Tol Orëa, la Terre de l'Aube

Le Ciel est notre Empire ... pour Vaincre ... ou pour Mourir !
 
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 [Aspirant] Asulil Addraeddry

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Asulil Addraeddry

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Date d'inscription : 31/08/2013

MessageSujet: [Aspirant] Asulil Addraeddry   Sam 31 Aoû 2013 - 11:30

Nom : Asulil Addraeddry

Surnom : /

Âge : Printemps (24 ans)

Race : Torhil

Physique, Caractère : Asulil est un Torhil… Et comme tout Torhil qui se respecte, il est grand, 7 pieds (2m13), et possède la couleur de ceux qui restent en plein soleil tout au long de l’année. De solides jambes, bien que couvertes constamment de cicatrices, surtout au niveau des tibias, l’ancrent dans le sol. Malgré sa race, ses mains ne sont pas celles d’un travailleur. Rudes du fait des vents du désert, elles ne présentent ni cale, ni autre marque d’un travail répétitif. Niveau abdos, Gaia fut généreuse avec lui en l’ayant doté d’une belle musculature, qu’il entretient régulièrement par automatisme de par son éducation.
Deux tatouages parcourent son corps. Le premier lui barre entièrement le visage de gauche à droite, au niveau du nez alors que le second se trouve sur l’épaule droite. Héritage parental pour faire de lui un homme un vrai (sans grand succès...)

Une barbe naissante et peu entretenue (par peur de se trancher la gorge) encadre sa mâchoire au profil assez fin. Ses cheveux châtain foncé semblent avoir été coupés par un ivrogne et ne sont, pour ainsi dire, jamais coiffés (et si un jour c’était le cas, cela ne durerait que le temps d’une chute, au sens strict du terme).

Enfin, deux yeux gris contrastent avec la couleur de sa peau et semblent lui donner un air sûr de lui et fier. Mais semblent seulement…

Niveau vêtement, n’en déplaise à certains et certaines, il est généralement torse nu. Pas par vantardise, non, mais parce qu’il fait chaud et qu’il a vite fait de tacher/déchirer/abimer les habits qu’il peut porter.

Oui, car Asulil est maladroit… Le mot aurait pu être inventé pour lui. Tout ce qu’il touche ou entreprend ne connait pas une fin heureuse. Il tombe, trébuche, bouscule, casse, tord… La liste est trop longue pour être décrite ici.

Malheureusement, à cause de sa taille et de sa force, ses maladresses finissent assez mal en général. Jambe brisée, bleu, bosse, doigts coupés… Pour les autres.

Sa différence vient aussi du fait qu’il est plutôt timide et surtout, pas travailleur pour un sou. Il préfère partir loin (pour éviter les catastrophes) ou bien ouvrir un livre qu’il récupère des caravanes. Malheureusement pour lui, il ne sait pas lire, personne dans son entourage ne sait, alors il se contente de regarder les images et les enluminures, essayant de décrypter alignement obscure des lettres. Gaia lui ayant aussi permis d’avoir une excellente mémoire, il n’oublie jamais rien, et surement pas un des ouvrages qu’il aurait ‘lu’, aussi il commence à avoir une grande collection.

À force de s’entendre dire qu’il n’est bon qu’à faire des catastrophes, Asulil a perdu totalement confiance en lui (ce qui n’arrange pas ses affaires, bien au contraire),  mais il n’est pas pour autant devenu aigri envers les autres. Il accepte son sort car sait  pertinemment que ce qu’ils peuvent dire est vrai, il n’est pas doué. De plus, il reçut de par son éducation les préceptes de Gaia. Toute vie est sacrée.  Il est plutôt devenu solitaire, s’enfuyant dans les images et les lignes complexes des livres qu’il récupère à chaque caravane. Aussi, il n’est pas rare de le voir à la frontière de l’oasis, caché ( oui, car avec toutes les bêtises qu’il fait et malgré sa taille, il a appris très vite à disparaitre là où il pouvait) avec un livre, ou plusieurs, du matin jusqu’au soir, lorsqu’il n’était pas de garde.

En terme général, il est plutôt quelqu’un de gentil et doux au final. Sa maladresse le fait s’excuser régulièrement et il essai en général de réparer ses erreurs, généralement sans succès. Il ne parle que peu sinon, préférant rester à l’écart de tout conflit, toujours par peur de causer d’autre problème, faisant, bien malgré lui, un personnage solitaire. Lorsqu’on lui adresse la parole, ce qui est rare, il répond cependant avec le sourire. Heureux de vivre malgré tout, il connait sa maladresse et ne se formalise plus des mises à l’écart, aimant sa vie comme elle est, les livres l’aidant beaucoup. Il croit en les Djinns et va prier avec ses parents deux fois par an… Se sachant né de Gaia, il l’a considère également Mère de toute chose et n’hésitera pas à défendre la nature. Pour le meilleur ou le pire.

Alignement : Neutre Bon

Clan choisi : Céleste

Lié(e) : /

Histoire :


~ Premières Années ~  


Notre histoire débute sur Ssyl’Shar, le continent désertique, où un jeune couple avait décidé, ensemble, de quitter l’oasis qui les avait vu grandir pour commencer une nouvelle vie. L’heureux évènement qui allait bientôt arriver avait été le déclic pour le grand voyage.

Ils étaient partit depuis déjà plusieurs lunes et la nouvelle journée de voyage s’annonçait bien. La nuit avait été particulièrement fraiche, aussi, malgré le soleil redoutable, la chaleur n’était pas encore accablante. Et c’est joyeusement que la caravane de marchands partit aux aurores pour la prochaine oasis. Mais le désert est fourbe, et les prémices d’une tempête de sable se firent ressentir à mi-chemin. La suite de marchands eut beau accélérer, la future mère fut prise des contractions indiquant l’arrivée imminente de l’enfant. Si bien qu’au fur et à mesure qu’ils avançaient, la douleur devenait de plus en plus forte, mais la tempête aussi. C’est alors qu’au milieu de nulle part et en plein cœur du désastre, un assemblage de pierre apparut, s’élevant comme une maison, un abri, tout juste assez grand pour deux. D’un commun accord, il fut décidé que le couple resterait ici avec de quoi tenir la nuit, alors que le reste des marchands continueraient jusqu’à la prochaine oasis et reviendraient le lendemain pour les guider… Ou enterrer leurs corps…
La nuit fut longue, douloureuse, violente, mais au petit matin, alors que le sable c’était retiré, les cris d’un enfant s’élevèrent dans le calme du désert.

-Comment souhaites-tu l’appeler ? Demanda le jeune père à son épouse, glissant ses doigts sur la joue rose de son fils.

- Asulil, le rocher. Pour qu'il se rappelle l’endroit où il est né, ce que les Djinns ont fait pour lui, et pour qu’il devienne fort, droit et protecteur comme cet abris. La jeune mère sourit, épuisée par cette épreuve mais heureuse d’avoir mis au monde le petit être qui dormait contre elle.

La caravane revint peu avant que le soleil n’atteigne son zénith et la toute nouvelle famille décida de rester dans l’oasis la plus proche, T’shallah, les dieux semblant en avoir décidé ainsi. La chance voulut qu’elle fût une place relativement bien équipée en soldat, aussi les parents du nouveau-né purent exercer leur métier. Forgeron.

Asulil passa les premiers mois de sa vie sans incident, faisant tout ce qu’on pouvait demander à un bébé de faire. Sourire, manger et rester sage. Tâches qu’il accomplissait sans trop de difficulté, surtout que ses parents l’aimaient et voyaient en lui leur successeur.

Les ennuis commencèrent au moment où il apprit à se déplacer (ce qui arriva tard, fort heureusement pour les parents.) À quatre pattes, il gambadait dans la forge sans se soucier des dangers qu’il pouvait rencontrer, mâchouillant les bandes de cuir, essayant d’attraper les bords de la table où reposaient divers outils plus dangereux les uns que les autres. Inutile de dire qu’il y eut quelques accidents…

- Soit sage Asulil, nous devons finir une commande, je viendrai te chercher après. Elle le gratifia d’une caresse sur la joue et le laissa là, dans un coin de la forge, loin, normalement, de tout danger. Mais le bébé en avait décidé autrement et se mit à quatre pattes pour aller rejoindre ses parents, rampant jusqu’à eux pour ne pas rester seul.

- Asulil, je t’ai dit de rester sage.
Soupira sa mère en reposant ses outils, se penchant pour l’attraper mais il fut plus rapide et s’agrippa au couteau à pied qui était accroché à son pantalon. Seulement, trop lourde pour lui, elle glissa de ses mains et retomba entre ses jambes. Inutile de dire que ses parents lui passèrent un savon, malgré son jeune âge. Surtout que les ennuis de faisait que commencer.

Il transperça le pied de sa mère avec une alène alors qu’il essayait de se mettre debout aussi…

Ne parlons pas des sceaux renversés, outils perdus, lames tordues… Il se révéla très vite qu’Asulil avait un problème… Un problème important de maladresse. Tout ce qu’il touchait, essayait de faire finissait mal… Pour lui ou son entourage. Le nombre de bleu, blessure, cicatrice fut rapidement élevé et ses parents se demandaient bien pourquoi il y avait un problème...

Car son éducation ne fut pas différente de la leur. Ce n’était pas des gens très cultivé, il ne savait ni lire ni écrire, mais ils étaient doués dans ce qu’ils faisaient et essayaient de le former pour qu’il puisse reprendre la forge. Et le laisser seul ne rendait service à personne… Ils décidèrent donc de le prendre concrètement en main.

Il fallait commencer par le rendre plus fort. Dès qu’il fut en âge de se muscler, un entrainement intensif débuta. Il fallait qu’il arrête de faire tomber les outils sur lui, et ils pensaient (à torts) que c’était un problème de force…

Vint ensuite une première discussion avec lui, dès qu’il fut assez costaud pour porter une épée (assez tôt donc).

-Asulil, dit son père, maintenant tu vas venir travailler avec nous. Mais attention à toi. Le métal est précieux, et ne fait rien tomber.

-Oui, d’accords, je ferai attention. Répondit-il plein d’entrain. Mais les résultats furent pires que mieux… Au bout d’un mois, il manqua de détruire la forge et quelques maisons.

Cette nuit-là, alors que tout le monde dormait, le jeune Asulil, du haut de ses quelques années, voulut retourner à la forge pour faire une lame. Une belle lame pour prouver qu’il pouvait y arriver.

Tout commença bien, il réussit à allumer la forge, porta les outils sans se blesser et mit le précieux métal en fusion… Mais lors du transport pour couler la lame, il trébucha et envoyant le liquide en fusion sur un tas de paille sèche, qui ne tarda pas à s’enflammer et à se propager. La terre était sèche et l’eau guerre présente, et ils attaquèrent sérieusement les réserves pour éteindre les flammes. Paniqué par ce qu’il venait de faire, il s’enfuit à l’orée de l’oasis et se cacha comme il put.

Ses parents mirent un moment à le retrouver, exaspéré. Ils le remmenèrent chez eux le lendemain.

- Pourquoi es-tu… Si maladroit… Ce n’est pas possible, qu’avons-nous loupé avec toi ?

Asulil baissa les yeux. Il n’avait que 9 ans et il sentait bien que ses parents étaient déçus de lui, très… Mais il ne savait pas quoi faire. Il essayait, encore et encore, mais il n’y arrivait pas, tout ce qu’il touchait finissait sur le sol ou brisé.

-Je suis désolé, je ne fais pas exprès… Je vous jure que ce n’est pas volontaire ! Tenta-t-il de se défendre. Mais ça semblait peine perdu. Il voyait bien dans le regard de ses parents qu’ils ne savaient plus quoi faire.

Ils le retirèrent donc de la forge avant qu’il y ait un mort (le quota de blessés ayant déjà été atteints, dès le premier jour) et le laissèrent faire ce qu’il voulait, mais loin, pour ne pas causer un nouveau drame. Aussi, le jeune garçon ne revenait au travail de ses parents que le soir et se baladait dans l’oasis la journée.


~ Evolution ~


Le temps lui parut horriblement long les jours (mois ?) qui suivirent. Personne ne voulait qu’il s’approche de quoi que ce soit, et, lorsqu’il était surpris à se promener près d’un bâtiment important, il était chassé sans autre forme de procès. Les autres enfants de l’oasis le fuirent même très rapidement depuis un événement précis.

Un groupe d’enfant se dirigea vers lui alors qu’il était assis sur le sable, appuyé contre un arbre, silencieux.

- Bonjour toi ! Tu veux jouer avec nous ? Il leva les yeux vers le groupe et sourit, se levant.

-Oui, je veux bien !
Tout content que quelqu’un s’intéresse à lui il partit avec eux dans l’oasis en courant.

Tout se passait bien au début, ils s’amusaient bien ensemble. Asulil tombait régulièrement en se prenant les pieds dans tout un tas de chose, mais les enfants ne s’en formalisaient pas. Jusqu’au moment où le drame arriva.

Jouant au ‘loup’ c’était au tour du petit maladroit de courir après ses camarades. Alors qu’il allait attraper une demoiselle, il trébucha et tomba en avant, poussant la jeune enfant accidentellement contre les fondations d’une nouvelle maison. Le bruit et la poussière que cela fit attira rapidement le village. Asulil se précipita pour essayer de dégager sa toute nouvelle amie mais il fut retenu par des adultes.

- Ne t’approche pas ! Ils le repoussèrent plus loin. Ne t’approche plus de rien ! Dès que tu fais quelques choses, il y a un problème ! Le jeune garçon recula, apeuré, alors que ses parents intervenaient pour le défendre. Après tout, ils l’aimaient, c’était leur fils.

- Nous sommes désolés pour ce qu’il vient de faire, cela ne se reproduira plus… Vous avez notre parole. Viens Asulil. Et ils retournèrent tous les trois vers la maison où une nouvelle discussion eu lieu.

- Cela suffit maintenant… Nous ne voulons plus te voir jouer prêt des habitations… Ne touche plus à rien, ne fait plus rien, contente toi juste de… rien… Ne fait rien…


- Oui... Mère. Répondit-il en baissant la tête, allant dans sa chambre. Le soir qui suivit, il les entendit parler entre eux.

- Qu’avons-nous fait pour mériter une chose pareille… Pourquoi tout ce qu’il fait finit mal ? Avons-nous échoué quelque part ?

- Je ne sais pas. Je ne pense pas. Il est simplement… Différent, voilà tout…

- Nous ne pouvons rien faire de lui pour le moment…

- Et bien nous verrons plus tard. Peut-être va-t-il changer, qui sait
. Et ils allèrent se coucher sur ses paroles pleines de tristesse. Asulil décida ce jour-là de ne plus embêter personne et de rester éloigner de tout.

Aussi, commença-t-il à apprendre à se cacher, disparaitre dès qu’on le repérait. Il faut dire qu’il avait une mémoire absolument incroyable et rapidement l’oasis n’eut plus de secrets pour lui. Il en connaissait chaque recoin, grain de sable et autre pierre. Le village sembla retrouver sa sérénité. Le jeune garçon causa encore quelques petits soucis mais rien de bien méchant. Et surtout, plus le temps passait et moins on voulait et pouvait le chasser. Tout d’abord parce qu’il disparaissait vite, mais aussi parce que son entrainement quotidien toujours imposé faisait de lui un jeune homme à la musculature ne laissant pas douter de sa force. Aussi, il ne parlait quasiment pas, à personne, préférant de loin le calme du silence que l’agitation des paroles. Et comme personne ne lui adressait la parole, ce ne fut pas bien compliqué.

Un autre jour, de ceux qui se succèdent et se ressemblent, une caravane passa. Curieux, Asulil s’approcha d’eux et ramassa quelque chose sur le sol. Il n’avait jamais vu cet objet. De la taille d’une main, relié de cuir, et rempli de signe étrange. Voyant que personne ne l’avait vu, il partit en courant avec son nouveau trésor et commença à le regarder plus attentivement. Les symboles ne lui disaient pas grand-chose, mais il contenait aussi de belles images, en couleur, des symboles brillants, des cartes… Il le feuilleta, encore et encore, détaillant chaque image, chaque courbe. Le livre qu’il venait de trouver éveilla en lui un nouveau sentiment. Un plaisir que ni la forge, ni les cachettes, ni autre chose n’avait réussi à éveiller en lui.

Il s’était découvert une passion qu’il garda secrète plusieurs années, récupérant les livres qui tombait parfois des caravanes. Et rapidement il commença à avoir une belle collection qu’il dissimulait dans sa chambre.

Un jour, après plusieurs années, alors qu’il guettait une nouvelle caravane qui c’était stoppée, il surprit une conversation autour d’un des objets qu’il collectionnait.

- J’ai plein de livre encore chez moi, mais je ne pouvais pas tous les emmener. J’ai pris ceux dont le thème me semblait important pour cette traversé. Mais j’ai beau les lires pendants le voyage, la réalité est bien plus dur…

La conversation continua mais Asulil n’écoutait plus. Apparemment, on pouvait ‘Lire’ les ‘Livres’. Il fallait qu’il en découvre plus et alla auprès des seuls personne avec qui il parlait encore, ses parents.

- Mère, j’ai trouvé ceci lors du passage de la caravane, savez-vous ce que c’est ? J’ai entendu que c’était un Livre…
Elle s’en saisit et le regarda un peu.

- Oui, s’en ai bien un, et c’est inutile.

- Pourquoi ? Apparemment on peut comprendre ce qu’il y a dedans, mais je ne comprends pas, pouvez-vous m’apprendre ? La mère soupira.

-Non, je ne peux pas. Je ne sais pas lire non plus. Toutes ses histoires sont inutiles. Tu as eu 16 ans et il est temps pour toi de faire quelque chose de ta vie. Dès demain tu intègreras la garde de l’oasis. Tu es suffisamment fort pour ça, et ta maladresse ne devrait pas être un problème. Je ne veux plus t’entendre parler de ses histoires.
Et elle jeta le livre dans la braise.

- Non !! Vous n’avez pas le droit, il m’appartient !
C’était le tout premier livre qu’il avait trouvé. Il alla le récupérer comme il put et voulu s’enfuir mais sa mère le retint.


- Maintenant ça suffit ! Garde ton… Livre, si tu le souhaites, mais demain, dès l’aube, tu rejoindras la garde, que tu le veuille ou non.

Il la fixa dans les yeux… Puis les baissa. Il les avait encore déçus.

- Oui, mère… Elle poussa un nouveau soupire et le relâcha, le laissant partir où bon lui souhaitait. Elle savait qu’il serait là, dès l’aube, pour obéir.

Et ce fut le cas et il commença l’entrainement pour être un bon soldat. Ses parents lui confièrent deux amulettes, censées le rendre fort, solide et plus… Doué… Ils lui imposèrent aussi la présence de deux tatouages, signes familial, montrant l’appartenance à sa maison. Une barre lui traversa donc le visage de gauche à droite alors qu’un dessin plus stylisé se retrouva sur son épaule.

~ Lignes de Vie ~  


Étonnamment, il était bon à l’entrainement. Retenant tout ce qu’on lui apprenait du premier coup, il était fort, agile, et capable de désarmer rapidement quelqu’un ou de le faire tomber. Mais le capitaine aurait tout de même préféré que ce soit volontaire… Bien entendu, aucune arme ne lui fut confiée, trop dangereuse pour l’entourage et les alliés. Ils essayèrent de le mettre au ravitaillement, mais la soupe n’arrivait jamais dans les gamelles.

- Bon, Asulil, tu devrais t'en sortir non ? Tu te met là, derrière la marmite, et tu sers. Je ne vois pas comment tu pourrais... Louper ça...
Le chef instructeur le regarda de haut en bas. Le torhil avait beau être plus grand que lui, il inspirait beaucoup moins le respect. Surtout quand on le connaissait un peu...

- Je vais m'en sortir, ne vous inquiétez pas. Il se mit au travail non sans entrain, persuadé d'y arriver. Mais c'était sans compter que la marmite se retrouva rapidement vide et qu'il fallait récupérer l'autre. D'un demi tour agile, il se saisit du contenant, repivota, glissa sur une flaque de soupe qui était tombée et envoya voler son chargement sur les soldats qui patientaient.

- ASULIL !!!

Son premier jour au mess fût le dernier... Il essaya la protection rapprochée... Il tombait régulièrement sur la personne qu’il devait veiller…

Le seul poste qu’on lui trouva fut celui de surveillance. Tout le monde remarqua rapidement qu’il avait une mémoire à faire pâlir un conteur et il fut très utile dans la reconnaissance des personnes de la cité.

Pendant tout le temps qu’il passa, et à chaque nouvelle caravane, Asulil demandait des nouveaux livres, à l’abri des regards de tous. La nuit tombée, lorsqu’on n’avait pas besoin de lui, il sortait un ouvrage et le consultait. L’écriture n’avait toujours aucun sens pour lui mais il appréciait la texture, les couleurs, les images.

L’argent qu’il pouvait gagner lors de son ‘travail’ lui permit de se prendre une petite maison à l’écart, où les livres s’entassaient et servaient de meuble parfois.

C’est ainsi que les années passèrent. Peu de gens entendirent encore le son de sa voix. Toujours aussi maladroit, il essayait de rester à l’écart le plus possible, se mettant à rêver des paysages qu’il voyait dans les livres.

La vie continuait ainsi, monotone, pleine de casse dans son cas. Chaque jours se ressemblaient et se suivaient jusqu’à ce que…

Équipement possédé : Les deux amulettes (le collier et la boucle) ainsi qu’un livre dont il ne connait pas le titre, mais qui possèdent de magnifiques images, bien que légèrement brulé.

Magie : Rien de particulier mis à part le Don. Il a cependant une excellente mémoire et la capacité de se cacher ‘facilement’ tout du moins, de se faire oublier
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