pour s'en rendre compte. Il ne cessait de laisser vagabonder son regard d'un point à un autre sans but véritable. Le sentiment de liberté qui l'envahissait habituellement avait disparut totalement. Il avait un sentiment de malaise étouffant chaque fois qu'il se rendait compte du silence oppressant qui les entourait. Il aurait voulut discuter avec Din... parler rien que pour entendre sa propre voix. Se rassurer en somme. Mais impossible car s'il ouvrait la bouche il en vomirait probablement. Son estomac était lourd et il ne comprenait pas trop ce qui faisait que l'île soit si silencieuse. Avec une telle végétation il aurait du y avoir des oiseaux des animaux ou même une présence humaine. Mais rien. En dehors du vent si rare entre les arbres et du bruit distant de la mer il n'y avait rien.

Il tourna son visage vers Andúnë. Même sous forme humaine il avait quelque chose de captivant. Il avait beau être jeune, il dégageait une impression de puissance endormie qui n'attendait qu'à être éveillée. Souvent ils avaient prit les armes pour familiariser le lié à sa forme humaine... et bien qu'il manquait de technique, le Noir envoyait toujours l'ondin valser à quelques mètres en un ou deux coup bien placés. Ainsi malgré l'absence de Limna ils avaient toujours une personne de plus... en qui il pouvait surtout se fier aveuglément. Le visage du Noir lui offrit un grand sourire, ajoutez à cela un clin d'œil malicieux et un signe de tête en direction de Din. Même ainsi il ne changeait absolument pas. Toujours égal à lui-même.

La présence de Din était elle aussi rassurante. du moins elle le forçait à prendre sur lui. Il était sûr qu'il ne cèderait pas à la panique grandissante par le simple fait qu'elle était avec eux et qu'elle l'observait de temps à autre. Dans tous les cas il était bien heureux d'être ondin en cet instant car ainsi il parvenait à ne rien laisser transparaître. Le regard braqué sur les moindres mouvements de la jungle il écouta les paroles d'Anareinth. Son regard croisa celui de Din et il aperçut le geste de celle-ci en direction de sa ceinture. Le Noir n'émit pas le moindre commentaire mais Altays sentit pulser en lui une animosité et une excitation des plus intense. Il ne semblait attendre qu'une chose. Pouvoir se servir de ses bras et ses jambes.

* Et de mon épée!*

Dégageant quelques mèches qui venaient lui barrer le front et la vue Altays jeta un regard aux alentours et reprit la route vers la butte que le Blanc leur avait désigné. Quand la densité de la forêt se fit moins oppressante, Altays poussa un soupir de satisfaction. Les arbres se faisaient plus rares, et le sentiment de liberté qu'il pensait avoir perdu en entrant sous le couvert végétal lui revint petit à petit. Un imperceptible sourire orna un court instant les lèvres de l'ondin quand enfin il sentit le vent sur son visage et surtout le ciel au dessus de sa tête.

En contemplant la vue qui s'étendait à leur pied, Altays remarqua plusieurs autres îles alentour. Lui qui pensait que trouver la grotte serait rapide et probablement aisé vit ses espoirs se réduisirent aussi vite qu'ils s'étaient formés. Din semblait elle aussi appréciait cette petit sortie de la nature. Elle en revenait même à faire usage de la parole. A dire vrai si ça n'avait tenu qu'à lui il aurait discuté tout le long du chemin, mais voyant qu'elle semblait préférer demeurer silencieuse il avait consentit à se taire et à prendre sur lui.

Quand il entendit le son de sa voix il faillit la remercier d'avoir briser ce silence. Elle évoquait ses souvenirs du Kaerl. Chose qu'il ne connaissait pas beaucoup. Il avait tout fait pour fuir ce lieu qu'il trouvait d'un ennui mortel. Bon... depuis l'arrivée de ses ex-aspirants les choses s'étaient mieux passées, mais il trouvait quand même que ce calme et cette sérénité abusive donnaient au lieu des airs religieux qu'il n'appréciait pas grandement.

- Oui, je n'irai pas jusqu'à dire que le Kaerl me manque mais ça y fait penser.

Jetant un regard à Din il lâcha sans vraiment s'en rendre compte.

- Je regrette de ne pas t'avoir connu au Kaerl. Les lieux m'auraient sans doute parut beaucoup plus agréables... et supportable. C'est assez... ennuyeux comme endroit. Je comprends que tu aies voulut quitter les lieux. Mais je ne me souviens pas de toi. Tu y as probablement fais tes classes bien avant moi. Je crois savoir que vous autres... je veux dire... les elfes... vous ne faites pas votre âge. Je n'aurais pas l'audace de te demander le tien... même si la curiosité me hurle de te questionner à ce sujet. Enfin... je suis quand même ravi de faire ta connaissance. Même si les circonstances sont un peu... enfin voila quoi.

Tournant son visage vers Andúnë il vit que celui-ci le fixait avec de grands yeux tout ronds. Apparemment le lié de l'ondin semblait trouver la déclaration des plus étonnantes et il l'affichait plutôt clairement.
Alors que celui-ci s'apprêtait à ouvrir la bouche Din s'interrogea sur ce qu'il était advenu de Limna. Altays n'y avait pas prêté la moindre attention depuis son réveil en fait... et il ne voulait pas trop s'interroger. Mais Andúnë tourna son visage vers Din l'air énervé. ses pupilles se voilèrent un instant de rouge, de façon rapide et brève et un étrange rictus se forma sur ses lèvres. Sur le coup on aurait presque dit que son lié montrait les crocs. Ses canines semblant chercher à croquer dans quelque chose.

* Qu'est-ce qu'il t'arrive?*

-Moi?

S'ébrouant il reprit rapidement.

* Moi? Rien du tout... Pourquoi?*

* Tu es peut-être à l'aise dans ton corps d'être humain mais tu ne sais pas encore cacher tes émotions... on va devoir travailler ça. toujours est-il qu'un homme ne montre pas ses dents à la manière d'un dragon comme tu viens de le faire.*

Regardant Din, Altays fut heureux de voir que celle-ci ne prêtait guère attention à leur échange. Alors qu'il s'apprêtait à rétorquer à Andúnë que son comportement commençait à lui être pénible Din sembla tout à coup s'intéresser à leur destination.
Tournant son visage vers l'endroit qu'elle pointait du doigt Altays comprit où la jeune femme voulait en venir. Elle n'était vraiment pas stupide et connaissait vraiment bien les choses. Elle réfléchissait et élaborait des plans plutôt concis et Altays adorait cela. c'était à ses yeux une manière délicate de souligner qu'elle n'était pas le genre de femme belle et sotte qu'il avait autrefois l'habitude de courtiser dans le simple but d'obtenir quelques faveurs. Là c'était... différent. Il était fasciné par tout ce qu'elle dégageait.

Une fois les dernières miettes avalées, tous trois reprirent la route vers la falaise. Anareinth semblait parvenir à communiquer avec eux malgré les soucis que semblait poser l'île. et bien vite Altays se replongea dans le mutisme que la foret provoquait. La route fut tout de même moins longue qu'à l'allée. Ils arrivèrent au niveau de la falaise peu avant la tombée de la nuit. Celle-ci ne tarderait probablement pas à les surprendre et ils devaient faire assez vite s'ils voulaient revenir au campement sous l'astre solaire.

Après une rapide inspection des lieux il apparut bien vite qu'aucune grotte ne se trouvait dans les parages. Ce n'était pas une nouvelle très agréable et Altays n'appréciait guère de tourner en rond. Il voulait en finir au plus vite et ne plus se soucier de tout cela. Il n'aimait pas qu'on lui force la main dans ces situations.
En l'occurrence la lié de Dame Hamlug n'avait pas hésité à lui faire une réflexion sur sa disparition du Kaerl. Était-ce sa faute s'il ne supportait plus de demeurer là dans ce calme absolu sans rien faire d'intéressant? Comment pouvait-on reprocher à un maître de chercher à se libérer parfois de ses contraintes. Le Kaerl et toute ses angoisses politiques n'était pas un lieux idéal pour quelqu'un comme Altays. Lui préférait s'occuper et pas uniquement en réfléchissant à qui devait prendre la place de second. De plus il savait que malgré son ancienneté il n'accéderait pas à ce statut. Mais ça n'avait guère d'importance. Il ne se préoccupait que de la Dame et préférait ne pas connaître le ou la futur(e) élu(e). dans tous les cas il ne ferait pas preuve d'une allégeance aveugle. Il n'était pas homme à se prosterner devant n'importe qui. Et en général il respectait les gens qui lui avait donné des raisons de l'être. Hors ce futur prétendant au titre ne serait qu'un vulgaire pantin utilisé par sa Dame pour s'occuper de tracas mineurs qu'elle ne voulait plus gérer. Et même si la hiérarchie aurait du le contraindre à obéir, il riait par avance en imaginant la tête que ferait celui-ci quand il chercherait à lui refiler un aspirant. Sans savoir pourquoi cette idée le fit sourire.

- On verra si tu riras autant le jour ou ta Dame te demandera de prendre ce poste.

En finissant sa phrase Andúnë reprit sa forme draconienne. Puis il tourna sa gueule en direction des deux bipèdes, laissa échapper sa langue et prit son envol pour rejoindre Anareinth dans les airs.
Haussant les épaules, il se tourna vers une Din qui semblait pressée de rentrer. A la voir ainsi à fixer le ciel elle n'avait pas l'air jouasse à l'idée de rentrer sous le couvert des étoiles. Et à dire vraie cette idée lui donnait à lui aussi des frissons.

- Allons-y... je ne pense pas que l'on trouvera quoique se soit de plus. Pour tout te dire je me demande si en longeant la mer il n'y aurait pas moyen de revenir à notre campement. sans passer par la jungle. J'avoue ne pas être... très à l'aise. On risque de mettre plus de temps. Mais cela sera peut-être plus agréable.

* Qu'en dites-vous là haut?*

N'obtenant guère de réponses Altays comprit que les liés n'étaient plus assez proches pour les entendre. Bizarrement ce vide ne fit que renforcer son sentiment de solitude. Bien qu'Andúnë se soit fermé il y a peu cette solitude n'était pas aussi présente. Là... s'en était troublant. Et il était presque un peu perdu à se tenir seul là dans son esprit. Comme si il avait désormais trop de place dans sa conscience pour lui seul. Un manque au final.

- C'est... assez étrange. Je déteste ça. Ne plus pouvoir le sentir. Et pourtant il n'est pas loin. Qu'est-ce qui peut ainsi nous empêcher de leur parler. Un sortilège? As-tu la capacité de ressentir quelque chose de ce genre?

Ce n'était pas une question en fait. Si Din avait sentit quelque chose elle lui en aurait déjà fait part. Il savait qu'elle n'y pouvait rien et qu'elle devait subir la même chose que lui. C'était une fatalité qu'aucun des deux ne pouvait résoudre.

- Bon... nous devrions rentrer. Je pense qu'en redescendant à travers les bois nous pourrons reprendre un peu plus bas sur la côte et marcher sur le bord de la plage. Ça sera probablement plus... agréable.

Puis Altays se rendit soudain compte que pour la première fois, il était seul avec Din. Mais vraiment seul. Ni elle ni lui n'avait son lié à coté. Donc ils pouvaient discuter tous deux sans être sans cesse torturer par la petite voix qui en général ne se gênait pas pour placer une idée ou deux voir une répartie cinglante ou encore un avis non demandé. Bon, c'était là le quotidien de l'ondin mais il devait arrivé qu'Anareinth se conduise de la même façon.

- C'est amusant de voir comme on peut être semblable sur certains points mais pourtant bien différents. Je veux dire. Ta relation avec ton lié par exemple. Les petites attentions que tu as à son égard et qu'il semble te rendre du mieux qu'il peut. Et malgré ça... tu donnes l'impression d'être... indépendante. Voir même un peu sauvage. Heu te méprends pas hein... je veux pas dire que tu ressembles à une indigène je veux parler de ... je sais pas trop en fait. C'est... dur à expliquer. Et ne va pas penser que je te juge... disons que... je constate... ou que je m'intéresse. Après tout il est normal de s'intéresser et de s'ouvrir aux autres. C'est surement pour ça que les équipes étaient toutes constituées de chaque triade. Même si en l'occurrence on est devenu un duo.

Il songea un instant à Limna. Cette sotte pouvait très bien être quelque part dans la jungle en train de les épier. Elle pouvait même se tenir en embuscade dans l'unique but de s'attaquer à lui. Mais bon... elle ne prendrait probablement pas le risque de faire cela avant la fin de la mission. Et lui ne préférait plus trop songer à la folle qui constituait le dernier engrenage de leur équipe.

A présent, Altays ne pouvait s'empêcher de parler. La présence d'Andúnë lui manquait dans un milieu aussi hostile. Il avait l'impression de se retrouver enfant en quête d'une protection quelconque. Il pouvait se défendre seul mais son esprit ressentait toujours un manque. Et parler avec Din semblait être un bon moyen pour le combler.

- Dis moi... ma question est peut-être un peu trop personnelle. Je n'ai pas eu le temps de fréquenter beaucoup d'elfe au point de tout connaître sur eux. Tu as... un statut particulier. Je veux dire. L'utilisation de la magie n'est pas accessible à n'importe qui. Et j'imagine que cela doit te rendre... spéciale non? C'est assez surprenant. La façon dont ça fonctionne. Je trouve ça... un peu effrayant... mais... surtout captivant. Presque hypnotisant. Tu es envoutante haha!

Accordant un sourire rayonnant à la jeune femme l'ondin chercha à apercevoir ce que la profondeur de ses yeux pouvait transmettre.

- Parle-moi donc un peu de toi. Apprenons donc à nous connaître. Je crois savoir que tu en sais déjà un peu à mon sujet en vue du temps que tu as passé avec ma sœur. elle n'a pas du se gêner pour me dépeindre comme un rustre. Alors dis m'en plus. Je suis curieux et intéressé de ce qu'une charmante elfe peut avoir à raconter. Même si cela n'est pas lié à ton passé. Juste ce que tu penses. Ce que tu ressens.

Le voyage était beaucoup plus agréable qu'à l'aller. Il ne sut comment expliquer ça mais il se sentait finalement vraiment bien avec elle. Le temps sembla s'étirer et ils marchèrent ensemble riant et appréciant la conversation l'un et l'autre.

- Din! c'est... je...

Mais avant même qu'il ne finisse sa phrase un rugissement terrifiant résonna dans les environs. Tous deux tournèrent leur visage en direction du cris d'alerte. Il ne sut pas vraiment si c'était Andúnë ou Anareinth qui avait poussé ce rugissement. Mais la puissance ne laissait pas de doute. Il se passait quelque chose sur la plage et ça n'avait l'air de rien de bon.

Alors qu'il allait l'attraper pour la pousser à courir, Altays eut juste le temps de voir la touffe blonde de la jeune femme voler devant ses yeux puis une main attrapa la sienne et l'emporta dans une course des plus étrange. Jamais il n'avait vu ça auparavant. Elle le tirait et courrait tout en même temps. Elle se mouvait à travers les arbres et les branches à la manière d'une biche. Se baissant et esquivant permettant ainsi à Altays d'en faire de même à sa suite. Si la distance avait été trop longue il n'aurait probablement pas tenu le rythme. Il savait courir mais là... ça dépassait tout ce qu'il avait lui-même entreprit dans sa jeunesse. L'instinct de la jeune femme dépassait de loin ce qu'il s'en était fait et c'est dans un mélange d'excitation et d'appréhension qu'il la suivit.


La journée avait été calme. Il ne s'était vraiment rien passé de passionnant. en dehors de trancher quelques végétaux il n'avait pas pu s'amuser. D'autant qu'Altays était toujours partagé entre l'envie d'en apprendre d'avantage sur ce qu'il lui cachait mais aussi sur la jolie elfe qui lui servait de compagne. Andúnë avait été rassuré d'apprendre que la jeune femme ne voyait pas dans son discours de la veille une façon de la forcer à aimer son lié. Les sentiments des bipèdes étaient si compliqués. Et puis cette manière de ne rien se dire et de glisser de ci de là de simples sous-entendus. S'en était vraiment navrant.

De son coté il volait à présent, se laissant porter par les courants. Anareinth était à ses cotés plongé lui aussi dans il ne savait quelle songerie. Le Blanc était d'ailleurs un compagnon d'aventure plaisant. Il ne s'offusquait jamais du comportement de son homologue Noir, ne cherchait ni querelle ni quoique se soit. En fait... il s'agissait d'un vrai dragon neutre. Il avait l'air... paisible. Andúnë se savait plus jeune mais il éprouvait plus de la sympathie que du respect pour ce lié. A dire vrai il ne respectait pas grand monde. Du moins il se fichait de tout le monde. Mais là il se contentait parfaitement de cette présence. Le Blanc n'intervenait que rarement mais toujours de façon courtoise et réfléchie. Lui était impulsif... un peu trop mais c'était du à son jeune âge. Il aimait voir les choses comme elles venaient et ne cherchait pas à en apprendre d'avantage.

Puis, un mouvement, ou tout du moins quelque chose attira soudainement le regard du Blanc. Andúnë le vit tourner la tête un peu sur le coté. Puis, il fonça en piquet en direction de la plage. Ne cherchant pas à en comprendre d'avantages, le Noir le suivit. La vitesse à laquelle tous deux fonçaient était impressionnante mais le blanc prenait de plus en plus de vitesse. Jusqu'à ce qu'il arrive à disparaître pour atterrir plus bas sur la plage au grand étonnement du Noir qui ne comprenait pas ce qui pouvait le pousser à emprunter l'interstice. Une fois arrivé à hauteur d'Anareinth il comprit ce qui l'avait mit dans cet état. La bipède aux idées fourbes. Elle était de retour. Et en assez mauvais état. Une fraction de seconde il songea qu'elle avait mérité son châtiment. Mais alors que cette idée commençait à germer dans son esprit il capta la peur qui s'insinuait en elle. Il ne sut jamais si c'était à cause de sa présence en cet instant ou en raison de sa blessure. Mais les deux liés réagirent à l'unisson. Tous deux poussèrent un rugissement. Puissant et profond. La distance qui les séparait de leurs liés était trop considérable pour capter leur pensée. Et ils ne pouvaient se résoudre à laisser l'ondine seule au risque qu'elle se fasse de nouveau attaquer.

* Anareinth... tu es plus rapide. et si j'en crois ce que j'ai vu il y a un instant tu peux aller dans l'interstice beaucoup plus aisément que moi. Va les chercher. Ou les prévenir. Je veille sur elle.*

Déployant ses ailes immenses, le noir s'approcha de l'ondine. Ne cherchant même pas à savoir si elle allait s'en prendre à lui ou non il l'entoura d'une façon plutôt protectrice et attendit de voir son compagnon revenir de la jungle.

Il captait un étrange mélange de pensées. Elle ne paraissait plus pouvoir raisonner comme avant. De la peur et de l'énervement. Puis de l'irritation et une touche de joie. C'était... déconcertant. Il ne captait que de brèves images. Mais le peu qu'il en apprenait suffit à le convaincre que la jeune femme était capable de bien des choses pour arriver à ce qu'elle voulait.

Captant enfin les pensées de son bipède, Andúnë comprit que celui-ci arrivait. Il déboula de la foret à l'affut du moindre danger. Il semblait presque prêt à s'attaquer à n'importe quoi. Se dégageant de l'ondine Andúnë se recula.

Il n'avait pas saisit grand chose aux bribes qu'il avait perçut. Il savait juste que la personne concernait n'était pas Anareinth et il eu un instant le cœur qui chavira. Puis Din parla de Limna et il comprit. Elle devait s'être mise dans le pétrin. Ils pressèrent leur course au point ou le paysage qui l'entourait ne devint plus qu'un flou étrange mêlé de vert et de marron. Puis enfin sa conscience trouva celle de son lié. Elle s'accrochèrent immédiatement l'une à l'autre. Et Altays comprit ce qui s'était déroulé.

Quand tous deux furent sur la jeune femme celle-ci sembla émerger d'un semi-coma et sans qu'il ne voit venir quoique se soit Altays fut éjecté en arrière sur le sable blanc.

- La peste soit de ton arrogance.

Se relevant il s'approcha de nouveau et cala son genoux sur les jambes de Limna qui sembla chercher à se débattre mais ne parvint pas à grand chose. Elle avait probablement rassemblé ses forces pour lui envoyer son pied comme elle l'avait fait mais elle ne devait plus avoir beaucoup de force car elle ne parvint pas à grand chose si ce n'est jeter un regard assassin à l'ondin qui la dominait à présent.

- Din... maintient-la. Je ne vais rien pouvoir faire si elle se débat comme ça.

Altays passa sa main sous la tunique de la jeune femme. Elle avait été blessé à l'abdomen et il lui fallait un contact direct avec elle. Plus il serait proche et plus il avait de chance de voir la chose opérer. La peau de Limna était froide. Glaciale même.

- Limna... écoute-moi bien. Si tu ne me laisses pas agir, le poison qui court dans tes veines va se répandre et atteindre ton coeur. Tu sentiras alors celui-ci faire des bonds comme s'il voulait sortir et très rapidement tu te videras de ton sang par tous les trous. Cesse de te comporter comme une enfant et laisse-moi t'aider.

Tâtant la blessure il comprit qu'il devait s'agir d'une flèche... à pointe métallique à en juger la façon dont la plaie était déchirée. Il posa ses doigts sur la chair ouverte et se concentra. Elle devait avoir comprit qu'il ne cherchait pas à la violer ou quoique se soit d'autre. Il devait d'abord la débarrasser de son poison avant de tenter de refermer la plaie. Il pressa ses doigts dans l'ouverture et Limna se cambra.

Puis il chercha en son sein ce petit espace. Cette partie de lui qu'il n'invoquait que très rarement. Il laissa son esprit s'ouvrir au monde et sentit presque les pulsations de vie de la jeune fille. Puis il sentit ses doigts le picoter et la seconde d'après il sentit quelque chose affluer dans ses phalanges. C'était... comme si elles aspiraient ce qu'elles pouvaient. Sortant immédiatement ses doigts du corps de la jeune femme il prit son autre main. Attrapa celle de Limna et croisa son regard.

- Écoute-moi attentivement car c'est ta seule chance de t'en sortir. Aucun organe n'a été atteint mais il est préférable de refermer la plaie. Tu as perdu beaucoup de sang et ce n'est pas bien compliqué. Tu vas respirer et te calmer.

Jetant un regard vers Din il se demanda si elle n'aurait pas simplement pu utiliser son pouvoir. Mais cela avait l'air de lui en couter et il y avait un moyen beaucoup plus simple d'agir même s'il pouvait prendre plus de temps.

- Tu vas chercher dans ta tête. Un recoin. Un espace dans ton être que tu sens au plus profond de toi. Tu vas y sentir la vie. Tu vas découvrir que tout ce que tu connais de meilleur y réside. Une fois que tu l'auras atteint tu laisseras ce recoin s'échapper de ton corps. Tu le pousseras à se rendre dans tes mains. Et une fois qu'il y sera tu le laisseras s'échapper de ton corps. Tu dois le laisser partit. Tu dois abandonner tout espoir de retrouver un jour ce bonheur tu m'entends. Il faut que tu le fasses. Et tout de suite!

Il ne savait pas si elle avait tout comprit. Mais c'était ce qu'il savait. Ce que lui-même avait apprit. Et il ne faisait que restituer les paroles. Il chercha en son sein... et il y découvrit un visage qu'il ne pensait pas trouver là. Il eut du mal à songer au fait de voir cette image le quitter à tout jamais mais il savait qu'il le devait. Pas pour Limna, pour elle. Si il se comportait comme un égoïste elle ne lui pardonnerait pas. Elle avait donné de sa personne. Il se devait d'agir de même. Il sentit son pouvoir affluer dans ses doigts. C'était la première fois. Il n'avait jamais était jusque là. Ses doigts se crispèrent et il serra la main de Limna pressant la blessure. Il déversa ce qu'il pouvait dans son corps et crispa son visage. La sensation était désagréable. Assez insupportable même. Une impression de perdre le sens de sa vie. C'était comme renoncer au bonheur pour l'éternité. Il ôta sa main et contempla ses phalanges. Celles de sa main gauche étaient noir comme du charbon. Dans sa main droite ses phalanges étaient d'un blanc laiteux étrange. Il se recula de Limna avec un regard plein de haine et tourna le dos.

C'était la première fois qu'il se servait de ce coté là de son pouvoir. Et il espéra ne jamais à avoir à le faire. On lui avait dit qu'il n'était pas le même pour tous. Mais que pour certains c'était une souffrance. Il se rendit près de l'eau qui commençait à affluer en leur direction et aspergea son visage. Il avait chaud et se sentait mal. Il se tourna vers Din qui se tenait à présent près de Limna. Celle-ci était toujours à moitié allongée. Il se rendit compte qu'il respirait comme un dragon et que tous ses muscles avaient l'air bandés. Il s'assit dans le sable, se laissa tomber en arrière et regarda le ciel pourpre se charger de points scintillant.

[HRP: Heu je vous ai joué un peu... désolé. J'espère ne pas avoir abusé... surtout avec toi Limna. J'ai essayé de me rattraper en te laissant me taper hein au moins. J'espère aussi ne pas être allé trop loin dans mon délire.]
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:03

Posté par Dinjelai

Dinjelaï suivit longuement du regard les deux dragons en vol. Ils piquaient droit vers leur abri, abandonnant derrière eux, consciemment sans aucun doute, leurs deux liés, seuls à seuls pour la première véritable fois depuis le début de cette aventure… Le timide sentiment d’attachement que ressentait Din pris une ampleur particulière, l’elfe se sentait fébrile, comme une jeune adolescente a son premier rendez-vous, à la fois fragile et menant la danse, à la fois vaincue et victorieuse. Mais au fil des battements d’aile d’Anareinth, alors que le Blanc disparaissait dans les nuages, toute son inquiétude refit surface et Din qui s’apprêtait peut-être à profiter de l’instant pour entrer dans un jeu de séduction, se crispa. Le beau visage de l’elfe se ferma, et lorsqu’Altays s’approcha d’elle, pour lui proposer d’un ton doux d’allonger la ballade en passant par la plage, elle se contenta de hocher la tête, l’air vague…

En vérité, tout son être tentait de s’habituer au vide qui creusait sa poitrine. Hier, plongée dans sa méditation, elle était si enfouie en elle-même, que la disparition progressive d’Anareinth ne l’avait même pas éveillée. La douleur mélancolique ressentie avait été attribuée à ces souvenirs qui l’avaient envahi la veille, mais à présent qu’elle voyait sa moitié d’âme disparaître, elle la ressentait plus vivement.

Tournant les yeux vers Altays, elle se rendit compte qu’elle n’était pas la seule à accuser le choc de la rupture de cette liaison. Etrangement, la simple vision de quelqu’un partageant les émotions qu’elle ressentait l’apaisait. Durant ces dernières années, ça avait été rare, voire exceptionnel… Et soudain, la bulle, étanche des esprits draconniques, lui paru plus acceptable, peut-être même, pour un temps, agréable…

Lorsque le Céleste se tourna de nouveau vers elle, elle lui adressa un petit sourire encourageant. Elle ne souhaitait pas réitérer l’expérience du matin… Cette marche silencieuse, comme dans un tombeau végétal, avait été plutôt désagréable, le retour au campement serait forcément plus joyeux. Altays semblait également s’être accommodé de la situation et il paraissait presque… ragaillardi !

Din s’amusa de le voir buter sur les mots, exprimant maladroitement quelque chose qu’elle avait du mal à deviner. Fourbe, elle se contentait d’un sourire déstabilisant qui pouvait certainement tout signifier, à lui de deviner le plaisir qu’elle prenait à voir un Maître noir s’empêtrer… Lorsque les hommes perdaient leur assurance, naissait un moment si particulier, si touchant, auquel Din ne savait résister.

La maîtresse Blanche détourna le regard, dissimulant à Altays l’éclat révélateur de ses yeux, et pris le chemin désigné par le Céleste. Elle répugnait à se plonger de nouveau dans la forêt, mais gardait sa dague à son coté, prête à servir, et la présence d’Altays à ses côtés serait certainement plaisante, à en juger par le tour que prenait la conversation… Din avait pris la tête et écoutait le Céleste marcher derrière elle pour venir rejoindre ses côtés, ainsi, il s’inquiétait de ce qu’avait dit sa sœur ?

Elle retrouvait le garçon curieux qu’elle avait découvert au premier soir de la quête, mais cette fois, elle répondrait avec joie à ces questions, soulagée de n’avoir pas d’initiative à prendre pour entretenir la conversation, et contrairement aux hommes qu’elle fréquentait d’ordinaire, il semblait véritablement intéressé par ses réponses… Le Céleste était tout sourire, et son enthousiasme fit rire la jeune femme…

Ce n’est pas si personnel comme question ! Non, si tu veux tout savoir, j’ai rencontré une femme extraordinaire, lorsque j’ai quitté le Màr Menel….

Din s’interrompit et s’arrêta de marcher pour dévisager l’ondin. Se rappelant de ses premières questions, concernant notamment sa Liaison avec un dragon mâle, elle préféra ne pas laisser planer de doute.

Attends ! Ne va rien t’imaginer ! Elle avait plus de quatre vingt ans, pour une humaine, ce n’est pas l’âge le plus fringuant ! C’est l’âge… de l’expérience…

La voix de l’elfe se brisa un instant, mais la curiosité d’Altays semblait ne pas avoir de bornes, aussi se remit elle à rire franchement. Sans le remarquer, leur marche était plus tranquille qu’au départ des falaises.

De moi ? Je ne suis pas sûre que cela soit très intéressant… Mais si tu y tiens, il est juste de rééquilibrer la balance à anecdotes !

Elle adressa un clin d’œil malicieux au jeune maître, laissant sous-entendre des rumeurs que Kahyna n’avait jamais dévoilé pour inquiéter légèrement Altays.

Bon, qu’est-ce qui est vraiment important ? J’ai grandi au Màr Menel, ça, tu le savais déjà ! Je me suis liée avec Anareinth la veille de mes de mes dix-sept ans, soit il y a… pfiu, douze ans !

Elle lui adressa un nouveau regard rieur. Ses tâches de rousseurs, ses cheveux blonds ébouriffés, elle savait qu’elle faisait à peine dix-huit ans, ses interlocuteurs étaient souvent déstabilisés par le contraste entre son caractère d’adulte et son physique de gamine.

Il ne te reste plus qu’à calculer pour connaître mon âge ! Bon alors ensuite… Et bien, le premier vol d’Anareinth a marqué notre départ du Kaerl ! Nous sommes d’abord arrivés sur Ys, où nous avons rencontré la femme dont je t’ai parlé. Al’Ysiria.

Le regard de Dinjelaï se fit plus grave et son sourire s’atténua lentement. Les souvenirs de sa mentor étaient certainement ceux qui restaient aujourd’hui les plus douloureux…

C’est elle qui m’a tout appris, même si je n’ai pas réussi à assimiler le quart de son art… Elle était une véritable magicienne, moi je me contente d’exploiter les qualités de mon sang pour l’imiter.

Pour cela aussi, elle s’en voulait. Elle savait manipuler les flux qui courent la terre, les faire danser autour de ses doigts en petits filaments ou boules colorés, sans réelle utilité, et, à sa décharge, elle parvenait à les manipuler comme autant de petits fils pour suturer les plaies superficielles. Même Al’Ysiria lui reconnaissait ces qualités... Mais Din se sentait mauvaise élève, sinon… Sinon elle aurait pu la sauver.
Reprenant un ton enjoué un peu forcé pour faire passer son malaise, elle poursuivi sur un ton plaisantin :

Que dire d’autre ? Je n’ai pas eu la chance d’avoir des frères et sœurs. J’aime les gros livres, la confiture de fraise et le thé, les vieux arbres… Dans l’idéal, boire un thé, au pied d’un vieux chêne en feuilletant un épais manuscrit de légendes ! J’ai peur de l’ennui et parfois de l’eau quand je ne vois plus mes pieds !

La jeune elfe éclata de rire, ses petites constatations ridicules auraient pu être complétées facilement par Anareinth, mais il n’était pas là… Et une petite pointe d’amertume effaça le sourire de ses lèvres, quelque chose n’allait pas… Comme un écho à cette infime prémonition, le hurlement des dragons vint mettre une fin définitive à cette agréable ballade de retour… Aussitôt le visage de Din s’était figé, l’elfe se tourna pour mieux percevoir l’origine du rugissement.

C’est Anareinth et Andùnë !

Sans plus attendre, elle saisit la main de l’ondin, sans frémir un instant à l’idée des toxines prisonnières de ces paumes et s’enfonça dans la forêt, boussole guidée uniquement par ses sens elfiques. Déployant des filaments invisibles de mana, elle étendait le champ de ses perceptions et devenait arbre, terre, et course… La plante de ses pieds frôlaient à peine le sol, et l’ivresse de la vitesse l’envahissait tout entière. L’échappée de son énergie interne, fuyant son corps pour devenir d’invisibles cordes, l’emplissait d’un sentiment proche de celui ressenti après la consommation d’herbe à fumer.
Les branches la frôlaient sans la toucher, elle raffermit sa prise sur les doigts du Céleste, et de ses mains fines s’échappèrent des bracelets d’un vert printanier, menottant l’ondin et le forçant à suivre son allure.

Lorsqu’ils débouchèrent sur le sable, quittant les bois obscurs sans avertissements, Din chuta à genou, freinée par le brutal changement de stabilité du sol. Un peu plus loin, sur la plage, Anareinth battait des ailes en grondant, aux côtés d’un corps allongé et inerte. L’elfe se releva péniblement du sol, et ferma les yeux pour reprendre ses esprits. Le lien entre elle et le Blanc se faisait enfin, et un soulagement intense la fit presque défaillir.

** Din, que se passe t’il ? **

Elle ne répondit pas et s’avança, légèrement titubante, vers Limna, et Altays qui l’avait rejoins. L’ondin s’était jeté à genou aux côtés de l’Aspirante, qui visiblement n’allait pas fort non plus… Une large tâche sombre s’épanouissait sur sa tunique. Din n’eut aucun mal à rejoindre le contact du sable, elle n’aspirait qu’à faire plus qu’un avec la plage, tant elle se sentait épuisée par l’effort inconsidéré qu’elle venait de fournir.

** J’ai senti ton mana Din… Pourquoi as-tu fais cela ? C’est parfaitement idiot ! **

A l’ordre d’Altays, elle posa ses mains sur les épaules de Limna et fit peser tout son poids au travers de ses bras tendus, sans réfléchir.

* J’ai eu peur, j’ai cru que vous étiez en danger… *

Le dragon gronda doucement son mécontentement.

** En danger, nous ? Sotte, tu t’y mets toute seule en danger ! **

Deux larmes de sel perlèrent au coin de ses yeux. Machinalement, elle se releva, laissant les ondins à leur cours improvisé sur les toxines, et se laissa tomber contre l’aile du dragon Blanc, épuisée physiquement, mais surtout nerveusement par tous les événements et les ambiances si paradoxales de cette journée. Anareinth s’allongea également dans le sable, et tout en surveillant la scène avec vigilance, il dissimula sa fragile Liée aux yeux qui l’empêchaient de trouver le calme dont elle avait impérativement besoin. A peine son aile repliée, Din sombrait dans un sommeil de plomb.

Anareinth observait Limna. Altays après avoir usé du pouvoir de sa race et l’avoir enseigné à l’Ardente pour la sauver, avait tourné le dos. Ses épaules étaient crispées, et il disparu rapidement derrière les rochers, probablement pour retrouver le Noir… Anareinth resta à veiller l’ondine. Le réveil serait probablement difficile, mais la Triade avait tenu bon… Jusqu’ici.



[HRP] Je ne veux pas avancer trop le temps pour laisser Limna se lancer aussi dans une machination de son invention ! Lâche toi (mais pour ça on te fais confiance)
Altays, pour le jeu avec Din, je me suis découvert des pouvoirs en sus, ce n’est pas pour me déplaire, mais bon, du coup je compense avec ce petit sommeil improvisé, vous êtes en tête à tête avec Limna ! ^^
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:04

Posté par Limna

Le sommeil était douillet et reposant. Si bien qu’elle s’assoupit avant même d’apercevoir l’atterrissage des monstres qu’elle avait entendu s’approcher. Le chant des ondes vivait dans ses veines et chassait l’énergie qui lui restait. Elle ne se réveilla pas lorsque que la masse remua, ni même lorsqu’on la sortit de l’eau. Pourtant à peine le lien avec l’eau fut-il brisé, le froid la gagna d’une morsure puissante qui, à défaut de lui ouvrir les yeux, sépara ses lèvres tremblantes qui virèrent immédiatement au bleu. Il y avait un corps un peu plus chaud dans laquelle elle se lova sans réfléchir. Cette peau était plus chaude mais plus rien ne caressait son sang. La douleur revint alors lentement et sinueuse, de son abdomen elle grimpa jusqu’à sa conscience et enfin elle ouvrit les yeux.

Le noir la tenait contre lui, alors que ses doigts glacés cherchaient encore plus de chaleur entre ses écailles infranchissables. Elle cherchait à le griffer sans que sa volonté veuille à mal, son instinct était déboussolé. Son esprit flanchait sous la douleur et l’ondine laissa échapper quelques images de sa dernière aventure. Le son de la flèche sifflait alors que l’attention de la jeune femme s’était accrochée au plafond de toiles vides d’araignées. Elle éprouva de la reconnaissance envers le dragon, une étrange gratitude à cause de son besoin de chaleur. Limna aurait voulu qu’il brule plus fort encore mais déjà il s’éloignait, une main venait de la tirer de son nid. Ses pupilles se resserrèrent lorsqu’elle reconnut le visage d’Altays. Sa colère fut si grande qu’elle lança sa jambe sur lui et le fit tomber dans le sable.

Loin du dragon, le froid la gagnait de nouveau et elle tomba sur le côté sans même user de ses mains pour freiner la chute. La voix du céleste porta jusqu’à ses oreilles et elle réussit à tirer sur son rictus heureuse d’avoir pu le renverser. Il s’était déjà relevé et avançait vers elle avec une volonté de fer. Il empoigna l’ondine et la retourna sur le sable. Il la plaqua de son genou alors qu’elle tenta de ses bras faibles de le tenir à l’écart. Dinjelaï arriva et ne serait-ce qu’un instant, le front de l’ondine s’apaisa. Mais le répit fut de courte durée, Altays osa poser la main sur la peau de son ventre. Limna se mit à crier de rage et retint difficilement les larmes qui avaient retrouvé le chemin de la douleur. L’elfe la maintenait avec force alors que l’homme la malmenait. Elle réussit à attraper une poignée de sable quelle lui jeta en pleine figure, alors qu’il progressait encore sous sa tunique. Limna lança un regard de désespoir à celle qui fut son alliée, elle avait enfilé le visage d’une traitresse. Altays entreprit de lui adresser la parole.

-Fils de chien !

Il ne répondit rien et poursuivit ses soins tandis que l’elfe lui servait d’esclave. La fureur dansait dans les yeux de l’ondine mais lorsqu’il effleura la plaie, elle ferma les yeux déterminée à ne plus lui accorder la joie de sa souffrance. Son corps réagit pourtant lorsqu’il força la plaie de ses doigts et elle se tordit une nouvelle fois comme pour échapper à son agresseur. L’elfe tenait bon mais l’ondine ne lui adressa plus le moindre regard. Les ténèbres étaient un réconfort plus certain que l’affront que son corps éprouvait. Elle sentit de la chaleur… mais elle n’était point supportable. Son cœur battait à la chamade comme s’il ordonnait aux armées de ce sang toxique d’anéantir la menace. L’ondine se mit à trembler de partout alors que ses pores se mirent à transpirer. Le poison des siens n’arrivait pas à s’en prendre à lui, comme ça.

Peut-être eut-il senti quelque chose car il déchira de nouveau la plaie pour écarter sa main et vint trouver le regard agonisant de la vaporeuse jeune femme. Sa poigne se serra de nouveau, mais autour de sa main à présent, alors que ses épaules dociles, n’étaient plus une contrainte pour la jolie blonde. Il approcha son visage du sien comme pour s’assurer de son attention. Mais Limna ne savait plus… Elle murmura d’un souffle amer, sa salive avait le goût de la toxine que son corps avait produit en trop grand quantité.

-Je meurs… tu meurs.

Mais l’ondine sentit le froid de sa main panser la plaie, elle grimaça de peine mais ne réussit pas à l’ôter, l’ondin était fort alors qu’elle était si faible. Il parlait de bonheur, elle ne comprenait rien. Soudain, un petit rire scintillant retentit. L’effroi avait balayé la crainte et les doutes, Limna avait retrouvé son masque de glace. Elle contempla Altays qui avait fermé les yeux et commençait à sentir une chaleur presque aussi douce que le baiser de l’eau. Elle captait les bribes d’un visage… Elle ferma les yeux, soulagée par ce bref répit mais le rire revint encore et elle aperçut les images d’un bonheur qui n’était pas le sien. Une fillette aux traits fins et harmonieux qui riait de l’accident qu’elle avait suggéré de provoquer à sa sœur bien portante. Le feu gagnait en grâce et faisait danser les prisonniers du brasier. Limna ressentit la joie de sa défunte sœur, cette même joie qui l’avait parcourue quand elle avait vu sa mère suffoquer, celle qui l’avait gardé de la peur lorsque la chaleur se chargea de faire fondre son visage.

Immédiatement la chaleur décupla et gagna son abdomen avec une vigueur incroyable. Sa respiration s’accéléra et elle plissa ses paupières une nouvelle fois. Cette étreinte surnaturelle la possédait trop brutalement, cela en devenait insupportable. Enfin, Altays retira sa main et tout aussi brutalement, la vague du pouvoir bouillant s’amoindrissait. Limna laissa tomber sa main sur le sol à ses côtés et laissa sa tête abandonner toute résistance. Elle crut s’évanouir une nouvelle fois mais son regard se fixa sur le dragon blanc qui été posté non loin d’elle. La jeune femme était faible mais elle sentait que son pouls avait retrouvé un rythme régulier. De même, la température de son corps n’était plus aussi froide même si elle ressentait encore quelques frissons. Elle laissa ses yeux azur se promener sur la robe immaculée d’Anareinth. Limna n’avait pas la force de parler mais cela tombait bien, le reptile ne semblait pas prompt à rompre le silence. L’ondine erra ainsi jusqu’à la tombée de la nuit avant de sentir que les vertiges avaient cessés.

Limna se redressa donc prudemment sans ressentir, à son grand étonnement, de déchirement. Elle baissa alors son attention sur sa tunique qu’elle se dépêcha de redescendre sous l’œil du lié de l’elfe et fit tinter un claquement de langue en signe d’énervement. Elle posa lentement la main sur sa plaie et ne sentit rien, elle releva d’elle même le tissu et observa ébahie qu’à la place du trou qui abrégeait sa vie, une simple croute y marquait à présent l’emplacement. L’ondine tapota du bout de son index et sourit, satisfaite de la dimension superficielle de sa blessure.

L’ombre planait désormais sur la plage mais elle remarqua la silhouette du céleste à quelques pas de là. Elle se leva encore plus doucement et tenta de mesurer ses capacités avant d’oser faire un premier pas. Tout semblait normal mais lorsqu’elle s’élança, ses sens la perdirent et elle s’écroula sur le sable. Elle soupira agacée… Si elle avait voulu se lever sans trop de bruit, tout était foutu… Altays l’avait certainement entendue. Sur le sable, elle sentit la soudaine tension d’un frisson fiévreux. Elle prit son courage à deux mains et s’approcha du campement qu’elle n’avait pas encore partagé et tenta de faire un feu. Au bout de quelques minutes, les étincelles jaillirent et un petit foyer réchauffa la couronne de roches. Son ventre émit un petit gémissement et elle fut ravie de retrouver l’ordre naturel des choses. Elle repéra rapidement le sac de l’elfe et fouilla sans vergogne à l’intérieur pour en tirer un peu de pain. Une fois rassasiée, elle s’allongea, en proie à s’endormir quand elle repensa à ce qu’il s’était passé.

Altays l’avait aidée…pour ne pas dire sauvée… mais il l’avait presque déshabillée pour ça ! Limna ressentit alors une grande honte… Sa gorge se serra, plus sèche que jamais et elle se recroquevilla malheureuse d’avoir été si franchement abusée. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas ressenti tant de tristesse, sa fierté ne tolérait pas ces débordements. La jeune femme épuisée et à fleur de peau n’arrivait pas à se défaire de son état. Elle supplia la colère de la gagner pour souffler sur la honte et la faiblesse, mais elle n’y parvint pas. Elle tourna la tête vers la pénombre et hésita à s’approcher de lui. Elle ne supporterait pas son arrogance, mais peut être que cela mettrait fin à cette détresse. Il lui donnerait la force de retrouver la rage et elle pourrait peut être même lui faire regretter…
L’ondine se leva avec souplesse, les vertiges ne dominaient plus. Elle approcha à quelques mètres de lui et ne chercha pas le Noir des yeux.

-Tu t’en veux ? Il ne s’était pas encore retourné, son cœur flottait sur l’horizon d’eau. Je vais bien, ajouta-t-elle d’un ton neutre.
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:04

Posté par Altays

Il ne parvenait pas à se détendre. Il aurait préféré continuer son chemin dans la jungle auprès de Din. Il buvait ses paroles heureux de voir que la jeune fille se laissait aller avec lui. C'était tellement paradoxal en comparaison de son état actuel qu'à présent il ne voyait plus cette petite balade que comme un songe. Puis les souvenirs revinrent. Il avait revu des choses qu'il avait oublié. Qu'il avait volontairement éffacé de sa mémoire. Tout ça pour quoi... pour sauver une jeune ondine qui parvenait à le rendre fou à la moindre insulte. Le jeu en valait-il la chandelle? Tout Celeste aurait apporté son aide à une personne en détresse... mais il ne se considérait pas comme les autres. Il n'évoluait dans ce monde que selon ses convictions profondes. Et son instinct premier l'avait poussé à l'aider. Il n'avait pas de regrets... il n'avait même pas envie d'y penser. Il voulait juste de nouveau oublier.

* Tu ne peux pas vraiment oublier ton passé. Il fait partie de toi. Il est celui qui t'a forgé et tu ne pourras jamais vraiment t'en séparer.*

* Qu'est-ce que tu peux être insupportable quand tu te met à parler sérieusement.*


Le ciel avait maintenant prit une couleur de plomb. Une tempête? Peut-être... mais ça n'avait pas vraiment d'importance. Plus grand chose n'en avait pour l'instant. Les étoiles disparaissaient derrière ce rideau de nuages et emportaient avec elles les dernières lueur qui filtraient encore dans ce crépuscule sombre.

Le bruit des pas de Limna le tira alors de ses pensées. A nouveau il s'était laissé emporter par ce flot continuel de paroles et de songeries qui rendaient l'esprit humain si tourmenté. Il se releva. Du moins s'assit. Le sable était encore chaud et la mer s'était à présent figée laissant retomber le silence mortuaire de l'île à nouveau. C'était un peu comme si le temps n'avait pas d'emprise sur ce lieu. Comme si la vie elle-même prenait un plaisir à se détacher du reste du monde. Et ils étaient venus, ils avaient débarqués sur cette île sans même savoir ce qui s'y trouvait. Sans se préparer à quelque chose. Ils avaient plongés dans l'inconnu et à présent ils étaient là... sans trop savoir quoi faire.

Altays ne voulait pas encore affronter Limna. Il étendit sa conscience à la recherche du blanc pour s'assurer que Din n'avait rien. Il était suffisamment proche pour capter son attention. Il demanda avec courtoisie et calme si la jeune femme allait bien et fut satisfait d'apprendre qu'elle se reposait tranquillement. Apparemment leur course effrénée pour ne pas dire surréaliste dans la jungle avait provoqué une baisse dans ses réserves d'énergie et une bonne nuit de repos ne serait probablement pas de refus pour qu'elle recouvre des forces.

Puis les pas de Limna crissèrent sur le sable. Altays adopta immédiatement son masque d'impassibilité coutumier tout en continuant de regarder l'horizon. Il devrait à présent se maîtriser pour ne pas rouvrir la blessure de l'ondine. Le jeu des provocations ne cesserait que le jour où ils en finiraient avec leur quête. Et étrangement il semblait persuadé qu'il aurait la malchance de la recroiser de nouveau une fois les choses achevées. Si ils en sortaient tous en vie. A son grand étonnement Limna ne vint pas jusqu'à lui. Elle ne devait peut-être pas avoir récupéré assez de forces pour prendre le risque de s'évanouir à nouveau. Il attendit que tombe l'insulte ou la menace mais ce qui vint l'intrigua tout autant que cela le surprit. Songeait-elle donc qu'il était si mauvais au point de s'en vouloir après lui avoir sauvé la vie. Ce geste était-il si choquant? Après tout auparavant il n'avait fait que la menacer. Il avait fait ça uniquement parce qu'il craignait qu'elle ne s'en prenne à sa sœur. Il n'ajouta rien aux mots de la jeune femme préférant la laisser s'en retourner au feu qu'elle avait fait. Mais celle-ci ne semblait pas avoir envie de disparaître. elle ajouta même qu'à présent elle allait bien. Mais il s'en moquait. C'était quelque chose qui n'avait pas d'importance. Pourquoi ne fichait-elle pas le camp comme la nuit dernière. Il avait assez de tracas pour qu'elle en rajoute ainsi et il ne voulait pas devoir à nouveau entendre les choses stupides qui s'échapperaient de sa bouche pour blesser son ego.

- Ravi de l'apprendre. Au moins la dépense d'énergie n'a pas été si inutile dans ce cas.

Mais pourquoi répondait-il? Grand dieu il aurait du se taire et la laisser repartir sans un mot. Ou alors elle se serait déchainée un instant avant de fuir de nouveau. C'était lassant de devoir peser les mots avant de parler à quelqu'un qui pouvait se montrer aussi insupportable. L'avantage d'être ondin demeurait de pouvoir garder un ton et un air neutre en toute occasion. Et pour l'instant c'était vraiment la chose à faire. Si Limna prenait la mouche elle deviendrait vite une folle insupportable. Cherchant dans ses souvenirs il se demanda s'il avait déjà rencontrer des ardents aussi déments. Il se rendit compte qu'il n'était plus si énervé. Il restait agacé à l'idée de devoir faire la conversation avec Limna mais au moins était-il calme et il pouvait se contrôler pour éviter qu'un accident ne se déclenche.

Il soupira et finit par poser ses mains dans le sable pour se relever. Il regarda Limna l'air le plus naturel possible et se demanda si elle était sérieuse dans sa question.

- J'ai des raisons de regretter cela tu crois? Je n'en vois aucune... n'importe qui d'autre aurait fait pareil... du moins n'importe qui pourvu d'un minimum d'humanité. Je ne t'apprécie pas... pas besoin de le dire... mais cela ne veut pas dire que je dois te laisser mourir devant moi. Et puis... si j'en avais après toi je n'aurais pas attendu que tu te prennes un projectile dans le ventre pour ça je m'en serais chargé personnellement... et crois moi je ne t'aurais pas raté.

Il sourit à Limna. D'un sourire véritable pour une fois. ni charmeur ni carnassier. Juste un sourire impliquant qu'il pouvait à la fois plaisanter et dire la vérité. Il préférait laisser le doute dans le cas ou un jour il aurait vraiment des raisons de s'en prendre à elle.

Balayant le sable de ses paumes il regarda ses mains et le bout de ses doigts. Puis il releva son visage sur l'ondine.

- Le coté positif... c'est que cela t'a apprit à maîtriser un peu ce pouvoir qui est le notre. En espérant que l'expérience n'a pas été trop désagréable pour toi.

Il avança alors en direction du campement pour rejoindre le feu qui irradiait une douce lueur couplée d'une chaleur agréable. Limna avait eu raison de se charger de cela. Le vent frais qui venait de la mer n'annonçait rien de bon. Il serait probablement nécessaire de faire un abri si leur séjour ici s'éternisait. En attendant la barque serait amplement suffisante pour les protéger en cas d'averse. Il riva son regard sur le Blanc et s'aperçut qu'il continuait de protéger Din du vent, du froid mais aussi d'une potentielle dispute qui n'apporterait rien de bon à l'elfe. Elle avait probablement fournie une quantité de mana importante lors de leur course et elle en payait à présent le prix. Il la laisserai alors là où elle était... il n'avait pas besoin de la déplacer avec son lié à ses cotés.

Il prit place sur un rondin près du feu et attendit que Limna le rejoigne. Quand elle fut à sa hauteur il quitta un instant les flammes du regard pour s'adresser à elle.

- Et si tu me racontais comment une flèche si j'en crois ta blessure est parvenue à se ficher dans ton corps. J'avoue que ça m'intrigue. Est-ce que tu as rencontré des gens ou découvert des choses intéressantes?
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:05

Posté par Limna

Altays se redressa sur le sable lorsqu’elle lui adressa la parole. Il prit le temps de répondre avec ce même tempérament impassible qu’elle s’était forcée à adopter. Il se méfiait d’elle autant qu’elle se méfiait de lui. L’ondine avait approché et perdait son regard dans l’immensité de l’onde qui savait les hypnotiser d’une magie qui ne leur appartenait pas. Il resta silencieux un instant avant de se relever avec grâce et il lui fit face sans la quitter des yeux. Il n’était pas menaçant mais dans l’ombre du clair de lune elle le trouva un peu plus grand que dans ses souvenirs. Quelques mètres les séparaient encore et elle recula pour le forcer à laisser la lumière caresser ses traits. Il lui répondit avec une franchise qu’elle trouva étonnante. Il devait mentir.

Enfin, il évoqua l’échange qu’ils avaient eu, et ce qu’elle avait appris… Avait-elle vraiment appris quelque chose ? Elle baissa le menton vers le sable pour sentir la honte l’envahir. Elle avait subi, elle l’avait subi lui et elle ne trouvait rien de plus fort que la honte pour oublier. L’ondin s’écarta, constatant que la femme s’était murée dans un silence profond et alla trouver le réconfort du foyer. Limna s’accroupit à son tour dans le sable, dessinant machinalement du bout de son index quelques symboles indéfinis qu’elle avait déjà remarqué sous sa peau avant de les effacer du revers de sa main. Elle essayait de se persuader qu’il ne profiterait pas de sa honte car elle ne le supporterait pas. Il fallait qu’elle ne montre rien… Mais elle se sentait tellement trahie. L’Elfe n’avait rien compris de sa pudeur et une part d’elle aurait préféré mourir plutôt que de se sentir à ce point impuissante.

Elle regarda la mer avec douleur. L’onde était creuse, les esprits des eaux étaient là mais ils n’arrivaient pas jusqu’à elle. Le murmure s’était calmé dans un sommeil qui commençait à l’inquiéter. L’ondine avait toujours craint les fureurs des défunts les plus tourmentés mais alors qu’elle ne les entendait plus ils lui manquaient. Quelle était donc cette île qui bâillonna jusqu’à la magie des morts ? Elle se releva enfin et tourna les talons jusqu’au feu qu’il avait gardé éveillé. Altays ne réagit pas à son arrivée alors qu’elle était encore dans son dos. Se pouvait il qu’il lui fasse confiance ? Elle ne jouerait pas à ça avec lui.
Limna ferma un instant les yeux pour ne plus penser qu’il se jouait d’elle ni de son honneur. Elle défit lentement sa natte alors qu’il demandait des précisions sur ce qu’il s’était passé. Elle leva furtivement les yeux sur lui alors qu’il la fixait. L’ondine était gênée et il ne pouvait pas y manquer. Elle trouva un nœud entre ses doigts et concentra son attention là-dessus, déviant comme elle le put le malaise qui l’habitait.

-J’étais dans un abri… La nuit est tombée vite et je n’avais pas eu le temps de tout inspecter. Au petit matin, je suis tombée sur un piège… C’était une case de corsaires. Et celui qui m’a fait ça… est mort.

Elle lâcha ses mèches sombres et bleutées pour observer le regard suspect d’Altays.

-Non je ne l’ai pas tué, il était déjà mort ! Enfin pour ce que ça peut te faire… Il tenait son arme dans une installation liée à l’ouverture de la porte. Je ne pouvais pas imaginer… La case était vide… de vivants.

Elle le dévisagea inquiète qu’il ne se moque d’elle. Mais il sembla attentif à son récit et ne semblait pas vouloir la faire taire pour le moment.

-J’y ai laissé mes affaires… Il faut qu’on y retourne. Je n’ai pensé qu’à mes dagues… enfin elles étaient déjà sur moi. Cette île est bizarre… il n’y a pas d’oiseaux, les poissons se sont éloignés du bord et … je n’entends plus les esprits de l’eau.

Elle fit une moue en sa direction. Elle ne confiait pas souvent son lien à l’eau mais il était ondin, même s’il n’avait ce pouvoir-ci, il devait déjà en avoir entendu parler ou du moins être capable de l’imaginer. Elle laissa le silence s’installer avant de le rompre d’une voix peinée.

-Je sais pourquoi tu m’as sauvée. Si tu l’ignores c’est que tu te mens à toi-même. Je sais que tu essayes de me tuer. Enfin… Que je ne rentrerai pas au kaerl en vie. Andúnë me l’a bien fait comprendre. Alors même si tu as la capacité de m’agacer en trois mots, je n’avais pas pour ambition de te tuer… Mais maintenant… Pourquoi est-ce que je ne me défendrai pas ? Je n’ai pas peur de mourir tu sais… et à choisir, je préfère que ce soit par le courroux des Dieux qu’entre les crocs de ton lié… Je me fiche de sauver le monde ou d’en tirer des honneurs… Je ne suis qu’aspirante la seule façon que j’ai de me débarrasser d’un dragon, c’est de m’occuper de son Maître. Tu me sauves pour sauver ta peau… je ne peux pas t’en être reconnaissante.

Elle se mit à observer le feu, s’abandonnant à ses confessions… Elle avait perdu son voile dans les derniers tourments et il était à sa droite, observant ce qu’elle aurait pu être.

-Je ne vais pas me suicider pour vous rendre service… je ne suis pas ainsi. Essaye juste de comprendre que si tu ne changes pas de projet à mon égard, je ne vais rien pouvoir faire pour vous aider… au contraire. Elle releva les yeux sur lui. Je pensais que l’elfe était encore avec moi, mais son lié l’a convaincue… Donne-moi une bonne raison de ne pas me venger de celui à cause de qui tout a commencé ? Tu prétends que je ne pourrais pas te tuer… j’ai vu les marins s’occuper de toi, mais je me trompe peut-être, mon Maître m’a appris certaines choses… Et si tu me tues, j’aurai la conscience tranquille car tu auras fait avorter les chances de cette quête.

Altays restait silencieux et ça commençait à l’énerver.

- Tu consultes ta boule de cristal ? Andúnë ! Inutile de te cacher, tu sais bien t'incruster dans mon esprit quand tu t’y mets, ramène-toi ou j’embroche ton céleste.

Il ne fallut pas attendre… à peine eut-elle finit que le dragon s’était posé sur le sable, le regard écarlate. Elle laissa pourtant tomber ses bras le long de son corps surprise de reconnaitre celui auprès de qui elle avait voulu rester avant la terrible opération d’Altays. Il semblait furieux mais gardait une certaine distance. Limna se fit soudainement silencieuse, elle ne le quittait pas des yeux et éprouvait une étrange gratitude. Elle remua le bout de ses doigts qu’elle avait voulu enfoncer dans ses écailles pour qu’il lui tienne plus chaud encore et n’osa plus rien dire. Pourquoi est-ce qu’elle n’arrivait pas à le détester ? Il n’avait pourtant qu’une seule envie, celle de la tuer, son seul privilège était qu’il faille attendre la fin de la quête…
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:05

Posté par Dinjelai

Anareinth observait la scène avec un regard de plus en plus inquiet. Contre son flanc, le corps de Dinjelaï était toujours roulé en boule, à l'abri du monde extérieur, plus en sécurité que dans le ventre d'une mère. Ses premiers rêves avaient été agités par de nombreux soubresauts et émotions, l'île était forte pourvoyeuses d'images fantastiques, étranges par leur contraste entre l'ombre et la lumière...

Din se leva. Enfin, son esprit s'éleva, comme lorsqu'elle était petite. Elle visualisa la couronne de roches qui leur servait d'abri. Mais elle était seule. Anareinth n'avait même pas laissé d'empreintes sur le sable mouillé. Sur l'instant, cela lui paru tout à fait normal. Elle fit quelques pas immatériels sur la plage, le décors n'avait nullement changé. Le trajet jusqu'à la falaise se fit en un long instant, à la fois éternel et plus bref qu'un clin d'oeil.

C'était l'aube. Din plissa les yeux lorsque le premier rayon de soleil ricocha sur l'océan. Elle s'avança jusqu'à la toute pointe du dernier promontoire. Si proche de la chute. Le moindre souffle d'air la précipiterait contre les récifs escarpés. Les îles voisines semblaient étinceler d'une lueur étrange.
Sur les roches de la côte, de l'autre côté du bras de mer, elle était là.

Din compris obscurément qu'elle avait rendez-vous, lorsque les premières notes s'élevèrent, au dessus du courant marin. Quand son tympan vibra pour la première fois, elle compris que l'être au loin était miraculeux. D'une beauté miraculeuse.
Les clapotis des flots s'effacèrent, et le vent souffla plus violemment, mais dans un silence absolu. L'air entier s'emplit d'une matière quasi-suffocante. La musique.

L'esprit de Din se détacha de la falaise, mais sans se précipiter plus en bas. Il flotta, doucement. Attiré impérieusement par la chanteuse au corps de déesse. Lorsque le pied sans poids de l'elfe se posa à quelques mètres de la sirène, celle-ci s'arrêta de chanter, faisant tomber Din à genou contre les roches aiguisées. Elle n'en ressenti nulle douleur.

Qu'es-tu?

L'être inclina la tête, à la manière d'un félin amusé. Sa langue était sifflante, ne reprenant aucune syllable connue par l'elfe. Pourtant, le timbre mélodieux de la sirène était traduisible dans toutes les dialectes du monde.

Hhyl Styx.

Ces mots, ce simple nom, contenait toute la vérité du monde.



Hhyl Styx

Ce que tu cherches est gardé. Tu ne le trouvera pas. Tu n'as aucun droit sur notre trésor.

Une violente douleur lui étreignit la tête. Din s'affala, le visage contre ses genoux ensanglantés. Réflexe de guérisseuse et d'enchanteresse, elle laissa couler le mana, comme dernier rempart... Mais il était si faible, un simple suintement d'une si terne lueur, quand d'ordinaire il irradiait.
Mais ce simple sursaut fit bondir la sirène au bas de son rocher. Elle rejoignit elle aussi sa protection, au coeur des vagues. Rassurée par l'absence de mouvement de l'elfe, Hhyl Styx s'avança plus au bord de son rocher.

Ta magie est faible ici. Les sauriens ne peuvent se battre contre mon peuple. Pourquoi veux-tu l'Oeil?

Une nouvelle douleur percuta le crâne de Din. Elle se plaqua cette fois les mains sur les oreilles, roulant contre la roche. La voix de la sirène était une véritable torture dont elle ne pouvait se défaire...



** DIN! **


L'elfe battit faiblement des paupières, tremblante.

** Andùnë et Limna vont se battre! **

Elle était si faible. Son premier regard fut pour ses genoux. La toile déchirée de son pantalon laissait voir des plaies striées. Anareinth éleva son aile protectrice, ramenant Dinjelaï au centre d'une scène si différente de celle à laquelle elle venait d'être arrachée, pour son salut.
L'elfe se leva et fit quelques pas titubants en direction des deux opposants. Limna avait dégainé ses deux dagues, et faisait face au dragon noir, dont les pupilles écarlates étaient du plus mauvais augure.
Le visage de la sirène, déformé par la colère lui masqua un instant toute vision, et Din tomba une nouvelle fois à genou, barbouillant ses plaies de sable salé. Aiguillonnée par la douleur, elle se releva, et couru face au dragon.

Din leva un bras devant le museau fumant, mettant fin à la longue observation des deux combattants.

Vous êtes fous?! Cessez!

L'image de la sirène, au fond des courants marins, lui apparaissait comme par transparence. Les yeux dans le vague elle faisait face à Altays et Andùnë, tentant de garder Limna derrière elle pour la protéger. Il était évident que le courroux du dragon, poussé à bout, était bien plus destructeur que deux dagues de métal. Si l'ondine décidait de déchaîner sa colère sur les écailles d'obsidienne, elle parviendrait tout au plus à quelques rayures sur la robe sombre du dragon.
Face à Andùnë, Din se sentit brusquement plus faible, plus mince et plus légère qu'un fétus de paille. Elle fit quelques pas en arrière et recula de quelques pas contre Limna.
Si la colère d'Andùnë ressemblait à celle de la dragonne de Lalwendë, Rakauth, l'elfe et l'ondine vivaient leurs derniers instants...
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:06

Posté par Altays

Il écouta attentivement l'histoire de l'ondine. Il ne s'intéressait pas plus que cela à ses problèmes en fait mais il était curieux de savoir comment elle avait pu être blessée dans un lieu inhabitée. A en croire ses dires elle avait réussie à trouver un abri construit de main d'homme. Chose des plus surprenante quand on avait comme Din et lui exploré l'île. Plus désert que cet endroit jamais de sa vie de Maître ou d'homme il n'avait eu l'occasion de trouver. Il ne daigna pas accorder à l'ondine une once d'émotion dans son discours. Il la fixait comme à son habitude attendant le fin mot de l'histoire. Il constata que tout comme Din et lui-même Limna avait remarqué l'absence de vie de cet endroit. Elle venait d'en faire référence lorsqu'elle aborda un autre sujet bien plus intéressant à son goût. Elle venait de parler des esprits de l'eau. Il avait entendu dire que certaines personnes s'avérant en grande affinité avec cet élément pouvaient très aisément se rendre compte qu'il n'était pas uniquement le lieu d'habitation des poissons. Tout comme dans les autres, l'eau constituait le lieu de vie de myriades de créatures. Et son cœur se serra l'espace d'un court instant. de la jalousie... plutôt de l'envie. Il n'aimait guère ce terme. Surtout quand il l'attribuait à une personne qu'il n'appréciait pas. Il allait révéler sa curiosité quand elle enchaina sur autre chose. Il ne cacha et ne chercha pas à le faire, son étonnement. Ses sourcils se hissèrent subitement tiraillant légèrement la balafre qu'il portait sur le coté du visage. De nouveau elle entrait dans un de ses délires qui avait comme toujours pour lui ni queue ni tête. Puis elle fit référence à son lié. Et là il commença à comprendre peu à peu les choses. Il songea au comportement étrange qu'avait eu Andúnë ces derniers temps et il capta immédiatement le rapprochement. Oubliant l'ondine il chercha son lié. Captant sa présence il en conclut que celui-ci était surement non loin de là à écouter leur dialogue.

* Qu'est-ce qu'elle raconte?*

* D'horribles paroles comme d'habitude...*

* Je veux savoir si tu lui as juré ou non que tu la tuerait?*

* J'ai peut-être dit une chose ou deux sous le coup de l'émotion...*

* Pourquoi? Ça ne rime çà rien! Tu me dis de l'ignorer pour mieux la menacer? Est-ce qu'elle t'a fait des problèmes? Pour quelle raison lui dire qu'elle était en danger avec nous?*


Mais alors qu'il cherchait des raisons à ces actes et à ses paroles que jusqu'alors il ne connaissait pas, Limna intervint de nouveau haussant le ton. Reprenant alors le fil de la réalité il la fixa écoutant les dernières bribes de ses paroles. Alors qu'il s'appétait à lui répondre elle s'impatienta et se mit à vociférer à l'encontre de son lié.

Se levant d'un coup Altays ressentit plus qu'il ne vit son lié se poser au sol. Avec un fracas plutôt impressionnant Andúnë venait de se poser face à l'ondine et aux cotés de son ondin. Elle était aller trop loin, beaucoup trop loin.
Il fixa le rouge des pupilles de celui qu'il tenait en plus haute estime et chercha à établir un contact afin de l'apaiser. Mais son lié n'avait cure de tout cela à présent. La seule chose qu'il voyait c'était une jeune femme qui cherchait désespérément la mort et qui pouvait à présent la contempler avant de ne la avoir accomplir son funeste travail. Un grondement sourd s'éleva des entrailles du dragon et à présent l'ondine avait achevé ses accusations fondées sur des choses qu'Altays ignorait. Puis, alors qu'il s'approchait d'Andúnë pour le calmer, Din s'interposa entre les deux. Parlant avec le peu d'énergie dont elle devait disposer elle ordonna aux deux adversaires de cesser la dispute.


Il n'attendait plus rien d'elle. Elle avait retourné la situation se posant comme la victime. Elle avait provoqué cette même situation et avait savouré la douleur de son bipède. Il n'avait plus envie de l'entendre continuer à dire de telles choses. S'en était trop et il était aisé de faire passer l'acte qu'il s'appétait à réaliser comme un simple accident. Il sentit la rage monter d'un cran en voyant qu'elle n'était pas même capable de s'en prendre à lui directement. Il n'en ferait qu'une bouchée. Même si le gout du sang humain le répugnait, il préférait en finir maintenant et à jamais.
Alors qu'il s'appétait à s'élancer sur sa proie, un tintement accompagné d'un mouvement furtif le fit stopper. La jeune bipède qui avait prit le cœur de son ondin venait de s'opposer à tout cela. Sur le coup, il hésita. Il aurait pu faucher les deux. En finir avec toutes ces stupidités. Mais alors qu'il cherchait le meilleur moyen d'accomplir cela, il ressentit la présence d'Altays. Il comprit que si il faisait une telle chose son lié ne s'en remettrait probablement jamais. Grondant de frustration il laissa échapper un rugissement sonore qui se répercuta dans le silence obsédant de l'île. Puis, sans trop comprendre pourquoi il se transforma de nouveau en humain. Il pointa vers Limna un index impérieux. Ses pupilles n'avaient guère changer de couleur. Il hésitait à reprendre une forme normale mais il comprit qu'ainsi il n'avait aucun risque de mettre l'elfe en danger.

- Mensonges!

Il constata à son grand étonnement que sa voix gardait malgré son apparence juvénile l'aspect grondant de sa forme draconienne. Il n'avait jamais été en colère sous forme humaine et il découvrait avec une étrange satisfaction que cela ne différait pas grandement de sa forme draconienne. Tremblant à la fois de part le fait qu'il s'énervait mais surtout qu'il se contrôlait pour ne pas lui sauter dessus il poursuivit.

- Tu nous as trompé! Tous! Tu as toi-même provoqué mon courroux! Tu as envoyé ces marins s'attaquer à mon lié. Tu as contemplé la scène avec une démente satisfaction. Tu aurais aimé voir mon lié se déchainer sur ces pauvres hommes. C'est bien la preuve que tu n'as rien d'une femme normale. Par sa grande sagesse, il a préféré subir une défaite pour mener à bien une quête que tu as menacé de faire échouer. Je ne reviendrai jamais sur ma décision. Tu es une personne que je désire voir mourir. Et si la chose ne se produit pas lors de cette quête, je te conseille vivement de ne jamais me tourner le dos. Je te le jure ondine. A ce jour dans ta pauvre vie humaine, tu t'es fait le pire ennemi qu'il soit.

Levant son poing au ciel il laissa éclater sa rage en provoquant surement pour la première fois une véritable tempête. Sans qu'il ne sache comment. Une boule de feu d'une envergure spectaculaire s'éleva de sa main en direction des cieux. Puis il tourna son visage vers son lié. Ses paupières changèrent immédiatement de teinte et alors qu'il aurait voulut parler il se métamorphosa de nouveau. Poussant un dernier cri il déploya ses ailes provoquant à lui seul une petite tempête de sable et s'éleva dans les airs pour disparaître dans le ciel obscur.


Il ne l'avait jamais vu dans un tel état. Pendant une seconde il craignit que son lié s'en prenne aux deux femmes. Mais à sa grande surprise, il prit la forme du beau jeune homme qu'il avait arboré plus tôt dans la journée. Tout en tendant un index rageur vers l'ondine, il proféra alors des paroles d'une voix caverneuse et profonde qui n'avait rien d'humaine. C'est là qu'il découvrit le fin mot de l'histoire. Là qu'il se rendit compte de pourquoi son lié lui avait voilé la vérité. Il avait l'impression d'avoir été trahi. Pas par son lié qui l'avait protégé. Mais par le fait qu'il avait tout fait pour se contrôler pour cette quête. Il avait été défiguré par la stupidité de cette femme. Il ne prêta presque pas attention à son lié qui déclenchait sans le savoir un pouvoir qu'il ne lui connaissait guère. S'il l'avait pu, ses paupières auraient aussi prit cette teinte écarlate. Quand son lié s'en fut, il n'hésita pas le moins du monde.

Il ne chercha pas à sortir son arme. Il voulait la tuer de ses mains. Lui faire ravaler sa fierté et lui faire comprendre ce qu'il en coutait de s'en prendre à lui et ses proches. Mais alors qu'il tendait les bras en direction de ce cou qu'il souhaitait tordre, il fut vite rejeté en arrière. Alors qu'il se débattait avec fougue, il s'aperçut que c'était Din qui s'était de nouveau interposée. Il cessa de la brutaliser espérant ne pas lui avoir fait de mal. Et alors qu'il souhaitait de nouveau s'en prendre à l'ondine il capta dans ces yeux une réclame qu'il n'avait pas besoin d'entendre.

Hésitant entre rage et brutalité il pesta contre l'ondine et s'éloigna à pas rapides. Il préférait ne même plus la voir pour l'instant. Il fallait juste qu'il retrouve son lié et oublie cette stupide femme.
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:07

Posté par Limna

Le visage de l’ondin changea lentement, se perdant dans les méandres de l’esprit de son lié. Andúnë s’était approché menaçant, près à sauter sur l’ondine pour l’empêcher de déverser ses paroles empoisonnées. Elle s’était murée dans son silence, le grondement du dragon était sinistre et dangereux. Din s’interposa alors, consciente qu’un duel dramatique s’annonçait. Les pupilles de feu ne quittaient plus l’ondine et Limna recula d’un pas lorsqu’elle remarqua l’inquiétude de ses deux partenaires. Il pouvait donc la tuer maintenant ? La sensation de sa poitrine chaude l’obnubilait encore, il lui avait voulu du bien et elle avait voulu ne plus jamais le quitter. Mais il avait oublié cette épisode, les narines fumantes ne promettaient qu’une fin sanglante.

Soudain, Andúnë se transforma en homme. L’elfe et l’ondin parurent un instant rassuré alors que Limna s’inquiétait encore plus. Elle n’aimait pas être confrontée à l’entité magique qui les habitait. Il pointa ses accusations sur elle d’une voix caverneuse et elle comprit qu’il avait été le seul à comploter à son sujet. La rage vibrait en lui de toute part et elle recula encore un peu, offusquée d’être ainsi dévoilée. Le dragon invoqua alors une puissante magie dans sa main et Limna tomba en arrière, craignant qu’il ne la jette sur elle comme son Maître le faisait. Au lieu de cela, la fureur le transforma dans sa forme originelle et regagna les airs sans la heurter.

Limna sourit en soupirant de voir la mort s’éloigner. Elle aurait bien lancé quelques mots pour commenter l’étrange satisfaction qui l’habitait mais elle croisa le regard d’Altays. L’homme s’élançait à toute allure sur elle. Limna se releva avec agilité et surtout célérité, se parant à recevoir l’attaque du Maître céleste, mais l’elfe l’interrompit dans sa course. Il se débattit d’abord avant de garder sa colère pour une autre. Il ne semblait ne pas s’être aperçu de celle avec qui il avait échangé ces quelques coups. Il tourna de nouveau les yeux sur l’ondine mais l’influence de l’elfe l’empêcha de reprendre le combat, il préféra disparaître tout comme le dragon.

L’ardente ne sourit pas et observait, toujours sur la défensive la réaction de l’elfe. Allait-elle s’en prendre à elle aussi ? Mais celle-ci garda ses distances lui offrant un regard sévère. Limna baissa lentement sa garde et regarda un instant vers son Blanc lié, pour vérifier qu’il ne se chargeait pas de s’en prendre à elle. Il ne bougeait pas, conversait certainement avec la jolie blonde. Limna leur tourna alors le dos pour reprendre place autour du feu. Elle repensa à la scène et se surprit à sourire en réalisant qu’un combattant qui abandonnait un duel était toujours le grand perdant. Limna se garda pourtant de partager cette pensée… Le climat pesant ne comprendrait pas qu’une aspirante ait gagné un duel face à un dragon.

C’est les Noirs… Ils sont caractériels. Le lié de mon Maître est un Noir… Il veut me dévorer environ cinq fois par jour. Ca lui passera t’en fais pas.

Elle tourna la tête vers l’elfe comme pour l’inviter à prendre place à ses côtés.

Merci de t’être interposée. C’était courageux. Je ne sais pas si je l’aurai fait.

Limna lui fit un petit sourire.

Anareinth t’aurait protégée je sais… et concernant Altays… c’était un joli coup.

Elle mima, amusée l’élan de l’elfe qui avait stoppé le céleste. Sentant le silence oppressant de la femme, l’ondine ferma les maigres expressions de bonne humeur qui dansaient sur son visage.

Ce n’est pas tout a fait vrai ce qu’il a dit. Il n’était pas là, il ne sait pas. Il s’en veut certainement de ne pas avoir pu aider son ondin et tente de m’accabler de son impuissance.

Anareinth gronda doucement, d’un son presque inaudible tant il était grave. Mais cela suffit pour que Limna se tourna vers lui, craintive et poursuive dans une version moins dérangeante.

Ce n’était pas pour lui faire du mal. Il me narguait tant d’être un maître d’armes, que je ne pouvais pas le toucher… Je voulais savoir ! Je voulais simplement le regarder combattre pour apprendre de ses faiblesses. Je ne pouvais pas imaginer qu’il se laisserait battre ! Je ne voulais pas lui envoyer tous ces hommes ! J’en ai prévenu un seul mais il a emporté avec lui d’autres… Je n’y pouvais rien ! Et puis je m’ennuyais… Alors oui c’était distrayant ! N’y a-t-il pas de combats distrayants dans vos Kaerls ?

Elle croisa les bras en réalisant soudain qu’il faisait frais sur cette île. Pourquoi cette dispute serait grave ? Qu’est-ce que ça pouvait bien faire qu’ils s’entendent ou non ? Il fallait juste qu’ils fassent leur quête… leur mission. Mais pourquoi irait-elle jusqu’au bout si elle devait mourir sans rien dire ?

Maintenant il veut me tuer… et effectivement… si ça ne lui passe pas… Pourquoi est-ce que je vous aiderai ? Je ne suis pas certaine d’être opérationnelle dans notre aventure si je sens qu’Andúnë bave sur la perspective de ma carcasse… Je ne sais pas quoi faire.
J’essayais justement de discuter avec Altays de ça… Je voulais qu’on se déteste moins. Mais ça a dégénéré. Les choses sont compliquées avec lui. Il prend tout mal ou de travers.


Limna ressentit un peu de tristesse. Andúnë voulait donc vraiment la tuer…

Je veux bien leur pardonner. Après tout j'ai gagné le duel et je peux me montrer magnanime. Mais honnètement je n'ai pas l'impression que ma bonne volonté suffise...
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:07

Posté par Dinjelai

Dinjelaï ferma les yeux et se massa les tempes. Son crâne menaçait d'exploser et de laisser échapper son esprit douloureux. Andùnë s'était envolé, Altays avait tourné le dos à leur abri, et Limna se mettait en tête de tenir une conversation improbable... Beaucoup de facteurs se surajoutaient désagréablement...
Elle n'avait qu'une seule envie, retourner se blottir contre le flan doux d'Anareinth et tomber dans un sommeil sans fin, sans sirène et sans esprit de l'eau, mais elle sentait, dès que son esprit menaçait de s'envoler vers des rêves doux, qu'elle veillait.

Sans réfléchir, Din s'approcha du feu et de l'Ardente. Peut-être la dernière chose dont elle avait envie. Pourtant elle avait été désignée à la tête de la triade, elle devait maintenir une cohésion et montrer l'exemple. La bonne humeur de Limna était presque une torture, persuadée qu'en tournant le dos au combat, Altays avait perdu la face, elle se gargarisait, tel un coq devant sa bassecour.
N'y tenant plus elle leva la main face à l'ondine, pour mettre fin à ses hallucinations paranoïaques

Stop Limna, cesse de parler.

Elle savait que dans sa voix basse et rauque, on aurait pu entendre Anareinth. Le Blanc n'avait pas bougé d'un pouce pendant toute l'altercation, restant le seul point d'ancrage dans un paysage qui commençait à tourner, à se dédoubler aux yeux de l'enchanteresse. Il avait émis une seule opposition, préventive au monologue de Limna, mais elle n'avait pas su écouter.
Din savoura un long moment le silence revenu. Puis repris, avant que l'ondine n'ouvre la bouche, peut-être pour mieux la faire taire?

Limna, si plusieurs dragons sont agressifs envers toi, n'émets pas de jugements attifs, et commence par te remettre en question. Concernant mon intervention... Je sais que tu ne l'aurais pas fait, la différence entre toi et moi, c'est que je dois maintenir notre groupe ensemble, sans quoi, il est probable que tu aurais disparu depuis longtemps.

Din lui adressa un regard grave et fatigué. Elle ne plaisantait pas, et espérait que l'Ardente prendrait toutes ses paroles en considération. Sans hausser le ton, elle maintint son silence en poursuivant, toujours à voix basse.

Quant à la rixte qu'il y a eu sur le port. J'aurais tendance à dire que tu as agis lâchement, mais ce qui est fait et fait, je ne reviendrai pas là-dessus, c'est probablement l'anecdote qui m'intéresse le moins dans tout ce voyage.

Une vrille lui étreignit la tête, et Din ne put masquer la douleur qui s'affichait sur son visage. Elle ne dura qu'un instant, aussi avant toute question, elle se hâta de finir ce qu'elle avait à dire:

Cesse de clamer que tu as gagné cette stupide altercation. Sois lucide, si Altays et Andùnë ont fuit, tu sais pertinemment que c'est devant moi, sans quoi ton sang baignerait le sable à cet endroit même.

Une mimique de colère passa sur le visage de l'Ardente, mais avant qu'elle n'oppose une quelconque réclammation, elle leva à nouveau la main, dans un effort qui dépassait ses capacités physiques du moment...

** La discussion est close Limna. **

L'elfe déglutit et d'un simple hochement de tête elle affirma les propos des dragons. Ils venaient de son esprit à elle, mais Hhyl Styx aspirait ses mots et ses pensées, depuis les flots. Anareinth se leva d'un bond. En deux pas, il se tenait contre Dinjelaï et reprenait sa position de sphinx statufié.

** Limna, que sais-tu des sirènes? L'une d'elle a attrapé l'esprit de Din et tente de l'attirer à elle. **

Le ton du dragon était impassible et calme, mais son esprit lui s'appliquait à ne pas laisser un instant de répis à celui de sa Liée, l'appellant toujours à lui, le maintenant dans le sien propre, au point que l'elfe n'était rien de plus qu'une poupée désarticulée posée contre lui.
Le contact du dragon la protégeait. Contre ses écailles, Din se sentait elle-même, mais le moindre de ses mouvements donnerait à nouveau prise à la sirène, aussi se contenta t-elle de fermer les yeux, et de rester parfaitement immobile pendant qu'Anareinth reproduisait fidèlement l'échange qu'elle avait eu avec Hhyl Styx...
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:08

Posté Limna

La main de l’elfe annonça sa terrible opinion : elle voulait qu’elle se taise. Limna fronça les sourcils en remarquant que la blonde se frottait les tempes. Jouait-elle la comédie pour ne pas avoir à traiter des problèmes de leur triade ? Son discours se déclinait sous un angle qu’elle n’appréciait pas. L’ondine se leva alors, éveillée par une fierté mal placée, mais préféra ne pas ouvrir la bouche pour trouver une autre place, plus éloignée de l’elfe. Elle se félicita d’avoir mis cette distance car l’elfe l’insultait déjà et bientôt contraria jusqu’à l’issu du duel. Limna avait fermé son visage et son esprit. Son regard ne portait pas plus loin que le bout de ses pieds. L’ondine murée dans un profond silence maudissait cette idiote qui avait été ensorcelée par Andúnë.

Limna n’écoutait plus vraiment le chant du vent tant elle ruminer en son for intérieur, elle fut dérangée par la voix d’Anareinth. Elle leva un regard noir sur lui avant retrouver un masque impassible. Elle laissa son regard se poser sur la femme mais ne témoigna d’aucune inquiétude ni même de compassion. Elle releva un sourcil vers l’écailleux avant de se lever attiser le feu. Elle n’ouvrit pas la bouche parce qu’elle n’avait pas envie de s’adresser à Dinjelaï.

*Ce sont des garces. Leur magie est celle des demi-dieux. Elles gardent le cœur des océans… Elles prennent souvent le cœur des marins, le cœur d’hommes. Parce qu’elles s’ennuient et que la mort les amuse. Elles ne devraient pas s’intéresser à Dinjelaï… L’œil doit être sur un de leur domaine. Dans une caverne sous marine peut-être…*

Limna réfléchit tout en fermant son esprit. Elle n’avait rien contre Anareinth mais son calme froid ne l’encourageait pas à lui faire plus confiance. Après quelques minutes elle poursuivit pour le dragon.

*Je comprends mieux le silence des esprits des eaux. Les sirènes ont tendance à les détruire au lieu de les apaiser. C’est pour ça que la plupart ne gagnent pas les mers et océans, se limitant au lacs et autres étangs.*

Limna frissonna et se mit à caresser la fiole autour de son cou. Elle se leva pour faire face à la mer. Les sirènes aimaient les sacrifices, elles pourraient les laisser passer en échange d’un présent… Elles aimaient tant les hommes… Mais l’ondine se retint de développer d’avantage cette pensée. La triade ne pouvait être brisée sans que la colère des Dieux ne les détruise.

*L’œil est sur leur territoire j’en suis sure. Elle ne voudrait pas de Dinjelaï autrement. Elle n’est pas un homme, elles ne s’amusent que des hommes. On ne peut pas les combattre de front. Il existe une légende disant que nous autres, ondins, seraient issus de leur peuple. Mais qu’à cause du fardeau de l’océan, de la mission de le garder et de leur façon de le faire, nous aurions fuit jusqu’à la terre. Nos ancêtres auraient été en guerre parce qu’elles abandonnaient les esprits des eaux. Elles ne nous considèrent que peu souvent aujourd’hui, mais ne cherchent pas les ennuis. Les marins ondins ont bien moins souvent de problèmes que les autres. *

Limna laissa son esprit voguer jusqu’à l’eau. Il n’y avait pas d’esprits, Naïa ne chantait plus.

*Il faut que Din lui dise qu’elle ne veut pas voler l’œil, qu’on lui donnera un présent en retour de son aide.*

Elle se tourna vers la silhouette blanche et prit la direction des bois. Elle avait froid, mais la solitude valait bien quelques efforts. Elle se posta en haut d’un arbre pour y passer la nuit. Avant de s’endormir elle repensa à son altercation avec Altays. Pourquoi avait-il pris si mal les choses ? Pourquoi Dinjelaï disait qu’elle était à l’origine de ses problèmes avec les dragons ? Elle s’entendait bien avec Melkor elle avait donc totalement faux. Enfin, elle se pencha sur l'attention de la sirène pour l'elfe. *Hhyl Styx* un nom qui lui était connu, tant il appartenait à la mémoire collective des ondins et des sirènes. Elle ne connaissait pas cette femme-ci mais il y résonnait la magie du monde marin et sa peau frémissait aux signes mystiques qui réagissaient sous sa peau.

Elles étaient des garces, il faudrait trouver un humain ou même deux. Limna ne pouvait proposer de donner Altays sans que cela ne provoque un drame pour l’équipe et Andúnë ne se proposerait jamais de lui-même… De toute façon les sirènes n’en voudraient pas. Soudain Limna écarquilla les yeux : les sirènes avaient-elles détruit Naïa ? L’ondine éprouva une étrange panique. Combien de fois avait-elle maudit sa présence et voilà qu’elle se sentait perdue sans elle ? Il fallait qu’elle trouve un étang. Une île avait forcement une source, un point d’eau douce…

Limna descendit de son arbre et se mit à courir dans les bois sombres au hasard des étoiles.
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:08

Posté Altays

Il avançait la tête baissée ne sachant pas où ses pas le guidaient. Il en avait assez de tout ça. Les choses n'avançaient que pour mieux reculer par la suite. C'était à croire que le calme et la tranquillité qu'il avait connu jusqu'alors ne seraient plus jamais une chose banale.

Ses bottes s'enfonçaient dans le sable, il soulevait ainsi de petites masses qui s'envolaient par la suite au grès du vent. Puis le sable fut plus compact et il se rendit compte alors qu'il était parvenu jusqu'à l'océan. Il pouvait très bien enlever ses vêtements et partir à la nage en oubliant tout le reste. Andúnë le rejoindrait et ... et Din se retrouverait seule avec l'ondine.

- Fuir n'est pas une solution...

Se retournant surprit il constata que son lié avait de nouveau opté pour les jambes. Il était là assis à quelques pas de lui. Sans s'en rendre compte ses pas l'avaient instinctivement guidés vers lui. Il le regarda longuement hésitant entre le désir de s'installer à ses cotés ou de s'énerver pour se libérer de ses tensions. Puis, il capta ses pensées. Tout comme lui son lié vivait bien mal la situation.

- Je n'en suis pas non plus arrivé à la volonté de m'enfuir.

- Je ne l'ai pas fait.

- Tu y as songé.

- Je ne l'ai pas fait.

- Il n'y a qu'un pas entre la pensée et le geste.

Soufflant il préféra ne pas s'engager dans une joute qui ne ferait que l'énerver encore plus.

- Je n'aurais pas du te cacher tout ça. Mais je savais que tu lui en voudrais. Et j'avais peur. Peur que tu ne t'en prennes à elle. Que tout cela ne finisse mal et que tu sois responsable d'un vilain malheur.

Altays darda sur son lié un regard d'acier. Ses iris reprenant le gris métallique de la mer nocturne.

- Je... j'aurais pu la tuer. Je ne sais pas si j'aurais du ou non. Je sais juste que la seule chose qui m'a retenu c'est ton elfe. Si elle ne s'était pas interposée... je crois que j'aurais pu la massacrer. Et j'ai bien faillit faire l'erreur de m'attaquer à elle aussi.

- Mais tu ne l'as pas fait. Malgré qu'il n'y ai qu'un pas entre la pensée et le geste.

Chacun regarda alors l'autre. Et sans qu'ils ne sachent vraiment pourquoi ils partirent tout d'eux d'un éclat de rire franc et libérateur. Un rire qui n'avait pas forcément lieu d'être mais qui était tellement agréable en cet instant qu'ils ne s'arreterent que lorsque leur cotes menacerent de perforer leurs organes.

Puis, Andúnë passa son bras autour des épaules de l'ondin à la manière de deux compères et il resta un instant silencieux.

- A quoi songes-tu?

- A rien... je suis venu là pour écouter.

Fronçant les sourcils Altays demeura silencieux cherchant ce que son lié pouvait bien écouter.

- Tu parles de la mer?

- En partie... c'est comme si... elle chantait. C'est très doux... et d'une tristesse à couper le souffle.

Haussant un sourcil Altays se demanda un instant si Andúnë n'avait pas perdu ses moyens. Il n'entendait absolument rien. Et que pouvait-on entendre assis là... Puis se fut comme un éclair de lucidité le frappait. Il écarquilla les yeux et se tourna vivement vers son lié.

- Andúnë!!! Arrête de l'écouter. Ce n'est pas une voix humaine, c'est un envoutement.

- Je sais bien enfin.

Il écarta la main d'Altays qui venait de l'agripper de façon un peu brusque.

- De toute façon elle ne peut rien contre nous. De part ton sang et de part mes pouvoirs. Je profite juste de sa tentative.

- Tu connais les sirènes?

- En partie... grâce à ce que toi tu sais d'elles. En l'occurrence mon ouïe me permet de l'écouter. Elle cherche à s'approprier quelqu'un... et elle se donne du mal. Mais c'est assez joli.

Altays se détendit un peu. Ainsi il y avait bien de la vie sur cette île. Même si cette vie était sous-marine. Puis il songea aux paroles de son lié. Qui la sirène pouvait-elle bien envouter vu que l'île était déserte. En dehors de ...

- Dinjelaï!!!

Frappé d'horreur il se tourna vers Andúnë qui à son tour venait de comprendre.

- Quel abruti! Moi qui m'amuse à l'écouter je n'avais même pas comprit que l'un de nous pouvait tomber dans le piège.

Se relevant il ne s'attarda pas une seconde de plus et courut dans la direction opposée qu'il avait prise. Il chercha dans ses souvenirs ce qu'il connaissait du peuple de l'eau. Les légendes qui voulaient qu'elles ne s'attaquent aux hommes que dans l'unique but de les dévorer... voir encore de s'accoupler. Tellement de baratin que le vrai en était forcément altérer. Il savait qu'une fois sous l'emprise d'une sirène, une personne perdait toute volonté propre. Qu'il n'y avait qu'un unique remède. Donner la mort ou se donner la mort.

Il aperçut l'aura des flammes qui continuaient de bruler intensément là où ils avaient établit leur campement. De loin il discerna les écailles orangées d'Anareinth reflétant les flammes. Sachant qu'il était surement trop tard il lança désespérément un appel mental au dragon blanc.

* Anareinth! Din', ne la laisse pas seule. Une sirène cherche à s'en prendre à elle.*

Il ressentit plus qu'il n'entendit ce que le blanc venait de lui faire percevoir. Il arriva jusqu'à la jeune elfe et fut satisfait de ne pas se retrouver en présence de Limna. C'était secondaire... il trouverait bien une façon de résoudre le problème.

- Din, je suis désolé... j'étais... tellement furieux que je ne me suis rendu compte de rien.

Il regarda le dragon blanc lui faisant comprendre qu'il n'allait pas la séparer de lui mais juste s'assurer qu'elle allait bien.

- Je... rha je suis stupide. Si j'avais été un peu moins égoïste je m'en serais aperçut et on n'en serait pas là.

Se tournant il regarda Andúnë qui venait d'arriver à leurs cotés. Les yeux toujours rougeoyant il fixait Anareinth de façon plutôt intense sans vraiment comprendre pourquoi.

- Altays... il va falloir aller la tuer. Ou tout du moins la convaincre de cesser.

- Et comment comptes-tu t'y prendre? Elle est dans son élément et même si on arrivait à l'atteindre comment veux-tu la convaincre d'arrêter?

- Tu le sais très bien.

- Elles ne s'attaquent que très rarement à nous.

- Je suis bipède autant que toi. Et Anareinth et Din sont là aussi. Elle est à moitié protégée par lui et par sa magie. Elle ne parviendra probablement pas à étendre son emprise sur elle. Et si nous tardons trop il y a de grandes chances pour que tu ne puisses jamais l'em... heu... enfin bon il faut se dépêcher.

Se tournant un brin rougissant vers Din' il posa sur elle un regard interrogateur.

- Qu'en penses-tu? Je peux rester longtemps sous l'eau. Mais il faudra... que tu l'attires. C'est toi qu'elle veut. Si l'on s'y met ensemble on peut y arriver. Et... avec un peu de chance elle nous en apprendra d'avantages sur notre mission. C'est un risque à courir... mais je ne vois pas d'autres solutions.
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:10

Posté par Dinjelai

Il avançait la tête baissée ne sachant pas où ses pas le guidaient. Il en avait assez de tout ça. Les choses n'avançaient que pour mieux reculer par la suite. C'était à croire que le calme et la tranquillité qu'il avait connu jusqu'alors ne seraient plus jamais une chose banale.

Ses bottes s'enfonçaient dans le sable, il soulevait ainsi de petites masses qui s'envolaient par la suite au grès du vent. Puis le sable fut plus compact et il se rendit compte alors qu'il était parvenu jusqu'à l'océan. Il pouvait très bien enlever ses vêtements et partir à la nage en oubliant tout le reste. Andúnë le rejoindrait et ... et Din se retrouverait seule avec l'ondine.

- Fuir n'est pas une solution...

Se retournant surprit il constata que son lié avait de nouveau opté pour les jambes. Il était là assis à quelques pas de lui. Sans s'en rendre compte ses pas l'avaient instinctivement guidés vers lui. Il le regarda longuement hésitant entre le désir de s'installer à ses cotés ou de s'énerver pour se libérer de ses tensions. Puis, il capta ses pensées. Tout comme lui son lié vivait bien mal la situation.

- Je n'en suis pas non plus arrivé à la volonté de m'enfuir.

- Je ne l'ai pas fait.

- Tu y as songé.

- Je ne l'ai pas fait.

- Il n'y a qu'un pas entre la pensée et le geste.

Soufflant il préféra ne pas s'engager dans une joute qui ne ferait que l'énerver encore plus.

- Je n'aurais pas du te cacher tout ça. Mais je savais que tu lui en voudrais. Et j'avais peur. Peur que tu ne t'en prennes à elle. Que tout cela ne finisse mal et que tu sois responsable d'un vilain malheur.

Altays darda sur son lié un regard d'acier. Ses iris reprenant le gris métallique de la mer nocturne.

- Je... j'aurais pu la tuer. Je ne sais pas si j'aurais du ou non. Je sais juste que la seule chose qui m'a retenu c'est ton elfe. Si elle ne s'était pas interposée... je crois que j'aurais pu la massacrer. Et j'ai bien faillit faire l'erreur de m'attaquer à elle aussi.

- Mais tu ne l'as pas fait. Malgré qu'il n'y ai qu'un pas entre la pensée et le geste.

Chacun regarda alors l'autre. Et sans qu'ils ne sachent vraiment pourquoi ils partirent tout d'eux d'un éclat de rire franc et libérateur. Un rire qui n'avait pas forcément lieu d'être mais qui était tellement agréable en cet instant qu'ils ne s'arreterent que lorsque leur cotes menacerent de perforer leurs organes.

Puis, Andúnë passa son bras autour des épaules de l'ondin à la manière de deux compères et il resta un instant silencieux.

- A quoi songes-tu?

- A rien... je suis venu là pour écouter.

Fronçant les sourcils Altays demeura silencieux cherchant ce que son lié pouvait bien écouter.

- Tu parles de la mer?

- En partie... c'est comme si... elle chantait. C'est très doux... et d'une tristesse à couper le souffle.

Haussant un sourcil Altays se demanda un instant si Andúnë n'avait pas perdu ses moyens. Il n'entendait absolument rien. Et que pouvait-on entendre assis là... Puis se fut comme un éclair de lucidité le frappait. Il écarquilla les yeux et se tourna vivement vers son lié.

- Andúnë!!! Arrête de l'écouter. Ce n'est pas une voix humaine, c'est un envoutement.

- Je sais bien enfin.

Il écarta la main d'Altays qui venait de l'agripper de façon un peu brusque.

- De toute façon elle ne peut rien contre nous. De part ton sang et de part mes pouvoirs. Je profite juste de sa tentative.

- Tu connais les sirènes?

- En partie... grâce à ce que toi tu sais d'elles. En l'occurrence mon ouïe me permet de l'écouter. Elle cherche à s'approprier quelqu'un... et elle se donne du mal. Mais c'est assez joli.

Altays se détendit un peu. Ainsi il y avait bien de la vie sur cette île. Même si cette vie était sous-marine. Puis il songea aux paroles de son lié. Qui la sirène pouvait-elle bien envouter vu que l'île était déserte. En dehors de ...

- Dinjelaï!!!

Frappé d'horreur il se tourna vers Andúnë qui à son tour venait de comprendre.

- Quel abruti! Moi qui m'amuse à l'écouter je n'avais même pas comprit que l'un de nous pouvait tomber dans le piège.

Se relevant il ne s'attarda pas une seconde de plus et courut dans la direction opposée qu'il avait prise. Il chercha dans ses souvenirs ce qu'il connaissait du peuple de l'eau. Les légendes qui voulaient qu'elles ne s'attaquent aux hommes que dans l'unique but de les dévorer... voir encore de s'accoupler. Tellement de baratin que le vrai en était forcément altérer. Il savait qu'une fois sous l'emprise d'une sirène, une personne perdait toute volonté propre. Qu'il n'y avait qu'un unique remède. Donner la mort ou se donner la mort.

Il aperçut l'aura des flammes qui continuaient de bruler intensément là où ils avaient établit leur campement. De loin il discerna les écailles orangées d'Anareinth reflétant les flammes. Sachant qu'il était surement trop tard il lança désespérément un appel mental au dragon blanc.

* Anareinth! Din', ne la laisse pas seule. Une sirène cherche à s'en prendre à elle.*

Il ressentit plus qu'il n'entendit ce que le blanc venait de lui faire percevoir. Il arriva jusqu'à la jeune elfe et fut satisfait de ne pas se retrouver en présence de Limna. C'était secondaire... il trouverait bien une façon de résoudre le problème.

- Din, je suis désolé... j'étais... tellement furieux que je ne me suis rendu compte de rien.

Il regarda le dragon blanc lui faisant comprendre qu'il n'allait pas la séparer de lui mais juste s'assurer qu'elle allait bien.

- Je... rha je suis stupide. Si j'avais été un peu moins égoïste je m'en serais aperçut et on n'en serait pas là.

Se tournant il regarda Andúnë qui venait d'arriver à leurs cotés. Les yeux toujours rougeoyant il fixait Anareinth de façon plutôt intense sans vraiment comprendre pourquoi.

- Altays... il va falloir aller la tuer. Ou tout du moins la convaincre de cesser.

- Et comment comptes-tu t'y prendre? Elle est dans son élément et même si on arrivait à l'atteindre comment veux-tu la convaincre d'arrêter?

- Tu le sais très bien.

- Elles ne s'attaquent que très rarement à nous.

- Je suis bipède autant que toi. Et Anareinth et Din sont là aussi. Elle est à moitié protégée par lui et par sa magie. Elle ne parviendra probablement pas à étendre son emprise sur elle. Et si nous tardons trop il y a de grandes chances pour que tu ne puisses jamais l'em... heu... enfin bon il faut se dépêcher.

Se tournant un brin rougissant vers Din' il posa sur elle un regard interrogateur.

- Qu'en penses-tu? Je peux rester longtemps sous l'eau. Mais il faudra... que tu l'attires. C'est toi qu'elle veut. Si l'on s'y met ensemble on peut y arriver. Et... avec un peu de chance elle nous en apprendra d'avantages sur notre mission. C'est un risque à courir... mais je ne vois pas d'autres solutions.
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:10

Posté par Limna

Les bois sombre avaient un air étouffant. Limna peinait de plus en plus comme si l’effort devenait rude alors qu’elle n’avait pas parcouru plus de quelques lieues. La pénombre était sourde de toute vie, de tout mouvement et l’ondine en frissonna. Elle devait trouver un lac, une source, un bassin dans lesquels les esprits des eaux se seraient abrités. La perspective du silence des fonds lui glaça le sang. Les spectres n’étaient pas l’héritage de tout leur peuple mais une niche dans laquelle certaines âmes trouvaient refuge pour panser une mort trop douloureuse. Elle tomba plusieurs fois et sentit sa cheville faiblir contre une racine ancestrale. L’ondine hésita mais reprit sa course alors que ses yeux ne voyaient plus rien. Elle allait se perdre… mais elle retrouverait bien son chemin au petit matin…

Limna commença à avoir peur si seule et frotta la fiole qu’elle portait autour du cou avec insistance. Naïa aimait la cueillir quand elle était faible, quand elle souffrait, quand elle avait peur pourquoi ne viendrait-elle pas à présent ? L’ondine leva les yeux jusqu’aux étoiles entre les feuillages et prit la direction de la constellation de l’astre des eaux. Au bout d’une bonne heure de marche, une petite clairière avec un petit étang se dessina sous ses yeux et elle l’accueillit d’un grand sourire. Une brume inquiétante flottait sur l’onde et elle hésita alors à approcher.

Un bruissement attira soudain son attention et l’ondine se colla contre un tronc. L’ardente sentait son cœur tambourinait et l’excitation la gagner, la forêt n’était pas le pire des endroits pour vaincre un ennemi... Une silhouette s’avança près du bord et caressa la petite mare. Elle fit le même geste pendant de longues minutes avant d’y plonger sa main et d’y laisser tomber quelque chose. Limna plissa le front pour mieux voir mais les ténèbres étaient trop épaisses. Elle avança donc de quelques pas et attendit que l’ombre se retourne.

Il s’agissait d’une femme et elle sursauta en apercevant l’ondine dans le reflet de l’eau. Elle tenta de s’écarter des flots pour s’enfuir dans le bois mais Limna fut plus rapide. L’aspirante l’attrapa par ce qui s’apparentaient à des cheveux et la projeta sur un rocher, la créature s’évanouit sous le choc. L’ardente s’approcha curieuse et tourna son visage de sorte que la lumière de la lune l’éclaire. Elle la relâcha en se reculant de quelques pas en jurant jusqu’aux Dieux. Limna hésita avant d’approcher de nouveau mais comme l’une était inerte et l’autre trop curieuse… Elle se pencha de nouveau sur elle.

[hide=Spoiler][/hide]

Il y avait des jambes… il y avait des bras… il y avait… une tête de poisson ! L’ondine retenait avec difficulté sa stupeur et se tourna dans tous les sens pour vérifier que personne ne l’avait vue. Elle remarqua alors des lianes et se jeta dessus pour les arracher et lier les poignets de la créature. A moins qu’elle doive la tuer ? Elle releva la tête inquiète par sa réflexion… Mais si elle revenait à elle et qu’elle appelait les autres ? Elle l’assommerait encore. A force de la tourner dans tous les sens, un petit sac cousu d’algues se renversa et de nombreuses perles roulèrent…

Limna jura une nouvelle fois. Les histoires de son enfance pouvaient-elles toutes se réaliser à cet instant ? Une femme poisson sur jambes, des perles… Elle tourna la tête vers la mare et se releva doucement, tout en vérifiant une dernière fois ses nœuds. L’ardente tremblait mais elle mourrait d’envie de voir si c’était possible… La lune dansait sans pudeur sur le petit étang et de petites étoiles répondaient à sa lumière mais non…cette lueur ne provenait pas des cieux. La mare était jonchée de perles. Limna entra dans l’eau sans faire attention et immédiatement sa vue se voila, son ouïe fut captivée par le bourdonnement du nid.

[hide=Spoiler][/hide]

Elle venait de trouver le berceau des sirènes, leur bien le plus précieux. Chacune des perles incarnait leur âme et on disait que celui qui possédait la perle possédait la femme. Le chant de ces demi-déesses se fit puissant trop peut-être, car les oreilles de l’ondine se mirent à saigner. Il n’y avait plus d’esprit des eaux, plus de vie sur cette île car les sirènes ne permettaient pas qu’on s’approche de leur nid. Il était curieux que ces créatures ne les gardent pas aux tréfonds de la mer mais elles avaient besoin de se nourrir de la magie de la lune pour conserver leur éternité. Limna fut assaillie par les souvenirs de ces âmes millénaires et recula malgré la force qui la retenait. Elle sortit de l’eau, les yeux presque exorbités, haletant comme si elle avait couru pour échapper à un dragon.

Elle resta un long moment immobile cherchant des explications à ce qu’elle venait de voir quand elle entendit un gémissement, la créature revint à elle et l’ondine lui asséna un nouveau coup derrière la tête.


***



Limna avait retrouvé son énergie, dérobé les perles de sa captive et l’avait hissée sur son épaule pour retourner sur ses pas. L’ondine n’était pas bien robuste et elle finit par la trainer sur le sol tant l’avancée était pénible. Elle avait trouvé un pan de falaise et s’était assurée qu’à force de la longer, elle finirait par retrouver le campement. Soudain, elle entendit un bruissement dans le ciel et c’est le fantôme d’Andúnë qui lui vint en tête, elle cacha sa proie derrière un rocher et sortit ses armes quand le monstre se posa.

La voix de l’elfe brisa la nuit et elle mit quelques secondes avant de ranger sa garde. Andúnë était trop clair… trop petit… ce n’était pas lui. Elle était affolée, Altays n’avait donc rien compris aux femmes ? Elle considéra la requête de la blonde avec précaution, Altays allait donc débarquer sous peu.

-Les tuer… Les sirènes ?...Ma foi, il pourrait essayer oui… Limna cacha son profond sentiment, c’était du suicide mais cela lui ferait du bien.

Elle sentait que le blanc était nerveux, il avait du sentir la présence de la créature et Limna lui lança des œillades dangereuses sans s’en rendre compte. La femme n’était pas une sirène, selon la légende il s’agissait d’une gardienne des mers, une esclave créée par le Dieu des Océans pour ses filles sirènes, pour porter et garder leurs perles à l’abri des voyageurs et des curieux. C’était certainement cette femme qui avait du tuer les pirates et tous les animaux de l’île d’ailleurs. L’ondine resserra la sacoche dérobée dans le dos de sa ceinture.

-Ce qu’elles voudraient… Je suppose que tu as quelque chose qu’elles veulent… un bijou peut-être ? Elles aiment les cadeaux ces garces… Peut-être qu’elles veulent Altays et qu’elles passent par toi parce qu’il est ondin et donc assez… résistant à leurs chants…

Un petit gémissement leur parvint et Limna se pressa d’aller faire taire la source sonore. Elle contourna la roche une fois la chose faite avec un petit sourire innocent.

-La chasse tout ça… Il fait toujours faim.

Elle s’avança vers Dinjelaï pour l’empêcher d’avancer.

-Et si on rentrait au campement ? C’est par où ? On peut passer sur la crique où.. j’ai oublié mes affaires ? Oui Anareinth tu pourrais aller me chercher ça tu crois ? Il ne faut pas s’attarder, ta liée à l’air vraiment fatiguée !

Qui avait dit que Limna ne savait pas être prévenante.
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:10

Posté par Altays

Rien ne semblait aller comme il fallait. Chaque fois qu'il trouvait un moment pour souffler un peu une nouvelle catastrophe se produisait et la seconde qui suivait il était à bout de nerf. que ça soit Limna, les sirènes ou n'importe quoi. C'était à croire qu'il ne trouverait du repos qu'une fois partit d'ici. S'en devenait assez perturbant. A présent il sentait poindre une légère préssion indiquant qu'une migraine ne tarderait pas à venir envenimer le tout. Lui qui habituellement gardait son calme en toute circonstance, il n'avait jamais eu à se contenir aussi longtemps et avec autant de détermination. Mais il ne se plaignait pas. Il se laissait porter par les évenements qui s'enchainaient et s'agravaient aussi. Il ne voyait aucun autre moyen pour délivrer Din que de tuer celle qui détenait à présent son esprit. L'utilisation de la magie avait du affaiblir l'elfe et en diminuant ainsi ses pouvoirs la sirene ne devait pas avoir eu beaucoup de mal pour la piéger. Mais ce qui inquiétait le plus Altays à présent c'était de trouver un moyen de protéger Dinjelai... et pour ça il était prêt à affronter n'importe quelle créature.

* Si tu continues de ruminer nous n'auront rien à affronter alors grimpe et filons d'ici. On doit trouver Limna et à nous trois nous irons en finir avec cette poiscaille.*

* Tu as raison... c'est juste que tout cela va un peu vite.*

* Nous aurons tout le temps de nous reposer et d'aller batifoler quand Din sera de nouveau elle-même et que cette quête aura prit fin.*


Altays grimpa sur son lié. Il s'assura que son épée était toujours dans son fourreau et chercha Anareinth du regard. Le blanc était déjà partit et Andúnë s'élançait à présent à sa poursuite. Ils devaient trouver Limna et faire en sorte qu'elle mette elle aussi de coté toute rancune pour les aider à délivrer Dinjelai. Elle avait vu... elle lui avait montré les sirènes. Il savait que se battre ne serait pas à leur avantage mais quelle autre solution pouvait bien exister. Il avait encore en tête les images de ces femmes aux courbes provocantes et il cherchait un indice quelconque sur la façon de s'en débarasser. Mais chaque fois la même pensée revenait. Il fallait les tuer. Il n'y avait pas d'autres solutions et à dire vrai cela ne le dérangeait pas du tout. Elles étaient un mal que tout bon marin aurait souhaité voir disparaître.

Andúnë se posa non loin du blanc. Puis il releva la tête d'un air attentif et aquiesa avant de faire comprendre à altays qu'il ne fallait plus entrer dans le jeu des provocations. Ce n'était pas le moment, et Anareinth inquiet pour sa liée n'aurait probablement pas la patience de regarder les ondins s'entretuer.

Limna s'approchait à présent de Dinjelai. Elle avait un petit quelque chose d'étrange. Alors que rien n'allait, son visage était comme celui d'une personne pour qui la vie souriait à pleine dent. Quand il entendit Limna demander à Anareinth de se rendre au campement il n'hésita pas une seconde.

*Andúnë tu crois que...*

* Il faudrait que je la touche... et m'est avis qu'elle ne se laissera pas faire très facilement.*

* Anareinth. Surtout ne bouge pas et reste avec Dinjelai. C'est étrange mais j'ai l'impréssion qu'elle nous cache quelque chose. Je ne m'en prendrai pas à elle... du moins pas tant que Din ne sera pas remise. Je te demande juste de ne pas intervenir et de me... de nous faire confiance.*


Il tourna son regard vers Andúnë et son lié n'eut pas besoin d'entendre le moindre mot pour comprendre ce que l'ondin désirait. Il reprit sa forme humaine de nouveau. S'avançant vers les deux femmes il prit la main de Din avec douceur et plongea son regard dans le sien.

- Din... tu devrais rester avec Anareinth. Ou tout du moins contre lui. En contact. Personne ne pourra te faire le moindre mal tant que tu seras à son coté.

Il regarda alors Limna qui se trouvait à moins d'un pas de lui. Sachant pertinament ce qu'elle ferait il n'y alla pas par quatre chemins et approcha doucement sa main du visage de l'ondine. Comme prévu celle-ci réagit à une vitesse surprenante. Elle attrapa le bras du lié et sans s'en rendre compte venait de tomber le plus simplement du monde dans le piège qu'Altays venait de faire.

Andúnë ne cilla pas et ne chercha pas non plus à se dégager. Il n'écouta pas même les paroles de la jeune femme et laissa plutôt les images parler pour lui. Quand il se tourna vers Altays un petit sourire ornait ses lèvres.

- Elle cache bien quelque chose. Je n'arrive pas à savoir ce dont il s'agit mais c'est très près de nous. Je... je crois qu'elle peut tout arranger. Mais je ne comprends pas pourquoi elle refuse de partager sa découverte.

En comprenant comment elle venait d'être dupée Limna lacha le bras du jeune homme.

- Elle... elle a un moyen j'en suis sûr. Mais je ne comprends vraiment pas ce que c'est et ce qui la pousse à ne pas vouloir le dire. Parle! Comment se fait-il que tu ne veuilles pas nous aider? La survie du monde ne va pas se jouer dans un jeu de gamineries. Qu'est-ce que tu as découvert?

Altays ne pu s'empecher de sourire en regardant son lié qui paraissait plus jeune face à Limna lui faire la morale. Mais en regardant Din et son lié il reprit bien vite contenance attendant de savoir ce que l'ondine pouvait bien cacher à la vue de tous.

Andúnë releva un peu la tête et huma l'air. C'était à la fois ridicule et inquiétant de voir un homme se comporter ainsi. Mais là ce n'était pas l'humain qui agissait, c'était le Dragon.

Altays s'approcha alors de Din avec douceur. Anareinth qui parraissait de plus en plus à cran donnait l'air d'en vouloir au monde entier. Il n'aurait pas voulut prendre un coup de griffe en s'approchant sans que le lié ne s'en rende compte. Et puis il devait bien se douter qu'Altays ne s'en prendrait pas à elle. Il devait probablement savoir mieux que sa propre liée quels sentiments il ressentait pour Dinjelaï.

- Din... es-tu encore en contact avec elle? Est-ce qu'elle te parle? Et... arrives-tu à lui répondre? Est-ce qu'elle t'a dit des choses qui pourraient nous interesser? Il faut que tu nous dise... que tu restes avec nous. Elle ne te veut aucun bien Din. Son seul dessein est de s'emparer de toi. Tu ne dois pas la laisser faire. N'es-tu pas une maîtresse engloutie. Montre-toi forte! Une autre femme à moitié humaine serait-elle donc capable de s'en prendre à quelqu'un comme toi. Tu ne dois pas te laisser bercer par cette chose. Tu dois vraiment la combattre. Si tu la laisses t'avoir nous sommes tous perdus tu m'entends. Tous. Moi toi et même ton lié. Est-ce donc ce que tu désires? Te laisser aller aussi facilement pour nous oter la vie?

Il savait que ça ne suffirait pas à la libérer complètement mais si cela pouvait lui permettre de gagner du temps alors c'était bon à prendre. elle devait raffermir son emprise sur elle-même et ne pas se laisser dominer. Il tourna la tête vers Andúnë le préssant de découvrir ce que Limna mijotait.

Attrapant le bras de Dinjelai il posa son regard sur elle. elle donnait l'impréssion de ne pas oser le fixer. Comme s'il était quelque chose qu'elle ne devait pas voir.

- Regarde moi Din! Regarde moi dans les yeux.

Tournant le visage de la jeune filel vers le sien il se rendit compte de la proximité qu'il venait d'établir avec elle. A dire vrai... il en était lui-même perturbé mais il ne cilla pas et se controla pour demeurer neutre face à ces lèvres qui paraissaient presque lui lancer un appel inaudible le sommant de les cueillir.

- Ose me dire que tu cherches notre perte. Et si ça n'est pas le cas alors bats-toi! Fais le pour Anareinth! Fais le pour nous! Pour ton Kaerl et pour les tiens.
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:11

Posté par Dinjelai

Limna était bizarre, d’une sérénité troublante. Dinjelaï se détacha d’Anareinth, mais la sirène ne sauta pas sur son esprit. Elle la sentait, lointaine, tourner comme un requin, ne lâchant pas des yeux sa proie, mais n’osant pas non plus attaquer… Pourquoi ?
Toujours fébrile, mais mue par une invisible poussée, l’elfe continua de s’avancer vers l’ondine. Ses paroles ricochèrent sur son esprit sans qu’elle n’y trouve un quelconque sens. Le campement ?
L’elfe leva les doigts et sans toucher Limna, murmura simplement :

Tes oreilles. Elles saignent.

Un sifflement aigu résonna dans son crâne, d’une intensité telle que Din failli tomber à genou dans le sable. A toute allure, elle retourna enfouir son visage contre le cou d’Anareinth, et l’horrible bruit cessa. Une chose était sûr, le miel qui coulait tout à l’heure dans cette voix était définitivement avalé, Hhyl Styx n’était pas contente.

Din ferma les yeux, un long moment. Quelque part, les perceptions d’Anareinth qui la rattachait au monde lui soufflait qu’Andùnë venait de se poser sur le sable, et qu’Altays sautait à terre. Mais cela ne l’intéressait plus, il lui sembla qu’une phrase lui était adressée, mais elle n’était pas en mesure de répondre d’une quelconque façon…
Quelque part, dans l’océan, dans ces oppressantes trois dimensions, un ennemi l’attirait à elle, cherchait à l’emprisonner dans un collet mortel. Din se détacha d’Anareinth et enfonça ses genoux dans le sable, inconsciente de la transformation du dragon noir.

Son esprit bondit, en dehors de cette enveloppe matérielle lourde, quoique pratique. Mais ce n’était pas la sirène qui la tirait à toute force de son chant, comme quelques heures auparavant, sur le sable du campement. Din avait un certain entraînement, prise par surprise elle s’était montrée faible… Mais elle n’était pas la proie du requin. L’idée même qu’elle puisse être chassée lui était proprement inacceptable.
Les yeux de l’elfe parcouraient l’immensité de l’horizon. La lune marquait la surface clapotante de son empreinte d’argent, seule distinction entre le noir de l’eau et l’ébène de la nuit. Hhyl Styx continuait de l’appeler, mais sa conviction semblait moindre depuis qu’elle la croyait protégée par le dragon. Tissant sur les vaguelettes un fil qui la menait jusqu’à elle. Sans hésitation, l’esprit de l’elfe emprunta ce chemin tout tracé, qui plongeait au cœur de l’océan.




Hhyl Styx se tenait, à l’entrée de ce qui devait être une ancienne cité, engloutie par une montée des eaux. La sirène était seule, un sourire étirait ses lèvres…

Dinjelaï. Je ne te pensais pas si stupide. Tu voles notre bien et tu viens perdre la vie au cœur même de notre cité.

Les accents sifflants de la sirène parlaient, leur propre langue d’images. Comme Anareinth qui part un simple contact venait offrir à l’esprit de sa liée mille et un souvenirs, les mots d’Hhyl Styx lui faisaient parcourir les ruelles de pierre.

Si près de ton but pourtant, quel dommage. Voie !

La plus grande allée était pavée, elle, d’améthystes et de jade. L’obscurité était trop grande pour qu’elles puissent briller de tout leur éclat, mais à nouveau, la mélopée qui émanait du corps de la sirène décrivait tout dans le détail. Au bout de l’allée, un temple, dont la gueule béante se noyait dans une obscurité que même le chant ne décrivait pas.
Mais cela n’était pas nécessaire. Au cœur d’une ville engloutie, gardé par les plus terribles créatures de l’océan, il ne pouvait qu’être là, l’œil du dragon.

Hhyl Styx. Donne-moi ce que je veux, et personne ne souffrira.

La voix mentale de Din avait beau être tranquille et assurée, la sirène éclata d’un rire perçant. Elle s’avança, d’un coup de queue, vers l’elfe, jusqu’à ce qu’elle puisse distinguer la peau translucide du visage bleuté. Les cheveux d’ébène de la sirène vinrent voleter tout autour de son visage, terrible filet. Din tacha de garder un visage impassible, mais là-haut, bien plus haut, sur la côté déchiquetée, son corps l’appelait, la pressait de revenir.
Persuadée que la présence de Din était due à la beauté envoutante de son chant, Hhyl Styx était assurée de sa victoire… Mais l’elfe n’était là que par la force de sa volonté, et en une seule seconde, elle refit le chemin inverse, qui la menait à la sécurité de son corps… Mais si loin, si loin, de son seul objectif.


Un terrible sifflement réduisit à nouveau son crâne en bouillie, et ses sourcils se froncèrent, première expression déchiffrable sur son corps depuis son départ en escapade… Elle poussa un petit gémissement de douleur, avant d’ouvrir les yeux.

Altays la tenait par le bras et parlait sans discontinuer, comme on le ferait pour réveiller quelqu’un qui s’est pris un mauvais coup sur le crâne. Elle eut du mal à comprendre ses paroles, il semblait l’accuser, vaguement de vouloir tous les laisser mourir ici. Le Céleste réveilla une colère sourde dans le cœur de la jeune fille. Sans se rendre compte que s’était là la première véritable émotion qu’elle accueillait consciemment depuis son arrivée sur l’île, elle détourna les yeux, fâchée.

Lorsque l’ondin posa ses doigts sur sa mâchoire accompagnant par des gestes son ordre, Din se crispa. Elle ne supportait pas qu’on lui impose un contact qu’elle réprouvait. La force de l’ondin l’empêchait de toute façon de se débattre, aussi, elle tourna les yeux et fixa les prunelles d’Altays, tachant de lui transmettre toute l’ampleur de sa colère par un simple regard. Chose tout à fait absurde, il semblait la croire possédée par quelconque démon, et ses paroles, à voix de plus en plus basse devenait presque une supplique.

Les sourcils toujours froncés, le regard plus dur que la pierre, Din repoussa l’étreinte de l’ondin sur son bras. Son récent contact avec la sirène ayant aboli la relation de proie à prédatrice qui les unissait, elle était emplie d’un sentiment de puissance démesurée. Elle posa un index tendu sur la poitrine de l’ondin, lui intimant par le geste de s’éloigner d’elle.

L’elfe pris bien le temps de détacher ses syllabes, dans sa tête, elle avait déjà vaincu Hhyl Styx.

Je ne suis pas faible. Souviens t’en.

Après un dernier regard assassin, elle se détourna, et s’avança vers l’océan. Comment faire pour y retourner, en poussant l’escapade jusqu’au temple…

** Din, rappelle-toi que pour une fois, tu n’es pas seule. **
* Je le sais bien ! Mais je ne vois pas en quoi cela peut m’aider ! *


A cet instant, l’elfe sentit que ses jambes tremblaient légèrement. Son esprit était fort. Hhyl Styx n’avait aucune emprise sur elle, alors pourquoi ?

** Peut-être que la sirène n’est pas la seule… A avoir une emprise sur toi. **
* Anareinth, si tu dois continuer à dire des choses sans intérêt, il vaut mieux que tu te taises ! *


Dinjelaï inspira longuement l’air marin, et se retourna… Elle avait visiblement raté un épisode, puisqu’Andùnë, sous sa forme humaine, se tenait très proche de Limna. Mais elle ne voulait plus connaître leurs altercations.

Bon, l’œil est au fond de l’océan, au cœur de leur repère. Qu’est-ce qu’on fait ?
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:11

Posté par Limna


Limna porta la main à son oreille, le sang ne coulait plus mais il n’avait rien d’un phénomène naturel. Anareinth se comportait de façon étrange Limna n’aimait pas le sentir si instable. Elle n’eut pas le temps de répondre, d’expliquer la seule chose qui avait intéressée l’elfe qu’elle s’écroula sur le sol sans chercher à se rattraper à l’ondine. Cette-dernière, s’était d’ailleurs reculée par réflexe avant de faire un pas vers la furie possédée. Anareinth frappa de sa queue sur le sol et Limna hésita à agir... que faire ? Elle pensa d’abord à l’assommer, si elle dormait elle n’aurait plus mal à la tête mais la réaction du blanc serait certainement radicale. Soudain l’air fouetta avec puissance, le Noir et son lié venait de se poser. Altays lui lança un sombre regard et elle se recula comme pour lui assurer qu’elle n’y était pour rien. L’elfe se perdit rapidement dans les bras de l’ondin et Limna veillait à distance de ce qu’il lui faisait quand elle sentit le regard du dragon se poser sur elle.

Andúnë s’était transformé et approchait d’un air décidé. Elle ne recula pas d’avantage, elle avait une proie à protéger et si elle ne savait pas encore comment elle lui servirait, une chose était certaine : on ne la lui volerait pas comme ça ! Il tendit une main et elle s’en saisit avec rapidité pour l’écarter de son visage elle ne succomberait pas à un de ses sortilèges. Mais le dragon la fixa d’un œil qu’elle ne connaissait pas. Elle sentit alors ses souvenirs se mélanger. Le Dragon forçait les barrières de son esprit avec appétit. Elle qui avait l’habitude de cacher des choses à ses Maîtres ne succomberait pas longtemps. Il s’était emparée d’elle comme d’un livre, fouillant dans son passé et sa mémoire ce qui l’intéressait. Elle chercha à se libérer mais à présent, c’est lui qui la tenait. Sa poigne se fit plus forte et elle tomba à genoux sur le sable craignant qu’il ne lui brise le bras entier.

-Lâche-moi, je t’ordonne !

Si elle savait une chose c’est qu’un dragon déguisé en humain saignait… elle sortit une de ses dagues et chercha à lui planter dans la cuisse. Le dragon recula, elle réussit à lui faire une coupure bien que ce ne soit à son goût pas suffisant. Il l’avait enfin libérée mais Limna hésita à l’attaquer de front… Il scandait déjà ce qu’il avait trouvé, l’ondine sentit la honte s’afficher sur son visage. Il avait souillé son intimité. Elle était folle de rage et sentait des larmes colériques lui monter, elle ne trouvait pas les mots pour l’insulter mais elle lui envoya par flots d’images brutales tout ce qu’elle avait envie de lui faire. Il reniflait l’air comme un chien, visiblement contrarié de ne pas avoir encore tout compris.

-Tu veux le savoir ? Je vais te montrer…

Elle alla chercher la gardienne en la tirant sur le sable mais elle fit signe à Andúnë de ne pas approcher.

-Maintenant regarde traître !

Dinjelaï venait de reprendre connaissance et elle repoussa Altays avec volonté. L’ondine sentit que le moment était le bon... l’elfe serait sûrement assez forte… Elle fouilla dans son sac et en sortit une grosse perle. Elle était d’une lueur presque irréelle et se perdit un instant à la contempler elle aussi. Altays affichait enfin une expression à la hauteur de la situation, un soupçon d’horreur naquit dans ses yeux quand il imagina la suite. L’ondine attrapa une pierre et s’en servit pour briser le trésor contre le rocher. La créature se mit à hurler d’un cri strident et Dinjelaï en fut également victime. Toutes deux se tordaient de douleur au sol devant l’impuissance du céleste et le rugissement d’Anareinth. Andúnë se mit à courir sur l’ondine mais elle sortit une nouvelle perle et le défendit d’approcher.

-Ainsi les légendes sont vraies…

Limna n’avait pu comprendre le brouhaha des âmes dans l’étang malgré le don qu’elle possédait mais là… c’était tellement évident. Elle ne jeta même pas un regard sur Dinjelaï, son intérêt était concentré sur la gardienne.

-Fascinant…

Elle se réveillait en montrant les dents, prisonnière des lianes de l’ondine. Comme l’air qu’elle affichait ne plut pas à l’ondine, elle écrasa une nouvelle âme et de nouveau la torture s’invita à l’instant. Se gardant de la réaction d’Anareinth, elle se protégea de la créature et glissa une dague à côté de son flanc.

-C’est elle qu’on va échanger… Si vous m’obligez… je la tuerai… Et je pense que Dinjelaï partira avec elle… Nous ne voulons pas ça, alors CESSEZ !!!!

L’ardente aurait voulu que tout se passe différemment mais comment alors que sa seule éventuelle alliée était possédée. Deux dragons et un Céleste contre une simple aspirante… Les Dieux savaient qu’elle valait bien un Maître et un dragon autrement leur triade aurait été déséquilibrée mais cela n’était pas simple tous les jours.

-Altays… tu es ondin… Tu vas… aller dans l’eau. Sois un peu courageux et ne te noie pas… Elle sentit le regard de braise d’Andúnë. Tu peux aller avec lui.. tu ne me manqueras pas.

Alors qu’elle faisait signe aux deux élus de se mouiller, la créature se mit à trembler puis son souffle prit un rythme nouveau, plus calme et plus profond. Dinjelaï réagissait à l’unisson le spectacle était ravissant.

-Qui est le meurtrier de mes enfants ?... La voix articulait une sinistre menace dans une harmonie d’une infinie tristesse.

Limna libéra un instant son étreinte en faisant tomber sa dague, les célestes s’étaient eux aussi retournés. L’ondine regarda Anareinth avec une légère satisfaction : plus que des informations, le démon s’était-il présenté ? Elle récupéra son arme pour se prévenir de l’intervention des autres mais rangea mieux encore sa besace remplie d’autres denrées. Elle laissa la créature se tortiller dans le sable pour lui faire face dans un angle lui permettant de garder un œil sur les autres.

-Je crois que je suis ton Maître, à présent… Je n’ai pas trouvé une ou deux perles… J’ai trouvé ton nid.

Le hurlement de la femme se fit haineux, Dinjelaï aussi devenait dangereuse.

-Ondine…

-Maître ! Elle gifla la créature.

Les flots remuèrent et cinq autres gardiennes sortirent de l’écume. Limna recula effrayée et pointa du doigt ce qui arrivait.

-Là ! Andúnë Anareinth tuez les !
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:12

Posté par Altays

Le premier choc fut la réaction de Dinjelaï quand elle sembla émerger. Alors qu'elle avait enfin l'air d'être revenue à la raison elle coula sur l'ondin un regard meurtrier tout en le repoussant. Puis elle fixa ses prunelles dans les siennes en ajoutant qu'elle n'avait rien de faible. Chose qu'il aurait aimé croire si quelques temps auparavant elle n'avait montré des signes contradictoires. Mais il n'eut pas vraiment l'occasion de s'étonner de cette réaction. De son coté Andúnë toujours sous forme humaine ne s'était pas arrêté de vouloir savoir ce que Limna cherchait à dissimuler. Ce fut une fois que Din' se soit écartée de lui qu'il l'entendit alors s'exprimer non sans une pointe d'angoisse dans la voix.

Se tournant pour faire face à la démente et à son lié, Altays pu constater qu'elle avait osé s'en prendre à lui. en effet, bien qu'il ne sembla pas en éprouver souffrance, l'ondine avait réussi à faire couler son sang. La trace sombre qui s'étendait à présent au niveau de la cuisse de son lié n'était surement pas due à une fuite ou toute autre erreur de contrôle de sa part. De plus, il pouvait voir que les deux s'affrontaient encore et toujours. Le plus étonnant demeurait le fait que Limna était encore entière et vivante. Apparemment Andúnë s'efforçait de ne pas céder à une impulsion meurtrière bien que la couleur rouge de ses pupilles permettait d'y lire la rage qu'il contenait en cet instant.

L'ondine, dont les yeux indiquaient aussi clairement dans quel état de sauvagerie elle se trouvait, elle farfouilla ainsi dans son sac avant de sortir un globe. Sur le coup il ne comprit pas ce dont il s'agissait. Puis les récents évènements lui permirent de comprendre. Et là ce fut comme si tout devenait clair. Il savait que l'ardente avait mit la main sur quelque chose. Peut-être même était-ce la raison qui avait poussé les sirènes à s'en prendre à eux. Une fois de plus, il le savait tout lui retomberait sur le dos. Décidément c'était à croire que même les Dieux avaient décidé de rendre le périple plus difficile avec une telle femme. comment pouvait-on se montrer stupide au point de risquer la vie de toutes choses par simple méchanceté. Ces histoires à dormir debout sur les grands méchants prenaient à présent une toute autre dimension quand il regardait Limna. Elle n'était pas forcément mauvaise. Mais elle était stupide... à un très haut niveau. Et son égoïsme semblait surtout être la raison de biens des maux depuis le début de l'aventure. Seulement cette idiote n'en prenait pas même conscience. Elle s'obstinait et ne cherchait jamais à se remettre en question.

Ce fut le cri déchirant qui mit fin à cette absence dans l'esprit d'Altays. Elle venait de détruire la perle, provoquant ainsi un cri d'horreur chez Din mais pas uniquement. Il ne pouvait voir ce dont il s'agissait exactement d'ici mais il avait entendu un son inhumain sortir de derrière les rochers. Andúnë réagit plus vite que lui. Il dégaina son épée et fonça droit sur Limna. Mais avant qu'il aie pu mettre un terme à tout ça l'ondine avait eu le temps de sortir à nouveau une perle de son sac. Dieu sait combien elle en possédait. La seule chose qui comptait à présent c'était d'éviter que Din ne soit blessée en raison d'un caprice.

Impuissant, c'était vraiment perturbant. Comment les choses avaient-elles pu dégénérer au point d'en arriver là. Qu'est-ce qui pouvait bien faire que Limna agisse ainsi.

* Elle a peur. Elles et morte de peur même si elle ne le montre pas. *

* Peur de quoi? De nous? *

* Je ne sais pas. Mais j'ai lu une grande peur en elle. Et elle est capable de folies si l'on agit de façon trop impulsive. si ça n'avait été Dinjelaï et Anareinth, je te jure que j'en aurais finit avec elle. Mais là... c'est risquer de leur faire du mal à tous les deux. *

Limna se tourna enfin vers Altays. Il hésitait toujours entre aller lui enfoncer sa lame dans le corps et demeurer immobile pour ne pas faire de mal à Dinjelaï. Tiraillé entre ces deux sentiments il entendit Limna lui ordonner de se rendre dans l'eau.

* Fais ce qu'elle dit pour l'instant. Elle n'est pas une menace pour nous et je ne tiens pas à faire du tort à ton amie ou à Anareinth.*

Le lié et son maître s'avancèrent donc vers le rivage ne sachant trop comment intervenir dans le cas présent. Mais avant même que leurs bottes aient atteint la mer, une voix s'éleva dans leur dos. C'était donc ça. Les perles n'étaient pas seulement un bien des sirènes. C'était leur progéniture. Mais alors... pourquoi Limna ne s'en servait-elle pas pour couper court à tout ça? Qu'est-ce qu'elle attendait pour en finir une bonne fois pour toute et réclamer que Din' soit libérée.

Mais alors que Limna s'amusait à brutaliser à nouveau la créature captive, un étrange son fit de nouveau écho aux vague. Ce ne fut pas une mais cinq créatures qui s'approchèrent alors d'Altays et Andúnë. Lesquels se reculèrent de quelques pas pour éviter de servir de repas à celles-ci.

Ce fut quand Limna se permit d'ordonner quelque chose à son lié que Altays comprit que rien ne se calmerait dorénavant. Son lié se tourna vers Limna et un étrange grondement s'échappait de sa gorge.

- LIMNA! Que tu te permettes de nous menacer est un fait. Que tu te crois toute permise aussi. Je passe sur la façon dont tu traites tes compagnons. Mais que tu en viennes à vouloir m'ordonner quoique se soit je ne le supporterai pas. Tu n'es plus en position de parler. Tu vas la boucler. Si tu tiens à la vie et si tu ne veux pas finir entre les mains de ces choses tu ferais mieux de cesser ton manège tout de suite. Personne! tu m'entends! PERSONNE ne me donne d'ordres! Ne me provoque pas. Je te jure que je prendrai Altays et je ne pense pas qu'Anareinth se porte volontaire pour aider une personne qui maltraite sa liée. Tu te retrouverai ainsi prise au piège avec ces monstres. CESSE TES MANIGANCES! Tu vas poser ton sac et venir nous aider à les combattre car c'est par ta faute qu'elles sont ici. Et je jure que si tu ne te plies pas à ces ordres je me fiche de ce qu'il adviendra de Din et de son lié. Mais je sais ce qu'il t'en coutera de vouloir jouer avec moi. Tu m'entends? Alors maintenant lâche ta chose et prend ton arme.

Se tournant il écarta Altays de son chemin d'un coup qui envoya voler son lié à quelques mètres de lui. Il prit son épée en main et s'élança contre les créatures qui approchaient avec une farouche détermination dans les yeux. A présent s'ils voulaient s'en sortir vivant il faudrait qu'ils combattent ensemble et plus les uns contre les autres. Altays dégaina sa lame à son tour et s'élança à la suite de son lié ne sachant pas trop ce qu'il leur en couterait de se rendre au corps à corps face à de tels monstres.

Andúnë paraissait fou. A la fois transporté à l'idée de se servir de son arme et paniqué par le fait qu'il ne s'était encore jamais battu contre de vrais ennemis il approchait avec prudence ne sachant pas si ces poissons usaient de magie ou d'armes plus physiques. Altays ressentait cette agitation en son fort intérieur et il ne savait trop comment appréhender les gardiennes. Se joignant à son lié il regarda ces cinq choses approcher dans leur direction. L'un à coté de l'autre Altays et Andúnë demeuraient en contact psychique permanent. Ils pouvaient ainsi à la fois voir ce que l'autre faisait mais aussi s'assurer qu'il n'y aurait pas de coup par surprise.

Ce fut son lié qui porta la première attaque. Un coup simple juste et pourvu d'une force démesurée. La chose jeta son bras en avant et Altays constata qu'au lieu de lui couper les membres, la lame avait été stoppé par une main pourvue de griffe. Certes la puissance du coup avait fait ployer l'adversaire mais elle ne paraissait nullement inquiète et s'apprêtait déjà à riposter. Altays lui se retrouvait à présent face à deux de ces créatures. Esquivant et parant plus qu'il ne pouvait attaquer, il se demanda comment des bêtes pareilles pouvaient se mouvoir avec tant de rapidité. Leurs griffes semblaient être leurs seules armes. Du coup il opta pour une stratégie d'attaque en direction des membres inférieurs. Inversant la situation il se retrouva bien vite dans un corps à corps enivrant, jonglant entre les coups qu'ils parait et ceux qu'il assénait il ne voyait à présent ni Dinjelaï ni Limna. Quand enfin il parvint à atteindre la jambe d'une de ces femmes, elle poussa un cri que chacune de ses homologue s'empressa de reproduire. La puissance en était telle que l'ondin faillit lâcher son arme pour se plaquer les mains sur les oreilles. Dans tous les cas, il ne parvint pas à éviter la main crochue qui déchira les chairs de son bras. La seconde qui suivit, la tête de la gardienne roulait sur le sol.

* Tu n'as rien de grave?*

- Non... mais je crois que... elles ont un poison... paralysant. Mon bras est tout engourdit.

Se reculant de quelques pas Altays reprit ses esprits. la situation devenait assez dangereuse. Même si l'un de ces femme était morte, 4 encore étaient sur pied. Limna ne semblait pas décidée à les rejoindre et Altays sentait de moins en moins son bras. Qu'importe, c'était le bras gauche. De plus il maniait les armes des deux mains. Il devrait juste se montrer plus prudent et ne pas se laisser avoir par leur cri.
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:12

Posté par Dinjelai

Quand Limna sortie de son sac une brillante sphère nacrée, Dinjelaï ne compris pas instantanément la nature de l'objet. Mais lorsqu'elle vint se fracasser contre la roche, les échos de la liaison avec la sirène vinrent percuter son crâne d'une vive douleur, et tout fut clair dans son esprit. L'ardente avait subtilisé un trésor au peuple sous-marin. Un trésor qu'il défendrait de toute son âme.

A genou dans le sable, Dinjelaï se massait les tempes, sans rien perdre de la scène qui se jouait sous ses yeux. Altays et Limna l'avait définitivement mise de côté, la considérant comme prise au piège d'Hhyl Styx. La croyant trop aux prises des chants pour être lucide et consciente de ses actes, le Céleste avait visiblement abandonné tous les bons sentiments qu'il lui montrait auparavant, et cette découverte empli Dinjelaï d'une rage sourde. L'elfe ne supportait pas les mots hypocrites, et chaque moment doux passé avec l'ondin revenait la frapper méchamment.
Il avait mis à bas le masque et toute sa posture criait désormais haut et fort à l'ondine que la vie de l'Engloutie lui était parfaitement indifférente.

Anareinth se rendait compte que la liaison entre Hhyl Styx et Din s'était effacée, ne laissant qu'un vague fil effiloché là où auparavant elle avait lié l'elfe avec une corde des plus épaisses.

** Dinjelaï, je n'aime pas la tournure des évènements, ils sont en train de mettre en l'air tous nos efforts... **

Rendue hargneuse par sa fierté piétinée, Din resta un moment silencieuse.

* Je me demande s'il ne vaut mieux pas fuir. Cela ne mènera à rien de bon. *

Le dragon ne répondit pas mais transmis toute son hostilité à ce projet. S'ils partaient maintenant, ils abandonnaient Altays et Limna à une mort certaine, à moins que le Cémeste ne parvienne à s'enfuir, et alors les Gardiennes récupèreraient les perles pour les mettre dans un endroit encore plus secret. Et s'en serait fini de leur moyen d'échange...

Avant que Din ne puisse se relever pour empêcher Limna de torturer d'avantage la pauvre créature qui semblait déjà au supplice de voir les oeufs détruits les uns après les autres, un souffle vint de l'océan, et une vague pris de multiples formes humanoïdes... Cinq gardiennes émergèrent des eaux.

Limna pointa sur eux un doigt inquiet et ordonna aux dragons de l'en protéger. A ce nouvel évènement, Dinjelaï choisit de continuer à rester immobile, quand Anareinth était parcouru d'un frisson d'horreur. Qui était-elle, cette bipède idiote pour s'imaginer avoir du pouvoir sur un dragon? Avant qu'il ne réagisse, Andùnë se tourna vers elle, fou de rage et lui adressa des mots pleins de hargne.

Anareinth déploya ses ailes et s'avança sur la plage, donnant d'extérieur l'illusion d'agir sur simple parole de l'Aspirante, mais le message qu'il envoya au Noir sous forme humaine était clair:

** Andùnë, nous sommes trois, nous en combattrons quatre. Laisse un de ses monstres aller à sa cible. **

Pour toute réponse, le Noir détourna un seul instant son regard brillant vers Anareinth et ce que le dragon blanc cru y lire lui plut.

Dinjelaï était toujours à plat ventre dans le sable. La scène attirait le regard d'une Limna toujours indécise, d'une part, son butin à protéger coûte que coûte, de l'autre, sa vie qu'une des Gardiennes semblait décidée à prendre. Din eut un infime sourire en voyant l'ondine raffermir sa prise sur sa dague et en profita pour dégainer Lossë, avant de se relever avec une infinie douceur pour ne pas attirer l'attention.

Elle contourna l'ondine, et face au spectacle qu'offrait le combat sur la plage, elle observa le déroulement des affrontements. Le bras gauche d'Altays semblait peu vigoureux, et au lieu d'être l'habile balancier qu'elle imaginait il semblait mollir étrangement. Andùnë se battait sous forme humaine quant Anareinth avait choisit la protection de son armure d'écaille pour combattre les gardiennes. Comme attendu, ils occupaient quatre des monstres, laissant sciemment l'une d'entre elle s'approcher précautionneusement de Limna. Elle ne fit pas un geste brusque, ne voulant pas déclancher de réaction inconsidérée de l'Ardente qui pourrait mettre en péril tout leur précieux nid.

A aucun moment elle ne regarda en arrière. A aucun moment un tic de son visage de poisson ne trahit Dinjelaï. Le sable étouffant ses pas, le bruit des vagues masquant tout son, Dinjelaï s'approcha sans problème du dos de Limna. Elle déposa la pointe de sa dague sur la carotide saillante et palpitante de l'ondine et regarda avec satisfaction Anareinth faire volte face pour s'intéresser à la gardienne s'étant approchée d'un peu trop près de sa Liée.

Limna, dépose ce sac avec précaution.


Les mots murmurés à l'oreille de l'ondine ne se voulaient pas agressifs mais plutôt apaisants. Comme elle tardait un peu trop à son goût à réagir, Dinjelaï appuya d'avantage sur la lame, venant piquer la peau. Comme si cet aiguillon avait convaincu Limna, l'ondine se détacha de la sangle de sa besace, posant son paquet dans le sable. Sans lâcher sa dague et sans se pencher pour ramasser le précieux objet, Dinjelaï poussa en avant les reins de l'ondine.

Ardente, ne te trompe pas d'adversaire, et use de tes armes à bon escient.

Dinjelaï la poussa d'avantage vers le combat, allant jusqu'à la faire trébucher légèrement en avant. Avec une grande rapidité, elle se saisit de la sangle de la besace, fit un pas en arrière et raffermi sa prise sur sa longue dague dans le cas où Limna ferait justement l'erreur de s'en prendre à elle.
Derrière l'Ardente, la Gardienne qu'elle avait enchainée se tordai tant et si bien dans le sable qu'elle parvint jusqu'à Limna, et se redressant avec une vigueur tout à fait surprenante, elle enfonça ses dents acérées au dessus du revers de la botte, dans le creux du genou.

Dinjelaï profita de la nouvelle position de Limna pour lover contre elle la précieuse besace. Elle fit plusieurs pas en arrière, et rejoigni dans l'obscurité la fausse sécurité des falaises.

* Anareinth, lorsque le combat sera terminé, rejoignez moi là-haut! Il faut que tous soient là! Si Limna ne semble pas obtempérer, forcez la! *

Malgré son regard elfique et la clarté de la lune sur la mer, elle ne pouvait vraiment savoir quelle était l'issue du combat, mais elle n'en doutait pas un seul instant, deux dragons et deux combattants, les gardiennes n'avaient aucune chance...




[HRP] Menez ce combat comme vous le souhaitez, mais il faut remettre un peu les choses au clair, j'ai l'impression qu'on se brouille un peu là!
Limna d'amûr, si tu veux continuer à mettre le bazar, tu auras d'autres occasions, promis!
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:12

Posté par Limna

Alors que les monstres s’approchaient, Limna leur ordonna de se battre. Elle avait voulu les prévenir plus que véritablement les diriger et la colère d’Andúnë la fit sursauter. Elle ne lui répondit pas de peur qu’il oublie de s’affairer avec utilité. Elle ne posa pas pour autant le sac. Elle aviserait lorsqu’ils auront perdu le combat mais là, pour le moment ils s’en sortaient très bien ! Elle ne comprit pas que le Noir s’obstine à garder sa forme humaine alors qu’Anareinth, lui état plus vigoureux sur ses quatre pattes. Limna s’était retournée sur la gardienne quand un hurlement annonça la mort d’une d’entre elles. L’ondine remarqua que c’était du au bras d’Altays et elle fut bien heureuse que la perte ne soit pas dans leur camp même si elle fit une petite moue devant le fait qu’il était plus agile que son dragon… Andúnë avait bien failli lui briser le bras quelques instants avant, Altays savait être plus dangereux encore ?

Elle leur désigna une des gardiennes qui s’approchait en sa direction mais ils semblèrent sourds à ses inquiétudes, préférant se charger de leurs trois autres proies. Elle posa instinctivement une main sur la dague à sa ceinture quand une pointe se glissa dans son cou. La voix de l’elfe était calme, hypocrite. Limna sentit sa respiration s’accélérer est-ce qu’elle devait tenter de la repousser et de lui faire du mal ? La colère grandissait à mesure de ses avertissements. Elle lui ordonnait d’abandonner le sac, son trésor. Cette garce était donc à ce point cupide qu’elle abandonnait son propre dragon ? Parce qu’elle n’avait pas encore répondu ni obtempéré elle appuya d’avantage sur la pointe et fit naitre un peu de sang sur cette peau de nacre. Limna se décida enfin et lâcha la besace. Elle n’eut pas le temps de réagir que déjà la blonde la poussa en traître la faisant presque chuter en avant. Limna se retourna vers l’elfe avec un regard haineux. Elle aurait bien maudit cette garce mais la prisonnière trop proche s’était redressée et avait planté ses crocs dans la jambe de l’aspirante.

L’ondine se mit à hurler de douleur comme de surprise, la bête ne lâchait pas sa prise. Elle tomba dans le sable en regardant l’elfe qui l’abandonnait là. Elle chercha à frapper son assaillante de son autre jambe. Elle eut du mal à s’en dégager, le sang fuyait avec une telle vigueur. Elle poursuivit tout de même à cogner la gardienne dont la tête percutait la roche derrière elle à chaque assaut de l’ardente. Très vite, les cervicales brisées et une partie du crâne enfoncé, la créature s’éteignit. Limna recula en rampant dans le sable sa jambe ne répondant plus. Une sensation brûlante apparut alors et grimpait dans ses veines. Elle serra les dents de toutes ses forces pour ne pas hurler. Le poison était puissant. Elle aperçut la gardienne non loin d’elle qui s’approchait encore lorsqu’Anareinth s’en chargea sans mal. Elle se tordait de douleur sur ce même sable qui avait soutenu l’agonie de Dinjelaï peu avant.

Limna était étendue sur le dos, transpirant par tous les pores de sa peau alors sa jambe se vidait encore de la vilaine morsure. Elle émit un dernier cri de rage en repensant à l’elfe et chercha à se redresser malgré tout. L’ondine chercha à appuyer sur sa plaie, parfois elle arrivait à s’injecter un peu de ce baume apaisant mais là rien n’y faisait. C’était son sang qui brulait…

-Altays… Altays… fais quelque chose… Altays ça brûle… mets moi dans l’eau… fais quelque chose…

-Altayyyyys !!!!! Elle tenta de ramper vers eux mais elle croisa le regard d’Anareinth.

-Elle est partie… Ton elfe de malheur elle m’a fait ça !!!

Limna tenta alors de se reculer du monstre qui commençait à l’effrayer.

-Laisse moi…Elle brandit sa dague en sa direction mais son poignet tanguait en même temps que son esprit.
-Altays… m’oblige pas à te supplier…

Mais l’ondin était encore en plein combat, seuls les deux dragons avaient l’ouïe assez fine pour entendre ce qu’articulait l’ondine agonisante. Limna ne connaissait pas cette douleur, son sang qui savait d’ordinaire se montrer si réconfortant lorsqu’il devenait parfois plus épais, était là impitoyable et si puissant. Elle ne sentait plus tellement la morsure tant elle était insignifiante face au reste. Les marques qui nuançaient parfois la peau de l’ondine quand elle était au contact de son poison réapparurent avec intensité, comme combattant un mal tout aussi fort. Son esprit s’envola jusqu’à Andúnë qui combattait encore sous forme humaine.

*Dis lui de m’achever s’il ne peut pas. Laisse pas Anareinth me bouffer. Tu serais jaloux...*



[HRP: C'est un peu court.. mais fallait que je sois sage ^^]
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:13

Posté par Altays

Ce qu'il aurait aimé faire c'est ignorer cette dernière phrase. Mais bien évidemment c'était hors de ses moyens en cet instant. Alors que Altays Anareith et lui-même achevaient enfin leurs ennemis il entendit le sarcasme mêlé de douleur de l'ondine. En tournant la tête vers elle un petit sourire étira ses lèvres en découvrant dans quelle position l'ondine se trouvait. Presque au bord de la mort en apparence bien qu'il ne voyait pas de blessure trop grave. Au moins elle aurait eu ce qu'elle méritait en vu de son comportement précédent. Mais elle ne devait pas mourir... du moins pas encore.

* Limna a été blessé tu devrais t'en occuper avant qu'elle ne se mette à rameuter d'autres ennemis.*

Il observa son lié rengainer son épée prenant soin de retenir ce geste pour pouvoir lui-même le répéter comme il convenait. C'était tellement amusant de se battre comme les humains. Ces cure-dent était pratique même si un bon coup de patte serait probablement 5 fois plus efficace. Mais le combat prenait tout de suite une ampleur beaucoup plus palpitante quand en apparence on était d'égal à égal.

Il observa un instant les vestiges de leur combat ainsi que les dépouilles de leurs ennemies. Il n'y avait rien de particulier... c'était juste pour s'assurer que tout était bien finit. Puis il ressentit l'agacement d'Altays, l'envie qu'il avait de cogner Limna pour la faire taire et l'empecher de geindre encore. De nouveau un sourire étira ses lèvres. Son regard croisa celui du blanc de l'elfe. Pendant un court instant ils se fixèrent avant que le blanc ne s'adresse à lui.

Apparemment Dinjelaï les attendait un peu plus haut. Elle les pressait de les rejoindre même s'il fallait recourir à certaines mesures plutôt drastiques.

* Le langage des hommes est vraiment fait de mots compliqués pour dire des choses simples...*

* Tu crois vraiment que c'est le moment pour polémiquer la dessus? A quoi tu penses viens plutôt m'aider à la remettre debout.*

Nouveau sourire. Il adorait provoquer son lié. Même si ces derniers temps les deux étaient mit à rude épreuve avec la présence de l'aspirante. Au début tout allait bien mais les choses avaient vite prit une tournure qui le dépassait. Il ne pouvait laissait en vie une personne qui risquait de mettre sa vie, et celle de l'être qu'il aimait, en jeu.

Il haussa les épaules... juste pour faire plus humain. Et il entreprit de rejoindre une Limna qui ne cessait d'invectiver un Altays qui tentait déséspéremment de l'aider. Il pouvait très bien la laisser mourir là. après tout il n'était en rien responsable de sa mort et il pourrait très bien prendre Anareinth et Dinjelaï en témoins pour montrer qu'il avait tout fait pour l'aider.

- Elle va s'en sortir?

La pointe d'espoir qu'on pouvait lire dans sa voix n'avait rien à voir avec une réponse positive mais ça ils n'étaient que deux à le savoir.

- Normalement oui... où est passée Dinjelaï? Je ne la vois pas et Anareinth semble attendre quelque chose.

- On doit la rejoindre. Ah oui... il faudrait que je change de forme.

Il laissa couler alors en lui son envie et comme si son désir ne faisait qu'un avec son corps il retrouva alors sa veritable apparence. La fatigue qui d'ordinaire attaquait les dragons usant de cette métamorphose ne l'avait jamais vraiment atteint. Peut-être était-ce dû au fait qu'il aimait bien prendre cette apparence.

- Tu veux bien m'aider au lieu de penser à des choses pareilles en un tel moment?

* Pardon... je m'égare facilement... l'éxcitation du combat.*

Il sentait que l'agacement de son lié ne venait pas de Limna. Là c'était de l'inquiétude. Din avait disparut de son champ de vision. du coup il paniquait craignant pour la vie de la jeune femme. La présence de son lié devait pourtant être suffisante pour le rassurer. Andúnë s'abaissa pour faciliter la monte à une Limna plus que récalcitrante. Pourtant c'était lui qui répugnait à la transporter. Pourquoi se mettait-elle dans des états pareils... ah oui... il avait juré sa perte. Mais il attendrait. La voir le craindre suffisait pour l'instant à le contenter.

* Ton bras va mieux?*

* Oui... je commence à pouvoir bouger mes doigts à nouveau.*

Il sentit alors son lié aider l'ondine à grimper. Une fois celle-ci en place Altays monta à son tour et s'assura que Limna ne tomberait pas en vol. Elle avait l'air un peu patraque. Mais pas assez pour calmer son esprit tortureux en vue des pensées qui l'agitait. Il déploya ses ailes et s'envola à la suite du blanc. L'air était chaud c'était à croire que le soleil parvenait même à réchauffer le vent. Mais ça ne le gênait pas pour voler. Puis il aperçut Dinjelaï. Immédiatement il transmit sa vision à Altays. Il sentit le pouls de son lié s'accélerer un bref instant. De nouveau cet étrange sensation. De l'éxcitation... du désir... puis il se calma. Son coeur reprit une cadence normale et il parut soulager. Il devait l'avoir vu à son tour et avait comprit qu'elle ne courrait pas de danger immédiat. Il se posa doucement sur le sol. Il sentit immédiatement Limna quitter son dos et il se retint avec difficulté de ne pas se tourner vers elle pour lui offrir une frayeur de plus. altays ne prenait déjà plus attention à ce qui l'entourait. Din était vivante c'était suffisant. Il les entendit parler. Mais il ne prêta guère attention à tout cela. Il attendait d'entendre ce que la jeune elfe avait à dire. C'est elle qui avait les cartes en mains... ou quelque chose comme ça... il n'était pas sur de l'expréssion qu'utilisaient les humains.

Il se redréssa lentement et tourna ses prunelles vers Dinjelaï en attente de ce qu'elle avait trouvé pour en terminer rapidement. Il n'avait qu'une seule envie... quitter cette île, mettre le plus de distance entre lui et Limna et profiter de la tranquilité du Kaerl qu'il commençait à regretter.

[HRP: Sorry pour ce court rp un peu zarb... une envie soudaine et pas grande imagination pour savoir comment faire évoluer les choses. Din semble avoir une idée en tête je fais juste en sorte d'accorder un peu les violons. Et ça m'amuse de jouer le lié de temps à autre... ça donne une vision un peu chilipilipompew des choses^^.]
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:13

Posté par Dinjelai

Du haut de son promontoire rocheux, Dinjelaï observait la scène baignée par le clair de lune. Entre ses bras, elle gardait contre elle, avec d’infinies précautions, le trésor arraché à l’ardente prise de folie. Sur la plage elle avait regardé avec horreur l’ondine écraser chaque perle de nacre contre la roche humide d’embrun. A chacune de ses manifestations violentes de colère, Dinjelaï avait ressenti la vie s’évaporer au dessus du sable, tandis qu’un hurlement de rage de Hhyl Styx percutait son crâne comme un bélier contre les murailles que l’elfe avait érigé autour de son esprit.

Dinjelaï fit quelques pas en direction de la falaise et s’assit doucement, les pieds dans le vide. Là-bas, les gardiennes chutaient, l’une après l’autre. Les cris d’effroi plus que de douleur de l’Ardente vinrent soudain rompre la mélodie des armes de métal. Par les yeux d’Anareinth, elle se rendait compte de toute la hargne que ressentait Limna à son encontre, et elle contracta la mâchoire. Comment se déroulerait la suite des évènements s’il devait faire route ensemble et se montrer soudés ? Dinjelaï regretta brusquement d’avoir arraché à Limna sa précieuse découverte. En y réfléchissant, la folie meurtrière qui l’habitait à ce moment aurait rendu impossible toute conversation raisonnée… Mais sans l’avoir tentée, elle préjugeait peut-être mal du résultat…
La voix mentale d’Anareinth s’infiltra en elle, affaiblie par les murailles qui protégeaient sa conscience :

** Stupide bipède… Je l’ai porté sur mon dos, j’ai veillé sur son sommeil toute une nuit sur une plage hostile, j’ai gardé Andùnë de la changer en cadavre… Et voilà désormais toute sa paranoïa qu’elle déverse contre nous. **

Dinjelaï percevait toute la lassitude et tout le mépris que ressentait son lié pour les cris d’orfraie que poussait l’Ardente, pour supplier cette fois Altays. L’ondine souffrait visiblement de sa jambe, ou peut-être de son pied, et la douleur lui embrumait certainement d’avantage ses pensées… Avec un petit sourire las, elle vit Andùnë prendre à nouveau sa forme draconnique et Altays aider l’Ardente à se placer confortablement sur l’échine du noir. Anareinth contemplait lui aussi la scène, et un petit soupir lui échappa, que personne ne sembla remarquer. Les dragons déployèrent leurs ailes, et avant qu’ils ne se propulsent de oncert dans les airs, Dinjelaï abaissa doucement sa muraille mentale…

La réaction d’Hhyl Styx ne se fit pas attendre, elle bondit sur son esprit comme un rapace, enfouissant ses serres dans les méandres de l’âme de Dinjelaï.

Idiote ! Tu n’as jamais commis d’acte plus stupide ! Tu aurais dû rendre le sac à une gardienne et éviter ce massacre ! Din savait qu’elle avait toutes les cartes en main. Elle tenta de prendre un ton apaisant.

Sirène, je t’ai demandé gracieusement que tu m’offres l’Œil du dragon. Tu as refusé, tu m’as contrainte à trouver des moyens plus… persuasifs. La sirène ne la laissa pas terminer. Sifflant et crachant comme un chat horripilé, elle tempêta :

T’offrir notre bien le plus précieux ? Tu viens de tuer deux de mes sœurs par ta bêtise, comment peux-tu imaginer que nous puissions passer un marché ?

Din émit un petit claquement de langue, agacée. Elle aurait voulu dire à Hhyl Styx que ce n’était pas elle la meurtrière de son peuple, mais une Ardente rendue à demi folle. Une pensée fugitive traversa son esprit. Le Màr Menel et le Màr Luimë seuls auraient dû se charger de la tâche de retrouver ces trésors afin de contrer la prophétie…

Hhyl Styx, voilà ce que je t’offre : je préserve la vie de ton peuple, en échange de quoi, tu nous laisses entrer dans le temple que tu m’as montré. Les œufs resteront à l’abri de nos dragons, ils les protègeront et tu as vu à quel point ils sont efficaces !

L’elfe avait adopté un ton grinçant et cynique, effrayée à l’idée de pénétrer par la gueule obscure du temple englouti. Hhyl Styx resta longuement silencieuse, l’elfe en profita pour bien expliciter les termes du marché :

Nos dragons sont forts, et surtout pas stupides, ils auront l’ordre de détruire tous les œufs si jamais un quelconque geste est fait contre nous… Alors, pernicieuse, la voix de la sirène susurra : Accord valable uniquement pour les sirènes… Si votre folie vous tue, dans les cavernes d’Orion, nous ne devons pas être tenues pour responsables, vous nous rendrez nos petits…

Ce fut à Dinjelaï de garder le silence. Qu’insinuait-elle ? Les sirènes n’étaient-elles pas les gardiennes de l’Œil ?
Les fous les plus avides
Sont revenus le cœur, l’âme et la tête vide
Les sages jamais n’iraient
Dans les grottes d’Orion affronter Minerienth…

Une sourde angoisse se trahissait dans le ton de l’elfe :
Hhyl Styx, qui est ce Minerienth ?

Pour seule réponse, Dinjelaï eut l’impression qu’une gerbe d’eau glacée lui était jetée, d’un coup de queue de sirène, en pleine figure. Elle inspira vivement, en écarquillant les yeux, rompant ainsi le contact avec Hhyl Styx.

Dinjelaï tourna la tête, pour voir se poser derrière elle Andùnë et Anareinth. Elle se leva vivement, sans lâcher la besace, et s’éloigna de la falaise. L’elfe contourna le petit groupe pour venir se joindre à son Lié légèrement en retrait, avant de subir une quelconque attaque. Elle passa la sangle de la besace autour du fin cou d’Anareinth et leva les mains, paumes ouvertes en direction d’une Limna qui lui jetait des regards assassins. Au premier sens du terme. Elle se sentait proie, traquée par les yeux sombres et asymétriques de l’Ardente.

Du calme Limna, du calme. Tâche de te raisonner et de savoir pourquoi j’ai fait tout ceci.

Elle imposa un temps de silence, gardant longuement cette posture de pacification, avant de ramasser tout autour d’elle de quoi faire une menue flambée. Tous avaient besoin de repos, de nourriture, de soin éventuellement. Et elle, devait expliquer la marche à suivre, le plan qu’elle avait conçu mais qui était encore parsemé d’inconnu et de question auquel la Triade pourrait peut-être répondre.
Dinjelaï s’agenouilla devant le petit tas de bois flotté et d’herbe qu’elle avait constitué et sortit son briquet d’amadou de l’une de ses petites poches intérieures. Après plusieurs tentatives, elle réussi à constituer une petite flammèche qui lécha mollement les branchages. Considérant que le feu prenait, Dinjelaï s’assit en tailleur, à même le sol rocailleux, et invita d’un geste de la tête tout le groupe, bipèdes et dragons, à s’approcher. D’une voix sourde, elle prit la parole. La tension imposée par l’Ardente lui était difficilement supportable, mais elle passa outre

Vous vous êtes bien battus.

Elle avait peur de déclencher par ces seuls mots une violente diatribe de l’ondine, mais une nouvelle fois, elle leva les mains en signe d’apaisement. Elle en appelait à la raison de Limna, mais au fil de leur expédition, il lui semblait que l’Ardente en était tout à fait dépourvue, n’agissant que sous le coup de violentes passions. D’une voix basse qui se voulait douce, Dinjelaï poursuivi :

J’ai passé un marché avec Hhyl Styx. Les dragons protègent les œufs restants, pendant que nous explorons le temple pour trouver l’Œil du Dragon. Quand nous sortons de l’eau, nous rendons les œufs aux sirènes.

Evidemment, dit comme ça, le plan paraissait on ne peut plus simple. Din hésita, se mordilla la lèvre puis décida de gagner du temps. Avant qu’ils ne tournent le plan dans tous les sens, pour découvrir les nombreux défauts qu’il cachait, l’elfe pris les devants et les énonça à haute voix :

Problème : je ne connais pas les capacités propres à votre espèce, mais je ne peux pas rester une heure ou plus sous l’eau sans respirer. J’ai vu l’entrée d’une espèce de temple de pierre, mais Hhyl Styx à dit à demi-mot qu’il s’agissait de l’entrée de cavernes. Les Cavernes d’Orion.

Dinjelaï s’interrompit pour chercher les expressions des visages, sur lesquels dansaient les flammes du feu qui avait bien pris. Est-ce que ses mots réveillaient des souvenirs ? Comme elle n’en était pas sûre, elle cita une strophe du poème prophétique qu’elle avait trouvé avec Altays :

Les sages jamais n’iraient
Dans les grottes d’Orion affronter Minerienth…

Malheureusement, nous ne sommes pas sages, et nous devons trouver l’œil, mais j’ai bien peur que le véritable gardien ne soit pas ce peuple de sirène…


Elle dévisagea à tour de rôle Altays et Limna, espérant de tout son cœur qu’ils auraient des réponses pour les lacunes de leur plan…




[HRP] J’espère que je ne vous ai pas trop contraints ? Lili d’amûr, et si les cartes que tu avais dérobé aux pirates « noyés » étaient en fait celles des cavernes ? Pour le reste, on se débrouillera non ?
J’espère que la tournure imposée vous convient ! [/HRP]
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 15:14

Posté par Limna

Altays finit par arriver et elle baissa son voile pour mieux respirer. Elle le regarda plein d’espoir alors qu’il pouvait remarquer que son corps entier réagissait au poison de la gardienne. Limna lui attrapa le bras et enfonça presque ses ongles sans s’en rendre compte avant de lâcher pour frapper sur le sol. Les dents serrés elle articulait avec mal ses suppliques mais elle ne désespérait pas, il avait l’air inquiet. Il ne la touchait pas alors qu’elle mourait d’envie de sentir son pouvoir la sauver. Pourquoi hésitait-il ? Elle commençait à lui hurler dessus et il répondait avec agacement.

-Altays ! Fais quelque chose !!!! Ça brûle ! Je ferai ce que tu veux mais je.. je..

Son souffle se bloqua, et elle écarquilla les yeux terrifiée. Ses poumons devenaient-ils aussi noir que ce poison ? Elle ne hurlait plus et ne sentit même pas qu’il posa enfin ses mains sur elle. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, Altays était toujours penché sur elle mais elle ne souffrait plus. Limna lui adressa le premier sourire sincère de toute leur collaboration avant de remarquer l’aura ténébreuse d’Andúnë. Aussitôt, l’ondine masqua toute expression et tenta de s’asseoir dans le sable. Elle était un peu étourdie mais le seul mal était la douleur de la chair derrière son genou, plus une douleur de sang.

On lui tendit une main et elle se laissa porter pour se relever. Elle résista pour grimper sur le Noir mais Altays ne semblait pas d’humeur au compromis. L’aspirante était trop faible pour rejoindre le haut de la falaise à pied. Elle s’approcha doucement du monstre sans se presser avant de profiter de son feint élan galant pour s’y installer. L’ondin se rangea derrière elle et elle se crispa légèrement ; elle n’aimait pas que son Maître la conduise ainsi alors un autre homme… Heureusement que celui là se comportait mieux qu’Alauwyr sur certains points… Elle ferma les yeux et ressentit une étrange fatigue, son corps commençait à faiblir face aux épreuves, elle n’était peut-être qu’une aspirante après tout. Plusieurs fois, elle fut surprise par les changements de direction du lié et s’accrocha à ses écailles mais lorsqu’il plongea pour l’atterrissage, le sursaut fut plus fort encore et elle sentit le liquide translucide lui échapper des doigts... Elle lâcha sa prise, confuse de cette réaction mais perdit aussitôt l’équilibre. Le Maître la colla prudemment contre lui pendant qu’elle bafouillait dans son esprit.

*Je n’ai pas fait.. je … Tu n‘as rien senti de toute façon.. Je .. zut !*

Ils se posèrent enfin et elle remarqua Anareinth. Il s’était écarté d’eux certainement pour renseigner sa comparse… Limna sentit une boule dans son estomac, de la rancœur. Elle sauta du monstre avant qu’il n‘essaye de l’attaquer. Elle n’avait pas fait exprès, elle n’avait pas du lui faire grand mal de toute façon. Elle sentit l’attention du Céleste se portait derrière elle et elle retrouva toute son insolente prestance en croisant le regard de l’elfe. Elle levait les bras en signe de paix, parce qu’elle n’était pas armée ? Limna ne lui répondit qu’en remontant son voile qu’elle n’avait pas pensé à remettre après les soins de l’homme. Le silence planait et l’ondine se mit en retrait, loin de la traîtresse et de son chien blanc, loin d’Altays et de son vicieux lié. L’elfe faisait du feu, gardant avec soin sa besace contre elle.

Elle invita la triade à se réunir, Limna avait froid mais préférait ne pas s’approcher. Sa place près du feu était vide, et dans le même angle qu’eux, bien qu’à quelques mètres, elle écouta avec attention. L’elfe ouvrit sa cérémonie en se moquant d’elle, l’ondine ne lui ferait pas la grâce du moindre mot. Son regard se fit trop glacial surement car l’engloutie tendit encore un bras en sa direction, comme pour la prévenir de ne pas réagir. Limna plissa légèrement les yeux, devant le constat alarmant : ils pensaient qu’elle n’était qu’une trop jeune enfant, impulsive qui ne savait réfléchir ? Une chose était évidente, elle n’oublierait pas leur visage et elle trouverait le temps et les moyens de se débarrasser d’eux un jour. Elle était aspirante, et ne possédait pas encore leur art du combat… mais cela viendrait… Elle baissa la tête sur ses jambes et sa blessure pour ne plus alarmer personne de ses réactions et écouta, attentive les décisions de la Neutre.

Elle avait passé un marché avec ses perles… Pourquoi pensait-elle qu’elle avait le droit d’en disposer ? C’était son butin et il était hors de question qu’elle le laisse à ces dépravées des eaux. Que l’elfe pense ce qu’elle veut, elles ne récupéreraient pas ces âmes. Dès qu’elle mentionna les cavernes Limna repensa à la carte qu’elle avait trouvée. Il y avait de nombreuses voies indiquées… et avec la boussole… tout irait pour le mieux. Elle ferma pourtant son esprit, hésitante à transmettre la moindre information à cette équipe infectée. L’odeur de la viande cuite lui tiraillait l’estomac.. mais elle attendrait qu’ils dorment. Limna semblait sérieuse et concentrée avant de s’allonger à même le sable en leur tournant le dos. Elle pouvait voir grâce à la lumière du feu s’ils venaient l’attaquer et dans cette position elle sentit un objet la gêner, elle glissa alors sa main dans sa poche et trouva une des premières perles qu’elle avait trouvée, une égarée, rien qu’à elle. Ce petit secret lui permit de retrouver un peu l’envie de coopérer et ne s’égara pas à la sortir de sa cachette. Allongée et visiblement close à toute conversation, l’ondine prononça d’une voix sèche et décidée.

-J’ai une carte et une boussole.

Elle entendit que l’attention s’était tournée sur elle. Ils devaient bouillir… elle s’en fichait.

-J’ai dit que je voulais mon sac… mais il semblait pour certains que ce n’était pas le moment… Demain, ramenez moi à la cabane où… la flèche.. bref ramenez moi là bas, il y a des tracés pour des voies terrestres. Il faudra certainement plonger… l’amoureux te donnera de son air.
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