Le Deal du moment : -54%
Colle Pattex « Ni clou ni vis » ...
Voir le deal
2.95 €

Partagez
 

 [Maitre Bronze] Lordan Ventaren & Hanelvig

Aller en bas 
AuteurMessage
Lordan Ventaren
Maitre Dragon
Maitre Dragon
Lordan Ventaren


Date d'inscription : 22/02/2019
Présentation : URL
Messages : 52
RPs : 20
Race : Humain
Âme-Soeur : Le Bronze Hanelvig
Fonction : Arken de l'Escadron d'Elite
Affiliation : Maison Dalneÿs
Alignement : Chaotique Bon (Kaerl Céleste)
Ordre Draconique : Ordre Draconique de Lumière (Kaerl Céleste)

[Maitre Bronze] Lordan Ventaren & Hanelvig Empty
MessageSujet: [Maitre Bronze] Lordan Ventaren & Hanelvig   [Maitre Bronze] Lordan Ventaren & Hanelvig Icon_minitimeDim 24 Fév 2019 - 19:31

Nom : Lordan Ventaren

Surnom : Aucun de durable

Age : 21 ans

Race : humaine

Physique :

Grand et très brun ,ce qui fait ressortir le bleu de ses yeux, bleu suffisamment frappant pour que sa mère en dise avec fierté que c'était « un cadeau des dieux.. ». Assez bien bâti, longiligne , il donne plus une impression de souplesse que de force .Une ombre de sourire adoucit son regard souvent grave. Il noue volontiers ses cheveux en une queue-de cheval portée basse.Il a de grands pieds, de grandes mains, trouve son nez trop long, son front trop haut, et il tente de dissimuler ses oreilles trop pointues dans ses mèches sombres; mais il sait qu'on le juge en général plutôt beau garçon.


Caractère:

Lordan est plutôt silencieux en société, mais volontiers disert en comité restreint . Bien que de goûts paisibles ,souvent rêveur, il peut trouver en lui des ressources qu'on ne soupçonnait pas, face à une situation imprévue . Il supporte mal de se voir imposer une ligne de vie étrangère à ses penchants, mais cèdera assez facilement face à un être aimé ou dans des occasions ponctuelles ou futiles. Ceux qui ne le connaissent pas vraiment en concluent qu'il est docile et même effacé , jusqu'au moment où Lordan refuse soudain ordres et directives, se dérobant à une action qu'il juge mauvaise ou stupide .

Il est très sensible à la douleur d'autrui ,ce qui le pousse à la compassion, mais il pense que c'est surtout par désir d'apaiser sa propre émotivité qu'il aide ceux qui souffrent, non par abnégation pure et altruisme. « Je suis un égoïste charitable. »a-t-il dit à un ami qui le félicitait de sa générosité.

Enclin à l'introspection , il s'est toujours inquiété de savoir comment se placer dans ce monde violent et mystérieux.Il est ainsi parfois conduit à une certaine désespérance devant les paradoxes de l'existence et le déterminisme froid de la raison. Mais il est le premier à railler en lui ce qu'il appelle son côté « saule pleureur » . La tournure, volontiers ironique, de ses formulations nuance ou cache en lui un penchant indéniable à la mélancolie . Mais ce n'est pas l'aspect dominant de sa personnalité,même si c'en est peut-être le plus profond. Lordan n'a rien d'un dépressif.

Au contraire, on le juge comme plutôt gai et optimiste , prêt à saisir l'aspect amusant des choses et des êtres. Il est capable de grands élans d'enthousiasme et s'exalte aisément devant les spectacles de la nature . Il regrette alors de ne pas avoir de don magique qui lui permettrait une fusion autre qu'émotionnelle avec les forces secrètes de l'univers . Ses impressions fugitives d'être en contact avec une présence invisible ayant été traitées par son entourage comme une maladie nerveuse, il n'y a guère attaché d'importance jusqu'à présent.


Alignement :

Chaotique bon

Clan :

Céleste


HISTOIRE


Registre du Bureau des Enregistrements de Kalmerque, Archipel des Errants, Province Maritime Ouest d'Orën:
Septième jour de la Saison des Brumes – année courante -
Le pêcheur Niblo est venu apporter un enfant mâle, âgé d'environ une semaine,qu'il a déclaré avoir trouvé dans sa barque où il avait été déposé durant la nuit. Aucun témoignage n'a pu être recueilli.
Il s'agit peut-être d'un fitzy, le premier de l'année.
Cependant , si l'enfant a bien les cheveux noirs et les yeux très bleus,plusieurs détails peuvent jeter le doute sur cette appartenance. En effet le cérémonial du Dépôt n'a pas été observé.
L'enfant aété déposé seul et sans vieillard d'accompagnement . Le lieu choisi n'est pas celui fixé par l'usage.Enfin si les langes de l'enfant sont bien en algane, l'étoffe l'enveloppant est de lin, jauni mais propre , et écussonné d'une sorte d'emblème indéchiffrable, comportant peut-être une inscription.
L'enfant a été confié à Tessua, veuve Janpoll, qui a déjà pris soin d'un fitzy , l'an passé. Le Portmaster l'a prévenue que la rétribution d'usage était plus qu'incertaine, l'identité du nourrisson n'étant pas assurée.
Pour le Portmaster, Jakandré, scribe.




Mes origines:

Vous voulez entendre mon histoire ? Ce document que vous venez de lire, et que j'ai recopié d'après le registre de Kalmerque, est le seul témoignage confirmé de mes débuts en ce monde. Quand je suis revenu sur les lieux, Niblo le pêcheur se souvenait à peine de sa trouvaille, un matin de la Saison des brumes , seize ans auparavant. Il m'a dévisagé d'un air surpris quand je lui ai dit qui j'étais et a remarqué sans plus:

- T'étais pas un fitzy , hein?.. Je l'avais bien dit que Tessua en serait pour ses frais...

Sur ces compatissantes paroles, il reprit le remmaillage de ses filets..

Je suis bien un enfant trouvé . Ai-je été un fitzy et par là même, suis-je aujourd'hui un Errant?

Si vous ne connaissez pas cette région, fitzys et Errants vous sont sans doute des termes inconnus. Consultez une bonne carte d'Orën et vous verrez un groupe d'îlots, à la corne nord-ouest du continent. Si c'est vraiment une bonne carte, le nom sera indiqué; « Archipel des Errants » . Ces rochers abritent une maigre population d'Humains, vivant de la pêche et n'entretenant de liens qu'avec quelques ports du continent. C'est un endroit tellement isolé que la plupart des Orëniens en ignorent jusqu'à l'existence et encore plus l'origine du nom .

Les Errants de la Mer sont un clan sans doute de race humaine , qui vit en permanence sur de hautes barques semi-pontées, aux voiles carrées , bleu gris rayé de blanc. Ils parlent une langue inconnue et dont on n'a jamais entendu que quelques mots échangés entre eux. . Les adultes ont d'étranges yeux bleus,lumineux,à la fixité un peu hypnotique et dont l'iris est bordé d'un cercle doré.On les dit doués de pouvoirs magiques, divination, maîtrise de la foudre, invocation des dieux marins , mais les récits, qui en font état, ne sont pas toujours concordants. On éprouve, à leur égard, de la crainte et un respect nuancé de méfiance. Ces êtres venus du passé inconnu de Rhaëg ne descendent jamais chez nous ,sauf en deux occasions.

A l'approche de l'hiver, ils viennent déposer les « Fitzys », vieillards très âgés et nourrissons, qui ne survivraient pas durant ces mois, terribles pour les navires en mer. Au retour des beaux jours, réapparaissent les grandes voiles rayées , et les Errants reprennent les survivants de l'hiver, en donnant, en échange, du corail boréal et des nacres bleues . Aussi trouve-t-on toujours des familles d'accueil prêtes à héberger convenablement les Fitzys. Tout se passe dans l'anonymat et le silence. Les vieux se taisent et les bébés n'ont pas l'âge d'apprendre à parler. Si un Fitzy meurt à terre , on restitue ses vêtements d'algane -une fibre tirée des algues- en échange d'une perle noire.On n'a jamais vu un Fitzy oublié par les siens.

Ces traditions se sont fixées il y a si longtemps qu'on ne sait pas en quelles circonstances elles se sont établies et comme cette région est fort peu évoluée, personne ne semble s'être jamais avisé de chercher à le savoir.
Certes, je n'ai pas le regard des Errants, mais on ne sait quand la mutation se produit. Les Errants procédant aux échanges sont tous des adultes déjà âgés. On ne m'a pas réclamé. Mais ma mère adoptive avait déjà quitté Kalmerque au moment où les Errants revinrent. Ils reprirent les deux vieux déposés quinze jours après moi. On peut imaginer toutes sortes de circonstances expliquant les anomalies de mon abandon et aussi qu'on ne me réclamât pas plus tard.

De fait, ma mère partit, appelée par sa soeur sur le continent, quelques semaines après qu'elle m'eût reçu des mains du Portmaster.

Ma tante Oldia, qui vivait à Westornia , devint veuve cette année-là. Ma mère était aussi originaire de cette petite ville côtière. Les deux soeurs, séparées par leur mariage avec des marins de ports différents, se retrouvèrent unies par leur veuvage. Le mari de ma mère était mort en mer deux ans avant mon arrivée et celui de ma tante connut la même fin cet hiver-là. Ma mère partit aussitôt la lettre reçue. N'ayant aucun bien sur l'île ,ses préparatifs durent être rapides. Elle m'aimait peut-être déjà assez pour refuser ma restitution . Elle n'était pas de l'archipel dont elle ne me parla jamais beaucoup. Dix ans de mariage l'avait laissée sans enfant et elle n'a jamais voulu que je sache, de son vivant, qu'elle ne m'avait pas mis au monde.




Quand ma tante Oldia me révéla ces faits, selon la volonté de sa soeur défunte, j'eus tendance d'abord à me voir comme un Errant. J'étais dévasté . J'avais seize ans ; ma vie perdait son sens et ses couleurs, le monde n'était plus qu'un chaos de possibles..Il me fallait un point d'ancrage . Quelle ironie, que je dusse le chercher auprès d'un peuple errant sur les flots éternellement changeants. Je partis aussitôt pour Kalmerque.
Mais Jakandré le Scribe secoua la tête à cette idée:

- Toi, un Errant ? Cette année-là, les Réclamants n'ont pas proposé de perle noire pour reprendre les vêtements d' un défunt ..C'est vrai que ta mère est partie un peu à la sauvette . Mais le Portmaster n'aurait pas risqué la malédiction des dieux marins en aidant Tessua à partir avec un fitzy. Il lui a demandé de laisser tes langes et le châle, à la Maison du Port , pour éviter des ennuis au cas où tu serais réclamé.... Ils sont encore dans le coffre du Bureau . .Tu n'as pas non plus les yeux d'un fitzy, mais on ne sait pas à quel âge le cercle doré apparaît. Ce serait aussi bien pour toi que l'aies jamais. Qui aimerait être un Errant ?


Qui aimerait ne pas savoir qui il est?


La petite enfance:

Jusqu'à mes seize ans, je fus ,pour tous et pour moi-même, Janpoll , - portant seulement le nom de mon père défunt, selon la coutume de l'Orën septentrional. Maman ne parlait que rarement de Kalmerque et en termes vagues et généraux. Le petit port de Westornia, où nous étions installés, ,était mon univers.

Tante Oldia travaillait comme lavandière pour les quelques familles riches du lieu et ma mère trouva rapidement à se placer comme servante .Ma cousine Nettina , de sept ans mon aînée, avec son caractère aimable et gai, me traitait en frère . Quant à ma mère et ma tante, elles me choyaient et m'entretenaient dans l'idée que , seul « homme » de la famille, j'étais le centre naturel du monde.

J'eus une enfance heureuse et insouciante . Certes, nous n'étions pas à l'abri du besoin .Les domestiques ,surtout les femmes , sont peu payées dans ces ports de pêche où, si l'on n'est pas marin ,il est difficile de trouver un emploi. Cependant , les deux femmes s'ingénièrent toujours pour que Nettina et moi mangions à notre faim.

Nettina fut chargée de me surveiller , tout en accompagnant sa mère au lavoir, où elle-même rendait de menus services .Je rôdais autour des grands paniers de linge ,entouré du bruit des battoirs et des éclaboussements d'eau. Je ne m'ennuyais jamais . Les femmes ne cessaient leurs bavardages que pour se mettre à chanter de nostalgiques histoires d'amours malheureuses ou des rondes joyeuses sur lesquelles Nettina me faisait danser . Quand elle eut treize ans, ma cousine entra en apprentissage chez une lingère car elle était habile de ses doigts . Je pleurais des jours durant, quand elle nous quitta.


Libres enfants de Westornia:

Je pris alors l'habitude de suivre les gamins de notre quartier , plus âgés que moi, qui descendaient tous les jours vers la côte pour mettre en tas le goémon et ramasser des coquillages , mais surtout, s'amuser, courir sur les grèves, escalader les rochers et faire fuir les oiseaux de mer en criant à tue-tête. Le soir, ils harcelaient les marins rentrant de la pêche, afin d'obtenir quelque menu fretin, éperlans ou sardines. . Les plus grands d'entre nous les faisaient cuire sur un feu improvisé dans un coin de rocher. . On se prenait pour des naufragés en proie à tous les dangers du monde. Comme j'étais le plus petit,les »grands « s'amusaient à me terroriser avec les histoires de monstres que les marins aiment raconter .

Le plus redouté était Le Dragon, créature épouvantable , tombant du ciel sur les enfants qu'il dévorait sans pitié. Il arrivait, porté par les tempêtes de suroît, tout en or et gigantesque . Je devais ,selon mes camarades,être sa victime désignée, étant le plus jeune de la bande. Quand le vent changeait, poussant de sombres nuages sur le ciel jaune des soirs de tempête, ils me criaient:

- hou! File chez toi ,voilà le Dragon ! Hou hou ! Tu vois sa queue ,là ,là!

Et je n'étais pas le seul à décamper parmi les petits.
Le résultat fut que bientôt je développai un certain esprit critique devant leurs exagérations manifestes. Peu féru de bagarres, n'y étant pas été entraîné par les fréquentations féminines de ma petite enfance, j'utilisai les ressources du bon sens, pour me rassurer, et de la parole, pour me défendre.

Je fis remarquer que tous auraient dû, autant que moi, redouter Le Dragon , si ce dernier s'avisait vraiment de venir chercher sa pitance sur notre plage. Un être aussi gigantesque ne se contenterait pas d'une seule et maigre proie. Tout le monde aurait dû fuir . Assez vite, Yaya -qui-voit-tout, Krado le crabe géant aux dix pinces, tous s'effacèrent du panthéon de mes peurs enfantines. Aussi, bien que je fusse très attaché à « ma » bande , y fus-je un peu mis à l'écart en raison de cette attitude sceptique volontiers narquoise et de ma facilité à laisser mes aînés vexés et sans réplique . Mais jamais on ne me maltraita et je m'amusais bien, le plus souvent .J'y gagnai aussi quelques savoir-faire de gamins des bords de mer, nager, godiller, tailler des morceaux de bois flottés.

Le bourg n'avait pas d'école . Mais nous recevions de nos parents, eux-mêmes illettrés, une éducation pratique ,fondée sur quelques solides principes , ceux des petites gens luttant dans un milieu rude, voire hostile, pour assurer leur survie et celle de leur famille. On pourrait résumer cette vision de l'existence à: « Rien n'est donné . Débrouille-toi. ». Mais la solidarité était inscrite au coeur de tous , le sentiment de ne pouvoir se sauver seul , la nécessité absolue du partage .


Après le départ de Nettina, le second événement notable se produisit vers mes huit ans. Je commençais à ne pas suivre systématiquement les « grands »sur la côte et j'aimais traîner, en rentrant à la maison, dans le quartier bourgeois, où les échoppes et auberges présentaient de superbes enseignes ornées de peintures vives . Je demandais aux propriétaires ce qui y était écrit . Je partis en quête d'analogies . Certains marchands m'aidaient de bonne grâce . En quelques mois ,je sus à peu près déchiffrer et mon bonheur fut complet quand Maître Gérone, l épicier, me donna un vieil almanach,un peu rongé sur les bords , mais avec des contes, des connaissances sommaires mais variées, et des illustrations qui m'enchantaient. . Je retrouvais les monstres dont m'avaient menacé mes compagnons de jeu, mais cette fois, accompagnés de commentaires « éducatifs » et moraux ,que j'aimais citer à tout propos . Ma réputation de petit raisonneur s'en trouva renforcée.

Je m'éloignai encore plus de ma bande quand le Chef voulut envoyer les petits chaparder dans les étals du marché . Je refusai absolument . Il me traita de lâche . Je sautai sur Luski ,pris son poing en plein visage et m'écroulai, le nez en sang . Luski, bon prince et craignant peut-être que le sujet de la bagarre ne s'ébruite, me laissa en paix. Il partit d'ailleurs comme mousse le mois suivant et je me joignis à un petit groupe de garçons de mon âge , plus tranquilles, mais que je trouvais moins entraînants que mon ancienne bande.


Comment je devins apprenti :

J'atteignais mes dix ans quand je ressentis des malaises qui effrayèrent ma famille. Je percevais une pression sur les tempes et je tombais dans une sorte de transe . J'étais comme suspendu à un appel, inaudible pour ma conscience, mais qu'une autre partie de mon être entendait , puis très vite, je redevenais moi-même. Tante Oldia était persuadée que je lisais trop....- toujours mon vieil almanach, plus trois feuillets d'un roman chevaleresque, que Nettina avait trouvées chez sa patronne et qui enveloppaient des assortiments de fil à broder. J'y lus une phrase que j'adorais crier dans le vent, quand je courais seul sur la côte :

-Par le pouvoir du Glaive Originel , tu deviens Chevalier-Gardien ..!

Je ne savais pas exactement ce qu'était le Glaive Originel . Mais autour de moi ,on parlait surtout d'aiguilles , de savon ou de filets de pêche, et le Glaive Originel avait une autre allure !

Ma mère me laissa lire mais me conduisit chez la vieille Germaën , qui soignait le haut mal et la possession démoniaque. Elle déclara que cela irait en s'aggravant, à moins de consulter Maître Théogal, un apothicaire versé dans les savoirs anciens . Il vivait à plus de dix lieues de chez nous, mais ma mère n'hésita pas et m'emmena voir le vieux sage.

Maître Théogal écouta l'histoire de ma courte existence, version maternelle officielle, puis la description de mes maux . Moi, je n'avais d'yeux que pour les rangées de livres que j'apercevais dans la chambre voisine , par la porte entr'ouverte. Tant de livres pour un seul homme! Je regardais avec admiration ce grand vieillard, maigre, souriant, d'allure digne, et encore vif dans sa longue robe d'un bleu délavé.
Il me palpa le front, examina mes yeux , me fit accomplir quelques mouvements d'équilibre .Il rassura ma mère, cela passerait avec l'âge et une potion spécifique dont il avait le secret.. Ensuite, il me demanda de lire un début de conte, dont l'action se déroulait dans une cité magnifique, flottant sur les nuages . Je me souviens de ma frustration quand il reprit le livre. Puis il proposa à ma mère de me prendre chez lui, pour observation et aussi, puisque je savais lire, comme futur apprenti .
Je refusai d'abord tout net . Quitter ma mère, ma maison, mes jeux , mes compagnons de bord de mer....Mais ma mère me fit valoir que de toutes façons, il faudrait que je sois mis en apprentissage l'an prochain . Notre voisin, le patron Joutz, lui avait parlé de m'engager comme mousse . Elle redoutait de me voir prendre la mer, surtout avec mes malaises . Mais quel autre avenir envisager ? Les marchands ne prenaient que des fils de confrères comme apprentis . L'offre de Maître Théogal était inespérée . Ce qui finit par me décider fut le souvenir des livres aperçus . Sur un bateau, je ne pourrais même pas emporter mon almanach.


Mes années d'apprentissage :

Je devins donc l'apprenti de Maître Théogal . Je retournais chez moi une fois par mois. Mais si je restais fortement attachée à ma famille, je ne m'ennuyais pas une seconde dans la compagnie du vieil apothicaire , en fait alchimiste et physicien , qui avait passé sa vie dans l'étude du règne entier de la Nature.

Mon apprentissage consistait à suivre mon maître lorsqu'il allait à la recherche de plantes et de minéraux et à l'aider au jardin de simples et de fleurs . Il m'enseignait noms et propriétés et me mit au fourneau et aux cornues pour l'assister dans la fabrication de ses potions et poudres curatives . Souvent on l'appelait au chevet de malades car il avait particulièrement étudié les produits calmant la douleur. Il me demanda de l'accompagner quand j'eus treize ans sonnés . J'y gagnais un sérieux au dessus de mon âge. Il m'autorisait à explorer sa bibliothèque, ce que je fis avec enthousiasme pendant les cinq ans que je passai auprès de lui.

Maître Théogal me fit aussi descendre deux fois par semaine au manoir du lieu . Le seigneur était un ancien guerrier très connu, Sire Jobert le Martial, et il acceptait malgré son âge, de former encore aux arts du combat, les fils de ses pairs . Je fus admis parmi une dizaine d'adolescents tous bien nés, car Sire Jobert tenait mon maître en haute estime . J'appris à monter passablement, à manier la dague et surtout l'arc , que j'aimais beaucoup et où je n'étais pas mauvais. Je n'appréciais pas la lutte au corps à corps ni les exercices purement militaires . Le maître d'armes finit par m'en dispenser car je désorganisais ses parades en ne pensant pas à partir du bon pied ...

Je gagnais en force et me mis à grandir si rapidement que ma mère s'extasiait à chacune de mes visites . Nettina se maria, l'année de mes quatorze ans, et promu garçon d'honneur du marié, ouvrier charron, je fis danser toutes les filles de mon âge avec beaucoup de succès . Pendant trois jours, je me sentis très satisfait de moi .

Je n'avais plus mes vertiges depuis que Maître Théogal me faisait boire chaque soir une tisane de sa composition . Et je me sentais heureux auprès de mon Maître qui ne me faisait jamais sentir le poids de son autorité. Toutes mes activités me plaisaient. Parfois cependant, un sentiment de solitude et d'impuissance m'envahissait .Je me sentais perdu dans l'infini du monde et découragé devant l'océan des connaissances que je ne maîtriserais jamais .Je ne serais jamais que moi . Je regardais le ciel nocturne et je me récitais des poèmes qui exprimaient selon moi l'incomplétude des désirs humains.


En réaction peut-être à cette mélancolie adolescente, je me liais d'amitié avec un fils d'écuyer du manoir . Yoel était un peu plus âgé que moi, intelligent et très mécontent de son sort. Il aurait voulu être apprenti chez Maître Théogal, comme moi, mais son père n'envisageait pour son fils unique que la carrière des armes .Il avait l'intention d'obéir à son père puis, reconnu écuyer, il laisserait tout et partirait étudier dans une grande capitale .Je l'admirais pour cette décision. Il se passionnait pour l'histoire et m'interrogeait souvent sur ce que je savais concernant le passé de Rhäerg . Il me disait:

- Finalement , tout ça est mal connu .Comment distinguer le vrai et le légendaire ? la vraie connaissance et la charlatanerie ? Je crois que toutes ces histoires de peuples disparus, d'animaux fabuleux, cachent des mystères que je veux découvrir . Tu crois aux Dragons ?

Je me mis à rire . Mes terreurs sur la plage étaient loin ..Du haut de mes quinze ans et de mon assurance d'avoir lu plus de livres que tous mes condisciples du manoir, je répondis:

- Apporte -moi une seule écaille de dragon et j'y croirai . Evidemment, elle devra être en or et peser au moins une livre !

Yoel fit une grimace comique et me traita de mécréant raisonneur .

Yoel jouait très bien de la guimbarde et m'apprit l'art modeste de cet instrument populaire. On se promettait de courir le monde ensemble et de découvrir jusqu'aux secrets de Tol Erëa !


Retour aux origines:


Ma mère commença à ressentir les atteintes de la maladie alors que je terminais ma quinzième année. Maître Théogal me donna des plantes pour la soulager et, quand elle s'alita pour ne plus se relever, il me dit de rester auprès d'elle autant que je le désirais. Je la savais perdue, ayant suffisamment accompagné mon maître auprès des malades pour lire les signes annonciateurs de la fin .Elle me tenait la main quand je la vis s'endormir pour la dernière fois.
Je rentrai aussitôt à Mënhuir et je racontais tout à mon maître, lui demandant de bien vouloir prolonger mon congé . Il comprit mon désir de visiter le lieu où j'avais été abandonné . Lui-même connaissait peu de choses sur les Errants et me dit qu'il allait chercher des renseignements. Il me donna l'argent de mon voyage et m'embrassa au moment du départ avec une émotion que je partageais grandement .


Quand je revins, finalement guère plus avancé, je rapportais avec moi les vêtements que m'avait remis le scribe et je les montrai à Maître Théogal qui parut prodigieusement intéressé par l'écusson brodé et son inscription.


- Voilà qui n'est pas commun, déclara-t-il, je crois savoir de quoi il s'agit. Et je pense pouvoir déchiffrer cette écriture qu'on n'emploie plus depuis les Guerres . Oui, c'est bien de l'orënien ancien de la première dynastie de l'Ouest . C'est un blason d'appartenance .


Mon coeur bondit à ce mot .Il poursuivit:

- Hem.. Lorderie de .. un nom de lieu , oui ! Lorderie d'Autregineth . Ensuite , possédé.. par.. Anven Taren, vassal du Comte...Ka.. Kalko,mais oui, Kalko , ! .

Il paraissait ravi ,tout excité et je m'exclamais:

- Vous le connaissez ??.

Il répondit d'un ton d'évidence :

- Oui, bien sûr... Le comte Kalko , le tueur de Licornes ! On en parle dans « Histoires de l'Orën occidental » .Je croyais que tu l'avais lu.. Kalko vivait il y a plus de cinq cents ans. Cet objet – et il souleva l'étoffe avec enthousiasme- est une antiquité exceptionnelle, un témoignage d'avant l'engloutissement du nord de l'archipel des Errants par un raz de marée . Tu sais qu'Orën est volcanique, des volcans sous-marins sont encore actifs ..

Il rêva un instant puis s'aperçut de ma déception et ajouta :

- On dit que ces terres sont maudites. On y trouve encore des vestiges des lorderies d'antan , quelques restes de donjons, des cryptes effondrées . Mais seuls de rares pilleurs de trésors s'y sont aventurés après la catastrophe ..

Je ne pus m'empêcher de crier:

- Mais ça ne m'apprend rien sur moi ! ça ne veut rien dire !

Maître Théogal secoua la tête :

- Mais si . Je pense, d'après mes dernières lectures, que les Errants sont les Humains rescapés de ce séisme . Ils prirent la mer et ne la quittèrent plus . Certains ont pu emporter des objets du passé comme ce châle. Mais son état de conservation semble indiqué qu'il n'a pas dû être utilisé souvent .

Mes idées se brouillaient . Je n'avais finalement aucun désir de passer ma vie sur les flots , partageant l'existence d'un peuple inconnu .

Cependant le maître ajouta,songeur :

- Un Errant , toi?.. tu n'en as ni le regard ni les pouvoirs magiques .. Peut-être t'a-t-on abandonné pour des raisons rituelles , voyant en toi une résurgence d'un passé révolu . Il semble en effet, qu'avant de se vouer aux flots, les Errants étaient des humains sans magie . L'hérédité sur Rhaërg est des plus complexes...Des forces étranges y circulent et qui ne sont pas toutes issues du seul passé connu . Je me suis souvent demandé si des rescapés du raz-de-marée n'avaient pas choisi de rester sur les îlots épargnés. Des récits anciens y font allusion .. Peut-être les Errants descendent-ils encore à terre surces îles du nord, débris de leur ancienne patrie . Ce qui expliquerait la double nature de ton premier vêtement . L'algane des Errants et le lin des anciennes lorderies. Tu peux vouloir continuer tes recherches, mais elles seront vaines, à moins d'un hasard extraordinaire. Que vas-tu faire?

Je répondis avant même de réfléchir:

- Il faut que je retourne là-bas .Je veux voir des Errants . Dans deux mois, c'est la mauvaise saison . Ils vont venir . Et je veux aussi visiter ces îlots dont vous parlez .S'il y vit des descendants des anciens rescapés ,mon origine doit se trouver parmi eux. Je peux gagner de quoi vivre avec ce que vous m'avez enseigné. Peut-être plus tard, je me remettrai à l'étude . Je n'ai pas encore tout lu dans votre bibliothèque !

Mon maître sourit : La porte sera ouverte, comme toujours. Reviens me voir quand tu le voudras.

Je me jetai dans ses bras.

Un peu plus tard, je lui dis que je voulais changer de nom. Je serais resté Janpoll pour ma mère. Mais je ne m'en sentais plus le droit ,ni d'ailleurs l'envie. A vie nouvelle, nom nouveau ! Maître Théogal m'approuva et me demanda quel nom j'allais choisir.

-Que pensez-vous d'" Autregineth", puisque c'est le lieu où mon histoire semble avoir commencé?

- Janpoll n'avait déjà rien de séduisant, mais avec Autregineth, tu n'auras plus aucun succès auprès des dames raffinées que tu ne manqueras pas de rencontrer sur ta route.!..Je propose le nom de l' ancien seigneur , Anven Taren . Si quelqu'un entend ce nom et l'a déjà lu ou entendu, ce sera peut-être un début de piste.

J'hésitais:

- Mais c 'est un nom noble! Quelqu'un l'a porté! Rien ne dit que j'en ai le droit.

Maître Théogal réfléchit un court instant :

- Et que dis-tu de Lordan Ventaren ? Tu porteras un nom bien à toi et cependant indiscutablement lié à ton passé . En plus, il sonne bien. Oui ?.. Me voilà ton parrain ... Il va falloir que je te fasse un cadeau!



Années d'errance :


Je partis donc ,sans grand entrain, car si mon but était précis, les moyens de l'atteindre étaient des plus vagues .Je m'attardais un peu dans des adieux auprès de ceux qui me tenaient à coeur. Yoel me donna une guimbarde toute neuve et promit de me rejoindre dans deux ans, dès qu'il aurait terminé sa formation .Puis je visitai ma tante et Nettina qui attendait son premier enfant . Elle pleura avec moi en évoquant ma mère et nos années d'enfance .Elle m'assura que, quoi qu'il arrive, je serais toujours son petit « frère » chéri .


Je retournai à Kalmerque et j'y vis arriver les navires des Errants . Une petite barque s'approcha de la jetée avec quatre personnes à bord . Le Portmaster et le Scribe traditionnellement les attendaient seuls . Les villageois restaient sur la place du port, pour voir combien de fitzys seraient débarqués . On me refusa l'autorisation de rompre l'usage en m'approchant des arrivants. Le Portmaster se méfiait un peu de moi et ne semblait pas très heureux de mon retour. Un vieillard, portant un enfant roulé dans une couverture, monta seul sur la jetée . La barque s'éloigna . Je me précipitai pour voir les arrivants de près, tandis que le Portmaster appelait les familles choisies pour l'hébergement. Les yeux du vieillard étaient d'un azur étincelant, auprès duquel les miens ,si célébrés par ma pauvre mère, paraissaient ordinaires. Le fameux cercle d'or conférait au regard une étrangeté presqu'inquiétante.

Je logeai à l'auberge du port. Je n'avais personne à visiter. Je demandai à voir le bébé,une petite fille de quelques semaines. Elle avait les mêmes yeux d'azur, sans le cercle d'or, que le vieil Errant. J'allais aussi voir ce dernier comme il était assis devant sa maison provisoire. Il me regarda sans aucun intérêt, ne répondit pas à mon salut. Je lui montrai mes vêtements de naissance, qu'il regarda,le visage impassible. Puis il croisa ses index au dessus et ferma les yeux. Personne ne put m'expliquer ce geste. Je sortis de cette visite fort déprimé et me demandant si je ne courais pas après une chimère.


Je m'embarquai alors sur un navire en partance vers le sud . Je voulais apprendre suffisamment la navigation pour aller ensuite seul vers ces îlots interdits . Je détestai vite la vie à bord , la brutalité des moeurs, la promiscuité et la méfiance de mes compagnons qui me donnèrent le sobriquet de «Le Liseux » quand ils me surprirent en train de lire un des trois ou quatre livres que j'avais emportés .



Mon second embarquement, sur ' la Jolie Licorne' se passa mieux car j'eus l'opportunité de soigner un gabier dont le bras blessé s'infectait . J'avais renouvelé le stock de poudres et onguents que m'avait donné Maître Théogal et bien vite, on me considéra comme l'infirmier du bord . C'est alors que je perdis l'habitude de mâcher les herbes dont était confectionnée la tisane de Maître Théogal, quand je dus toutes les utiliser pour un marin atteint de migraines insupportables. Je me réjouis de constater que le marin se sentait mieux et moi ,privé de remède,aussi bien qu'avant.

. Je m'embarquai pour la troisième fois, comme matelot, sur 'Le Dragon Vert' ,dont le capitaine était un homme cultivé, curieux d'apprendre le plus possible concernant ce qu'il appelait, non sans emphase, « Les Mystères Insondables de Rhaëg ». Mis en confiance, au bout de quelques temps , je lui parlais de mon projet . Il ne connaissait pas l'archipel des Errants . Il me dit qu 'il saisirait la première occasion d'une cargaison à transporter vers l'Ouest d'Orën et, qu'en attendant la fin de son contrat actuel , je ferais partie de son équipage. Mais ce contrat devait encore durer deux ans et mon temps fini, je ne renouvelai pas mon engagement .

Plus de trois ans s'étaient écoulés depuis mon départ et je comptai retrouver Yoel qui devait, de son côté, en avoir fini avec sa formation d'écuyer.

Retour au pays:

Je traînai un peu une fois rendu à terre. j'avais vingt ans accomplis, un peu d'argent gagné en mer, où on dépense fort peu, et jusqu'alors, je ne suivais guère les autres marins dans leurs plaisirs d'escale. La dure discipline du bord disparue me laissait une enivrante impression de liberté. Je visitai quelques grandes villes. J'eus quelques expériences de la vie citadine, plaisantes ou non, et je rentrai à Westornia .

Ma tante pleura, je pleurai aussi un peu .Je vis Nettina ,toujours jolie, son mari ,le charron, maintenant établi à son compte , mes deux neveux dont le dernier venait de naître. Et je partis à Mënhuir . J'avais écrit plusieurs fois à mon maître et reçus deux réponses, avec les délais de plusieurs mois auxquels sont habitués les gens de mer.

Mon maître hocha la tête quand je lui dis que je n'avais rien appris de plus sur mes possibles origines.


- Te voilà marin ,tu as vu du pays, tu as gardé la main pour les herbes , tu es devenu un homme...Ce n'est pas du temps perdu.... Ainsi, tu ne te soignes plus et tu n'as plus eu de malaises? Bon, si cela te reprenait, je pense que tu es assez grand maintenant pour décider toi-même ce qu'il conviendra de faire .

Ma seule déception vint de Yoel.. Certes , il n'était pas devenu écuyer et il étudiait les belles- lettres et les langues anciennes, mais il ne songeait plus à courir le monde . Il espérait devenir Professeur à quatre barrettes et en plus, il était amoureux ! Et sérieusement, à ce qu'il me dit . Il voulait se marier sitôt son premier diplôme obtenu ! Quand il sut que je n'avais pas abandonné mes projets ,il prit un air embarrassé ,mais je le rassurai . Ce n'était pas pour demain, il me fallait davantage d'argent pour acheter un bateau capable d'affronter le nord .On joua un petit duo de guimbarde - comme au bon vieux temps - dit Yoël, et je me sentis terriblement vieux.

Je repris mon service auprès de Maître Théogal qui décida de me verser un salaire. Il m'envoyait souvent le long des grèves , durant plusieurs jours, loin des villages ,pour chercher des algues rares . Il affirmait ne plus avoir l'âge de courir la côte. Il avait aussi un assistant, Corëus, qu'il dépêchait auprès des malades et qui me parut fort capable.

J'aimais ces expéditions, comme j'aimais retrouver Maître Théogal . Mais voici trois mois, mon maître me dit qu'il pensait prendre sa retraite à l'Université Arcanique, où il avait reçu sa formation . Il n'était pas malade mais il voulait y poursuivre des recherches qui lui tenaient à coeur . Je pourrais aller le visiter quand je le voudrais . Cependant il me demandait d'aider encore Corëus jusqu'à ce qu'il se trouve un apprenti. Je l'accompagnai quand il partit, pour me rassurer sur son état et ses conditions de vie .Tout me sembla réuni pour sa satisfaction et je rentrai à Mënhuir , certain que mon maître serait heureux , content de le savoir réalisant ses projets, même si je me sentis un peu esseulé.

Ce matin, je cherchais des salicornes pourpres sur la plage,très au nord de Westornia, quand je perçus une étrange sensation, comme une porte qui s'ouvrait en moi sur un espace que je n'avais jamais visité mais dont l'existence m'était connue... Je n'avais plus qu'à avancer vers une voix intérieure qui n'était plus la mienne.


Magie :

Aucune, pour l'instant. Mais il est possible que certaines facultés de Lordan aient été bloquées par les tisanes de Maître Théogal . L'usage de la magie lui paraissant délicat et certainement exigeant, le vieil alchimiste peut avoir préféré que son élève, émotif et incertain de lui-même, soit un peu plus aguerri pour laisser apparaître en lui d'éventuels pouvoirs... Aux Maîtres Dragons d'en décider.

Equipement:

Ses vêtements habituels: bottes courtes à bords rabattus, pantalons de marin,indigo passé ,chemise ample noire ( Lordan aime les larges manches resserrées aux poignets, bien qu'il admette que ce ne soit pas très pratique pour ramasser les coquillages..), une pélerine courte, retenue par une chaînette sous le col.

Dans un sac de cuir porté à l'épaule, il a deux ou trois coffrets de bois pour ses herbes et de petits objets nécessaires à la vie en plein air. Mais il peut avoir laisser tomber tout cela en entendant la voix.

Dans sa poche,un couteau de matelot et sa guimbarde. A sa ceinture, le cadeau de" baptême" de son maître, une tasse de métal,avec un joli petit dragon fantaisie en guise d'anse. Il y tient beaucoup.
Revenir en haut Aller en bas
Lordan Ventaren
Maitre Dragon
Maitre Dragon
Lordan Ventaren


Date d'inscription : 22/02/2019
Présentation : URL
Messages : 52
RPs : 20
Race : Humain
Âme-Soeur : Le Bronze Hanelvig
Fonction : Arken de l'Escadron d'Elite
Affiliation : Maison Dalneÿs
Alignement : Chaotique Bon (Kaerl Céleste)
Ordre Draconique : Ordre Draconique de Lumière (Kaerl Céleste)

[Maitre Bronze] Lordan Ventaren & Hanelvig Empty
MessageSujet: Re: [Maitre Bronze] Lordan Ventaren & Hanelvig   [Maitre Bronze] Lordan Ventaren & Hanelvig Icon_minitimeJeu 26 Sep 2019 - 23:35




Nom : Hanelvig, qui signifie Lumière du Soir, en un langage oublié (sauf des Dragons)

Lié(e) :  Lordan Ventaren, Maître Dragon du Màr Menel, Arken de l'Escadron d'Elite. 

couleur : Bronze

Ascendance :  Vraël la Bleue, liée de Persée Garaldhorf, Ancalikon des armées célestes, et de Sarevok, lié brun de Zackheim de Galastden, Seigneur déchu.

Age :  il est né en été 917 . 

Descendance : ...

Description physique :   Il est d'un bronze plutôt foncé, à reflets cuivrés, bleutés ou vert sombre. Lordan est très fier de cette couleur métallique. Aucune image ne la rend fidèlement car elle change subtilement à chaque mouvement et reflète les couleurs dominantes du jour. Bronze couleur du Temps, en quelque sorte. L'image ci-jointe, fournie par Hanelvig lui-même, le présente au coucher du soleil et dans un décor de fantaisie.

Hanelvig est un bronze de grande taille et très musclé, ce qui a surpris Lordan car il pensait, étant modeste de nature, que s'il était choisi par un dragon, ce ne pourrait être que par un dragon sans prestance physique.
Il a un vol puissant , mais s'il décolle impeccablement, il se réceptionne souvent trop vite, ce qui l'oblige à des freinages parfois risqués et en tout cas peu discrets.

Description caractérielle :Il est très vif d'esprit, a beaucoup d'assurance et même d'aplomb. Sous l'influence de son maître qui aime l'étude et les arts, Hanelvig a développé un appétit de savoir et est un lecteur boulimique des écrits humains de toutes sortes.
Il est aussi boulimique de nourritures plus terrestres.  C'est un trait commun aux jeunes dragons et il devenant adulte , il sait se montrer plus frugal. Mais partager une grillade avec son lié demeure toujours un moment très heureux.
Il professe un très grand respect pour les Dragons en tant que race, et il est porté à l'indulgence envers les Bipèdes dont il étudie les comportements avec le plus grand intérêt afin de pouvoir mieux les protéger dans un monde qui ne semble pas fait pour eux. Cependant ce côté philanthropique ne va jamais jusqu’à lui faire oublier ses devoirs en tant que dragon, fils de Flarmya.

Il a gardé de son enfance un esprit enjoué et facétieux. Il est ravi quand il a l'occasion de ne pas prendre les choses au sérieux. Mais en grandissant, il a développé un côté secret plus grave et est devenu très exigeant quand à la valeur morale des décisions prises. Morale fondée sur la fidélité à son frère d’âme et à ce que lui dictent les lois secrètes des dragons, ce qui n’est pas toujours facile, même avec un lié très compréhensif et dracophile de la première heure.

Dans ses rapports quotidiens avec son lié, il n'est pas toujours docile, parfois capricieux, discutailleur au besoin. Lordan finit en général par céder. Le plus souvent le dragon propose alors d’établir un compromis. Il a en effet un très profond attachement pour son lié qui s’est toujours occupé de lui avec la plus extrême attention.

Sans agressivité, Hanelvig est peu amateur de combats et de rivalités mais, s’il le doit, il s’y montre tenace et bon stratège.

[Maitre Bronze] Lordan Ventaren & Hanelvig Hanelvig-vava-dragon-tolorea [Maitre Bronze] Lordan Ventaren & Hanelvig Hanelvig-vava-bip-de-tolorea

Forme humanoïde choisie : Il apparaît sous les traits d'un jeune érudit en robe brune, aux plis impeccables, cheveux châtains mi-longs et légèrement bouclés. ses traits sont avenants, l'air tranquille et souriant. Mais il est bien campé sur ses longues jambes, avec de larges et solides épaules, dominant son lié, lui même déjà plutôt grand, d'une bonne demi-tête. Rien de l'intellectuel maigrichon et tristounet.
Ses yeux sont d’un vert tirant sur le jaune - il préfère qu’on dise"avec des reflets dorés". Il est effet très satisfait de ses deux aspects physiques, draconien et humain, et en prend grand soin. A ses débuts de métamorphe, il a eu un certain mal à stabiliser sa forme humaine, mais maintenant il y réussit parfaitement et résiste bien à la fatigue qui suit une transformation.

Regard de Flarmya : Hanelvig a une grande puissance télépathique et a contribué à développer la même faculté chez son lié, qui présentait déjà une certaine propension à servir de medium aux esprits cherchant à communiquer. Cette faculté, qui n'est apparue qu'après l'arrivée sur Tol Orëa semble donc liée au Don.  Lordan reste cependant limité à la réception de certaines ondes psychiques puissantes cherchant à l'atteindre. Il ne peut pas envoyer lui-même un message hors du cadre du Don.
En échange, Hanelvig a été très influencé par l'imagination romanesque alliée à l'esprit raisonneur de son frère d'âme et c'est, comme lui, un incorrigible discoureur et coupeur de cheveux en quatre, disposition accentuée par le fait qu'Hanelvig a toute l'assurance qui manque à Lordan.


[Maitre Bronze] Lordan Ventaren & Hanelvig Br10
Revenir en haut Aller en bas
 
[Maitre Bronze] Lordan Ventaren & Hanelvig
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Tol Orëa, la Terre de l'Aube :: Le Registre :: Joueurs Validés-
Sauter vers: