Tol Orëa, la Terre de l'Aube

Le Ciel est notre Empire ... pour Vaincre ... ou pour Mourir !
 
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 Bestiaire Tol Orëannéen

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Oracle Tol Orëanéen
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MessageSujet: Bestiaire Tol Orëannéen   Dim 1 Sep 2013 - 8:16

Le bestiaire Tol Oréannéen est un recueil non exhaustif des animaux que vous trouverez sur le Rhaëg!

Servez-vous en pour le RP, et lorsque vous décrivez un nouveau spécimen au cours de vos textes, n'hésitez pas à venir poster ici pour compléter sa fiche afin que nous puissions accorder nos violons!

Si vous avez une remarque sur un animal déjà posté, que vous n'êtes pas d'accord ou que vous souhaiteriez la compléter de quelques éléments, il vous suffit d'envoyer un MP au joueur ayant signé la description, ainsi qu'à une éminence grise qui pourra corriger le texte après accord du joueur rédacteur.


INDEX :


Légende des milieux naturels :
| Zone dans le reste du Rhaëg
| Zone du Màr Menel
| Zone du Màr Luimë
| Zone du Màr Tàralöm
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MessageSujet: Re: Bestiaire Tol Orëannéen   Dim 1 Sep 2013 - 8:17


 

Le Goumouf à Crête    

Habitat

Le Goumouf affectionne tout particulièrement les terrains graveleux voire pierreux ou il peut creuser son terrier. Appréciant les climats secs, la majorité de son espèce se concentre sur les espaces méridionaux et côtiers des régions tempérées mais préfère néanmoins s'éloigner des zones arides ou désertiques. En effet, contrairement à son cousin du Ssyl Shar, le Goumouf des Sables, les yeux du Goumouf à Crète sont photosensibles et peu adaptés à l'intense lumière qui règne dans le désert.
 

Régime alimentaire


Le Goumouf se nourrit de petits insectes et de fruits avariés tombés au sol. A la saison des amours, il peut lui arriver de pêcher du poisson -ou du moins tenter- pour l'offrir à une femelle mais cet animal , pataud de nature, est loin d'être un grand chasseur et préfèrera la nourriture facile aux proies trop rapides et trop grosses pour lui.
 
Rareté (est-ce un animal commun sur le Rhaëg ou plutôt rare ?)

Il est présent sur toute les régions tempérées du Rhaëg (Orën et Undomë notamment) ou on le repère facilement à ses gros terriers auréolés d'une marque de suie noire et nauséabonde.
 
Mode de vie et de comportement

On suppose que le Goumouf à Crète est un lointain cousin de la grande famille des Sauriens Draconiques, dont il garde encore aujourd'hui de petites écailles rivetées , le plus souvent de couleur brique , une crête osseuse et une queue épaisse qui ne lui sert pratiquement à rien sinon à balayer la trace de ses pas derrière lui. En effet, le Goumouf est un des rares animaux bipèdes qu'il existe sur le Rhaëg, on ne le verra que très rarement à quatre pattes sauf s'il doit s'enfuir.

D'une silhouette étrangement humanoïde, rondouillarde et trapue, ce petit animal dépasse rarement les 80cm. Il est pourvu d'un visage plat, de lèvres épaisses, de narines fendues similaires à celle des serpents et de deux gros yeux globuleux sans expression, couleur ambre. Ses pattes épaisses sont serties de petites griffes, fines mais très solides, qui lui servent à creuser son terrier, embrocher quelques insectes et défaire certains fruits de leurs coques.

Craintif et sensible à la lumière de pleine journée, le Goumouf ne sort qu'au petit matin et à la tombée du soir pour quêter sa nourriture. Après s'être repu, il se hâte de regagner son terrier car sa digestion entraine un irrépressible hoquet qui lui fait cracher des flammèches dont la luminosité et la fumée nauséabonde le rendent vite repérable.

A la saison des amours, le mâle Goumouf trottine sur toute l'étendue de son territoire à la recherche d'une femelle en poussant des "Honk ! Honk !" rauques. Une fois la femelle séduite par des petites offrandes (un poisson, un gros insecte juteux ou parfois un fruit mûr, ce qui contraint le Goumouf a monter laborieusement aux arbres) l'accouplement à lieu puis le couple se creuse un nouveau terrier non loin. Un des Goumouf à Crête brule la terre tout autour de l'ouverture, laissant ainsi une trace de suie dont l'odeur éloignera les potentiels prédateurs.

La femelle Goumouf ponds deux à cinq oeufs qu'elle couve pendant trois semaines. Le mâle lui apportera nourriture et protégera le terrier jusqu'à l'éclosion avant de repartir. Les petits Goumoufs ouvrent les yeux et savent marcher quelques heures seulement après leur naissance, mais ils resteront près de leur mère pendant trois mois encore, la suivant en rang d'oignon lorsqu'elle part sort du terrier pour leur apprendre comment repérer les fruits, les insectes comestibles et les dangers courants.
 
Points forts/ Points faibles

Le Goumouf a Crête est un animal craintif qui n'a que peu de moyen de se défendre. En effet, s'il n'a pas réussi à s'enfuir assez rapidement, il fera le dos rond en poussant des sifflements aigus, dardant les piques osseux sa crête et donnera des coups de griffes à qui tente d'approcher...mais dans l'ensemble il demeure facile à chasser , ce qui en fait une proie privilégiée pour les prédateurs locaux.

Cependant, bien que son apparence pataude et son air ahuri prêtent à rire, le Goumouf est doté d'un remarquable sens de l'ouïe et de l'odorat. Si on parvient à le domestiquer , il fera un très bon pisteur/éclaireur.
Qui plus est, la suie et la cendre qu'il laisse autour de son terrier ou suite à ses hoquets dégage une telle odeur qu'elle est utilisée par les Rôdeurs pour brouiller leur piste ou parfois par les ménagères pour éloigner les petits prédateurs (rats, belettes) de leurs maisons.  


Par Maëvann
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MessageSujet: Re: Bestiaire Tol Orëannéen   Dim 1 Sep 2013 - 8:18



Le Dragon des Sables

Habitat

  • Origines
    Le dragon des sables fait parti du genre draconique sauvage, il est donc indisposé à se lier ou à vivre avec un bipède, bien que l'hypothèse reste ouverte, tenter ce genre d'approche se résume à un suicide ou à un échec cuisant pour le candidat.
  • Lieux de vie
    Le dragon des sables est originaire du Ssyl'Shar. Il est capable de vivre n'importe où dans le Rhaëg, mais montrera une large attirance pour les milieux chauds. A son aise dans le sable, il saura trouver du confort sur un sol rocheux ou desséché, mais détestera facilement tout autre type de support sur lequel il pourrait être amené à se poser ou dormir.

Régime alimentaire

  • Nourriture
    Possédant une mâchoire faible pour un dragon, et sa dentition se composant uniquement de nombreuses petites dents pointues et fines, le dragon des sables se nourrit exclusivement de gros insectes du désert, de plantes sèches ou encore, et plus généralement, de petits animaux sans carapaces. A court de nourriture, le dragon des sables pourra aussi se rabattre sur les carcasses laissées çà et là dans le désert.
  • Méthodes de chasse
    Pour se nourrir, le dragon des sables adoptera une tactique de guet, lorsqu'il désir se satisfaire de viande. Disparaissant presque entièrement sous le sable, immobile, il patientera jusqu'à percevoir des vibrations ou des sons familiers d'une proie potentiel, avant de jaillir de sa cachette pour attraper son repas. Il est extrêmement rare de voir un dragon des sables adopter l'attitude d'un rapace pour chasser, ses compétences aériennes et ses muscles dorsaux ne lui permettant pas de manœuvrer correctement ni d'atteindre une vitesse de pointe suffisante pour cette approche.

Rareté

Il est avant tout présent au Ssyl'Shar, mais certaines personnes disent en avoir aperçu dans les alentours du Màr Tàralöm. Bien que non répertoriés, le nombre de dragons des sables se fait décroissant au fil des siècles, et l'espèce a atteint un niveau proche de l'extinction. Le manque de rapports entre eux a rendu ces dragons − notamment les mâles ou les rares femelles à avoir une portée − très agressifs et méfiants.

Mode de vie, comportement et physique

Le physique du dragon des sables fait de lui un réel traqueur du désert : ses atouts sont une musculature des pattes sur-développée, permettant de bondir et de courir à haute vélocité, même dans le sable ; s'y ajoutent trois collerettes successives dont il se sert afin d'impressionner ses adversaires, une femelle courtisée, ou encore pour capter la chaleur (le tissu qui compose ces collerettes est très fin et celles-ci possèdes de nombreux vaisseaux sanguins, permettant le réchauffement du sang via le rayonnement solaire). Les écailles qui recouvrent la majeur partie du corps du dragon des sables ont une couleur jaune pâle et sont mince épaisseur, leur but étant avant tout de permettre un réfléchissement des rayons du soleil et un camouflage dans les dunes, ainsi qu'une évacuation facilité des grains de sable pour ne pas gêner les mouvements de course ou de battement d'ailes. Enfin, son dernier atout physique se situe au niveau du poitrail : celui-ci est hautement protégé par une série de grosses écailles pointues aussi dures que la pierre et de couleur brune. Cependant, le dragon des sables a une petite taille, très proche de celle des dragons verts, et ses muscles dorsaux et faciaux peu développés ne lui permettent pas d'être compétitif dans les airs. Tout ceci renforce le caractère très frénétique qu'il adopte ; en combat, le dragon des sables aura tendance à préférer le corps-à-corps et le combat au sol, se servant avant tout de ses griffes et de la pointe dont est pourvue sa queue pour déchirer les ailes de son adversaire, si celui-ci en possède, ou pour lacérer et perforer les endroits fragiles de son anatomie.

Discret, le dragon des sables est, en journée, le plus souvent enfoui dans le sable, ne sortant alors que pour agripper une proie imprudente qui passait trop près de sa cachette. La nuit, il ira chercher à s'abreuver et à dormir à l'abri des regards, se laissant parfois confondre avec une dune lointaine.

Lorsqu'un mâle veut courtiser une femelle, il se servira avant tout de sa série de collerettes, celles-ci ayant des tailles variables selon les individus. Puis il fera frémir ses ailes tout en faisant montre de ses capacités à la course. Si la femelle est intéressée, celle-ci se joindra alors à la course du mâle, sans quoi les rugissements préviendront le prétendant qu'il a plus intérêt à aller voir ailleurs. Les femelles sont plus grandes que les mâles, mais leur agressivité, en-dehors d'une protection de la ponte, est inférieure. Une fois l'accouplement fait, la femelle chassera le mâle hors de son territoire.

Points forts/points faibles

Comme tous les dragons, le dragon des sables possède la possibilité de cracher du feu, et de communiquer par pensée avec les autres créatures − ils utilisent d'ailleurs ce système pour attirer les proies réticentes à s'approcher trop près d'eux.

La grande faiblesse du dragon des sables est son incapacité à manœuvrer facilement en vol. Maladroit et lent dans les cieux, il est très souvent condamné à opérer à partir du sol. Son second défaut est qu'il résiste peu au froid.

C'est donc par de nombreux moyens de s'échapper que le dragon des sables trouve sa force, bien que la fuite soit contraire à son caractère frénétique. Le camouflage ou l'enfouissement dans le sable sont coutumes, mais sa grande astuce pour éviter un combat fatal consiste à battre énergiquement des ailes en direction du sol pour créer une mini-tempête de sable à laquelle il pourra ajouter un ou deux crachats de flammes. Enfin, il possède une résistance naturelle aux fortes chaleurs.

Récits s'y rapportant

Au Ssyl'Shar, il est coutume de toujours ensabler les dépouilles des défunts, à défaut d'autre sépulture. En effet, la croyance veut que laisser un corps sans vie aux charognes revient à livrer l'âme du mort aux dragons des sables, qui emprisonnent celle-ci dans son estomac afin d'alimenter son feu par une souffrance éternelle du dévoré. C'est pourquoi ce genre de pratique est tabou et représente un châtiment pire que la torture ou la mort elle-même.

L'une des légendes du Ssyl'Shar parle d'un puissant chef de tribu qui tirait sa force du sang d'un dragon des sables. Ce chef de tribu aurait alors développer une rapidité surhumaine. La même légende raconte que ce chef barbare des anciens temps s'était fait un bouclier avec les écailles ventrales du dragon tué, et qu'avec ce bouclier il se protégeait des flammes des autres dragons, continuant ainsi à en tuer pour récupérer leur sang.

Une vieille coutume veut que lorsque des personnes disparaissent lors d'une tempête de sable, les membres de leur famille et leurs proches amis doivent passer un jour et une nuit enchainés les uns aux autres dans le désert en récitant le Chant du Vent (il parle d'une bataille entre deux dragons qui créent une tempête de sable recouvrant tout le désert), afin de montrer leur souffrance commune face au destin des disparus.



Par Aedlan
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MessageSujet: Re: Bestiaire Tol Orëannéen   Dim 1 Sep 2013 - 8:18



Le coureur des plaines, l'Aole

Habitat
L’aole est une créature qui aime à paitre et évoluer sur un sol tendre et herbeux. Bien que puissante, ses pattes sont sensibles ce qui force l’animal à vivre dans des lieux boisées et champêtres
Etant donné le climat tropical du continent oriental d’Undòmë, l’aole est l’un des quadrupèdes les plus répandus sur ces terres végétales.


Régime alimentaire
L’aole se nourrit essentiellement de plantes et de champignons. Cette créature ne connait pas la peur de l’intoxication en raison de son métabolisme hyperactif. En effet, la bête consomme directement tout ce qu’elle mange, en termes d’énergie, et ses deux estomacs son drainés par de puissants acides digestifs qui dissipent les plus coriaces des poisons.
Notons, malgré tout, que l’aole n’est pas herbivore. La coureuse des clairières, comme certains aiment à l’appeler, adore gober les œufs des rats des marais, ou encore, les rats eux-mêmes. Omnivore donc, la créature n’est tout pourtant pas un prédateur acharné, et c’est par défaut et manque de force qu’elle se jette sur les pâturages plutôt que sur les autres animaux.


Rareté
Particulièrement répandue en Undòmë, en raison du climat, l’on peut trouver l’aole sur Qahra. Il fut un temps ou cette créature fut en surnombre sur Orën, mais les chasseurs du continent se sont évertués à anéantir la bête en raison de sa tendre nourriture (bien que maigre) et de ses tendons extrêmement résistants. Ajoutons à cela le fait qu’elle dévastait les plantations des villageois et vous aurez une idée de la rapidité de sa disparition sur ces terres.


Mode de vie et de comportement
Bons nombres de traités planchent sur le corps de l’aole. Véritable paradoxe de par sa constitution, la bête est l’une des plus rapides de tout Rhaëg quand il s’agit de course sur terrain plat et herbeux. Ses muscles peuvent se dilater pour avoir une explosivité hors du commun. Dans le cas précis de ces courses, l’aole double véritablement de volume au niveau des pattes et des muscles postérieurs. Néanmoins, ses membres demeurent fragiles et ses griffes plates n’existent que pour gratter le sol lors d’un parcours. Sur une terre aride, rocheuse ou encore graveleuse, l’aole serait en difficulté et chaque pas lui couterait une souffrance indescriptible.

Focalisons-nous maintenant sur le visage de la bête. Taillé en V, la tête de l’aole ressemble à une pioche à laquelle l’on aurait collé deux grandes oreilles rigides. Les yeux d’ambres, étirés vers les côtés et sa bouche, minuscule, lui donnent un air délicat et noble, rappelant étrangement les elfes (surement à cause des oreilles…). Sa gueule, bien que petite, peu se déboiter pour avaler goulument œufs ou champignons irréductibles. Enfin, le naseau triangulaire, à l’image du crane de la bête, n’est pas un organe utile. En effet, l’aole perçoit les odeurs avec sa langue, tout comme les serpents. Sa truffe possède un tout autre rôle. En combinaison avec sa queue, terminée par une masse de poils drus (qui lui servent de fouet pour éloigner les insectes des tas feuillus), sa truffe et ses moustaches confèrent à la bête un équilibre hors du commun.

Mammifère au mode de vie standard, il se lève et se couche avec le soleil. N’ayant pas la chance d’être nyctalope, ou même, d’avoir d’autre sens lui permettant de pallier l’obscurité de la nuit, l’aole ne gambade jamais au clair de lune. Singularité cocasse de la bête, une fois le soleil tombé, elle s’endort immédiatement, s’effondrant sur le flanc. Voila pourquoi, dans les dernières heures du jour, l’aole tente de trouver un habitat lui étant convenable. Voici, d’ailleurs, ce qui est la plus intéressant pour cette créature. Manifeste, une fois de plus, du paradoxe de la bête, l’aole, bien que fragile, peut dormir à l’air libre, sans abris, toute l’année. En fait, peu importe les saisons car l’aole a toujours chaud. Ses muscles et son métabolisme en hyperactivité, même lors de son sommeil, lui confèrent une chaleur sans égal. Adulant l’eau et la pluie, l’aole ne sera que plus heureuse si elle s’assoupit sous un tourment battant.

Bien que sauvage, cette espèce peut être domestiquée voir, élevé en troupeau par un être pensant. Des fermes d’aoles furent créées par certains fermiers désireux de faire le commerce de viande et de tendons, en plus de garder un chauffage bestial pour les hivers. La seule contrainte est qu’une aole ne vit véritablement que si elle est entouré de près d’une vingtaine de ses congénères. Ainsi, les meutes atteignent parfois des effectifs astronomiques, frôlant la double centaine !

Enfin, et revenons au cadre naturel de la bête, dans le troupeau, il n’existe pas de male dominant, mais un éclaireur qui reste ne tête de la meute pour une journée. Un roulement quotidien est effectué en fonction de la santé de la créature. La plus énergique va à l’avant, à l’image des oies qui ouvre les voies aérienne en période de migration. Ce concept se retrouve lors de la saison d’accouplement des aoles. Les créatures les plus puissantes du troupeau vont choisir les plus faibles, pour procréer, afin d’équilibrer la meute. Une fois la mise à bas terminée, l’aole attend que sa progéniture soit capable de courir, à savoir un à deux mois, avant de repartir. Voila pourquoi la meute se disperse toujours au Printemps en six ou sept parcèles, avant de se reconstituer a la fin de l’été.


Points forts/ Points faibles
Comme expliqué précédemment, l’aole est capable du meilleur comme du pire. En fait, ses performances dépendent de son habitat et de son environnement. Seule, l’aole aura peur, et ira se refugier sous un tas de feuille et au fond d’une tanière jusqu’à la mort. Incapable de vivre par ses seuls moyens, et dépourvu, en solitaire, d’instinct de survie, la bête est faite pour exister en communauté. De plus, elle ne peut évoluer réellement qu’en terrain herbeux. Le continent d’Orën est un véritable Eden pour cette créature, qui maintenant n’y a plus accès.

Malgré tout, l’aole est la créature la plus vive et explosive qu’il existe. Capable de changer d’appuis et de vélocité par sa simple volonté, l’aole n’est quasiment pas rattrapable par un prédateur terrestre. Même en traversé d’un ruisseau ou d’une rivière, la bête saura distancer la menace sans peine et sans fatigue. Capable de gonfler en bandant ses muscles, la charge d’une aole peut être destructrice bien qu’improbable. Seul Ivan Loesteiner, explorateur et naturaliste, fut témoin d’un tel événement, qu’il relate dans son « Manifeste sauvage Rhaëgien » où il y détail, illustration à l’appui, une meute d’une demi centaine d’aole, chargeant un hoqueur qui les pistait. Le hoqueur, rappelons le, est un félin de plus de quatre mètres de long pour deux de haut, qui aime à chasser seul, en usant de ses pattes puissantes et de ses deux queues, capable de libérer un venin paralysant par le biais d’épine s’y trouvant. En comparaison, l’aole mesure jusqu'à deux mètres cinquante de long sur deux de haut, pour un poids inférieur à toute proportion logique.


Récits et autre apparitions
En raison de son grand nombre, l’aole n’attise pas spécialement la curiosité des gens. Seuls quelque proverbe font référence à la bête tel que :

« Gonfler comme une aole » ou encore « C’est une vrai aole ! » en sous entendant que la personne visé soit un coureur né.

Dans la mythologie, l’aole est un symbole de vélocité et de fragilité qui symbolisent souvent l’empressement et le fait de se reposer sur les autres. Le mythe d’Aelith d’ailleurs, est tiré des singularités de cette espèce. Rappelons qu’Aelith était une femme au corps capable de rivaliser avec le plus grand coureur de son temps. Leur lutte pour savoir qui d’eux deux était le plus rapide, les menèrent sur les monts neigeux et tranchants de Vaendark où, voulant distancer son rival d’un seul coup, Aelith s’engouffra dans la brume glacée. Seule, et sans le soutient des gens qui la supportait lors des épreuves sportives auquel elle participait, elle fut poussé au désespoir. Entêtée, elle poursuivit son périple, se perdant dans les steppes gelée de haut altitude jusqu'à en périr.

Par Sorhein
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MessageSujet: Re: Bestiaire Tol Orëannéen   Dim 1 Sep 2013 - 8:18







La baleine des nuages


Description physique

(la taille de l'homme sur le dessin ne sert pas de référence. ). La baleine des nuages peut mesure jusqu'à une quinzaine de mètres. On pourrait penser à une grosse baudruche longiforme qui flotte. L'animal est bien plus complexe que cela. De couleur cendreuse, les seuls détails de son corps qui lui a valu le nom de baleine est l'avant de sa tête. Elle est assez ressemblante à celle des paisibles cétacés des mers. Et on peut noter aussi les nageoires de taille ridicule, qui servent à peine à le diriger. Le haut de son corps est parcouru par des poches d'air, dont la plus grosse domine le sommet de son crâne. Composé de gaz plus légers que l'air, c'est son mode de vol. Une sphère de crevé et c'est la survie de l'animal qui est en jeu. Une petite sur le dos, ce n'est pas trop grave. Il saurait compensé, mais si c'est la première qui fuit, l'animal est condamné à mort.
Des tentacules pendent le long de son corps jusqu'au milieu de son ventre et on peut apercevoir deux entrées derrière la première sphère de gaz ; qui sont des bouches. Des évents en sillons parcourent la partie supérieure de son crâne, lui permettant de respirer.


Habitat

Le ciel est son unique domaine. Grâce à ses sphères gazeuses qu'il peut un peu contrôler, il peut se trouver comme en basse ou très haute altitude. Mais on le croisera plus généralement dans les hautes altitudes, pour qu'il soit à l'abri des prédateurs qui pourraient posséder la capacité de voler et de l'atteindre. Il préfère les courants chauds, qu'il suit paresseusement pour trouver sa nourriture.


Régime alimentaire

Très longtemps, on s'était demandé de quoi il se nourrissait. Ses tentacules arrivent à attraper les animaux comme les oiseaux insouciants qui ne se méfient pas assez de la baleine des nuages. Ses tentacules sont rapides et puissants, ce qui est trompeur quand on voir la taille imposante de l'animal en comparaison. Mais prendre à manger dans les airs ne semblent pas lui suffire. Des écrits relatent qu'on l'aurait vu se poser sur des collines pour se nourrir de végétaux et de branches, d'autres fois flotter au-dessus de la mer pour attraper les poissons qui se trouvaient juste sous la surface d'eau. En fait, il serait omnivore, qu'il prendrait la moindre chose de digérable pour lui, que ce soit gros ou petit. Donc à se méfier si jamais on le voit. Ne vous en approchez pas trop.


Rareté (est-ce un animal commun sur le Rhaëg ou plutôt rare ?)

Il est très rare de le croiser, comme il vole en très haute altitude. Animal assez ancien, il n'arriverait pas à s'adapter au monde actuel, où ses sources d'alimentation commence à se réduire par la présence des hommes. Mais aussi par l'arrivée au cour des siècles des animaux capables de voler eux aussi, comme les dragons. La baleine des nuages aurait été à l'époque des Valherus une cible de choix pour certaines compétitions d'où son extrême rareté aujourd'hui. Cela se rajoute au fait qu'il suive les courants et que les chances aujourd'hui de rencontrer un autre partenaire sont minces pour assurer la pérennité de l'espèce.


Mode de vie et de comportement

Il vit toujours en solitaire, sauf quand il a l'occasion lors de la rencontre d'un partenaire du sexe opposé de se reproduire. Quand il croise un autre membre de son espèce du même genre, il l'ignore complètement.

Il aime rester dans les hautes altitudes pour se protéger des prédateurs et maintenant des traits des hommes. si haut que même eux ne pourraient prétendre à le rejoindre pour le chasser. Lui seul est capable de respirer tout là haut. Même si la baleine des nuages parait inoffensive, elle se défendra violemment avec ses tentacules et sa queue pour défendre sa vie.

Quand il donne naissance à sa descendance, il donne vie à un ou deux petits pleinement formés qui savent déjà vivre seuls. L'adulte ne s'en occupe pas du tout, les laissant à leur sort dès qu'ils viennent au monde. Les petits ont déjà du gaz dans leurs sphères pour survivre dès le premier jour.

Pour se nourrir, la baleine des nuages est une opportuniste. Elle prendra tout ce qui est comestible se trouvant à la portée de ses tentacules, même si elle doit descendre vers le sol ou la mer pour la trouver. Elle doit se nourrir constamment, n'ayant pas de réserve de graisse. Elle tire ses gaz de flottaison par la digestion de ses aliments, qu'elle porte à l'une de ses deux bouches latérales via ses tentacules.

Pour se diriger, il suit principalement les courants, déviant de leur course d'un battement de sa longue queue, pour se diriger sur ses proies. Il se fit à la sensation de ses tentacules ; elles sont très sensibles au toucher, ce qui compense largement sa mauvaise vue.

Points forts/ Points faibles

Ses tentacules sont d'une rapidité foudroyante, sa queue l'est tout autant. Pour se défendre, elle sera une cible dangereuses et difficile. Elle peut monter assez rapidement en altitude pour se mettre à l'abri en libérant dans ses sphères les gaz légers. Certains individus peuvent monter rapidement. Elle est capable de garder son assiette de vol si on lui perce les petits flotteurs. Percez le plus gros et elle ne pourra que chuter mortellement.
L'un de ses points faibles outre sa sphère principale est que sa peau est très tendre. Le moindre coup la blesse. Elle n'a pas une bonne vue non plus, se basant sur le sensoriel de ses tentacules pour se diriger et se nourrir ; ou alors se défendre.



Par Peddyr
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MessageSujet: Re: Bestiaire Tol Orëannéen   Dim 1 Sep 2013 - 8:18



L’araignée de mer



Habitat:

L’araignée de mer est une espèce vivant sur les côtes, à proximité de celles-ci ou sur les récifs de coraux. Sa constitution particulière et adaptée à ce milieu lui permet de se fondre facilement dans le décor et d’endormir les craintes de leurs proies éventuelles. Pour les non initiés, la déceler est extrêmement difficile et les accidents sont relativement fréquents lorsque les imprudents se retrouvent coincés près d’une colonie.

Régime alimentaire:

L’araignée de mer se nourrit de toute sorte de poissons, pour ce faire, elle peut rester immobile très longtemps. Les poissons qui passent à proximité prenant alors sa gueule pour une cavité sont tentés de s’y introduire pour se cacher. Mais son régime principal est surtout nécrophage, il n’est pas rare d’en voir développer une petite colonie près d’un lieu de naufrage lorsque celui-ci a lieu près des côtes par exemple.

Rareté:

Cette espèce est très présente en Ys où elle pose parfois problème. On peut la retrouver sur les côtes des autres continents en nombre moins important.
 
Mode de vie et de comportement:

L’araignée de mer est un animal vivant en groupe, une colonie de cette espèce peut comporter jusqu’à plusieurs dizaines d’individus. Elle a l’habitude de vivre dans les espaces sous-marins accidentés : failles, corail, à-pics côtier... C’est une espèce qui n’est agressive que lorsqu’elle est en surpopulation à cause du manque de nourriture ou lorsque la compétition pour la reproduction se fait plus forte. Certaines colonies se forment sur les lieux de naufrages, par exemple le long des récifs présents en Ys où de nombreux marins mal avisés vont se fracasser. Il existe d’ailleurs plusieurs colonies de grandes importances rajoutant un danger supplémentaire et non négligeable à celui de la mer.
Lors de la période de reproduction qui doit se situer aux alentours de la mi-mars, les araignées de mer sont particulièrement agressives même envers les autres espèces. Leur zone de vie est alors fortement déconseillée mais on recense des disparitions chaque année.

Points forts/ Points faibles:


    ° L’araignée de mer est dotée d’une carapace épaisse et résistante, son aspect granuleux fait penser à un petit rocher lorsque ses pattes ne sont pas déployées. Certains personnes chassent l’araignée de mer pour sa carapace et en confectionner une armure faites de lamelles et d’une bonne qualité après un traitement adéquat.° L’espèce de mandibule devant sa gueule sert à parfaire son camouflage mais est également pourvue d’un dard qui envoie un puissant sédatif pouvant neutraliser un animal de la taille d’un cheval en quelques minutes.° Sa dangerosité pour l’homme provient surtout de son nombre, l’araignée de mer prise individuellement est un animal qui se déplace relativement lentement et ne tient donc pas la distance.° Lorsqu’une personne est mordue ou piquée par une araignée de mer, le meilleur conseil est de désinfecter la plaie au plus vite à cause des maladies que ses créatures peuvent véhiculer.



Par Brendart
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MessageSujet: Re: Bestiaire Tol Orëannéen   Dim 1 Sep 2013 - 8:18



La guélyquette des bois


Description physique: La guélyquette des bois est une espèce tout à fait à part entière, mais qu'un observateur peu connaisseur des espèces confondra certainement avec une grenouille.
En effet, elle possède la taille, la forme et la couleur d'une reinette, une peau légèrement caoutchouteuse déclinant de nombreuses nuances de vert en fonction de son âge. Verte jeune pousse à la sortie de l'oeuf, pour être plus aisément repéré par sa mère, elle se fonce pendant sa croissance, pour devenir presque brune après la maturation sexuelle. Comme la grenouille, elle possède quatre courtes pattes puissantes, qui lui permettent des bonds de trente à quarante centimètre, terminées par des doigts ventouses. Elle peut ainsi s'accrocher à toutes les surfaces sans difficulté.

Malgré cette similitude de forme avec la grenouille, la guélyquette est une espèce tout à fait à part entière. La première différence, c'est qu'elle est dotée d'une corne de nacre, unique, au sommet de son crâne. On à longtemps évoqué le rôle d'arme de cette aiguille acérée, mais les botanistes récents ont émit une nouvelle hypothèse: celle d'un récepteur mental. En effet, à l'instar des dragons, on a découvert que les Guélyquettes des bois communiquaient entre elle par la pensée, pouvait parfois brouiller les lézards de feu qui se trouvent à proximité d'une colonie.

Deuxième différence majeure avec une grenouille, la guélyquette possède une queue courte (environ 3 centimètres), poilue, se terminant par un petit panache distal. Chaque poil est terminé par une glande qui sécrète une substance collante, ce qui permet à la guélyquette d'attraper ses proies, à la fois par l'avant (la langue comme la grenouille) et par l'arrière.

Habitat: La guélyquette des bois aime les zones humides et ombragées. On la trouve à proximité des marais et des étangs, ainsi que dans les sous-bois détrempés. On la trouve la plupart du temps dans des colonies d'une centaine d'individus. Elles nichent par famille dans des trous de glaise creusés dans les parois des étangs. Leurs galeries sont souvent à moitié inondées, mais les véritables zones d'habitats sont sèches et recouvertes de paille et de plumes.

Régime alimentaire: La Guélyquette des bois se nourri principalement des moustiques, moucherons et autres insectes volants qui pullulent dans les zones humides. On ne lui décrit aucun autre repas, mais elle peut engloutir jusqu'à cinquante moucherons par jours en période de ponte. Il faut savoir également qu'elle mange nettement moins en hiver qu'en été, du fait de la diminution des ressources et du ralentissement de son métabolisme.

Rareté: La guélyquette est une espèce plutôt commune des zones tempérées et boisées. Ainsi, j'en ai vu personnellement dans la Sylve de Norui, en Orën et en Ys. Certains botanistes ont rencontré des espèces de la même famille dans des continents aux climats plus extrêmes, comme en Vaendark, où ils décrivent une hibernation pendant la période la plus froide chez la Guélyquette des Neiges, et en Qhara, où la Guélyquette Tropicale mesure plus de vingt centimètres de haut et sécrète une substance extrêmement toxique.
Revenons à la Guélyquette des bois que je connais mieux. Elle vit au sein de "colonies" d'une centaines d'individus, mais il est très rare d'en voir plusieurs à la fois. En été, pendant la saison des amours, les marais où elles nichent deviennent le théâtre de concerts particulièrement bruyants. C'est ainsi que l'on estime la taille de la colonie.
 
Mode de vie et de comportement: La Guélyquette est incapable de survivre seule. Elle puise une grande part de son énergie dans la proximité avec son groupe, via certainement ses capacités de communication mentale.
 La reproduction se fait pendant l'été. Suite à une saison des amours bruyante où les femelles attirent les mâles par leur chant, elles pondent une petite dizaine d'oeufs, d'où sortiront dans les semaines qui suivent de petites guélyquettes vertes quasi-fluorescentes. A la différence des grenouilles, les guélyquettes ne passent pas par une forme larvaire.
 La chasse de la guélyquette prend une forme très particulière, qui la différencie des autres animaux par sa logique "intelligente". En effet, les dernières études prouvent que la guélyquette use de ses capacités télépathiques pour abuser ses proies et leur faire croire à un environnement sur. Ce faisant, elles étourdissent leurs réflexes de survie et parviennent donc à moins de fatigue physique pour se nourrir. L'autre particularité de sa chasse est que la guélyquette ne se sert pas forcément de son sens visuel, mais bien plus de son perception mentale de son environnement. Par exemple, elle pourra capter la présence d'un moustique venant se poser derrière elle, puis déplacera lentement sa queue pour y engluer sa proie.
 Autre particularité: la colonie respecte une hiérarchie particulière, basées sur les capacités mentales de chaque individu. Une Matriarche sera la guélyquette dont le sens télépathique est le plus développé. En pratique, les scientifiques ignorent s'il s'agit du périmètre d'action ou bien du "pouvoir de persuasion" et de l'intensité de son sens. Il faut savoir que les guélyquettes, en grand nombre, peuvent perturber les communications mentales entre lézards de feu, voire même entre dragons, et qu'il est plus difficile à un dragon de se téléporter via l'Interstice dans les repaires de guéliquettes.

Points forts/ Points faibles:
La guélyquette est un animal au corps mou et fragile, qui peut facilement devenir la proie des oiseaux et des serpents. D'où le fait qu'elles ne s'aventurent jamais en terrain découvert. Elle ne possède pas de défense particulière, hormis sa petite taille, sa couleur de feuille morte et sa discrétion.
La guélyquette doit sa survie à son nombre, à ses descendances nombreuses et surtout à ses propriétés télépathiques qui lui permettent de désorienter vaguement un adversaire à l'esprit peu agile.

Récits et autres apparitions: La guélyquette est un animal commun dans les mythes de Qhara et d'Undomë. Pour une raison inconnue, les méchants sorciers enferment parfois les gentils héros dans le corps d'une guélyquette, la seule façon de les faire revenir à leur apparence normale est de se piquer le doigt à leur corne pour y faire couleur une goutte de sang.
Dans les récits à prendre en compte également, il est dit que les repaires de Guélyquettes peuvent faire "disparaître" un étang et que le dragon qu'y voudra s'y téléporter par l'Interstice se perdra dans les limbes sans possibilité de retour... Je n'ai pas retrouvé de source officielle de ce type de décès dans les annales du Màr Luimë.


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MessageSujet: Re: Bestiaire Tol Orëannéen   Dim 1 Sep 2013 - 8:19

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[size=30]L'Onifik[/size]
Le Serpent Cristallin

Description physique
L'onifik vit le plus souvent au plus profond de l'océan, nous avons donc très peu de signalements physiques précis.
Apparenté à un serpent, on estime la longueur totale de son corps à plus de vingts mètres, pour une largeur de deux mètres au maximum.
Il est pourvu de minuscules écailles comme les poissons. La couleur change en fonction de la salinité de l'eau. Plus l'eau est claire et donc moins chargée en sel, plus la créature est transparente, d'où son surnom de serpent cristallin. Hors de l'eau, les écailles prennent une couleur nacrée quand le soleil est au beau fixe et sont teintées de gris quand l'orage gronde.
On ne voit généralement hors de l'eau que son « cou » qui mesure à lui seul entre cinq et dix mètres selon l'âge. Très souple, il peut courber son corps à volonté, réussissant ainsi à se faufiler habilement entre les rochers des fonds sous-marins.
Dépourvu de « bec » à la naissance, celui-ci apparaît à la fin de l'adolescence, signe qu'il peut procréer. Les onifiks n'ont pas d'yeux et se repèrent uniquement grâce à un système d'écholocation, sorte de « sonar » situé à l'intérieur de leur crâne arrondi.
Leur moyen de communication est un véritable mystère. Il m’émettent à priori aucun son perceptible par l'homme.


Habitat
A l'origine, on trouvait les onifiks uniquement dans les océans aux températures glaciaires, en eau très profonde et loin des zones côtières. Ces créatures vivaient uniquement au large de Vaendark.
A présent, on en trouve dans des eaux plus chaudes et ils se risquent de plus en plus à s'approcher du littoral de certains continents comme Undòmë ou Tol Orëa.


Régime alimentaire
Leur nourriture est principalement composée de végétaux et d'algues microscopiques. Selon les régions, ils peuvent aussi se nourrir de petits crustacés ou de méduses. Les onifiks mangent environ une fois par semaine car leur estomac n'est pas très développé et leur digestion très lente. Ils sont d'ailleurs capable de survivre plus de trois mois sans nourriture.


Rareté
Autrefois visibles uniquement au nord de Vaendark, du fait des températures glaciaires, certaines espèces ayant mutées migrent vers des eaux de plus en plus chaude. On pourra donc en croiser plus facilement aux abords de Tol Orëa, surtout près de l'escalier sous marin descendant au Kaerl Englouti, aux alentours de la Baie d'Eau-Claire. Certaines personnes ont pu en apercevoir au sud du continent d'Undòmë ainsi qu'à l'est pour les plus chanceux.


Mode de vie et de comportement
Les onifiks ont une durée de vie évaluée à 250 ans en moyenne. Ce sont des êtres bisexués. Ils vivent exclusivement par deux, en couple.
La créature qui a pris le rôle de « femelle » met bas après une courte reproduction dès l'adolescence terminée, ce qui correspond à quarante ans de vie d'homme. Elle met au monde deux individus qui s'accoupleront à leur tour quarante ans plus tard. Ce genre de reproduction pose des problèmes de consanguinité à la longue, ce qui entraîne des mutations génétiques, comme un aileron dorsal sur certaines espèces d'onifiks , appelées désormais onifiks dorsalés.
Ces créatures sont des êtres pacifiques, mais extrêmement territoriaux. Les enfants ne restent pas plus de deux ans avec leurs parents avant de trouver un secteur où ils pourront établir leur habitat bien à eux.


Points forts/ Points faibles
Du fait de leur imposante taille, les onifiks inspirent la crainte envers les hommes, ils se font donc rarement attaquer. Ils sont également extrêmement rapides et peuvent donc échapper aux rares prédateurs aquatiques.

Vivant exclusivement en couple avec le même partenaire tout au long de leur vie, ils sont de ce fait très dépendant l'un de l'autre et ne peuvent survivre séparément.


Récits et légendes diverses
Ces créatures, selon les marins de Vaendark, sont annonciatrices de tempêtes et porteraient malheur aux navires qui les croisent. Les pêcheurs et autres pirates des mers se sentaient alors obligés de faire escale à terre de peur d'être engloutis par les flots.

Au contraire, les habitants d'Undòmë les voient comme des êtres bénéfiques, prédicateurs d'une bonne croisière et les vénèrent dans les zones côtières.On trouve d'ailleurs dans ces régions de minuscules temples recouvert de coquillages nacrés, sorte de lieu d'offrande à leur intention.

Par Elysëya
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MessageSujet: Re: Bestiaire Tol Orëannéen   Dim 1 Sep 2013 - 8:19



[size=30]LE BUGDUL[/size]




Description physique :
Le Bugdul est une petite créature au poil rose mesurant une cinquantaine de centimètres. Bien portante et très souvent grassouillette, ses pattes inférieures disparaissent sous une masse de graisse pendante, signe d'une alimentation abondante. Ses bras sont arqués vers l'intérieur à force d'épouser depuis des siècles les courbes arrondies de leur corps.
Il possède des incisives très développées qui lui donne un air particulièrement idiot. Deux petites billes enfoncées loin dans la tête, prononçant encore plus cet aspect de benêt, lui font office d'yeux. Ses oreilles se terminant en pointe sont tournées vers le bas et se trouvent assez basses comparé au haut du crâne.


Habitat :
Du peu d'informations que l'on a sur le Bugdul, il semblerait qu'il est une préférence pour les environnements montagneux ou forestiers, là où il peut vivre à l'abri des regards indiscrets, et surtout là où il peut surprendre ses « victimes ». Il serait un adepte des terriers dissimulés entre les racines des arbres ou creusés dans la pierre, là où on aurait du mal à le localiser et donc où il pourrait vivre en paix. Il fait d'ailleurs tout pour camoufler l'entrée afin de la rendre encore moins détectable.
Côté région, il est donc plus facile de rencontrer un Bugdul sur le continent de Qahra dans ses multiples jungles et autres lieux où la flore est très présente, ainsi que sur les continents de Orën et de Undòmë. Il est possible d'en trouver en Vaendark mais les températures particulièrement froides ne lui conviennent pas trop.


Régime alimentaire :
Quand on voit un Bugdul pour la première fois, on est marqué par son embonpoint si caractéristique. De ce fait, on peut penser que son régime alimentaire est relativement actif et extrêmement calorique. Quelques rares études ont démontré que le Bugdul se nourrit exclusivement de grosses limaces bien grasses. Mais un éthologue a récemment lancé l'idée que le Bugdul volait dans le sac de ses victimes leurs victuailles, ce qui expliquerait en grande partie leur rondeur.
Pour le reste, sa nourriture serait axée principalement sur les insectes et toutes races d'araignées.


Rareté :
Le manque de témoignage sur une rencontre avec un Bugdul fait de lui un animal plutôt rare, tenant plus à l'ordre d'une apparition forfuite. Il est extrêmement difficile de faire des recherches sur cet animal car il semble tout faire pour effacer les pistes qui mènent à lui.


Mode de vie et de comportement :
Le Bugdul est un animal qui n'a qu'un seul but : empoisonner l'existence des individus qu'il rencontre. Car finalement ce n'est pas nous qui trouvons le Bugdul, c'est lui qui nous tombe dessus sans prévenir, devenant ainsi notre pire cauchemar, la pire calamité que l'on puisse imaginer. Cette créature se plaît à suivre jusqu'au bout du monde le malheureux qu'elle a choisi pour cible, ou plutôt le malchanceux qui s'est retrouvé sur sa route. Mais si ce n'était que ça, si ellel se limitait simplement à suivre sa proie partout où elle va, ce ne serait pas encore trop gênant – encore que -, mais il n'en est rien. Le Bugdul prend un malin plaisir à reproduire le moindre geste de sa victime, à imiter toutes ses paroles – dans son propre langage bien entendu – et ce, continuellement, sans relâche et sans lassitude.

Le plus incroyable dans cette histoire c'est qu'un lien semble enchainer le Bugdul à sa proie car dès lors qu'il a jeté son dévolu sur quelqu'un, ce dernier ne peut s'en débarrasser. S'il décide de le semer en courant très vite, il réussira, car l'animal n'est pas vraiment bâti pour la course. Cependant, où qu'il aille, que ce soit dans une heure ou deux heures, ou dans une semaine, le Bugdul le rejoindra partout où il se cache. Si le malheureux s'enferme dans une maison, l'animal trouvera un moyen d'entrer à l'intérieur. Comment s'y prend-il ? Possède-t-il un quelconque don lui permettant de devenir éthéré ? Ses incisives qui lui donnent un air si stupide l'aident-elles à se frayer un chemin face au bois des murs ou du plafond ? A moins qu'il ne sécrète une graisse lui permettant de se faufiler dans les plus infimes endroits ? Le mystère reste encore d'actualité. Il n'en reste pas moins que le nombre de victimes devenues folles à cause du Bugdul deviennent de plus en plus nombreuses.

Le plus effrayant dans cette histoire c'est que nous ignorions beaucoup de choses sur le Bugdul. A-t-il une vie de famille ? Quelle est son espérance de vie ? Nous n'en savons rien. C'est ce qui rend cette créature si terrifiante car il semblerait que son unique but dans le vie soit de rendre folle les personnes qu'elle croise.


Points forts/ Points faibles :
Le principal point fort du Bugdul semble être sa capacité à rester éveiller. On arrive même à se demander s'il dort un jour dans sa vie étant donné qu'il voue son existence à suivre chaque pas de ses victimes. A cela s'ajoute sa volonté inébranlable et son incroyable endurance à reproduire les moindres faits et gestes ainsi que les paroles.

Ses points faibles restent sa petite taille et ses attributs naturels qui ne le protègent aucunement des attaques extérieures et de ses prédateurs. Avec une agilité et une force physique inexistantes dues à sa morphologie, le Bugdul est facilement tuable. Une fois prit cela en compte, il devient facile de se débarrasser de lui.

De même, il existe un moyen de se délivrer de l'emprise d'un Bugdul. Ses bras arqués l'empêche d'exécuter certains mouvements. La clé pour retrouver sa liberté consiste à placer chacune de ses mains sur sa nuque et de taper ses coudes l'un contre l'autre. Effectuer ce geste durant quelques minutes en continuité force le Bugdul à abandonner la partie.
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MessageSujet: Re: Bestiaire Tol Orëannéen   Dim 1 Sep 2013 - 8:19



Le Trol des forêts


Aspect physique:
 Le troll des forêt est une espèce tout à fait particulière, à ranger entre les races bipèdes intelligentes et les animaux. Mesurant entre un mètre quatre vingt dix et deux mètres quarante (les femelles étant plus petites et plus trappues que les mâles), il a la peau d'un gris tirant sur le brun. Cette montagne de muscle a une tête petite, rabougrie, la plupart du temps chauve et ornée de deux oreilles décollées. Son appendice nasal se réduit souvent à deux fentes étroites, et sa gueule est capable de s'ouvrir en deux pour gober un lapin entier.  Sa mâchoire est redoutable, il possède des dents particulièrement affutées, pour déchiqueter son aliment de base: la viande crue.
 Le troll des forêts a un corps assez semblable à son cousin le troll des montagnes: des bras longs et massifs pendants jusqu'à ses genoux, un torse imposant et imberbe, un ventre capable de se distendre de façon impressionnante... Néanmoins, le troll des montagnes est plus petit, avec une peau plus grise pouvant tirer sur le noir.
Les trolls disposent de mains préhensiles avec des pouces opposables, néanmoins, l'épaisseur de leurs doigts rends toute manipulation de petits objets impossible.
Leurs jambes sont proportionnelles au reste de leur corps, évoquant parfois des troncs d'arbre, nécessaires pour porter leur imposante masse, elle se terminent par des pieds courts possédant uniquement deux gros doigts, à la manière de sabots. Cela leur confère une stabilité relative dans les tourbières mais les rends très mauvaise grimpeurs.

Habitat
Comme leur nom l'indique, le troll des forêts vit... en forêt. Souvent, on en trouve de grands groupes dans les profondes forêts centenaires d'Undòmë et dans celles qui longent les contreforts en Orën ou en Vaendark. L'occasionnelle cueilleuse de champignon ne risque pas de faire sa rencontre dans un sous-bois, mais les chasseurs peuvent parfois s'enorgueillir d'avoir rencontré un troll lors d'une longue période de chasse, et d'en être sortis vivants... Mais ils sont rares! La plupart du temps, on peut retrouver leurs ossements autour des grottes ou des rudimentaires cabanes de feuillage qu'ils construisent pour loger leur famille.


Régime alimentaire
Le troll des forêt n'est pas le redoutable carnivore que l'on imagine. Il est omnivore, mais il est vrai que ses repas, en temps fastes, se composent quasi exclusivement de viande crue. Oiseaux, lapins, voire des proies plus importantes lorsqu'une femelle est grosse. En hiver, le troll des forêts solitaire peut tout à fait survivre de champignons, de viande morte ou même de racines.
Néanmoins, lorsqu'ils se regroupent en horde, les trolls des forêts peuvent chasser ensemble, et tous les animaux de la forêt deviennent des proies potentielles: biches, chevreuils, ours et... bipèdes!


Rareté
Qu'on se le dise, le troll des forêt n'est pas si fréquent! La faible natalité, conjuguée à l'agressivité dont font preuve les grands mâles à l'égard des jeunes agissent comme d'important régulateur des populations. Dans la plupart des régions, on le considère uniquement comme un animal de légende pour effrayer les enfants.

Mode de vie, comportement
Le troll des forêt est, contrairement aux apparences, une bête sociable qui se réunit en groupes d'une dizaine à une vingtaine d'individus, jamais plus. Les jeunes mâles s'excluent d'eux-même pour se protéger du mâle dominant et vivent alors pendant quelques années à l'écart du groupe, le temps de devenir assez fort pour affronter le chef de la horde.
Une horde partage la plupart du temps sa nourriture et se comporte en clan uni lors de la chasse.


Points forts/points faibles
Le principal point fort du troll des forêt vient de son physique imposant. Il ne craint aucune espèce et seule une autre troupe de troll venant disputer un territoire ou des femelles peut inquiéter une horde. De plus, sa peau épaisse est douée d'un pouvoir tout à fait particulier: elle se régénère extrêmement rapidement suite à une blessure.
Néanmoins, le troll des forêts est loin d'être invincible. C'est d'abord une bête stupide, un piège un peu élaboré peu suffire à le mettre hors d'état de nuire.
Il est également très sensible aux poisons et aux maladies.

Récits s'y rapportant
Toutes les cultures regorgent de récits de trolls enlevant les enfants. Ils sont essentiellement destinés à l'éducation des plus jeunes et ne contiennent que très peu de vérité.



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MessageSujet: Re: Bestiaire Tol Orëannéen   Dim 1 Sep 2013 - 8:20

Le gobelin



Habitat
Les gobelins peuplent plus ou moins tout le Rhaëg. Leur capacité d’adaptation et leur solidité les rend capables de survivre dans n’importe quel environnement, même s’ils affectionnent principalement les zones tempérées. Leur habitat est principalement troglodyte, mais les tribus sont nomades : elles élisent domiciles dans des grottes montagneuses qu’elles quittent au bout de deux ou trois mois.
En Tol Orea, on compte près de 120 tribus ayant élu domicile dans la zone des pics de cendre. Cela dit, on en trouve aussi un certain nombre dans les landes d’Eru et le Delta du Cénédril.
Il est à noter que le Gobelin s’adapte très bien à son environnement. On en trouvera donc naturellement dans les montagnes de Ssyl’Shar aussi bien que dans les marécages du Qahra.

Régime alimentaire
Le Gobelin est une créature carnivore par nature et omnivore par nécessité. Leur relative faiblesse et leur manque d’organisation les empêche souvent de goûter à la viande fraîche, si bien qu’ils se rabattent souvent sur des charognes ou quelques racines et baies qu’ils parviennent à obtenir. Il est à noter que le Gobelin se nourrit fort volontiers de la chair de créatures intelligentes, les Elfes étant particulièrement à leur goût.
On reconnaît rapidement l’alimentation à la peau d’un Gobelin. D’un très beau vert Emeraude dans le cas d’une alimentation riche en viande, elle ternit et prend un aspect jaunâtre repoussant si la créature est mal nourrie.
Un aventurier expérimenté comprendra donc que l’immense majorité des gobelins sont donc mal nourris.

Rareté
Cette saloperie pullule de partout.

Mode de vie et comportement
Le gobelin est le meilleur ami de l’aventurier débutant. Faible, couard, mal organisé et inutilement agressif, c’est en général la première créature à tomber sous le fer de l’épée rouillée du jeune guerrier rougeaud. Sa tête en sera d’ailleurs le premier trophée, que l’enfant-combattant brandira avec fierté au bout d’une pique. On comprendra donc que la vie de Gobelin est tout sauf enviable. Car le Gobelin, c’est avant tout un père de famille responsable qui travaille pour nourrir ses Gobelinets et sa Gobelinette. Il œuvre à la grandeur de son clan en cherchant en permanence à évincer le chef en place, à ses yeux trop faible pour gouverner. Il protège les siens en se sacrifiant avec ses pairs sous les coups de massue de combattants blasés. Et malgré sa grandeur d’âme, cette pauvre créature reste la risée du monde entier, qui pointe du doigt sa faiblesse.
Au combat, ils se réunissent en bande dont le principe tactique premier consiste à frapper, frapper et frapper encore. Et frapper une dernière fois, au cas où. Ils s’équipent généralement avec des peaux putréfiées et de vieilles pièces d’armures arrachées à leurs rares victimes. Le premier conseil donné à l’aventurier débutant est d’ailleurs d’ouvrir le nez, car une bande de gobelins se repère avant tout à son odeur.

Les gobelins fonctionnent sur un principe tribal. Un chef est donc auto-désigné en tuant tous ses rivaux, et une chamane est auto-désignée en couchant avec le chef. Généralement, un clan comporte entre douze et cinquante individus. On a vu des bandes plus grandes, mais en général elles finissaient par s’auto-détruire dès qu’elle essayaient de parler de politique et de gouvernance démocratique.

Entre eux, les Gobelins parlent un langage profond et guttural au moins aussi laid que leur misérable tête. Difforme, horrible et simplement moche à en pleurer, le Gobelin est l’une des plus affreuses créatures du monde, ce qui n’arrange en rien sa réputation. Bien des experts se demandent comment de telles erreurs de la nature ont pu voir le jour, et nombre d’études poussées ont fait chou blanc en essayant de le comprendre. En revanche, ils se reproduisent assez vite pour survivre, mais personne n’a jamais essayé de savoir comment. Dieu merci.

Points forts/Points faibles
Sérieusement… quelqu’un est-il encore assez idiot pour oser croire que les Gobelins ont un point fort ? Moches, faibles et peu intelligents, ils représentent la pire vermine du monde. Ils sont pourtant une bénédiction pour bien des jeunes aventuriers, qui font leurs premières armes sur eux. Passons donc une minute de silence à la mémoire de ces pauvres créatures, extraordinairement importante pour le bon équilibre du monde. Car il faut se dire qu’au début du parcours de chaque sauveur du monde se trouve encore le cadavre d’un innocent petit Gobelin. Et des sauveurs du monde, y en a encore plus que des gobelins.[/justify]

Texte by Darshan
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MessageSujet: Re: Bestiaire Tol Orëannéen   Dim 1 Sep 2013 - 8:20

Le Fouisseur



Description physique
Le fouisseur est une créature des marais se fondant dans le décor, sa peau visqueuse est couverte par une fine couche de mousse, généralement enfouie, elle se sert de sa seconde tête placée sur le côté gauche de son torse pour observer ce qui se passe à la surface de la vase en restant enfouie dans les flots marécageux. Ses yeux sont d'un blanc opaques et presque aveugles car sa vision n'est basée que sur le déplacement de la lumière. Le fouisseur possède deux paires de branchies adaptées aux eaux saumâtres, elles filtrent les saletés de l'eau pour ensuite les rejeter par la paire de branchies arrières. Son métabolisme n'acceptant que très peut d'oxygène, le fouisseur respire principalement le méthane trouvé dans les poches de gaz sous la vase et stocke ce même gaz dans son unique poumon qui prend presque toute sa cage thoracique pour une distribution au fur et à mesure dans le sang.

Muni d'une queue à la peau translucide laissant voir les fibres musculaires, cette créature s'en sert principalement pour un déplacement rapide et silencieux sous l'eau et sur terre. Ses pattes musculeuses se terminent par une chitine foncée et par trois griffes lui permettant de s'enfouir et de griffer ses proies si la créature en a la possibilité.

Sa tête principale, est couverte d'une chitine blanchâtre pour la protéger des éventuels coups, ses dents, quant-à elles, sont fines et tranchantes comme les poissons carnivores.

Habitat

Qahra, dans les eaux des marécages. Cette créature ne pourrait vivre autre part dû à son système respiratoire demandant du méthane au lieu de l'oxygène.

Régime alimentaire
Principalement insectivore bien qu'ils se laissent tenter par de la viande. Les dents de sa têtes principale sont spécialement faites pour scier la chair, sa seconde tête quant-à elle agit comme une dionée, couverte à l'intérieur par une bave collante et sucrée pour attirer les insectes volants, elle se referme ensuite pour les piéger et les digérer à son aise.

Rareté :

Dû à son taux moyen de fécondité et à son incapacité à vivre autre part que dans les marécages profonds, le fouisseur peut être considéré comme un animal peut commun de Rhaëg bien que l'on trouve des populations assez importantes sur Qahra dû à sa longévité et à son mode de vie comportant peut de risques.

Mode de vie et de comportement

Le fouisseur, comme son nom l'indique, est une créature qui s'enfouit dans la vase des marais pour y respirer les poches de méthane par ses branchies filtrantes. Sa seconde bouche agissant comme une dionée et pouvant le nourrir suffisemment sans qu'il n'ai un réel besoin de se déplacer.
Ne disposant pas de sens auditif ou olfactif, le fouisseur base tout sur son habile camouflage naturel et sa vision basée sur le déplacement lumineux. Cette créature n'est pas territoriale pour un sous, utilisant plutôt le territoire des autres créatures comme protection, il est relativement facile de faire fuir un fouisseur car ceux ci, comme tout les animaux, craignent le feu, mais bien plus que les autres bêtes, car la proximité de flammes peut le faire exploser dû à son système respiratoire au méthane.
Cependant le fouisseur est relativement malin et si il a une envie de viande il n'hésitera pas à attaquer par surprise tout ce qui peut lui fournir un repas carnivore, utilisant sa longue queue pour se déplacer silencieusement et relativement rapidement dans l'eau et dans la boue, ses pattes munies de trois griffes lui permettent de courir sur de faibles distances.

Ne craignant pas de manquer de méthane pour respirer, le fouisseur possède un unique et immense poumon emplissant la presque totalité de sa cage thoracique, dans lequel il stocke le précieux gaz pour le redistribuer en petite quantité dans son organisme, cela lui permet de rester à l'air libre pendant six heures au grand maximum, passé ce délais, le fouisseur étouffera si il ne trouve pas rapidement des poches de méthane à respirer par ses branchies ( et non pas à l'air libre ).

Dû à son extrême passivité, son mode de reproduction est ovipare et parthénogénèsique, ainsi trois fois dans sa longue vie ( 1 siècle ), le fouisseur pondra un chapelet de dix oeufs à ses côtés et dans une poche de gaz qu'il n'utilisera pas. Les dix oeufs écloreront mais là débutera un cannibalisme entre les petits n'en laissant qu'un seul en vie. La nourriture emmagasinée par le petit lui permettra de survivre dans la poche de gaz jusqu'à ce qu'il soit assez grand pour passer au régime insectivore ( donc que sa seconde bouche puisse passer au dessus de l'eau et que ses branchies soient au niveau de la vase qu'il remue avec ses griffes). Cela peut prendre jusqu'à trois semaines. Ensuite le petit restera au même endroit pendant un an à côté de son parent pour terminer sa croissance et partir.

Points forts/ Points faibles
Le fouisseur est un prédateur relativement efficace, alliant art du camouflage naturel, un régime alimentaire ne demandant que peut de risques et une discrétion presque parfaite. Son cycle de reproduction parthénogénèsique et ovipaire ne lui fait prendre aucun risques.
Cependant, son système respiratoire est uniquement fait pour l'absorption du méthane par ses branchies filtrantes, et donc sous l'eau, il ne peut survivre à l'air libre que pendant six heures et dû à ses fait, sa peur du feu est logique et basée sur l'instinct de survie, en effet, le méthane une fois utilisé est rejeté à l'air libre ou dans l'eau par ses branchies de rejet situées à l'arrière, ce qui, au contact du feu, peut l'embraser avec une relative faciliter avant de faire exploser son monopoumon. En dehors d'un marais ( bien que l'on en ai jamais vu en dehors ), un fouisseur est facilement repèrable à ses émanations de méthane, ce qui, pour tout organisme ayant un sens olfactif non habitué aux émanations des marais, est facilement détectable.
Enfin, le fouisseur est obligé, pour survivre, de manger de la viande au moins une fois par mois, la seule période où la créature se met en réel danger.

Texte by Ulfgar
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MessageSujet: Re: Bestiaire Tol Orëannéen   Dim 1 Sep 2013 - 8:20

Haukea
Le Sculpteur de Vie


Habitat : Les Haukeas ne vivent que dans des milieux extrêmement froids, en hautes-montagnes, parmi les neiges éternelles. Voilà pourquoi on les trouve uniquement en Vaendark. Ils taillent leurs nids grâce à leur bec dans des blocs de glace, à plusieurs lieues du sol, le plus haut possible. Si haut que la plupart de leurs nids sont inaccessibles au commun des mortels, qui, de toute façon, ne parviennent pratiquement jamais à les différencier d'une simple aspérité.

Rareté :On ne croise pas un Haukea à chaque coin de rue. Ils sont tellement difficiles à trouver que les peuples Vaendarkiens croient souvent qu'ils ne sont que légendes. Leur nombre actuel, bien que peu élevé, leur permet toutefois de prospérer.

Origine :L'origine des Haukeas est une énigme dont personne n'a trouvé réponse. Certains peuples de Vaendark affirment que ces étranges êtres auraient à l'origine été une statue de glace, que le souffle magique de Mystra, qui a conféré la magie aux mortels, aurait animée. Cette hypothèse, bien qu'elle paraisse improbable aux uns, satisfait pleinement les autres. Dans tous les cas, deux choses sont sûres : ces oiseaux sont bien faits de glace, et ont en eux une source de magie qui leur permet de vivre.

Alimentation : Les Haukeas n'ont pas besoin de manger. Leur énergie se renouvèle automatiquement grâce à leur source de magie.

Aspect physique : Beaucoup d'adjectifs siéent aux Haukeas en vol, mais un seul les décrit parfaitement : gracieux. En Vaendark Est, beaucoup de bardes font références à leurs mouvements éthérés dans leurs ballades. Mais ce n'est pas leur élégance qui fait la réputation de ces étranges oiseaux, non. C'est la texture de leur plumage. Bien que leurs corps soient composés de glace, ils restent tout-de-même doués de vie. Leurs plumes ne ressemblent à rien d'autres, ni à de vraies plumes, ni à de la glace proprement dîte. À la fois souples et dures, douces et rêches, parcourût par la douce chaleur de la vie mais figées par leur froideur... Cette étrange combinaison en surprend plus d'un. Leurs pattes, elles, semblent plus denses et solides, et sont d'un bleu qui tire sur le lapis-lazuli. Leurs serres, semblables à celles des aigles, leurs permettent de se cramponner sur le gel.
Leurs queues, plus longues que leurs ailes, mesurent en moyenne trois fois la taille de leurs corps, et sont constitués d'une multitude de plumes qui les aident à se stabiliser en vol.

Leur renommée est aussi dut à un élément tout autre de leur corps : leurs yeux. Obliques, en amande, dépourvus d'iris et de pupilles, ils sont parcourus de reflets opalescents, et sont d'un telle intensité que se perdre dans le regard de ces étranges oiseaux de glace est très facile. Autre curiosité, ils ne sont pas capable de percevoir certaines couleurs, tels que le noir, le vert et le rouge.

Mais, que serait les Haukeas sans leur bec ? Celui-ci leur permet non seulement de tailler leur nid, mais, aussi leur enfants (cf ci-dessous). Effilé, aussi fin que solide, il produit un son cristallin lorsqu'il est fermé très rapidement. C'est grâce à ce claquement, qui produit une petite mélodie très pure, que les Haukeas se reconnaissent. Ils utilisent également ce son très particuliers pour séduire leur futur(e) partenaire.

Mode de vie et comportement :

    Se trouver un compagnon est primordial pour les Haukeas, ils commencent à le rechercher dès leur plus jeune âge,
  • utilisant le claquement particulier de leurs becs pour le séduire. À l'âge adulte, où leurs becs deviennent assez solides pour tailler un nid dans la glace, ils quittent leurs parents pour sculpter, ensemble, l'abri conjugal. Les Haukeas haïssent la solitude, et rechercheront inlassablement leur moitié, même si cela doit leur prendre toute leur vie.

    Quelques années plus tard, le couple commence à tailler, toujours dans la glace, une petite statue à leur effigie. Ils la couvent à tour de rôle pendant plusieurs années, lui transmettant une part de leur magie. Peu à peu, l'oisillon, aidé par cette magie, s'ouvre doucement à la vie, puis finit par s'animer. Il peut alors commencer sa croissance, qui durera environ cinq ans, pendant lesquels ses parents lui transmettent régulièrement leur magie, afin que le petit devienne
  • autonome. Comme les Haukeas sont très fragiles à la "naissance", les parents ont tendance à les surprotéger, ce qui n'empêche pas les bébés de rejoindre leurs amis en cachette...
    Enfin, ils ne vivent environ qu'une vingtaine d'années (passé ce délai, leur source de magie se tarie), comme ils n'ont qu'un petit à la fois, les Haukeas peuvent donc avoir deux enfants durant leur vie. Seulement, les sculpteurs de vie préfèrent souvent les jeux à la vie de famille, et négligent parfois la survie de leur race, ce qui fait qu'ils sont plus ou moins nombreux selon les générations.

    Les Haukeas sont extrêmement joueurs. Ils affectionnent tout particulièrement les jours qui précèdent les tempêtes de neige, où le vent souffle fort, sans être dangereux. Ils volent, libres, gagnent de l'altitude grâce aux courants ascendants, planent au-dessus des plateaux enneigés, effectuent parfois quelques figures aériennes, puis redescendent en piqué, ne se redressant qu'au dernier moment afin d'impressionner leurs camarades de jeux.

  • Ils sont aussi très jaloux. Si un autre membre de sa race courtise son âme soeur, l'oiseau de glace n'hésitera pas à le/la défendre griffes et bec.
    Ils ont tous des caractères très variés, mais déstestent tous la solitude. Ils se regroupent en colonies sur différents flans des montagnes.
    Enfin, les Haukeas n'entretiennent aucun contact avec les autres êtres qui ne font pas partie de leur race. Les rares animaux qu'ils croisent les ignorent, et ils le leur rendent bien.


Points forts/Points faibles :Le principal point fort des Haukeas est leur absence de prédateurs. Après tout, quel animal, aussi bien carnivore qu'herbivore, s'intéresserait à de la glace ? Aucun. Les Haukeas n'ont donc aucun prédateur. En revanche, ils sont très sensibles à la chaleur, qui risque de les faire fondre. Ils craignent également l'eau, qui, en refroidissant, se transforme en glace et les alourdis. Mais, les couples se taillant mutuellement les plumes régulièrement, ils n'ont pas trop à craindre ce phénomène gênant. Le plus grand point faible d'un Haukea est la fragilité de son corps. Bien qu'il soit plutôt solide, il reste bien moins résistant qu'un corps de chair et d'os. Le moindre choc risque de les briser, comme du verre. Il arrive parfois qu'une violente bourrasque, lors d'un de leur jeu aérien, les propulse contre la paroi d'une montagne. Ils n'en réchappent jamais. Les petits sont les plus fragiles. Heureusement, leurs corps se renforcent au fur et à mesure de leur croissance.

Expressions et récits s'y rapportant : Les expressions sur les Haukeas sont très populaires en Vaendark, et tout particulièrement en Vaendark Est. Bien que les populations vivant là doutent parfois de leur existence, ils restent tout de même célèbres. Ainsi, quelqu'un possédant la fidélité d'un Haukea sera fidèle à son compagnon jusqu'à sa mort, tandis qu'un homme ayant le talent de l'oiseau de glace sera un excellent sculpteur.

Les Haukeas figurent également dans beaucoup de ballades, mais aussi dans quelques contes. L'un des plus célèbres est celui de deux enfants, Reainj et Failty, qui se seraient perdus en montagne lors d'une violente tempête de neige. Les Haukeas, prix de pitié pour les deux jeunes êtres, les auraient guidés jusque vers leur village. Ce conte, bien qu'infondé, continue aujourd'hui de faire rêver beaucoup de Vaendarkiens, tout particulièrement les enfants...

Texte by Eniay'e
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MessageSujet: Re: Bestiaire Tol Orëannéen   Dim 1 Sep 2013 - 8:21

 Le Bah’lir  


Habitat :
Le Bah’lir est un animal nocturne que l’on ne retrouve que dans des endroits extrêmement isolés à l’état sauvage. Protégé par des reliefs qui rendent l’accès à ses territoires quasiment impossible pour les bipèdes, il se plaît dans la chaleur occidentale de Qhara. Les jungles moites et les marais luxuriants sont son habitat naturel, mais sa très grande beauté fait qu’il en existe quelques spécimens apprivoisés dans les cours de certains grands monarques.
Le Màr Luimë a fait de son élevage une spécialité, ainsi, on en retrouve une espèce un peu particulière sous la Bulle du Kaerl Englouti destinée aux Crocs.

Régime alimentaire
Le Bah’lir se nourrit de viande fraiche. A l’état sauvage, les individus n’acceptent de manger que la proie qu’ils viennent de tuer. Cette particularité contribue à faire de leur élevage une tache difficile, car les spécimen nés en liberté refusent toute chaire morte et se laissent la plupart du temps dépérir. Au Màr Luimë, ils ont une alimentation mixte, provenant en partie de proies justes tuées par les dragons mais sont également lâchés dans les bois giboyeux qui jouxtent la Baie d’Eau-Claire, pour des parties de chasse avec les dragons du Kaerl, voire même avec les lézards de feu quand ceux-ci se joignent à la partie ! Depuis quelques générations nées au Kaerl, on remarque que leur régime tend à changer : certains spécimens issus des dernières portées se plaisent à taquiner le poisson, et joignent volontiers leur chaire à certains repas !


Rareté
Le Bah’lir est un animal rare. Sa beauté et sa vive intelligence en font un royal compagnon, mais il est si difficile de le capturer qu’il n’a pas de prix. Il y a une centaine d’années, la légende raconte qu’un Chevalier Neutre ramena à son Seigneur une portée de trois petits Bah’lir, trouvée au cours de ses pérégrinations en Qhara. Le Màr tout entier ne vécu pendant quelques mois que pour la survie des petits, et il fut même dit que la Gardienne Niennor Del’Cirth elle-même participa à leur sauvegarde et à leur acclimatation au Kaerl, usant même de sa magie. En grandissant, ils se révélèrent bien au-dessus des attentes de la population, et le Capitaine des Armées vit en eux de puissants alliés pour les raids terrestres visant à défendre la Baie d’Eau-Claire. Depuis ce temps est née une espèce de Bah’Lir un peu particulière, les Céruléens.


Mode de vie et de comportement
On ignore presque tout du Bah’Lir sauvage, étant donné la discrétion absolue de l’espèce. Les rares anthropologues ayant voulu observer le félin dans son environnement n’ont jamais pu faire part de leurs observations, tués par les maux virulents qui se développent dans la moiteur de la jungle, aspirés dans les marais ou bien simplement éliminés par les propres sujets de leurs observations. En effet, le Bah’Lir sauvage est un animal discret qui protège farouchement son territoire et sait éliminer les gêneurs. On n’en sait pas d’avantage à son sujet.

A contrario, les Engloutis observent depuis des décennies les manies de leurs protégés Céruléens.
- La reproduction : les mères mettent bas, environ deux fois par an, à l’automne et au printemps, protégées par le climat quasi-constant sous la Bulle magique. Leurs portées comptent la plupart du temps un à deux petits, mâles et femelles en nombre égal. La gestation dure quatorze semaines et est suivi d’un allaitement de trois semaines. Avant la fécondation, le mâle accomplit un rituel de séduction passant par des miaulements insistants et il nourrit sa femelle pendant tout le temps de la gestation. A la naissance des petits, il délaisse purement et simplement celle qui était le centre de ses attentions pendant plusieurs mois.

- La croissance : le petit Bah’Lir Céruléen, boule de poil gros comme un chat quand il sort du ventre de sa mère, devient vite indépendant et grossit rapidement s’il ingurgite suffisamment de lait et de viande mâchée. Son comportement en société est analogue aux petits félins et le spectacle que donnent les batailles amicales des bébés fait souvent sourire leurs spectateurs. A quelques mois, le petit Bah’Lir est confié aux bons soins des dresseurs, filière rattachée à l’Armée du Kaerl et commence son apprentissage.

- Les Bah’Lir Céruléens ont conservé la vive intelligence de leurs ancêtres sauvages, et la magie du Kaerl leur a conféré un plus : la communication avec les doués du Don. A l’instar des lézards de feu, ils n’ont pas de mots pour délivrer des messages télépathiques, comme le font les dragons, mais ils expriment leurs émotions par le biais d’images vives et de sensations. Cette faculté n’est pas innée chez eux, et l’essentiel du travail des dresseurs consiste à leur faire acquérir cette capacité d’échange. Ils sont donc les plus à l’aise pour la communication avec les Céruléens, mais chaque Croc sait également s’en faire comprendre et échanger quelques données avec l’animal. Cette faculté, associée à leurs qualités félines en font des éclaireurs particulièrement remarquables !


Points forts/ Points faibles
- Points forts : plus petit qu’un tigre à dent de sabre des montagnes d’Undomë, le Bah’Lir mesure un mètre cinquante au garrot pour les mâles, un peu moins pour les femelles. Comme de nombreux félins, il est vif et agile et pourra, avec de l’élan, renverser un cheval.
Sa fourrure déclinant de nombreuses nuances de gris, du perle le plus clair au sombre de nuages d’orage, est striée de rayures bleutées et particulièrement chaude. Mouillée, elle s’ébouriffe et le faire paraître beaucoup plus menaçant aux yeux de toutes les créatures peu intelligentes.
Son atout principal est certainement cette intelligence qui lui permet de communiquer avec les bipèdes possédant le Don, et, à l’inverse des timides et facétieux lézards de feu, le courage est l’une des qualités principales du Bah’Lir. Ils sont  de précieux alliés dans les missions d’éclaireurs et les raids nocturnes.


- Points faibles : malgré de nombreuses qualités impressionnantes, le Bah’Lir n’est pas un animal sans défaut. Les années d’élevage sous la Bulle protectrice du Kaerl ont affaibli physiquement le Céruléen, loin de posséder la force et l’endurance de ses semblables sauvages. Malgré sa rapidité, il est relativement fragile, et une simple morsure d’acier, faite par une pointe de flèche, ou par la lame d’un combattant, l’handicapera lourdement, c’est pourquoi le Màr Luimë n’aligne jamais ses Bah’Lir pour des combats rapprochés. Si le Capitaine choisi un combat de jour, il n’est pas rare de le voir protéger ses Bah’Lir d’un équipement simple de plaques protégeant uniquement sa tête et son cou, plus fragile. Le restant de l’armure est uniquement la rapidité du félin, qui de toute façon ne supporte pas d’être harnaché à la façon des destriers de guerre, ce qui entraverait lourdement ses mouvements.


Bah' Lir Céruléen en armure de parade:
 

Texte by Din


Dernière édition par Oracle Tol Orëanéen le Dim 1 Sep 2013 - 8:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bestiaire Tol Orëannéen   Dim 1 Sep 2013 - 8:21

Fragment de Gaïa.



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Description physique
Ressemblant à une masse de terre, de pierre et d'écorce, le fragment de Gaïa est une créature qui grandit au fur et à mesure qu'elle prend de l'âge. Ayant une espérance de vie infinie dans leur habitat naturel il est impossible de prédire à quelle taille ils finissent leur croissance bien que certaines légendes populaires parlent de fragments de Gaïa qui seraient en fait des montagnes endormies, la véracité de ces propos n'a jamais été prouvée.

Créatures voutées parcourues de racines et de mousse, leurs têtes sont sensiblement toutes les mêmes; un visage grossier avec deux cavités à la place du nez, un menton prognathe d'où pendant des racines et la lèvre inférieure laissant dépasser des crocs de pierre tranchantes. Les yeux de la créature ne sont en fait que deux mince couche de résine translucide laissant entrevoir une sève d'un jaune luisant qui semble palpiter derrière les membranes.

Les fragments de Gaïa possèdent des mains larges faites de bois et de pierre capables de broyer la plupart des gens sous l'impact, heureusement la créature étant plutôt massive même si elle est de petite taille la célérité n'est nullement un mot d'ordre, on peut les observer se déplacer avec lenteur dans les marécages alors que leurs pieds de racines se soulèvent lentement du sol et de l'eau.

Leur sang est fait d'une sève ambrée et luisante comme leurs yeux.

Habitat
Les régions marécageuses, l'on ne sait pas grand chose sur ces créatures mais leurs seules et rares apparitions se sont faites dans de telles régions.

Régime alimentaire
Bien qu'ayant une bouche et des crocs, les fragments de Gaïa se nourrissent à l'aide de leurs pieds faits de racines, ils boivent ainsi l'eau dans laquelle ils marchent et trouve subsistance dans la terre.

Rareté:
Très rare, ces créatures n'ont été aperçues que de maigres fois dans toute l'histoire et bien des mythes accompagnent leur existence, beaucoup se demandent d'ailleurs si les fragments existent bel et bien.

Mode de vie et de comportement
étrangement agressifs, les fragments de Gaïa attaquent à vue tout individu humanoïde bien que quelques légendes elfiques parlent de sages communiquant avec ces créatures mythiques. L'on ne sait combien de ces créatures existent encore de nos jours mais si le nombre est au dessus de 1000 ce serait étonnant. Vivant en harmonie avec la nature qui les entoures ils se promènent sans but sur les terres humides et les eaux croupies, une marche qui n'a de cesse que lorsqu'ils prennent racine pour trouver subsistance dans le sol. Beaucoup ont spéculé quant-à un possible mode de reproduction de ces créatures bien qu'elles ne possèdent aucun organe génital animal ou végétal, le plus réaliste serait que les fragments plantent eux même des boutures de leurs personne dans le sol et les laissent pousser durant des générations avant que celle-ci ne soit complètement formée.

Points forts/ Points faibles
Une espérance de vie illimitée, une croissance suivant le nombre de décennies voir de siècles vécus et une force hors du commun et un corps solide et mixte qui peut piéger une épée, voilà les principaux atoux des Fragments de Gaïa, ces protecteurs de la terre comme on les appelle sont cependant d'une lenteur incroyable au naturel, marchant d'un pas pesant leur façon de penser semble elle aussi mue par cette lenteur inhabituelle chez les êtres vivants, ils savent accélérer le rythme lorsqu'ils découvrent un ennemi mais restent tout de même aisément distançables par une petite course à pieds.


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MessageSujet: Re: Bestiaire Tol Orëannéen   Jeu 19 Juin 2014 - 15:39

« L’Occipide des Mers Australes » aussi connu sous le nom de « Mangeur de navires »


Habitat
L’Occipide des Mers Australes aime nager dans les eaux froides, loin au sud du continent de Ssyl’Shar. On peut l’apercevoir dans les crevasses sombres au fond de l’Océan, proche des volcans sous-marins.

Mode de vie
L’Occipide des Mers Australes est une véritable terreur des océans. S’il passe son temps au plus profond des eaux, il n’hésite pas à se hisser à la surface pour y trouver des proies à la chair tendre. C’est une créature solitaire qui vit sur un territoire d’environ un kilomètre carré. Lorsqu’un autre Occipide traverse son territoire, une bataille s’ensuit généralement jusqu’à la mort. Le vainqueur dévore le cadavre de son adversaire. Il préfère toutefois la chair des poissons les plus petits et des crustacées qui s’aventure non loin de son territoire.

Son mode de reproduction est des plus étranges. En effet, ses tentacules sont pourvus d’un organe reproducteur invisible à l’œil nu qui à pour fonction de l’inséminer lui-même. L’Occipide des mers est en réalité hermaphrodite. Sa future progéniture grandit en son sein pendant près de quatorze mois. Etrangement, il naît en sortant du crâne de son géniteur qui meurt alors. C’est pourquoi il existe peu de ces créatures car il est rare que plus d’un Occipide naisse par insémination. Généralement, cette créature s’insémine à la fin de sa vie, lorsqu’elle atteint les cent vingt ans.

L’Occipide étant un mammifère, il respire à l’air libre grâce à l’orifice de son crâne qu’il peut ouvrir. Il emmagasine ensuite l’oxygène dans une poche prévu à cet effet qu’il consommera avec prudence pendant près de deux semaines.

Pour chasser ses proies, il fait appel à l’une de ses capacités extraordinaires : il se fond dans le décor en changeant de couleur. Il propulse ensuite ses tentacules à une vitesse folle pour attraper les poissons et les crustacées. Ses sept tentacules sont pourvus de mâchoires et chacune d’elle est l’extrémité d’un organe digestif. Son huitième tentacule lui permet d’attraper les créatures par bancs et de l’es enfermer à la manière d’une huitre. C’est également ce qui lui permet de s’accrocher aux coques des navires en raison de ses ventouses qui en constituent l’intérieur. Il se servira ensuite de ses autres appendices pour dévorer les malheureux marins.

Régime alimentaire
L’Occipide se nourrit de crustacés, de poissons à chair tendre et d’êtres humains. Ses tentacules d’une taille plus que respectable (une longue de huit mètres chacun pour une circonférence d’un mètre), le Dévoreur de navires peut manger n’importe quoi. Il ne se nourrit aussi bien de créatures vivantes que mortes.

Dangerosité
Le Dévoreur de navires est une créature des plus dangereuses pour celles qui s’aventurent sur son territoire. De part la longueur de ses tentacules, il présente un danger aussi bien pour les dragons que leurs liés. Toutefois, il est très sensible aux flammes et ne résistera pas longtemps à un souffle bien placé.
Avec son tentacule pourvu de ventouse, il peut exercer une pression de sorte à fissurer et à briser la coque d’un navire. Son corps étant quelque peu flasque, il ne craint que peu les armes de jet. Ses points faibles sont ses yeux qui sont à découvert lorsqu’il atteint la surface. La fine protection qui empêche l’eau salée de les abimer est très fragile. Egalement, ses tentacules, si elles sont tranchées, produisent du sang en grande quantité. Un sang noir et contenant de la bile, donc de l’acide qui pourra provoquer des brûlures allant jusqu’au troisième degré. Si ses yeux sont touchés, le Dévoreur de navires s’enfuira au fond des eaux. Si un tentacule est tranché, elle mourra en se vidant de son liquide vital.

Apparition dans une légende locale
A Ssyl’Shar, on raconte qu’un groupe de pêcheurs aurait formé un clan spécifiquement dédié à la chasse à cette créature. Ils en auraient tué des centaines, voire plus. Cependant, il ne s’agit là que d’une légende, au moins pour le nombre de victime. En réalité, si ce groupe a bel et bien existé sous le nom des « Tueurs d’Occipide », leurs victimes se sont établies à moins d’une dizaine.
Une légende raconte que ce groupe aurait pris la mer tôt un matin d’hiver et ce serait rendu loin dans l’Océan austral, là où les eaux se déversent dans une cascade infinie. Ils auraient rencontrés un Occipide géant doté du double de tentacules. L’affrontement aurait duré une semaine entière. Ni l’un ni l’autre ne furent vainqueur. L’Occipide, en mourrant, déversa son sang sur le navire tout en le broyant avec ses appendices.



Texte by Ruri Ravin


¤ Nec Pluribus Impar ¤
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MessageSujet: Re: Bestiaire Tol Orëannéen   Jeu 19 Juin 2014 - 15:39

Le Requin-vipère ou Croc des mers


- Habitat:
Il fut aperçu pour la première fois dans les eaux près du sud du Vaendark, l'on suppose que cette espèce y réside bien que son faciès laisse à penser qu'il sagit plutôt d'un habitant des fonds marins.

- Mode de vie :

Le peu qui fut observé de cet animal par un marin qui en a rapidement fait l'esquisse; le requin-vipère chasse seul, se glissant parmi les flots et utilisant la couleur sombre du haut de son corps pour ne pas être vu, son ventre quant-à lui est d'une couleur plus claire, lui permettant de ne pas être vu lorsqu'il nage au dessus d'une proie. Plutôt grand ( plus ou moins 3 mètres de long et un de large du moins selon l'observation faite et le témoignage du marin ), il semble s'en prendre aux poissons de plus grande taille en utilisant son corps fin et rapide et ses dents tranchantes pour s'arrimer à sa proie.

L'on en sait pas plus de cette créature observée quelques fois, les rares témoignages devant être débarassés des affabulations classiques et autres rumeurs de soulards.
- Régime alimentaire:

Le Requin-vipère est en toute logique un prédateur, cependant il ne s'en prend qu'aux proies plus grandes que lui au vu des observations. Certains disent qu'ils chassent les baleines mais ce témoignage venant d'un alcoolique dans une taverne n'est pas à prendre au sérieux, les autres parlent plutôt de dauphins ou même de petits requins.
- Dangerosité :

Sa tête et sa taille n'a jamais tenté un bipède de tenter l'expérience d'une rencontre avec un requin-vipère, l'on ne connait donc pas son degré d'agressivité envers l'humanoïde. Les dragons de mémoire ancestrale parlent d'un animal plutôt curieux mais craintif qui n'attaquera que si il se sent menacé.
Son corps souple et fin se meut dans les eaux sans grande difficultés comme ceux des requins, lui offrant une bonne vitesse ainsi qu'une bonne agilité, ses dents tranchantes et longues sont faites pour s'aggriper à la proie, cependant celles-ci sont aussi son point faibles; il pourrait rester accroché à une proie sans pouvoir se détacher de celle-ci.

- Apparition dans une légende locale :

Allez dans une auberge ou une taverne de pêcheurs au Vaendark et vous entendrez certainement des histoires plus folles les unes que les autres quant-à cet animal. Malgré sa rareté certainement dûe au fait qu'il vit dans les profondeurs, les quelques yeux à l'avoir vu ont tôt fait de raconter aux autres des histoires quant-au requin-vipère, ou crocs des mers, en voici un résumé:

Norri, pêcheur de 54 ans situé à Port-noir, dans l'auberge du rat qui siffle:
- Et il est sorti de l'eau en sautant, sa bouche grande ouverte, c'était le plus gros poisson que j'aie jamais vu, j'vous l'dit ! Aussi grand qu'le rafiot mais mince comme une lame de razoir, il s'est jeté sur un calmar gigantesque et s'est arrimé à son oeil avec ses crocs avant de l'entraîner, en le poussant, vers les abysses !

Gunnar, Marin de 38 ans, situé à Merkatekryk, taverne du dauphin d'or:
-D'abord il y avait un p'tit que j'vous dit, un minus comparé à la bête qu'est sortie après des flots ! Le p'tit était là, il nageait au dessus sans rien faire et s'est frotté à'l'coque avant qu'le gros sorte de l'eau en tenant dans sa gueule une baleine ! Il la tenait par le vent' pour vous dire l'envergure du bazar ! Et quand il a r'plongé le p'tit a sauté su'l'bête pour la manger !

Bjorn, Capitaine de 56 ans, situé à Hjornport, taverne du crabe manchot:
-Tout ça c'est des histoires, je n'en ai vu qu'un seul et le peu qu'il a fait m'a vite désintéressé de la chose; il flottait au dessus des eaux ce qui a attiré mon regard sur lui et dans sa gueule se tenait un thon de bonne taille qu'il avait transpercé de ses chicots. Il est resté quelques minutes au dessus de l'eau en nageant en cercles tandis que la bête gigotait dans sa gueule et il a replongé sous les flots. Un simple prédateur des mers rien d'autre à en dire.

Prund, Marin de 16 ans, situé à Krykir, auberge de la langouste bleue:
-Yep j'en ai vu un, belle bête mais ça n'donnait pas envie de ramener ça à bord. j'en ai d'ailleurs fait un croquis pour le montrer aux gars, le peu que j'ai pu en voir, il suivait une seiche en se tenant juste au dessus d'elle, elle pouvait pas le voir comme ça et puis il a foncé dessus et a disparu sous les eaux.


Texte by Ulfgar Haraldson


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MessageSujet: Re: Bestiaire Tol Orëannéen   Jeu 19 Juin 2014 - 15:39

Hermintus Spiridum, l'envouteur des flaques



    - Appellation officielle:
Hermintus Spiridum. Son nom en Yssien est plus facile à retenir : le Zlatan, fréquemment nommé l’envouteur des flaques par les apothicaires désireux de faire gonfler les prix de ses pinces.


    - Habitat:
Le Zlatan est un animal rare, que l’observateur patient et discret pourra observer du côté des falaises des îles Nord et Est du continent d’Ys, plus sauvages, ou ils ont migré dernièrement avec la légère modification du courant. Ils sont originaires d’Undòmë et notamment de l’Isthme des Brumes.
Aujourd’hui, on trouve les plus grandes colonies sur ce continent, et particulièrement à l’embouchure des rivières et des ruisseaux, là où l’eau douce vient se mêler à l’eau salée.

Le Zlatan vit sur les plages de galets et dans les falaises rocheuses.

    - Mode de vie
Le Zlatan niche dans les trous à quelques distances de la ligne de marée haute, c’est un animal qui alterne un mode de vie très solitaire la plupart de l’année, mais qui se réunit en colonies impressionnantes, de nuit, notamment à la saison des amours.

Le symposium de ces colonies est proprement impressionnant. Il se déroule souvent à la faveur de la pleine lune, lorsque les oiseaux marins dorment mais que la lumière est suffisante car les Zlatans possèdent une très mauvaise vision nocturne. Les mâles vont alors tenter de retrouver leur âme sœur parmi la foule en émettant une mélodie télépathique unique. Les femelles vont alors se diriger vers la musique la plus séduisante, symbole du meilleur reproducteur. Quelques heures après les ébats passionnés, chacun retourne dans son trou, avec de futurs petits Zlatans bien à l’abri dans les carapaces de mesdames.

Lorsque la maturité des œufs l’exigera, madame Zlatan va pondre une cinquantaine d’œufs d’un blanc d’ivoire. La naissance des petits dépendra de l’intelligence de madame pour les cacher, car les oiseaux en sont friands, et les œufs sont un met de choix pour les petits seigneurs locaux, qui envoient bien souvent des enfants à la recherche du précieux met.
Lorsqu’un Zlatan nait, il se trouve dépourvu de coquille, d’où la nécessité pour lui de s’en procurer une rapidement, quitte à déloger le propriétaire réel. Un jeune Zlatan se trouvera une maisonnette sans intérêt, délaissé par escargot ou une huitre, mais sa croissance continue va l’obliger à déménager régulièrement pour une coquille de plus en plus grande. Les Zlatans d’Ys présentent la plus grande diversité de coquille du fait des échouages sporadiques de cargaisons. On peut donc observer là-bas des lampes à huile mouvantes, et méfiez-vous des bottes à pinces, les Zlatan qui sont hébergés là-dedans sont particulièrement gros !
Lors du symposium de l’espèce, la taille et le matériau de la coquille du mâle joue un rôle déterminant de caisse de résonance pour la mélodie mentale, et les coquilles originales sont souvent couronnées de succès auprès des femelles.


    - Régime alimentaire
Cette bête étrange se nourrit de coquillages et de crevettes prisonnières des rochers lorsque la mer descend.


    - Dangerosité
: Le Zlatan moyen se trouve tout en bas de la chaîne alimentaire, puisqu’il est la cible de tous les oiseaux marins. Ses œufs sont appréciés par tous les omnivores et carnivores des parages.
Néanmoins, il existe quelques cas où il faut se méfier grandement des Zlatans :

- Tout d’abord, lors d’un symposium, l’extraordinaire regroupement les rend très dangereux. On retrouve parfois les squelettes d’enfants qui se sont approchés trop près pour les observer. Les mélodies télépathiques exacerbent leur agressivité, et un apport de viande à ce moment rend les œufs plus vigoureux.
- Il faut également être prudent face à un spécimen de grande taille, et plus encore s’il est équipé d’une coquille voyante. Les Zlatans croissent tout au long de leur vie. Et plus longue est leur vie, plus pointue est leur intelligence et plus grand leur nombre d’ennemis morts. Un Zlatan ne doit pas être pris à la légère.

Il est à noter que lors des rassemblements, ou lorsque le Zlatan est particulièrement vieux, les mélodies télépathiques peuvent créer de véritables hallucinations.


    - Apparition dans une légende locale.

Il existe de nombreuses légendes sur les capacités magiques des Zlatans. Diverses parties de leurs corps apparaissent dans des manuels de simples et de potions. Ses pinces réduites en poudre sont censées être puissamment aphrodisiaques, tandis que certains artistes aux mœurs étranges sont prêts à dépenser des fortunes pour un pinceau fait d’antennes de Zlatans.

Nombreuses sont les histoires d’apothicaires ou de marins qui ont pour animal domestique un Zlatan apprivoisé, et ils seront sans nul doute les mieux placés pour vous conter une histoire sur leur chouchou. La fin en sera très probablement cocasse, et plus sûrement encore imaginaire.
Mais la légende que je voulais vous dévoiler aujourd’hui n’a rien de drôle. Elle raconte l’origine même de l’espèce…

Il était une fois, il y a fort, fort longtemps, un magicien solitaire. Il vivait sur la côte de l’Isthme des Brumes, dans une maisonnette. Sans parent, sans femme, sans enfant, et encore moins d’amis ou de voisins. Il n’était entouré que par ses livres, et par la mer.
Il ne travaillait qu’à une seule chose, il n’avait qu’une seule certitude : le seul être vivant capable de le tirer de sa solitude serait une nymphe des eaux, ou à la limite une sirène.
Une année, lors d’une pleine lune de printemps, une mélodie le tira de son lit. Un chant si doux qu’il semblait la voix de Néhara elle-même. Il bondit, et à moitié nu rejoignit la plage en courant ! Là-bas, impossible de s’y tromper : un être, au buste généreux de femme et à la queue écailleuse l’attendait en ouvrant les bras. Sa main gauche tenait un crâne tatoué qui n’avait rien d’inquiétant sur elle. Ses lèvres ne bougeaient pas, pourtant le chant continuait d’emplir le magicien de félicité… Il tomba à genou dans le sable, et baisa les lèvres bleutées de la sirène.
Au moment où leurs bouches se frôlèrent, il sursauta, et se retrouva, dans son lit, couvert de sueur. Le rêve était tellement vrai qu’il failli s’en arracher tous les cheveux, mais il s’habilla à la hâte et fonça vers la plage… Déserte.
Comme dans son rêve, il tomba à genou devant l’immense océan. Il se cogna durement à quelque chose sous le sable, laquelle chose se mit à bouger… Et de la plage émergea un crâne tatoué... Duquel émergea ensuite deux pinces furieuses du premier des Zlatans… Le magicien découvrit dans la bête le fils qu’il avait eu de son unique baiser avec la sirène, la preuve que s’il était peut-être doué en magie, il ne l’était ni en reproduction, ni en génétique, et l’adopta.
The End.



Texte by Dinjelaï Al'Ysiria


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