Tol Orëa, la Terre de l'Aube

Le Ciel est notre Empire ... pour Vaincre ... ou pour Mourir !
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 [Lieu] La Lande d'Eru et les ruines de l'Ordre Maudit

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Oracle Tol Orëanéen
Eminence Grise
Eminence Grise
avatar

Messages : 824
RPs : 879
Date d'inscription : 30/08/2013
Localisation : Mont Gerikor

MessageSujet: [Lieu] La Lande d'Eru et les ruines de l'Ordre Maudit   Sam 31 Aoû 2013 - 9:57

 
" Il vous aura fallu du courage et une curiosité aiguisée pour parvenir aux frontières de la Lande d'Eru. Vos pieds ne foulent que de la poussière, là où s'élevait jadis la luxuriante et verdoyante Plaine de Daranis. Dans cette contrée sauvage qui s'étend sous à vos yeux ébahis, rien ne pousse excepté de l'herbe folle et des arbres tordus comme touchés par la foudre. Le vent siffle et murmure, chargé de souvenirs. Plusieurs régions s'entrecroisent ici : la plaine pierreuse et sablonneuse que vous traversez en premier n'est pas la plus dangereuse. Nulle végétation pour égayer le lieu, nul salut pour les voyageurs égarés. Se perdre équivaut à mourir. Au-delà de la première région s'étendent les marécages ou ce qu'il en reste. Prenez garde aux geysers glacés ou bouillants, à l'air emplis de souffre et de vapeurs toxiques. Protégez-vous le visage et évitez les trous béants du sol traître. Pas d'arbres, ni même de rochers pour vous dissimuler aux périls du ciel. Vous êtes à découvert. Et les bêtes qui rôdent ici peuvent frapper à tout moment. Araignées et scorpions géants, manticores enragées et vous-même : tout peut être un ennemi, jusqu'à votre ombre dans ces lieux hostiles et abandonnés des Dieux.

Petit à petit, vous croisez des ruine sur votre passage, vous vous rapprochez du coeur de la Lande. La peur commence à vous enlacer de ses bras glacés, cependant vous avancez. Vous dépassez d'anciennes tours de guets, vestiges sans échos d'une vaste enceinte fortifiée peut-être, qui sait ? Toute carte du lieu, s'il en a jamais existé une, a été détruite. Le sol devient plus stable et les marques d'une civilisation en ruines émergent doucement. Enfin, vous apercevez au loin le squelette de ce qui fut jadis le quatrième Ordre Draconique. Votre Lié s'agite près de vous, prétextant qu'il est sacrilège de s'approcher davantage de ce lieu profane, d'autant plus que ses yeux perçants ont reconnus ça et là des esquilles d'os de dragons éparpillés, encore trop frais pour dater de la malédiction. Vous hésitez, nerveux puis décidez de continuer encore. Vous valez mieux que ça et vous ne fuirez pas la queue entre les jambes comme un couard. Le vent souffle ici avec plus de force et soulève des tourbillons de poussières et de cendres. La Lande d'Eru vous salut, vous ouvre les bras mais gardez à l'esprit que la porte peut se refermer à tout instant et que la tranquillité de l'endroit n'est qu'un masque.

Des arches colossales et élégantes se dressent devant vous, pointées fièrement vers le ciel. Elles signalent l'entrée de la cité liée à la terre. Vos yeux ébahis contemplent alors une merveille de l'architecture en ruine, détruite par endroit, envahie par la végétation sauvage en d'autres. Une gigantesque coupole, des tours ouvragées, des bâtiments comme taillés d'un bloc par la main d'un géant s'élèvent du sol. L'air vous paraît plus froid ici et vous vous sentez observé. Des formes blanches dansent à la lisière de votre champ de vision mais dès que votre regard veut les rencontrer, elles s'effacent, insaisissables. Votre Lié gronde, sa méfiance ravivée. Vous montez des vestiges de larges marches de marbre, marcher dans des allées jadis couronnées de hauts arbres aujourd'hui en poussières, vos pas résonnent sur des dalles ornées de mosaïques. Le Kaerl Silencieux s'éveille lentement à l'approche des vivants.

Les fantômes dansent. Vous entendez de-ci de-là des rires, des pleurs, des invectives, des cris : des échos d'un passé oublié enfermés dans ces vieilles pierres. Des souvenirs attisés par votre présence étrangère. Des regards curieux ou farouches observent votre approche. Tous les spectres du Kaerl Sanglant ne sont pas vindicatifs et animés de haine, tous les cœurs ne vibrent pas au nom de la vengeance car beaucoup, par-delà les siècles passés à errer dans ce qui fut leur foyer et leur gloire, ont oublié jusqu'à leur nom. Certains feront comme si rien n'avait changé et chanteront les louanges de leur Màr détruit sans voir les ravages du temps et leur souillure. D'autres ne feront que conserver un silence douloureux et passeront sans voir vous. De quoi vous glacer le sang. Une minorité, jusqu'alors cachée, ouvre des yeux emplis de colère et de jalousie face à la flamme qui vous habite et le danger devient plus proche. L'avidité succède à la peur dans les yeux des spectres des habitants du Màr Dìnen. Votre Lié s'impatiente, il faut quitter ce lieu sans tarder, sans quoi vous rencontrerez la mort ! Vous demandez au hasard votre chemin, on vous répond par un sourire moqueur, un regard songeur ou un doigt tendu dans des directions opposées. Que faire ?

La valse des maudits s'enclenche, le Màr Agarwaen est réveillé désormais. Mêlés aux humanoïdes, vous apercevez maintenant, plus diaphanes que des ombres et autrement plus effrayants, les âmes des dragons. Vertes curieuses perchées dans les hauteurs, Blancs vous jetant des regards goguenards, Noirs inexpressifs qui sillonnent les rues, Bruns qui baillent dans les cavernes, Bleues qui vous contemplent avec fierté, Bronzes qui vous couvent de coups d’œil amusés. Et quelquefois, vous apercevez en tremblant des créatures de légende, ces Reines aujourd'hui disparues, éteintes, soufflées comme la flamme d'une bougie, ces dragonnes pondeuses à la couleur aussi rare que l'or céleste, l'argent englouti et l'incarnat ardent, voici la pourpre maudite : les Reines Améthystes.

Soudain, tout s'arrête. Les spectres reculent, les dragons brisés s'envolent et des pas, oui des pas, sonnent sur les dalles ! Une autre présence vivante, votre coeur en bondit de joie puis la crainte vous saisit : cet être encore en vie est capable, lui, vous blesser. Vous avez peur que la folie ne vous guette et regretter de ne pas avoir fait demi-tour comme le dictait votre Âme Sœur. Une femme émerge de la pénombre, grande et belle, aux cheveux d'or, au visage d'ange et aux yeux violets, de la même teinte remarquable que les écailles des Reines Améthystes. Son expression n'est hélas pas très amicale. Si mirifique et désirable soit-elle, la seule créature vivante de ce lieu hanté est la dernière née de la fratrie Del Cirth, la Gardienne Maudite.

- Quittez ce lieu, doux seigneur. Votre place est ailleurs, je ne saurais vous retenir.

Aussi courtois que soient les mots, la voix est froide et le ton impérieux. Aubiade Del Cirth n'aime pas que l'on dérange ses lamentations coutumières et ses errances amères. La douleur a chargé son coeur de rancœur. Toutefois, elle connait trop bien les pouvoirs des Dieux pour oser s'élever contre eux. La fuite vous paraît subitement une excellente idée. Les yeux durs de la belle vous dispensent de paraphraser inutilement et vous tournez les talons aussi vite que vous le pouvez, votre Lié sur les talons. A peine disparaissez-vous au bout du couloir aux oriflammes défraichis et aux armures rouillées, la Gardienne retourne lentement vers ses quartiers de solitude. Sitôt franchis le seuil du Kaerl interdit, vous vous jurer de ne jamais y remettre les pieds, de raconter aux enfants que les histoires qui font peur sont vraies et qu'il faut toujours se méfier de ce que l'on ne connait pas. Vous enfourchez votre Lié qui se propulse aussitôt dans les airs. Votre coeur ne retrouve un rythme régulier que lorsque la frontière de la Lande d'Eru est passée et que sous les ailes de votre compagnon d'âme s'étale monts et vallées vertes. "


Dernière édition par Oracle Tol Orëanéen le Sam 31 Aoû 2013 - 9:58, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tol-orea.xooit.fr
Oracle Tol Orëanéen
Eminence Grise
Eminence Grise
avatar

Messages : 824
RPs : 879
Date d'inscription : 30/08/2013
Localisation : Mont Gerikor

MessageSujet: Re: [Lieu] La Lande d'Eru et les ruines de l'Ordre Maudit   Sam 31 Aoû 2013 - 9:58

Un peu d'Histoire...

 °~*

" En l’an 425 après la chute des Valherus, l’Age d’Or du quatrième Ordre Draconique s’acheva.

Ses érudits, guidés par la flamme audacieuse de la curiosité, n’ayant peur de rien ni même du courroux des Dieux, commencèrent un jour à affleurer aux limites de l’interdit, d’un art occulte oublié, appartenant jadis à leurs anciens Maîtres emportés dans les Limbes. Leurs recherchent s’intensifièrent, si fiers d’être près du but ultime : ranimer la flamme de la puissance des Valherus en eux. Ils se croyaient maître du monde, avec leurs dragons rongés par l’orgueil et leur vaste savoir engrangé depuis des siècles. Certains se rirent d’eux, d’autres prirent peur mais la plupart soutenait leurs efforts de titans pour exhumer une vérité perdue. Ils finirent par arriver à leurs fins mais le résultat ne fut pas celui escompté.

Ils découvrirent une source de magie inconnue, logée dans la terre fertile de leur territoire la verte Plaine de Daranis, un cœur battant qui n’était pas celui forgé par leur Gardienne Aubiade Del Cirth pour préserver le Kaerl. Ils l’emportèrent au Màr pour l’étudier, éludant les questions sur sa nature et son lieu d’origine des hautes instances et des suspicieux de leur Ordre. Des jours et des nuits durant, ils s’acharnèrent à percer les secrets de ce cœur lumineux comme le soleil et d’une puissance étrangère. Ils travaillèrent à utiliser son pouvoir dans une salle cachée dans les entrailles du Kaerl, dans ses sous-sols, pour se soustraire aux regards curieux, conscients de toucher quelque chose d’inédit et de dangereux. Puis un jour, l’orbe sanglant révéla sa puissance dévastatrice.

Ils avaient presque perdus espoirs, les savants du quatrième Ordre Draconique, celui qui devait être lié à la terre quand le Màr Tàralöm l’était au feu, le Màr Menel à l’air et le Màr Luimë à l’eau. Puis, soudain, l’orbe implosa. Un souffle glacé balaya la plaine luxuriante, un vent du Nord et d’outre-tombe, arrachant la vie à la terre, déferlant comme une traînée de poudre, gagnant inexorablement du terrain. Terrifiés, stupéfiés, les membres de la cité ne purent que contempler l’horreur de ce qu’ils avaient relâchés. En trois jours, la belle Plaine de Daranis s’était métamorphosée en la morte Lande d’Eru, terre dévastée, stérile, souffreteuse, empoisonnée et habitée d’une flore et d’une faune sauvages et difformes. Tout le Kaerl en fut ébranlé et les certitudes vacillèrent. Le Seigneur actuel, celui que l’on nommait le Masqué car jamais personne n’avait vu son visage perpétuellement dissimulé sous un masque blanc, souverain froid et implacable, lié au Bronze Vroen, ramena son peuple à la raison en faisant taire les rumeurs fallacieuses de fin du monde, imposant la loi du silence et de l’attente sur l’incident. Hélas, la situation ne s’arrangea guère.

Traumatisé, le Màr glorieux commença à sombrer dans la décadence. Des jours sombres approchaient. Peu à peu, le Kaerl se referma sur lui-même, coupant toute communication avec les trois autres Ordres. Sortir dans la Lande d’Eru demandait du courage pour affronter son sol hostile et instable, sans parler de ses monstres. La population se perdait en conjectures, en folies, pour oublier le mal qui avait été causé, pour chasser le malaise grandissant. Fêtes joyeuses, orgies démentes, le Kaerl sombrait petit à petit. Les mois passèrent et la situation empira.

Les Prêtres de Flarmya et leurs plus fidèles fervents, guidés par les idées perverties de leur Grand Prêtre Danis, lié au Blanc Sikarh, tentèrent alors une solution désespérée, qui mûrissait dans leurs esprits depuis longtemps. Pour résister à la chute qu’ils sentaient imminentes, l’ayant prédite, ils choisirent d’agir un matin, le lendemain d’une Éclosion. Ils envoyèrent leurs sbires silencieux voler une jeune dragonnelle, née de la veille, l’arrachant à sa Liée. Le nouveau-né draconique fut emporté dans les profondeurs de la citadelle magique, cachant leur larcin aux yeux de la Gardienne qui verrait là un sacrilège. Lorsque la Chevalière trahis s’éveilla ce matin là, sa toute jeune Reine Améthyste, de la race de celles destinées à régner sur les sables en tant que dragonne fertile, avait disparue. La nouvelle se répandit à travers la ville, affleurant aux oreilles des puissants. La garde, menée par la Maîtresse-Espion de l’époque, la Maîtresse Noire Maldara Sciethe liée à Phèdre, entreprit de fouiller les moindres recoins du Kaerl, interrogeant quiconque ayant l’air suspects ou non. Les Prêtres de Flarmya furent dénoncés et soumis à la question mais, même sous la torture, ils refusèrent de parler. Les pires infamies furent commises ce jour là. Le Kaerl était devenu fou. Chacun commença à régler ses propres comptes, les langues se délièrent et les poignards furent tirés. Un groupe de Chevaliers et de Maîtres, que l’on nommera plus tard les Neuf, prit alors la fuite, emportant bagages et familles. Les Neuf furent les plus lucides face à la déchéance de leur Ordre et s’éparpillèrent en silence dans le monde. Leur disparition, dans le chaos qui régnait, ne fut pas remarquée. Le blasphème d’avoir volé une future Reine Améthyste avait crevé l’abcès et l’horreur fut de nouveau là.

Ce fut lorsque la situation parut véritablement désespérée, au soir de ce jour fatidique, que réapparut la Gardienne Aubiade Del Cirth, qui s’était tue et éloignée depuis la première malédiction. Elle vint s’entretenir en privé avec le Seigneur Masqué, lui transmettant un oracle que lui avaient envoyé les Dieux du Rhaëg. Leur conversation dura des heures, faisant fi du chaos qui agitait l'Ordre, car nul n'avait retrouvé ni la petite dragonne ni l'orbe des périls et les têtes des Prêtres de Flarmya tombaient sans qu'il y ait eu de réponses. Nul ne sut jamais ce qui fut dit entre le Seigneur et la Gardienne. Celle-ci ne put rien pour rendre espoir au Masque, si ce n’est que la fin était proche. Au coucher du soleil, les Dieux agiraient.

Ainsi furent-ils. La seconde malédiction frappa de plein fouet le Màr perdu. Elle mordit cruellement dans la chair des bipèdes, les tuant sur le coup. Leurs corps tombèrent en poussière et leur âmes furent rejetées par la sombre déesse des morts Isashani, devenant des errants incapables de quitter le périmètre de la Lande d’Eru. Les dragons, privés du lien et l’Interstice leur étant fermé, chantèrent de désespoir et dépérirent lentement mais sûrement, devenant la proie des charognards, leur os nappant le sol pour l’éternité. Les Maudits se lamentèrent mais le plus beau chant qui monta cette nuit là fut celui de la Gardienne désolée. Le Kaerl oublia son nom, qui ne doit plus jamais être prononcé, pour devenir le Màr Dìnen ou le Màr Agarwaen.

Au fil du temps, le Kaerl tomba en ruines au cœur de la Lande d’Eru et l’oublie commença à prendre possession des spectres. On raconte aujourd’hui que cette terre hantée égare tout voyageur imprudent et que l’aube résonne de hurlements. "

* Légende de la dernière Chevalière Améthyste, par Crylith Avanaël
* Légende du Valheru faiseur des orbes de résurrection
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tol-orea.xooit.fr
Oracle Tol Orëanéen
Eminence Grise
Eminence Grise
avatar

Messages : 824
RPs : 879
Date d'inscription : 30/08/2013
Localisation : Mont Gerikor

MessageSujet: Re: [Lieu] La Lande d'Eru et les ruines de l'Ordre Maudit   Sam 31 Aoû 2013 - 11:03

Rares sont les spectres qui pourront vous parler sans l'ombre de la folie sur leur esprit mutilé. La plupart ne sont que des âmes en peines, errantes et malheureuses, qui ont oublié tout de leur existence passée mise à part leur mort prématurée et la douleur de perdre leur Âme Sœur. Pourtant, quelques factions se sont instaurées au fil du temps. Il y a les Guides, rares et faussement bienveillants, ils organisent un semblant de vie terrestre pour les fantômes et leurs Liés. Les Fous, eux, sont réputés sanguinaires et vindicatifs, obnubilés par l'idée de se venger - de qui, de quoi ? peu importe ! Et il y a tous les autres, désespérés, oublieux, craintifs, vivant au gré des marées se souvenirs engrangés par les soins affectueux de leur Gardienne Aubiade Del Cirth dans les murs de leur Màr chéri. Cependant, quelques âmes ressortent du lot et vous pourrez peut-être un jour croiser leur chemin, qui sait...


*Nom du PNJ : Lam’
*Sa race : inconnue
*Son rang : Chevalière
*Ordre Draconique d'appartenance : Màr Agarwaen
*Nom du Lié (si Maitre ou Chevalier Dragon) : la Bleue Eryfen
*Brève description (physique, et caractère) : Petite, agile et souple comme un écureuil, Lam’ n’en a pourtant pas les couleurs d’automne. Sa tignasse d’un noir corbeau est désordonnée, toute en piques sales et emmêlées. Sa peau laiteuse s’accorde avec ses grands yeux gris si vieux dans son visage juvénile. Une cicatrice blanchâtre, sorte de second sourire, barre ses traits anguleux et doux, depuis son œil gauche jusqu’au coin des lèvres à droite. Vêtue de nippes crasseuses et poussiéreuses, elle connait l’art de mentir et de se cacher mais aussi se servir d’un javelot et d’une fronde. Gracile mais bouillonnante d’énergie, la jeune fille est lunatique. Capricieuse et sauvage, on l’appelle la Vagabonde car elle a établis son camp dans une ancienne tour de guet et entretient de mauvaises relations avec les lois et surtout ceux qui les dictent. Égoïste, elle n’en fait qu’à sa tête et aime jouer avec les voyageurs, tantôt malicieuse et mesquine, tantôt sadique et cruelle. Elle ne fait que s’amuser, n’ayant rien d’autre pour passer sa haine et sa rancœur. La seule chose qui compte plus au monde que sa petite personne et sa Liée est une délicate fleur de givre nommée Amaélis Yodera, Chevalière Engloutie, qu’elle aime plus que tout. Elle lui est loyale en tout et montre qu’elle possède une part de tendresse bienveillante et jalousement possessive en sa présence.
*Résumé de son histoire (en quelques mots) : L’adolescente est née dans ce qui fut jadis la verte Plaine de Daranis, au sein du Kaerl même. Elle se souvient juste d’un visage, probablement celui de sa mère, bienveillante, aimante et protectrice, qui prit soin d’elle durant toute son enfance, avec l’aide de sa dragonne émeraude. Mais il y eut un matin où les appartements ne furent plus que chaos et ruines. On retrouva le cadavre de la Maîtresse gisant dans une mare de sang encore frais, la dragonne avait péri dans l’Interstice et l’orpheline se terrait sous l’escalier en gémissant. A l’époque des traîtrises où le Màr sombrait, perdu dans ses idéaux pervertis, les assassinats étaient choses courantes. On prit soin d’éduquer la jeune fille malgré son caractère rebelle et, au terme de son aspiranat, elle marqua sur les sables une Bleue, aux écailles de nuit, du nom d’Eryfen. Elle vécut libre durant quelques années, vacant à ses occupations, sans responsabilités et ne prêta guère attention à la déchéance qui se faisait ressentir dans tout le Kaerl. Lorsque la malédiction commença à frapper les esprits puis les corps, il était trop tard. Depuis tout ce temps, Lam’ et Eryfen recherchent sans cesse l’évasion et n’aiment pas se frotter aux autres membres de l’Ordre, sauf pour leur faire des farces de mauvais goût. Elles refusent d’appartenir à quelque Faction que ce soit, pouvant aisément jouer plusieurs rôles.
*Exemple de RP où il est apparu : La Quête des Deux Lunes en Lande d’Eru ; Sang et Cendres ; Un Monde d'Illusions

*Nom du PNJ : Maldara Sciethe
*Sa race : Humaine
*Son rang : Maître-Espion
*Ordre Draconique d'appartenance : Màr Agarwaen
*Nom du Lié (si Maitre ou Chevalier Dragon) : la Noire Phèdre
*Brève description (physique, et caractère) : Grande femme athlétique et d’âge mûr, Maldara est parée d’une beauté froide et sévère, avec sa peau laiteuse, ses traits droits ciselés comme dans du marbre. Ses lèvres minces sourient rarement et bougent lentement et à peine. Sa longue chevelure noire bat son dos comme une oriflamme et elle apprécie de se vêtir sobrement. Économe en paroles, altière par sa présence intimidante, riche en savoir, elle se montrer discrète et tait plus qu’elle n’en dit. Juste et intègre, sa loyauté est sans failles mais pas aveugle. Seule sa raison la guide car elle ne fait nulle confiance à ses émotions, qu’elle juge parasitaires. Ses yeux sombres et ardents sont attentifs, dénués de compassion ou de curiosité mais son sens de l’observation est reconnu de tout le Kaerl. Elle fait toujours passer le bien de son Ordre, sa grandeur et la défense de ses valeurs, avant son propre bien. Mais elle sait reconnaître ses erreurs et juge le mensonge comme une preuve de bassesse absolument déshonorante.
*Résumé de son histoire (en quelques mots) : Maldara Sciethe fait parti des rares spectres à conserver presque la totalité de ses souvenirs, la rendant plus puissante et influente au sein des ruines du Kaerl. Née au Màr, elle y a toujours vécu. Elle a eu une vie toute tracée par sa naissance : aspiranat sous l’égide d’un Maître respecté de la communauté pour son érudition, Empreinte avec la Noire Phèdre, voyages à la découverte des secrets de Tol Orëa puis passage au rang de Maîtresse. Un parcours sans histoire ou presque. A la mort de son ancien mentor, qui était alors Maître-Espion, elle le remplaça au pied levé, n’ayant pour seule ambition que la grandeur de son Kaerl. Elle effectua bon nombres de missions et fut très respectée à son tour. Puis vint la malédiction. Résignée quant à son sort, elle pleura lors de l’agonie de sa tendre Liée mais n’en devint que plus forte. Aujourd’hui, elle défend toujours les valeurs de son Màr et assume son rôle de Maître-Espion avec professionnalisme. Elle s’est entourée d’une vingtaine de Chevaliers et Maîtres, les aidant à retrouver leurs souvenirs et s’en servant comme sbires. Elle fait partie de la faction des Guides.
*Exemple de RP où il est apparu : La Quête des Deux Lunes en Lande d’Eru ; Le Tombeau des Secrets

*Nom du PNJ : Danis
*Sa race : Halfelin
*Son rang : Grand Prêtre de Flarmya
*Ordre Draconique d'appartenance : Màr Agarwaen
*Nom du Lié (si Maitre ou Chevalier Dragon) : le Blanc Sikarh
*Brève description (physique, et caractère) : Petit est un doux euphémisme. Danis compense sa taille pour le moins ridicule par une rapidité notoire : rapidité d’esprit, rapidité à s’énerver, rapidité à courir dans les couloirs. Son physique passe-partout le rend redoutable car il sait se faire silencieux et discret, quand bien même il aimât de vêtir avec extravagance. Ses petits yeux brillent de ruse malsaine, attentif à tout ce qui bouge. Ses cheveux bruns couronnent un visage en lame de couteau, aux sourcils toujours froncés. Fourbe et manipulateur, son charisme est indéniable. Il est doué d’éloquence, d’un verbe agile qui ait convaincre son petit monde régis par se soins. L’appât du pouvoir et de l’or ne l’intéresse en rien : c’est un fanatique bien caché, souvent controversé par le passé mais très respecté. Autoritaire, il fait preuve de dureté envers ses pairs. Ses sentences assimilées au divin de sa charge le rendent effrayant. Nul n’a le pouvoir de le faire plier.
*Résumé de son histoire (en quelques mots) : La plupart de ses souvenirs sont entachés de zones d’ombres et de sang. Il était prêtre d’Haskèl mais fut repéré par un Maître Dragon et expédié sans somation au Màr Dìnen pour y suivre un aspiranat intensif et laborieux. Très tôt, il éprouva une fascination aveugle pour Flarmya et devint l’un de ses adorateurs les plus fervents et les plus intolérants. Son intransigeance le fit très souvent remarqué mais il monta très vite en grade et, le jour de son Empreinte avec un Blanc nommé Sikarh, devint Grand Prêtre de l’Ordre. Par la suite, son influence conquit les hautes sphères du pouvoir du Kaerl, jusqu’à dépasser les bornes. L’Ordre ne pouvait plus fermer les yeux sur ses agissements impies. Bon nombre de spectres croient qu’il est entièrement responsable de la malédiction divine qui a frappé leur Màr vénéré mais seul le silence orne leurs représailles. Rien n’a jamais été tenté contre lui, son autorité demeurant trop puissante. Il est le chef de la faction des Fous.
*Exemple de RP où il est apparu : Le Tombeau des Secrets

Textes by Persée Garaldhorf, d'après les idées originales d'Heryn Amlug
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tol-orea.xooit.fr
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Lieu] La Lande d'Eru et les ruines de l'Ordre Maudit   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Lieu] La Lande d'Eru et les ruines de l'Ordre Maudit
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Fort-St Michel lieu macabre devenu le Cité Soleil du Cap-Haitien
» Cartons plumes et ruines
» Ruines mystiques d'Anémos.
» La forêt de Lalwende
» Le Carnaval National, aura lieu cette année aux Cayes

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Tol Orëa, la Terre de l'Aube :: [RPG] Tol Orëa - Reste du Continent :: Lande d'Eru-
Sauter vers: