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 [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. "

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Persée Garaldhorf
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MessageSujet: [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. "   [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Icon_minitimeMer 20 Fév 2019 - 16:31

¤ Index de mes PNJs privés ¤


- Semperya de Galastden, Fëalocë, Liée à la Verte Nymeria, Maîtresse Dragon du Màr Menel, Dirigeante de la Maison Galastden, mère d'Asdrig de Galastden (voir les adoptables)
- Pyreinth Kendrak, Fëalocë-Torhille, Liée à la Verte Hinarii, Maîtresse Dragon du Màr Menel, Phénix, Maison Dalneÿs
- Orobas Shiôn, Neishaan, Lié au Noir Haagenti, Chevalier Dragon du Màr Menel, Maison Amberle, sans emploi

- Athelstan Thrawnen, Ondin, Lié à la Bleue Lhassa, Maître Dragon du Màr Luimë, Héritier de la famille Thrawnen, Sénateur, Militant (fiche ici)
- Harmony Thrawnen, Ondine, Liée à la Verte Xòchitl, Chevalière Dragon du Màr Luimë, Cartographe, Apolitique (fiche ici)
- Bartholomew Thrawnen, Ondin, Lié à la Noire Amra, Maître Dragon du Màr Luimë, ambassadeur délégué aux comptoirs commerciaux, Apolitique (fiche ici)
- Eurydice Thrawnen, Ondine-Torhille, Liée à l'Argentée Ereshkigal, Chevalière Dragon du Màr Luimë, Militante (fiche ici)
- Séléné Lòkë, Neishaan, Lié au Brun Vorondil, Chevalier Dragon du Màr Luimë, ancien prisonnier de guerre, Apolitique

- Akane Hùriand d'Adalmëra, Ondine-Humaine, Liée à l'Incarnate Kuan-Yin, Chevalière Dragon du Màr Tàralöm, Héritière de la Maison Hùriand, prêtresse d'Aran'Rhiod, Clan Introverti
- Jykhara Glorenyë, Elfe noire, Liée au Blanc Nektä, Maîtresse Dragon du Màr Tàralöm, prêtresse de Néhara, Clan Valherien

- Vanora Lòkë d'Eru, Humaine, Liée au Noir (Empereur ?) Meraxès, Chevalière Dragon sauvage, apprentie apothicaire, âme maudite réincarnée


Personnages décédés:
 


* Titre : citation de W. Shakespeare dans Comme il vous plaira


Dernière édition par Persée Garaldhorf le Mar 21 Sep 2021 - 13:54, édité 43 fois
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MessageSujet: Re: [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. "   [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Icon_minitimeMer 20 Fév 2019 - 16:33

¤ Ordre Draconique d'Ombre ¤

[PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Jykhara-gloreny--52f4ad0
Jykhara Glorenyë
#cc6699

Surnom : la Tisseuse de Givre
Race : Elfe noire
Âge : 55 ans (née en 864)
Rang : Maîtresse Dragon, prêtresse de Néhara, mage de glace & assassin

Physique & Caractère
Jykhara est une fière représentante, somme toute banale, du peuple des Elfes noirs. Autrefois gracile et dotée d’une grâce fragile dans ses mouvements, son nouveau mode de vie a quelque peu bouleversé son anatomie. Grande, très grande même pour une femme, son corps svelte et élancé est athlétique. Sous sa peau satinée roulent de longs muscles noueux. Sa musculature n’est certes pas aussi visible qu’elle devrait l’être chez une humaine ou une torhille mais elle est bien présente. Son corps arbore plusieurs cicatrices blanchâtres, souvenirs de griffures ou d’estafilades plus ou moins anciennes. Elle possède toujours cette grâce un peu sauvage et très élégante de sa race, bien qu’elle se rapproche plutôt du type « sauvageon ». Son visage étroit, doté d’un menton pointu, de pommettes saillantes,  d’un nez aquilin et de lèvres minces qui se prêtent peu au sourire, présente des traits fins et ciselés assez sévères. Jykhara a un faciès très peu expressif. Ses yeux d’un vert presque fantomatique cillent peu et vous transpercent dès lors qu’elle croise votre regard. Rien n’échappe à la sagacité de ces yeux-là. Des lignes sombres, tatouées sur sa peau bleu-gris, marquent son visage : une au milieu du menton, une en triangle sur chaque joue, deux sur le front rencontrant ses sourcils en croissant de lune. A l’image de sa taille, ses cheveux blond argenté sont si longs qu’ils balaient ses reins et ses fesses. L'elfe noire privilégie les vêtements confortables laissant une grande liberté de mouvements, ce qui est essentiel à sa survie dans son métier. Toutefois, elle ne crache pas sur quelques babioles brillantes ou quelques étoffes plus riches : elle sait encore se montrer raffinée. Même si, de loin, elle peut ressembler à une Tisseuse de Givre – ces araignées géantes du Vaendark - tout droit sortie de vos cauchemars.

Avant son exil, Jykhara était une femme semblable au cristal : transparente de sincérité, avec quelques arrêtes intransigeantes. Aujourd’hui, c’est une femme ayant toute la semblance de la glace. Les années passées en solitaire ont changé l’ancienne prêtresse. Jykhara ne fait plus confiance à personne et se méfie de tout ce qui respire sur cette planète. Elle sait qu’elle ne doit compter que sur elle-même pour survivre. Et même si elle travaille toujours pour le bien de sa communauté, elle n’attend rien en échange car elle sait qu’elle n’aura rien. Elle s’en est tellement persuadée qu’elle refuse toute marque d’affection sincère ou de gratitude, ne voyant là que des manœuvres destinées à l’affaiblir. On pourrait presque croire qu’elle est incapable d’aimer.
C’est une créature sévère, retorse et pratiquant couramment le mensonge. Elle tient en horreur la pitié. Si elle croise un blessé grave – humanoïde ou animal -, elle préférera le tuer plutôt que de tout tenter pour le sauver, pour abréger ses souffrances. Elle n’a pas peur de se salir les mains et sera toujours prête à faire tout ce qui est nécessaire pour survivre. Et protéger ceux qu’elle considère comme sa famille. Dure et implacable avec ses pairs, elle se montre peu loquace et ne parle que lorsque c’est nécessaire. Elle aime la nature pour s’y isoler et être au calme, loin du tumulte de la civilisation. Elle aime son nouveau foyer. Et si elle a pu penser par le passé que les dieux l’avaient abandonné, elle est intimement convaincue, désormais, que la Grande Flarmya a des plans pour elle. Et que de son repentir peut dépendre le sort de son Kaerl d’adoption.
Profondément xénophobe, elle place tous les autres peuples (particulièrement les sang-mêlés) dans le même panier : celui de la vermine qui fait plus de mal que de bien au Kaerl et à la pérennité du Don. Si elle ne fera aucun premier pas vers eux, elle ne les attaquera pas non plus à moins d’y être forcée. Ses convictions tendent à s’assouplir avec le temps, même si elles restent ancrées dans un recoin de son esprit, l’empêchant de trouver la paix. Il lui prend, lorsqu’elle perd son sang-froid, de terribles accès de colère. Elle peut se montrer violente et haineuse lorsque la fureur la submerge. Jykhara est un être insaisissable, cruel et semblable à un bon chien docile et obéissant mais "bienveillant" si vous la laissez tranquille.

Alignement : Chaotique Mauvais
Affiliation : Clan Valherien
Clan choisi : Ordre Draconique d'Ombre (Màr Tàralöm)
Lié : Nektä, 17 ans (né en hiver 902), Blanc, fils de la défunte Reine Incarnate Keldil et d'un Empereur Noir du Kaerl

[PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Divider-3f31423
Née à Lòmëanor, issue d’une fratrie de sept sœurs dont elle est l’aînée, elle n’a jamais connu son père. Sa mère, artisan au Màr Luimë, menait une vie libertine aux mœurs légères et ne prit jamais le temps de prendre connaissance du géniteur de ses filles. Jykhara était bien plus taciturne et studieuse que ses sœurs, et même étrangement très sage. Elle s’orienta dès son plus jeune âge vers le service de la déesse Néhara. Elle passa quelques années en dehors de Tol Orëa, dans un petit temple reculé d’Ys, aux côtés d’Ilona, une prêtresse de Néhara qui connaissait la nature de son apprentie et son origine. Encore novice, elle fut rappelée au Kaerl Englouti pour y parachever sa formation d’Aspirante mais aucune dragonne ne naquit pour elle ce jour-là. Déçue par l'indifférence de son Maître et de sa famille face à son chagrin, elle retourna au temple de son enfance et y devint une véritable prêtresse de Néhara. Puis, pour faire ses preuves et éviter de passer sa vie dans la clandestinité, elle s’établit dans un grand temple à l’intérieur des terres. Elle y devint une danseuse exceptionnelle et développa sa magie – jusque-là ignorée – de manipulation de la glace.
Des années plus tard, la tragédie survint. Son amie et amante, Varda Loriël, fut assassinée. Jykhara refusa le jugement rendu par le tribunal de la ville – qui conclut à un accident -, traqua elle-même le meurtrier et le tua, rendant justice à sa bien-aimée. Des amis l'envoyèrent en convalescence, en ermitage pour méditer, aux confins de l’archipel dans l’espoir de lui rendre le sourire et apporter un peu de paix à son cœur enténébré. Mauvaise idée... Jykhara s’engagea sur le sentier de la violence permanente en devenant tueuse à gage et chasseur de primes. Au cours d’une rixe face à un Maître Englouti et une Maîtresse Ardente, elle se rangea aux côtés de cette dernière – sans toutefois dévoiler ses origines. Suite à une discussion à cœur ouvert et un jeu de séduction, elle décida de répondre à son invitation… Rejoindre le Màr Tàralöm. Au terme d'une formation accélérée où elle eut davantage l'impression d'être un pis-aller qu'une réelle apprentie, elle marque un petit dragon blanc, dernier né de la couvée : Nektä. Elle gagna sa liberté en partant à la découverte du monde dès que son Lié put la porter. Ils se livrèrent ensemble à des exactions sanglantes, des rapines et du libertinage, jusqu'à ce qu'on la rappelle à l'ordre lors d'une confrontation face à un détestable Maître Englouti.
Jykhara prit la décision de s'établir pour de bon au Kaerl. Nektä s’y plia de bonne grâce. Tous deux avaient toujours possédé une part de violence en eux, qui ne faisait que croître avec la souffrance. Le Màr Tàralöm leur tendait les bras. Au bout de quelques années de mise à l’épreuve, Jykhara se fit accepter dans le Clan Valherien et accéda au rang de Maître Dragon. Aujourd’hui, elle continue à enseigner la foi en Néhara, la danse, l’art subtil de la magie de glace. Elle aime peu former des Aspirants mais le fait lorsque c'est nécessaire.
Si la Grande Guerre des Ordres lui laissa peu de souvenirs forts, elle détesta en revanche la période de guerre civile dans son Màr d'adoption lorsque l'Ombremage était au sommet de sa puissance. Elle n'a jamais très bien compris pourquoi les Ordres se font la guerre alors qu'il serait si facile d'apporter la paix - par la domination - sur les autres continents ou tout simplement s'unir en un gigantesque Kaerl, pur et unique... Mais ce ne sont que des rêves stériles.

Magie : Le Don. Création et manipulation de la glace.
Equipement : En cours de réflexion...

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Nektä
#99cccc

Physique & Caractère
Le Blanc ressemble à beaucoup de ses congénères. Rien ne permet véritablement de le distinguer d'un autre pour les yeux d'un néophyte. Nektä est de petite taille, comme tous ceux de sa couleur. Ses écailles d'un blanc mat scintillent légèrement sur le dos en éclats d'ivoire et de nacre selon l'inclinaison de la lumière. Une ligne d'épines acérées prolonge sa colonne vertébrale. Deux paires de cornes grises comme l'acier ornent son crâne triangulaire, dont la forme du museau lui donne un faux sourire, un rictus plein de crocs en croissant de lune. Très agile et vif grâce à sa fine corpulence - bien qu'assez musclé -, avec de larges ailes en forme de lame de faux, il peut se faire très discret et silencieux. Il maîtrise l'Interstice comme nul autre.

Nektä est la personnification de l'ennui. Dragon nonchalant, taciturne, indifférent à tout ce qui l'entoure exceptée sa Liée - dont il estime avoir tout pouvoir sur elle -, le Blanc n'aime guère se mêler ni à ses pairs ni aux bipèdes. Par mépris autant que véritablement par ennui. Il ne juge pas nécessaire de davantage s'attacher à des êtres qui vivent leur propre existence de leur côté et qui peuvent disparaître d'un instant à l'autre à cause d'événements hors de contrôle ou à cause de leur propre bêtise. Le monde est peuplé d'imbéciles sujets aux passions de toutes sortes. Même Jykhara est parfois victime de ses sentiments. C'est une injure pour un dragon tel que lui. Nektä voit le temps défiler sans protester, tandis qu'il explore les souvenirs de ses ancêtres et tente de tisser les avenirs possibles. Il semble avoir toujours un coup d'avance. Il devine, anticipe, calcule tout ce qu'il fait, dit et pense, y compris pour sa Liée. Ne cherchez pas à provoquer sa colère. Il se montre fataliste - réaliste dirait-il. Il ne fait jamais démonstration d'émotions fortes. Il ne panique pas, ne ressent aucune peur, ne montre guère son affection - en particulier en public. Entendre son rire - ou ses pleurs - est un mauvais présage. Il n'hésitera pas à vous tuer si vous lui barrez la route, ou si vous faites du mal à Jykhara sans sa permission.

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Forme humanoïde choisie : Nektä prend rarement sa forme humanoïde. Il n'en voit pas l'intérêt. Il prend alors l'apparence d'un homme sans âge, grand et maigre, indolent et peu rompu aux exercices physiques, à la peau pâle et la chevelure blanche comme le sont ses écailles. Il n'inspire guère la confiance. Il parle peu, d'une voix basse et ses yeux ne cillent jamais.

Regard de Flarmya : Avec les années, Nektä s'est vu gratifié d'une capacité spéciale héritée de sa Liée. En puisant à travers ses forces et celles de Jykhara, il peut souffler un feu glacé, d'un bleu polaire, qui congèle tout ce qu'il touche. Cependant, il ne peut le faire environ qu'une fois par jour car cela requiert beaucoup d'énergie de sa part. En échange, le Regard de Flarmya se manifeste chez l'elfe noire par une altération progressive de ses os, ceux-ci devenant plus lourds mais bien plus résistants, lui permettant d'encaisser des chocs plus violents que chez des personnes ordinaires. Sa musculature évolue donc en conséquence.


/!\ Ce PNJ, joué exclusivement by me, est mis à la disposition des joueurs si vous avez besoin d'un Maître, d'un bourreau, d'un comploteur ou pour tout autre projet ^^ N'hésitez pas à me contacter si ça vous intéresse de jouer avec lui !


Dernière édition par Persée Garaldhorf le Lun 13 Sep 2021 - 14:37, édité 17 fois
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MessageSujet: Re: [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. "   [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Icon_minitimeMer 20 Fév 2019 - 16:34

¤ Ordre Draconique Neutre ¤


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Séléné Lòkë
#ffffff

Surnom : l’Albinos ou le Loup Blanc
Race : Neishaan
Âge : La trentaine (âge indéterminé)
Rang : Chevalier Dragon, ancien prisonnier de guerre

Physique & Caractère
Albinos. C’est sans doute le premier mot qui vient à l’esprit quand on le croise. Séléné porte bien son nom, celui d’une obscure nymphe du royaume de la nuit, car il semble irrévocablement lié aux deux lunes de Rhaëg. Sa peau blafarde, ses yeux gris perle en amande, ses longs cheveux blonds pâles : il a le type nordique, celui du parfait neishaan, avec une pointe d’exotisme dans le regard, seul héritage légué par sa mère alors qu’il se fait le miroir de ce père inconnu. De silhouette et de visage banales, il pourrait passer inaperçu s’il n’était empreint de cette blancheur. Ses traits sont fins voire encore un peu enfantins, son nez droit, ses pommettes hautes et saillantes, son menton volontaire et ses lèvres pleines. Des lèvres qui s’étirent en un sourire amusé ou en un rictus cruel si facilement. Svelte, sa stature n’impressionne guère, il est même légèrement plus petit que la moyenne mais compense sa maigreur par une vivacité et une souplesse étonnantes. Son corps – tout comme son esprit – a beaucoup souffert. Toutes ses phalanges de doigts ont au moins été brisées une fois, tant et si bien qu'il a perdu en dextérité et ne peut plus effectuer de tâches qui nécessitent de la précision. Il ne peut pas non plus soulever beaucoup de poids. Il paraît presque maladif mais il ne faut pas se fier aux apparences.

Séléné a appris à s’élever seul et donne difficilement sa confiance. Il est intransigeant, se montre un peu trop sûr de lui et son arrogance est tout bonnement insupportable à ce qu’on dit. Il fait preuve d’un grand sang-froid, rien ne semble pouvoir le déstabiliser derrière sa façade cynique. Il pourrait presque (presque est un mot important) passer pour être inoffensif. Pourtant, on ne peut s’empêcher de le redouter. On craint ses accès de colère, cette rage sauvage qui n’attend qu’un mot ou un geste déplacé pour éclater, surgissant sans prévenir. Séléné est indéniablement ambitieux, retors et prêt à tout pour conserver sa liberté. S’il se sent en sécurité au Màr Luimë, il n’est pas rare qu’il fasse des cauchemars à propos de son ancienne vie, des tortures qu’il a subis et il en reste encore aujourd’hui de terribles séquelles : des cicatrices et une paranoïa certaine. Ses idées jugées originales, lorsqu’il lui prend l’envie de les exprimer, montrent à quel point il se sent profondément différent. C’est un être solitaire, il en souffre mais refusera toujours de le montrer, préférant faire peur plutôt que d’être aimé. Avouer ses faiblesses reviendrait à se tuer. Derrière ce masque froid et implacable se cache encore le petit garçon abandonné qui rêve d’un monde où les lunes ne le nargueront plus. Autre point important, il ne comprend pas l’humour ou du moins n’y réagit pas. Pourtant il sait rire !

Alignement : Chaotique Neutre
Affiliation : Apolitique
Clan choisi : Ordre Draconique Neutre (Màr Luimë)
Lié : Vorondil, 19 ans (né en 900), Brun, fils de la défunte Reine Argentée Aleëhna et d'un Bronze du Kaerl

[PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Divider-3f31423
Lòkë est le patronyme des bâtards et des orphelins sans identité sur Tol Orëa. Sans mère ni père, un soir de lune pleine, on retrouva le panier en osier, contenant le paquet de linge sale que représentait Séléné, devant la porte de l’orphelinat de Lòmëanor. Longtemps terrifié par les dragons, à cause d’une mauvaise rencontre avec une jeune Chevalière et son Incarnate revêche, lors d’un jour de marché – ce qui lui valut un œil au beurre noir -, il redouta d’approcher ces grands êtres ailés qui n’auraient fait qu’une bouchée de lui en dépit de leur pseudo-intelligence. Ce fut pour cette raison qu’il mentit pendant des années. Bien sûr que non, il n’entendait pas les dragons parler ! Il ne répondait jamais à leurs sollicitations quand l’occasion se présentait d’en croiser un en ville. Il était hors de question qu’il devienne esclave de ces créatures.
Il fut pris comme apprenti à tout faire par un marchand faisant régulièrement le voyage dans les différents Kaerls. Il devait nettoyer l’étal du marchand, brosser le cheval, faire les courses, laver les vêtements… Car même un orphelin doit se rendre utile à la société. Un jour que son maître était au Màr Luimë pour organiser une belle transaction, Séléné s’éloigna de l’étal en voyant la foule se rassembler mystérieusement vers une salle appelée la Sphère de Naissance. Curieux en dépit de ses craintes, il se mêla aux spectateurs de l’Empreinte. Bien lui en prit : un dragonneau brun s’écarta du nid de sable, s’approcha des gradins tant et si bien que Séléné prit peur et tenta de s’enfuir. Mais la foule était trop compacte et le dragonneau bien trop déterminé. Il marqua Vorondil. Ce fut le début de sa renaissance.
Placé sous la tutelle du Maître Blanc et Seigneur du Kaerl, Trystan de Gilraën en personne, Séléné apprit tout ce qui était essentiel et qui lui manquait, n’ayant pas été formé en tant qu’Aspirant. Il apprit à ne plus redouter les dragons, même s’il se méfiait toujours un peu et tissa de vrais liens d’amitié parmi les jeunes Chevaliers. Parmi eux se trouvait Sévan de Gilraën, le neveu de son mentor, qui s'était lié à un Bronze issu de la même couvée que son propre dragon. Bien qu'extrêmement différents, il sut gagner l'admiration et l'affection du neishaan. Tant et si bien qu'il le considéra pendant longtemps comme le frère qu'il n'avait jamais eu.
Désireux de connaître ses origines et comment il avait pu acquérir le Don, il fouilla les archives et, par le biais de quelques personnes indulgentes ayant des contacts dans les autres Kaerls, il apprit qu’il avait probablement eu un grand-père Maître Dragon au Màr Menel. Mais il avait été un enfant non-désiré, rejeté à la naissance et le sort de ses parents restait inconnu. De fait, ceux-ci ne voulaient pas entendre parler de l’enfant qu’ils avaient abandonné. Séléné ne connait donc ni le nom de ses géniteurs ni son véritable patronyme. Qu’à cela ne tienne : sa vraie famille était ici, au Kaerl Englouti.
Hélas, il commit l’erreur de suivre son besoin de reconnaissance en abandonnant sa prudence aux orties et, audacieux comme un jeune lion, s’engagea comme éclaireur durant la Grande Guerre des Ordres. Mal lui en prit car, à sa première mission, ses compagnons furent tués tandis que son dragon et lui étaient capturés par des Ardents. A partir de cet instant commença la lente agonie du couple de Liés.
Séléné et Vorondil furent enfermés dans des cellules séparées dans les Pics de Cendres, tous deux plongés dans une obscurité de poix, enchaînés. Vorondil n’avait pas complètement achevé sa croissance. Séléné craignait les ténèbres. Des tortionnaires du Màr Tàralöm vinrent interroger le neishaan : à propos des défenses de son Màr, des artefacts en possession de l’ennemi, des faiblesses des généraux… Mais Séléné ne savait rien de tout cela. Alors on le tortura. Physiquement. Psychologiquement. Magiquement. Quelques savants firent sur lui des expériences – aujourd’hui interdites… peut-être. Il fut exposé des nuits entières au rayonnement des deux lunes, tandis qu’on psalmodiait des incantations autour de lui. On le priva de nourriture. On menaça la vie de son dragon. Puis on l’oublia. La guerre était finie. Personne n’avait réclamé les prisonniers. Personne ne savait qu’en faire.
Séléné fut finalement relâché lorsque la paix de statu quo fut signée entre les trois Ordres. On rapatria le neishaan et son Lié au Kaerl Neutre pour les soigner. Vorondil, avec tout ce temps passé dans le noir, les privations, la torture d’être séparé de son Lié sans compter son propre désespoir qui l’avait poussé à se mutiler en tentant de s’échapper de sa prison, ne pouvait plus ni voler ni voir. Avec le temps, le duo reprit peu à peu goût à la vie, confiance en eux et se rétablit doucement. Avec les séquelles que l’on connait : la maladie de Séléné et la cécité de Vorondil. Ils apprirent que leur ancien mentor, Trystan de Gilraën, était mort. Ils restèrent longtemps dans l’ombre. On n’aimait guère ces reliquats d’un passé violent et honnis. On les évitait comme la peste. On les croyait fous.
Seule la vieille Guérisseuse en chef, Maîtresse Nealyan Shamar, liée de la Bleue Amser, sut les prendre sous son aile protectrice et bienveillante. Tous deux ne quittèrent guère l’infirmerie durant des mois, voire des années, à la fois pour travailler et se rétablir. Peu à peu, ils sortirent de l’ombre. Lors de la Guerre contre l’Ombremage, Séléné combattit à sa manière les crabes géants. N’étant pas un guerrier, il jetait des boules de graisses enflammées sur l’ennemi pour le ralentir. On reconnut du bout des lèvres ses mérites. Néanmoins, à partir de ce jour, on accepta d’autant mieux la présence du Chevalier et de son Brun.
Tous deux rôdent dans le Kaerl, témoins silencieux et attentifs, amers et cyniques, qui n'ont plus aucun rêve auquel s'attacher pour rendre leur existence plus douce, ni pour lui donner un sens. Ils ne quittent plus l'enceinte de lacité sous-marine depuis leur retour.

Magie : Le Don.
Séléné est atteint d'une étrange maladie qui le voit affaibli selon les cycles des deux lunes. À la pleine lune, il déborde d'énergie et d'entrain, puis à mesure que l'astre nocturne décroit, il perd en force et en enthousiasme, pour finalement passer la nouvelle lune alité et gravement dépressif. De ce fait, certains guérisseurs peu savants ont cru à une époque qu’il était atteint de lycanthropie. En vérité, ceci est une marque laissée par les tortures magiques effectuées sur sa faible constitution déjà sujette aux petites maladies.
Equipement : En cours de réflexion...

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[PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Vorondil-53b564f [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Logo_b15
Vorondil
#996600

Physique & Caractère
Vorondil est un dragon brisé. Plutôt petit pour un Brun, d’une taille presque comparable à celle d’une grande Bleue, son corps est fin et racé, un peu trop famélique si on regarde mieux. Ses côtes apparaissent sous l’armure d’émail. Ses écailles reflètent la couleur douce bien que ternie, sombre et légèrement scintillante du sable de rivière avec d’infimes reflets dorés si le soleil se montre clément. Le Brun est loin d’être paresseux. Cependant, sa musculature nerveuse ne ressemble guère à celle de ses pairs. Il est un dragon qui a été longtemps mal nourris et ces privations ont laissés des marques pérennes dans son corps. Ses larges ailes d’un beige pâle le soulèvent à peine : tout juste peut-il planer sur de plus ou moins longues distances lorsque le vent lui est favorable. Une collerette hérissée d’épines part de sa tête jusqu’au bout de sa queue dont il manque la pointe – comme si on la lui avait arrachée. Il ne porte guère d’autres cicatrices. Hélas, Vorondil est également aveugle. Il n’est pas né ainsi. Mais le long séjour en obscurité totale, les privations, la solitude, sans oublier les tortures partagées psychiquement qu’on infligeait à son Lié : tout cela a peu à peu sapé ses forces et ses yeux devinrent aveugles. Il compense avec une excellente ouïe et un tout aussi excellent odorat. Parfois, il demande à voir par les yeux de Séléné. Il faut également savoir que Vorondil n'utilise plus l'Interstice depuis qu'il ne peut plus voler correctement.

Vorondil est un dragon silencieux. Jadis plein de vie, bon vivant, très bavard, son emprisonnement a brisé son ancienne personnalité. Bien qu’il soit bien mieux traité depuis quelques années, il éprouve toujours des difficultés à se reconstruire, que ce soit physiquement ou psychologiquement. Une susceptibilité teintée d'envie souligne ses rapports avec autrui : il jalouse ses pairs et se sent faible face à eux. Il ne faut jamais lui rappeler qu'il est "diminué". Ce qu'il a subis a aussi laissé des traces dans son rapport au monde. Il n'aime guère les bipèdes autres que son propre Lié. Il est toutefois de bon conseil. Il temporise les humeurs lunatiques de son Lié au quotidien. Ils sont d’ailleurs unis par des liens autrement plus puissants que la simple Empreinte. Jamais très loin l’un de l’autre, toujours en contact mental, ils partagent tout. Rien n’importe plus que le bien-être de l’autre. Le Brun est heureux d’avoir retrouvé son foyer et il le montre en savourant la compagnie des autres dragons. Plutôt agréable à côtoyer, il demeure très méfiant vis-à-vis des autres Kaerls. Il lui arrive parfois d’être pris d’accès de panique, lorsque la confusion d’un cauchemar se propage au monde réel, lorsque ses souvenirs se mêlent à l’instant présent. Bienveillant en règle générale, assez contemplatif, il ne se met jamais en colère. Mais il ne faut pas sous-estimer sa détermination à survivre envers et contre tout.

Forme humanoïde choisie : Le Brun essaya de maîtriser sa forme humanoïde dans ses jeunes années mais il n'était pas très doué. Il n'a plus jamais tenté l'expérience depuis son emprisonnement ni depuis son retour au Màr.

Regard de Flarmya : Aucun à ce jour qui ne soit reconnu par les autorités. Mais Séléné et Vorondil sont bien plus étroitement liés que la plupart des couples draconiques de ce Kaerl.

Exemples de rps : V1 - Election des sénateurs : Le réveil des temps anciens | terminé
Pièces détachées | inachevé
La Rébellion Neutre | terminé


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Dernière édition par Persée Garaldhorf le Mar 21 Sep 2021 - 13:53, édité 17 fois
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Ordre Draconique : Ordre Draconique de Lumière (Kaerl Céleste)

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MessageSujet: Re: [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. "   [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Icon_minitimeMer 20 Fév 2019 - 16:36

¤ Ordre Draconique de Lumière ¤


[PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Pyreinth-kendrak-5397f3f
Pyreinth Phèdra Kendrak
#ff6600

Surnom : la Renarde
Race : mi Fëalocë mi Torhille
Âge : 38 ans (née en 881)
Rang : Maîtresse Dragon, Phénix

Physique & Caractère
Celle que l’on surnomme la Renarde est une femme remarquable sous bien des aspects. De stature moyenne, Pyreinth possède un corps joliment athlétique, aux formes généreuses et fermes, un corps désirable en somme. Toute sa force réside dans son agilité et sa rapidité. Son teint arbore un hale doré donné par le grand air. Dans son visage d’un ovale allongé scintillent des yeux en amandes d’une couleur stupéfiante : luisant tel du vieil or dans la pénombre, brûlant tel de l’or en fusion sous l’éclat du soleil. Une grande partie de son charme est conféré par ces deux prunelles héritées de sa mère. Les traits de son visage sont bien marqués, ciselés, très fins. Des lèvres pulpeuses l’agrémentent. Une opulente chevelure rousse croule en cascade jusqu’à mi-dos. Sa démarche est féline, presque chaloupée comme celle d’un marin. Il ne faut pas se fier à son apparente fragilité et son excentricité car c’est une redoutable guerrière. Elle manie avec dextérité le glaive, la lance, la dague et l’épée bâtarde. Pudique quand ça l'arrange, Pyreinth aime se vêtir avec décontraction et dans des tenues favorisant les mouvements. Son confort passe avant tout. Ce qui ne l’empêche pas d’être coquette. Elle adore tout ce qui brille et n’hésite pas à se parer de bracelets, de bagues, de plumes, de chaînettes, de coquillages, de clochettes, de perles et autres colifichets souvent sans valeurs mais qui scintillent pour son bon plaisir. Quelques cicatrices, d'entraînement ou de combat, parsèment son épiderme. Son tatouage de Phénix se trouve sur son sein gauche juste au-dessus du cœur.

Pyreinth est un être insaisissable, fantasque, empli de la joie de vivre et farouchement indépendant. Ses émotions sont exacerbées, quoiqu’il se passe. Pyreinth est un être foncièrement bon mais qui sait le  cacher. Sa franchise est acérée, parfois brutale et souvent d’une ironie mordante. Il lui arrive fréquemment de manquer de tact. C’est une jeune femme qui mord dans les plaisirs offerts par la vie et cela sans concessions. Elle veut vivre pleinement, goûter à tout, être curieuse de tout. Rusée, voire calculatrice, elle est dépourvue d’ambiguïtés lorsqu’elle accomplit ses missions. La pitié n’entre jamais en compte. Implacable est la Renarde lorsqu’elle fond sur une proie. Dotée d’un esprit retors, elle s’emporte facilement, demeure très solitaire et a fait du mensonge un art dans lequel elle excelle… presque. Taquine et malicieuse est la sang-mêlée. Elle aime rire de tout et souvent au dépend des autres. Elle sait faire preuve d’ouverture d’esprit et ne rejette aucune idée tant que son contraire n’a pas été prouvé. Si elle tient férocement à son libre-arbitre et sa liberté – de mœurs, de pensées et de vie -, son cœur se montre d’une loyauté infaillible si elle croit en une juste cause. Pyreinth, si elle se sait trompée face à plus malin qu’elle, peut se révéler d’une violence extrême. Très rancunière, la jeune femme est une adepte de la vendetta : elle rend coup pour coup. Elle se méfie de tout le monde et de n’importe quoi. Relativement hautaine et égoïste, elle cultive son ego avec patience et ferveur. Elle a peu d’ambitions pour son compte, préférant se mettre au service de son Kaerl. Bien que s’attirant nombres d’ennuis au quotidien, la chance semble s’attacher à ses pas… Pour l’instant. Elle est aussi particulièrement obstinée. Une fois persuadée qu’elle défend une cause qu’elle croit juste, il est pratiquement impossible de la faire changer d’avis mais elle se plie de bonnes aux ordres de sa Maison. Car elle ne fera jamais rien en défaveur de sa famille.

Alignement : Neutre Bon
Affiliation : Maison Dalneÿs
Clan choisi : Ordre Draconique de Lumière (Màr Menel)
Liée : Hinarii, 21 ans (née en 898), Verte, fille de la défunte Reine Dorée Ely’sth et d'un Bronze du Kaerl

[PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Divider-3f31423
Jesper Vrankiel (fëalocë) était l’unique fils d’une fratrie de quatre filles, tous issus de la bourgeoisie désargentée, cousins au second degré de la famille royale d’une petite île d’Ys. Phèdra (torhille), dite Kendrak, était une chasseresse aux talents artistiques de sculpteuse vivant dans une tribu prospère de Qahra. Ils furent les parents de Pyreinth grâce à un obscur concours de circonstances douteuses : une transaction marchande qui se conclut par une fête où l’alcool coula à flots… Et où les pulsions charnelles étaient reines. Cette nuit-là, Pyreinth Kendrak fut conçue. Elle vécut toute son enfance en compagnie de sa mère, de sa tribu et devint une chasseresse à son tour. Les mystères de la jungle n’avaient pas de secrets pour elle. Le soir à la veillée au coin du feu, elle aimait écouter les anciens raconter des récits fabuleux, particulièrement les légendes parlant de serpents ailés chevauchés par de jeunes dieux qui pouvaient faire le tour du monde en quelques secondes.
Pyreinth avait le goût du voyage dans le sang. Engagée comme mousse sur un navire marchand d’Ys, alors que celui-ci s’arrêtait au village de sa mère pour se ravitailler, elle fit ses adieux à sa jungle natale. La jeune sang-mêlée apprit à se repérer grâces aux étoiles, à faire des nœuds de marin, à briquer le pont, à ranger la cale, à grimper dans le gréement comme si elle avait fait ça toute sa vie. Elève douée, elle monta peu à peu en grade jusqu’à devenir vigie. Tout le monde l’appréciait sur le bateau – où elle n’était d’ailleurs pas la seule femme à bord. Plus que tout, elle aimait voyager, voir le monde, découvrir ces autres pays et écouter les aventures des autres marins.
Un soir qu’elle était en permission à terre dans un port du Ssyl’Shar, elle croisa la route de Kariban de Dormnhall, un Maître Dragon du Kaerl Céleste. Son dragon noir et lui décelèrent le Don chez elle et lui proposèrent de les accompagner. Ne rêvant que d’explorer plus encore les confins du Rhaëg, Pyreinth partit avec eux. Sa nouvelle vie au Màr Menel débuta sous les meilleurs auspices. Elle passa un aspiranat sans histoires, bien qu’elle soit souvent accusée – à tort ou à raison – d’être complice de plusieurs tours pendables.
Lors de son Empreinte, elle pria pour ne pas se lier à une Dorée, de crainte d’être enchaînée ensuite au Kaerl et interdite de sortie. Ce ne serait sûrement pas le cas mais son angoisse était telle qu’elle manqua tourner de l’œil lorsque ses vœux furent exaucés : une dragonnelle verte se faufila dans ses bras. Hinarii et la demi-sang eurent d’abord du mal à s’entendre : elles étaient à la fois trop différentes et trop semblables.
Lorsque la Grande Guerre des Ordres éclata, la Verte atteignait à peine sa taille adulte et il était hors de question pour Maître de Dormnhall d’envoyer sa protégée sur le champ de bataille. Malgré la désapprobation d’Hinarii, ce fut Pyreinth qui désobéit à son mentor quelques mois plus tard, prenant l’initiative de se rendre au camp le plus proche. Elle voulait voir à quoi ressemblaient les Engloutis et les Ardents… Elles s’enfuirent juste à temps alors qu’une bataille se déclenchait. Réfugiées dans une grotte au pied du Mont Gérikor, il fallut des jours pour qu’elles osent à nouveau pointer le nez dehors. Plus la guerre s’éternisait, plus leur volonté de fuir le Màr devenait forte. Les autorités firent planer de graves sanctions sur les deux Liées si elles désertaient, ce qui les poussait encore plus à désobéir. Pourtant, ce fut grâce au Seigneur du Màr Menel de l’époque, le Maître Brun Logain de Dalneÿs, qu’elles se plièrent de bonne grâce aux directives. Le Seigneur avait su leur accorder sa confiance et les subjuguer par sa prestance, son esprit : Pyreinth en conçut une admiration sans borne, voyant en lui une figure paternelle inavouée, tandis qu’Hinarii reconnaissait que son foyer valait qu’on se batte pour lui.
A la fin de la guerre, le Màr Menel pleura la disparition de son bien-aimé Seigneur. La Chevalière Kendrak était devenue une grande combattante et fut élevée au rang de Maître. Elle entra dans la Maison de son idole défunte : Dalneÿs. Hinarii et elle reprirent les voyages autour du monde pour conclure des accords commerciaux ou rapatrier des Aspirants. Elles incorporèrent le corps prestigieux des Phénix lors d'une cérémonie informelle dirigée par l'Ancalikon de l'époque, Persée Garaldhorf (Maîtresse de la Bleue Vraël), la créatrice desdits Phénix. Hélas, la Guerre contre l’Ombremage fit à nouveau des pertes, dont celle de l’ancien instructeur de Pyreinth.
Belle ironie de la vie : la sang-mêlée s'est liée à une reine lézarde de feu il y a quelques mois, Elythiel, une Dorée farouche, fière et très affectueuse.

Magie : Le Don.
Equipement : En cours de réflexion...

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[PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Hinarii-53a7e16 [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " V4
Hinarii
#009900

Physique & Caractère
Hinarii ou « Celle qui chante ». Voilà une Verte de taille modeste à la corpulence moyenne, quoique très bien musclée. Hinarii est la reine des acrobaties aériennes et une créature à la force impressionnante - au point de rivaliser avec des mâles plus grands. Son physique acéré, avec ses plaques osseuses sur le dos, la partie haute de la queue et la partie basse du cou, sans compter ses cornes bien développées à l'arrière de la tête, lui donne une apparence courtaude. Mais elle n'est pas dénuée de grâce. Très agile et vive comme la brise, c'est une dragonne qui aime voler et dépenser son énergie. Ses larges ailes aux reflets de béryl la rendent silencieuse. Ses écailles forment une armure d'un vert très prononcé, plus sombre sur le dos et le dessus de la tête, qui rappellent l'émeraude. Son ventre s'orne de douces nuances de malachite qui tendent vers le blanc sale.

Cette Verte est une bonne dragonne, facile à vivre et sympathique au quotidien. Bien qu'elle puisse se montrer revêche et aussi rancunière que sa Liée, Hinarii demeure égale en toutes circonstances. Elle aime la vie sous tous ses aspects mais refuse les excès, davantage dans le souci de paraître forte et assurée plutôt que par absence de caprices. Raisonnable, assez curieuse vis-à-vis des bipèdes et des autres Kaerls, elle sait se montrer prudente et ne pas faire de jugements hâtifs. Peu démonstrative dans ses marques d'affection, elle dédaigne les ragots comme les rapprochements, prenant volontiers l'attitude de la douairière hautaine et aigrie qui fait montre d'un cœur de pierre. Trop de sensiblerie nuit à la santé, prône-t-elle, masquant une âme généreuse sous ses écailles. C'est pour mieux cacher son côté mère poule assez étouffant. Téméraire dans l'action au point de se mettre en danger, elle aime qu'on la défie pour mieux dépasser ses limites. Il ne faut jamais lui proposer un jeu sans être sûr d'avoir du temps devant soi car elle fera tout pour ne pas perdre, quitte à quelques fois tricher. Elle est également très sociable, même s'il ne faut jamais la déranger en pleine sieste si vous ne voulez pas voir vos vêtements roussir.

[PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Aig9

Forme humanoïde choisie : Hinarii adopte sa forme humanoïde comme on enfile un beau costume. Elle maîtrise d’ailleurs très bien cet exercice et peut maintenir cette forme pendant plus d’un jour sans trop fournir d’efforts. Elle apparaît alors semblable à une femme de taille moyenne à l’allure féline, à la peau d'un brun chaud et aux longs cheveux noirs comme une nuit sans lune. Une mèche d’un vert aussi éclatant que ses écailles marque sa tempe droite. Elle possède un visage avenant bien que naturellement hautain, un corps qui invite à la caresse mais qui cache des muscles de lionne prête à bondir. Sa voix est sensiblement la même que celle de sa Liée.

Regard de Flarmya : La célérité : voilà le don octroyé à Pyreinth par le Regard de Flarmya. En prenant de l'élan, la sang-mêlée peut courir à une vitesse de pointe équivalente au vol de sa dragonne dans des conditions favorables. En conséquence, elle a vu ses muscles et ses sens davantage se développer pour lui permettre de profiter pleinement de cette incroyable vitesse. Sa silhouette devient floue lorsque ça se produit et elle peut parcourir de courtes distances ainsi sans s'arrêter. Elle donne parfois l'impression de se téléporter ! Mais son corps réclame bien plus de repos : elle doit dormir et beaucoup manger pour récupérer des forces car elle brûle son énergie tout aussi vite. Pour Hinarii, le Regard de Flarmya se manifeste par une altération magique significative : elle peut maintenir sa forme humanoïde plus d'un jour sans être trop épuisée par l'effort.

Exemples de RPs où elle est apparue : [RP Officiel] L’œil de l'âme | terminé


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Dernière édition par Persée Garaldhorf le Mar 7 Sep 2021 - 12:56, édité 23 fois
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MessageSujet: Re: [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. "   [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Icon_minitimeMer 20 Fév 2019 - 16:38

¤ Sans Ordre, Sans Kaerl ¤

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Vanora Lòkë d'Eru
#ccccff

Surnom : La Vagabonde, la Vipère, la Balafrée, la Survivante, l’Étrangère…
Race : Humaine
Âge : 26 ans (mais en paraît 10 de moins)
Rang : Chevalière Dragon non reconnue

Physique & Caractère
Vanora possède un physique relativement passe-partout. Gracile, de taille moyenne voire un peu petite, c’est un être qui se déplace en silence, qui observe le monde avec toute l’attention et l’aura d’un oiseau de proie nocturne. Ses yeux gris perles, ourlés de longs cils noirs, reflètent la couleur des océans glacés du Nord lorsque le soleil est à son zénith. Son regard est peut-être le seul élément réellement capable d’exprimer une émotion sincère dans ce visage. Sa figure étroite et anguleuse, encadrée de longs cheveux d’ébène, ne possède ni grâce ni douceur. Ses joues sont creuses, ses pommettes saillantes et ses sourcils en croissants de lune. Elle a la froideur et l’immobilité de la pierre, ce qui contraste étonnement avec le satin de sa peau pâle et ses lèvres voluptueuses. Elle déplore souvent la platitude de ses formes, non pas par souci d’être belle mais parce qu’elle pense que ressembler aux autres filles la rendrait plus humaine, plus mortelle, plus réelle... Comme si cela pouvait métamorphoser sa fade féminité en un concept beaucoup plus noble, elle se refuse à user de quelque artifice que ce soit sur sa personne. Ni de maquillage, ni d'ornements trop ostentatoires, vous ne la verrez se parer. Vanora est une créature simple – en apparence -, avec une personnalité complexe. Son corps n’est pas rompu aux arts du combat ou même du travail. Sans forces, malchanceuse lorsqu’il s’agit de travailler avec ses mains, elle compense cette faiblesse physique par une vive intelligence, qui se reflète dans ses yeux glacés. Son allure sévère est renforcée par un détail frappant. Une ignoble cicatrice blanchâtre, aux bords irréguliers, traverse son visage déjà peu avenant. Ce « second sourire » barre ses traits depuis sa tempe gauche, en passant par sa bouche, jusqu’à la droite de son menton pointu.

Lunatique. Capricieuse. Sauvage. Voilà ce qui ressort très vite de la personnalité tourmentée de la jeune femme. Tout n’est qu’un jeu d’apparences et de miroirs avec Vanora. Un brin sauvageonne, effrontée voire insolente et hautaine, l’humaine éprouve des difficultés à obéir aux lois ou à respecter une quelconque forme d’autorité. Elle veut comprendre et c’est seulement au prix de la connaissance, qu’elle acceptera de se plier aux règles ou de ployer le genou devant plus puissant qu’elle. Vanora est intelligente, vive et quelque peu calculatrice. Elle se méfie de tout ce qui bouge et pense. Elle a appris à mentir, à sourire et à être hypocrite pour mieux se fondre dans la masse. Lorsqu’elle n’est pas la proie de la mélancolie, elle croque la vie à pleines dents, vole et ment sans remords, joue de mauvais tours à ceux qu’elle n’aime pas… Mesquine et malicieuse, parfois méprisante, elle pense rarement au bien d’autrui, préférant se complaire dans sa propre misère intérieure car elle se sent rarement en paix avec elle-même. Sa solitude, certainement forcée, lui pèse plus qu’elle n’ose se l’avouer. Elle aime la sensation d’être indispensable pour autrui mais elle refuse d’admettre que ces relations puissent fonctionner dans les deux sens. Elle ne veut pas d’amis ni de famille à sa charge. Elle estime qu’elle doit être punie, pour une faute dont elle ignore tout et doit donc rester seule. Toutefois, sa remarquable lucidité lui permet de rapidement comprendre les rouages d’une société ou d’une guilde. Elle s’adapte très vite. Elle se préoccupe plus du maintien confortable de son petit univers que du bien d’autrui, ce qui ne l’empêche pas de ressentir de la compassion ou de haïr la violence gratuite. Si elle trouve un oiseau blessé sur son chemin, il est très probable qu’elle préfère le tuer plutôt que d’essayer de le soigner. Une vie pour une vie, et seule la mort ne peut être vaincue. Sombre et perçue parfois comme un être cruel, elle manifeste une tendresse insoupçonnée lorsqu’il s’agit des dragons ou de leurs cousins miniatures. Inconsciemment, elle se sent proche d’eux. Vanora ne se lasse jamais de vanter leur sagesse ni de contempler leur beauté. Son cœur saigne à l’idée de devoir enchaîner sa vie à si merveilleuse créature car elle ne s’en juge pas digne – tout en redoutant l’issue d’une telle épreuve.

Alignement : Chaotique Neutre
Affiliation : Aucune
Clan choisi : Errante
Liée : Meraxès, âge inconnu, (Empereur ?) Noir, ascendance inconnue

[PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Divider-3f31423
Vanora Lòkë (patronyme des orphelins en Tol Orëa) d’Eru est une jeune femme sans nom et sans passé, découverte inconsciente à la lisière de la Lande d’Eru. Herboriste féru d’antiquités et beaucoup trop curieux pour son bien, Mordecai la recueille et l’emporte jusqu’à la ferme d’une amie de longue date, une veuve solitaire du nom de Brighild. Malgré l’aide d’un guérisseur, il faut attendre plusieurs jours avant que l’inconnue ne se réveille. Elle ne parle pas, ne laisse personne l’approcher et évite le moindre contact avec l’extérieur. Elle ne semble pas comprendre pourquoi elle est ici ni qui elle est. Mauvais présage, un corbeau d’un noir d’encre veille sur elle et la suit comme son ombre. Brighild trouve un soir sa protégée en train de se taillader le visage avec un couteau. Malgré les soins de la paysanne alarmée, le visage restera marqué à jamais de la grande balafre qui lui vaudra un surnom bien connu.
Dès lors, Vanora – car ainsi est-elle nommée par Brighild – réapprend peu à peu à vivre. Elle recommence à parler mais affirme ne se souvenir toujours de rien. C’est en participant aux travaux de la ferme qu’apparaissent les premières crises. Vanora s’effondre alors inexplicablement, la douleur embrasant son corps paralysé et elle ne peut qu’attendre que la crise passe, sans rien pouvoir faire pour soulager ses maux. Personne n’explique son mal intérieur. Ses nuits sont peuplées de cauchemars tandis que tout le jour, elle manifeste une paranoïa aiguë et silencieuse, croyant apercevoir une grande ombre ailée du coin de l’œil où qu’elle aille. Partie en quête de réponses à Lòmëanor, c’est dans le bourg qu’elle tombe véritablement sous le charme des dragons. Dès qu’elle peut en approcher un et entamer la conversation, révélant alors le Don puissant qui circule dans ses veines, elle s’évanouit. Non de bonheur mais de souffrance. Un Prêtre de Flarmya lui conseille alors de gravir le Mont Gérikor mais l’épreuve est trop dure. A mi-chemin, elle fait demi-tour, sous l’œil goguenard de son corbeau – familièrement appelé Ingwë. Après cet échec, elle refuse de rentrer chez Brighild. Sa fierté blessée la pousse à vivre de petits larcins jusqu’à ce que ses errances la conduisent aux frontières délétères de la Lande d’Eru, la contrée même où elle avait été retrouvée inanimée des mois plus tôt.
Des jours qu’elle passa là-bas, dans les ruines, elle n’en parla jamais, à quiconque. Lorsqu’elle retrouve le chemin vers la ferme de son amie, Vanora n’est plus la même. Les crises, de même que les hallucinations, ont cessé. Elle garde encore aujourd’hui peu de souvenirs de son passage entre les mains, à la fois douces et cruelles, de la Gardienne Maudite. Elle est toujours sans réponses sur ses origines. Cependant, son âme paraît restaurée et elle peut enfin débuter une vie normale. Elle entre en apprentissage chez un vieil apothicaire, Rufus, ayant besoin d’une assistante dans son échoppe. C’est à cette époque, malgré les menaces de l’Ombremage, elle teste ses capacités mentales hors normes et récolte avec délice tous les sales petits secrets de Lòmëanor. Libre et sauvage, rien ne paraît compter aux yeux de Vanora. Pourtant, lorsqu’un mystérieux voyageur essaye désespérément de revendre à son employeur un gros œuf en train de se fossiliser, elle éprouve le désir irrépressible de posséder celui-ci. Elle le vole, à l’insu de tous et part se cacher dans des caves abandonnées, en espérant un événement dont elle ignore tout. Le lendemain matin, elle ne remarque aucun changement si ce n’est que l’œuf, loin d’être moribond, a éclos. Mais aucune trace de l’animal. Déçue, Vanora rentre à la boutique, sous l’œil méfiant de son maître.
Dans les jours suivants, elle croit que ses visions recommencent lorsqu’elle se sent épiée par une présence étrangère et qu’elle remarque une petite ombre furtive aux écailles noires qui l’espionne. Le dragonneau se présente finalement à elle sous le nom de Meraxès mais elle prend peur. Elle ne veut pas lier sa vie à celle d’un Fils de Flarmya, sentant confusément qu’elle n’en a pas le droit et qu’elle devrait être punie, bien qu’elle n’en ait aucun souvenir. Qu’à cela ne tienne : Meraxès disparaît en lui faisant la promesse de ne jamais la laisser l’oublier. Le dragonneau noir grandit bien malgré elle, à l’écart car ils n’apparaissent jamais ensemble en public. Elle refuse de l’appeler par son nom mais le nourrit tout de même, sentant hélas que son âme pâtie des faiblesses de cet être. Elle évite dès lors les dragons, pourtant ses interlocuteurs préférés car elle ne veut pas qu’ils sentent – et confirment – qu’elle est bel et bien liée à l’un des leurs. Il faudrait pourtant qu’un jour Meraxès soit révélé au monde car il a atteint sa taille adulte et ne manque pas d’ambitions.
Alors, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, Vanora continue son travail à l’échoppe, tout en augmentant son maigre pécule en revendant des secrets qu’elle surprend dans l’esprit des gens et redoutant par-dessus tout le jour où ce dragon moqueur décidera enfin que l’ombre ne lui sied guère.

Histoire complète /!\ Attention spoilers /!\
Chut !:
 

Magie : Le Don, particulièrement puissant chez elle. Vanora possède également une télépathie plus développée, pouvant envoyer ses pensées vers l’esprit d’un bipède autant que vers un dragon mais c’est un exercice difficile auquel elle se prête peu, sauf en cas d’absolue nécessité. En revanche, elle adore espionner les pensées de surface des gens, celles qui leur échappe sitôt formulées car cela lui permet d’apprendre toutes sortes de choses sur tout et le monde. Mais cela consomme pas mal d’énergie vitale et a tendance à lui donner de fréquentes migraines. Elle doit se reposer et fermer son esprit durant de longues heures, voire des jours, avant de reprendre son activité favorite.
Equipement : Une fronde qu’elle a elle-même fabriquée. Un collier, simple cordon de cuir portant en pendentif une écaille bleu de nuit, irisée de délicats reflets violets, en forme de goutte d’eau, qui fut trouvée sur elle lorsqu’elle fut recueillie. Elle possède également pour compagnon d’infortune un corbeau très curieux et agaçant qu’elle a nommé Ingwë (« le Noir ») : il lui sert d’éclaireur, messager au besoin et la suit partout où elle va. Mieux encore : il semble comprendre tout ce qu’elle lui dit. Étrange, n’est-ce pas ?

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Meraxès
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Physique & Caractère
S’il existe bel et bien un dragon dans tout Rhaëg capable de gérer Vanora Lòkë d’Eru, c’est celui-ci. Meraxès est un dragon noir de taille modeste : il arbore le même gabarit qu’un Blanc plutôt chétif. Il se vante volontiers de pouvoir grandir jusqu'à devenir le plus grand Empereur Noir de tout Rhaëg devant sa Liée horrifiée par cette perspective. Il n’est pas beau, il est même carrément dérangeant. Son aspect peut paraître disgracieux et trop étrange pour être réellement agréable à l’œil mais il retrouve tout son panache et sa grâce une fois qu’il vole. Long, massif bien que racé, son fuselage en fait un parfait nageur. Il fend les flots comme les cieux avec une grande rapidité. Sa longue queue serpentine est hérissée de plusieurs pointes osseuses qui remontent ensuite le long de la colonne vertébrale. Ses larges pattes sont équipées de griffes acérées. Son dos s’orne de quelques épines, entre lesquelles une collerette translucide et dentelée s’étend. Son museau triangulaire possède des mâchoires puissantes, une gueule bardée de longs crocs blancs effilés comme des lames, lui permettant de déchiqueter ses proies sans problème. Meraxès possède une vision défaillante qu’il remplace volontiers par son odorat surdéveloppé. Il ne distingue pas vraiment les couleurs et se laisse facilement éblouir par la trop forte lumière du soleil. Il aime l’obscurité et les endroits paisibles. Son corps est recouvert de minuscules écailles bleu-noir parfaitement agencées en une armure luisante. Il communique rarement avec d’autres dragons ou bipèdes autres que sa Liée : seulement avec ceux qui méritent son attention.

Meraxès complète la personnalité de Vanora sans la dénaturer. C’est un dragon calme, serein et très fier. Son orgueil équivaut sa taille et ne fait que croître avec celle-ci. Taciturne et cynique, il ne se plait réellement qu’en la compagnie de sa sœur d’âme. Profondément égoïste et individualiste, il serait capable de regarder le monde sombrer dans le chaos sans bouger une griffe, juste par curiosité, non sans avoir au préalable mis Vanora en sécurité. Jaloux et possessif vis-à-vis de son Âme Sœur, le dragon se montre très protecteur et n’hésite pas à la défendre face aux moqueries. En général, il lui suffit d’apparaître pour faire taire les velléités d’autrui. Non seulement son aspect n’a rien de sublime mais il peut se révéler terrifiant, avec ses commentaires acerbes et ses piques assassines. Il possède cette violence latente qui donne l’impression qu’il vous menace quoiqu’il fasse. Il ne se préoccupe que de sa Liée mais ne répugne pas à fréquenter d’autres dragons. De fait, il aime à côtoyer ses semblables par curiosité et – avouons-le – se moquer. Amer et consumé par une colère latente, Meraxès n’est pas un compagnon très joyeux ni optimiste. Au contraire, il est pessimiste, sarcastique et calculateur. Il engrange le savoir avec une rapidité insoupçonnée et semble toujours au courant de tout. Il en sait beaucoup plus qu’il ne veut bien le dire. C’est également un dragon doté d’un esprit logique, pragmatique, qui s’appuie plus sur la raison que les émotions. Il se dispute souvent avec Vanora mais leurs discussions ne virent jamais à l’orage. Vanora accepte généralement ses remontrances, songeant que chacun a droit à avoir un avis différent et que ses remarques sont destinées à l’endurcir. Meraxès, de son côté, ne l’avouera jamais mais il apprécie d’avoir été extirpé du sommeil funeste – dans lequel il sombrait depuis des mois – par nulle autre qu’elle. Il prétend regretter le temps de sa solitude et ses rêves de mort mais tout cela n’est qu’un mensonge pour cacher sa trop grande sensibilité. Enfin, la conception du bien et du mal, chez Meraxès, est atrocement fluctuante. Il ne vous rendra service que si vous avez quelque chose à lui offrir en échange. Ou si Vanora le lui demande en personne. Elle est la seule créature vivante devant laquelle il accepte de ployer le genou.

/!\ Attention spoilers /!\
Chut !:
 

Forme humanoïde choisie : Aucune à ce jour.

Regard de Flarmya : Aucun à ce jour.


/!\ Ce PNJ, joué exclusivement by me d'après nos idées à Amaélis Yodera et moi, est mis à la disposition des joueurs si vous avez besoin d'un aventurier, d'un souffre-douleur, d'un comploteur ou pour tout autre projet ^^ N'hésitez pas à me contacter si ça vous intéresse de jouer avec lui !


Dernière édition par Persée Garaldhorf le Lun 7 Déc 2020 - 11:27, édité 6 fois
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Persée Garaldhorf
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Âme-Soeur : La Bleue Vraël
Fonction : Ex-Ancalikon
Affiliation : (Maison Amberle)
Alignement : Chaotique Bon (Kaerl Céleste)
Ordre Draconique : Ordre Draconique de Lumière (Kaerl Céleste)

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MessageSujet: Re: [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. "   [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Icon_minitimeMer 5 Juin 2019 - 14:50

¤ Ordre Draconique d'Ombre ¤


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Akane Hùriand d'Adalmëra
#336666

Surnom : la Fille du Kraken
Race : Ondine (avec un quart de sang humain)
Âge : 21 ans (née en 898)
Rang : Chevalière Dragon, Héritière de la Maison Hùriand, prêtresse novice d'Aran'Rhiod, ancienne prostituée

Physique & Caractère
Qu’elle est jolie, cette fleur de lotus qui s’épanouit dans l’adversité ! Akane possède, paraît-il, la beauté troublante de sa mère, ou du moins elle l’évoque en filigrane. A cause de sa grande ressemblance avec sa génitrice, il ne fait aucun doute sur son ascendance ou son héritage. Petite et frêle, de silhouette éthérée et gracieuse telle une danseuse marchant sur du verre, l’ondine ressemble à ces peintures d’ingénues exotiques, couvertes de bijoux et de tatouages, issues d’un monde perdu. Elle en a toute la semblance car elle ne rechigne pas à peindre son corps de lignes florales et colorées ou de symboles plus obscurs, voire macabres, en fonction des circonstances, tout comme elle aime à se parer de discrets joyaux hors de prix. L’unique tatouage qui ne quitte jamais sa peau satinée est un immense calamar noir, dit le Kraken, lequel recouvre son dos, faisant office de protecteur comme de présage d’un avenir plus grand. Il lui a été "offert" par son mentor prêtre itinérant d'Aran'Rhiod. De longs cheveux noirs telle une nuit sans lunes, parcourus de reflets bleutés, encadrent un visage allongé, fin, taillé dans la porcelaine. Des yeux en amande, d’un sombre bleu océan, éclairent cette figure sans expression, aux traits si délicatement ciselés qu’ils évoquent une statue trop parfaite pour être réelle – ce qui enlève à sa douceur et sa séduction pour la rendre presque effrayante aux yeux du commun des mortels. Elle camoufle quelques cicatrices sous un maquillage sobre et savamment travaillé : un nez plusieurs fois cassé, des phalanges abîmées, des vestiges de coups qui rendent son corps douloureux à la fin de la journée. Elle dissimule habilement des stigmates qu'elle ne comprend guère, que d'aucuns jugeaient sales et répugnants du temps où elle était une prostituée mais qui lui valurent le doux surnom de Fille du Kraken par le clergé d'Aran'Rhiod : ses doigts sont légèrement palmés, sa peau ornée d'évanescents reflets bleus sous le clair de lune et elle est capable de retenir sa respiration sous l'eau d'une manière exceptionnelle. Beaucoup s'accordaient à dire qu'elle était une ondine maudite, dégénérée et que sa vie serait courte... Akane s'est juré de leur donner tort. Quelle étrange créature que cette ondine ! On raconte que sa peau est aussi froide que sa Liée est volcanique.

Duplicité est le maître mot d’Akane. Elle apparaît fragile, docile, effacée et d’une discrétion sans égale. Toujours digne, toujours respectable. Un petit sourire poli aux lèvres, élégamment vêtue et coiffée sans trop d’ostentation mais toujours richement, elle sillonne le Màr telle une vraie dame, une vraie reine. Elle n’aime pas rappeler son statut de Chevalière Incarnate, pas plus que d’Héritière de la Maison Hùriand, non pas par humilité mais parce que personne ne saurait l’oublier sans en payer immédiatement les conséquences. Si la présence – impossible à ignorer – de Kuan-Yin ne suffit pas, Akane sait déployer des trésors de patience, de rouerie verbale et de menaces implicites, déclamées sur le ton courtois de la conversation et même avec un brin de poésie… De quoi vous donner froid dans le dos. Elle a le cœur plus dur et gelé qu’un morceau des glaces éternelles du Vaendark. Elle ne s’émeut pas facilement, bien au contraire : il faut beaucoup, de manière souvent étonnante, pour briser le flegme de cette jeune femme. Elle contemple le monde depuis son piédestal, depuis des remparts infranchissables et sur son visage angélique où nulle émotion sincère ne se peint, rien n’est plus faux que les mots qui sortent de sa bouche.

Pauvre petite chose si faible ! Tout est un mensonge. Akane connait ses faiblesses et en a fait sa force. Très cultivée et encore plus intelligente, elle se fait volontiers passer pour plus timorée ou naïve qu’elle ne l’est en réalité. Personne ne brille à ses yeux davantage que sa Liée. Elle ne fait confiance à aucun être vivant sur cette terre et la relation avec Kuan-Yin en fut d’autant plus difficile les premières semaines. Elles commencent d’ailleurs à peine à se comprendre, à s’apprivoiser. Elles savant néanmoins que leurs ambitions sont égales et que ni l’une ni l’autre ne doit devenir l’esclave de leur lien. Elles agissent de concert, bien qu’aussi différentes que le jour et la nuit. Pour Akane, le monde est une vaste plaisanterie, un jeu dangereux où les règles n’existent pas, sauf pour les faibles. Car les règles d’un jeu basé sur la vie et la mort ne peuvent être écrites que par les puissants pour le reste du monde. Elle se montre alors curieuse, telle une érudite jamais satisfaite et surtout déterminée à prouver sa valeur à un Màr qui a affligé sa famille de nombreux crimes impunis. Elle se fait un devoir de redorer le blason de sa Maison. Toujours calme et dévouée à ses tâches, on la trouve concentrée, bien que dotée d’une fierté encombrante et surtout implacable en affaires. Il faut se méfier de l’eau qui dort. Akane vit dans un monde à part, d’où elle observe, entre deux ronds de fumée d’opium, la rage et la bêtise qui animent les Autres.

Alignement : Neutre Mauvais
Affiliation : Clan Introverti
Clan choisi : Ordre Draconique d'Ombre (Màr Tàralöm)
Liée : Kuan-Yin, 9 mois (née en Gaïaku 919), Incarnate, fille de la Reine Incarnate Veovis (disparue) et du Bronze Thémos

[PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Divider-3f31423
Seconde enfant de feu Celanduil Hùriand du Clan Dominant (lié au Bronze Morokei) et ancien Seigneur du Màr Tàralöm, ainsi que d'Hanae d'Adalmëra (liée de l'Incarnate Tintaglia) et Haute-Représentante du Clan Introverti, Akane passa curieusement la majeure partie de sa vie en dehors du Kaerl. Son frère aîné Zenji et elle furent envoyés en Ys, sous bonne garde, par leur mère suite à l'assassinat de leur géniteur et le commencement de la Grande Guerre des Ordres. Akane y sera traitée comme une précieuse petite princesse, du fait qu'elle possède le Don, au contraire de son frère. La jeune fille disparut à ses huit ans révolus car le domaine protégé où elle vivait fut ravagé par un seigneur de guerre rival. Jamais leur mère ne revint chercher sa progéniture car elle trouva la mort quelques années auparavant sur un champ de bataille en Tol Orëa.
A partir de cette époque, très peu de choses sont connues du passé d'Akane. Elle-même n'aime guère évoquer son passé. Certainement vendue sur un marché aux esclaves sur les côtes de Qahra, elle devint une prostituée renommée, sublimée par les cadeaux hors de prix offerts par de prestigieux clients. Elle s'échappa de sa prison délétère par l'entremise d'un prêtre itinérant d'Aran'Rhiod qui, tombé sous son charme vénéneux, acheta sa liberté pour son propre confort personnel. Mais la belle Akane fuyait son emprise pour mieux le manipuler. Elle ne désirait rien d'autre qu'assouvir sa vengeance vis-à-vis du seigneur de guerre qui avait ravagé sa maison et qui asseyait sa domination sur la région. Avec l'aide de son nouveau maître, duquel elle avait obtenu de devenir une prêtresse novice, elle réunit nombres de secrets et quelques partisans pour la chute de son ennemi. Une nuit, le palais de l'Adversaire fut la proie d'un violent incendie. Pourtant, on ne retrouva pas le corps du seigneur du guerre calciné mais plutôt pendu par les pieds à un arbre, ses entrailles déversées sur le sol. Justice avait été rendue.
Akane ne retrouva jamais son frère. Zenji était peut-être mort, esclave en d'autres contrées, jamais elle ne le sut. Elle quitta le prêtre du Dieu-Qui-Rêve par un matin d'hiver et embarqua sur un navire de commerce, déguisée en homme. Elle vécut quelques temps dans la clandestinité, profitant de ses connaissances et de son charisme pour se tailler une place de choix dans les relations de grands dignitaires. Sans plus jamais vendre son corps. Son passé de courtisane lui apparaissait telle une injure impardonnable. Elle devait renouer avec son héritage et trouver Tol Orëa : voilà tout ce qui importait à ses yeux.
Elle trouva le salut grâce à Gwindor del Helevorn, lié au Bronze Kadrys. Ce jeune Maître Dragon aux cheveux de feu et à l'accent épouvantable capta le Don en la jeune femme. Il chercha d'abord à la jauger puis reconnut finalement en elle le portrait de sa défunte mère. Ensemble, ils prirent la route du Màr Tàralöm, où Akane se fit accepter par le Clan Introverti et débuta son apprentissage sous les meilleurs auspices.
La vie ne fut pas aussi douce qu'elle l'aurait crue après ses expériences précédentes mais elle lui convenait bien mieux que tout ce qu'elle avait connu. Elle embrassa son destin d'Héritière de la Maison Hùriand, sous les louanges de sa nouvelle famille tandis qu'elle quittait les Cavernes Flamboyantes avec une reine toute juste éclose entre les bras. Aujourd'hui encore, elle officie parfois en tant que prêtresse novice d'Aran'Rhiod au sein du Kaerl.

Magie : Le Don.
Equipement : En cours de réflexion...

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Kuan-Yin
#660033

Physique & Caractère
Encore petite à son âge, l’Incarnate déplie un corps longiligne, gracieux et agile, bien que sa croissance présage une taille bien moins harmonieuse et bien plus colossale qu’une simple Blanche. Sa longue, très longue, queue serpentine s’achève en pointe hérisée de flèches épineuses. Depuis le haut de son crâne jusqu’à ses reins s’étire une collerette, hérissée de pointes ivoirines et irisée aux reflets tantôt pourpres tantôt vermillons. Ses écailles arborent un écarlate riche et sombre, étincelant, sanglant, semblable au rubis éclairé par un soleil voilé par de lourds nuages d'orage. Ses griffes noires, acérées telles des poignards, ainsi que ses couperets aux ailes, crissent sur le sol quand elle veut se faire remarquer. Et lorsqu’elle gonfle sa voilure, déployant ses vastes ailes d’un rouge plus léger, presque trop grandes pour sa taille actuelle, Kuan-Yin cherche à intimider par sa majesté et ses crocs effilés toujours parfaitement propres.

Même à peine sortie de l’œuf, Kuan-Yin possède un sens aigu de ses responsabilités et de son prestige. Elle est parfaitement consciente de son rang, de ses devoirs envers sa race et, plus encore, de sa supériorité vis-à-vis des autres créatures vivant en ce monde. Elle évoque un volcan à peine contenu, violente dans tout ce qu’elle entreprend : que ce soit une œuvre d’amour ou de haine. Elle ne connait d’équilibre qu’en compagnie de sa Liée. Celle-ci est son ancre dans un monde continuellement balayé par la tempête. Aussi volage et versatile que n’importe quelle reine, la dragonne démontre encore plus de mauvaise foi et de défiance par rapport au reste de l’univers. Elle n’offre jamais vraiment sa confiance, pas plus qu’elle ne ressent de loyauté envers autre chose que sa propre Âme Sœur et les valeurs du Màr qu’elle incarne. Car elle incarne véritablement – ou veut le croire – l’esprit Ardent, peut-être davantage que le Gardien lui-même. Féroce tel le prédateur ultime, elle ne pardonne ni offense ni ignorance. Sa ténacité, alliée à une grande mémoire, lui permet d’entretenir des rancœurs éternelles. Elle cultive patiemment ses vengeances car s’il y a bien une qualité qui peut contrebalancer le feu furieux qui inonde ses veines en permanence, c’est d’être d’une infinie patience. Territoriale et dominatrice, elle possède une haute opinion d’elle-même, d’Akane et de son Kaerl. Elle se montre très intolérante envers les autres Ordres Draconiques et méprise tout ce qui ne vient pas de son foyer. Cela la pousse à faire preuve d’une incroyable possessivité : vis-à-vis d’abord de sa Liée, puis du Kaerl tout entier qu’elle considère comme son territoire. De fait, même si elle respecte les autres Incarnates, elle ne recherche nullement leur compagnie, voyant en elles des rivales, des opportunistes et de fieffées menteuses indignes de sa confiance. Perfide et terriblement orgueilleuse, Kuan-Yin n’aime rien ni personne et songe toujours à l’avenir.

Forme humanoïde choisie : Aucune à ce jour.

Regard de Flarmya : Aucun à ce jour.

Exemples de RPs où elle est apparue : [RP Officiel] La promesse des étoiles | terminé

PNJ défunt, mère d'Akane :
Citation :
[PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " C50q [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Incarnatedeceday
Hanae d'Adalmëra & l'Incarnate Tintaglia


Hanae d’Adalmëra, enfant du Màr issue d’une famille modeste qui essaya de préserver le Don par de multiples mariages entre chevaliers-dragons, fut une ondine de sang pur et fière de l’être. On vantait sa beauté délicate, celle d’une fleur de lotus masquant un redoutable scorpion venimeux. On admirait la radiance de sa peau de nacre, ses traits ciselés, son ample chevelure de jais que Kishi elle-même pouvait envier, ses lèvres peintes tels deux boutons de rose, sans oublier son regard pénétrant. Ses yeux d’un bleu sombre évoquaient les profondeurs glaciales des abysses et il en émanait la même froideur. Sa silhouette était taillée pour séduire. Dans ses mains au parfum suave se cachait la force strangulatoire d’un serpent d’acier.

Élevée pour représenter le meilleur de sa génération, elle démontra néanmoins rapidement sa volonté de s’émanciper de l’autorité de sa famille. Elle exigea d’être formée par le Maître Bronze Delduwath, pour mieux enrichir son esprit et se démarquer des autres Aspirants de son entourage parmi le Clan Valherien. On raconte qu’elle s’intéressa particulièrement aux arts divinatoires et à la magie de métamorphose. D’après les rumeurs, elle maîtrisait parfaitement la toxine de sa race et en imprégnait volontiers ses pointes de flèches – après avoir réalisé quelques expériences au préalable. Elle marqua sur les sables noirs une future reine au caractère irascible. Fille de la Reine Incarnate Sokänon, Tintaglia était une Incarnate à l’allure serpentine et insolite parmi ses consœurs. Dotée d’une volonté de fer et d’une imagination prolifique, elle susurrait à l’oreille de sa Liée les innombrables secrets qu’elle glanait auprès des autres dragons. Confidente et conseillère avisée, elle faisait démonstration d’une majesté écrasante et sévère, ne s’emportait que peu car savait distiller son fiel avec toute la perfidie d’une grande manipulatrice. Elle donna de nombreuses couvées au Màr.

Hanae et Tintaglia grimpèrent les échelons du pouvoir avec aisance jusqu’à occuper le poste de Haut-Représentant du Clan Introverti. Pour affermir son pouvoir, la récente Maîtresse Incarnate accepta une union avec un membre éminent du Clan Dominant, Celanduil Hùriand, Lié au Bronze Morokei – sitôt que Tintaglia donna son aval pour le mariage. Un choix judicieux puisque, quelques années plus tard, le Maître Bronze devint Seigneur du Màr Tàralöm. Les deux époux maintenaient une entente de façade et, s’ils se respectaient suffisamment pour envisager une descendance ensemble, chacun menait ses affaires comme il l’entendait.

La rupture de l’équilibre, dans le couple comme au Kaerl, survint avec l’ascension du Maître Salvedaen Arkalin, Lié à l’Empereur Noir Astaroth dans les hautes sphères. Hanae sentit sa méfiance grandir envers l’ancien élève de son époux. Lorsque Celanduil fut tué dans la Fosse par Salvedaen, elle éloigna ses enfants, Zenji et Akane, autant pour les sauver que pour s’affranchir de toute faiblesse, pour qu’ils soient élevés sous bonne garde dans un de ses repaires en Ys. Elle débuta alors un travail de sape pour affaiblir le pouvoir du nouveau Seigneur du Kaerl, avec un succès mitigé. Lorsque Salvedaen provoqua la Grande Guerre des Ordres, elle trouva davantage d’appuis pour saper l’autorité du Seigneur. Mais elle attira également l’attention de ce dernier. Pour ne pas avoir à se salir les mains, ses alliés et lui jetèrent Hanae et son Incarnate dans une manœuvre désespérée, où elles n’eurent d’autre choix que de lutter jusqu’à la mort sur le champ de bataille.


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Dernière édition par Persée Garaldhorf le Mar 7 Sep 2021 - 12:58, édité 16 fois
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MessageSujet: Re: [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. "   [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Icon_minitimeJeu 12 Déc 2019 - 14:17

¤ Ordre Draconique de Lumière ¤


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Orobas Shiôn
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Surnom : ...
Race : Neishaan
Âge : 16 ans (né en 903)
Rang : Chevalier Dragon

Physique & Caractère
Tel un neishaan standard, Orobas est plutôt de petite taille. Sa frêle silhouette, souple et gracieuse, rappelle immanquablement une souris, un petit rongeur blanc au regard fuyant et au pas silencieux. Son visage ovale, couronné d'une tignasse neigeuse désordonnée, présente des traits fins, tirés par l'angoisse ou la fatigue le plus souvent, montés sur un pâle épiderme et éclairés par des yeux d'un bleu si clair qu'il en paraît argenté. Avec ses membres déliés et son allure élancée, l'adolescent paraît inoffensif. Il donne une impression de grande fragilité, bien qu'il soit en vérité plutôt vif et agile. De son passé dans les rues, son corps a gardé quelques cicatrices, une posture toujours prête pour la fuite et un regard fiévreux allié à un esprit vigilant. Cela ne donne pas forcément une bonne image de lui et on pourrait le penser faux, fuyant ou sournois, à tort. Cet étrange petit rat des villes aussi blanc que neige passe inaperçu lorsqu'il reste silencieux tant il paraît banal. Archétype de l'oisillon mal nourri, il s'est un peu remplumé depuis son arrivée au Kaerl mais son organisme conserve encore quelques séquelles de malnutrition. Il porte des gants qui remontent jusqu'à ses poignets en public comme en privé pour éviter les contacts au maximum.

Tout effraie Orobas. Il a passé la majeure partie de sa vie à fuir autrui et à se cacher. Il a patiemment entretenu sa paranoïa pendant des années, tant et si bien qu’il éprouve encore aujourd’hui énormément de difficultés à accorder sa confiance. Il se méfie de tout ce qui vit et respire en ce monde, particulièrement des humanoïdes. Il a vite compris le pouvoir que recelaient les mensonges des gens, que le plus beau visage pouvait masquer une cruauté avide ou qu’un sourire ne garantissait pas l’affection. De fait, il ne supporte pas qu’on s’approche trop près de lui sans sa permission, plus encore qu’on le touche. Il prend peur, retrouve toute sa méfiance et refuse le moindre contact physique. C’est un véritable supplice que d’aller se soigner à l’infirmerie, par exemple ! Contre toute attente, alors qu’ils sont bien plus effrayants que les bipèdes, il préfère la compagnie des dragons. Les Enfants de Flarmya ne peuvent pas mentir avec leurs yeux : leurs intentions et leurs humeurs se dévoilent sans supercherie. Derrière l’armement effroyable des dragons se cache la plus grande sincérité qu’Orobas n’ait jamais vue. Depuis son arrivée au Màr Menel, le jeune neishaan essaye de faire bonne figure. Il réapprend peu à peu à s’ouvrir aux autres, non sans mal. Il demeure timide et timoré, possède encore des lacunes en écriture et en lecture car toute son éducation est à refaire et il panique dès qu’il est question d’apparaître en public. Petit être solitaire, il se montre peu loquace, discret et effacé ; il n’aime pas qu’on le mette en avant ni qu’on cherche à s’attirer sa sympathie : cela lui donne l’impression d’être un pantin. Cela ne l'empêche nullement de se montrer compatissant, - beaucoup trop - empathique et content de recevoir de la gentillesse mais il ne fera jamais partie de ceux qui se battent en première ligne pour défendre leurs idées. Il ne s'en estime ni capable ni légitime.

Alignement : Chaotique Bon
Affiliation : Maison Amberle
Clan choisi : Ordre Draconique de Lumière (Màr Menel)
Lié : Haagenti, 6 mois (né en Eurilyaku 919), Noir, fils de la Reine Dorée Rintrah et du Bronze Seldryn

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Orobas porte le patronyme de certains orphelins d’Orën. Sans origines et sans passé, il n’aurait guère survécu dans la modeste cité d’Istraedh si ses pleurs n’avaient pas alerté un artisan, passant non loin du porche de la vieille masure où gisait le panier contenant l’enfant. L’homme n’avait pas le loisir de s’occuper d’une nouvelle bouche à nourrir, aussi laissa-t-il l’enfant au temple le plus proche, un petit sanctuaire dédié à la trinité du ciel, Solyae - et son épouse Kishi -, Eurilya et Iolya. Orobas y reçut son prénom, accolé au patronyme des bâtards et des orphelins. Il y resta durant les premières années de sa vie, protégé par l’enclave d’un orphelinat de fortune, au milieu d’autres enfants qui, pour la plupart, étaient destinés à devenir des novices.
Sitôt ses huit ans révolus, Orobas prit la fuite. La misère ne l’effrayait pas davantage que le monde cruel et sordide des adultes. Il ne reculait devant rien, si ce n’était la peur, pour survivre dans la rue. Il vécut de longues années dans la rue, survivant grâce à sa discrétion, son agilité et surtout sa ruse. De petits larcins en fuites éperdues, il réussit à éviter la garde et les gangs, préférant se terrer dans de multiples cachettes trouvées au hasard de ses errances dès que la situation lui échappait. Voleur la nuit, mendiant le jour, il évita soigneusement la pègre locale, ne cherchant pas à se faire remarquer et réussit à survivre jusqu’à sa treizième année sans faire trop de vagues. Jamais de coup trop audacieux, jamais pris en flagrant délit.
Cachant du mieux qu’il le pouvait ce maudit pouvoir distribué au hasard par Mystra pour l’accabler de malheurs, Orobas prenait soin de ne pas utiliser la psychométrie au quotidien. Il ne connaissait rien à la magie et ne voulait rien avoir à faire avec elle. Pourtant, elle le rattrapa : il eut un jour la malchance – ou la bonne fortune – de toucher une coupe appartenant à un chevalier-dragon. La vision qu’il reçut le plongea dans la plus grande confusion. Dès cet instant, ses rêves se peuplèrent de terrifiants monstres ailés cracheurs de feu.
Profitant de son inattention et de sa soudaine faiblesse à passer inaperçu, Orobas se fit aborder par un gang de voleurs et d'assassins, qui l'embrigadèrent plus ou moins volontairement afin d'utiliser son pouvoir à leur guise. Dans un premier temps, l'adolescent tenta de tirer profit de son nouveau statut de membre officielle de la "guilde". Mais il s'aperçut rapidement qu'il se trouvait tout en bas de l'échelle et que les ennuis ne feraient que pleuvoir sur lui s'il continuait d'utiliser son don à tort et à travers.
Sa libération ne vint pas de là où il l'aurait pensé. De sa rencontre avec l'énigmatique Hinarii  - une dragonne verte sous forme humanoïde -, il en vint à essayer d'innocenter une inconnue emprisonnée plus ou moins par sa faute - par inadvertance. L'inconnue en question, qu'il fallut faire évader de sa cellule, s'avéra être une Maîtresse Dragon du Màr Menel, dénommée Pyreinth Kendrak. Comprenant alors qu'il possède un autre don encore plus précieux et dangereux que la psychométrie, il eut d'abord envie de fuir, avant de se rendre à l'évidence : une cité en valait bien une autre.
Au Kaerl Céleste, il fallut tous les efforts de Pyreinth et de sa Liée pour le dérider et lui redonner confiance en lui. Il eut accès à de vrais soins et découvrit d'un œil neuf un niveau de vie qu'il avait cru ne jamais pouvoir atteindre. Son apprentissage fut difficile dans un premier temps, car il avait peur de tout et utilisait encore d'anciens réflexes de voleur pour subsister, ce qui lui valait l'inimitié des habitants. Son esprit encore fragile sombra dans la détresse lorsqu'il échoua à une première Empreinte, devant la Dorée Ky'rinth et sa couvée, en 918. Il trouva refuge dans sa chambre des jours durant sans en bouger. Il fallut les larmes d'excuses de Maîtresse Kendrak et toute la persuasion de la Verte Hinarii pour l'extirper de son désespoir.
Il se lia finalement à sa seconde Empreinte, face aux enfants de la Dorée Rintrah et du Bronze Seldryn, Liés du couple dirigeant du Màr. Pour cela, il est infiniment reconnaissant à Pyreinth et Hinarii pour avoir tenu leur promesse. Haagenti entra dans sa vie avec tant de naturel qu'il crut que le petit Noir avait toujours été là, quelque part, à l'attendre dans un recoin de son âme. A présent Chevalier Dragon, il mène un petite routine, entre les murs sécurisés du Kaerl, incapable de se dire qu'il pourrait être utile à ses pairs ou qu'il soit maintenant de rang égal à eux. Haagenti est encore trop jeune pour envisager une excursion en extérieur et, quand bien-même serait-il en âge de le porter, Orobas retarde ce moment de crainte de mettre le dragonneau en danger. Ou de peur qu'il soit déçu du monde extérieur.
Son pouvoir de psychométrie est actuellement connu de quelques membres du Màr Menel et il l'a déjà utilisé pour quelques affaires d'ordre public, en donnant ses conditions.

Magie : Le Don. Et la psychométrie. Ce pouvoir est passif et ne s'active que lorsqu'un contact s'établit entre Orobas et un objet porteur d'une forte valeur sentimentale. Quant le jeune homme touche un objet non-lambda du quotidien, cela provoque des visions incontrôlables à propos de la dernière personne - ou de la personne principale - qui a touché l'objet : il s'agit généralement de son propriétaire. Ces visions s'accompagnent aussi de fortes émotions liées à ladite personne. Plus l'objet aura de la valeur sentimentale, plus son possesseur l'aura imprégné de ses émotions, plus les visions seront précises - et parfois violentes.
Equipement : En cours de réflexion...

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Haagenti
#999999

Physique & Caractère
Actuellement, Haagenti mesure la taille d'un petit cheval. Ses écailles d’un noir mat offrent peu de prises aux nuances et aux reflets selon l’inclinaison de la lumière. Aussi obscur qu’une nuit sans astres. Dans l’obscurité, seuls ses yeux brillants révèlent sa présence. Son émail se caractérise par de larges écailles lisses sur le dos et plus petites sur le reste de son corps. Sa stature serpentine est fine et longiligne, fuselée pour se faufiler partout avec une grande discrétion. Malgré ses serres et ses griffes, il se déplace en étant incroyablement silencieux. Sans cornes et sans épines, il possède une collerette translucide encore fragile autour de la tête, qui se trouve être délicatement irisée de violine sous l’éclat des lunes. Ses courbes sont douces et graciles, ses ailes beaucoup trop vastes pour son corps pour l’instant.

Malgré sa courte existence jusqu’à présent, Haagenti fait preuve d’une remarquable maturité. Il voit en son Lié l’incarnation de son foyer et fera tout pour le protéger. Il le comprend mieux que personne. Son instinct lui dicte de prendre soin d’Orobas quoi qu’il en coûte et ressent chacune de ses joies ou de ses peines comme s’il s’agissait des siennes. Timide face à tout autre que son Lié, c’est un dragonneau taciturne et réservé, qui respecte ses aînés mais préfère généralement la compagnie de son Lié avant tout. Haagenti est un être rêveur et contemplatif au quotidien. Peu à peu il se montre d’une encombrante curiosité vis-à-vis du monde et plus encore vis-à-vis des autres dragons. Il adore se mêler à ces derniers pour mieux les connaître : il a le sentiment de faire partie d'une immense famille au sein des dragons du Màr Menel. Il prend progressivement confiance en lui. Joyeux et malicieux, animé par la fougue de la jeunesse, il aime explorer son Kaerl, quitte à mettre parfois Orobas dans l’embarras.

Forme humanoïde choisie : Aucune à ce jour.

Regard de Flarmya : Aucun à ce jour.

Exemples de RPs où elle est apparue : [RP Officiel] L’œil de l'âme | terminé
Bureau des objets trouvés | inachevé
Le Recueil de nos souvenirs | en cours


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Dernière édition par Persée Garaldhorf le Mar 7 Sep 2021 - 13:00, édité 13 fois
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Âme-Soeur : La Bleue Vraël
Fonction : Ex-Ancalikon
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Alignement : Chaotique Bon (Kaerl Céleste)
Ordre Draconique : Ordre Draconique de Lumière (Kaerl Céleste)

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MessageSujet: Re: [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. "   [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Icon_minitimeSam 13 Juin 2020 - 21:26

¤ Ordre Draconique de Lumière ¤


[PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Semperya_de_Galastden
Semperya (Lanthis) de Galastden
#990000

Strength and Honor - Hans Zimmer (Gladiator OST)


Surnom : la Louve Rouge, la Veuve Galastden, la Main d’Acier
Race : Fëalocë
Âge : 42 ans, née en Flarmyaku 877
Rang : Maîtresse Dragon, Dirigeante de la Maison Galastden

Physique & Caractère
Semperya est une fëalocë typique, de taille moyenne voire un peu petite. Une opulente chevelure d’or rouge, aux nuances de sombre grenat, croule dans son dos jusqu’à ses reins. Elle les coiffe avec goût et sobriété pour dégager un peu son visage. Ledit visage semble taillé dans la pierre, avec des traits finement ciselés et sculpturaux, empreints de sévérité bien qu’ils la fassent paraître légèrement plus vieille que son âge actuel. Une lippe hautaine et fière imprègne souvent ce minois. De fortes mâchoires, un brin masculines, agrémentent un mention volontaire. Sa figure possède un petit nez aquilin, des lèvres minces, des pommettes hautes et saillantes, le tout éclairé par des yeux verts rappelant la teinte des écailles de sa Liée, entre les jeunes pousses de fougères et la menthe plus sombre, lui conférant un regard dur, clair et froid comme l’acier. Son corps souple et musclé reste dans la moyenne, ni trop trapu ni trop fin. Une grande force se cache sous les vêtements élégants et de bonne facture, sous cette peau pâle et satinée. A y regarder de plus près, on s’aperçoit que son nez fut brisé plusieurs fois, que ses mains tremblent sous la fatigue et que ses gestes deviennent saccadés, malhabiles, lorsque l’angoisse la saisit à la gorge, pour mieux lui rappeler d’anciens traumatismes. Des signes de faiblesse qu’elle cache et étouffe sans coup férir, de même qu’elle dissimule les cicatrices de son corps. Bras, jambes, dos et torse sont zébrés de multiples balafres qui sont autant de marques reflétant les blessures de son âme. Elle se dénude rarement devant un public, qu’il soit intime ou issu du milieu des guérisseurs et préfère prendre ses bains en privé.

Semperya est une arme forgée dans les règles de l’art : aussi pure et inflexible que l’acier, de celui qui fut brisé puis reforgé dans le sang et les larmes pour devenir plus sage, plus fin mais aussi, à contrario, plus exigeant et plus implacable que par le passé. Chaque épreuve a laissé sa marque et façonné la Veuve Galastden. Vous la connaîtrez pour son intransigeance, sa sévérité exemplaire, car elle est loyale en tout, à sa parole comme aux lois du Màr. Elle se bat pour la dignité des faibles et, enorgueillie par sa foi en la Lumière, ne craint pas l’Ombre de ses ennemis de toujours, allant jusqu’à les défier en public s’il le faut, ne perdant pas une occasion de rappeler leur perfidie et de railler leurs mœurs dépravées ou leur politique vouée à l’échec. Elle entend mener sa Maison vers la prospérité et la couvrir d’honneurs, comme il se doit, fidèle à son devoir de Dirigeante et, tout simplement, de Céleste. Entière et passionnée, c’est un volcan qui couve sous le caractère austère de la dame. Il est peu aisé de faire naître un sourire, dénué de dédain ou d’ironie, sur ce visage qui peut alors en paraître plus doux et avenant. Un fol orgueil la pousse à se montrer sous un jour plein de défi, fort et assuré, à ne laisser filtrer aucune faille en son armure. Elle est la gardienne de sa famille et de ses valeurs ; elle n’hésitera pas à défendre, avec son franc parler et une économie de mots aussi tranchants qu’une lame, ceux placés sous sa protection. Nul ne touche à ses proches sans en subir de funestes conséquences. Gouvernée par l'ire autant que par sa raison, Semperya ne pardonne guère les torts d’autrui – tout comme les siens.
C’est une Maîtresse Dragon accomplie. Grande guerrière, habile à l’épée comme à l’arc, capable de se battre à terre comme à dos de dragon, elle fait également démonstration d’une érudition raisonnable. Cultivée, elle se révèle intelligente et vive d’esprit. Et sous ses airs arrogants et plein de morgue, elle s’accorde une réflexion intense, mesurant ses actions et pesant ses actes avec soin, autant au combat que dans la sphère politique. Quelque peu assagie avec le temps, sa fougue s’est muée en une mécanique glacée, adoucie par les peines et les tragédies, qui lui ont fait reconsidérer bien des acquis. Depuis la fin de la Grande Guerre des Ordres, elle s’écrie moins, préfère réfléchir et s’interdit de prêter foi aux préjugés. Elle préfère se faire sa propre opinion, en silence, avant de prononcer son jugement, quitte à n’en plus changer une fois celui-ci énoncé. Opiniâtre et redoutée sur la scène publique, elle se fend d'un cœur généreux loin des regards. Elle se prend à rêver d’un pardon, d’une existence paisible où tout un chacun pourrait exprimer sa sensibilité sans en souffrir et s’est prise d’une nouvelle passion : prendre sous son aile les oisillons esseulés, les diamants bruts, pour les révéler à eux-mêmes. Dans le secret de son cœur, alors qu’elle ne l’admettra jamais de vive voix, elle veut guérir les autres, là où personne ne put le faire pour elle – qu’elle le refusa ou qu’on ne lui en fit pas grâce, tant la Louve Rouge paraît de fer et non de chairs. Elle ne pleure jamais, cette dame aux yeux secs et au cœur de pierre. Pourquoi une force de la nature aussi prodigieuse qu’elle aurait besoin d’un réconfort ?

Alignement : Loyale Bon
Affiliation : Maison Galastden
Clan choisi : Ordre Draconique de Lumière (Màr Menel)
Lié : Nymeria, 28 ans (née en 891), Verte, fille de la Reine Dorée Kiruna et d’un Brun du Kaerl

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Voir dans le post suivant pour l'histoire !

Magie : Le Don.
Equipement : En cours de réflexion...


Physique & Caractère
Nymeria est sans doute l’une des plus grandes Vertes du Màr Menel, bien qu’elle ne soit pas l’une des plus âgées. Sa silhouette délicatement musclée contraste étonnamment avec sa forme humanoïde. Fine et serpentine, c’est une sinueuse créature aux écailles brillantes oscillant entre le vert menthe et la couleur des jeunes fougères au printemps. Son profil de chasseresse, aux formes fuselées et racées, est lisse, très aérodynamique et lui offre une incroyable vélocité en vol. Très habile, capable d’acrobaties aériennes dont elle s’enorgueillit, la dragonne déploie de longues ailes translucides, agrémentées de couperets aiguisés comme des dagues. Sa queue claque tel un fouet orné d’épines. A l’arrière de sa fine tête triangulaire s’allongent deux grandes cornes et son museau pointu la fait ressembler à un serpent de mer. Son cuir dévoile plusieurs cicatrices blanchâtres issues d’anciens combats, dont elle se vante volontiers. C’est une machine de guerre abritant un petit cœur.

La Verte est une créature sociable. Ce qui n'empêche pas son affection d'être rare et exclusive. Elle ne réserve son amour qu'à ceux qui le mérite. Elle aime être entourée de ses semblables, se sent très concernée par le bien-être de ses proches et se pose volontiers en protectrice acharnée pour ceux qu’elle aime. Autoritaire et un brin jalouse en revanche, elle fait mine de ne pas comprendre grand-chose aux bipèdes et se plaint de leurs comportements, avec force mauvaise foi, auprès de sa Liée, pratiquement tous les jours. Vive et curieuse mais aussi réfléchie pour une dragonne de sa couleur, elle est toujours capable de s’émerveiller du monde qui l’entoure malgré sa mémoire ancestrale et l’impression tenace d’avoir déjà vécu suffisamment de tragédies dans une vie. Susceptible, elle défend farouchement ses principes et se montre extrêmement rancunière quand elle se sent offensée. Ses colères sont explosives, à contrario de ses longues rancœurs. Elle pardonne difficilement, surtout la bêtise. Rusée et arrogante, c’est une indépendante, aux idées libres et qui ne garde pas ses pensées pour elle. Habituée à dire ce qui doit être dit, y compris de manière brute, son attitude reflète celle d’une guerrière qui ne craint pas la vérité et qui est consciente qu’un mal peut entraîner un bien. Féroce au combat comme au quotidien, on la dit volontiers sauvage, difficile à cerner et plus encore irascible. Sa brutalité peut paraître effrayante car elle ne s’embarrasse ni des préjugés ni de la bienséance. Amoureuse de tous les plaisirs, Nymeria est une hédoniste qui pousse volontiers sa Liée à profiter de tous les petits bonheurs de l’existence, sans la rabrouer ni la forcer. Elle joue son rôle de conscience et de sœur avec patience et persévérance. Semperya et elle ont noué au fil des années une relation fusionnelle parfaitement complémentaire. Leurs esprits sont rarement fermés l’un à l’autre et elles ne peuvent rien se cacher. Même en cas de désaccord, elles ne peuvent pas entretenir de réelle rivalité car elles sont incapables de se mentir l’une à l’autre et se soutiennent, coûte que coûte. Tendre à ses heures, parfois sombre ou acerbe, c'est une dragonne au cœur sauvage qui se veut invaincue.

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Forme humanoïde choisie : Nymeria revêt cette forme par nécessité autant que par plaisir, quand les circonstances l’y invitent – bien qu’elle préférera toujours sa forme originelle qui lui paraît beaucoup moins inconfortable. Elle apparaît alors sous l’apparence d’une femme semblable à une fëalocë quoique de très grande taille et dotée de larges épaules, de silhouette presque hommasse, musculeuse et féline à la fois. Une ample poitrine agrémente ce corps de puissante guerrière, ainsi qu’une opulente chevelure de sombre grenat de la teinte exacte de celle de sa Liée. Son visage possède des mâchoires carrées et volontaires, un nez droit, des lèvres pulpeuses qui invitent au baiser et des yeux à l’intensité animale, hypnotique. Sa voix grave et rauque évoquerait presque celle d’un homme par mégarde. Sur sa peau dorée coulent des vêtements dédiés au confort et à la mise en valeur impudique de ses charmes.

Regard de Flarmya : Semperya a acquis la capacité – d’abord latente puis de plus en plus maîtrisée – à générer un bouclier invisible. Avant tout destiné à sa propre protection, il apparaît autour de son corps, sous le coup de fortes émotions ou en situation d’extrême danger. Si elle sent une menace imminente, son bouclier apparaîtra au dernier moment. Il ne lui permet pas d’éviter la magie et elle peut également recevoir un contrecoup, provoquant un recul sous le choc quand on frappe trop puissamment le bouclier. Avec davantage de concentration et d’efforts, elle peut le générer partiellement sur son corps, particulièrement comme une extension non physique de son bras – comme on le ferait avec un véritable bouclier -, lui permettant alors d’abriter quelqu’un d’autre en cas de besoin. Ce pouvoir l’épuise lorsqu’elle l’utilise plusieurs fois d’affilée ou sur une trop longue durée, parfois jusqu'à la nausée voire l'évanouissement.
Quant à Nymeria, ce furent ses cordes vocales qui furent bénies par Flarmya. Déjà dragonnelle, la Verte possédait un chant différent de ses pairs, plus éthéré et plus lancinant. Avec le temps, elle apprit à moduler sa voix et ses vocalises ressemblent à des cris aigus, de longs appels qui se répercutent sur de très longues distances. Parfois, ses rugissements deviennent si puissants qu'ils paralysent l'animal en face d'elle, ou qu'ils font naître d'intenses douleurs aux oreilles et dans le cerveau des humanoïdes.

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Nom : Setâreh (signifie étoile)
Couleur : Bleue
Âge : Quelques années
Physique & Caractère : De la taille d’un chat modeste, la lézarde de feu arbore des écailles carénées formant une cuirasse aux motifs floraux ou feuillus d’aspect féérique. Les multiples aspérités de son corps ont la semblance des épines de ronce et lui donnent une apparence faussement agressive. Souple et déliée, elle possède une allure gracieuse. Son émail adopte les nuances d’un bleu hivernal, aux délicats reflets d’aigue-marine et d’opale. Ses longues ailes semblent parfois trop grandes pour son corps frêle mais lui permettent de voler sur de longues distances sans trop d’efforts.
Setâreh est une créature calme, docile et réfléchie. Flegmatique en toutes circonstances, il est rare de la voir exprimer de fortes émotions ou de brusques mouvements d’humeurs. Elle semble indifférente à tout ce qui l’entoure, excepté son petit confort personnel. Elle observe, silencieuse, le monde qui l’entoure. Bien que peu sociable, elle joue volontiers avec Chipie, la lézarde de feu noire de la famille Lanthis. Et si elle vous paraît dédaigneuse, sachez qu’elle comprend bien plus de choses qu’elle ne le laisse paraître. Elle ressent les émotions d’autrui avec une grande netteté. Elle est toujours là pour réconforter ou défendre ses proches. Depuis la mort de son précédent maître « lié », Hadrian de Galastden, elle s’est tout naturellement attachée à sa veuve Semperya.

Carnet de relations :
Spoiler:
 

Exemples de RPs où elle est apparue : Fiche de Loneesa Aoibheann | mentionnée
Soufle le blizzard | terminé
RP Officiel - Chimères & Extravagances ~ la Fête des Fous | en cours
RP Officiel - Aube de promesses | terminé
RP à venir entre Vertes (Beith, Mayûri et Ihintza avec Nymeria) !
RP à venir avec Altahir !


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Dernière édition par Persée Garaldhorf le Lun 13 Sep 2021 - 15:40, édité 35 fois
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MessageSujet: Re: [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. "   [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Icon_minitimeMar 18 Aoû 2020 - 15:43



Du plus loin qu’elle s’en souvienne, Semperya assistait sa mère dans la forge familiale. Il n’y avait que dans ce petit univers restreint, dangereux et fascinant, qu’elle voyait évoluer sa génitrice avec autant d’aisance et que, par conséquent, elle se sentait réellement proche d’elle. Arduinna Lanthis était une petite femme robuste, à la musculature dessinée par son métier, aux longs cheveux d’un noir rougeâtre mêlés de fils blancs qu’elle nouait en nattes complexes pour ne pas être gênée lors de son travail. Tablier, épais gants de cuir, bottes usées étaient la vêture dans laquelle elle se mouvait avec le plus de naturel. Dans sa figure burinée par les feux et noircie par les fumeroles brillaient deux yeux de vieil or, agrémentés de délicates pattes d’oie, au milieu de traits sévères et peu expressifs. Le reflet de ces prunelles vigilantes, à qui rien n’échappait, se retrouvait dans les petites perles étincelantes de la lézarde de feu de la famille, juchée sur une poutre ou l’épaule de sa maîtresse, petite créature à l’émail semblable à l’ébène, qui vivait parmi les ronflements des forges et les piaillements des clients avec toute l’indolence d’un chat domestique.

Semperya trouvait sa mère magnifique. Elle trottina sur ses traces dès son plus jeune âge, impatiente de découvrir les secrets de la forge et de participer à la symphonie du métal. N’étant ni la plus âgée ni la plus jeune des six enfants de la forgeronne, elle ne se distinguait des autres que par son attachement profond aux mystères dont sa mère l’initiait pas à pas. Arduinna aimait tous ses enfants, du même amour profond et réservé, pudique sur tous ses sentiments mais elle ne pouvait nier que Semperya avait quelque chose en plus. Avec de la chance, et la fillette l’espérait, elle deviendrait son apprentie, puis sa remplaçante, le jour où le travail deviendrait trop dur.

Flarmya en décida autrement. A l’aube de ses 12 ans, la jeune fëalocë aidait à nettoyer les énormes pinces de sa mère, tout en écoutant celle-ci l’instruire de quelques secrets de métallurgie. Elle enregistrait distraitement ce précieux savoir, car une angoisse sourde la préoccupait davantage, à son grand dam. Elle s’était faite remarquée sur le marché ce matin. Elle prenait commande aux côtés de ses aînés pour quelques produits frais. Son inattention sur le trajet de retour manqua la faire se jeter sous les roues d’une charrette et, si elle parvint à éviter le pire à sa plus jeune sœur, elle-même buta contre l’antérieure aux écailles carénées d’un dragon. Le Noir, qui dépassait largement en taille les six enfants, leur jeta un regard peu amène, avivant aussitôt le courroux de l’aîné de la fratrie. Mais Semperya arrêta sa vindicte d’une main sur sa poitrine et s’excusa, courbant l’échine, le cœur battant à tout rompre. Elle n’osa relever les yeux sur l’homme qui accompagnait le dragon. Elle sentait le poids de son regard l’écraser, la transpercer de parts en parts et cette sensation de mise à nue la faisait elle-même trembler de rage. Si les élus de Flarmya qui vivaient au Màr Menel n’étaient pas tous aussi imbus de leur personne, au point de mépriser les Sans-Dons, une certaine forme de tolérance compatissante les imprégnait pour beaucoup. Semperya avait toujours ressenti cela comme une insulte. Elle ne valait pas moins qu’un chevalier-dragon parce qu’elle ne possédait pas le Don. Pourtant, il se produisit l’impensable. Ce ne fut pas le Maître qui lui répondit. Mais bel et bien le dragon.

« Mère, appela la jeune fille après avoir laissé planer un silence pesant, seulement rompu par le ronronnement du foyer et les coups de marteau. Comment notre famille est-elle arrivée au Kaerl Céleste ?

Arduinna Lanthis n’était pas née de la dernière pluie. Elle avait remarqué le trouble chez sa fille mais n’avait pas posé de question. Semperya parlerait lorsqu’elle serait prête. Alors seulement, elle lui répondrait.

- Ton grand-père, que tu n’as pas connu, vivait dans une bourgade d’Orën quand il a rencontré son destin. Il possédait la rare faculté d’entendre et de parler aux dragons. Pourquoi fut-il le seul de sa famille à le découvrir ? Y-en avait-il eu d’autres avant lui, sans que personne ne le sache ? Nul ne le saura jamais. Ton grand-père se lia et, par la grâce des dieux, c’est ici que nous vivons.

Le silence s’étira de nouveau. Chipie, la lézarde noire, bailla bruyamment avant de virevolter en cercles pour venir se jucher sur l’épaule de Semperya. Celle-ci lui gratta le menton d’un air pensif. Son regard restait fixé sur le large dos maternel, affairé au-dessus des flammes.

- Et personne d’autre n’a développé le Don dans la famille depuis…
- Non, répliqua abruptement la forgeronne sans se détourner de sa tâche. Chipie s’est attachée à moi toute jeune et je crois que c’était plus par malice que par volonté des dieux. Nous attirons les lézards de feu. Mais nous ne réalisons pas l’Empreinte.

On toqua au chambranle de la porte, faisant sursauter la jeune fille et le lézard. Entièrement concentrée sur ses problèmes, elle avait négligé de surveiller l’arrivée de potentiels clients. Sa mère ne broncha pas, ce qui lui laissait toute latitude pour aller au-devant du nouvel arrivant. Elle s’essuya rapidement les mains sur son tablier puis plaqua un air poli sur son visage avant de se diriger vers la porte.

- Bonjour, messire. Bienvenue à la forge des Lanthis ! Que pouvons-nous…

Le mince sourire des convenances que Semperya affichait se fana derechef. Tout son corps se tendit alors qu’elle reconnaissait l’homme encadré sur le seuil de leur maison. Il évoquait un aigle, ses yeux perçants fixés sur elle sans ciller, la richesse de ses étoffes et la blondeur de sa chevelure contrastant violemment avec l’atmosphère modeste et encrassée de la forge. Jamais elle n’oubliait un visage, aussi singulier soit-il. Il s’agissait du Maître Noir dont elle avait bousculé le Lié quelques heures plus tôt.

Il la dévisagea d’un regard scrutateur, presque chirurgical et Semperya ne put que garder la bouche close, blême de peur et tout à la fois d’excitation. L’elfe paraissait dans la force de l’âge. A en juger par son pourpoint d’excellente qualité et par l’épée qui lui ceignait la taille, il devait figurer parmi les plus importants membres de l’Ordre Draconique de Lumière. Mue par un regain d’amour-propre, elle releva le menton, le défia du regard, sans dire un mot. A la lisière de son esprit,  elle sentait une présence inquisitrice, à la fois ancienne et inhumaine, la scruter avec autant d’intérêt. Elle retint son souffle. Enfin, après ce qui parut une éternité, l’homme se détourna d’elle et sa respiration reprit un rythme normal.

- Maîtresse Lanthis, j’ai à vous parler d’une affaire urgente.

Sa voix charriait un hiver rude, glacial, qui promettait mille périls et autant de promesses. Semperya se rembrunit, pivota lentement pour apercevoir le sourire qui éclairait le visage de sa mère. Arduinna Lanthis contemplait l’inconnu comme s’il était un client comme les autres. Pourtant, sa voix chevrota d’émotion lorsqu’elle répondit :

- Bien sûr, messire. Je vous attendais.

Ces mots scellèrent l’avenir de Semperya Lanthis, future Aspirante du Màr Menel.




Ehsan de Galastden fut la première figure d’autorité masculine qu’elle connut dans sa vie. Et non des moindres. Il fut son mentor, son protecteur, son beau-frère, son supérieur hiérarchique et son inavouable source de sentiments contradictoires, ce qui devait la hanter des années durant.

Semperya n’avait jamais connu son père, ou si peu. Parmi les enfants Lanthis, seuls deux d’entre eux, dont la jeune fille, en partageaient le sang. Certains des géniteurs des autres membres de leur fratrie venaient les voir, lors de repas de famille et apportaient des cadeaux. D’autres non. Semperya et l’un de ses frères ne connaissaient pas même le nom de leur propre père. Pour sa part, la jeune fille s’en moquait. Elle considérait les pères de ses demi-frères et demi-sœurs avec affection, tels des oncles mais ne les enviait pas. Elle ne pouvait pas regretter quelque chose qu’elle ne connaissait pas ou, du moins, dont elle se souvenait si peu qu’il lui apparaissait comme un rêve.

Arduinna ne parlait jamais de cet amant-là. L’absence de ce dernier jetait un voile pudique sur ce pan de la vie de la forgeronne. Semperya ne connaissait de lui que ses yeux verts, qu’il légua à sa progéniture, son sourire mutin, dont elle percevait les échos chez son jeune frère et le fait qu’il ait disparu des années auparavant. Capitaine de route, reparti en Rhaëg les dieux seuls savaient où après la fin de son service au Màr Menel. Arduinna n’était pas réellement réfractaire à l’idée de parler de cet homme, cependant l’attitude des principaux concernés ne l’encourageait pas sur cette voie. Semperya ne posait pas de questions dont elle ne voulait pas connaître la réponse. Jamais. Elle craignait de blesser sa mère ou de découvrir une vérité manipulée par la parole. Aussi se taisait-elle. Elle observait. Elle écoutait. C’était ainsi qu’elle apprenait le mieux.

Elle n’avait d’abord pas compris pourquoi un personnage aussi éminent des hautes sphères daignait baisser les yeux sur son insignifiance. Peu nombreux étaient les enfants initiés qui débarquaient des autres continents. Plus rares encore étaient ceux qui figuraient parmi la population d’artisans vivant au Màr depuis des décennies. A moins de mêler son sang à celui des Porteurs du Don, les enfants de travailleurs, silencieusement méprisés et aux mérites invisibles bien qu’indispensables, ne possédaient pas la moindre chance d’intégrer les rangs de l’Ordre. Le prestige de l’Empreinte ne s’achetait pas. Semperya était d’autant plus stupéfaite par ce fait qu’elle avait été choisie par le fils prodigue de la brillante Maison de Galastden, une des trois mesnies les plus honorables et puissantes du Kaerl. C’était plus que ce qu’elle aurait pu espérer dans ses rêves les plus fous. Elle ne parvenait pas à s’en réjouir cependant. Elle craignait que ce mirage merveilleux ne vole en éclats d’un instant à l’autre et qu’on la renverrait chez elle aussitôt, sous les moqueries et les insultes, dès qu’on s’apercevrait que son Don – si Don il y avait en elle – était trop faible.

Les premières leçons furent désastreuses. Non pas qu’elle fut une mauvaise élève ni qu’il fut un mauvais maître. De fait, ils ne se comprenaient pas.

Quand elle levait les yeux sur le manoir, posé sur les hauteurs du quartier noble du Màr, Semperya peinait à imaginer la vie que son Maître et ses semblables pouvaient vivre. Elle ne l’enviait pas. Elle n’avait jamais été fascinée par l’inconnu ou la vie d’autrui. Toutefois, elle trouvait étrange que le fils prodige d’une grande Maison aristocratique s’intéresse à l’apprentissage d’une fille d’artisans sans grande envergure. Elle avait fait quelques recherches, sans vraiment y penser et il ne lui fallut guère de temps à comprendre qu’Ehsan de Galastden ne figurait pas tant en figure de sainteté dans les hautes sphères. Requin aux dents longues, stratège retors à la froide intelligence, il taillait dans le vif des débats par sa verve autant que par ses talents à l’épée. Membre accompli de l’Ordre dont il se revendiquait le parangon, le Maître Noir était une étoile montante, à l’irrésistible ascension mais qui suscitait également jalousies et haines sur son passage. Pour lui rappeler sa place, pour le cantonner à ses devoirs d’Héritier Galastden au lieu de le laisser gagner des voix en politique, on lui avait gentiment proposé de former davantage d’Aspirants. Ce serait là une expérience singulière en matière de responsabilités et une contribution honorable à la pérennité du Màr Menel. Puisqu’il avait fallu se choisir des apprentis parmi les fils et filles de bonnes familles ou les culs-terreux débarquant de l’autre bout du monde, il avait fini par jeté son dévolu sur elle, l’insignifiante Semperya Lanthis à la fierté déplacée.

Ehsan délégua la majeure partie de l’apprentissage théorique à des précepteurs et d’autres Maîtres Dragons membres de la clientèle de la Maison Galastden. De ce fait, Semperya n’évolua guère, dans les premiers temps, dans les hautes sphères du Kaerl malgré le nom prestigieux de son tuteur. Elle avait été arrachée à son monde mais elle n’avait pas gagné sa place dans l’autre. Elle ne pouvait manquer de s’en apercevoir. Elle se refusait à n’être qu’un pis-aller pour un nobliau frustré. Avec une opiniâtreté qui ferait sa légende plus tard, elle s’employa à parfaire son éducation, avec tout le zèle de quelqu’un voulait faire ses preuves à n’importe quel prix. Elle apprit l’histoire et la géographie du Rhaëg, la poésie lyrique du siècle dernier, les techniques de combat les plus avancées, ainsi qu’à améliorer ses propres talents… Elle observa, analysa, patiente et silencieuse, au lieu d’abreuver de questions ses précepteurs. Elle ne ferait pas la faveur à Maître de Galastden d’être traitée de paysanne ignorante. Toute à sa rage, elle ne s’aperçut pas qu’elle attirait l’attention de son maître et de sa famille, pour le meilleur comme pour le pire.

Ce fut d’abord la sensation d’être sans cesse épiée qui la tint éveillée durant la nuit et qui la distrayait la journée. Du coin de l’œil, elle percevait l’immobilité attentive, vigilante, d’une statue d’ébène aux yeux sagaces. Dans les opales de feu du dragon, lorsqu’il lui prenait la bêtise de croiser ce regard sans âge, elle lisait tout le poids d’attentes qu’elle ne comprenait pas. Elle avait crue être un fardeau pour son maître, un passe-temps futile et encombrant qui ne servait qu’à justifier les activités d’un politicien. Mais l’attention accrue du Noir Arawn ne la trompait pas : ses yeux ne regardaient jamais qu’elle-seule et personne d’autres, sur les terrains d’entraînement comme dans les classes.

Lorsqu’un matin, un domestique des Galastden vint la chercher à son dortoir, pour être conduite jusqu’à la demeure ancestrale de la Maison noble, elle se persuada que c’était pour la chasser d’ici. Pour signer la fin d’un apprentissage désastreux qui freinait les ambitions de son tuteur. Blême de rage contenue, les lèvres scellées par un mépris évident, elle fit face à Ehsan de Galastden, en silence, sans baisser les yeux. Maître et Aspirante se contemplèrent un long moment sans dire mot, se défiant et se jaugeant du regard. Semperya ne laisserait pas transparaître sa déception et son angoisse, même dans ce territoire étranger aux boiseries précieuses et aux fastueux ornements d’or. Elle était une étrangère dans ce décor.

Vous me faites perdre mon temps. Je veux rentrer chez moi.

Elle retournerait à la forge épauler sa mère. Elle retrouverait les chamailleries avec ses demi-sœurs et ses demi-frères, reprendrait sa vie toute tracée et sans dangers comme auparavant, comme si rien de tout cela n’était arrivé.

- Arawn m’a montré tes progrès. Il est convaincu que tu peux devenir un membre d’exception pour le Màr Menel.

Semperya fut parcourue d’un long frisson, presque imperceptible et qui la glaça tout autant qu’il la brûla. Dans les yeux intransigeants de son maître se reflétaient les flammes de l’âtre mais aucune émotion. Ce regard la transperçait sans indulgence envers sa jeunesse ou ses sentiments blessés. Elle avait peur. Et pourtant, elle n’avait jamais été aussi fière d’elle ni aussi désireuse de montrer l’étendue de ses talents, pour faire ravaler ses sarcasmes et ses jugements à cet elfe froid comme la pierre. Elle n'avait jamais encore voulu, avec tant de force, démontrer sa valeur et se faire admirer par quelqu'un qui n'était pas sa mère.

Un sourire énigmatique naquit à la commissure des lèvres du Maître Noir.

- Prouve-le.


.~*°¤°*~.

III. Nymeria

Main Theme (Trine 2 OST)


Hiver 891. Un épais manteau de neige recouvrait les toitures et les crêtes rocheuses de la citadelle. Les habitants devaient passer le balai chaque matin sur le pas de leur porte. Des multiples cheminées s’élevaient des colonnes noires qui se rejoignaient dans les nuages en un gigantesque tapis de cendres. La neige immaculée aurait tôt fait de virer au gris sale à ce rythme.

Emmitouflée dans sa houppelande, une écharpe enroulée étroitement autour de son cou jusqu’à couvrir son nez, Semperya Lanthis contemplait la chute des flocons depuis le balcon de sa chambre. Plusieurs autres de ses camarades se penchaient à leur balustrade pour tenter d’attraper ces fleurs de glace perdues en une course folle vers le sol. Les Spires résonnaient de rires et de grondements. Une envolée de jeunes dragons ouvrit le bal sous les chauds rayons de l’aube naissante. Les joues rougies par le froid autant que part la plénitude qui régnait en son âme, Semperya mêla son rire à celui de ses condisciples Chevaliers. Il était rare de voir la fière et redoutable jeune fille de 14 ans rire, ou même sourire. Elle s’exprimait peu, jamais pour rien et toujours avec sérieux. Depuis son Empreinte, cela avait été comme une révélation. Dans ce cœur de fer régnait dorénavant un matin de printemps. C’était comme si elles s’étaient toujours connues, comme si elle avait toujours été là.

Un couinement à ses pieds lui fit baisser les yeux. Une dragonnelle, à peine âgée de quelques jours, pas plus épaisse qu’un lièvre, levait le museau vers le ciel et dardait la langue pour avaler quelques flocons. Le givre faisait briller ses écailles en une valse de verts. Les yeux de Semperya s’emplirent d’amour comme à chaque fois qu’elle la contemplait. Sa dragonne. Sa Liée.

Nymeria se souviendrait éternellement de cette journée – et ferait d’ailleurs tout pour que sa Liée ne l’oublie jamais non plus. En brisant sa coquille et en quittant le nid, elle avait devancé la mort, affronté son destin, comme elle se plaisait à le dire. Elle récitait ce discours à qui voulait l’entendre, telle une matrone,  alors qu’elle n’était pas plus grosse qu’un chat et ne pouvait pas encore compter sur la mémoire de ses aïeules. La Verte aimait susciter des émotions fortes chez son auditoire. Tour à tour sage, taquine ou coléreuse, elle bousculait le quotidien de la jeune fëalocë en apportant un vent d’imprévus et de spontanéité avec ses cabrioles un peu pataudes.

° Je veux voir la neige ! Emmène-moi voir la neige, Semper ! °

Semperya esquissa un sourire attendri. Il n’y avait que la Verte pour l’affubler de surnoms ridicules. On avait déjà accusé sa mère de manquer d’imagination quand il s’agissait de nommer les choses. Chipie la lézarde de feu en était une preuve indiscutable. Le propre prénom de la jeune fille sortait tout droit d’un vieux livre, où il avait été adapté depuis un mot peu usité qui signifiait « toujours, éternel ». Nymeria avait adoré cette histoire. Puis elle s’en était moquée, comme pour tout le reste. Semperya avait d’abord été choquée par son irrévérence. Il existait un contraste saisissant entre la génitrice de la dragonnelle, la sévère et majestueuse Dorée Kiruna et cette petite peste aux écailles de sauge. Certains traits de caractères ne se transmettaient donc pas chez les dragons.

Se baissant pour attraper Nymeria dans ses bras, la Chevalière Lanthis, affiliée à la Maison Galastden, quitta son appartement pour forger les premiers véritable souvenirs de sa Liée.
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Persée Garaldhorf
Chevalier Errant
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MessageSujet: Re: [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. "   [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Icon_minitimeSam 21 Nov 2020 - 17:24

IV. « A la fin de l’envoi, je touche »

Flying Vessel - Ilan Eskeri (Stardust OST)


Hadrian se fendit. Semperya n’eut que le temps de parer l’attaque et de faire un pas de côté. Ils échangèrent un sourire par-delà leurs lames entrecroisées. Sous la clarté de Solyae, les deux bretteurs échangeaient des passes d’armes dans la grande cour de la Demeure Galastden.

Dans les yeux verts de Semperya brillaient non seulement son éternelle lueur de défi et de calcul, mais aussi de joie. Hadrian de Galastden était un adversaire de valeur. Dernier membre de la glorieuse fratrie issue de la branche majeure de la Maison noble, il représentait un chevalier-dragon accompli. Peu présent au domaine familial, il préférait généralement partir en missions à l’extérieur ou former la nouvelle génération. Plus que tout, il aimait voler. Il avait donné ses premières leçons de vol à Semperya quelques mois plus tôt. Cela avait été une vraie bénédiction car, bien qu’elle appréciât tout l’enseignement dont l’avait honorée son propre maître, elle préférait davantage de bienveillance pour son premier vol en compagnie de Nymeria. Elle avait avoué à Hadrian qu’elle avait peur du vide depuis toute petite, ce qu’elle n’avait jamais dit à qui que ce soit auparavant. Loin de se moquer d’elle, il l’avait rassuré d’un sourire et d’une caresse sur le cuir écailleux de sa Liée. Depuis ce jour-là, le jeune frère d’Ehsan l’intriguait.

Il ressemblait peu à son aîné. Cet elfe-là exprimait ses émotions sans rougir, de la colère à la joie, tel un tourbillon de vent et de feu. Dans les prunelles claires d’Hadrian se reflétaient tantôt la ruse, la curiosité, la mélancolie mais jamais la haine ou le mépris. Bien moins strict que son frère, il prenait plaisir à approcher d’autres cercles que ceux seulement fidèles aux Galastden et à leur doctrine. Il se dévouait au Màr corps et âme, sans pour autant ressentir la pression politique qui était dévolue à son aîné en tant qu’Héritier de la Maison. Et il en profitait allégrement. Semperya avait cru, dans un premier temps, qu’il faisait preuve d’insolence et de désinvolture envers ses responsabilités. Elle avait été détrompée par les rares instants où elle avait entrevue l’âme de fer qui se mouvait dans ce danseur exceptionnel. Une arme à la main, juché au sommet de son dragon, il évoquait ces paladins de légende qu’on ne rencontrait que dans les contes de fées. Bien loin de l’image ombrageuse et austère d’Ehsan qui occupait le devant de la scène, ce soleil-là resplendissait entre tous, à la fois plus proche et plus inatteignable que jamais. Pour un peu, Semperya aurait pu se laisser séduire.

Hadrian de Galastden ne fut pas le seul membre de la Maison majeure qu’elle rencontra au cours des mois qui suivirent son Empreinte. Rapidement adoptée par la famille à la fin de son apprentissage, ce fut tout naturellement qu’elle assista à ses premiers bals et réceptions mondaines dans le grand manoir, qu’elle fut initiée aux murmures de cour et aux débats philosophiques. Il s’agissait d’une époque de faste pour la Maison Galastden. La demeure recevait des invités prestigieux et croulait sous les rencontres inédites. C’est ainsi que la nouvelle Chevalière Verte Semperya Lanthis fut peu à peu adoptée par le cercle d’érudits et de stratèges parmi les plus fortunés du Màr Menel.

En la Dirigeante Elerinna de Galastden, elle trouva une seconde mère, un guide spirituel et un formidable levier d’ascension sociale. La Maîtresse Dorée s’était en effet très vite attachée à cette farouche fëalocë qui se montrait si timide en banquets et pourtant si bravache à la salle d’armes. En son époux, le Maître Blanc Chulainn d’Amberle, elle reconnut un oncle fantasque, rêveur, à qui il était aisé de se confier car il trouvait toujours le moyen de désamorcer un conflit ou un chagrin. Le couple dirigeant la fascinait par son étrange symbiose. Il était clair que l’amour que se vouaient Elerinna et Chulainn ne ressemblait guère à celui des contes d’antan. Et pourtant, Semperya était persuadée que la Maison Galastden s’écroulerait sans la bonne entente qui régnait entre ces deux fortes têtes.

Ce fut avec un élément rapporté de la famille qu’elle connut sa première véritable querelle. Elle aussi liée à une Verte, très aimée des Galastden et membre officiel de la Maison, Alrike El’alamérë possédait déjà tout ce dont Semperya pouvait rêver. Et même mieux. Récemment promue Maîtresse Dragon et Arken de l’Escadrille Galastden, l’elfe rayonnait d’un charisme puissant et évoluait dans les hautes sphères comme sur les terrains d’entraînement avec une aisance provocante. La fëalocë la jalousa d’abord avec une telle force qu’elle eut toutes les peines du monde à ne pas vomir en sa présence ni à trahir ses émotions. Il fallut plus d’une prise de bec, et même de prises de mains, pour que les deux jeunes femmes nouent une amitié solide. Alrike et Semperya devinrent rapidement inséparables. Il était rare de voir leurs dragonnes séparées, pour la sieste comme pour la chasse. Semperya tempérait le caractère enflammé et le manque de discernement d’Alrike ; celle-ci s’occupait alors de semer les graines de la témérité et de la curiosité chez son amie. Le manoir des Galastden résonna plus d’une fois de leurs frasques.

Hadrian feinta une ouverture. Semperya connaissait ce stratagème. Elle avait juré de ne plus s’y laisser prendre. Les duellistes virevoltèrent dans la cour, faisant naître des nuages de poussières sous leurs pas. Hadrian avait fait de l’escrime une danse, élégante et mortelle, faite de mouvements trompeurs et fluides comme l’eau, bien éloignée de l’art sobre, froid et efficace prôné par Ehsan. Le demi-sourire amusé du Maître Noir, caché dans l’ombre du cloître qui s’étendait autour de la cour, ne valait cependant pas un jugement. Les deux frères étaient d’excellents bretteurs. Les regards s’attardaient davantage sur la Chevalière Verte. Etoile montante du Kaerl, élève prodige dont Ehsan de Galastden lui-même prenait la peine de louer les mérites, on la promettait à un grand destin. Si elle réussissait à battre le frère de l’Héritier, avec les techniques de son mentor – là où aucun des deux frères n’étaient jamais parvenus à le faire -, elle était sûre de marquer l’Histoire.

A leur nouvelle passe, un discret applaudissement émana du cloître. Hadrian et elle s’accordèrent un instant de répit. Semperya croisa le regard d’Alrike, qui lui faisait des grimaces dans le dos d’Ehsan. Elle éclata de rire, s’épongea le front et son regard glissa jusqu’aux doigts discrètement entremêlés de la Maîtresse Verte et du Maître Noir. Son cœur se serra à cette vue. Son amie lui avait confié la relation naissante qui s’installait avec Ehsan quelques jours plus tôt. L’elfe avait seulement voulu partager sa joie avec elle, non pas raviver leurs anciennes rancunes. Semperya avait tu ses sentiments contradictoires, incapable de comprendre la querelle qui opposait son cœur et sa raison et s’était efforcée de se réjouir pour Alrike. Ils méritaient d’être heureux.

De vastes ombres se profilèrent à grande vitesse sur la cour avant de disparaître au-dessus des toits. Les regards se portèrent sur le ciel d’été et les dragons qui y valsaient en un ballet furieux. Le soleil éclatait en milliers de gouttes d’or sur l’émail coloré des quatre créatures. Deux Vertes, l’une d’une teinte rappelant la menthe fraîche et d’imposante silhouette, l’autre parée d’écailles d’un vert sombre et métallique et dont le vol rappelait la force de la foudre, cabriolaient de concert, sans que les spectateurs ne parviennent à savoir si elles se chamaillaient ou cherchaient à distraire le vol de leurs comparses. Un grand Brun à l’allure altière, aux écailles couleur châtaigne, surplombait la scène de son vol ample. Juste en dessous de lui évoluait une Bleue dont la robe cobalt et chatoyante se nuançait au bout des ailes avec la teinte des nuits d'hiver. Comme à leur habitude, Nymeria et Jaldh, la Liée d’Alrike, caracolaient ensemble. Parmi la fratrie Galastden ne manquait que le taciturne Arawn car Fearghal le Brun, lié d’Hadrian et Skadi la Bleue, liée d'Ailionora, figuraient en bonne place dans cette envolée de dragons.

Le regard de Semperya dériva vers la sœur d’Ehsan et Hadrian, la cadette de la fratrie qui revendiquait davantage une place auprès de la famille paternelle, la Maison Amberle. Ailionora lisait on ne savait quel énorme ouvrage, assise sur une margelle du cloître, adossée à une colonne. Elle ne relevait le nez de son étude que pour complimenter les duellistes ou faire profiter son auditoire d’une réplique acerbe à l’égard de la futilité du métier des armes. Pour elle, le véritable pouvoir résidait dans les mots. Le beau visage sévère de la Maîtresse Bleue s’encadrait de longues nattes d’or blanc. Elle ressemblait physiquement énormément à sa mère. Elle dissimulait ses yeux pers, usés par des heures de lecture, derrière des bésicles à fine monture d’argent. Son regard avait toujours évoqué celui d’un oiseau de proie à Semperya.

Ehsan vint chuchoter à l’oreille effilée de sa jeune sœur quelque répartie bien sentie, à en juger par le sursaut indigné d'Ailionora. Il n’en fallut pas plus pour qu’Hadrian se décide à repasser à l’attaque. Distraite une seconde plus tôt par la scène, Semperya manqua se faire embrocher. Ses excellents réflexes, alliés à son sixième sens naturel, lui firent dévier la lame qui vint piquer le sol. L’elfe ne se laissa pas déséquilibrer pour autant. Virevoltant tel un danseur d’eau, il poursuivit sa tactique, poussant la jeune femme dans ses retranchements, cherchant l’épuisement et l’ouverture qui lui permettrait de remporter la victoire. Sentant les regards couler sur eux-deux, Semperya se rembrunit. Galvanisée par l’attention accrue d’Ehsan braquée sur sa protégée, elle recula jusqu’à pivoter sur elle-même, cherchant à déstabiliser les repères de son adversaire. Hadrian lui retourna un sourire retors et la suivit dans sa manœuvre. Ils se tinrent à distance un moment, emperlés de sueur et de poussière, chacun jaugeant l’attitude de l’autre.

Ce fut au tour de Semperya de frapper d’estoc. Légèrement surpris, Hadrian amorça un mouvement de recul. Peu à peu, la danse des armes prit une autre tournure. Jusque-là acculée par la tactique de son adversaire, la Chevalière Verte abattit peu à peu ses cartes. En silence comme à l’accoutumée, elle avait observé, analysé et déduis certains mouvements de la stratégie implacable du Maître Brun. Forte des enseignements d’Ehsan, jugée comme étant la meilleure par beaucoup, personne ne s’était douté qu’elle étudierait également la tactique de son frère. Elle en savait peu mais ces détails lui suffisaient pour l’instant. Elle n’aurait qu’un seul essai.

Une bouffée de chaleur ramollit son bras et embrasa ses joues. Elle sentit son cœur battre la chamade à un autre rythme que le sien. Elle n’osa pas lever les yeux vers le ciel mais devinait ce qu’il venait de se passer. A en juger par l’expression stupéfaite d’Hadrian, il devait également l’avoir ressenti. Fearghal effleurait de ses ailes les courbes de Nymeria en une vrille périlleuse en plein vol. Le sourire naissant sur le visage de l’elfe se répercuta en écho sur celui de Semperya malgré ses efforts pour le cacher. Ils ne pouvaient pas détacher leur regard l’un de l’autre. Subitement, le monde n’existait plus autour d’eux. Semperya ne pouvait imaginer décrocher son regard de cette figure rayonnante, aux traits ciselés de main de maître, couronnée d’or blond et aux yeux perçant l’âme.

Les vocalises de deux dragons la tirèrent de sa langueur. Le bras baissé vers le sol, elle sauta prestement en arrière dans un sursaut, tandis qu’Hadrian se jetait sur elle avec la vitesse de détente d’un serpent. Semperya manqua trébucher, releva son arme et fouetta l’air devant elle pour faire reculer l’elfe. Au plus profond de son âme, elle sentait l’excitation de Nymeria, sa rage de vaincre tout autant que sa douce folie, tandis qu’elles prenaient toutes deux leur envol. Le rugissement reconnaissable de Fearghal résonna. Hadrian se fendit de nouveau. Cette fois, Semperya y était préparée. Elle entrelaça leurs lames jusqu’à rapprocher leurs corps au point que leurs nez se touchaient presque, fit un crochet du pied et fit tomber son adversaire au sol, la pointe de l’épée sur sa poitrine. Il y eut un instant de flottement puis des applaudissements. La joie de Nymeria éclatait dans sa poitrine en milliers de bourgeons tandis que la Verte s’envolait toujours plus loin, poursuivie par le Brun.

- Touché ! s’exclama Hadrian, visiblement ravi d’avoir été mis à terre.

Semperya tendit la main à son adversaire pour l’aider à se relever. La fureur divine, qui courait en un feu liquide dans ses veines, s’atténua comme les deux dragons s’éloignaient. Nymeria affleura dans un coin de son esprit en un vent de sérénité, ce qui rasséréna quelque peu la fëalocë dont tous les membres tremblaient. Son souffle se calqua sur celui de la Verte. Hadrian se saisit de sa main pour se remettre sur pieds. Ils ne pourraient pas arguer avoir été sous l’influence de leurs Liés. Les deux dragons n’avaient fait que jouer, remuant avec une innocence malicieuse les braises de sentiments inavoués. Un tendre émoi saisit le Maître Brun et la Maîtresse Verte tandis qu’ils se souriaient, certains maintenant de ce qu’ils désiraient à cet instant.

Il ne fallut guère plus de quelques mois pour organiser le mariage. Cette union profitait à tous, autant au couple lui-même qu’au renouveau de la Maison Galastden. Tous s’accordèrent à dire que cette alliance était parfaite. La cérémonie se déroula en comité restreint, présidée par le Grand Prêtre de Flarmya mais la fête qui s’ouvrit le soir-même accueillit nombre de convives venus des hautes sphères du Kaerl. Pour l’occasion, Semperya avait eu le privilège d’être présentée de manière informelle au Seigneur Logain de Dalneÿs et ses conseillers. Il lui fut étrange de présenter sa propre mère, simple forgeronne, à l’homme le plus puissant du Màr Menel. Elle grava ce jour-là dans sa mémoire avec autant de détails que possible. Et s’il ne fut pas le plus beau, nul doute qu’il demeurerait inoubliable.

- Tu as toujours le vertige ?
- Oui, souffla la Chevalière Verte en s’appuyant contre la balustrade, pour mieux se lover dans les bras de son époux. Cette peur idiote ne me quittera sans doute jamais…
- Tant mieux. Elle fait partie de toi et t’aide à te maintenir en vie. Et j’ai besoin que tu vives. Que tu existes. Tu es un être à part, Semperya. Il fallait que tu le saches.

Cramponnée à Hadrian telle une naufragée, Semperya ferma les yeux en espérant chasser ses angoisses. Le conte de fée qu’elle vivait lui semblait irréel. Mais le corps chaud et robuste de son époux contre elle la ramenait à une réalité tangible et la forçait à garder la tête froide. L’avenir n’était pas écrit. Semperya ne croyait pas au destin. Ce serait à elle de faire en sorte que cette histoire fonctionne.

- Merci de croire en moi, murmura Semperya de Galastden tandis qu’Hadrian resserrait son étreinte avec un léger rire, comme s'il s'agissait d'une évidence.

L’elfe et la fëalocë se tinrent enlacés en silence, sur le balcon du manoir, baignés par la clarté des deux lunes tandis qu’un Brun et une Verte fendaient les nuages en saluant les étoiles se piquetant sur le fond du ciel.


* Titre tiré de Cyrano de Bergerac, pièce de théâtre d'Edmond Rostand
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MessageSujet: Re: [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. "   [PNJs] " Le fou se croit sage et le sage se reconnait fou. " Icon_minitimeAujourd'hui à 17:03



Deux dragons, lovés l’un contre l’autre, sommeillaient paisiblement dans une cavité du Valarëa. Le premier arborait des écailles automnales, que les lunes sublimaient par de riches teintes évoquant des châtaignes saupoudrées de poussière d’or. Sous son émail caparaçonné roulaient des muscles longs et puissants, lui offrant le profil racé du chasseur. Le second dragon, plus petit et fuselé, ouvrit paresseusement un œil. S’efforçant de faire le moins de bruit possible, la dragonne remua légèrement pour changer de position, tout en collant son flanc contre celui de son compagnon. Elle couva d’un œil appréciateur la courbure altière des ailes du Brun, comme le ferait n’importe quelle femelle amourachée de son mâle. Elle avait beau être affublée de la même réputation de frivolité que ses consœurs à robe verte, ce dont elle ne se privait pas d’en jouer, elle devait reconnaître que la fidélité n’était pas si ardue à consentir à un mâle comme celui-là. Cette notion avait été difficile à comprendre, mais elle avait fini par se faire une raison, sans plus chercher à discuter. L’évidence s’était peu à peu imposée, même si leur couple ne serait pas immuable. Rien ne durait, pas même l’éternité.

Nymeria fut parcourue d’un frisson inquiet qui lui hérissa les écailles. Subitement sur le qui-vive, elle balaya la grotte du regard, attentive au moindre son qui trahirait la présence d’un intrus. Ne trouvant rien qui puisse expliquer son anxiété, elle remonta le pont qui la liait plus solidement et étroitement que la chair à son Âme Sœur. Avec un sursaut, qui arracha un grognement à Fearghal, elle fut submergée par les émotions violentes et contradictoires qui agitaient sa Liée. Depuis son éclosion, la Verte s’était acclimatée à leur relation avec aisance, le plus naturellement du monde. Mais il y avait certaines choses qu’elle ne comprendrait sans doute jamais, notamment la propension des sans-écailles à se faire du mal à eux-mêmes.

Le cœur battant à tout rompre, elle s’extirpa du nid, veillant à ne pas réveiller son compagnon, fit quelques pas jusqu’au promontoire, y étendit ses ailes, hésitant à s’envoler. Des yeux flamboyant de désir la couvaient depuis les hauteurs. Silhouette enténébrée de nuit, le cuivre affadi de ses écailles à peine caressé par les étoiles, un grand dragon veillait sur un pic rocheux en face d’elle. Nymeria reconnut Kailash. Un frisson d’excitation hérissa ses écailles. Le Bronze la dévorait des yeux, et elle y voyait un défi qu’elle avait hâte de relever. Elle n’appartenait qu’à elle-même, et si un mâle faisait l’erreur de tomber sous son charme, elle ne se priverait pas du plaisir de voler.

Un sursaut de conscience lui glaça l’échine. L’ivresse lui tournait les sens. Cela ne venait pas d’elle. Sous l’emprise d’une angoisse indicible, en proie à la plus vive confusion, elle se détourna du Bronze et lança son appel comme on tire une sonnette d’alarme, renouant alors avec un surnom enfantin :

° Semper ?... °

Dans une taverne surchauffée du Màr Menel, où l’alcool coulait à flots jusqu’au petit matin, une Maîtresse Dragon émérite s’enivrait sans songer au lendemain. Dans ses yeux brillait le venin de la vigne ; sur ses lèvres s’égaraient le poison du fiel ; sur ses pommettes rougissaient l’ire et la honte. Face à elle se tenait, languide et tentateur, le Second du Kaerl. Tout le monde connaissait sa réputation, aussi ne prendrait-il pas ombrage des rumeurs qui pourraient circuler sur lui après cette soirée. Quant à la jeune femme qui le défiait avec tant de morgue, au moins aussi éméchée – voire plus – que lui, c’était un autre problème. Il hésita une ultime fois, avant de relever le gant que lui jetait cette furie au visage. La nuit promettait d’être splendide.

Semperya fit jurer à son aventure d’un soir de ne rien dire à personne, jamais, sous aucun prétexte. Saemon Ashriel d’Amberle s’y plia de bonne grâce. Il n’était ni assez sot ni assez cruel pour se vanter d’avoir fauté avec l’épouse d’Hadrian de Galastden. Ce fut le geste tendre, peut-être celui d’un ami, qu’il amorça vers elle qui la fit fuir. Semperya s’enfuit, des larmes de honte dévalant son visage, le cœur brûlant de rage. Elle sentait Nymeria s’infiltrer dans toutes les fibres de son corps, s’enrouler le étroitement possible autour de son âme. La dragonne l’attendait, fauve vigilant prêt à sortir les griffes pour protéger sa sœur d’âme. Celle-ci s’effondra contre le poitrail écailleux, dans l’intimité de leur repaire, l’âme écartelée par l’horreur de la trahison qu’elle venait de commettre. Fëalocë et dragonne jurèrent de n’en parler à personne, et ainsi le secret fut-il scellé.

Ivre de chagrin, de honte et de rage, sous le masque glaçant du devoir. L’incident ne fut, semble-t-il, jamais ébruité. Nul n’aurait pu soupçonner la vertueuse épouse au cœur de fer d’Hadrian de Galastden, et certainement pas son mari lui-même. Semperya se maîtrisait en toutes occasions, ne cédait jamais à ses pulsions, ne laissait jamais ses actes entacher l’honneur de sa Maison. La tragédie qu’elle vivait secrètement, dans le silence de ses pensées, n’appartenait qu’à elle. Les dieux ne furent pas rassasiés de sa souffrance pour autant, car ils redoublèrent de malice dans les mois qui suivirent.

La guerre éclata. Ce n’était qu’une question de temps. Depuis l’irrésistible ascension de cet inconnu, hideusement surnommé le Démon, sur le trône du Màr Tàralöm, la défiance qui régnait entre les Kaerls implosait de toutes parts. La Grande Guerre des Ordres débutait.

Semperya ne versa aucune larme lors du départ d’Hadrian. Les premières escarmouches ne laissaient rien présager de l’horreur des conflits qui allaient hélas durer dix ans. Les époux se reverraient bientôt, il ne faisait aucun doute. Cela n’empêcha pas la fëalocë de se présenter, toute penaude, à son beau-frère pour lui faire jurer de protéger Hadrian. Précaution inutile, lui assura Ehsan, car il ne laisserait rien arriver à son petit frère. Mais il jura néanmoins, pour rassurer la jeune femme.

Semperya et Nymeria se retrouvèrent rapidement seules. Alrike était également partie en guerre, en sa qualité d’Arken de l’Escadron Galastden. La logistique sur le champ de bataille souffrait des attaques régulières, et le courrier mettait du temps à parvenir au Kaerl. A la nouvelle Maîtresse Verte échut les tâches administratives normalement dévolues à ceux qui étaient partis guerroyer. Sa maison devenue trop vide à son goût, elle trouva refuge chez ses beaux-parents, auxquels elle finit par annoncer sa grossesse. Tous s’en réjouirent. Ils promirent de transmettre la bonne nouvelle à l’époux fortuné dès que la logistique du courrier le permettrait. Semperya fit bonne figure, malgré une sourde angoisse qui battait ses tempes. Elle comptait les jours, fiévreuse et priait pour qu’un miracle se produisit. Après tant d’efforts, ce rêve pouvait être ruiné par sa seule incartade à l’honneur. Ce qu’Hadrian et elle avaient espéré si longtemps arrivait au pire moment.

La guerre s’enlisait. De même que Semperya attendait dans le grand manoir des Galastden, veillée par les guérisseurs, sa délivrance.

- Asdrig, souffla la nouvelle mère. Il s’appellera Asdrig…

Epuisée, elle ne parvenait pas à fixer son regard sur ce petit être. Son premier réflexe, alors que la sage-femme le déposait dans ses bras, avait été de discrètement tâter ses oreilles. Rondes, douces et chaudes, si minuscules dans ses paumes calleuses. Le bébé n’était pour l’heure qu’un tas de langes pleurnicheur, et elle peinait à reconnaître les sentiments qu’il lui inspirait. Elle avait désiré si fort cet enfant qu’elle ne se rappelait plus vraiment les raisons qui l’y avaient poussés. Hadrian et elle avaient voulu un enfant pour concrétiser leur amour, pour offrir du sang neuf à leur famille. Parce que l’elfe ferait un bon père, elle en était certaine. Elle-même ne pensait pas avoir la fibre maternelle, mais elle apprendrait. Elle était prête à tout apprendre pour faire honneur aux Galastden et rendre son mari heureux.

La dernière fois qu’ils avaient évoqué ensemble leurs échecs à concevoir, Semperya avait commis une faute impardonnable. La touche de cheveux roux sur le crâne de son fils rappelait autant la Maîtresse Verte qu’un certaine fëalocë. Ce qui la poignardait au cœur plus sûrement que tous les doutes et tous les mensonges, c’était ces oreilles rondes. Elle eut la certitude qu’il n’y avait pas une goutte de sang elfique dans les veines de son fils. On la félicita, on s’extasia sur le nouveau-né et personne ne sembla voir l’évidence. Comme à son habitude, Semperya fit bonne figure.

Les nouvelles du front parvinrent enfin au Màr Menel quelques semaines plus tard. Les désastres s’enchainèrent. En protégeant son Seigneur d’un coup fatal, assené de la main même du Démon, Saemon Ashriel d’Amberle rendit son dernier souffle sur le champ de bataille. Au-delà du fracas et de la douleur de cette perte, une femme seule sut voir dans cette fin héroïque un signe. Se sentant coupable d’être soulagée par cette mort, elle trouva cependant le courage d’admettre qu’elle avait mésestimé le défunt Second. Le courrier recommença à s’estomper alors que l’année 900 se finissait sans qu’aucun camp ne progresse véritablement.

Un matin d’aube grise, un dragon noir reparut sur l’aire de vol derrière le manoir. Un homme seul, harassé et sali par un long voyage, en descendit. Son visage sombre et fermé annonçait mieux que des mots les mauvaises nouvelles qu’il apportait. La Maîtresse Verte se fraya un chemin jusqu’au cavalier. Autour d’elle, un silence choqué régnait, seulement rompu par le son étrange des sanglots. Ce fut la première fois qu’elle entendit le son terrible d’un homme qui pleure. Elle sentit l’étreinte de sa Liée se resserrer autour de son esprit. Elle cligna des yeux. Elle ne comprenait pas. Une pensée lente, tortueuse, remonta jusqu’à sa conscience en s’y agrippant de toutes ses griffes chauffées à blanc.

- Où est Hadrian ?

Les regards se tournèrent vers celle qui ne posait d’ordinaire jamais de question. Semperya réitéra d’une voix blanche, le corps envahi d’un grand froid.

- Où est Hadrian ? Ehsan, réponds-moi ! Où est-il ?...

Elle lut la douleur dans les yeux du Maître Noir, et elle sut. Elle resserra les bras sur son ventre et se mit à trembler. Manquant s’évanouir, elle fut rapatriée jusqu’à son lit. Elle resta mutique et immobile tout le jour. La nuit fut le seul témoin de ses larmes, tandis qu’au clair de lune chantait une Verte parmi le chœur des dragons esseulés.

Semperya présenta Asdrig à sa forgeronne de mère, laquelle se réjouit avec sa pudeur habituelle d’être grand-mère : sans effusions, avec de timides gestes tendres pour sa fille et son petit-fils. La jeune femme hésita longtemps avant de révéler son secret. Elle repartit finalement sans avoir cédé, et s’effondra, éplorée, dans les bras de sa belle-mère. Elerinna de Galastden s’occupa un temps de la jeune mère et de son nouveau-né, en plus de ses tâches de Dirigeante. Et si elle soupçonna le secret entourant la naissance d’Asdrig, elle n’en dit jamais rien.

Le deuil suivant – mais pas le dernier – qui frappa au cœur la jeune veuve fut celui de sa meilleure amie en l'an 901. Cette fois, elle ne posa aucune question dont elle ne connaisse déjà la réponse. Le corps d’Alrike n’avait pu être rapatrié au Màr, et gisait sans doute encore, quelque part, sur le champ de bataille. Lors du retour d’Ehsan pour annoncer la nouvelle du trépas de l’Arken, Semperya se surpris à amorcer un geste de réconfort envers lui. L’elfe repoussa sa main brutalement, sans la regarder. Elle le regarda s’éloigner, l’âme en peine, et sentit muer en elle des sentiments contradictoires. Du brasier qui couvait dans sa chair surgissait le feu de sa rage, de sa frustration à être impuissante face aux événements, de sa haine des Ardents qui portaient le fer de la guerre par toute l’île. De là naquirent les premières étincelles de sa rancœur envers Ehsan, qu’elle admirait pourtant au point de croire aveuglement en lui. Il n’avait pas tenu sa promesse. Il n’avait pas protégé Hadrian. Ni même sa propre amante Alrike.

A elle d’offrir un avenir à Asdrig, à sa famille, à tous ceux qui survivraient à cette maudite guerre, car personne ne le ferait pour elle. Cette prise de conscience marqua l’instant où elle scella son cœur. En son âme résonnaient les battements de celui de Nymeria, animé comme le sien d’une nouvelle résolution. Leurs deux cœurs vibraient tels des tambours de guerre.
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