Tol Orëa, la Terre de l'Aube

Le Ciel est notre Empire ... pour Vaincre ... ou pour Mourir !
 
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 Cosmogonie Rhaëgienne

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Oracle Tol Orëanéen
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MessageSujet: Cosmogonie Rhaëgienne   Sam 31 Aoû 2013 - 9:01



°~° Gaïa °~°
Mère Nature, la Déesse Mère Primordiale, Déesse de la Fertilité


Gaïa, mère de Rhaeg et de la plupart des Dieux Majeurs, fille d'une puissance ignorée par les mortels, est la Déesse de la Nature, de la Fertilité, de la Vie par le fait, son ventre a accueilli une grande majorité du Panthéon de Rhaeg.

Description: Elle apparaît aux Hommes comme une femme d'âge mur et de petite taille, au sourire bienveillant. Son visage clair, lumineux, à l'air avenant, percé de deux yeux bleus purs et étincelants à l'image du ciel, est encadré d'une chevelure blanche éclatante, qui prend la teinte dorée des blés sous la lumière du couchant. Ses formes pleines et rondes n'aspirent qu'à donner la vie ; tout en elle dégage une douceur et un amour maternels. Elle n'est certainement pas la plus belle des Déesses, elle ne peut rivaliser avec ses filles, mais elle possède ce charme si particulier, propre aux mères aimantes et comblées. Elle est la Mère par excellence. On la représente souvent les cheveux couronnés d'herbe et de fleurs, accompagnée d'animaux et entourée de papillons, parfois en compagnie d'Ouranos, son divin Époux.

Gaïa protège les mères et leurs enfants, elle peut rendre le ventre d'une femme apte à recevoir un nouvel être vivant, il est d’usage de lui adresser une prière avant l’accouchement pour qu’elle apporte son aide à la nouvelle mère. C'est elle qui prend soin de la Nature, elle qui surveille le bon déroulement de ce cycle inébranlable que nous appelons la Vie. De nature bienveillante, elle chérit tous les êtres vivants sans distinction. Mais gare à celui qui attise sa colère, car Gaïa est l'une des Déesses les plus dangereuses. Si elle donne la vie, si elle permet aux femmes (et aux hommes) de donner à leur tour la vie, elle peut tout aussi bien reprendre ce qu'elle a donné. Si, grâce à elle, les récoltes sont abondantes et le gibier pullulant, elle peut rendre la terre impropre à la culture et les animaux stériles. Gare également à ceux qui ne respectent pas ses créations, la colère d'une mère qui défend ses petits est mémorable... Malgré ces quelques rares écarts, Gaïa reste l'image de la femme douce et tolérante envers les Hommes et le reste de la Création. Également protectrice du mariage, les couples, lors de leur union, bénéficient de sa bénédiction, pour que le mariage soit le plus long, le plus heureux et le plus fécond possible. De part cette fonction, elle n'apprécie guère les aventures de son mari volage, se montrant terriblement jalouse et particulièrement cruelle avec les conquêtes et la progéniture d'Ouranos, n'hésitant pas à aller jusqu'à tenter de les tuer... par quelque moyen que ce soit. Dans certaines régions de Rhaëg, on la prie de veiller sur les femmes enceintes jusqu'à leur accouchement.

Culte: En tant que Déesse Primordiale, Mère de toute chose sur Rhaëg, elle reçoit les honneurs qui lui sont dûs. Elle est vénérée sur tout Rhaëg. Son culte ''officiel'' est à l'origine exclusivement réservé aux femmes – qui s'engagent de leur propre gré à servir Gaïa durant la durée de leur vie –, mais de nombreux groupes d'adorateurs libres composés d'hommes et de femmes se sont formés à travers le monde, rendant plus accessible la vénération de Dame Nature. Ils célèbrent la Femme et la Fertilité, le "Féminin Sacré" lors de cérémonies extérieures, la plupart du temps en pleine nature et la nuit. Si le déroulement et le contenu de ces cérémonies restent mystérieux, on sait toutefois que certains groupes rendent hommage à la Déesse en ayant des rapports sexuels. Ces rassemblements sont pour la plupart illégaux, car considérés comme "malsains". Les Prêtresses de Gaïa sont un groupe plutôt fermé et mystérieux, la plupart des religieuses ne sortant guère de leurs Temples et Monastères. Elles ont toutes fait vœu de chasteté, et sont vêtues d'une stola blanche et d'un voile assorti. Elles sont chargées d'apporter les offrandes déposées devant le temple par les fidèles. Elles entretiennent l'autel (qui ne reçoit aucun sacrifice), et dirigent une fois par an la Grande Célébration de Mère Nature, qui a lieu au sortir de l'hiver, quand la Nature commence à s'éveiller. Pour célébrer cet évènement fort attendu, on organise des cortèges dans les villes les plus importantes, on danse et chante jusqu'à l'aurore, les gens s'offrent des épis de blé et des grenades (deux symboles de nature et de fertilité) et se recueillent devant les temples et autres sanctuaires. Un bruit court selon lequel un enfant conçu durant cette nuit aurait plus de chances d'être en bonne santé et de posséder des dons magiques. Bien sûr, ce n'est qu'une légende, mais qui sait...

Qualités : Patiente et tolérante.
Défauts : Jalouse et têtue.

Végétal : Le grenadier (et plus particulièrement son fruit, la grenade).
Animal : Aucun animal ne lui est spécialement attribué, mais on peut compter parmi ses animaux favoris la génisse et le paon.

Amaélis
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MessageSujet: Re: Cosmogonie Rhaëgienne   Sam 31 Aoû 2013 - 9:01



~°~ Ouranos ~°~
Dieu Père Primordial, Dieu des Vents et du Ciel

Ouranos, père de Rhaeg et de la plupart des Dieux Majeurs, fils d'une puissance ignorée par les mortels, est le Père Primordial, Dieu des Vents et du Ciel.

Description : Ouranos apparait aux Hommes comme un homme en plein dans la force de l'âge. Grand et musclé, à la peau halée des marins qui passent leur vie sous le soleil. Ses yeux gris représentent la force des tempêtes et sa longue chevelure blanche les cieux couvert de nuages immaculés. Là où Gaïa son épouse est la souveraine de la Terre, lui est l'Empereur des Cieux, des Vents et chef suprême sur le Panthéon de Rhaeg. Il est souvent représenté sous la forme d'un roi puissant assis sur un trône de nuage, avec une couronne d'or ou de feuilles de chêne. Cet Arbre est un de ses symboles vu qu'il représente la sagesse des dieux, mais également la force et la souveraineté. Il est considéré comme le Père de Tout, ou le Père des Dieux.

Bien que la plupart des divinités soit ses Enfants, il reste impartial envers eux comme il le ferait avec les mortels. On ne peut le contester. Lui seul apporte l'ultime décision, la juste et raisonnée décision. Contrairement à sa divine Épouse Gaïa, il n'est pas du genre fidèle et à travers les histoires divines, bien des dieux ont vu le jour de façon extra conjugales, provoquant la colère de la douce Gaïa. Il est vrai qu'il sait profiter de son charme naturelle pour séduire d'autres femmes pour ses bons plaisirs, qui est un des points de contradictions par rapport à ce qu'il prône d'ordinaire. Maître d’En Haut, les hommes lui attribue le pouvoir de commander à toute la machinerie atmosphérique. Il est le maître du temps météorologique : orages, tonnerres, pluies, neige, grêles, foudre, bourrasques, trombes, nébulosités… mais aussi les canicules et les sécheresses. Étant un tantinet colérique à ses heures, il peut décider d'agir sur les éléments pour frapper les êtres qui ont attiré son courroux et leur faire sentir le poids de sa justice divine. Il y a bien une chose qu'il faut éviter de provoquer chez Ouranos est d'aller à l'encontre de ses volontés ou de ce qu'il a dicté. Quand le Dieu décide qu'une chose ne doit pas être faite, ou doit suivre un chemin précis, il n'en sera pas autrement. Le contester revient à redouter le choc de son retour justicier. Certains dieux ont déjà fui sa colère.


Culte : Ouranos n'a guère de culte spécifique à sa personne. Cela n'a jamais empêcher les mortels de lui vouer des lieux spécifiques ou quelques enclaves tenues par des prêtres masculins. Il est vénéré pour la souveraineté inflexible qu'il représente, tout comme la loi ou encore la justice. Certains rois ou dirigeant politique lui rende hommage pour attirer ses faveurs et les aider quand à leur gouvernance ; ou pour garder leur place sur le trône par simple ambition.
Il est redouté par les marins et les propriétaires de navires qui le gratifient d'offrandes en son nom quand vient le baptême d'un navire fraîchement construit ou encore le début d'un long voyage en mer. Certains pêcheurs lui attribuent des petites cérémonies pour rendre leur pêche fructueuse, même s'il n'est pas le dieu de la mer. On reconnaît les autels à son nom par la représentation stylisée d'un goéland à ventre blanc. Cela rentre étrangement en contradiction avec une des superstitions des équipages : apercevoir cet oiseau au cours d'une tempête est un mauvais signe, que la colère d'Ouranos serait sur eux. Un marin surprit à abattre un goéland durant une tourmente est immédiatement jeté par dessus bord....
Dans certaines régions reculées de Rhaeg, on voue un culte plus basique à Ouranos, c'est à dire celui de la masculinité. Ouranos est un homme puissant et à l'esprit de chef, celui qui est l'image idéal de l'Homme, celui qui décide de son destin à mener. En résumé, Ouranos renforce selon ces croyants l'idée vitale de la place de l'homme dans une société. Sur certaines petites îles, quand vient l'époque des tempêtes, certains tribus y associent la force du dieu en pleine exaltation et cela donne lieu à des fêtes initiatique pour que le garçon devienne un homme


Qualités : Juste, éthique
Défauts : Volage, caractériel
Végétal :Chêne
Animal : Goéland

Texte par Peddyr Thelrand
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MessageSujet: Re: Cosmogonie Rhaëgienne   Sam 31 Aoû 2013 - 9:02


~°~ Solyae ~°~
Dieu du Soleil, fils ainé de Gaïa et Ouranos

Histoire, enfance :
Il est le premier sorti du ventre de sa mère, Gaïa, fruit de l’amour de la grande déesse et d’Ouranos son conjoint. Blond et élégant jeune homme aux yeux d’ambre, Solyae grandit bercé par l’amour éternel de sa mère pour son unique fils et par la fierté immense qu’éprouve son père devant cet enfant si prometteur…

Depuis son tout jeune âge, Solyae est celui qui entraine ses deux sœurs dans des jeux les plus fous, les ballades les plus extraordinaires. De là naitrait l’immense admiration d’Eurylia pour son frère si inventif et si brillant, admiration teintée bien souvent de jalousie.
Iolya aime également son frère, mais se contentait bien souvent de les regarder s’amuser, partageant leurs joies dans une calme passivité.

Lors d’un anniversaire, au tout début de leur adolescence, Gaïa et Ouranos souhaitent faire un cadeau à leurs enfants. Un cadeau qui leur demandera soin et responsabilité, un cadeau qui les fera enfin accéder au rang de « Dieux responsables ». Prenant très au sérieux l’offre de leurs parents, et soucieux de s’en montrer dignes, les trois enfants passèrent une journée et une nuit entière à débattre, pour trouver ce qui leur correspond le mieux sur la terre que Gaïa et Ouranos ont forgés de leurs mains. Solyae hésite longuement, l’orchidée lui plait tout particulièrement, mais la responsabilité d’une fleur lui paraît bien minime, les oiseaux l’attirent également, peuple plus intéressant, il se penche sur toutes les possibilités qu’offriraient les seuls animaux qui savent voler durant les dernières heures de la nuit…
Avec ses deux sœurs, toutes aussi indécises et partagées, entre animal et végétal, il se rend devant ses parents pour formuler son souhait. Le premier rayon de soleil fend alors l’horizon, et le jeune Dieu comprend alors que son existence n’est faite, ni pour les fleurs, ni pour les oiseaux…

Le soleil. Mère, Père, offrez-moi le soleil !

Un sourire léger aux lèvres, Ouranos couve son fils du regard, tandis que Gaïa se penche vers lui pour déposer sur son front un baiser.
La destinée de Solyae s’attache alors, à tout jamais, à l’astre du jour.

Durant de nombreuses années, le jeune Dieu s’applique tous les jours à la rigueur que demande la gestion du soleil. Il défini ainsi la durée de chaque jour, des mois et des années. Tout à son laborieux travail, il décide d’ignorer le nouveau projet de sa mère, auquel ses deux sœurs participent pourtant, mais la création de nouvelles espèces, fut-elles magiques, lui paraît bien peu attrayante en comparaison à ses nouvelles et importantes responsabilités sur l’astre de feu. En voyant le résultat pourtant, il regrette un peu de ne pas avoir mis la touche de soleil dans les licornes et les tarasques… Avec le phénix, Eurylia lui à usurpé une de ses idées, aussi, il se met à préparer, dans le plus grand secret, un projet d’une autre ampleur…

Loin de ses divins parents et de ses sœurs, il entreprend de modeler sa chaire, et d’en faire une réplique de lui, plus petite, pour l’instant mais destinée à accomplir de grandes choses… Tous les jours, pendant une année, il met de côté un morceau de chacune des parties de son corps, les fusionne avec la chaleur de son astre, et petit à petit commence à façonner sa fille…
Il lui donne des cheveux flamboyants qui rivaliseraient avec ceux d’Eurilya, des yeux d’un vert plus profond encore que les forêts éternelles de Gaïa, une peau dorée comme celle d’Ouranos, et surtout, une intelligence qui serait comprise seule par la douce Iolya…
Pendant cette année entière à lui insuffler la vie, Solyae hésite sur le nom qu’il donnera à sa fille. Mais les pouvoirs qu’il lui confie sont néanmoins certains et vite choisit. Elle fera couler le feu de ses mains et pourra briller des heures entières au cœur des volcans, et bien sûr du soleil, en toute quiétude… Lorsque le jeune dieu est convaincu d’avoir fini, il souffle le nom choisit sur le beau visage de sa création : Flamya.

Rien ne se passe. Ou plutôt si, mais bien loin de se douter que son père Ouranos, inquiété par les absences de son fils, l’a suivi jusqu’à sa cachette. En voyant le travail accompli, il entre dans une divine colère…

« Toi, mon fils, tu oses promettre des pouvoirs que tu ne maîtrise qu’à peine, tu oses vouloir donner la vie à un nouveau dieu ? Prétention que cet être que tu façonnes en secret ! »

Ouranos fou de rage mène Solyae jusqu’à Gaïa, et ensemble les Dieux primordiaux décident de lui octroyer une punition exemplaire, et de l’exiler, pendant un siècle, sur le soleil. Avant de disparaître vers son astre, le jeune dieu, impertinent mais sincère, dépose un baiser salé de larme sur le front de l’enfant qui ne s’est même pas éveillée à la vie…

Flarmya… De feu et de larmes…

Les paupières s’entre-ouvrent, dévoilant de grands yeux verts. La déesse est née. Mais son père ne peut échanger aucune parole, Ouranos l’expédie sur son astre…
Seul sur le soleil, Solyae ronge son frein… Flarmya est née, et dans son regard brillait la vive intelligence et le courage éternel. Il aurait tant aimé faire plus ample connaissance, sur toutes les choses qui lui avait donné, mais sans le maîtriser vraiment… Tous les jours, il se demande si elle aussi aime les orchidées et les oiseaux…

Aujourd’hui :
Solyae compte de nombreux adorateurs. Car si certains dieux sont avares de représentations, il se manifeste à ses fidèles à chaque lever, et chaque coucher de soleil, s’efforçant tous les jours de présenter dans le ciel une nouvelle toile éphémère et magnifique.
Son exil l’a rendu plus mesuré, et il n’a plus jamais eu d’enfant, malgré son amour ardent pour sa compagne Kishi, la Déesse de la Nuit, et la brillante Flarmya satisfaisant à son bonheur. Son statut de père de la déesse des dragons joue certainement sur sa popularité en Tol Orëa.

Solyae est bien sur le Dieu du jour, et du calendrier que l’on connaît aujourd’hui. Il est aussi le dieu invoqué par les messagers avant de prendre la route, il les aide à tenir leurs délais, et bien sur à se repérer sur leur chemin.
De même que les contrats les plus sérieux et les plus honorables se font à la lumière du jour, on le représente parfois en dieu du commerce et les plus anciennes pièces en or sont fréquemment frappées à son effigie.

Le culte de Solyae est donc l’un des mieux organisé. Nombre de jeunes garçons, les cadets des familles les plus riches de Raëgh, offrent leur destinée au Dieu du jour et peuvent donc entrer dans des monastères, dès leur plus jeune âge.
Sur chaque continent a été bâtie une citadelle, une véritable cité comptant jusqu’à plusieurs milliers de fidèle, en offrande à Solyae. Ces villes sont dirigées chacune par un Soléium, plus haut personnage dans le culte. On en compte donc sept.
A un niveau hiérarchique inférieur, on nomme les archiprêtres ceux qui ont une responsabilité dans la gestion d’un quartier des citadelles de Solyae, où encore les personnes qui dirigent les monastères de moindre importance. Puis viennent différentes catégories de prêtres, suivant leurs caractères.
Les messagers, directement inspirés par le fils de Gaïa et Ouranos, forment une puissante guilde. Tout un chacun peut les contacter s’il a un message à porter, et ils sont susceptibles de s’inviter à n’importe quelle table, le couvert et la couche leur étant traditionnellement toujours offerts.
Les professeurs enseignent souvent au monastère où dans les villages directement affiliés. Comme dans de nombreux autres cultes, les prêtres étant des gens cultivés, ils font profiter les enfants du voisinage de leurs savoirs. L’enseignement de Solyae prêche la bonté et la franchise, sous couvert d’orthographe et de mathématiques.
Enfin, les derniers dans cette hiérarchie, sont bien entendus les plus récemment arrivés. Les disciples de Solyae font leur premier serment à l’âge de quatorze ans, le deuxième à seize ans et ce n’est que lors de la troisième cérémonie qu’ils offrent définitivement leur destinée au Dieu Soleil.


Qualités : Curieux, appliqué et méthodique
Défauts : Joueur, solitaire et soupe au lait

Fleur : tournesol
Animal : phénix

Dinjelaï
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MessageSujet: Re: Cosmogonie Rhaëgienne   Sam 31 Aoû 2013 - 9:02


°~° Eurylia °~°
Déesse de la Lune Rousse, fille de Gaïa et Ouranos

Histoire, enfance :
La flamboyante Eurylia est la deuxième née de Gaïa et d’Ouranos. Si elle a la même peau pâle que son frère et sa sœur, la déesse possède une chevelure rousse éclatante, avec laquelle seule Flarmya peut rivaliser. Ses yeux sont d’un vert d’eau profond et captivant, ourlés de longs cils sombres.

D’un tempérament enjoué et turbulent, Eurylia est certainement celle qui à donné le plus d’inquiétude à ses divins parents. Toujours encline à partager les jeux de son ainé et surtout à les poursuivre dans l’atmosphère si mystérieuse de la nuit, elle opte dès l’enfance pour une vie en décalage avec celle de ses parents. Quant eux suivent tranquillement le rythme du soleil pour pouvoir mieux apprécier les évolutions de leurs créations en plein jour, la jeune femme décide de ne se lever qu’aux dernières heures de lumière, pour mieux profiter de l’obscurité, dans laquelle tous les jeux paraissent plus forts et où l’on frôle toujours l’interdit…

Lors de l’anniversaire si particulier où Gaïa et Ouranos décident d’offrir une partie de leur création, de leur pouvoir, à leurs trois enfants, Eurylia ne prend pas l’offre à la légère. Or de question qu’elle soit lésée par ses frère et sœur, or de question qu’elle n’obtienne pas un cadeau digne d’elle…
Comme Solyae et Iolya, elle hésite grandement entre plusieurs choses… Pendant les premières heures de réflexion, le rubis lui semble assez représentatif de ce qu’elle est, et elle se targue d’avoir trouvé avant les deux autres, jusqu’à ce qu’Iolya lui fasse remarquer qu’être la déesse d’un minéral devait être relativement ennuyant. Boudeuse, elle cesse alors de parler pour prêter plus attention aux idées qu’ils proposaient chacun leur tour… Leur dilemme semblant porter autour du végétal et de l’animal, alors elle réfléchi à son tour aux espèces qu’elle préfère…

La rose, sans nul doute était le végétal qu’elle aime le plus, et souvent son père lui en avait glissé une dans les cheveux, après avoir ôté toutes les épines. Quant à l’animal… Après avoir réfléchi un long moment, elle décide que le cheval est certainement l’espèce la plus fantastique de la Création. Un long galop, les cheveux au vent, dans un crépuscule qui promettait les nuits les plus magiques, rien ne pouvait égaler cette sensation de vitesse, peut-être quelque part de danger également… Iolya prêta gentiment une oreille à la longue énumération des qualités du cheval, elle qui n’avait rien dit de ses préférences personnelles. Aussi, quand l’aube pointe, venant durement révéler les mystérieuses ombres de la nuit, Eurylia est décidée quant à son naïf statut de Déesse du cheval. Mais Solyae vint perturber tous ses plans, en changeant au dernier moment d’idée, pour quelque chose que personne n’avait envisagé… Mais s’il choisissait le soleil, assurément, la Lune était pour elle !

« Père, Mère, je me suis moi aussi décidée ! Il paraît tout à fait normal que je sois faite pour la Lune Rousse ! »

Ainsi, la fougueuse jeune fille devint la déesse de la Lune Rousse. Dans les dernières années de son enfance, il n’est pas rare de la voir la nuit, montée sur un étalon sauvage galopant vers l’horizon. Mais avec l’âge, on la vit d’avantage en compagnie d’autres jeunes gens, goûter aux plaisirs interdits. Elle organise de gigantesques fêtes, autour de grands feux de bois, avec de l’alcool coulant à flots et tout le monde dansant jusqu’au petit matin… Gaïa et Ouranos réprouvent silencieusement son comportement, et pour tenter de lui faire oublier ses frasques nocturnes, Gaïa lui proposa, ainsi qu’à Iolya un nouveau petit jeu… Il s’agit de créer de nouvelles espèces pour peupler les continents… Chacune donne son avis sur les meilleurs côtés des animaux qui existent déjà et ensuite, elles leurs offriraient quelques pouvoirs mineurs. Comme on peut s’en douter, Eurylia défend son projet de cheval à corne, nommée « licorne » et pris bonne part à la réalisation du phénix…
Ce petit jeu contribua certes à égayer ses journées, mais ses nuits ne s’en diminuèrent pas pour autant…

Lorsque son frère fut retrouvé par Ouranos en flagrant délit de création d’un nouveau Dieu, Eurylia en ressenti une profonde… jalousie ! Elle aurait dû avoir l’idée en première, transmettre d’abord son pouvoir à une descendance ! Comme pour se venger, ou peut-être cherchant à trouver elle-aussi un moyen de former une descendance, Eurylia ajouta à ses soirées alcoolisées des teneurs orgiaques où garçons et filles disparaissaient dans les buissons… La colère de son père fut de nouveau attisée, mais avec la bêtise de Solyae et son exil forcé, la Gaïa ne voulait pas se séparer d’un autre de ses enfants et avait interdit à Ouranos toute sévère punition… Aussi Eurylia poursuivit ses expérimentations…

Aujourd’hui :
Eurylia représente pour tous la fougue de la jeunesse, déesse de la fête et des excès en tout genre. Elle est maladivement jalouse de Llefelys, celle qui se prétend déesse de l’amour et qu’elle juge bien trop pudibonde et frileuse pour en mériter le titre. Elle trouve que l’amour est un sentiment parfaitement niais et que seule la sensualité et la sexualité ont un véritable intérêt dans la relation homme-femme.
Elle reste pour le commun des mortels la déesse du vin, de la fête et de l’amitié. Elle représente la part de folie de la nuit.

Le culte d’Eurylia n’est pas véritablement organisé, tels ceux d’Iolya ou de Solyae. Elle apparaît sur toutes les œuvres représentant les Dieux, ainsi que sur toutes celles montrant la fête, souvent représentée par la Lune Rousse, aussi, tous la connaissent. Les écrits la concernant sont peu nombreux, mais pas une fête ne s’organise sans une prière à son intention, pas un mariage ne se formule sans que l’on ait au préalable demandé à la Déesse de veiller à l’amusement des noceurs, et de leurs invités.
Il n’existe pas de monastère au service de la Déesse, seulement une confrérie, regroupant les plus hédonistes. On y entre rarement avant sa pleine majorité, et les parents voient souvent d’un mauvais œil la tentation des plaisirs faciles que propose la Déesse de la Lune Rousse…


Qualités : fougueuse, rieuse, franche
Défauts : jalouse, colérique,

Fleur : Rose
Animal : Cheval

Dinjelaï
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MessageSujet: Re: Cosmogonie Rhaëgienne   Sam 31 Aoû 2013 - 9:02


°~° Iolya °~°
Déesse de la Lune Mauve, fille de Gaïa et Ouranos

Histoire, enfance : Iolya, douce et belle Iolya. En sortant du ventre de sa mère, on dit qu’elle s’est tue après avoir pris ses premières inspirations pour mieux écouter les pleurs de son frère et de sa sœur. Physiquement, elle est la preuve que tout oppose les triplés : ses longs cheveux d’argent cascadent sagement sur ses épaules et elle contemple le monde avec de grands yeux mauves.

Dernière née, elle est toujours apparue effacée derrière son frère, si curieux de toute chose et sa sœur si vive. Comme si elle avait acquis tous les savoirs de la nature bien avant eux, elle, la cadette, se contentait bien souvent de suivre leurs jeux à distance, du regard, comme un adulte surveillerait les bêtises de ses enfants.

Dans le plus grand secret, l’enfant a bien une passion secrète : les promenades dans les bois, là où personne ne peut la voir, là où elle cesse enfin d’être timide et discrète… Ces ballades en solitaire mystérieuses et nul n’en connait la véritable teneur. C’est lors de l’une de ses escapades qu’elle commence à forger son aura de déesse… Une nuit, ou plutôt une fin de nuit, alors qu’Eurylia rentre retrouver son lit, Iolya se lève dans le plus grand secret, et part, comme à son habitude, retrouver l’air frais de l’aube et sa douceur si prometteuse…

Elle s’aventure dans les bois, sans se soucier de chemin ou de retour. A l’orée d’une clairière, elle découvre une louve, haletante, le dos contre le tronc d’un grand chêne. Contre elle, est lové une minuscule boule de poil, encore sanguinolente que la nouvelle mère s’efforce de lécher… Mais le travail de l’animal semble bien difficile, et Iolya contemple, impuissante et désolée, la souffrance de la louve qui peine à mettre bas ses petits.
L’enfant hésite. Elle sait que l’animal ne la laissera pas approcher, mais est très peinée par son malheur, aussi, elle s’avance, à genou, dans la clairière. En la voyant, aussitôt, la louve montre les dents, hérisse tous ses poils. Mais elle ne peut s’enfuir, et son petit ne vient toujours pas. Centimètre par centimètre, Iolya avance, toujours à genou. Elle arrive aux côtés de la louve une heure plus tard, qui, tout à son travail, ne réagit plus à cette présence étrangère. Lorsque l’enfant pose une main sur le ventre de la louve, celle-ci ne fait pas un mouvement… Mue par une conscience qui la dépasse, Iolya glisse une main dans l’orifice maculé de sang, et de l’autre, masse doucement le ventre de l’animal. Entre ses doigts, elle sent une frêle mâchoire, et une patte plus fine qu’une brindille qui se sont mis en travers du chemin. Précautionneusement, elle extirpe le louveteau de son piège maternel, et de la même façon, elle tire trois autres de ses frères et sœurs. Une fois le travail achevé, la petite déesse se recule et regarde la louve lécher ses enfants. Toute la journée s’écoule sans qu’elle ne se rende compte du temps et lorsque la nuit tombe, Iolya est liée à l’âme de l’animal.

Nombreuses ses nouvelles escapades en forêt se font désormais avec la louve et ses petits, et quand vient le jour du fameux choix, Iolya suit Solyae et Eurylia sans mot dire, mais elle, sait déjà ce qu’elle sera : la déesse des loups. Toute la journée et toute la nuit s’écoule, et quand vient l’aube, cette heure si douce, elle regarde son frère et sa sœur s’avancer pour réclamer à sa grande surprise les astres de Raëgh.

Parents, j'aimerai que les loups chantent pour la lune mauve.

Gaïa et Ouranos se regardent en souriant, et acquiescent tous les deux, heureux que leurs trois enfants aient fait un choix très judicieux...

Les années se déroulent, et Iolya participe avec grand plaisir au jeu de sa mère : la création d’espèces magiques. Elle choisit la couleur d’argent pour la licorne, propose le pouvoir de guérison pour les larmes des phénix et insiste pour qu’un nouvel habitant peuple les eaux, puisque la terre et les airs sont désormais occupés.
Quand tout le monde est captivé par ce nouveau jeu, Iolya est la seule à se douter du projet de Solyae. Son frère, d’ordinaire si enthousiaste pour se genre d’expérience, se rend dans un endroit connu de lui seul, où il passe des heures… Lorsqu’Ouranos découvre la vérité et entre dans sa terrible colère, elle protège Flarmya de sa fureur, et la cache pendant longtemps. Elle apprend ainsi à connaître sa nièce, qui n’a qu’une seule envie : rejoindre son père qu’elle n’a pas pu connaître, par n’importe quel moyen, aussi entreprend elle à son tour de créer une nouvelle espèce, magique, qui la transportera sans se brûler jusqu’au soleil… Iolya est la première au courant, et la seule pendant longtemps. Elle suggère à sa nièce de leur donner le chant, et l’esprit de groupe, les plus grands atouts des loups, pour le reste Flarmya agit seule. Les dragons sont nés…

Aujourd’hui :
Iolya est l’incarnation de la logique et de la sagesse. Calme et tempérante, elle est souvent la première diplomate lorsque des conflits agitent les Dieux, et tous les mortels ayant une quelconque fonction à responsabilité lui adressent fréquemment des prières pour ne pas se tromper de voie.

Avec Haskèl, Dieu des combats, Iolya invente le jeu de go, et le jeu d’échec, qui passionnèrent Ouranos pendant longtemps.
Le chant des loups, à chaque pleine lune mauve, est leur prière pour leur déesse.

Le culte:
Il est mieux organisé que celui d’Eurilya, mais beaucoup moins centralisé que celui de son ainé, Solyae. Plus que de véritables monastères, les sœurs, exclusivement des femmes, se regroupent, souvent par petites dizaines, dans les « Maisons de l’aube » (La Lune mauve étant la dernière à disparaître).
Au sein de ces demeures, on trouve une Grande prêtresse, ou bien, s’il s’agit de petites Maisons une Sœur de la Lune Mauve, dirigeant la petite communauté. D’ordinaire, elle est la plus âgée des sœurs. Leurs fonctions sont complémentaires des prêtres de Solyae, elles se chargent des soins et partagent avec eux l’enseignement des enfants.
Discrètes, ces Maisons comptent rarement plus d’une disciple et sont souvent composées de femmes relativement âgées, connaisseuses des plantes et des remèdes médicinaux.
Les « Maisons de l’Aube » sont de petites entités indépendantes les unes des autres, avec des fonctionnements bien différents. Plusieurs Grandes prêtresses ont voulu les fédérer, mais pour différentes raisons, cela n’a jamais abouti. Tout au plus on retrouve quelques échanges entre Maisons du même continent, jamais au-dela.


Qualités : sage, réfléchie, diplomate
Défauts : silencieuse, timide

Fleur : l’iris
Animal : loup

Dinjelaï
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MessageSujet: Re: Cosmogonie Rhaëgienne   Sam 31 Aoû 2013 - 9:02

"Frère… Frère… Néhara réveilla sa moitié qui dormait pour une fois à poings fermés. Il frémit d’abord avant de poser ses yeux sombres sur la mine fermée de sa sœur. Le voyant enfin attentif elle lui offrit un petit sourire avant de se blottir dans ses bras.

-Entends –tu cette douleur qui résonne en moi ?

-C’est l’amour de ta mère, répondit-il en déposant un tendre baiser sur son front.

-N’a-t-elle jamais eu d’autres amours pour nous ?"

Kainalu se redressa de la plage sur laquelle ils étaient abrités et tourna son visage vers le cœur de ses Océans. La mer était calme comme à chaque fois où il trouvait les bras de sa sœur pour quelques nuits. Néhara ne souffrait pas de beaucoup de tourments mais sans cesse, elle revenait sur leur mère et leur création. Il savait que bientôt elle retrouverait ses rivières calmes et ses étangs de paix quand il combattrait seul la douleur de leur création ; car là, était la substance même de leur existence. Le Dieu des Océans aimait d’une passion folle sa sœur qui le lui rendait bien.

Ils étaient les enfants premiers de Gaïa mais n’étaient pas issus de l’amour paternel, contrairement aux autres frères du Rhaëg. Ils étaient le fruit de la souffrance, ils étaient le cri de la colère la plus tranchante : celle d’une mère face à la mort de son enfant. Alors abandonnés, les deux enfants durent se soutenir et il devint son père, elle devint sa mère, il devint son époux et elle devint sienne. La rage de Gaïa était éternelle, soucieuse de ne jamais laisser mourir son premier enfant alors Kainalu envoya sa sœur sur les Terres quand il supporterait seul, le fardeau de leur destinée.


°~° Néhara °~°
Fille de Gaïa, épouse de Kainalu, Déesse des Rivières et des Lacs


Fille de Gaïa et tendre de Kainalu, elle erre parmi les Terres, régnant sur les eaux peu profondes. Elle est d’une nature douce et paisible même si elle s’abandonne parfois à quelques angoisses. Néhara n’aime pas la solitude et souffre de savoir son frère combattre, pour eux deux, le châtiment de leur Mère. Elle n’est pas d’une nature rancunière et aime offrir de ses eaux pour nourrir la terre et la voir fleurir. Même si Rhaëg reste l’enfant premier, elle prend soin de lui en le nourrissant comme une mère donnerait le sein. Malgré ses bonnes intentions, Néhara reste d’une nature mélancolique, lasse de cette solution qui les sépare, elle se confia la mission de recueillir dans ses berceaux d’ondes, les esprits qui ne trouvèrent, comme elle, la paix.

Culte:
Les rituels associés à cette figure maternelle sont liés aux bonnes récoltes et à la fertilité. Il n’est pas rare de demander les faveurs de cette déesse pour assurer la pérennité d’une union ou la santé pour les plants récemment semés. On remarque sur le clergé honorant cette déesse est en grand majorité composé d’ondins, hommes ou femmes. Si la formation de ces religieux est assez longue car elle englobe également les enseignements du culte de Kainalu, les prêtres et les prêtresses sont au même rang hiérarchique. Seule leur ancienneté en année de dévotion leur confère une autorité supérieure sur leurs pairs.

Les offrandes pour Néhara sont souvent incarnées par des plateaux de nourriture sucrée, qu’une femme doit préparer la nuit précédant la cérémonie. On brûle également de l’encens et décore abondamment ses temples par des fleurs, témoignant de sa féminité fertile et pour réjouir son cœur parfois attristé. Les fidèles ne doivent pas uniquement prier leur déesse ils doivent essayer de la rassurer et de lui plaire, soucieux de ses humeurs fragiles. Pour ce faire, les disciples sont vêtus de vives couleurs et il est toujours apprécié qu’ils l’invoquent à toutes les festivités surtout s’ils souhaitent bénéficier de sa bienveillance dans leur quotidien.


Ses défauts : insouciante et mélancolique.
Ses qualités : généreuse et patiente.

Animal : La loutre
Végétal: Le nénuphar




~°~ Kainalu ~°~
Fils de Gaïa et époux de Néhara, Dieu des Mers et des Océans

Fils de Gaïa et époux de Néhara, il domine les Océans et les Mers avec force. Il est un cœur de guerrier et se perd dans la souffrance nourricière. S’il retrouve la paix au sein de sa sœur, dans les fonds, il fait face à la haine que lui voue sa mère. Il cache chaque fois à sa sœur ce que leur Mère lui murmure pour qu’il réveille son enfant endormi mais n’arrive pas toujours à panser les plaies de son âme. Gaïa cultive la jalousie et la peine de son enfant des eaux pour qu’il continue l’œuvre qu’elle lui a confié. Tiraillé entre la crainte de voir Gaïa s’en prendre à sa sœur et l’envie de prouver qu’il est digne d’un amour sans cruauté, il laisse exprimer son pouvoir dans les plus vives puissances des profondeurs.

Culte:
Les rituels associés à cette figure torturée sont liés aux bénédictions des voyageurs, à la fortune des pêches mais également au repos des âmes. Les fidèles de ce culte se vouent à lui pour voyager vers l’au-delà. Autrement, ils se perdraient dans les eaux peu profondes et seraient rongés par leur souffrance.  Il arrive que l’on demande à ce dieu d’apaiser les conflits car il incarne le Maître des tempêtes : celles du ciel comme celles des cœurs. Le clergé est semblable à celui du Culte de Néhara.

Les offrandes pour Kainalu sont souvent incarnées par des trésors immergés, ou des bûchers lancés sur l’eau. Certaine procession funéraire donne ainsi le corps du défunt au Dieu pour qu’il le conduise immédiatement dans l’au-delà de paix. Dans ses temples, un caractère plus austère se ressent même si un autel coloré et fleuri est toujours dédié à sa moitié. Il est un Dieu puissant qu’on aime croire infaillible tant on craint ses colères. Il est courant de lui attribuer des pouvoirs qu’il n’a pas. Les fidèles préfèrent le flatter, en espérant qu’il s’enorgueillisse plutôt que de le vexer.


Ses défauts : colérique et tourmenté
Ses qualités : Passionné et loyal

Animal : L'orque
Végétal : Le chardon


Les voyageurs craignent plus souvent Kainalu et le prie généreusement avant d’entreprendre un périple par les eaux. Cependant, connaissant son amour pour sa sœur, ils n’oublient jamais les offrandes à Néhara comme pour se prévenir qu’elle détourne d’eux son œil bienveillant. Les paysans sont quant à eux plus tournés vers celle qui protège des sécheresses et lui dédient de nombreuses festivités dans le Rhaëg entier. Là encore, on oublie rarement la présence de son frère sans lequel elle ne pourrait savourer un peu de joie. Ces Dieux dits mineurs forment ensemble une entité Majeure.
Les temples de ces Dieux sont généralement isolés, comme les enfants illégitimes qu’ils sont. Les icônes de Néhara sont prépondérantes à l’intérieur des terres alors que ce sont celles de Kainalu qui se dressent aux abords des côtes et des ports. Une grande partie de leurs fidèles se compose du peuple ondin, mais de toutes races, les marchands et pêcheurs s’inquiètent de leur bénédiction.

Limna
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MessageSujet: Re: Cosmogonie Rhaëgienne   Sam 31 Aoû 2013 - 9:03


~°~ Haskèl ~°~  
Fils d'Ouranos, Dieu de la guerre et du combat  

Ses Origines:
 L'année de sa naissance se perd dans la nuit des temps. Fils caché probable d'Ouranos et d'une Virago divine attachée à son service. Le jeune Dieu fut élevé en cachette par sa mère qui craignait des représailles de Gaïa, si la Déesse découvrait le fruit de l'adultère de son divin époux. Elle redoutait à raison que "la Terre engloutisse dans ses entrailles offensées, l'enfant prodige".
Haskèl grandit donc dans l'ombre en intelligence et en force, nourri par le savoir-faire de sa mère tout autant que par le sentiment de n'avoir pas le statut de ses frères et soeurs issus de la couche légitime. Il en conçut pour eux et leur mère une haine sourde et ne manquait pas une occasion de déclencher des conflits entre les jeunes Dieux et leurs parents. Il découvrit assez tôt quelles forces il gouvernait dans l'univers : tout simplement, l'art de dresser les êtres, divins ou non, les uns contre les autres, d'attiser leur soif de gloire et de victoire, de domination et de puissance. Il lui suffisait de souffler sur leurs âmes pour instiller en eux la soif de combat. Bien sûr, le plus souvent, il usait de son pouvoir pour servir ses intérêts et nuire aux Dieux qui ne voyaient en lui qu'un orphelin de père, peut-être même seulement une parcelle divine. Des rumeurs avaient couru sur son compte, disant que s'il n'avait pas de père reconnu, il était certainement issu d'une union de la guerrière divine et d'un mortel.


Son histoire:D'un caractère ombrageux, il ne s'intéressait guère aux affaires humaines, ni même de les arbitrer. Seule sa gloire et sa domination, la quête de victoires toujours plus nombreuses, le motivaient. Il y parvint tant et si bien que force fut de reconnaître à ses semblables qu'il était bien un Dieu à part entière. Ce fut son père lui-même, dont il pressentait qu'il savait fort bien quel était leur lien, qui officialisa sa position dans le Panthéon Divin.
Puisqu'il ne pouvait clamer à tous qu'il avait un jeune fils, au moins, il pourrait lui accorder ce que sa nature réclamait, le titre de Dieu de la Guerre. Haskèl, savoura ce jour avec félicité, se frottant secrètement les mains. Désormais, il allait pouvoir, comme tous les Dieux accéder au droit du Culte. Une grande fête eut lieu dans les sphères divines, pour célébrer cette accession, comme il se doit. Le Dieu belliqueux ne se priva pas de provoquer maints pugilats entres les convives, riant à gorge déployée de voir, qui des frères se battre comme des chiffonniers, qui des soeurs s'arracher les cheveux et qui des maris et femmes se gifler à toute volée. Il fallut tout le bon sens de Gaïa pour ramener l'ordre dans l'assistance. La table divine ressemblait à une foire d'empoigne, la plupart des convives ayant oublié la bienséance qui sied aux Dieux.
Sur le Rhaëg, ce n'était guère mieux. Les hommes, influencés par l'ire de leurs Dieux Protecteurs, se dressèrent les uns contre les autres sans prétexte visible. Ainsi apparurent les premières guerres majeures entre les mortels. Ouranos, sollicité par son épouse soucieuse de l'harmonie de sa création, pour qu'il canalise son jeune protégé, trouva opportun de l'envoyer parcourir le monde sous les traits d'un beau jeune homme.

 Fidèle à lui même, il répandit les conflits, croisant parfois la route de Kaziel et conjuguant son action à la sienne pour servir sa propre gloire. Il porta au rang d'art extrême le déclenchement de guerres intestines comme majeures, entre peuples qui vivaient jadis en paix ou entre mortels du même sang. Son Culte se propagea comme une trainée de poudre, reléguant bien d'autres Dieux au plan secondaire et atteignit son Apogée lorsqu'il se mêla des affaires de Flarmya, Déesse mère de Tol Orëa cet archipel retiré et mystérieux pour le commun des mortels, en entrant en contact avec une race proche des Dieux et qui en convoitait même le statut, pour certains.
Ces êtres, les Valherus avaient un potentiel guerrier incomparable. Leur soif de puissance s'accordait à merveille à celle du Dieu. Il leur insuffla donc sa force et son soutien pour dominer le monde juchés sur leurs Dragons. La réussite fut telle que leur potentat s'étendit sur les autres continents, nourrissant l'avidité de victoire d'Haskèl. Les atrocités, l'esclavage, la mort et le sang marquèrent tellement la Création de Gaïa qu'elle crut bien perdre tout ce qui faisait sa raison d'être. Flarmya mortifiée de voir ses enfants s'entre déchirer puis convoiter la place même des Dieux, prit en accord avec les autres Dieux, une décision irrévocable qui la remplissait de tristesse. Cependant, elle n'avait guère le choix. Les Valherus furent condamnés à errer dans les limbes pour avoir prétendu éradiquer les Dieux de l'Univers afin de prendre leur place. Les dragons seuls restèrent et se lièrent à des mortels moins remarquables.

 Les Dieux, bien sûr, jaloux de son ascendant sur le monde mortel, pointèrent du doigt le responsable de ce gâchis : Haskèl . Il fut banni du sein de l'assemblée divine et dût s'exiler aux limites du Ciel, dans les nébuleuses gazeuses. Sur son chemin, ivre de colère, il alluma plusieurs constellations qui éclairent encore les guerriers dans leurs manoeuvres durant les batailles nocturnes. Son culte fut interdit durant une longue période où Gaïa se reconstruisait. Dieu maudit par ses semblables et tombé dans l'oubli, il matura sa vengeance ne brillant encore de son aura que par les étoiles qu'il habitait. Il eut l'occasion de la prendre durant la Grande Guerre des Kaerls qu'il déclencha discrètement derrière les ravages de Kaziel mais sans l'avoir spécialement concerté. Ainsi était Haskèl, fin stratège, guettant les opportunités et utilisant au mieux les circonstances pour arriver à ses fins. La guerre fut terrible, laissant exsangue les trois ordres portés par la Terre de l'Aube, mais amenant les mortels à réfléchir sur leurs motivations. Haskèl, cette fois, avait su arrêter les hostilités à temps.
 La plupart des Tol Oréanéens sortirent plus mûrs, plus sages, aspirant à une paix durable tant que guerre n'était absolue nécessité. Gaïa, Ouranos et Flarmya convoquèrent l'assemblé des Dieux pour statuer sur le sort du renégat. Ils durent admettre que la guerre, bien qu'un mal, était parfois utile pour faire grandir les peuples et qu'en l'occurrence, le Dieu de la Guerre avait juste joué pleinement son rôle. Décision fut prise de le rappeller officiellement dans le sein des seins divin et de permettre à nouveau son culte mais avec modération. Haskèl, toutefois fier et rancunier préféra demeurer dans ses étoiles, à l'écart de ses semblables.

Son culte, ses alliances, ses attributs, ses célébrations: Ces configurations stellaires sont encore adorées à l'heure actuelle comme étant les enfants d'Haskèl. Implorer le Dieu de la Guerre, tournée vers elle la veille de batailles, apporte dit-on l'assurance de la victoire. Exilé, le Dieu belliqueux, n'en a pas moins conservé ses pouvoirs et en use simplement avec plus de discrétion, surveillé et contrecarré par la Pléiade de Dieux qui souhaitent protéger leur création d'une apocalypse. Leur pire crainte est que ce Dieu fougueux se lie définitivement à Kaziel. Mais fort heureusement le Divin guerrier aime une forme d'ordre qui lui fait repousser les invites du chaotique Dieu de la Discorde. Dans un monde annihilé, point de guerre possible, plus de raison d'être. Le beau Ténébreux, doté d'une vive intelligence, l'a bien compris. Assagi en apparence, son culte connait un regain de popularité particulièrement auprès des tenants du Mar Talarom et des tribus de Vaendark qui le vénèrent depuis l'origine. Cependant, il est loin d'avoir retrouvé son faste d'antan, l'époque où les Valherus, le vénéraient au point d'offrir des sacrifices humains, des esclaves, des prisonniers et même leurs propres enfants dans des rites d'une violence rare, les clans du Nord se contentant de sacrifier des étalons blancs lors de cérémonies qui mettaient en scène des affrontements ritualisés entre les guerriers.

 Son culte de façon générale a peu évolué depuis son émergence, il y a fort longtemps. Tout au plus interdit-il officiellement le sacrifice d'offrandes de races dites civilisées. Dans certaines contrées très reculées comme Qhara, les peuplades pratiquent toutefois encore le sacrifice "humain", estimant que les frères à poils ou à plumes ou à écailles sont tout aussi respectables et méritent plus que les "peaux nues " de vivre. Cette croyance persistante contribue à véhiculer une image sanguinaire du culte d'Haskèl. Encore rattaché dans l'inconscient collectif à l'expansion des Valherus puis à leur déchéance, il rencontre encore des résistances à son l'établissement dans les territoires abritant les plus pacifistes. Ses attributs de sacrifice sont en général les viscères nobles de l'animal symbolisant l'ennemi à vaincre (coeur, cervelle, organes génitaux mâles) qui peuvent être incinérés afin de produire des cendres avec lesquelles les guerriers dessineront des motifs tribaux sur leur corps ou bien ingérés crus pour s'attribuer la puissance et la force de l'adversaire. Les célébrations majeures se situent au moment des grandes manifestations naturelles telles les marées d'équinoxe pour les peuples marins ou les conjonctions astrales ou bien encore des manifestations plus isolées comme le passage d'une comète ou l'entrée en éruption d'un volcan. Chaque peuple y voyant la manifestation de la colère et de la soif de combat d'Haskèl .

 La cérémonie, bien que comportant des variantes d'un peuple à l'autre, revêt toujours les mêmes bases cultuelles. Une exacerbation de la virilité des guerriers qui s'affrontent en des joutes dont l'enjeu est souvent l'accession aux faveurs d'une femme. Le Prêtre, car le culte est exercé exclusivement par des hommes, ouvre le rituel par de menus sacrifices pour "attirer " l'attention favorable du Dieu, puis il se poursuit par des chants lancinants ou psalmodiés suivant les variantes territoriales. Toute l'assemblée  y prend part excepté les femmes et les trop jeunes garçons. Encore que le culte contemporain accepte la présence de guerrières depuis peu . Une fois la transe ou la communication avec le Dieu ouverte, vient le temps des incantations pour appeler sa protection et celui du sacrifice majeur. Pour les peuples dits primitifs, il s'agira d'un être vivant et dans les contrées civilisées, d'une statue ou d'un temple érigé à la gloire du Seigneur de le Guerre. Une fois les guerriers assemblés inspirés par le souffle Divin par le canal ainsi ouvert, le calme revient et s'en suit une méditation qui précède les festivités guerrières sous forme de joutes diverses durant lesquelles, il est de mise d'impressionner le plus l'"adversaire" par des danses mimant les affrontements véritables. Ces combats parodiés débouchent le plus souvent sur des confrontations musclées visant à prouver pour le guerrier qu'il est le préféré, le meneur désigné par Haskèl lui-même. Chez les peuples les plus raffinés, la nomination du chef des armées peut coïncider avec ces célébrations du culte d'Haskèl, conférant à l'intronisé une dimension divine qui assoit encore davantage sa légitimité.

 Les prêtres d'Haskèl sont vêtus de noir, généralement de façon assez martiale et portent toujours un long sabre de cérémonie à la ceinture, leur servant à officier pour les sacrifices. Leur costume le plus souvent orné de fourrure et fait de cuir leur confère une prestance qui leur vaut d'être crains et respectés au sein de la population , même non pratiquante. Dans le doute, il convient de ne pas "fâcher" le représentant sur Terre du Dieu belliqueux. Bien que ne réclamant pas le célibat, le service de celui-ci est si exigeant qu'il laisse peu de place à l'établissement d'une famille. En revanche les Prêtres du Dieu de la Guerre, de part leur prestige, attirent le plus souvent bien des offrandes spontanées de la part de jeunes femmes, certains guerriers allant même jusqu'à leur vouer les services de leurs filles.

 Les attributs d'Haskèl, c'est à dire, les symboles sous lesquels il est représenté sont souvent des animaux (aigle ou loup ) mais également des armes ( épées croisées et fléau) . Les fleurs dévolues à sa vénérations sont les lys noirs, l'arbre sous lequel il convient d'officier pour demander ses faveurs est le chêne, arbre au bois dur dont on fait les béliers. La constellation en forme de archer qui brille dans les cieux la nuit est également reprise sous forme schématique pour le représenter sur les temples. Il est souvent représenté en tenue guerrière, une ceinture à boucle de fauve à la taille, une longue épée dans une main et un grand bouclier d'or, orné d'un aigle, justement, dans l'autre.  Son plastron est décoré également d'un aigle d'or et il porte une longue cape brune retenue par une fibule du même métal. Certains peuples le voient ailé et le peignent ou le sculptent avec deux grandes membranes sombres dans le dos.

Son caractère, son apparence: Dire qu'il est coléreux ne serait pas l'exact reflet de la réalité. On peut plus justement le qualifier de belliqueux. Il aime à être au coeur des combats et les provoquer. Pour lui tout est combat, même s'attirer les faveurs d'une déesse ou d'une simple mortelle. Indépendant par nature, il aime rester en marge de l'assemblée des Dieux, ne cherchant leur contact que pour engager un affrontement ou en susciter un. Fin stratège, il sait souvent deviner les réactions que vont induire ses provocations sur l'adversaire et en tirer profit. Il est calculateur mais pas vicieux. Ses plans n'ont qu'un but : s'assurer la victoire sans nécessairement faire le mal. Il n'aime pas voir souffrir les gens pour le plaisir. La douleur est pour lui une conséquence fâcheuse mais inévitable des guerres. Pour autant il ne s'en sent pas responsable. En cela on pourrait dire qu'il est fataliste mais pas cruel, insensible mais pas mauvais ni chaotique. Une victoire acquise par domination de l'adversaire lui suffirait amplement pour satisfaire sa soif de gloire. Malheureusement les êtres sont ainsi faits que parfois, il résistent jusqu'à la mort. Il conçoit ce travers de l'homme comme une vanité dont il n'est pas responsable: ces hommes ont voulu aller contre ce que j'avais décidé et ont pensé attirer la victoire dans leur camp, il l'ont payé de leur vie, ce sont eux les coupables! On ne va pas à l'encontre de ma volonté sans le payer de sa vie.

 La séduction étant une forme de guerre, il l'affectionne bien sûr et se montre brillant dans cet art bien que moins subtil que les Dieux voués à l'Amour. Il applique plutôt ses schémas et ses plans de bataille à la joute amoureuse. Il utilise les mêmes mots pour la prise d'une forteresse que celle d'une jouvencelle. Il aime la difficulté, ce qui fait qu'il préférera les femmes inaccessibles qu'elles soient Déesses ou mortelles. Une fois qu'il a amorcé une forme de séduction, il peut très bien se montrer distant dans le seul but d'attiser la flamme de celle qu'il tient dans ses filets pour mieux s'assurer sa soumission. Une fois encore , il ne s'agit pas de cruauté mais de stratégie. En revanche, il est peu enclin à l'amitié qui constitue pour lui une entrave à sa liberté. De ce fait Haskèl est un être solitaire qui méconnait un peu les codes sociaux, qu'ils soient humains ou divins. Tout rapport avec lui se résume à un celui de dominant/dominé, vainqueur/vaincu. Il n'a pas d'animosité particulière envers ceux qu'il a défait. Les seuls sentiments qu'il nourrit son la rancoeur envers ses demi frères et soeurs et leur mère. Il ressent des sentiments ambigus pour son père, un mélange de rancune et d'admiration, d'amertume et de respect. Il le craint beaucoup trop pour oser le défier même si c'est un rêve qu'il caresse.

 Bel homme lorsqu'il en prend l'apparence, à l'image d'Ouranos, il est cependant marqué par les combats auxquels il a pris part et par une sorte de mélancolie sauvage qui le rend sombre et impressionnant. Rares sont les sourires sur ce visage marqué par les guerres qu'il a menées. Non dénué de charme pour certaines, il semblera froid et repoussant pour d'autres. Sa haute stature et sa musculature marquée, son visage aux traits rudes, ses longs cheveux noirs, son regard de braise en font un être au charisme atypique. Une impression de force et de virilité agressive se dégage de sa personne. Qu'il suscite la crainte ou l'admiration, il ne peut laisser indifférent. C'est encore au coeur des batailles que son aura est la plus forte et qu'il entraine le plus de ferveur dans son sillage.

Symbole végétal: Lys noir, chêne
Symbole animal:l'aigle

Istvan
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MessageSujet: Re: Cosmogonie Rhaëgienne   Sam 31 Aoû 2013 - 9:03




°~° Isashani °~°
Fille d'Ournanos, Déesse de la Mort

Histoire:
Isashani est la fille d'Ouranos et d'une océanide, nymphe des océans, répondant au nom de Yémanja. Enfant douce, au coeur tendre, ses parents eurent beaucoup d'affection pour elle. Les deux veillèrent à ce que la petite ne soit pas découverte. Elle ne sortait que la nuit, sous la lueur des deux lunes et quand les yeux de Gaia sont fermées, ne s'approchait pas d'où se trouvait les dieux. En fille sage, elle attendait toujours que son père vienne la chercher. Ouranos se prit d'une profonde affection pour cette enfant trop seule et ce fut probablement ce qui les trahit.

Gaïa trouva son mari changé, différent. Devenue plus suspicieuse, elle finit par trouver le trésor caché. La colère de la terre fut terrible et sanglante. Ouranos intervint pour ne pas perdre ce qui lui était cher, bien qu'il ne pu protéger Yémanja. Les négociations furent âpres et difficile car Gaia ne pardonnait pas plus qu'elle n'oubliait les affronts. Le dieu du vent lui proposa d'exiler Isashani dans le royaume des morts. Il avait été créé car nécessaire, mais la mère des dieux avaient toujours refusé d'envoyer un de ses enfant diriger ce sinistre coin. Ses enfant à elle était création, pas fin, même si celle-ci était nécessaire à l'équilibre et aux cycles. Elle avait été d'ailleurs soulagée qu'aucun d'entre eux ne soit tenté par le macabre royaume. Avec Isashani, ce royaume aurait enfin son dieu. La solitude éternelle de la brune ne serait cependant pas complète si elle pouvait encore voir Ouranos ou sortir. Un sourire de triomphe s'afficha sur les lèvres de la femme trompée. Elle acceptait que cette déesse survive et dirige les morts sous conditions: Qu'Ouranos et elle soit séparé à jamais.

Isashani suivit Ouranos en silence, malgré les larmes qui perlaient sur ses joues. Son père lui annonça alors qu'elle retrouverait sa mère en bas. Que ce serait son bras droit pour l'aider à diriger ce royaume. Il lui jura qu'elle ne serait pas seule, bien qu'il ne puisse aller la voir. Ouranos lui parla des responsabilités qu'elle avait envers les âmes des morts, qui deviendraient tous ses compagnons. Il lui promit que ses mort n'apporteraient avec eux que le meilleur et laisseraient leur peine à sa charge. Un sourire timide et affectueux se traça devant tant de promesses tenues et une telle preuve d'amour.

Isashani descendit calmement les marches du royaume des morts et fit ses adieux à son père. Elle ne le reverrait plus jamais. Ouranos scella le royaume afin que seul les morts puissent y rentrer et donna une dernière consigne à sa fille: Celle de continuer à être discrète, de toujours se cacher de Gaia pour ne pas réveiller sa fureur. La nouvelle déesse de la mort ravala ses larmes et signala à son père qu'elle avait compris. Alors que le père des dieux l'enfermait à tout jamais, Isashani s'agenouilla paisiblement et en prière en haut des marches. Elle attendait que les premières âmes arrivent et bercer tendrement le dernier cadeau du dieu du vent, leur création commune, leur fils Zakeriel. Le seul être vivant qui pourrait passer le scellé d'Ouranos et transmettre les nouvelles entre les deux.

Depuis elle accueille tous les morts par cette prière et les amènes doucement dans ce lieu de paix. Elle tient la promesse qu'elle a faite à son père, veille sur chacun d'eux, les aime. Isashani est heureuse d'accueillir une nouvelle âme, d'augmenter le nombre de ses compagnons. Il lui paraît toujours trop petit pour compenser tout ce qu'elle a perdu et le sentiment de solitude. Elle refuse catégoriquement de rendre une âme qui lui appartient et de connaitre à nouveau la douleur de la séparation. Son père respecte les serments prononcés sous l'influence de l'amour paternel. Il est cependant dit que dans les prières prononcées sur l'escalier quant aucune âme ne vient, la déesse prierait pour que son père brise un promesse et qu'il vienne la voir au moins une fois.

Description:
Isashani est souvent représentée comme une femme de petite taille, tout en finesse, presque à l'aspect fragile. Quand les statues sont peintes, la peau est blanche et contraste avec une chevelure noire et des yeux tout aussi foncés. Elle est généralement représentée entrain de prier sur un escalier, les yeux vers le haut à attendre une nouvelle âme ou son père. Il est plus rare de la voir debout, mais certain la représente ainsi, les bras écartées, prêtes à accueillir avec attention les âmes en paix.

Le culte:
Le culte d'Isashani est tenu par des femmes. Elles ont pour rôle de présenter les morts à la déesse à travers les oraisons funèbres et de veiller sur le monde souterrain en entretenant les cimetières (registre des morts, propreté des tombes, entretiens des statues gardiennes et de la déité...). Ce sont elles qui dirigent le culte.
Avant de partir, le mort doit être en paix pour n'apporter à la déesse et au monde souterrain que ce qu'il y a de meilleur. C'est la promesse d'Ouranos. La charge de prendre la douleur du mourant reviens à ceux qui ont la sinistre tâche de porter le cercueil et de l'enterrer: Les martyrs. C'est la seule place réservée aux hommes. Il est d'ailleurs connu que ceux-ci ne survivent pas longtemps. Ils auraient en compensation une place privilégiée auprès de la déesse, car ils représentent son père.

Les cimetière sont toujours fermé, pour que gaïa ne les voient pas trop. C'est également pour cette raison que les enterrements se tiennent principalement la nuit. De chaque côté de l'entrée doit être placé un renard blanc, qui repousseraient tous mort n'ayant pas été correctement purifier de ses peines. La statue principale de la déesse se trouve au centre, certaines personne ayant les moyens peuvent s'en faire de plus petites version à poser sur la tombe de leurs ancêtre ou le caveau familiale.

Qualité: Douce et aimante
Défaut: Possessive, avide.
Animal:  Renard blanc
Végétal: jasmin

Isleen & Abigael
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MessageSujet: Re: Cosmogonie Rhaëgienne   Sam 31 Aoû 2013 - 9:03



~°~ Zakeriel, le Messager des dieux et du destin ~°~
Fils d'Ouranos et d'Isashani, messager des dieux et du destin.

Car il est fils d’Ouranos et le messager divin, il est doté d’immenses ailes sombres et il chevauche les vents créés par son père. Il est si rapide, dit-on, qu’il peut faire le tour de Rhaëg en une fraction de seconde. On connait peu de représentations de lui mais toujours il est décrit comme un homme assez jeune, de stature haute et musculeuse, aux longs cheveux couleur d’améthyste sombre, d’un visage altier éclairé par deux lampes bleues incandescentes en lieu et place des yeux. Bien qu’il soit d’une beauté divine comme tous ses pairs, il est trop distant et trop froid pour que les déesses s’intéressent véritablement à lui. Et ses missions exigent souvent de lui un dévouement aveugle, si bien qu’on raconte qu’il serait dénué de volonté. Ce n'est pourtant pas le cas. Taciturne, il ne pense qu'à lui et son travail qu'il juge plus important que tout. Cela ne fait pas de lui un être orgueilleux, loin de là. Il est humble et soumis aux dieux. Il voue un amour profond et sincère à sa mère. Tout le reste de ce qui l'entoure l'indiffère totalement. Sa fidélité est reconnue et appréciée. Toujours très calme, il se plonge en méditation, semble hors du temps et de espace et reste un dieu inaccessible.

Zakeriel, le dieu ailé, est chargé selon la légende de convoyer les nouvelles importantes d'un bout à l'autre du monde divin. On dit également que, Gardien des Âmes Mortelles, il apparaitrait aux gens allant bientôt mourir, pour les avertir de leur sort, passant ainsi pour quelque sorte d'ange déchu, sous-fifre de la faucheuse, ce qu'il n'est pourtant pas. Errant, solitaire, sans jamais pouvoir se fixer ni prendre parti, son rôle pourtant très important est perçu comme une malédiction par ses pairs et on l’évite le plus possible. D’un tempérament neutre, il traîne néanmoins derrière lui une assez mauvaise réputation d’ange de la mort, conduisant les âmes dans le royaume de sa mère.

Figure connue du peuple, on se sert volontiers de son nom comme d'une promesse de coups maternels si un enfant ne veut pas aller se coucher. Légende presque uniquement connue dans le folklore populaire, on ne lui voue pas véritablement de culte.

Qualités : dévouement et loyauté
Défauts : égoïsme et indifférence

Végétal : le roseau
Animal : le corbeau

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MessageSujet: Re: Cosmogonie Rhaëgienne   Sam 31 Aoû 2013 - 9:03



°~° Flarmya °~°
Fille de Solyae, Déesse aux larmes de feu, Mère des Dragons

Texte à venir, par Heryn
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MessageSujet: Re: Cosmogonie Rhaëgienne   Sam 31 Aoû 2013 - 9:04


°~° Mystra °~°
Fille d'Iolya et Solyae, Déesse de la Magie


Fille du dieu solaire Solyae et de la sage et lunaire Iolya, sœur du rêveur Aran’Rhiod et demi-sœur de la mère des dragons Flarmya, elle est à l’origine une déesse majeure du panthéon. On lui attribut le domaine de la Magie.

Jadis, au sommet de sa puissance et très influente parmi les autres dieux, elle fit une erreur fatale qui la condamna aux yeux de ses pairs. Curieuse, un peu trop même et attendrie par le sort des mortels qui évoluaient sur Rhaëg, elle leur fit don d’un souffle magique qui aurait dû rester exclusivement aux dieux. Souffle qui embrasa certains mortels, certains lieux plus que d’autres. Lorsqu’on s’aperçut de son geste, il était trop tard pour réparer. La déesse fut durement châtiée : elle fut exilée dans le royaume des morts. Mais Ouranos eut pitié d’elle et mis fin à son châtiment, préférant la destituée de son rang de déesse majeure pour faire d’elle une déesse mineure.

On la dit d’une beauté renversante et énigmatique. Sa peau est blanche comme les neiges éternelles, ses longs cheveux couleur de la pleine lune scintillante, ses yeux vastes et d’un bleu hivernal, ses innombrables tatouages sinuant sur son visage, ses mains, ses pieds. Nul dieu ne lui ressemble. Et si son charme est tout divin, nul dieu ne se risquerait à succomber, non seulement à cause de sa réputation mais aussi parce qu’elle n’est pas de taille face à la dangereuse Isashani, la fougueuse Eurilya ou l’insaisissable Llefelys.

Divinité capricieuse, elle ne se laisse pas acheter par des offrandes mais volontiers par la ferveur. C’est elle qui décide qui ou quoi sera doté de tel ou tel présent magique. C’est à elle que les dieux font appels pour punir ou remercier leurs serviteurs lorsqu’ils ont besoin de ses talents d’ensorceleuse. De tempérament neutre, elle reste néanmoins farouche et assez méfiante des grands dieux qui autrefois l’ont honni. Calme et discrète, elle aime parfois à s’attacher aux pas d’un mortel à la grande destinée pour l’observer, le guider ou l’influencer. Rares sont ceux qu’elle prend ainsi en affection ; cela n’arrive généralement qu’une fois par siècle, même si on raconte qu’elle protège les proscrits et les bannis, en raison de son passé d’exilée. Pour ce faire et choisir celui ou celle qu’elle suivra pas à pas, elle prend diverses formes humanoïdes parmi les mortels, allant de la vieille femme avisée à la jouvencelle innocente. Sa masse de connaissances n'a d'égale que son habilité à duper. Passée maître dans l'art du mensonge, elle n'hésitera pas à tromper impunément dieux et mortels. Contrairement à ce que l'on pense, elle reste loyale à ses adorateurs les plus fervents et dignes d'elle mais aime bien jouer avec eux. D'un certain côté, elle peut se comporter comme une enfant qui se joue de ses serviteurs. Avide de savoir, sa curiosité fut sa perte, elle le sait mais a toujours autant de mal à la réfréner.

Déesse énigmatique, on dresse des temples à sa gloire surtout en Orën et en Ssyl'Shar. Ses temples généralement à l'écart des villes et à toit ouvert ou, le plus souvent, avec un oculus. Sitôt dépassé le seuil du lieu, tout criminel, tout proscrit est protégé : nul ne peut faire le moindre mal à celui ou celle qui a franchi le seuil sacré. Ses prêtres et prêtresses sont souvent des érudits. Les secrets des rituels sont jalousement gardés par les religieux. De plus, on ne représente jamais le visage de Mystra sur les statues, les enluminures ou toute autre chose. Il est interdit de voir son visage, ce serait sacrilège. De plus, sa fonction de métamorphe n le permet pas vraiment. Un bouquet de lys posé sur le seuil d'une porte au crépuscule signifie que tout voyageur sera le bienvenu dans la demeure. De plus, il n'est pas rare de voir des lys accrochés au berceau des nouveaux-nés pour accorder à ceci la grâce de la déesse et un don magique. Les chats sont vénérés dans les temples : ils sont nourris, logés et embaumés à leur mort. Une nécropole s'étend généralement sous les temples pour ce faire. C'est pour quoi il est recommandé d'avoir un chat chez soit pour se préserver des mauvais esprits. Si le chat est bien traité, il remplira son office. Dans le cas contraire, un malheur peut s'abattre sur la maison selon la croyance.

Qualités : curieuse et discrète
Défauts : capricieuse et tourmentée

Végétal : le lys
Animal : le chat

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MessageSujet: Re: Cosmogonie Rhaëgienne   Sam 31 Aoû 2013 - 9:04


~°~ Aran'Rhiod ~°~
Fils d'Iolya, Dieu des Rêves, du Sommeil et de l'Illusion.

Histoire: « Entre deux jonc de roseaux repose l’image de la beauté, elle a glissé de ce corps gisant sur le rivage jusqu’à l’onde pure, et à fait de ce lit l’écrin naturelle de l’esthétisme incarné.
Je suis désormais prisonnier de mes rêves, l’onde à coulé sous mes flancs, à glissé sur mes envies, à fait de toutes mes aspiration sa couleur et son goût.
Vous me verrez peut être entre deux plan d’existence, j’erre dans les bribes de souvenirs et dans les songes brisés, je cherche des lambeaux de consciences qui mis ensembles feraient une nouvelle création. Ce qui guide mes pas divins et fait mon intarissable quête c’est la recherche d’un monde qui me ressemble, mais jamais mon œil vif ne trouve finesse à son gout, ni les courbes infinies de la voute du ciel, ni la beauté simple des petits pétales de fleur qui tombent uns à uns sous le joug du vent … »

Aran’Rhiod est le fils de Iolya, la déesse de la deuxième Lune, la douce grise des matins inachevés. La manière dont il naquit est unique, car la déesse le conçut elle-même en donnant forme aux rêves qu’elle avait fait, cousus ensembles avec un cheveux de sa mère Gaïa. Le nouveau né n’avait alors aucune forme distincte. Sa mère prit alors dans ses mains délicates de la terre glaise qu’elle malaxa jusqu'à obtenir une matière d’une finesse extraordinaire. Elle en recouvrit alors le corps de son fils en cherchant à lui donner les plus belles formes qui soient. Quand le corps prit forme, elle lui dessina un visage aux traits d’une pureté jusqu’alors inconnue. Elle prit un soin tout particulier à dessiner ses lèvres, puis elle les sépara. Elle laissa s’écouler dans l’orifice le gout du sucre et de la vanille, celui de l’amour et de la tendresse, mais également celui de l’amertume et des mots aigris. Quand elle se rendit compte de son erreur, Iolya ferma la bouche de son fils nouveau né, et celui-ci ne versa pas une larme.

En grandissant Aran’Rhiod prenait sans cesse de nouvelles formes. Tantôt celle de la brume des ports au cours des nuits d’hiver, tantôt celle des vents des soirs d’été. Il se mêlait aux courants des eaux courantes et jouait avec les poissons et les naïades, ou se glissait dans les flammes vives des feux de bois pour se faire l’ami des salamandre et des grilletons.
Le jeune Dieu cherchait sans cesse des choses plus belles, il avait au sein de lui comme une soif d’équilibre et de grâce qui le rongeait, il parcourait donc le Rhaeg de son pas lent et svelte, les yeux rivés sur tout ce qui l’entourait, détaillant la moindre forme et la moindre couleur, chaque nuance et chaque contraste qu’il jugeait digne de louanges.

Il eu alors l’idée de conserver pour lui chaque merveilles du monde que ses aïeux avaient fait pour lui et pour les autres. Il prit chaque image de son cœur et la souffla dans une bille de verre qu’il déposa soigneusement dans une urne de cristal et d’argent. Il la nomma Edir’Yhl et la déposa au cœur d’une forêt en la terre d’Undomë.

Puis un jour, il se pencha sur l’onde d’un ruisseau et posa innocemment le regard sur son courant. Voyant l’image de son reflet il sursauta et poussa un cri d’émerveillement. Que cela était beau ! Il tendit son bras pour pouvoir caresser du doigt le sujet de son enthousiasme mais le remonta vite, exaspéré de ne rencontrer que l’humide contact du ruisseau. Il comprit alors que ce visage d’une beauté sans pareil était le sien, et qu’il ne trouverait nul endroit sur la terre de Rhaeg pour égaler sa beauté. Il décida donc de créer un monde unique, accessible aux élus capables d’assimiler la beauté, et dont lui seul serait le centre. Ce monde là serait celui de l’imagination, et formerait le cadre pour l’œuvre d’art qu’il était.

Il fit le vœux que chaque rêve et chaque illusion lui soit rapporté par les vents du ciel, et Ouranos le luit accordât. Il se mit donc à observer les rêves et les illusions des vivants qui peuplaient la terre, dénigrant ou rejetant certains, accueillant d’autres avec émerveillement. Et toujours il soufflait ses billes de verre qu’il plaçait dans l’urne de cristal et d’argent Edir’Yhl.
Une nouvelle idée lui vint alors, et elle lui parut la meilleur de toute : il souffla une bille de verre pour sa propre image, celle qu’il avait vu dans le ruisseau et qu’il avait trouvé si parfaite.
Mais rien n’y fit, il ne put jamais reconstruire son image avec la perfection qu’il souhaitait. De rage, Aran’Rhiod jeta ces dernières billes de verre dans les sables de Ssyl’Shar. Les billes se décomposèrent sous la chaleur, et se mêlant aux sables du désert formèrent un surface plus lisses que la glaces des hivers les plus froids. Le soleil s’y reflétaient sous ses plus beaux feux, cela piquait les yeux. Troublé, le Dieu se pencha sur cette nouvelle création et vit avec joie son image tant cherché.
Il prit donc le miroir et en fit son objet le plus chérit.

Un jour une naïade qui l’aimait se trouva à jalouser ce miroir que le Dieu chérissait tant. Elle se mit à rêver qu’elle le brisait, avec une telle force que le dieu remarqua son éclat, et cela ternit son image dans le miroir. En colère, le dieu souhaita à la nymphe sept cycles de souffrances. Cette nymphe devint la nymphe de la pluie et des larmes.

Quand vint le jour ou les grands Dieux Gaïa et Ouranos décidèrent du bannissement des Valheru, Aran’Rhiod jeta sur le monde un filet de soie qu’il avait tissé, afin de jeter tous les êtres vivants dans un profond sommeil. Alors que les autres dieux faisaient disparaitre les êtres maudits dans l’interstices ce dernier récoltait les rêves des survivants et les cachaient dans ses billes de verre. Ce voyant Ouranos se mit en colère, et força Aran’Rhiod à se cacher dans une de ses billes.
Prisonnier de son monde, il n’apparait plus que dans les reflets des ruisseaux, dans les petites billes de verre et les miroirs éclatants.

Description: Aran’Rhiod se présente sous plusieurs formes : un visage dans la brume, dans les flammes ou dans les feuillages, une fine silhouette au sein d’une foule ou dans les reflets de verre et de cristal. Ce visage est toujours le même, des yeux pleins de candeur et d’assurance qui trahissent aisément son égocentrisme et son narcissisme absolu, des lèvres délicates rehaussées en un sourire hautain, des cheveux d’une longueur incroyables développés dans toutes les nuances de l’argent et du blanc, coiffés avec ce que les hommes pourraient appeler de l’extravagance et qu’Aran’Rhiod préfère désigner par sa prestance. Il n’apparait que très rarement habillé, n’étant quasiment jamais présent sous forme d’un corps humanoïde complet (comme il aime a le dire, il fait corps avec la nature qui héberge tant de beauté).

Son esprit est bien le plus complexe qui soit, sa vision est celle d’un artiste qui jamais ne rate son œuvre. Il enferme toutes ses créations dans ses billes de verre, n’y fixant que rarement une image originale. Edir’Yhl enferme donc un mélange d’images du monde de Rhaeg et de fantasmes divins que le Dieu imagina pour se distraire et pour emplir ce monde qu’il avait imaginé.
Il tient son image au centre de toutes choses. Ce caractère le tien bien souvent éloigné des autres dieux et plus encore de la plupart des êtres vivants. Les seuls pour qui il daigne déplacer son attention son les Neishaans, ce peuple étonnant capable d’utiliser leur voix et la magie pour créer de magnifiques illusions.

Le culte:Aran’Rhiod n’a pas de culte, personne ne le prie et ile ne souhaites pas être prié. La seule forme réelle de communication entre lui et les espèces vivantes est le rêve, car il perçoit chaque songe bercé par le sommeil. Certaines sectes naquirent avec l’intention manifeste de le servir et de lui rendre hommage a travers d’obscur pratique et des tentatives de reproduction de son urne, mais aucune n’eu de réponse de sa part et jamais elles ne durèrent plus de quelques années


Qualités : Sérieux, Gracieux et doué d’un sens de l’esthétique absolu
Défauts : Narcissique et renfermé

Fleur : la fleur de cerisier
Animal : papillon

Nathaniel
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MessageSujet: Re: Cosmogonie Rhaëgienne   Sam 31 Aoû 2013 - 9:05


°~° Llefelys °~°
Déesse de l'Amour


HIstoire
Avant de se lier à sa femme Gaïa, le Père Primordial était un jeune Dieu fougueux….et amoureux.

Si son amour pour Gaïa est fort, puissant et mature, à l’épreuve de ses aventures extraconjugales, Ouranos fut autrefois animé d’un amour passionné et ardent pour une humaine. La belle était dotée de toutes les grâces qui puissent être : elle était heureuse et aimait la vie, et avait su toucher le cœur du jeune Dieu. Tous deux s’aimèrent follement et rien ne comptait plus à leurs yeux.

C’est de leur union que naquit l’enfant chéri Llefelys, qui héritera de toute la beauté de sa mère et du pouvoir de son divin père.
Hélas, toutes ces amours sont aussi fulgurantes qu’elles sont éphémères et tous deux sentirent la fin des sentiments arriver ; et même s’ils gardaient une profonde affection l’un pour l’autre, la passion peu à peu s’estompait. Alors que l’Amour commençait à s’essouffler, le temps fit brutalement le reste. Bientôt l’Humaine fut emportée dans le Royaume qui deviendra plus tard celui de sa belle-fille, Isashani, le royaume des morts. Pour la première fois Ouranos ressentit la douleur de l’absence d’un être aimé.

Le temps passa et effaça lentement la tristesse sous le poids des années ; il rencontra Gaïa qui le réconfortera de sa douce présence, et Ouranos aima de nouveau.

Quant à sa fille Llefelys, Gaïa l’accepta au Royaume des Dieux, et même si elle éprouvera toujours un infime pincement au cœur à chaque fois qu’elle la verrait, la Déesse Mère Primordiale n’en laissa jamais rien paraître.

C’est tout naturellement que l’ainée des enfants d’Ouranos, la première des enfants-dieux, devint la Déesse de l’Amour, symbole de l’Union fusionnelle de son Père et sa Mère.

~~~~~

La Déesse avait de nombreux amants, qu’elle aimait tous à sa manière : une forme complète et duelle d’Amour, rendant chacune de ses histoires belle et unique. Elle savait se faire douce amante, féline séductrice, espiègle amoureuse, charmeuse passionnée, et tant d’autres encore.

Llefelys se donnait entièrement à chacun et savait ce dont ils avaient besoin ; en retour, elle était adulée et adorée. La Déesse de l’Amour n’était pas exclusive, mais si elle ne pouvait avoir un seul amant, elle n’acceptait pas ne pas être l’Unique dans la vie de ses amants. Sa possessivité et sa jalousie la rendaient parfois cruelle, et malheur à celui qui détournerait son regard d’elle. Sa cruauté n’était plus à prouver, et Llefelys les envoyait alors dans le Royaume d’Isashani sans le moindre remord, priant sa demi-sœur de ne leur laisser aucun répit.

Un regard posé sur elle suffisait pour être aimé d'elle. Un parfum, un effleurement suffisait pour donner sa vie pour elle. Sous toutes ses formes l'Amour se dévoilait alors, riche de promesses et d'aventures, comblant toutes les attentes et les besoins. On devenait fou pour l'envoûtante Llefelys à la chevelure de feu et aux yeux d'émeraude.

Les cœurs se brisaient sur son passage telles de fragiles figurine de cristal qu'elle lâchait après l'avoir saisie pour en prendre une suivante, et ce, dans un cycle sans fin. Si elle pouvait en garder certaines plus longtemps que d'autres, ce n'était qu'un cruel sursis avant de rejoindre les bris. Tous pouvaient souffrir de son amour, mais aucun ne pouvait haïr la Déesse de l'Amour malgré la douleur; c'était là leur fardeau, un amour impossible et malheureux qui ne cessera jamais de se consumer. Sur son tapis d'étoiles, ces morceaux de cœur brisés, la Déesse resplendissait et ne cessait d'aller et venir, légère et insouciante du malheur qu'elle pouvait semer. Llefelys n'était qu'Amour et ne savait ressentir que ce sentiment d'amour exacerbé, multiple et universel, sans jamais arriver à devenir unique et infini.

Lorsqu’elle n’était pas en compagnie d’un de ses amants, Llefelys consacrait son existence à l’Amour des autres ; qu’il s’eusse agit de couples, de familles, d’amis ou d’ennemis, la Déesse distillait l’Amour dans les cœurs, sans autre forme de distinction. L’Amour ainsi révélé entre ces êtres était parfois heureux et tantôt tragique, mais Llefelys n’intervenait pas à ce niveau ; seul lui importe l’Amour sous toutes ses formes.

Il est souvent dit que sa demi-sœur Eurylia la concurrençait dans son domaine, mais il n’en était rien. Llefelys est la Déesse de l’Amour, et ne se retrouve en rien dans la sensualité et sexualité qu’aime incarner Eurylia. L’Amour est pur, fort et grand, peut être une facette d’Eurylia, mais n’est pas Llefelys.

On la dit aussi jalouse de la sombre beauté d’Isashani ; si Llefelys la jalousait bien, ce n’était en rien à cause de sa beauté. Sa mère en était la raison ; La Déesse avait dans son Royaume la maman de Llefelys, et ce, pour l’éternité. Etait-ce par culpabilité qu’Isashani acceptait les amants de Llefelys dans son Royaume?



[bDescription :[/b]
Déesse de l'Amour sous toutes ses formes, elle possède deux visages, deux apparences selon la légende, une innocente et pure jeune fille et une femme mûre et voluptueuse, sûre de ses charmes.
Les formes de la rousse aux yeux verts, charmeuse, malicieuse et possessive, étaient généreuses, riches de trésors prometteurs. Sa peau douce et parfumée était un enchantement pour les sens qui s’enivraient à son contact. Quant à ses cheveux incandescents, c’était un brasier hypnotique vers lequel chaque âme était attirée et ne demandait qu’à y plonger. Son épaisse chevelure descendait jusqu’au creux de ses reins cambrés, les mettant irrésistiblement en valeur. Mais plus que sa seule crinière, c’était le contraste avec ses yeux verts intenses qui empêchait quiconque de détourner son regard d’elle. Ces deux émeraudes brillaient d’un éclat éblouissant et envoûtant.

Selon le visage qu’elle arbore, Llefelys sait se faire la femme fatale aux multiples charmes ou se montrer innocente et charmante. Mais quelque soit son visage, de mémoire d’homme, rien ne saurait lui être refusé. La Llefelys plantureuse joue allégrement de ses formes et de sa voix, non pour séduire, simplement par jeu, tel un comédien endossant chaque nuit un nouveau rôle.
L’autre Llefelys se faut plus mutine et enjouée, dévoilant une innocence et une fraîcheur aux airs bien fragiles qui appellent à être protégés et auxquels peu d’Hommes peuvent s’y refuser.


Culte
Llefelys est la première des Enfants-Dieux et est, à ce titre, particulièrement adulée dans de nombreuses cités du Rhaëg. Ses temples sont tous érigés de manière identique, une coupole ronde supportée par douze colonnes de marbre blanc. Au milieu trônent les deux statues de Llefelys : l’une représentant une jeune femme souriante et légère dans ses vêtements de marbre, sur le point de s’envoler. L’autre, femme plantureuse au regard de braise, elle aussi légèrement vêtue et patiemment assise aux pieds de son alter-ego.
C’est tout ce que l’on trouvera de commun aux petits panthéons, chaque prêtresse décorant le temple de sa propre vision de l’Amour de sa Déesse. Si son culte est ouvert à tous, seules les femmes peuvent garder son Temple. Ce sont d’ailleurs les principaux disciples de Llefelys, même si quelques hommes la célèbrent aussi. Par ailleurs le clergé de la déesse de l'amour est l'un des seuls permettant à ses officiants de se marier, d'avoir une famille et des enfants – car qui pourrait ainsi officier pour Llefelys sans connaître les joies et les peines qu'offre l'amour ? En tant que membre d'une famille, les prêtres et prêtresses ne résident pas tous constamment au temple, et un roulement est effectué à chaque nouvelle lune entre les officiants, et ceux retournant auprès de leur famille.
Si Gaïa est la protectrice du mariage et de la famille, Llefelys elle, protège l'amour, le véritable Amour, quel qu'il soit, peu importe ses formes, sa place, qu'il soit adultère ou non.
Les temples de la déesse peuvent donc aussi servir de refuge aux jeunes amoureux souhaitant fuir les contraintes des mariages arrangés, ou celles imposées par les conventions sociales. Au sein de ces sanctuaires, sous la protection de la Déesse, nul n'a plus de pouvoir sur eux. Prêtres et prêtresses ont alors obligation de les prendre en charge auprès d'eux le temps nécessaire. Si les plus riches temples sont dotés de chambres sacrées, destinées à accueillir les amoureux en fuites, les plus modestes se contenteront d'un couchage déposé à même le sol dans un couloir.
Lors du mois de Llefelysku, certains sanctuaires sont aussi le théâtre de fêtes sacrées, où les amoureux de tout âge peuvent venir demander à la Déesse si l'amour de leur prochain est sincère, ou si la personne qu'ils aiment les aime en retour. Le consultant est alors chargé de nourrir les cygnes sacrés de la Déesse. Si ceux-ci acceptent la nourriture, alors votre prochain partage l'Amour que vous lui portez, mais si en revanche les cygnes la refusent, alors l'Amour n'est qu'à sens unique.

Qualités : Tendre et aimante
Défauts : Jalouse et possessive
Symbole végétal: La rose, quelque soit sa couleur
Symbole animal: Le cygne

Texte par Niniel, Asshai, avec un ou deux d'un invité de passage ''Le Chroniqueur d'Ellemar"
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MessageSujet: Re: Cosmogonie Rhaëgienne   Sam 31 Aoû 2013 - 9:05


~°~ Kaziel ~°~
Dieu du Chaos et de la Discorde

Origine:
L'origine de Kaziel est à l'image de ses attributs, placée sous le signe de la discorde et du chaos. Celle-ci ne commence même pas chez les dieux, ni dans leur panthéon.
Elle prend racine sur le Rhaëg, avec le couple elfique Eärendil et sa femme Serindë. Ils vécurent une vie ordinaire pour les membres de leurs espèces. Une vie longue, remplit d'amour et de tendresse qui n'avaient fait que croitre doucement et sereinement dans ces terres en début de vie. Aussi la fin tragique et brusque de Serindë n'en fut que plus douloureuse et absurde pour son mari. Une elfe qui décède suite à un accident, ce n'était pas chose fréquente. Un corps introuvable car emporté par les courants et des hommages mortuaires qui ne pouvaient pas être remplis complètement, c'était encore plus rare. L'elfe refusa une telle fin pour la seconde moitié de son âme. Elle ne méritait pas cela. Les membres de sa communauté tentèrent de le consoler. Rien n'y faisait, la peine ne voulait pas partir, ne s'atténuait pas. Petit à petit, il s'éloigna de ses congénères, jaloux de leur bonheur, envieux de leurs couples, désireux d'échanger la vie d'un autre pour sa tendre. La dernière pensée le fit trembler de peur. Il ne pouvait pas continuer sur cette pente. Bien que son fils l'y aurait encouragé.

Le premier né savait qu'il ne pouvait rien faire seul. Il alla prier Llefelys, déesse de l'amour pour l'aider dans ses projets. La déesse ne voulait pas intervenir, du moins au début. La ténacité d' Eärendil, sa douleur qui le conduisait presque la folie et l'amour pure qu'il portait encore à la défunte, finir par la faire céder. Elle accepta son plan insensé, qui était contraire à bien des règles. La douce déesse usa d'un charme pour faire croire à tous que l'elfe était mort, tous y compris Zakeriel. Elle embrasse le front d'Eärendil et lui murmura une bénédiction ainsi que des encouragements. Ce n'était pas de trop au vu des épreuves qu'il aurait à affronter.

L'enterrement fut fait dans la sobriété qui convenait. Le messager des dieux fidèle à sa tâche conduisit cet âme défunte jusqu'au royaume des morts. Si la magie de la déesse de l'amour avait pu tromper ceux de la surface, ils ne pouvaient berner celle qui régnait sur le royaume des morts. Isashani le vit arriver avec surprise: Que pouvait bien vouloir un vivant sur ces terres de fin.
Eärendil raconta alors son histoire, son amour et la fin tragique de sa tendre et trop aimée Serindë. Une lueur dangereuse s'alluma alors dans les yeux de la déesse. La déité brune était certes amour envers les âmes décédées, mais elle était aussi avidité. Cumulant les compagnons d'éternités quelques soient leur âge ou leur sexes pour combler un blessure béante, qui ne pourra jamais être refermée. Il n'était pas question qu'elle rende à l'elfe sa femme. Elle était à présent dans son royaume et nul de revenait d'ici bas. L'elfe lui promit alors un autre compagnon en remplacement de sa femme. Un échange équilibré: une vie contre une autre. Le visage interdit, Isashani le contempla et lui demanda alors qui il était prêt à sacrifier. Le visage pur de l'elfe se tordit alors sous les traits d'un sourire sans joie, il ne proposait pas un sacrifice. Il proposait une vie, la seule que pouvait donner un être vivant comme lui. L'elfe trouva là une corde sensible chez cette déesse, qui n'avait que pour compagnon les morts et son fils, trop à son goût. Elle s'engagea alors: Si elle donnait la vie, il pourrait retrouver sa femme.

Ce fut ainsi que Zakiel naquit, sous l'égide d'une fausse promesse. Quant à ce qu'il advint de son père et de l'épouse de celle-ci, c'est un autre chapitre. Le début de l'histoire de la vie de ce dieu bien singulier.

Histoire:
Les yeux violets de ce futur dieu s'ouvrirent quelques mois plus tards, sous le regard émerveillé de sa mère et le visage dégoûté de son père. Zakiel, déjà nourrisson était plus amusé par ce visage honteux que par l'autre. L'elfe ne pouvait le regarder sans éprouver des remords et la culpabilité. Le premier né vint réclamer son dû. Isashani lui répondit simplement qu'il devait attendre que l'enfant grandisse. Une vie pour une autre, elle devait alors être équivalente. Serindë était une âme bien plus veille, l'elfe devrait donc attendre avant de pouvoir la retrouver. Eärendil rappela alors à la déesse qu'elle était tenue par sa parole et comme tous les dieux, elle ne pouvait s'y soustraire. La brune lui répondit alors qu'elle ne se dérobait pas: elle avait promis qu'il retrouverait son épouse, seulement il n'y avait aucune précision sur la date. La rancœur, la colère et les injures formées dans le coeur de l'homme firent apparaître le premier sourire sur le visage de son fils. Il goûtait la saveur de cette haine. Il était né dans un monde bien palpitant ou des individus pouvaient ressentir des sentiments d'une belle force et d'une intensité remarquable.

Le dieu s'épanouit prêt de ce père frustré et impatient. Il était amusant de voir à quel point le temps faisait des dégâts. Cet être si pur à la base n'était devenu plus amertume et colère, pour la plus grande joie de son fils. L'enfant s'amusait d'ailleurs souvent à prononcer les phrases les plus blessantes ou qui envenimaient la situation. Ses traits juvéniles lui donnaient un air innocence, qui empêchait l'elfe de tourner sa colère vers Kaziel, mais renforcait la haine de celui-ci envers la mère du petit. Aurait-il réagis autrement s'il avait su que les traits purs n'étaient qu'un masque? Peut-être, Kaziel n'aurait cependant laissait personne casser son jouet. C'était amusant de monter son père contre sa mère et réciproquement. Le dieu avait aussi compris son influence sur Isashani et n'hésitait pas à en profiter.

Vint enfin le grand jour pour Eärendil. Il était enfin temps qu'il retrouve sa femme. La Déesse du royaume des morts alla chercher l'âme, avec un mystérieux sourire sur les lèvres. Elle ramena le spectre jusqu'à l'homme, dont les traits s'illuminèrent, comme jamais ils n'avaient brillés ici bas. Il pleurait, criait sa joie, sous le sourire absent et bienveillant, le regard aimant et lointain de sa femme. Le premier né voulu alors saisir la main du spectre pour l'amener vers la sortie. Surprise, la morte se dégagea et lui demanda ce qu'il voulait. Abasourdit, Eärendil bredouilla qu'il voulait la ramener chez eux. Le spectre ne comprenait pas: c'était chez elle ici, pas dehors. L'elfe fut surpris d'une telle réponse, il haussa le ton. Il n'avait pas été si loin, n'avait pas fait tant de sacrifice en vint. La femme répliqua alors qu'elle n'avait jamais voulus ça. Qu'elle ne voulait pas porter le fardeau une fois redevenue vivante des mésaventures de son mari, encore moins celui de sa tromperie et d'un enfantement avec une autre. Elle voulait garder cette paix, le repos et le détachement que seul la mort pouvaient lui accorder. Abasourdit, n'en croyant pas ses oreilles, le mari ne put rien répondre. Zakiel souriait amusé par ce pitoyable couple, alors que Selindë regagnait sa demeure. C'était une fin à la hauteur de son père: pitoyable. L'elfe s'effondra sur le sol et un râle sortie de sa bouche. Il tomba à terre, ses muscles se crispèrent , son esprit se vida. Il n'était plus que douleur, peine et désespoir. Kaziel rigolait.

La déesse se pencha alors vers le malheureux. L'heure du repos était venu, même pour ce rat. Un sourire loin d'être bienveillant brillait sur sa peau pâle. Elle était tenue par son serment, il retrouverait donc sa femme. Elle plongea ses mains dans l'âme miséreuse, retira la noirceur des dernières années et le coup de théâtre final. Dépouiller de ses tristesses, du fardeau du deuil, cette âme était bien plus jolie, bien plus brillante. Un sourire apparu sur le visage d'Isashani, c'était ainsi que devait être tous les habitants de son royaume. La déesse confia le pire à Zakeriel, pour qu'il puisse les conduire à Ouranos. Une main douce se posa alors sur le spectre de l'elfe, au visage à présent si calme. Le visage de la déesse était devenu bienveillant: Ce couple serait heureux chez elle, il était temps de les réunir. Les lueurs dans les yeux de la discorde s'éteignirent devant les actes de sa mère: il le savait, il allait traverser une période de sombre ennuis.

Il n'avait pas tort. Les morts étaient en paix, calmes, sereins et détachés. Bref, des spectres qui avaient subi tout le processus de prières, d'extraction et autres rituels imposés par Isashani. Avec le visage tendre et aimant de sa mère, il n'y avait pas pire. Le jeune dieu finit par soutirer un peu d'aide de son aîné, sans l'accord de celui-ci. C'était de toute façon un benêt trop loyale, qui devrait être heureux de pouvoir lui être utile. Kaziel parvint à lui piquer ce qu'il désirait, le pouvoir de sortir. Au début, il l'usa avec circonspection, pour que le corbeau ne se rende pas compte de cet empreint. Le messager ne ressentit rien et le temps guérit cette blessure magique et lui restaura la totalité de ses pouvoirs. Du coup, nul ne sait d'où vient la capacité de Kaziel à briser le sceau d'Ouranos qui isole le royaume souterrain. L'attente permit au dieu de la discorde et du chaos d'observer la surface, de comprendre,et de préparer pour la sortie.

Le fils cadet d'Isashani profita d'une catastrophe naturelle et de son lot de mort pour débarquer. À peine fut il arrivé sur les lieux de la catastrophe, qu'il en profita pour accentuer la colère des victimes. Kaziel prit l'apparence d'un orphelin éploré, d'une mère ayant perdue toute sa famille, d'un handicapé abandonné par tous. La crise naturelle fut suivi d'une crise politique sanglante et couvée du regard par son créateur. Ce n'était que le début d'une longue série. Le dieu du chaos se promenait dans le Rhaëg, s'amusant tout aussi bien à séparer les amants et à les faire s'entretuer, à monter des familles les unes contres les autres, qu'à déchirer des nations entières et à amener des peuples à leur extinction.
Il goûtait chaque haine avec son palais d'expert. Appréciait la mélopée formée par les notes des hurlements et des cris déchirants. S'amusait à briser les carcans qui enfermaient ces idiots et leur permettaient soit disant de survivre. Il trouva sur la surface tant de sentiments qui n'existaient pas au royaume des morts et s'amusait comme un gamin sur ce petit continent. Il s'invita même à la table des dieux, car il avait leur place parmi eux. Autant dire que ce repas fut animé et heureusement ce jour là, il n'y avait pas Haskèl. Il profita déjà de cette occasion pour mettre la lune rousse enceinte, alors qu'elle ne voulait pas d'enfant. La vive déesse aurait été plus maternelle et en aurait souhaité, le brun se serait alors débrouillé pour qu'elle ne puisse pas en avoir. Dommage qu'Osmael s'échappa, car il aurait bien voulut presente à Gaia un nouveau bâtard d'Ouranos. Kaziel se contenta de sourire face à cet échec et reprit son chemin. Il avait encore tant d'évènements à déclencher.
Le combat et la discorde finirent par se rencontrer dans leur voyage respectif. Dire qu'ils s'apprécièrent était sans doute présomptueux vu leur caractère, mais ils firent quelques grandes actions communes, comme la folie des Valheru et leur volonté de conquérir le monde. Kaziel apprécia particulièrement l'idée qu'il avait réussi à leur instillé: Prendre la place des dieux.

Ce fut sans doute cette dernière action qui fut celle de trop. Les dieux du panthéon se réunir pour rattraper le brun. Ouranos ne le détruisit pas, au nom de l'équilibre et de l'affection qu'il portait à Isashani. La déesse de la mort n'avait eu de cesse d'attendre son cadet, depuis que le messager lui avait dit qu'il était à la surface.
Il fut renvoyé d'où il venait, pour y rester enfermer à vie. Sa mère, pour être certaines que son fils ne perturbe pas les âmes au repos, l'isola au fin fond du royaume des morts. De ses mains, elle façonna le vide afin d'être sûre qu'il ne puisse de nouveau sortir et lui échapper. Son coeur la trahit cependant et elle lui laissa une fenêtre pour contempler le monde.

Depuis Zakiel regarde les Rhäeg de cette fenêtre avec un sourire moqueur et un regard hautain. Il contemple son travail. e chaos, la discorde n'ont pas besoin d'être entretenu, la pichenette de départ suffit la plupart du temps. Ses yeux attentifs guettent cependant toute occasion pour pouvoir semer le trouble à travers cette fenêtre. Il se place dans le moindre soupçon, les doutes, les colères, la rancune, les vengeances, les destructions et les catastrophe. Ainsi que bien d'autres facteurs, les énumérer tous prendrait cependant trop de temps. Il veille, joue ses coups avec une stratégie connues de lui seule. Il n'a pas encore perdu et compte bien revenir un jour, il faut qu'il attende l'occasion pour sortir une carte majeure, de nulle part et pas de son jeu, bien entendu.

Description:
Il n'est que peu représenté et trouver la description de cet être bannis par ses paires est délicat. Toutefois, les textes le dépeignent comme un jeune homme ressemblant à sa mère et d'une beauté égal à celle des autre dieux. Il aurait hérité d'elle une chevelure d'un noir de jais et ses iris violette. Son teint plus vivant viendrait de son père, ainsi qu'une paire d'oreille pointue. Son visage arbore souvent un sourire sarcastique pendant que ses yeux toisent le monde. Le rhaëg et ses habitants ne sont que les pions sur un plateau de jeu crée par les autres dieux. Si c'était dans sa nature, il les remercierait presque. Attention, il est bien marqué presque. Qu'importe les vrais créateurs et leurs lois, Kaziel se considère comme le seul à savoir comment jouer à ce jeu, qui n'a en réalité aucune règle.

Culte:
Un culte au dieu du chaos et de la discorde, ce serait un grand amour du paroxysme que de le créer. Kaziel n'a pas d'ordre à son service et seulement quelques personnes isolées pour l'adorer... sans doute en secret. Il est évoqué dans nombre d'expressions et des jurons, comme par Kaziel! Ou encore t'as un langue de Kaziel. Les gens évitent cependant de trop le nommer, car c'est un dieu dont on ne souhaite pas attirer l'attention.

Qualité: Intelligent, froid, calculateur.
Défaut: joueur, sadique, pervers. méprisant

Animal: Le vers qui ronge les cœurs, comme le doute ou le serpent persiffleur.
Végétal: La pomme de la discorde et l'ancolie qui signifie le trouble.

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MessageSujet: Re: Cosmogonie Rhaëgienne   Sam 31 Aoû 2013 - 9:05


~°~ Osmaël ~°~
Fils d’Eurylia et de Kaziel, Dieu du Hasard, de la Chance, et de la Ruse


Origines :
Osmael n’était pas prévu au programme ce qui, quand on le connaît n’étonne pas tant que ça. Fils d’une nuit entre Eurylia et Kaziel, il résistera à tous les efforts fait par sa mère pour se débarrasser de ce parasite qui l’empêche de s’amuser. Il naîtra ainsi prématuré, au bout d’à peine un cycle de gestation, révélant par là ses origines divines.

A la naissance, Osmael était un nourrisson totalement banal, contrairement à la légende voulant que les dieux naissent adulte, si ce n’était ses yeux. En effet, ses iris, bleu-grises comme celle de beaucoup de bébés, virèrent à l'or à l’instant où il vit sa mère. Il y avait également dans le corps de cet enfant tout l’esprit, l’intelligence et le savoir d’un dieu. Avant même de savoir parler, l’enfant pensait comme l’adulte qu’il devait devenir.

Histoire :
Furieuse contre ce fils dont elle ne voulait pas, Eurylia essaya d’abord de le laisser à son père, lequel déclara qu’ils n’avaient cas faire croire à Ouranos que ce n’était qu’un bâtard de plus. Le dieu de la Discorde n’aimait rien tant que les disputes entre Gaïa et son époux. Mais Osmael ne l’entendit pas de cette oreille et se laissa simplement tomber sur terre, dans une forêt, où il fut recueillit par un couple de bûcherons.

Peu soucieux d’attirer l’attention sur lui, le Dieu attendit patiemment que son corps grandisse. Il fut un enfant calme et très intelligent, mais un adolescent turbulent, montrant peu de goût pour les activités physiques et les corvées et un talent peu négligeable pour y échapper. Il y avait quelque chose chez lui qui faisait que l’on rechignait à lui dire non. Tout comme cette chance aux jeux qui le faillirent plusieurs fois le faire exclure de la taverne. Toutefois, au village, l’ambiance s’améliorait d’année en année. Beaucoup de jeunes, refusant de suivre l’exemple de leurs parents s’embarquaient dans des négoces ou des métiers dangereux et s’en sortaient plutôt bien, Osmael restait plus ou moins anonyme et tout était bien.

Les choses se passaient même un peu trop bien et le dieu s’ennuyait. Il essayait bien de pousser les villageois à prendre de plus en plus de risques, retirant sa protection parfois aux moments les moins propices mais ces difficultés n’étaient rien. Alors, il annonça à ses parents adoptifs qu’il voulait devenir scribe et prit la route à la recherche de nouveaux défis. Il n’avait pas oublié qui il était, ni qui étaient ses vrais parents mais il aimait le monde des hommes et savait bien que personne là haut ne le rechercherait.

Il se promenait depuis un certain temps, proposant parfois une solution lorsque personne n’en trouvait, se contentant le reste du temps d’écrire ce qu’on lui demandait et de gagner au jeu quand Mystra se décida à donner un petit coup de pouce aux mortels.

La magie apparu sur le monde et les ennuis aussi. Au début, les mages étaient mal vus et le monde, peu préparé à ce don, ne savait quoi en faire. De longues disputes éclatèrent un peu partout dans le monde et Osmael ne savait plus où donner de la tête. Son père devait être ravi. Le jeune dieu, lui, s’amusait bien. Il était tellement plus amusant de réparer que de détruire qu’il lui arrivait même parfois d’envenimer lui-même une situation pour compliquer un peu les choses et donner du piment au jeu.

Petit à petit, la réputation du scribe grandit. Si ses farces et sa chance au jeu lui interdisaient de rester trop longtemps dans la même ville, ses talents de médiateur commencèrent à le précéder. Il arriva alors dans un royaume en proie à la pire embrouille qu’il lui ait jamais été donné de voir. La situation était désespérée et depuis plusieurs générations, l’ensemble du pays tombait en morceaux. Mariages, alliances, trahisons, tout avait été tenté et le Seigneur des lieux était arrivé à court d’idées.

Osmael se présenta au château comme scribe et proposa alors ses services. La situation était telle qu’il fallu trois ans au dieu pour la régler.

La première année, il fit venir quiconque voulait s’exprimer sur le sujet, écouta les témoignages, compara les points de vues, recensa les jeunes gens à marier. La seconde année, il joua tout le royaume sur un coup de dé et décida de le couper totalement du monde extérieur pour en faire une autarcie et ce, malgré les mauvaises récoltes et les problèmes financiers que le royaume connaissait depuis plusieurs années. La troisième année, certaines personnes moururent, d’autres se marièrent, des ressources furent trouvées dans des zones considérées comme inutiles, et la situation se régla pour ainsi dire d’elle-même. Osmael fit alors rédiger un traité dont les termes perdurent encore à ce jour. La situation était réglée.

Pour fêter ce jour, un grand banquet fut organisé. Le Seigneur, assez portée sur les hyperboles et soutenu par beaucoup d’alcool, déclara à Osmael des talents digne d’un dieu. Amusé par la scène, l’être décida alors de se révéler à l’assemblée. Ironie du sort (ou pas ?), le Seigneur fut le seul à n’avoir aucun souvenir de la Révélation, lui qui pourtant en avait été l’élément déclencheur. L’alcool brouille bien des choses. A moins que ce ne fut une ultime farce du Dieu…

Ce fut le fils aîné et héritier de ce même Seigneur qui devint le premier grand prêtre d’Osmael et construisit son culte selon ses désirs. Il renonça du même coup à son titre, le laissant à sa sœur cadette, laquelle, en se mariant, cimenta la paix nouvellement installée. Là encore, la légende ne dit pas s’il s’agit d’un calcul du dieu ou simplement du hasard…à moins que ce ne soit la même chose.

Arrivé au milieu de ses pairs, Osmael eut l’intelligence de ne pas se faire remarquer. Il ne demanda aucune faveur, se contentant de jouir des offrandes de ses fidèles, regarder le monde en bas et répondre, selon sa fantaisie, aux prières qu’on lui envoyait. Certains disent qu’il attend son heure. D’autre que son existence le satisfait pleinement. Difficile de savoir.

Son culte, ses alliances, ses attributs, ses célébrations:
Le culte d’Osmael n’est pas très répandu mais on le trouve à peu près partout dans le monde, surtout dans les capitales et les grandes villes. Les prêtres, homme ou femme, sont souvent des enfants nobles, nés du mauvais côté du lit, malformés ou qui ont décidé d’échapper à un mariage arrangé. Tout membre d’une famille noble, quelque soit son sexe, demandant à rentrer au service d’Osmael est perdu pour sa famille. Parmi le clergé Osmalien, on compte aussi des gens du commun mais la sélection se fait alors sur l’intelligence et peu d’entre eux arrivent aux hauts échelons de la prêtrise. Cela dit, ce n’est pas impossible. La chance sourit aux ambitieux.

Osmael, c’est bien connu, n’aime pas les fêtes. Il n’a donc aucune célébrations à son nom, ni même de saison dédiée. Il frappe quand il veut et comme il veut. Quand à son culte, il n’est ni très développé, ni très compliqué. On vient quand on le veut, on dépose une offrande et l’on brûle sa prière préalablement écrite ou dictée à l’un des nombreux scribes qui hantent les temples.

Mais Osmael n’est pas un dieu populaire parce qu’une fois son attention attirée, il est impossible de prévoir comment il décide de répondre à vos demandes. Si votre offrande l’a amusée, il pourra vous aider comme vous détruire s’il décide que vous avez outrepassé vos droits. Ainsi, il préfèrera une offrande en rapport avec la prière que des richesses et n’est surtout sollicité que par ceux qui pensent n’avoir rien à perdre. Cela lui importe peu, il ne se gêne pas pour interférer aussi où il n’est pas souhaité.

Son caractère, son apparence:
Osmael a gardé l’apparence du tout jeune homme qu’il était quand il s’est révélé au monde. Une peau diaphane qui n’a jamais connu de rasoir, de longs cheveux bruns très fins, un visage bien dessiné et de grands yeux d'or aux reflets bruns. Il est représenté vêtu de noir avec des tenues près du corps mais sans excentricité. Les tableaux lui donnent l’air sage et doux mais doté d’un regard pénétrant. Un adolescent plutôt séduisant donc mais qui n’a rien de remarquable en soi.

Le caractère du dieu est bien plus complexe à définir et bien peu s’y risquent. Tous font mention d’un sens de l’humour assez particulier, portant plus sur les jeux de mots et l’humour noir que les farces de sa mère. Il est connu pour être très intelligent mais assez indolent la plupart du temps, ayant une sainte horreur du travail manuel. Toutefois, quand un sujet attire son attention, il n’épargne ni son temps, ni celui des autres.

Ses amis aimeraient savoir qu’ils peuvent compter sur lui mais ce n’est malheureusement pas le cas. Il ne les oubliera pas mais est capable de les mettre dans l’embarras tout autant que de les en sortir. Il n’hésite pas à placer des embûches sur la route de ses fidèles pour éprouver leur détermination et leur intelligence et ne les sauvera pas toujours. La meilleure façon de se retrouver dans ses petits papiers est de le faire rire. Il aime l’insolence quand elle est contrôlée tout autant que l’ordre dans les moments de chaos. Les choses trop droites l’ennuient. La destruction aussi.

Qualités : intelligent, diplomate, amour du jeu et du risque, a le sens de l’humour
Défauts : calculateur, paresseux, a un humour assez particulier et une loyauté changeante

Symbole végétal: Le gênet
Symbole animal: le cerf

Isleen
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MessageSujet: Re: Cosmogonie Rhaëgienne   Sam 31 Aoû 2013 - 9:06


~°~ Kishi ~°~
Déesse de la Nuit et des Etoiles


Histoire :
Quand Solyae eut crée sa fille Flarmya, la flamboyante Déesse aux larmes de feux, s'attirant par cet acte la colère de son père Ouranos et de sa mère Gaïa, il fut puni d’exil durant un siècle sur le soleil, son astre brûlant qui éclairait le ciel de Rhaëg.

En proie à une profonde solitude, séparé de ses sœurs la douce Iolya et la mutine Eurylia, séparé de ses pairs et même de sa fille, Solyae plongea dans une profonde mélancolie. De jour en jour sa tristesse grandissait et devenait toujours plus insupportable, et chaque fois que son accablement devenait plus fort, l'astre solaire semblait perdre de sa splendeur. Solyae ne voyait plus le temps passer et ne s’imaginait plus de fin à son exil.
S'affaiblissant de plus en plus, il arriva à un point où il ne pouvait plus apporter sa lumière sur le monde et où celui ci, plongé dans les ténèbres, courrait à sa perte.

Rongée par le remord de la punition qu'elle infligea à son fils, et ne supportant pas le voir ainsi disparaître, Gaïa appela auprès d'elle ses filles, et prit conseil. Iolya et Eurylia accoururent sans tarder, profondément atteintes par l'état de leur bien aimé frère et bien décidées à trouver une solution pour lui redonner espoir.
Craignant la colère d'Ouranos, les trois Déesses refusèrent de renvoyer Flarmya à ses cotés, et jugèrent préférable de lui confier la compagnie d'une autre Déesse. Aussi se séparèrent-elles, parcourant le monde en quête d'une compagne pour Solyae. Elles trouvèrent les Déesses des eaux, celles des airs, celle de l'Amour, celle des Illusions, et allèrent même trouver celle de la Mort. Malheureusement, toutes refusaient de quitter leur domaine pour s'exiler sur le soleil. Qu’iraient-elles donc faire sur cet astre brillant et tournant autour du monde sans jamais s'y poser? Non merci, très peu pour elles!
Devant cet échec, Gaïa rappela ses filles auprès d'elle.

« Puis qu’aucune Déesse ne souhaite rejoindre votre frère, dit-elle, et bien mes filles, créons-la. Elle sera notre et nous l'enverrons auprès de l'astre avant qu'elle ne s'éveille. Ainsi en ignorant tout de ce monde, elle ne pourra le regretter. »

Sur ses mots, Gaïa prit soin d'extraire de ses entrailles le plus pur des quartzs, et le façonna, lui donnant la forme d'un corps souple et fin pour plaire à son fils.
Son visage fut formé - doux et serein, fin et régulier. Et enfin y ajoutant tout le regret qu'elle avait d'avoir puni son fils, et la douleur de cette séparation, la Déesse lui offrit une magnifique chevelure, rivière d'encre démesurée née de la tristesse de son cœur.

Une fois achevée, Gaïa contempla satisfaite sa création. Le petit corps inanimé semblait si pur et fragile qu’aucune des Déesses n’osait encore le toucher.
Il ne lui restait plus qu'à lui insuffler la vie. Et pour ce faire, elle s'aida de ses deux filles : Iolya lui confia la tempérance et la douceur de son caractère, quant à Eurylia, elle lui donna les secrets de sa sulfureuse séduction.

Quand enfin Kishi ouvrit les yeux dans les bras de ses créatrices, ce fut comme si deux nouveaux petits soleils s'étaient ouverts en ce monde. La portant aussitôt auprès de Solyae, elles la laissèrent ainsi, enveloppée de sa seule chevelure.

A peine eut-il posé les yeux sur elle que Solyae sentit sa douleur s’estomper, car cette femme aux yeux flamboyants et à la chevelure de jais, représentait à la fois toute la mélancolie et la tristesse de son cœur, mais lui évoquait aussi l'ardeur de l'amour qu'il éprouvait pour ses pairs. Quant à Kishi, elle sentit toute la chaleur et la bonté de Solyae, et sut aussitôt qu'elle était à sa place.

Ne pouvant réprimer leurs sentiments, l'astre rejoignit les bras de cette inconnue qui s’empara de sa si douloureuse solitude et la lui fit oublier. La Déesse aux cheveux d'ébène les cacha du reste du monde et couvrit Solyae de tendresse et douceur.

On raconte alors que Solyae avait été seul depuis si longtemps que leur étreinte dura douze heures, et qu'une fois séparé de sa belle, il réapparut au monde aussi brillant et éclatant qu'il l'avait été auparavant.

En gage d'amour, il lui offrit des éclats de soleil, que Kishi glissa dans sa chevelure pour rappeler qu'au plus profond de la mélancolie subsiste l'ardeur et l'amour : ainsi naquirent les étoiles, répandant leur douce lueur sur les ténèbres de la Nuit. Solyae et Kishi offrirent ainsi à leur monde ce qui avait tant manqué à Solyae : l’espoir et le réconfort que lui avait apportés Kishi alors qu’il régnait dans un univers de solitude.

Arriva le temps où le siècle parvenait à son terme. Solyae, étrangement, n’avait pas vu la fin de la punition arriver. Ouranos et Gaïa étaient prêts à célébrer en grandes pompes son retour, et tous l’attendaient avec grande impatience. Mais le cœur de Solyae se déchirait à l’idée d’abandonner Kishi sa bien-aimée. Le Dieu solaire ne pouvait s’y résoudre. Il demanda alors à l’une de ses sœurs de supporter l’astre le temps d’une nuit, délaissa la couche de Kishi et se rendit auprès de ses parents. Après de longues étreintes, il leur annonça la chose suivante :

« Chers parents, mon choix est fait. Je vais repartir là-haut, auprès de mon astre et de ma nuit. Je ne pourrai survivre loin d’elle, comme elle ne le pourra pas sans moi. Nos destins sont à présent liés, et tout est bien ainsi. »

Devant la tristesse de ses parents, il leur promit alors une chose.

« Dès que ma course me permettra de croiser l’une de mes sœurs, je lui demanderai de soutenir mon astre le temps d’une visite ; alors je viendrai vous serrer dans mes bras avant de remonter. »

Solyae fit alors de son exil son nouvel univers.

Désormais, Solyae rejoignait chaque jour sa bien-aimée pendant plusieurs heures. Lorsque l'hiver arrivait, hâté par le froid, l'astre solaire rejoignait bien plus tôt les bras de sa douce. A l'inverse, galvanisé par la chaleur de l'été, Solyae s'aventurait plus tôt hors de sa couche afin de parcourir le monde.

Il tint promesse et descendit voir ses parents à chaque fois qu’Iolya ou Eurylia croisait sa route, et s’offrait de porter le soleil quelques instants, le temps d’une étreinte; c'est ainsi qu'apparut l'étrange phénomène que tous appellent aujourd'hui éclipse solaire.
Solyae avait enfin trouvé son bonheur.

Sa dulcinée, la discrète Déesse, parlait rarement. Lorsque Solyae quittait sa couche, elle se retrouvait seule et en profitait alors pour dormir à la chaleur du soleil. Lorsque qu'il la rejoignait, elle veillait sur lui et sur son royaume endormi.
Elle aimait les voir plongés dans leur sommeil, innocents visages abandonnés à sa nuit.
Mais si la nuit est son domaine, Kishi, en Déesse mineure ne peut veiller sur toutes ces âmes. Car c’est aussi dans son domaine que Solyae vient la rejoindre pour cacher quelques heures son rayonnement aux yeux de tous.
Les deux sœurs de Solyae ne sont jamais très loin et sont prêtes à tout pour le bonheur de leur frère solaire. C’est pourquoi Kishi put-elle confier à Eurylia la part de folie de son royaume, et à son neveu Aran'Rhiod les rêveurs tandis qu’elle pouvait veiller sur le repos de son amant. Iolya, calme Déesse de la lune mauve, la laissait protéger Solyae de son voile noir, mais n’était jamais très loin pour veiller sur eux.


Culte :
Aujourd'hui Kishi est souvent associée au culte d'une des deux lunes, généralement Iolya dont elle a hérité de la douceur, mais est aussi présente dans le culte de Solyae dont elle est la compagne.

Lorsque l’on vient célébrer Kishi dans les Maisons de l’Aube d’Iolya, on parlera du « culte nocturne de Kishi » : le culte de Kishi est en effet rendu de nuit, notamment à l’arrivée de leur Déesse, permettant ainsi au clergé d’Iolya de ne pas rencontrer les fidèles de la Déesse de la Nuit et des Etoiles. Celle-ci amène avec elle esprits et autres génies, qui ont fait de la nuit leur domaine, et qui doucement émergent de leur monde oublié. Loin de vouloir les en chasser, les dévoués de Kishi accomplissent le rituel de bienvenue afin que le passage de leur Déesse se fasse en toute quiétude. Ce rituel se fait bien souvent à l’extérieur sous l’éclat bienveillant de la chevelure de la Déesse.

Un autel lui est aussi dédié dans le coin du temple de Solyae dont elle est la compagne, ou quelques bougies sont allumées à la nuit tombée pour rappeler l'éclat des étoiles dans la nuit. Bien que son culte puisse là aussi être célébré de nuit, on le distinguera du premier en le qualifiant de « culte solaire de Kishi », faisant ainsi référence au Temple de Solyae.
On y retrouve souvent des petites statues d'elles, où elle est parfois représentée nue, uniquement drapée de sa chevelure de nuit qui peut s'étendre sur une portion toute entière d'un mur, et dans laquelle sont souvent insérés de petits morceaux de quartz brillants rappelant les étoiles.

Au delà de ces petits autels, le culte de Kishi est assez peu répandu, hormis peut être dans certaines régions de Vaendrak où les nuits peuvent parfois durer plusieurs mois. Les aurores boréales que l'on peut voir dans ces régions, sont, dit-on, les quelques fils de la chevelure flamboyante de Solyae s’entremêlant à celle de Kishi.

C'est aussi dans ces régions que l'on peut voir les seuls lieux de culte dédiés uniquement à Kishi, souvent de petites chapelles ou de petits autels indépendants. Lors de ces longues nuits australes, des prières sont faites à la Déesse afin qu'elle puisse offrir le réconfort dans les ténèbres et assurer le retour de Solyae, brillant et vivifié.

Plus largement, Kishi est devenue la Déesse de l'espoir, et des causes perdues. On peut la révérer lors de nos phases de tristesse ou de mélancolie afin qu'elle nous apporte le réconfort dont nous avons besoin.
On raconterait aussi que certains initiés du « culte nocturne » auraient appris l’art de lire à travers la chevelure de leur Déesse et les éclats donnés par Solyae. Tournoyant autour du monde depuis le début, ils seraient les témoins éternels de l’Histoire universelle. Pour les initiés, lire les étoiles serait connaître l’histoire de leur monde…


Qualités: Dévouée et apaisante
Défauts: Distante et impassible

Végétal: L'Epiphyllum, ou fleur de lune, fleur ne s'ouvrant qu'à la tombée de la nuit.
Animal: Le ver luisant, qui brille dans la nuit tout comme les étoiles qui ornent sa chevelure.

Texte par Niniel et Asshai

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Cosmogonie Rhaëgienne
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