Tol Orëa, la Terre de l'Aube

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 [Lieu] Le Weyr

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Oracle Tol Orëanéen
Eminence Grise
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MessageSujet: [Lieu] Le Weyr   Sam 31 Aoû 2013 - 12:24

Le printemps étend sa douce température sur les flancs enneigés du volcan. Au travers de la fenêtre, les chauds rayons du soleil viennent vous frapper en plein visage pour vous tirer doucement de votre sommeil. Un nouveau jour se lève sur Màr Tàralöm et pour vous, ce jour est différent. Il préfigure ce que deviendra votre vie dans quelques mois. Une vie qui ne ressemblera à aucune autre et qui vous offrira de nouvelles perspectives spirituelles et martiales.

Vous vous redressez dans votre lit, qui lui aussi n'a plus rien à voir avec l'étroite couche qu'on vous avez attribuée dans l'inconfortable dortoir des Cavernes Inférieures, lorsque vous n'étiez qu'aspirant. Vous observez la pièce qui vous entoure. Votre regard est d'abord attiré par la luminosité extérieure et à la douleur qui irradie vos yeux, vos paupières se ferment instinctivement. Vous les rouvrez par à coups afin de vous habituer à la lumière et une fois que celle-ci devient supportable, vous examinez la fenêtre. Ses parois lisses, taillées de mains d'hommes dans une forme parfaitement cylindrique, canalisent la lumière extérieure vers une fine membrane de cristal afin que cette dernière la fasse rejaillir en mille éclats chatoyants dans votre chambre. Un carré d'étoffe noire coulisse sur deux tiges en bois, fixées à la parois, pour permettre d'occulter complètement l'ouverture.

Vous portez ensuite votre attention sur le lit. Entièrement taillé dans un bois précieux, tous les éléments rappellent le corps d'un dragon. De la tête aux pieds, en passant par les ailes qui font office de flancs. Il est si grand que vous pourriez y dormir à trois sans en être gêner et le matelas si moelleux que l'envie de flemmarder quelques heures de plus dans ce cocon douillet vient vous titiller l'esprit. Sans parler des draps de soie que vous n'auriez jamais penser trouver dans un lieu tel que celui-ci. Vous jetez ensuite un regard circulaire sur la chambre. Si vous pouvez parler ainsi de cette caverne car votre weyr, et celui de tous les autres chevaliers, ne sont autres que des grottes aménagées pour votre plus grand confort. Et votre chambre est si grande que vous avez l'impression d'être redevenu enfant. A droite du lit, une poêle à bois dispense sa chaleur au travers des pierres qui le compose. Son foyer, visible au travers de l'épaisse vitre, abrite les restes d'une bûche qui tente vainement de nourrir les quelques flammes qui y dansent encore. Tout de faïence noire vêtu, ses flancs sont frappés des armoiries du kaerl.


Face à vous, la porte de la chambre n'est fermée que par un épais rideau d'étoffe noire, suspendu à une tringle cuivrée qui arbore lui aussi les armoiries de Tàralöm. A votre gauche, trois marches traversent la largeur de votre chambre et mènent à une alcôve qui abrite un large bassin, creusé à même le sol. De forme rectangulaire, les parois et le fond sont recouverts de plaques de marbre tout aussi noires que la cheminée. Cinq petites marches permettent de s'immerger dans l'eau que déversent les jarres des deux statuts de nymphes, accrochées sur le mur du fond. Ce que vous ne savez pas encore et que vous ne pouvez voir, c'est que cette eau provient d'une source profondément enfouie dans le sol du volcan, alimentée par les pluies et les neiges, et que la proximité de la lave chauffe naturellement. Un mécanisme, actionné par la chaleur du magma, aspire l'eau pour alimenter l'ensemble des canalisations qui déservent tous les weyrs du kaerl.

Admirant la nudité des nymphes, votre regard est soudain attiré par une anfractuosité sur la parois droite de la salle d'eau. Celle-ci est restée visiblement vierge de toute intervention humaine et mène à une petit salle qui fait office de garde robe, légèrement agrandi pour permettre d'y faire tenir les meubles nécessaires à la bonne tenue de vos affaires.

Vous vous levez et vos pieds rencontre alors la douceur d'un tapis de laine. De couleurs et de motifs divers et variés, deux encadrent votre lit et un troisième, recouvrement la plus grande partie du sol. Après une rapide toilette faite à l'aide du broc d'eau, posé sur une table en bois massif au côté de la porte, vous revêtez vos habits de tous les jours et quittez votre chambre pour entrer dans une seconde caverne, bien plus vaste de votre chambre et quasiment circulaire.

Ce qui vous frappe en tout premier lieu dans cette salle, c'est l'immense corniche qui surplombe une grande partie de la caverne. Recouverte d'une épaisse couche de sable, ce n'est autre que le nid douillet de votre lié. Encore trop petit pour l'atteindre, votre empreinte ne datant que d'hier à peine, celui-ci dort pour le moment au pied de la cheminée qui se trouve sur votre droite. Identique à celle de votre chambre, elle est accompagné par une banquette cintrée aux coussins rouges vifs qui repose sur un tapis couleur carmin. Entre la corniche et la cheminée s'ouvre un corridor qui mène une plate-forme à l'extérieur du weyr d'où votre compagnons pourra, d'ici quelques semaines, s'envoler et atterrir à loisir. Mais tout comme le nid, celle-ci est encore inutile.

Face au tunnel, un second poêle à bois trône contre la parois. Identique à celui de la chambre, celui-ci réchauffe les futurs repas que vous prendrez, seul ou en compagnie de convives, autour de la longue table en chêne, flanquée de ses huit chaises rembourrées à hauts dossiers. Vous vous saisissez de quelques fruits qui reposent dans une corbeille en son milieu et prenez la direction de la sortie.

Au passage vous jetez un coup d'oeil à la petite table en bois finement ouvragée et rehaussée de feuilles d'or aux angles et sur les moulures. Dessus, quelques feuilles de parchemin n'attendent plus que votre main pour les gratifier de quelques lignes à l'aide de l'encrier et de la plume d'oie. Le secrétaire est accompagné d'une chaise rembourrée de même manufacture. Une dernier regard sur les tentures qui ornent les parois de votre weyr et qui, à l'aide des tapis, ajoutent une pointe de chaleur supplémentaire et vous vous intéressez maintenant à la porte. Il y a que deux moyens d'entrer ou sortir de votre weyr. Un par l'extérieur, à dos de dragon et le second, par cette porte ferrée. En forme d'ogive, celle-ci ouvre directement sur un escalier qui vous à l'une des allées du Mahalma. De l'autre côté du palier, une porte jumelle de la votre donne accès au weyr d'un autre membre du Kaerl. Tout en dévalant les marches deux à deux, vous enviez les privilèges du seigneur. Lui n'a pas besoin de s'incommodé de marches pour atteindre ses appartements. Un portail magique, activé par une amulette, s'en charge pour lui. Arrivé au bas de l'escalier, des visages familiers vous saluent et vous vous dirigez vers votre première leçon de la journée....
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