Tol Orëa, la Terre de l'Aube

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 [Chevalière Airain] Amaélis Yodera

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Amaélis Yodera

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Date d'inscription : 01/09/2013

MessageSujet: [Chevalière Airain] Amaélis Yodera   Dim 1 Sep 2013 - 10:31

Nom : Amaélis Yodera

Surnom : Ama', Fleur de Givre. Sa Liée l'appelle Alma (« fleur »).

Âge : 18 ans (entrée en jeu) – 19 ans, actuellement.

Race : Neishaane

Physique :

Amaélis est une jeune femme à l'allure légère et aérienne. Des cheveux d'un blanc éblouissant encadrent un harmonieux visage d'albâtre, percé de grands yeux bleu-gris. Son teint pâle est relevé par la magnifique couleur rose de sa bouche, et par ses cils et sourcils relativement foncés. Ses jambes longues et fines supportent un corps gracile et plutôt plat, peu habitué au efforts physiques. Tout son charme réside dans sa façon de se mouvoir, sa façon de marcher n'est pas sans rappeler les délicates et dangereuses ondulations du serpent. Sa grande pratique de la danse y est sans doutes pour beaucoup. Néanmoins, sa beauté est très controversée, d'aucuns disent qu'elle ressemble à un fantôme dans sa tunique blanche, d'autres que son aspect d'un autre monde lui offre un charme étrange mais attirant. En effet, Amaélis a une manière bien à elle de regarder les gens comme si elle regardait à travers, ce qui met assez mal à l'aise. Un autre détail, la Neishaane a ce qu'on appelle les dents du bonheur, c'est à dire que ses deux incisives sont légèrement écartées l'une de l'autre.

Caractère :

Il n'est pas dans la nature de la Neishaane de vouloir se faire remarquer. Très discrète, la jeune femme n'aime guère être le centre d'attention. Jeune déjà, Amaélis préférait de loin la compagnie des livres à celle des autres enfants bruyants et chahuteurs. Le fait qu'elle ne ressemble pas aux autres jeunes de son âge l'a beaucoup complexée dans le passé. Cette différence l'a rendue timide et détachée de la réalité. Elle s'est fabriqué un monde bien à elle, et n'en sort que très rarement. Individualiste, rêveuse et solitaire, la compagnie des autres lui est tout sauf indispensable. Son asociabilité la rend souvent agressive et méfiante, et elle ne ferait pas grand chose pour aider les personnes en difficulté, quand bien même on le lui demanderait. Qu'importent les autres, elle avance sur son chemin sans vouloir partager ses expériences avec le reste du monde. Mais ce n'est pas un être dénué de sentiments pour autant : qu'elle se lie à quelqu'un, et elle sera toujours à ses côtés. La perte d'un être cher est suffisante pour la détruire.

Bien qu'elle soit sortie de sa dépression, Amaélis ne parle presque plus autrement que par pensées avec sa Liée. Elle fuit la compagnie humaine comme la peste, jetant des regard inquiets tout autour d'elle, comme si elle était poursuivie par quelque monstre invisible. En réalité, elle a peur de voir resurgir les ombres qui l'ont hantées lorsqu'elle dépérissait lentement en Lande d'Eru, des illusions trop réelles qui rôdent près d'elle, elle en est persuadée, guettant le bon moment pour venir la tourmenter un peu plus. Instable d'un point de vue émotionnel, il est dangereux de vouloir la brusquer ou de faire montre d'un peu trop d'éclat lorsque vous lui adressez la parole. Elle passe du rire aux larmes sans raison, la rendant encore plus incompréhensible aux yeux des autres. Ses tendances suicidaires semblent s'éteindre doucement, mais sa Liée reste encore très attentive et inquiète à ce sujet. Elle tient encore plus à ses proches, si c'est possible ; ils sont son unique amarre au monde réel.

Alignement : Chaotique Neutre

Clan choisi : Ordre Draconique Neutre

-°-°-°-°-°-


Histoire : 


~~ Vaendark, continent enneigé de Rhaeg.

Une femme enceinte se prépare à quitter son village, son mari, et sa famille. Le regard embué par les larmes, elle étreint son jeune fils et son mari. Tous deux sont malades, et il lui faut maintenant partir, les abandonner pendant qu'il est encore temps pour elle de le faire. Un dernier regard, un dernier adieu.
Cette femme s'appelait Minë Yodera, sa destination était Undòmë, pour sauver l'enfant qu'elle portait.

~~ Undòmë, dix-huit ans plus tard...

« Je m'appelle Amaélis, j'ai dix-huit ans. Mon premier souvenir remonte à mes sept ans. Je me revois encore faire et dire ce que j'ai fait et dit ce jour-là.

J'étais dans ma cabane secrète, celle où je m'enfermais lorsque les choses allaient mal. Construite en haut d'un arbre, on ne pouvait y accéder que par le tronc creux qui était relié à une galerie souterraine, elle aussi dissimulée, mais par une pierre cette fois. Je pleurais doucement, enveloppée dans un châle blanc : la seule chose qui me restait de ma mère. C'était l'hiver, car je portais un manteau et des bottes. Les autres ne m'aimaient pas. J'en était sûre. J'étais la seule fille avec des cheveux blancs au village, et les enfants m'appelaient grand-mère. Je me détestais. J'avais honte de sortir, et je préférais de loin la compagnie de mes livres. Malheureusement pour moi, c'était mon anniversaire aujourd'hui. Séchant mes larmes, je descendis de ma cachette, pour déboucher à l'air libre quelques minutes plus tard. Une fine pellicule de neige recouvrait le sol, et le soleil était caché par une légère brume. En courant, je me dirigeai vers la maison de mon père adoptif. Je connaissais la vérité sur ma famille depuis longtemps, enfin, je veux dire : je savais que mon père était mort d'une maladie incurable, et que ma mère était venue ici pour me protéger. Elle m'avait mis au monde et confié à un ami de longue date, avant de mourir.
Bref, je rentrai en trombe dans la maison et allai m'enfermer dans ma chambre, comme à mon habitude. Pilien, mon père adoptif, frappa à ma porte.

- Ama ! Allez ! Tout le monde t'attends dehors ! Viens !

- Tout le monde ? Comment ça tout le monde ? Je ne veux voir personne !

- Mais, ils sont venus spécialement pour toi !

- Spécialement pour moi ? Pour moi ? Je me fiche d'eux. Je ne veux pas les voir !


J'entendis Pilien soupirer, puis il s'éloigna. Il n'avait donc toujours rien compris ? Je n'aimais pas ces gens, avec leur sourire mielleux et leurs paroles sans saveur. Je savais très bien ce qu'ils pensaient de moi. Pire encore, il y avait les autres enfants. Ils passaient leur temps à se moquer de mes cheveux blancs, et de ma peau pâle malgré le beau temps d'Undòmë. La plupart du temps je ne trouvais rien à répondre, et je préférais m'enfermer dans le silence. Je n'ai jamais aimé les anniversaires. Trop de monde...

Pilien était désespéré d'avoir été obligé de me prendre sous son toit, mais il l'avait promis à ma mère. Ce fut un père très absent, son travail le retenait parfois plusieurs jours loin de chez lui. Pilien était au service d'une noble famille qu'il servait comme chef cuisinier, et il remplaçait parfois le voiturier de la famille. C'est lors de ses longs voyages que je me retrouvais seule. Je pensais être un poids pour lui. Je ne lui ressemblais pas, et des regards lourds de sous-entendus se posaient tous les jours sur lui. Il m'hébergeait car il en avait fait la promesse, un point c'est tout.

A l'époque, ma vie se résumait à cela. Je restais enfermée dans mon monde, en compagnie de mes livres et je m'évadais à ma manière en chantant et en dansant. Je faisais croire que je me fichais des autres, mais en réalité j'étais blessée par leur manque de compréhension. On me dit souvent que je ne faisais rien pour arranger les choses. C'est vrai, mais j'étais trop habituée à rester dans ma bulle pour tenter d'en sortir.

Mais, un jour, un événement perturba ma petite vie d'ermite. J'avais alors treize ans, j'avais appris seule à lire et à danser. Je dansais d'ailleurs merveilleusement bien. Quant à mon apprentissage de la lecture, j'avais relié, sur mes premier livres imagés, des images à des mots. J'en déduisais les associations entre lettre et sons. Ce fut un travail long et laborieux, mais en six ans, j'en savais assez pour déchiffrer la plupart des livres de Pilien. Les rares filles que je voyais ne me ressemblaient pas. Leurs corps ressemblaient de plus en plus à des corps de femmes, et les garçons commençaient à leur courir après. Je n'en voyais pas l'intérêt. Je trouvais ça étrange. Moi, j'étais encore une enfant dans ma tête. Un soir où je les observais par la fenêtre de ma chambre, Pilien posa sa main sur mon épaule. Il y avait une lueur de triomphe dans ses yeux, et visiblement, il exultait.

- Devine qui va revenir à la maison ?

Comment pouvais-je deviner ? Je ne savais même pas que quelqu'un était parti. Je le regardais sans comprendre. Pilien se frottait les mains, et je compris que je devais me dépêcher de donner une réponse.

- Je n'en ai absolument aucune idée, Pilien. Alors, qui est-ce ?

- Mon fils ! Mon fils revient !

Je me levai brusquement de ma chaise où j'étais assise. Incapable de dire un mot, je le fis sortir de ma chambre, et la refermai à clef. Je ne sais pas ce qui m'a pris, j'ai hurlé de rage. Comment avais-je pu imaginer que ma vie se déroulerait toujours de la même façon ? Comment avais-je pu penser que rien ne viendrait la troubler ? Comment avais-je pu rester persuadée que Pilien et moi resterions seuls jusqu'à la mort ? Je ne voulais pas, non je voulais pas d'inconnu dans ma maison. Qui plus est un garçon ! Il ne me lâcherait pas, j'étais différente de lui ! Les êtres humains étaient la seule chose que je craignais dans ce monde, et voilà qu'on m'amenait un frère ? Ce soir-là, je ne descendis pas, et je passai la nuit à pleurer en silence.

Le lendemain, la faim m'obligea à descendre dans la cuisine. A contrecœur, je poussai la porte. Il était déjà là, assis devant un bol de lait fumant. Il se retourna, et l'angoisse me serra le ventre. Je décidai de l'ignorer complètement, et passai devant lui sans lui jeter le moindre regard. J'embrassai Pilien sur la joue, et m'installai à table.

- Alors c'est toi Amaélis ?

J'eus un léger sursaut en entendant mon nom. Sans le regarder, je grommelai un « oui ».

- Je ne vais pas te manger, tu sais ?

Nouveau grommellement. Il commençait déjà à m'agacer. Pilien m'apporta un bol de lait et un bout de pain. Je sentais sa joie, mais elle n'était pas communicative.

- Pourquoi tes cheveux sont-ils blancs ?

Je ne pris même pas la peine de répondre. Sans lever les yeux vers les deux hommes, je sortis de la cuisine en claquant la porte.
De retour dans ma chambre, j'ouvrai ma fenêtre pour respirer l'air pur du matin. Je n'aimais pas ce garçon. On frappa à ma porte. Je ne répondis pas. Les coups redoublèrent, plus insistants.

- Laisse-moi rentrer !

Aucune réponse.

- Allez !

Toujours pas de réponse.

- Amaélis ?

Ce jeune homme me tapait sur les nerfs.

- Qu'est-ce que tu veux ?

- Parler.

- Parler de quoi ?


Silence.

- Amaélis. Je suis ton frère. Je peux bien te parler, non ?

Je me dirigeai vers la porte, et l'entrouvris juste assez pour pouvoir voir derrière. Je le regardai de la tête aux pieds. Pas très grand, il avait les mêmes cheveux bruns que son père, et les mêmes yeux verts, mais ses oreilles étaient pointues.

- Non.

Et je refermai la porte. Pendant deux mois, ce fut tous les jours la même chose. Je déjeunais sans regarder personne, et on ne me revoyait que le soir pour dîner. Et tous les jours, Kiël, le fils de Pilien, montait en vain frapper à ma porte. Parfois, il s'arrêtait et se mettait à parler de lui, de sa mère et de sa vie d'avant. Pilien avait eu une aventure avec une magnifique Elfe qui n'avait pas pu rester avec lui. Kiël était donc le fils hors-mariage de Pilien. Il était nettement plus tenace que son père, qui avait depuis longtemps abandonner tout espoir de nouer avec moi une relation de confiance et d'amour réciproque. Et peu à peu, bien malgré moi, il réussit à m'apprivoiser. Ça a commencé doucement, au lieu d'ignorer ses paroles, je me suis mise à m'assoir devant ma porte et à l'écouter. Puis, parfois, je lui répondais. Alors, un beau jour, j'ai fini par ouvrir la porte de ma chambre.

Kiël était devenu mon premier ami. Il avait renoncé à me poser des questions sur mon physique, et c'était tant mieux. Néanmoins, je sentais qu'il voulait absolument savoir. Malheureusement pour lui, je n'en savais rien. Persuadé que j'étais sa sœur, il faisait tout pour me rendre heureuse. Il essaya plusieurs fois de me convaincre de sortir, mais je refusais à chaque fois. Je n'osais pas lui dire que j'avais peur du regard des autres. Alors, pour le distraire, je lui chantais des chansons. J'avais une voix unique dans le village, me disait mon père. Selon lui, j'arrivais à lui faire visualiser des choses et à provoquer des émotions quand je chantais. Kiël était d'accord avec lui.

Je considère que cette année fut la plus belle de ma vie. Encore une fois, je me trompais sur la durée de ce bonheur. Âgée de quatorze ans, Pilien m'apprit la vérité sur mes origines. Il me raconta tout, le départ précipité de ma mère du Vaendark, son arrivée à Undòmë et mon sang de Neishaane. Ce fut un choc. Je n'arrivais pas à savoir si j'étais contente de ne plus me poser des questions sur mon apparence différente, ou si j'avais encore plus honte de moi-même, car seuls Pilien et moi savions que je n'étais pas sa véritable fille. Pas de chance, Kiël avait tout écouté et il me regarda d'un air scandalisé. Il courut dehors, moi sur ses talons. Il s'arrêta enfin devant un groupe de filles et de garçons de mon âge.

- Pourquoi tu ne m'as pas dit la vérité ?

Son ton était étrangement calme, et il avait plus l'air blessé qu'en colère. Je regardais impuissante le cercle des jeunes se refermer sur moi. J'étais encerclée. Les larmes aux yeux, je ne lui répondis pas. Kiël s'approcha de moi.

- Je pensais que tu étais réellement celle que tu étais censée être. Tu ne m'as jamais rien dit sur toi, tandis que ma vie n'a plus de secrets pour toi. Je me suis entièrement mis à ton service, je t'ai choyé durant une année entière. Je t'ai fait confiance, je t'ai aimé plus que n'importe qui d'autre autour de moi. Je voulais t'enlever cet air mélancolique, je voulais te voir sourire et t'entendre rire. Et c'est tout ce que tu as offrir en retour ? Des mensonges et des secrets ? A mon tour, maintenant. C'est l'heure de ma revanche.

Ces paroles étaient fort heureusement incompréhensibles pour la bande qui nous entourait.

- Je ne le savais pas...

Ce n'était pas ce que je voulais dire. Je n'avais pas saisi l'étendue de son affection. Je lus dans ses yeux qu'il ne croyait pas ce que je venais de dire. Il avait raison, mais je ne pouvais pas avouer que je lui mentais encore une fois. Il murmura quelque chose à l'oreille d'un garçon à l'air niais. Ce dernier ricana et partit en courant. Kiël se pencha de nouveau vers moi.

- Bien. On va faire ça honnêtement. Gjen est parti chercher deux épées. Tu sais ce que ça veut dire ?

Aucun son ne sortit de ma gorge. Il ne pouvait pas faire ça ! Je ne savais pas me battre. Je détestais tout ce qui touchait de près ou de loin à la guerre. Il le savait bien !

- Amaélis, moi, Kiël, je te défie. Si je gagne, je raconterais toute la vérité, si tu gagnes, je te laisserais en paix. Acceptes-tu mon défi ?

Je ne pouvais qu'accepter. Si je refusais, Kiël serait déclaré vainqueur, et tout le monde saurait la vérité. Je fixai l'Elfe, et hochai la tête. Gjen était revenu, deux fines épées dans les bras. Kiël saisit l'une d'elles, et m'envoya l'autre. Je la pris dans ma main droite, apeurée. Je n'avais jamais tenu d'armes. Sans prévenir, je sentis que la lame de Kiël frôlait mon bras gauche. Complètement paniquée, je me mis à esquiver les coups. Mais l'Elfe prit de la vitesse, et j'étais déjà rouge et essoufflée. L'épée que je tenais ne me servait à rien, au contraire, elle agissait comme un poids m'empêchant de bouger correctement. Une nouvelle fois, je n'eus rien le temps de voir venir. L'épée de Kiël entama la peau de mon bras. Le temps s'arrêta. Je ne voulais pas croire à ce que venait de faire mon ami, mon frère !
Non, c'était impossible. Il n'avait pas osé me toucher. Je ne sentais même pas la douleur physique, tant ce geste me blessait intérieurement. Pourquoi étais-je si bouleversée ? Je refoulai les larmes qui commençaient à me brouiller la vue, et plongeai mes yeux dans les magnifiques yeux verts de Kiël. Il était tout pour moi. Un ami, un frère, quelqu'un qui me soutenait, me comprenait, qui me servait d'amarre à la réalité. Tout s'effondra en un instant. Je raffermis ma prise sur mon épée, et donnai un coup sur l'épée tâchée de Kiël. J'avançais, à grand renfort de frappes et d'esquives. Mes pieds bougeaient tout seul. Je fis le vide dans mon esprit, et me concentrai.

*Une danse, ce n'est qu'une danse.*

J'essayai de me figurer la chorégraphie, et je prenais du terrain sur mon adversaire. Kiël ne devait pas en revenir.

*Une danse, oui, mais une danse de mort !*

Cette voix dans ma tête refusait de se taire. Non, je ne pouvais pas prendre le risque de voir mon secret dévoilé.

*C'est une danse mortelle, jeune fille !*

Une hésitation de trop. Mon épée fut arrachée de mes mains, et une seconde plus tard, je me retrouvai face contre terre.

La fin d'un rêve. Je ne voulais plus faire confiance à personne. Je me désintéressais des gens et de leur vie, ils n'avaient rien fait pour moi, je ne ferais plus rien pour eux. Je décidai de quitter mon village, et de me trouver une bonne cachette dans la forêt. Pilien devait partir le lendemain, et Kiël ne me parlait plus. Je pris mes livres, quelques habits et un couteau, sans oublier les vivres pour quelques jours. Il faisait plutôt beau, je ne marchai pas plus de deux jours avant d'entrer dans une forêt. La solitude me faisait du bien. Je me sentais mieux qu'avec Pilien et Kiël. Peut-être était-ce mieux comme cela ? Je ne voulais plus être un poids pour qui que ce soit. Pilien n'aurait plus à supporter mon caractère, et les villageois suspicieux. Lui et son fils chéri vivraient dans un bonheur familial commun. Que penserait Pilien de mon départ ? Cela restera un mystère. Néanmoins, j'étais triste d'avoir quitté la sécurité de ma chambre. Mais la nostalgie disparaissait rapidement devant la liberté et la curiosité. Je découvrais tout ce que j'avais toujours voulu découvrir, je vivais toujours dans mon monde, mais je m'en étais un peu éloignée. Je n'avais plus aucune notion du temps, je pense avoir passé trois ans dans cette forêt. L'évolution de mon corps me le confirma. Je m'étais attachée à la sensation de cocon qu'exerçait sur moi ma nouvelle demeure. Bien que peu habituée à ce style de vie, j'avais trouvé refuge, comme autrefois, entre les branches basses d'un gros chêne. J'étais à proximité d'un filet d'eau claire, et cela me suffisait. La faim et l'hiver furent mes deux pires ennemis. Je ne mangeais que des baies, des fruits durant la belle saison, parfois des racines. Très peu de viande, et la plupart du temps des oisillons ou des œufs. Quant à l'hiver, j'ai cru plusieurs fois mourir. Si j'ai survécu, c'est grâce aux animaux morts et à leur fourrure. Malgré les épreuves quotidiennes qui me fatiguaient énormément, je me sentais plutôt bien dans mon univers personnel. Mais il me fallait une nouvelle fois partir. Je me rappelle m'être regardée dans un cours d'eau et avoir eu un peu peur de moi. Était-ce vraiment moi cette jeune femme pâle, maigre comme un clou, avec un regard si froid et distant ? Je flottais dans mon éternelle tunique blanche qui ne l'était plus tellement, et mes mains étaient râpeuses comme du verre. Je ressemblais à un fantôme.

Depuis quelques temps, j'erre sur le continent d'Undòmë, attendant un événement qui m'emmènera loin de mes souvenirs. Un événement qui me permettra de refaire ma vie... »

-°-°-°-°-°- 



Equipement possédé : Un petit couteau rouillé, sa longue tunique blanche et le châle de sa mère.

Magie : Comme tous les Neishaans, Amaélis possède une voix extraordinaire. Elle porte aussi en elle le Don, mais elle l'ignore.

Divers : Je jouerai la rencontre avec le Maître Dragon en RP.
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[Chevalière Airain] Amaélis Yodera
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