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Amaélis Eleicúran
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Amaélis Eleicúran


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Race : Neishaane
Âme-Soeur : L'Airain Ithildin
Affiliation : Apolitique
Alignement : Chaotique Neutre (Kaerl Englouti)
Ordre Draconique : Ordre Draconique Neutre (Kaerl Englouti)

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MessageSujet: [PNJs] Autre(s) Visage(s)   [PNJs] Autre(s) Visage(s) Icon_minitimeLun 25 Fév 2019 - 9:45

[PNJs] Autre(s) Visage(s) Kamau_10 & [PNJs] Autre(s) Visage(s) Veasna10 [PNJs] Autre(s) Visage(s) Artur-10
Maître Kamau Nthanda, Lié au Brun Veasna.

Érudit et astronome.

[PNJs] Autre(s) Visage(s) Logo_v12
#7d8296
#95552b
Citation :

Nom du PNJ : Kamau Nthanda (discret guerrier des étoiles).
Âge : 45 ans, né en 874.
Sa race : Humain.
Son rang : Maître Dragon, Érudit.
Ordre Draconique d'appartenance : Kaerl Ardent, Neutre Mauvais. Affilié au Clan des Introvertis.
Nom du Lié : Le Brun Veasna, né en 897 de l’Incarnate Takhasya. Étonnamment sage, on se souvient généralement du Dragon pour son aisance en société, humaine ou draconique. Très attaché à des valeurs étrangères à son Lié, comme la loyauté ou l’honneur, il se montre autoritaire avec ses Aspirants et ses cadets. Sous forme humaine, il prend l’apparence de ce qui semble être un Fëalocë ou un Torhil, dissimulé sous une improbable couche de vêtements sombres et un long chèche, qui ne laissent entrevoir qu’une partie de son visage parcouru de cicatrices et deux yeux d’ambre.

Brève description : Proche de la cinquantaine, Kamau est un Humain de taille moyenne, assez passe-partout et dans l’ensemble, assez peu remarquable physiquement. Il n’est pas particulièrement musclé, quoique d’une constitution robuste, même si les années passées dans le silence de l’Observatoire ont inévitablement fini par adoucir sa silhouette. Son visage possède des traits aiguisés, un nez long et droit, des yeux fins et étirés à la sombre teinte acajou, parfois soulignés d’un trait de khôl. Son regard, niché sous d’épais sourcils, pétille d’intelligence moqueuse, semble toujours rire d’une plaisanterie connue de lui seul. Il porte moustache et bouc taillé en pointe, à la mode de ses contrées d’origine. Sa peau mate, burinée par les vents et le soleil, ne porte que quelques rides discrètes. Ses cheveux d’un noir profond sont mi-longs, brillants comme s’ils étaient enduits d’huile, et leur raideur naturelle fait qu’il ne les coiffe que très rarement. Son front dégagé est tatoué d’un symbole mystérieux, ayant trait à son passé au sein du clergé de Kishi et dont il refuse de révéler la signification. Kamau s’exprime d’une voix grave et rugueuse, mâtinée d’accents venus des quatre coins du Rhaëg.

Avant tout, Kamau est un esprit libre. Il a toujours refusé d’agir selon les codes, les normes ou les lois ; il ne supporte pas qu’on lui refuse le droit d’être et de penser comme il le souhaite. Pour cette raison, il ne reconnaît ni dieu, ni maître. Bien qu’issu d’un milieu où seul importait l’argent, c’est un féru d’arts et de sciences, curieux en toute chose – assez pour faire de lui un érudit. Toutefois, il n’est pas un homme bon. Kamau ne respecte aucune limite et prend tout ce qu’il désire, sans se soucier de faire du mal autour de lui. Il ne s’incline que devant plus fort que lui. Opportuniste, il acceptera cependant de courber l’échine si cela lui permet d’atteindre son but ou s’il a quelque chose à y gagner. Il n’est pas non plus du genre à provoquer des catastrophes juste pour le plaisir ; il est partisan du moindre effort et préfère rester discret. D’un naturel assez taciturne, on dit souvent de lui que seules des vipères sortent de sa bouche à la langue bien acérée. Pour autant, il est d’une compagnie agréable pour ceux qui savent apprécier les vertus du silence ou le plaisir singulier d’interminables digressions philosophiques.  

Résumé de son histoire : Kamau est né sur les côtes du sud du Ssyl’Shar dans une famille des plus modestes, au sein d’une fratrie déjà nombreuse. Il n’apprit ni à lire, ni à écrire – mais une enfance dans les rues lui apprit l’usage de la violence et aussi l’art de la fuite. Son esprit rebelle couplé à un intense désir de liberté le fit très jeune prendre la mer, abandonnant ses parents qui ne parvenaient de toute manière pas à subvenir aux besoins de tout le monde. Il parcourut ainsi le monde, tantôt contrebandier, tantôt mercenaire engagé sur des navires marchands, passant d’un côté à l’autre de la loi tant qu’il était payé et jusqu’à ce qu’il se lasse.

Ce fut au cours d’une de ses pérégrinations qu’il rencontra une communauté recluse, bien loin dans le Grand Nord, et la plus belle femme qu’il ait jamais vue. Elle était prêtresse de Kishi, douce et calme, malléable à souhait, et il décida de l’épouser. Leur idylle fut cependant de courte durée, car la donzelle était d’une santé remarquablement fragile, et durant l’hiver et sa longue nuit, elle s’endormit dans les bras de sa Déesse pour ne jamais plus s’éveiller. Par pure curiosité, et aussi du fait d’un sens de l’humour à nul autre pareil, Kamau intégra le clergé en lieu et place de feue sa dulcinée afin de faire son deuil. Il y apprit à observer les étoiles, ce qui, en tant que marin, était une activité qui lui plaisait bien.

Quelques années durant, il étudia les savoirs mystérieux du Culte, et traça en secret de nouvelles constellations à l’image de sa belle. Néanmoins, Kamau avait un esprit bien trop émancipé pour accepter la rigueur d’un clergé, et, lorsqu’il en eut assez, il dévalisa le temple et disparut, hilare. Sa route croisa alors celle d’un Dragon. Au Màr Tàralöm, il eut le plaisir de découvrir une société qui ne se souciait guère des origines ou des croyances de ses membres – ou en tout cas, qui offrait à chacun la possibilité de se présenter sur les Sables. Il fit profil bas, bien qu’il ait toutes les cartes en main pour se défendre en cas de besoin, et effectua son Aspiranat sous la houlette d’un Maître Introverti qui l’accueillit au sein de ce qui deviendrait son nouveau domaine : l’Observatoire. Mettant à profit son savoir d’ancien Prêtre de Kishi, Kamau dicta d’abord, puis écrivit quand il eut appris à le faire, un certain nombre d’ouvrages astronomiques pour son Kaerl. Il se Lia en 897 au Brun Veasna et, dès que celui-ci fut en âge de voler, le Chevalier s’en retourna arpenter le Rhaëg à la recherche de nouvelles sensations, aventures et connaissances.

Il revint au Màr alors que la Grande Guerre agitait déjà Tol Orëa. Bon guerrier mais peu enthousiasmé par l’idée de risquer sa vie pour montrer au monde la supériorité du Kaerl Ardent, il fit jouer ses quelques relations pour participer plutôt à la logistique de la Forteresse, rejoignant l’armée de l’ombre menée par l’Intendant. Il vit la Guerre emporter bon nombre de ses amis et de ses frères, et en conçut une certaine amertume ainsi qu’un profond ressentiment envers les hautes sphères. Lui qui ne les avait de toute sa vie jamais appréciées, ne s’en trouva que plus détaché. Lorsque la Grande Guerre fut terminée, Kamau s’engagea avec des dizaines d’autres membres du Màr dans la rédaction de ses chroniques.

Au décès de son ancien Maître, en 912, le Chevalier prit sa place et devint Maître à son tour, accueillant quelques rares Aspirants parmi les vieux ouvrages et les instruments d’astronomie. À sa manière, il s’investit auprès du Clan Introverti, en inculquant à ses élèves une certaine ouverture d’esprit et une manière de penser différente, toujours à contrepied. Pour cela, il se vit attribuer une place dans le cercle d'influence relativement restreint de Curunír del Deldúwath ; ces derniers temps, il s'est trouvé une assistante assidue en la personne d'Elyon Aranel de Penvellÿn, Aspirante du vieux Maître Bronze et désormais Chevalière Blanche.  

Regard de Flarmya : Kamau possède une meilleure vision nocturne que la plupart. Cela lui permet non seulement de lire plus facilement à la lueur des bougies, mais également de distinguer avec aisance les étoiles et les objets du ciel profond. Grâce à ce talent, il a entamé il y a peu l’écriture d’un nouveau traité d’astronomie, dans lequel il a commencé à recenser de nombreux astres encore inconnus.  

RPs où il est apparu : L'infini dont elles s'entourent ...


Dernière édition par Amaélis Eleicúran le Mar 21 Sep 2021 - 19:07, édité 28 fois
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MessageSujet: Re: [PNJs] Autre(s) Visage(s)   [PNJs] Autre(s) Visage(s) Icon_minitimeLun 25 Fév 2019 - 9:46

[PNJs] Autre(s) Visage(s) Maitre11 & [PNJs] Autre(s) Visage(s) Asra_re-52ea82a [PNJs] Autre(s) Visage(s) Asra_h10
Maîtresse Sable Lewë, Liée à la Bleue Asra.

Magicienne introvertie.

[PNJs] Autre(s) Visage(s) Logo_a17
#b5cbf4
#73839a
Citation :

Nom du PNJ : Sable Lewë (marécage). Certains la nommeraient « Maîtresse Congère » ou encore « la Veuve Chantevent » (concernant sa relation étroite avec son ancien Maître, Éphialtès Chantevent, et de sa rupture avec toute sorte de rapport humain après la mort de celui-ci), mais elle n’est pas très au fait de ce qui se dit à son sujet.
Âge : 50 ans, née en Isashaniku 869.
Sa race : Sang-Mêlé, Elfe et Ondin.
Son rang : Maîtresse Dragon.
Ordre Draconique d'appartenance : Lumière, Chaotique Bon. Maison Dalneÿs.
Nom du Lié : La Bleue Asra (voyage nocturne). Dragonne morose, elle pose un regard sarcastique et cruel sur le monde. Aussi froide que sa Liée, elle se démarque par un goût prononcé pour la compagnie des bipèdes, même si ses préoccupations restent bien éloignées de leur quotidien. Elle leur trouve une certaine forme de sagesse et envie la violence de leurs émotions, elle qui demeure insensible à la vie. Sa forme humaine est celle d’une Fëalocë plantureuse, ouvertement séductrice.

Brève description : D’une pâleur lunaire, Sable est auréolée d’un halo opalin semblant autant émaner d’une peau translucide à l’aspect nacré que d’une infinie chevelure aux couleurs de la mer avant l’orage. Ses yeux sont en amande, lisses comme l’argent et purs comme l’aigue-marine, et le plus souvent empreints d’une mélancolie douce-amère. Ses traits élégants inspirent une délicatesse toute maternelle, de ses lèvres charnues à l’incroyable teinte sombre jusqu’aux courbures de ses sourcils fins. De haute stature, comme tous ceux de son sang, Sable ne donne néanmoins pas l’impression de peupler l’espace où elle se trouve. Éthérée, effacée, elle se comporte comme le ferait un courant d’air. Elle s’entoure de voiles fins et vaporeux, derrière lesquels on devine à peine sa silhouette frêle, l’arrondi gracieux de ses épaules. Sa voix évoque le roulement des vagues, en raison d’un fort accent des îles d’Ys. Du fait de son métissage, on pourrait la croire plus jeune qu’elle ne l’est véritablement. Ainsi, Sable a en réalité presque cinquante ans.

Tout, chez Sable, paraît extrêmement lointain. Plus on pense commencer à la cerner et plus elle s’éloigne, semant la confusion et le doute dans son sillage toujours imprévisible. L’Elfe est changeante, aussi traîtresse que vents et marées – froide et distante. Elle aime bousculer la vie de ceux dont elle croise la route, les pousse d’un souffle presque imperceptible dans leurs retranchements afin de les confronter à eux-mêmes. Souvent cryptique dans ses discours, elle ne s’embarrasse pas des convenances et parle avec une franchise déconcertante. Si elle est évidemment animée d’un profond désir de faire le bien, elle ne poursuit aucune grande cause et ne défend aucun idéal, préférant agir à son échelle. Sable est une éternelle vagabonde, aussi bien dans la vie que dans sa propre âme. Elle est attachée à sa solitude, et repoussera avec un sourire tendre les tentatives de ses confrères et consœurs de tisser des liens. Elle volera toujours au secours de ceux qui le demandent, répondra toujours présente à l’appel de ses Aspirants – mais refusera invariablement l’aide, l’amitié, la curiosité.

Résumé de son histoire : Enfant non désirée, Sable fut nommée ainsi d’après la plage où elle vit le jour. Sa mère, encore très jeune, parcourait les mers en compagnie de son père – un marchand ambulant, voguant d’île en île à la manière des caravanes du désert. Destinée à un mariage d’intérêt, l’Ondine Nahyë rêvait plutôt de romances et s’était entichée d’un Elfe d’âge déjà bien avancé, qui lui apprenait à lire de vieux ouvrages sacrés, la poésie et la musique. Toute à son innocence, Nahyë n’avait pas pu imaginer les véritables intentions de son héros et n’eut pas le temps de réagir quand il s’imposa à elle. Malgré les herbes, malgré la toxine de sa mère, l’enfant qui fut conçu refusa de mourir. Il fut donc décidé qu’on l’abandonnerait une fois venue au monde, et que le Destin en ferait ce qu’il jugerait bon.

Sable fut récupérée par une famille de pêcheurs, aussi étrange que peuvent l’être les familles vivant éloignées du monde, recluses. Elle connut l’amour et la violence, une liberté infinie même dans les chaînes de la gratitude, la misère et la chaleur du réconfort. Son enfance, son adolescence furent principalement marqués par les déceptions et la souffrance – mais, toujours, elle se forçait à les dépasser et à s’accommoder de tout. Pour autant, elle ne désirait pas que cela dure éternellement. Elle attendit donc, patiemment, le jour où elle aurait enfin l’impulsion nécessaire pour s’enfuir. Un soir, alors qu’Iolya était pleine, Sable se résolut enfin à abandonner ceux qui l’avaient sauvée. Elle erra le long des côtes et des lagons, désormais déterminée à intégrer une Maison de l’Aube afin de venir en aide aux orphelins.

Plusieurs années durant, elle résida en Undòmë auprès des Sœurs de la Lune Mauve. Là-bas, elle apprit à reconnaître quelles plantes soignaient et lesquelles pouvaient apporter un terme définitif à tous les malheurs. Elle s’occupa des enfants, qui l’aimèrent comme une mère et elle se plut à endosser ce rôle. Âgée de quelques vingt-cinq années, Sable reçut la visite d’un Maître Dragon du Màr Menel et accepta de le suivre sur Tol Orëa, laissant à regret son monastère.

Au Kaerl Céleste, elle fit ce qu’on attendait d’elle. Son Don n’était pas exceptionnel, et elle ne faisait pas vraiment preuve d’enthousiasme ou de détermination. Sable resta une Aspirante médiocre jusqu’à son Empreinte, en 898. Elle perdit son Maître, Éphialtès Chantevent, et bon nombre d’amis durant la Grande Guerre, mais ne le sut qu’à son retour sur Tol Orëa, après être partie explorer le monde en compagnie de sa Liée, et c’est de là, peut-être, qu’elle scella définitivement son cœur.

Elle devint Maîtresse à son tour en 910, juste après la signature des accords entre les Kaerls.

Magie : Sa magie des plus particulières est un héritage Ondin. Si elle ne peut pas se servir de sa toxine comme il est coutume chez ce peuple, elle peut en revanche accéder à la mémoire des lieux et des objets. Il lui suffit de tracer quelques runes à l’aide de son sang – sur la pierre, sur la terre, sur un arbre – pour pouvoir percevoir les souvenirs énergétiques qui y sont liés. Elle transporte donc souvent avec elle une petite boîte en bois sombre, où elle range diverses aiguilles de taille variée.

Regard de Flarmya : À définir.

RPs où elle est apparue : Renaissance(s), Dans la Demeure de l'Aube, Parmi les Vestiges, L'Œil de l'Âme, Aux Naufragés de l'Amer, La Face Cachée de l'Hiver, Aube de promesses ...


Dernière édition par Amaélis Eleicúran le Lun 3 Mai 2021 - 13:24, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: [PNJs] Autre(s) Visage(s)   [PNJs] Autre(s) Visage(s) Icon_minitimeMer 5 Fév 2020 - 21:10

[PNJs] Autre(s) Visage(s) Dealer10 & [PNJs] Autre(s) Visage(s) Majak-10 [PNJs] Autre(s) Visage(s) Majak-11
Chevalier Usui Ikeda, Lié au Brun Majak.

Peintre et trafiquant.

[PNJs] Autre(s) Visage(s) Logo_m10
#996666
#cc6666

Citation :
Karmacoma - Massive Attack

-- ACTUELLEMENT EN EXIL AU SSYL'SHAR --

Nom du PNJ : Usui (eau de pluie) Ikeda (« un champ près du lac »).
Âge : 28 ans, né en Eurilyaku 891.
Sa race: Ondin.
Son rang : Chevalier Dragon, peintre et trafiquant, dit le « Marchand de Sable ». Il est la raison actuelle de l'existence du Marché Noir.
Ordre Draconique d'appartenance : Màr Luimë, Chaotique Neutre. Apolitique.
Nom du Lié : le Brun Majak (éclipse), fils de l’Argenté Rakauth. Empreinte au Printemps 916. Majak est un Brun naïf, encore très enfantin malgré ses deux années d'existence. D’une nature curieuse, il s’étonne et s’émerveille d’un rien. Son innocence, notamment vis-à-vis de son propre Lié, peut parfois faire grincer des dents. Il n’aime pas trop qu’on fasse attention à lui, et se contente parfaitement de se cacher à l’ombre d’Usui. Sous sa forme humaine, il ressemble à une version plus propre et plus jeune de l’Ondin – cheveux noirs aux reflets d’encre bleu sombre, yeux d’améthyste et peau pâle.

Brève description: D'une taille avoisinant le mètre soixante-quinze, l'Ondin n'est pas homme à pouvoir se targuer d'être imposant. Il marche courbé, d'un pas légèrement claudiquant. Toujours au premier abord, il n'est pas non plus du genre à qui l'on accorderait facilement sa confiance. Son regard pourpre est bien trop souvent fuyant, et, sous des paupières lourdes, luit du sombre éclat du trouble. Il arrive même que ses yeux fins disparaissent à moitié sous les mèches brunes recouvrant son front. D'un aspect négligé, vous ne le croiserez jamais apprêté – Usui porte des vêtements rarement accordés, un florilège de couleurs plus ou moins passées et de motifs plus ou moins d'origine. La touche finale restera son odeur musquée, capiteuse comme les nuits de Qahra. Son visage est d'une pâleur lunaire, parfois presque grisâtre, en contraste avec une épaisse chevelure sombre en pagaille, où viennent se perdre des nuances d'indigo. Il sourit beaucoup, trop selon certains – de ce genre de sourire qui n'est adressé qu'à lui-même.

En effet, il serait fort difficile d'appeler Usui par un autre terme qu'égoïste. Farceur, mais selon ses propres critères, il est toujours préférable de ne pas trop faire attention à ce qu'il peut raconter – et surtout, de ne pas oublier qu'assister au désemparement des autres est un plaisir qu'il ne se refuse pratiquement jamais. Néanmoins, l'absence de véritable méchanceté ou de volonté de nuire a fait de lui un Neutre, et non un Ardent. Il reste une fréquentation dangereuse, certes, car il est persuadé que rien de mal ne peut lui arriver et se jette souvent à bras ouverts dans les ennuis – ou y jette les autres, car il préfère fuir dès que l'odeur de la défaite lui chatouille un peu trop le nez. Une façon comme une autre de tromper l'ennui, vous dira-t-il. Usui n'est pas non plus arrogant, et l'auto-dérision le fait autant rire que les incessantes piques qu'il lance à autrui. C'est un personnage assez indolent, que vous apercevrez sans doute plongé dans la contemplation de tout et n'importe quoi. Peintre à ses heures perdues, abusant un peu trop de l'opium et les mains plongées dans plusieurs sales affaires au Kaerl, l'Ondin fascine autant qu'il répugne.

Résumé de son histoire : Originaire des Monts Sérénéïdes, en Orën, ses parents étaient deux forains, membres d’une petite troupe d’amuseurs qui allait de village en village. Encore enfant, Usui montait déjà sur scène pour donner la réplique à ses aînés ou pour faire des démonstrations de ses talents d’acrobate. Apprécié du public, il s’habitua à leurs applaudissements et développa une certaine aisance pour multiplier les rôles. Il comprit également l’importance de ne pas se prendre au sérieux, et se montra rapidement tout à fait apte à encourager les moqueries et paraître volontiers grossier, ridicule ou outrancier.

Alors qu’il avait une dizaine d’années, Usui dégotta un deuxième emploi – afin, entre autres, d’aider sa famille. Bénéficiant d’un aspect inoffensif et innocent qui n’attirait les suspicions qu’en dernier recours, il fit office de ce qu’on appelle traditionnellement une mule. Outre les céréales, les plateaux des Mont Sérénéïdes abritaient un type d’agriculture qui n’était guère encouragé par les autorités, et le jeune garçon se retrouva à transporter quantités de plantes illicites. Ce fut là son premier contact avec le marché noir. Cela dura plus de cinq ans, jusqu’à ce qu’Usui cède enfin à l’appel du profit. Le jeune adolescent voyait plus grand, chérissait la liberté que lui offrait cette activité. Il n’y avait rien de plus charmant, à ses yeux, que de participer à la débauche des riches et à la misère des pauvres – que de voir au-delà des masques de la convenance – que de rire au nez des moralisateurs et de la loi.
Il embarqua pour le Ssyl’shar, comptant tisser de nouveaux liens et élargir son commerce. Là-bas, tous les plaisirs de l’esprit et de la chair s’offrirent à lui et il s’abandonna complètement à eux. Il apprit à dessiner, à peindre, à écrire. Il apprit aussi à charmer, à manipuler et à jouer avec les mots. La liste de ses amis ne faisait que s’agrandir, car Usui était un personnage très attaché au respect de sa clientèle comme de ses fournisseurs. Plusieurs fois, son empire menaça de s’effondrer, car certains voyaient d’un mauvais œil le succès remarquable de ce jeune étranger venu de nulle part – mais il s’en sortait toujours avec malice, et grâce, il faut le dire, à une absence totale de dignité.

Âgé de vingt-et-un ans, Usui Ikeda était alors réputé pour son train de vie défiant tous les codes et toute morale. Il passait pour un individu dérangé, un esthète indolent, incontrôlable et insupportable – un prince sans honneur régnant sur un royaume de vices et de corruption. Il se révélait imperméable à tous les conseils qu’on lui prodiguait – et surtout, il faisait preuve d’insolence vis-à-vis des traditions instaurées par ses aînés. Maintenant qu’il avait atteint le sommet, il ne respectait plus aucune règle (car même la pègre possède ses propres lois) et semait trop les graines du chaos au goût de ceux qui l’avaient soutenu. Pas reconnaissant pour deux sous, Usui, aveuglé par son succès, connut le déclin.

Enfin, pas tout à fait. Retors comme il l’était, et influencé par la paranoïa qu’induisait une consommation légèrement excessive de substances diverses, l’Ondin disparut de la circulation aux premières secousses. Il trouva refuge sur les rivages de Qahra, où l’attendaient de nouvelles opportunités et où certaines personnes connaissaient déjà son nom. À l’insu de tous, Usui continuait de régner sur son empire, complètement hors de portée, tirant les fils dans l’ombre. C’est là qu’il fut découvert par un Maître du Màr Luimë, Kunaï El’Azad, qui dut bien éprouver quelques scrupules avant d’enfin l’accepter en tant qu’Aspirant.

Les années avant l’Empreinte eurent quelque chose de légendaire. Usui, comme on peut s’en douter, fut un élève problématique, et des rumeurs circulent encore comme quoi les efforts combinés de Kunaï El’Azad et de la Maîtresse Bleue Jilian Faron n’auraient pas suffi à le faire rentrer dans les rangs. Il se présenta sur les sables de l’Empreinte au printemps 916 et se Lia, contre attente, à un Brun chétif mais plein d’enthousiasme. Connu sous le doux surnom de « Marchand de Sable », Usui a participé à l’expansion du Marché Noir, grâce à son incroyable toile de relations à l’extérieur de Tol Orëa. Certains pensent qu’il officierait en tant qu’espion pour le compte du Corps du Kaerl, en échange de la liberté d’exercer son commerce peu recommandable.

Depuis l’élection du Sénéchal, le Marché Noir bat de l’aile et Usui lutte pour son maintien – car il représente son idéal d’insoumission et d’hédonisme.

RPs où il est apparu : Voies Étiolées, Pages et Magouilles, Le Jeu des Ombres, Élection des Sénateurs : Le Réveil des Temps Anciens, Le Soulèvement des Marchands, La Rébellion Neutre, Au Crépuscule des Règnes ...


Dernière édition par Amaélis Eleicúran le Lun 20 Juil 2020 - 14:42, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [PNJs] Autre(s) Visage(s)   [PNJs] Autre(s) Visage(s) Icon_minitimeMer 5 Fév 2020 - 21:11

[PNJs] Autre(s) Visage(s) Nicholas-klaus-sullivan-5593018 & [PNJs] Autre(s) Visage(s) Amestan-dragon [PNJs] Autre(s) Visage(s) Amestan-tol-orea-5593026
Maître Klaus Sullivan, Lié à l'Empereur Noir Amestan.

Homme de sang tiède.

[PNJs] Autre(s) Visage(s) Logo_n15
#af9784
#333366

Heryn Amlug a écrit:


Nom, prénom, surnom :
Klaus Sullivan (Il n'utilise plus son prénom de naissance, Nikolaï, qu'il a délaissé pour son diminutif)
Âge : 32 ans
Alignement, Kaerl : Loyal Neutre, Kaerl Englouti. Concerné.
Race : Fëalocë
Rang : Maitre Dragon
Lié : l'Empereur Noir Amestan, « Protecteur », issu d'une couvée de l'Argentée Serenah, né dans le courant de l'année 916.

Liens : Il a été l'Aspirant de Nealyan Shamar durant 4 ans, il connait donc très bien la vieille femme et sa dragonne, Amser, qui lui ont sauvé la vie ; il a gardé des liens amicaux avec son ancien co-Aspirant, Dušan Bakhtiyar, Lié au Bronze Kÿreñ, frère de couvée d'Amestan.
Il connaît probablement de vue la plupart des gens important du Màr Luimë, et s'il n'est pas très impliqué dans la vie politique de son Kaerl, le Maitre Dragon la suit néanmoins de près et s'y intéresse, plutôt d'un point de vue extérieur que par réel sentiment d'appartenance. Il éprouve en effet des sentiments partagés à l'égard de sa terre d'accueil, reconnaissant de la deuxième chance qu'elle lui a offert, mais néanmoins considérant que sa vie aurait effectivement du s'achever sur le gibet en ce jour glacial d'Isashaniku, suite à la trahison de son amant et partenaire, Zohar (voir partie histoire).
Il est possible qu'il connaisse également le Maitre Dragon Ardent Eléderkan Garaldhorf, étant donné leur activité commune par le passé (piraterie), à voir avec la joueuse concernée !

En quelques mots : De relativement petite stature (environ 1m70), Klaus compense ce manque par une musculature sèche mais assez développée, fruit de sa jeunesse passée sur le pont d'un navire. Une crinière de cheveux blond paille, coupée au niveau des épaules, encadre un visage à la peau hâlée par le soleil. En son cœur, deux yeux bleu glacés vous fixent d'un air scrutateur, évaluateur, donnant l'impression de percer jusqu'à votre âme. Un bouc soigneusement taillé parachèvera le plus souvent le tout. Quelques cicatrices marquent son corps de ci de là (on sort rarement d'un combat indemne après tout) mais rien de très notable.
Quant à son allure générale, elle est celle d'un homme athlétique, bien qu'un peu trop maigre, conséquence des crises de fièvre des marais qui le terrasse cycliquement. Ses mains, enfin, sont larges et calleuses, habituées au maniement du sabre, loin de celles qu'on attendrait chez un homme d'origine noble.

L'homme ne sourit pas souvent, et arbore le plus souvent une mine grave à rendre envieux un Ondin. Il émane de lui à la fois assurance et prudence, mais également le charisme propre aux hommes habitués à être obéi sans discussion. Ancien Capitaine d'un navire pirate, Klaus a pu apprendre à ses dépends qu'une confiance mal placée peut se révéler désastreuse, aussi se montrera-t-il long à dépasser le stade de la politesse formelle avec un nouveau venu. Ainsi, si on le respectera aisément, peu en réalité peuvent se targuer de le connaître intimement. Bien sûr, une fois mis à l'aise, il pourra se montrer un interlocuteur agréable et charmant, tout autant que cultivé. Dans sa voix grave et profonde, une pointe de l'accent roulant des terres de l'ouest d'Undòmë est toujours perceptible, malgré ses nombreux voyages.
Quelles peuvent être les pensées traversant le Fëalocë à tel ou tel instant ? Il est difficile de le dire tant il présente un visage imperturbable, mais qu'on n'en doute pas, en lui brûle bien le feu propre à sa race. Ses colères, autrefois réputées et craintes parmi son équipage, sont en cela similaires à la mer qu'il affectionne tant, aussi imprévisibles que virulentes, mais toujours passagères.

Klaus contemple la vie avec une certaine neutralité, il ne volera donc pas systématiquement au secours de la veuve et de l'orphelin, mais aidera les gens dans le besoin s'ils se trouvent sur son chemin. Et s'il se fit pirate pour diverses raisons personnelles, il n'en respecta pas moins un certain code de conduite, également imposé à tout son équipage : pas de meurtre à moins d'y être strictement obligé, pas de viols, ne s'attaquer qu'à des gros poissons bien gras et pas à de petits marchands peinant à survivre … Ce qui causa au final sa perte.

Bien que son Empreinte avec Amestan l'ait assagi et en quelque sorte apaisé, une partie de son cœur liée à son passé saigne toujours, et aspire à une juste vengeance. Empereur Noir de son état, le Dragon possède un caractère bien marqué et une langue acérée, et se montre souvent possessif à l'outrance avec son Lié, au grand agacement de ce dernier. Avec les Aspirants et les jeunes du Kaerl, Amestan se montre exigeant et strict, prompt à s'emporter, mais toujours fier comme un poux de leurs protégés.

Résumé de son histoire : Nikolaï est né dans les terres méridionales d'Undòmë, dans une ville portuaire de taille plus que respectable, pivot central du commerce de la région. Cadet d'une famille de la petite noblesse, en réalité guère plus qu'une famille bourgeoise ayant eu un jour assez de fortune pour s'acheter des terres et un titre, il avait au dessus de lui un frère ainé, Jaoven, héritier de la fortune familiale, mais également une petite sœur, toujours outrageusement gâtée par leurs parents, Deirdre.
Dès qu'il fut en âge d'apprendre sous la direction d'un précepteur (en l'occurence leur gouvernante), il fit face à la difficulté de se montrer à la hauteur des attentes de ses géniteurs, toujours mis en but à la perfection et la réussite de son ainé. Pourquoi se fatiguer après tout, dès lors que l'héritier de la famille remplissait en tout point de vue les exigences de son rôle ? Sa sœur épouserait sans doute quelque noble de haut rang pour tenter vainement de rapprocher la famille des hautes sphères, son frère hériterait du navire de son père, mais lui, quelle tâche avait-il à accomplir en ce monde ?

C'est avec ce questionnement ancré en lui qu'il se mis petit à petit à déserter son apprentissage de jeune homme de bonne famille pour aller traîner dans les rues de la cité avec ses amis, issus comme lui de familles nobles peu fortunées, au grand désespoir de ses parents, consternés par ses fréquentations. Il expérimenta ainsi un à un, au fil des années, les divers plaisirs qu'une vie de liberté et de désœuvrement pouvaient lui apporter. Plusieurs fois il fut rappelé à l'ordre par ses parents, qui le menacèrent de lui couper les vivres, mais sans résultat.
C'est en fréquentant les salons huppés de la ville qu'il fit la connaissance d'un homme dénommé Zohar El'Amir, originaire du Ssyl'Shar. De près de dix ans plus âgé que lui, il l'éblouit pourtant alors littéralement de par sa prestance, son exotisme et sa richesse. On le disait homme de mauvaise vie, peut-être hors-la-loi, mais Nikolaï ne l'en trouva que plus charismatique. Il éprouvait rien de moins qu'une attirance inexplicable à son égard et ne pu s'empêcher de chercher à le revoir, encore et encore, malgré les avertissements de ses amis. C'est lui qui, au final, lui donna le nom qu'il porte encore aujourd'hui et commença à l'appeler par son diminutif : Klaus.

Ce petit monde d'insouciance s'écroula le jour où son père et son frère aîné, les cales pleines de marchandises et en route pour un échange commercial fort juteux avec l'Archipel des Tempêtes, firent naufrage avec le navire familial. Ils n'arrivèrent jamais à destination, et dès lors commença une longue et douloureuse attente. Qu'était-il advenu d'eux ? Cloîtré à la maison avec sa soeur, d'humeur morose, le jeune homme s'efforçait de rassurer sa mère inconsolable, déjà persuadée que le pire était arrivé. Il avait alors 17 ans.
Après une Lune interminable, le navire restant introuvable de même que l'entièreté de son équipage, le décès de son père et de son frère fut prononcé comme la seule conclusion possible. Jaoven laissait derrière lui une femme et un petit garçon de quelques mois, propulsé soudainement héritier d'une famille nouvellement désargentée et harassée par les dettes. L'enterrement fut sobre et réalisé en seule présence de la famille et de quelques amis. Que pouvait-on pleurer alors que l'on n'avait même pas de cadavre à qui dire adieu ? A ses côtés, sa sœur semblait rien de moins que s'ennuyer, sa mère paraissait effondrée et son neveu gazouillait joyeusement, inconscient de la gravité de l'instant. L'atmosphère lui parut brusquement étouffante et irrespirable, comme si une chape de plomb s'était abattue sur ses épaules. La gorge serrée, il profita d'un moment d'inattention pour s'éclipser et s'enfuir le plus loin possible de cette cérémonie mortuaire. Si tout cela n'était qu'un cauchemar, pourquoi n'arrivait-il pas à se réveiller ? Il marcha longuement, l'esprit vide, et avant qu'il ne réalise où ses pas le menaient, il se retrouva sur le port, planté devant le navire de Zohar. Comment allait-il réagir ? Cela faisait plus d'une Lune qu'ils ne s'étaient pas vus.

Quelques minutes plus tard, installés dans la pénombre confortable de sa cabine personnelle, ce fut comme si une digue se brisait et Klaus lui raconta tout, lui ouvrant son cœur comme il ne l'avait jamais fait devant personne d'autre. Ils parlèrent longuement et au petit matin, le jeune noble s'éveilla seul dans la cabine, avec la douloureuse certitude que sa vie venait définitivement de basculer. Cette nuit-là il était devenu un homme et avait été initié aux arcanes de l'amour … Et il n'en éprouvait curieusement aucun regret.
Cette liaison amoureuse secrète dura jusqu'à 6 mois avant que sa mère, choquée et honteuse, ne la découvre et ne le déshérite dans la foulée, lui reniant toute appartenance à leur famille, car il avait ''salit la mémoire de son père par de telles actions''. Nulle aide, pas plus que de compassion ne lui parvint de ses amis quand il alla les voir. Il était mis au ban de la société auquel il appartenait encore il y a peu. Désormais livré à lui-même et sans le sous, le jeune homme tourna le dos à son ancienne vie, et trouva une nouvelle fois refuge dans les bras de Zohar. Le Ssyl'Sharien le pris alors sous son aile et lui appris tout ce qu'il fallait savoir sur la navigation … Et la piraterie. Car c'était bien de ce type de contrebande qu'il s'agissait.

Quatre longues et difficiles années d'ascension plus tard, Klaus était maître de son propre navire, le Vigilante, et dirigeait son propre équipage. Secrètement, il faisait envoyer une partie de ses gains à sa petite sœur, qui aurait bientôt besoin d'une dot digne de ce nom et à qui il souhaitait de pouvoir s'envoler loin de cette  prison dorée dans laquelle elle était retenue, tout comme lui l'avait fait.
Cette vie de hors-la-loi s'étira jusqu'à ses 26 ans, période durant laquelle il voyagea de par le monde, toujours à la recherche de richesses. Il fit un Capitaine exemplaire en tout point de vue, sévère mais juste, et fut respecté par l'ensemble de son équipage.

Bien que leur port d'attache principal restait en Undòmë, il arrivait qu'ils mouillent dans les îles d'Ys sur de longues périodes, le temps d'écouler leurs marchandises. C'est au cours d'un de ces séjours qu'il contracta la fièvre des marais, dont les premières crises lui firent frôler la mort de très près, jusqu'à ce que son médecin de bord prenne connaissance d'un traitement à base d'écorce de Quinquina. A ce jour, il en souffre toujours de manière cyclique, crises qui le laissent dans un état d'épuisement tel qu'il est obligé de garder le lit plusieurs jours.

Les années passées en mer furent émaillées régulièrement de retrouvailles secrètes avec Zohar, jusqu'à ce que lors d'une de ces nuits d'amour, son amant lui parle d'une cargaison dont la valeur dépasserait tout ce qu'ils avaient pu rencontrer jusqu'à présent. De véritables lingots d'or. Il lui annonça qu'il aurait besoin de son aide et de celle de son équipage pour réussir ce coup d'éclat. Devait-il accepter de prendre autant de risques ? L'Humain déploya de nombreux efforts pour le convaincre et ce n'est qu'après avoir examiné les conditions une à une qu'il lui donna son accord final.

Ils préparent l'attaque très soigneusement, dans chacun de ses moindres détails et, le moment venu, tout se passa presque trop rapidement. La cargaison, ridiculeusement peu gardée par rapport à sa valeur potentielle, fut chargée à bord des navires pirates qui, le ventre alourdi par les lingots, s'en allèrent pour fêter leur victoire dans une crique dissimulée au sud-ouest d'Undòmë. Le mauvais pressentiment qui tiraillait Klaus depuis leur victoire trop facile pris corps lorsque le navire de son partenaire disparu soudain de vue dans la brume nocturne et que pas moins de 3 galions lourdement armés encerclèrent le Vigilante. Ils étaient totalement pris au piège. En l'espace de seulement quelques heures, son navire fut arraisonné, les survivants de son équipage et lui-même capturés, emprisonnés puis jugés lors de simulacres de procès. Il fut le dernier à être jugé et condamné au sort peu enviable d'une mort par pendaison en place publique. Tel était le destin réservé aux pirates et à ceux qui osaient s'attaquer aux autorités en place.

Le jour dit, c'est sur des jambes chancelantes qu'il fut mené à l’échafaud, à travers une foule dense et agitée. Un froid glacial régnait au dehors, et il cligna des yeux face à la trop vive lumière du soleil, après l'obscurité prolongée des cachots. Amaigri, les mains liées dans le dos, il tenait à peine debout et son cœur semblait près à s'arrêter d'une seconde à l'autre. N'aurait-il pas du battre à tout rompre, plutôt ? La seule pensée claire qui lui vint était qu'on l'avait certainement drogué afin qu'il ne se débatte pas.
Et lorsque, juste avant qu'on ne rabatte la capuche de jute sur son visage, il aperçu la silhouette de Zohar, soigneusement dissimulé au cœur de la foule, il sut qu'il avait été trahi. Pourquoi ? Cette simple constatation acheva de lui porter le coup de grâce, et il s'effondra à demi sur les genoux, le souffle court.  Il fut remis debout sans ménagement, et le nœud coulant passé autour de son cou. Les secondes s'étirèrent interminablement, avant que le sol ne se dérobe sous ses pieds et que la corde ne vienne mordre violemment sa peau.
Sa conscience s'échappa rapidement, et lorsqu'il repris ses esprits – comment était-ce seulement possible qu'il ait survécu ? – il était allongé dans ce qui était vraisemblablement une fosse commune … Au milieu des corps de ses anciens compagnons.

Si sa gorge n'avait pas été aussi douloureuse, il en aurait certainement hurlé de terreur et d'accablement. Transi, incapable de bouger, les yeux écarquillés, il ne put que regarder sans mot dire une silhouette indistincte se rapprocher de lui. Ses paupières se fermèrent avec résignation. Qu'il meurt donc ici. Cependant, il n'en avait pas été décidé ainsi : lorsque la voix douce et apaisante d'Amser résonna en lui, ce fut pour s'excuser de ne pas avoir pu agir plus tôt, et exprimant son soulagement que la drogue ait fonctionné à temps. S'il avait pu, il en aurait bien pleuré. Puis, avec une force surprenante, la femme l'emporta dans ses bras, et d'un bond s'envola littéralement vers le ciel. Qu'il était beau ce ciel nocturne, piqueté d'étoiles, beau mais froid, si froid …

C'est ainsi qu'il fut ramené au Màr Luimë, le Kaerl Englouti, sous la tutelle attentive d'Amser, dragonne Bleue de son état, et de sa liée Nealyan Shamar, la vieille Maitresse Guérisseuse, la seule sans doute à être en capacité de guérir son âme tout autant que son corps. Les débuts furent très difficiles, car comment redonner goût à la vie à qui n'a plus de raison d'exister sur cette terre ? Durant les quatre ans qu'il résida au Kaerl, il passa plusieurs Empreintes et échoua à chaque fois … Sauf à la dernière, la toute dernière à laquelle il aurait eu droit, où son âme rencontra enfin Amestan, et où ils se rendirent compte que l'un et l'autre avaient longtemps attendu ce moment. Enfin, ses plaies commencèrent à cicatriser, et le Fëalocë recommença à vivre, et non plus à seulement survivre.

Dès qu'Amestan fut en âge de voler, Klaus pris un peu de distance avec le Màr Luimë, ressentant le besoin de s'isoler pour se retrouver. Cela fait à présent deux ans qu'ils sont liés, et leur Regard de Flarmya commence tout juste à se manifester.

Regard de Flarmya : Amestan et Klaus partagent une « vision tellurique » qui leur permet de cartographier un environnement naturel (grottes, tunnels,...) ou de construction humaine (couloirs, hauteur et taille d'une pièce, présence de souterrains...) avec plus ou moins de précision.

Divers : Contacter Heryn pour toute information (qui s'excuse platement pour la longueur de l'histoire) !
- Zohar El'Amir (un petit clic pour son avatar), son ex amant et partenaire, est un orphelin originaire de la grande Oasis d'Arsuh, située sur la côte est de Ssyl'Shar. C'est un nom inventé de toute pièce pour cacher sa véritable origine, son nom de naissance étant Rahal, patronyme classique des sans-familles du continent désertique. Il pourrait être développé en tant qu'adoptable Ardent, si intéressés !

RPs où il est apparu : Par une belle nuit de Flarmyaku, Le Revers de l'Héritage, Les Glaces Sépulcrales ...


Dernière édition par Amaélis Eleicúran le Jeu 26 Mar 2020 - 11:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [PNJs] Autre(s) Visage(s)   [PNJs] Autre(s) Visage(s) Icon_minitimeMer 5 Fév 2020 - 21:11

[PNJs] Autre(s) Visage(s) Shay-53b0df6 & [PNJs] Autre(s) Visage(s) Zhaleh-drgon-53b0df9 [PNJs] Autre(s) Visage(s) Zhaleh-humain-53b0fe3
Chevalier Shay Ekatz, Lié à la Verte Zhaleh.

Chien de garde.

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#78882b

Citation :

Nom du PNJ : Shay Ekatz (« un présent de tempête », si l'on joue sur les mots). Selon les régions, son prénom se prononce « shaï » ou « sheï ». Il s’en fiche.
Âge : 30 ans, né en Ouranosku 889.
Sa race: Humain, avec un quart de sang Ondin.
Son rang : Chevalier Dragon, Croc d’Argent (Sergent). Apolitique.
Ordre Draconique d'appartenance : Màr Luimë, Loyal Neutre.
Nom du Lié : la Verte Zhaleh (gelée blanche), née en 914 de l’Argentée Elselya. Vive, joueuse et possédant un goût particulièrement effrayant pour le danger, la Dragonne est une casse-cou qui n’hésitera pas à vous envoyer au-devant de la mort. Charmeuse et loquace, elle manipule les mots avec autant d’habileté qu’elle effectue ses acrobaties aériennes. Sa forme humaine est celle d’une jeune femme blonde aux yeux d’améthyste, très apprêtée.

Brève description : Frêle personnage, l'Humain ne se démarque pas au prime abord par une carrure telle qu’on pourrait l’attendre d’un éminent soldat. Longiligne dans la forme, mais de petite taille, il n’atteint le mètre soixante-dix que grâce aux bottes des Crocs d’Argent. Si les muscles ainsi que l’allure générale sont secs, les mouvements sont fluides et amples, révélateurs à la fois de son sang Ondin et des longues années passées à entraîner son corps. Shay se tient droit, le plus souvent, ne serait-ce que pour compenser sa stature, mais sans trop de rigidité. Il ne dégage pas une impression de sévérité – plutôt une espèce de nonchalance à peine décomplexée, une aisance voilée d’un semblant de rigueur militaire. Son visage, tout aussi fin que le reste de sa personne, est encore celui d’un adolescent. À presque trente ans, Shay arbore toujours une apparence de sale gosse – le menton en avant, pour se montrer revêche et noble. Ses traits saillants, vivement ciselés, lui donnent l’air déterminé, quoique pas forcément très amène. Sous de sombres sourcils volontaires, très expressifs, souvent froncés, se niche un regard en amande à la teinte troublante : un gris tellement clair qu’on lui prêterait des reflets nacrés. Sa chevelure, d’un brun froid, est la seule bataille qu’il soit voué à perdre. Coupée en carré, maintes et maintes fois rageusement ramenée derrière les oreilles, elle n’est ni raide, ni tout à fait ondulée. Shay s’exprime d’une voix lente, assez aigüe pour un homme et vaguement nasillarde, souvent parsemée d’éclats moqueurs – sauf lorsque la situation l’exige. Détail ne passant pas inaperçu, il porte un étrange bijou à l’oreille gauche. Quand il n’est pas enveloppé dans l’armure légère des Crocs d’Argent, Shay ne se vêt que de couleurs sombres et d’habits aux coupes seyantes.

Personne ne vous dira le contraire : Shay Ekatz est un phénomène. Absolument dépourvu de morale, il n’est même pas certain, d’un jour sur l’autre, de suivre un quelconque idéal de Justice. Amer, cynique, parfois grossier, Shay préfère ne faire aucun effort qui pourrait avoir comme conséquence dramatique de le rendre aimable aux yeux des autres. Son franc-parler, dénué de toute forme de délicatesse, est élevé au rang de légende – et il ne l’abandonnera au profit d’une diplomatie mielleuse que si sa mission est menacée. Son humour, également, a de quoi faire grincer les dents des plus timorés, ou des plus prudes. Shay a en lui une peur panique de l’être humain, et de comment l’ennui et le désœuvrement, le manque de certitudes et la lassitude, peuvent influencer son comportement, jusqu’à transformer l’agneau en bête sanguinaire. Terrifié par ses congénères, il s’est construit une carapace de fiel et d’arrogance. Il ne supporte pas l’idée de vivre sans but, mais manque de courage pour s’en fixer seul. Cela explique sa loyauté sans faille, son zèle inégalé et son implication maladive dans la moindre tâche qu’on lui confie. Tuer ou faire du mal, même à des innocents, ne lui pose aucun problème tant que le dessein est honorable. Quant à savoir ce qui est honorable ou non, cela n’est pas de son ressort, et il s’en remet aveuglément au jugement de ses supérieurs.

La raison pour laquelle Shay ne se questionne pas sur ce qu’on lui demande de faire est sombre, profondément enterrée dans les recoins les plus obscurs de son âme – inavouable. Shay brûle de jalousie, de frustration, de rage envers un monde qui ne lui convient pas. Éduqué à ne pas faire de vague, il n’est pas du genre à demander, à contredire ou tout simplement à s’exprimer. Plus il grandit, plus il se rendit compte que rares étaient ceux qui respectaient ce genre de principes. Et, tandis que le jeune Humain continuait de prendre ce qu’on lui donnait sans jamais chercher à obtenir plus, ou mieux, il s’éloignait de toute notion de satisfaction. Évidemment, il en vint à envier violemment le monde entier et développa envers lui une rancœur terrible. Se trouver du bon côté de la loi lui permet d’exprimer cette rage en toute impunité. Il n’y trouve aucune sorte de plaisir, seulement un entretien à son mal-être.

Résumé de son histoire : Shay naquit en 889, dans une petite ville d’Undòmë appelée Balèpl. Il était déjà le troisième enfant à voir le jour dans la maisonnée, et serait suivi, quelques années plus tard, par une dernière petite fille. La famille Ekatz, installée depuis de nombreuses générations, était connue de tous. Shay grandit entouré par ses frères et sœurs, un vieil oncle vétéran blessé de guerre, et sa grand-mère maternelle. Le père – Galen – faisait partie de la garde et ne se défaisait jamais de l’équipement qui en attestait, même lors de ses permissions. Shay eut une enfance en demies-teintes, bercée par une austérité rigoureuse et de vagues réminiscences de temps passés. Il fallait se montrer reconnaissant envers ceux qui les nourrissaient, obéir aux aînés, ne pas contrarier l’oncle qui avait presque donné sa vie pour que la ville continue de prospérer. Ne pas faire de vague. Se taire. Toujours se satisfaire de ce qu’il recevait – car personne ne lui devait rien, et il devait s’estimer heureux de ce qu’il avait.

Au cours de sa onzième année, son père mourut d’une chute dans les montagnes. La pluie avait rendu la roche glissante et, à l’altitude où se trouvait Balèpl, les nuages brouillaient rapidement la vue. Doucement, Shay vit sa famille s’effondrer sur elle-même. Sneha, leur mère, tentait tant bien que mal de maintenir l’ordre dans la maison malgré la présence désormais envahissante de l’oncle, et tandis que les deux aînés, Nimat et Alazne, se menaient une guerre sans merci afin de remplacer Galen. Shay continua de faire ce qu’on lui avait appris, et ce qu’il faisait le mieux : rien. Il garda le silence, ne pleura pas, ne prit pas part à ce drame interne. Il décida qu’il voulait s’engager dans la garde de Balèpl, comme son frère aîné, afin de rendre hommage à son père.

Ce fut là sa première grande désillusion. Shay, depuis son plus jeune âge, avait toujours cru aux histoires que son père lui racontait sur la garde. Comme lui, il vénérait les valeurs de loyauté, d’honneur, de dignité et d’abnégation. Servir la communauté était un devoir que tout homme devait remplir. Malheureusement, ce qu’il trouva en intégrant les rangs de la garde était bien éloigné de tout ce à quoi il s’était attendu. Il prit sur lui. Il supporta les vices et sévices de ses confrères, car ce qui importait était de protéger les citoyens. Il ferma les yeux sur la corruption et la perversion de l’âme, tant que le travail était fait. La frustration d’être toujours laissé en arrière, déjà, s’était nichée dans le cœur du jeune Shay. Jamais premier, jamais dernier, on ne le remarquait tout simplement pas. Son apparence fragile faisait de lui la risée de ses semblables. Il garda tout cela pour lui. Il n’avait rien à exiger des autres, ou de la vie. Il avait choisi cette voie avec comme désir de rendre son père fier mais ne récoltait que l’indifférence de sa famille, trop occupée à célébrer le succès et le courage de Nimat ? Tant pis. Il se jetait corps et âme dans le travail, avec l’acharnement d’un lunatique, mais n’était jamais récompensé ? Tant pis, lui connaissait sa valeur – pourquoi donc chercher la reconnaissance ?

Pendant plus de dix ans, Shay gravit lentement les échelons, sans aucun éclat. L’ennui, dans une ville aussi isolée que Balèpl, rendait certainement les gens fous. Shay fut témoin de certains actes, incompréhensibles au début, mais qui ne tardèrent pas à devenir pour lui des habitudes. L’alcool lui fournissait une échappatoire relativement efficace. Cette routine l’aurait sans doute tué, si, au matin de ses vingt-quatre ans, un inconnu qui se disait venu du ciel ne l’avait pas pris avec lui pour l’envoler vers Tol Orëa.

Au Màr Luimë, Shay suivit l’enseignement du Maître Kunaï El’Azad, qui reconnut en lui toutes les qualités d’un bon soldat, et qui le recommanda auprès des Crocs d’Argent. Élève modèle, très docile quoique visiblement blasé, il faisait ce qu’on attendait de lui sans jamais rien demander. Il passa la dernière moitié de son Aspiranat en compagnie d’un jeune Ondin au passé trouble, Usui Ikeda. Leurs deux caractères, strictement opposés, menèrent à des situations tendues, et Shay voue toujours à cet énergumène une haine hors norme. Il passa l’Empreinte en l’an 914, où il se Lia à la Verte Zhaleh, et accéda directement au rang de Sergent à la fin de l’année 918.

RPs où il est apparu : Élection des Sénateurs : Le Réveil des Temps Anciens, Le Soulèvement des Marchands, La Rébellion Neutre, Au Crépuscule des Règnes, Le Jour d'Ouranos, Les Êtres Brisés ...


Dernière édition par Amaélis Eleicúran le Lun 10 Mai 2021 - 0:26, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: [PNJs] Autre(s) Visage(s)   [PNJs] Autre(s) Visage(s) Icon_minitimeMer 5 Fév 2020 - 21:14

[PNJs] Autre(s) Visage(s) Maitre-ardent-51abea4 & [PNJs] Autre(s) Visage(s) Ashtad-2-51f9a98 [PNJs] Autre(s) Visage(s) Ashtad-forme-humaine-51abea9
Maître Ansehelm, Lié au Blanc Ashtad.

Espion et assassin particulier.

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#993300
#ffffcc
Citation :

Nom du PNJ : Autrefois, Winyária Hendunárë (littéralement, enfant de l’aube fraîche aux yeux de flamme). Aujourd’hui, il se fait simplement appeler Ansehelm (protection divine). Vous entendrez peut-être parler de la traînée du Ssyl’Shar, ou bien de la folle du désert, ou bien encore tout un florilège de surnoms plus dégradants les uns que les autres. Sa réputation sulfureuse n’est plus à prouver.
Âge : 27 ans, né en Eurilyaku 892.
Sa race : Elfe
Son rang : Maître Dragon, espion pour le compte du Sang Eléderkan Garaldhorf, Inquisiteur Suprême.
Ordre Draconique d'appartenance : Kaerl Ardent, Neutre Mauvais. Affilié au Clan des Introvertis.
Nom du Lié : le Blanc Ashtad, fils de l’Incarnate Lye’Den. Empreinte en 912. D’une patience extraordinaire face aux caprices de son Lié, ce Dragon se démarque notamment par son habitude de s’adresser aux autres par énigmes. Il n’apprécie pas vraiment d’autre compagnie que celle d’Ansehelm. Son nom signifie justice et il serait malvenu pour quiconque de tenter de le défier – car, s’il sait se montrer indulgent, il ne laissera pas une même erreur se reproduire deux fois. Sa forme humaine est celle d’un Ondin de petite taille, aux cheveux cendrés toujours en bataille et au visage arrondi.
(Même s’il parle de son Lié au féminin, Ashtad le considère plus comme étant prisonnier de l’identité qu’il s’est construite que comme une femme ayant atterri dans un corps d’homme.)

Brève description : Tout en finesse, la silhouette de l’Elfe s’élance et atteint sans problème le mètre quatre-vingt-cinq. Malgré son apparente douceur et la finesse de son corps, les muscles sont nerveux, les mouvements secs et rapides. Avec ostentation, Ansehelm se pare de métaux précieux, de gemmes brillantes, de riches tissus aux couleurs d’or, de bronze et de jade. Il s’entoure aisément d’une aura de mystère, entretient une apparence entre deux eaux afin de mieux troubler. Certains pensent qu’il est un homme déguisé en femme quand d’autres sont persuadés du contraire. Ses cheveux sont d’un brun chaud, aux nuances d’acajou et de cuivre. Noués en catogan lâche, ils tombent jusqu’au milieu de son dos. Ses yeux d’ambre, ourlés de longs cils sombres, laissent clairement entrevoir l’intelligence et la vivacité de leur détenteur. L’Elfe sait parfaitement jouer de ses expressions, maîtrisant autant l’inclinaison de ses épais sourcils que celle de ses lèvres charnues. Sa voix, grave et profonde, peut être aussi douce que rugueuse. Ansehelm est un personnage résolument ambivalent.

Sous son apparence soignée, l’Elfe se révèle un être empreint d’une colère froide, insondable, ainsi que d’une certaine tendance à s’emporter. Il donne l’impression d’ourdir en permanence quelque complot pour se venger de choses incertaines. Plutôt instable, il peut se montrer agréable et plaisant, et l’instant d’après se mettre à tempêter pour un rien. En vérité, Ansehelm souffre d’un certain manque de confiance en lui, à force d’avoir été dans l’ombre, et ne sait pas comment se positionner face à son identité refoulée. Il craint le jugement mais s’efforce d’agir comme si celui-ci n’avait aucune importance. Il désire férocement la gloire, l’honneur, le respect et ne reculerait probablement devant rien si sa raison et sa méfiance ne travaillaient pas de concert à l’empêcher de trop tomber dans l’extrême. Volontiers arrogant et mesquin, il le fait cependant avec parcimonie afin de ne pas s’attirer d’ennemis plus forts que lui. Ansehelm déteste toutes les sortes de faiblesse, et projette les siennes sur les autres afin de justifier sa hargne.

Résumé de son histoire : Suite à l’assassinat de ses parents fraîchement embourgeoisés, ce qui n’était pas au goût de certains notables de Qerumi, et à la vente de sa toute jeune sœur à une quelconque maison close, Winyária parvint tant bien que mal à survivre dans les rues glauques de l’Oasis. Âgé de quinze années tout au plus, il nourrissait l’espoir de recevoir l’enseignement des Némésis – un ordre secret constitué uniquement de femmes lésées. Là-bas, on apprenait à tuer en silence, à disparaître sans laisser de trace. Ainsi, il aurait pu venger la mort de sa famille et sauver sa sœur. Mais Winyária ne pouvait pas devenir une Némésis, parce qu’il n’était pas une jeune fille. Alors, il se vêtit de robes et, profitant de sa jeunesse et de ses traits fins, il alla de nouveau frapper à leur porte. Si vous lui demandez par quel miracle aucune de ces dames ne se rendit jamais compte de sa véritable identité, il haussera les épaules et préférera ne pas s’épancher sur ce sujet.

Une année entière, il fut éduqué aux Arts secrets des Némésis : le poison, l’hypnose, le mensonge et l’assassinat. Winyária était doué, sa volonté accrue par un puissant désir de vengeance envers ceux qui avaient tué ses parents et vendu sa sœur. Au sein de l’ordre, il se lia d’amitié avec une Humaine nommée Kismet, dont la vie, sous tous ses aspects, ne semblait avoir été qu’un interminable cauchemar. Kismet connaissait le secret de Winyária, mais elle ne le révéla pas – elle comprenait les motivations du jeune homme et souhaitait qu’il rende un jour justice.

Au cours de la deuxième année, Winyária avait retrouvé le coupable. Il s’agissait en réalité d’une coupable, et, à n’en pas douter, d’une Némésis. Winyária ne prit pas le temps d’écouter ce qu’elle avait à dire concernant le destin de sa famille et l’exécuta d’un seul geste. Malheureusement, le bruit se répandit bientôt dans l’ordre que l’une de ses membres avait été tuée. Kismet comprit aussitôt, et, cette fois-ci, elle ne fut plus capable de se taire. Elle avait déjà trop risqué pour Winyária. Néanmoins, elle l’informa de ce qu’elle s’apprêtait à faire, afin qu’il ait le temps de fuir Qerumi – et le Ssyl’Shar, s’il le fallait. Il se rendit donc à Arsuh, le seul endroit où il aurait la chance de pouvoir s’embarquer sur un navire à destination des autres continents. Là-bas, il continua de se faire passer pour une femme – ou pour un homme, selon ce qu’exigeait la situation – changeant d’identité tous les jours. Avant d’avoir pu ramasser assez d’argent pour se payer une traversée, il fut récupéré par un Chevalier du Kaerl Ardent, auquel il se présenta sous le nom d’Ansehelm.

Magie : Auprès d'une vieille sorcière pratiquant la Magie Noire, Ansehelm effectua peu de temps avant sa puberté un rituel qui lui permet de changer de sexe. En échange, il dut sacrifier sa propre virilité, sa fertilité et sa capacité à éprouver du plaisir. Ce sort ne peut pas être inversé : Ansehelm ne pourra jamais retrouver son corps d'origine.

Extraits du rituel:
 

Regard de Flarmya : Le Lien avec Ashtad a légèrement modifié les sens d'Ansehelm, lui permettant ainsi de localiser proies et gêneurs grâce à leur chaleur corporelle.

RPs où il est apparu : Premières Braises, En affrontant l'Orage, Les Racines sous la Cendre, La Promesse des Étoiles ...


Dernière édition par Amaélis Eleicúran le Jeu 26 Mar 2020 - 11:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [PNJs] Autre(s) Visage(s)   [PNJs] Autre(s) Visage(s) Icon_minitimeMer 5 Fév 2020 - 21:29

[PNJs] Autre(s) Visage(s) Efisio10 & [PNJs] Autre(s) Visage(s) Arihel11 [PNJs] Autre(s) Visage(s) Arihel10
Chevalier Efisio Anath, Lié à la Noire Arihel.

Homme à tout faire.

[PNJs] Autre(s) Visage(s) Logo_a10
#ac6c5c
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Citation :

Nom du PNJ : Efisio Anath (son prénom signifierait "nouveau lieu", son nom de famille, lui, veut dire "réponse"). Efi', pour les intimes. Efisio Joues-de-Pucelle, pour les moqueurs.
Âge : 24 ans, né en Mystraku 894.
Sa race : Fëalocë.
Son rang : Chevalier Dragon, Lieutenant dans les Crocs d'Argent.
Ordre Draconique d'appartenance : Neutre, Neutre Strict. Apolitique.
Nom du Lié : La Noire Arihel ("lion de Dieu"), née en 913 de l'Argentée Seresth. Petite Dragonne presque aussi haute que large, ses épaisses écailles noires reflètent une lumière froide qui la pare de reflets cendrés. Protectrice au point d’en devenir jalouse, exceptionnellement bornée, Arihel prône une neutralité ouvertement individualiste. Elle ne s’intéresse qu’à ses propres sentiments et à ceux de son Lié, ne réagit que si elle sent personnellement menacée, et possède des valeurs susceptibles de changer selon son humeur du moment. Elle apparaît souvent blasée, car elle est persuadée que les bipèdes sont trop prévisibles et qu’elle est capable d’anticiper leur comportement, rendant son quotidien particulièrement morne. Elle se plaint souvent de sa propre intelligence, comme si elle avait déjà tout vu, déjà tout fait, et qu’il n’existait rien dans l’univers à même de réellement la divertir. Sous forme humaine, elle prend l’apparence d’une grande Humaine filiforme, couronnée d’une imposante crinière d’ébène frisée, au visage statuesque et hautain.
Nirmal le Brun, Lézard de Feu (Empreinte en 917).

Liens : Le Maître Brun Doryl Dunstan, son ancien Maître, avec qui il a gardé des contacts cordiaux. La Chevalière Verte et Sergent Anahita Kesari, sa subordonnée, qui a accepté d’être son guide et de l’aider à assumer son rôle de Lieutenant. Le Chevalier Brun Nejdan Jacek, archer sous ses ordres et rattaché à Anahita. Le Chevalier Vert et Sergent Shay Ekatz, son ami et collègue, pour lequel il éprouve des sentiments ambigus qu’il tient à garder secrets.  

Brève description : Efisio est né dans le sud d’Orën, et il a gardé en lui toute la chaleur de sa contrée natale. C’est un Fëalocë de taille moyenne (1m74), à l’allure dynamique et robuste, qui était déjà de forte constitution avant de développer sa musculature parmi les Crocs d’Argent.  Son visage ovale et fin lui donne l’air encore plus jeune qu’il ne l’est vraiment ; et certains ne se privent pas de le comparer à celui d’une fille. Ses yeux en amande, à la sombre teinte acajou et aux vagues nuances rougeoyantes, sont disposés de telle sorte qu’il arbore un air naturellement doux. Son menton et ses joues sont mangés par une barbe soigneusement entretenue, légèrement plus claire que sa chevelure auburn - laquelle, généralement ébouriffée et légèrement ondulée, est coiffée d’une manière qui défie la gravité, il lui arrive de la porter lâche. Sa peau a autant le hâle de son pays que de son sang Fëalocë ; sa pommette gauche est barrée par deux cicatrices, héritées d’une jeunesse aux activités questionnables. Efisio parle d’une voix à l’accent chantant, à laquelle il est difficile de résister. Souvent vêtu de sa tenue réglementaire, il apprécie autrement les habits amples et simples qui lui permettent de bouger sans entrave. Il est très propre sur lui, choisissant toujours avec soin son accoutrement, et aime prendre soin de son corps, conformément aux traditions de son pays. Il est donc important de noter que le Fëalocë sent ainsi particulièrement bon, généralement un mélange de musc, de vanille et d’épices. Malgré sa bizarrerie et sa timidité, Efisio dégage indubitablement une aura chaleureuse, réconfortante et attirante.  

Efisio est avant tout une personnalité qui aime se mettre en retrait, préférant observer la course du temps plutôt que d’y participer activement. De loin, il apparaît assez distant et réservé, si ce n’est carrément arrogant et fermé, mais de plus près, ses yeux au regard doux et curieux révèlent qu’il ne perd pas une miette de ce qui l’entoure, avec sincérité. Il n’est pas simple à approcher, étant passé maître dans l’art de l’esquive – sauf s’il a décelé en vous quelque chose qui a éveillé sa curiosité, ou simplement s’il a senti qu’il pouvait faire le premier pas sans craindre d’être rejeté. Pour ceux qui le côtoient et le connaissent, le Fëalocë est un ami en or, toujours partant pour s’amuser, bon communiquant peu avare de conseils, d’une loyauté à toute épreuve quoique montrant les signes d’un certain manque de maturité. Très attaché à ses propres valeurs et à sa propre conception du monde, celles-ci le placent légèrement à l’écart des normes communes ; il n’est pas dit, cependant, qu’il n’en tire pas une certaine forme de satisfaction. Il a choisi la voie des armes, non pas par passion ou par volonté des servir les siens, mais parce qu’il craignait de s’empâter dans le confort d’une vie trop sédentaire.  
Le Fëalocë a beau être un électron libre, il chérit les environnements cadrés qui lui permettent de mieux appréhender et d’affirmer sa propre place au sein d’une communauté. Il ne ressent pas le besoin de faire le bien, ni l’envie de faire le mal ; seul lui importe ce qu’il juge juste. Sa morale en teintes de gris fait qu’il vaut néanmoins mieux le compter parmi ses amis : ses plans de vengeance peuvent s’étaler sur des années, et soyez sûr qu’il ne reculera devant aucune méthode – légale, dans le meilleur des cas – pour obtenir justice.  

Résumé de son histoire : Efisio naquit par une pluvieuse journée de Mystraku 894. Sa famille, comme beaucoup d’autres, travaillait dans un domaine viticole au sud de Mytilène, où ils exploitaient la terre et les vignes pour le compte de ses propriétaires - une lignée ayant fait fortune dans la vente de vin et d’olives. Son enfance fut paisible, heureuse en majeure partie, malgré la pauvreté de ses parents et la rigueur de leur condition. Il avait un frère, Alvise, de trois ans son aîné, et une sœur, Verena, qui naquit un an après lui. Il n’apprit ni à lire ni à écrire, mais aida très tôt dans les champs. La vie suivait le rythme des saisons et du raisin. En été, c’était les après-midis sous le figuier bercés par le concert des cigales, à attendre que le soleil soit un peu moins brûlant, à espionner les lavandières qui se baignaient dans la rivière. Au début de l’automne venaient les vendanges, le dos courbé, et puis les pantalons roulés jusqu’aux genoux pour patauger dans les grandes cuves, des tatouages à l’encre violette qui ne partaient pas.  

L’adolescence offrit plus de possibilités. Toujours collé aux basques de son frère, celui-ci l’entraînait dans les tavernes de la cité d’Izérinas, port de Mytilène, aux rues toujours en fête où se mélangeaient allègrement dignes négociants, contrebandiers embourgeoisés et transporteurs musclés, artistes sans le sou et autres colporteurs venus d’ailleurs. Tout ce beau monde ne vivait que pour faire affaire, et sans doute, Alvise y vit là une opportunité. Il conclut son premier contrat alors qu’Efisio venait de fêter ses quinze ans. Il détournait une petite partie du vin, des olives et des figues du domaine pour les revendre à un jeune marchand peu scrupuleux, à un coût deux fois moins élevé que si celui-ci avait directement acheté auprès du producteur. Avec quelques amis de confiance, Alvise mit au point une technique pour voler puis acheminer les produits dérobés. Si Efisio avait des doutes sur le bien-fondé du procédé, il n’en savait pas assez pour s’y opposer ouvertement, et se retrouva donc mêlé aux affaires de son frère.  

À force de fréquenter des lieux plus ou moins louches et des gens plus ou moins suspects, Efisio s’était révélé doué en matière de diplomatie ; il savait manier les mots pour satisfaire tout le monde et calmer les esprits les plus échauffés. Il avait aussi appris à user d’une autre forme de diplomatie, celle-ci trouvant plus son efficacité dans le bon usage des poings et dans la portée de la voix que dans l’art de la rhétorique. Ce fut au cours d’un combat de rue contre d’autres gredins de son espèce qu’il récolta ses deux cicatrices, ayant échappé de peu à l’énucléation. Les ennuis semblaient suivre Alvise comme des mouches, le miel. La situation dans laquelle il s’était embourbé devenait plus complexe et inextricable de jour en jour, et il était désormais impossible d’envisager que cela pouvait continuer. Efisio était plus sage et refusait de mettre en danger sa famille, mais lui qui était pourtant capable de raisonner le plus buté des voyous, avait d’immenses difficultés à convaincre son frère de mettre un terme à son petit commerce.

Il avait traversé la moitié de sa seizième année lorsqu’il décida que tout cela devait prendre fin. Il échangea sa liberté et celle d’Alvise contre le nom de leur acheteur, puis laissa la justice faire son œuvre. Alvise fut envoyé en mer sous une fausse identité, et si vous lui demandiez, Efisio vous dirait que son frère n’est toujours pas arrivé à court d’insultes pour exprimer ce qu’il pense de lui. Après avoir avoué ses crimes et présenté ses excuses à sa famille, Efisio prit la route du patriciat de Tramaghel. Il allait de ferme en domaine, proposant ses services contre un toit et un repas le temps de quelques jours. Il était fort, timide mais débrouillard, et dans cette région très agricole d’Orën, le travail ne manquait jamais.  

Au cours de l’année 912, il fut récupéré par un Chevalier du Màr Luimë. Là-bas, le Maître Brun Doryl Dunstan, Lié à Anduras, le prit sous son aile. Un an plus tard, il passait avec succès l’Empreinte, rencontrant sur les Sables la Noire Arihel. Dès lors, il s’engagea dans les Crocs d’Argent, parce qu’il était incapable de supporter l’idée d’une vie sans travail physique et parce qu’il craignait de devenir paresseux et gras si on lui en laissait l’occasion. Il profitait alors souvent de ses permissions pour aller rendre visite à sa famille, jusqu’à ce que, plus tard, en 916, la nouvelle du décès de son frère ne vienne ternir leurs relations. Il rencontra Shay Ekatz en 913, alors que ce dernier était encore un Aspirant chargé de diverses tâches ingrates au sein des Crocs, et participa aux diverses batailles que mena le Kaerl Neutre en 914, en 917, puis en 918.  

Au début de l’été de cette même année, il fit son Intégration, officialisant ainsi son appartenance aux Crocs après cinq années de service irréprochable. La montée sur le trône de Javerth Seram accéléra les choses car, pour s’assurer le soutien du corps armé d’élite du Màr, celui-ci promut un certain nombre de jeunes soldats triés sur le volet, et Efisio se retrouva propulsé au rang de Lieutenant sans avoir rien demandé à personne. Beaucoup, parmi les Crocs, virent d’un mauvais œil l’arrivée de tous ces guerriers inexpérimentés à des postes traditionnellement réservés aux vieux gardes ayant fait leurs preuves. Heureusement pour lui, Efisio avait sa réputation – bonne, majoritairement, même si certains aimaient se moquer de son visage fin et délicat, au point de l’affubler du surnom "Joues-de-Pucelle” – et il sut entrer dans les bonnes grâces de la Chevalière Verte Anahita Kesari, Sergent sous ses ordres et femme respectée, afin d’éviter l’insubordination parmi la petite dizaine d’hommes qu’il se retrouvait bien malgré lui à commander.  

RPs où il est apparu : Au Crépuscule des Règnes, Murmures Engloutis, Le Jour d'Ouranos ...


Dernière édition par Amaélis Eleicúran le Mar 22 Sep 2020 - 14:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [PNJs] Autre(s) Visage(s)   [PNJs] Autre(s) Visage(s) Icon_minitimeLun 21 Sep 2020 - 22:09

[PNJs] Autre(s) Visage(s) Nerieh11 & [PNJs] Autre(s) Visage(s) Tamrat11 [PNJs] Autre(s) Visage(s) Tamrat12
Maître Neriah Akachi, Lié au Bronze Tamrat.

Un ami qui vous veut du bien.

[PNJs] Autre(s) Visage(s) Logo_b27
#efdacf
#495532
Citation :

Nom du PNJ : Neriah Akachi (littéralement, "lumière et main de Dieu"). Il porte encore parfois le pseudonyme qu'il gagna dans les arènes d'Arsuh, Soluk Savaştanrisi, signifiant vaguement "pâle dieu de la guerre".
Âge : Né le dernier jour de Solyaeku 884, il est âgé de 35 ans. Lui-même ignorant sa date de naissance, il dit généralement qu'il a la trentaine.
Sa race : Sang-Mêlé (moitié Neishaan, quart Fëalocë et quart Torhil).
Son rang : Maître Dragon, Décurion Incandescent.
Ordre Draconique d'appartenance : Ombre, Neutre Mauvais. Affilié au Clan Introverti.
Nom du Lié : Le Bronze Tamrat ("miracle"), né en 908. Dragon dans la moyenne de ses congénères, Tamrat possède une cuirasse aux larges plaques d’écailles dont les couleurs mêlent habilement le cuivre flamboyant et l’or incarnat le plus sombre. Taillé comme une machine de guerre, il possède pourtant une curieuse prestance, presque précieuse, affectant une délicatesse loin de correspondre à sa masse. Ses petites ailes ne lui offrent pas une grande mobilité en vol ; il préfère donc compter sur son endurance et sur sa force brute. En souvenir du jour où le Regard de Flarmya s’est posé sur eux, Neriah lui a fait présent de trois anneaux d’or qu’il porte à ses cornes. Ceux-là sont en réalité des artefacts magiques, dont l’utilité reste à ce jour encore inconnue. Sous forme humaine, Tamrat prend l’apparence d’un Elfe aux airs de brigand des mers. Son teint halé et ses innombrables tatouages témoignent alors de son amour du voyage.
Tamrat est un Dragon à l’individualisme acharné. Le monde entier lui appartient, et il n’accepte de le partager qu’avec ceux qu’il juge utiles – ou trop faibles pour représenter une réelle menace. Curieux en toute chose, le Bronze aime collectionner, autant les savoirs que les trophées, et sa soif de connaissance peut sembler tout bonnement inextinguible. En réalité, il considère que pour tout ce qu’on ne peut battre par la simple force, il existe une faille dans la nature même qui permet de soumettre l’autre. Cupidité, honte, regrets, désir de puissance… Tout le monde peut être acheté lorsque l’on connaît son prix. Pour autant, il ne se considère pas particulièrement supérieur et lui-même a conscience de sa propre vulnérabilité, qui est la peur de la mort. Engagé dans une bien étrange quête de l’immortalité, au sens littéral ou figuré, il est absolument obsédé (et terrifié) par l’idée de disparaître. Le Bronze est une étonnante force de la nature aux élucubrations résolument mystiques, poursuivant sans répit des fantasmes disparates et détruisant sans vergogne tout ce qui voudrait lui barrer la route. Attaché à sa liberté, il n’a que faire de celle des autres – en particulier s’ils ne sont pas capables de la défendre.
Tamrat est très proche de son Lié. Il considère leur Lien comme un objet digne de vénération et entretient envers celui-ci un culte aux rituels scrupuleux.

Liens : Le Chevalier Bronze Nagendra Tuncay faisait partie de sa Décurie avant sa promotion.

Brève description : Par son métissage, Neriah est plus grand que la moyenne des hommes Neishaans sans non plus être tout à fait imposant. Une masse inextricable de cheveux à la teinte oscillant entre le blanc et le gris tombe sur ses épaules et vient balayer de justesse ses omoplates. Boucles désordonnées, généralement en bataille, Neriah a renoncé à véritablement les coiffer. Il les attache en tresses ou nattes sommaires afin de rester à peu près présentable. Leur couleur pâle contraste particulièrement avec sa peau brune, presque cuivrée lorsqu’il s’expose trop longtemps au soleil. Neriah présente un visage ovale dont les traits trahissent ouvertement qu’une partie de son sang a pour source les hauts plateaux du Gumburajong. Ses yeux étirés, en amande, sont d’un violet si sombre qu’ils paraissent entièrement noirs. Son regard, comme tout le reste de son visage et même de son corps, est particulièrement expressif. Au-dessus de son sourcil gauche, quatre grains de beauté traversent en biais son front, comme des tâches de peinture tombées d’un artiste au pinceau maladroit.  
D'une souplesse féline, doté d’une musculature aussi robuste que le lui permet son sang mêlé, la chair parcourue de cicatrices, affligé d’une posture déplorable mais également d’une présence vibrante, Neriah donne l’impression de tenir plus de la bête sauvage que de l’être humain. Il s’exprime d’une voix au timbre riche, tantôt douce, chaude et ronde, tantôt claire et carillonnante. Et s'il préfère ses vêtements pratiques, peu salissants et adaptés à toutes les situations, il possède malgré tout un sacré don pour se faire remarquer.  

Neriah n’est probablement pas un être fondamentalement mauvais. Pour tout dire, cela se voit encore dans sa volonté de veiller sur les autres et de les aider dans la quête de ce qui les rendra entiers, dans l’aura de fraîcheur naïve qui l’entoure et lui colle à la peau. Son énergie solaire, le faible rayonnement de son cœur au milieu des ténèbres, attire à lui toutes les âmes désespérées du Kaerl comme autant de phalènes séduites par une flamme. D’une certaine manière, tout à fait égoïstement, il aime sans doute se croire capable de leur donner les bonnes armes pour leur permettre d’affronter tout ce que le monde a de plus cruel, de plus injuste à leur offrir. Car il en a fait l’expérience, Neriah est incapable d’envisager que quoi que ce soit de bon puisse survivre ici-bas qui ne se dissimule pas derrière la violence, le sang et le pouvoir. Voit-il réellement au-delà de la haine ? Au-delà des armures de mépris que certains se forgent dans leur propre chair ? Neriah croit sûrement faire le bien en répandant le mal – bien qu’il le fasse à sa façon.
À cause des évènements dont il fut témoin et de l’environnement immoral dans lequel il se construisit, le Sang-Mêlé a adopté une vision littérale et dangereusement manichéenne du monde. Ceux dont il s’entoure n’ont pas d’autre choix que de marcher dans sa direction, sous peine de se voir attribuer le statut d’ennemis. Les ennemis représentant un danger pour l’accomplissement d’un bonheur durable, une menace pour l’harmonie, il est nécessaire de les éliminer. Pour pouvoir les éliminer, il faut être le plus fort. Peu importe le domaine. Neriah n’a aucune idée des conséquences réelles de ses actions car il ne voit pas plus loin que son but.  

Neriah est ce genre de personne qui pense savoir, au fond de lui, ce qui est le mieux pour tout le monde. Une fois qu’il a une idée en tête, il est impossible de l’en détourner, et les Dieux savent jusqu’où il est capable d’aller pour faire valoir ses idéaux… Son manque flagrant d’éducation est compensé par une intelligence hors-norme dès qu’il s’agit de comprendre autrui et il est quasiment impossible de lui résister lorsqu’il a décidé de vous prendre dans ses filets. Meneur charismatique, bruyant mystère qui ne se révèle jamais tout à fait, Neriah a élevé au rang d’art l’esquive tout en conservant une ouverture, une spontanéité qui font souvent de lui le “chouchou”. Il vous donnera l’impression d’une relation profonde, vous soutirera tous vos secrets, vos peurs et tous vos désirs, mais vous ne saurez probablement jamais rien de plus sur lui. Gardez bien en tête, cependant, qu’il n’agit pas dans l’intention de vous nuire car Neriah n’est pas un être fondamentalement mauvais – mais sa conception du monde, elle, est corrompue et désespérément noircie. Afin de vous protéger, il n’hésitera pas à guider votre main jusqu’au cœur encore battant de celui qui se sera dressé entre vous et vos rêves. Pour votre bien et celui du plus grand nombre, il commettra les pires atrocités, persuadé de sa légitimité.  

Pour tout cela, il faut probablement blâmer sa sensibilité à fleur de peau, sa perméabilité et sa redoutable empathie. Il aime les autres, mais manque d’esprit critique et de recul pour appréhender un monde en nuances de gris. Neriah apparaît donc comme un être sociable et optimiste, charmeur et énergique, qui aime autant être le centre de l’attention que de rester dans son coin – bien que la première situation soit la plus fréquente car c’est tout naturellement qu’on se tourne vers lui. On peut cependant facilement le trouver trop insistant, intrusif, beau parleur, irréaliste et complètement incohérent.    

Résumé de son histoire: Nul ne sait vraiment où naquit Neriah, ni qui étaient ses parents, ni même son véritable patronyme – l’hypothèse la plus probable étant qu’il n’en ait jamais eu et qu’il n’ait été qu’un produit destiné à satisfaire la curiosité et les désirs d’exotisme de plus fortuné. Il débarqua au Ssyl’Shar à bord d’un navire parti des contreforts des monts Sérénéïdes, où il fit vraisemblablement le bonheur du marchand qui le trouva et décida de l’intégrer à sa collection. Ce jeune enfant aux cheveux d’argent, aux yeux de violine et mat de peau, qui savait tout juste marcher et guère mieux parler, attira très vite les convoitises ; des enchères furent organisées et il fut vendu à prix d’or en l’espace de quelques heures.
Au sein de sa nouvelle demeure, le garçon fut traité comme un prince. Il reçut une éducation sommaire (son maître trouvait qu’il était plus important de lui enseigner la musique, le combat et le chant que des choses aussi triviales que la lecture ou les mathématiques), se faisait pouponner par les femmes de chambre, était autorisé à manger toutes les sucreries qu’il était capable d’imaginer… Sans doute fut-il jalousé et détesté par les autres membres de la maisonnée, mais son maître faisait battre sans distinction tous ceux qui osaient, ou tentaient, de lever la main sur lui. Néanmoins, l’arrivée de la puberté marqua la fin de son traitement de faveur et, conjointement avec la dégradation des finances de son protecteur, il servit de monnaie d’échange afin de rembourser quelque dette.

Âgé d’environ quinze ans, Neriah se retrouva dans une maison close, où il n’officia qu’une courte année avant d’être de nouveau acheté par un notable d’Arsuh, dont la passion était d’envoyer des Neishaans se faire massacrer dans les arènes. Contrairement à ses camarades et congénères, le Sang-Mêlé était entraîné et, par son métissage, de constitution plus robuste. Contrairement à eux, il pouvait également compter sur l’influence de son sang Fëalocë pour ne jamais perdre sa combattivité. Il tenta tant bien que mal de leur enseigner les rudiments du combat, la manière de tenir une arme, des astuces pour esquiver les coups… Chaque nouveau jour, l’un de ses compagnons partait affronter les gladiateurs et ne revenait pas. Lorsque vint le tour de Neriah, lorsque ses pieds nus se posèrent pour la première fois sur le sable brûlant de la fosse, les mains serrées autour d’un glaive rouillé, il fut autant galvanisé par les acclamations du public que terrorisé par l’odeur du sang. Par miracle ou par chance, il survécut – de justesse, mais grâce lui fut accordée par respect envers la bravoure dont il avait fait preuve.

Le bourgeois employait un guérisseur dont l’assistante, Shion Heiata, une Ondine qui ne devait pas avoir plus de douze ans, s’enticha du Sang-Mêlé et commença à le soigner en cachette avec sa toxine. Quatre ans durant, Neriah devint l’attraction principale de son propriétaire ; tout le monde voulait combattre cet étrange Sang-Mêlé mais il rapportait trop d’argent à son maître pour que celui-ci accepte de le laisser mourir si tôt. Même si la plupart des combats organisés n’étaient pas des combats à mort, Neriah crut plusieurs fois y laisser sa vie. Au cours de ces années, il obtint le titre et le surnom “Soluk Savaştanrisi”, signifiant à peu de choses près, “pâle dieu de la guerre” – ce qui, bien que faisant principalement référence à ses origines Neishaanes, ne laissait pas d’intriguer ceux qui étaient familiers de son faciès basané. Il noua avec la jeune Shion une étroite relation de respect, de gratitude et de confiance. Car il voulut la sauver des griffes de leurs maîtres, alors que la renommée de Neriah était retombée, laissant planer le doute sur son avenir, le Sang-Mêlé décida de s’enfuir avec elle.
Évidemment, leur évasion ne se passa pas comme prévu. Après avoir massacré la moitié des gardes de la demeure, trop aveuglé par sa rage aveugle envers ceux qui osaient se dresser sur son chemin, Neriah réalisa qu’il avait oublié de protéger son amie et retrouva le corps de celle-ci, la gorge tranchée. Le Sang-Mêlé prit la fuite, s’embarqua sur le premier navire qui accepta de le prendre à son bord et se retrouva à voguer en direction de l’Archipel des Tempêtes.

Lorsqu’il posa le pied à Karasdorg, il avait perdu plus de la moitié de sa maigre fortune dans le paiement de la traversée (ses ‘’bienfaiteurs’’ ayant vite compris qu’il serait facile de l’arnaquer). Complètement perdu, n’ayant jamais vécu autrement qu’en étant la propriété d’un autre, Neriah eut beaucoup de peine à s’en sortir et les premières lunes furent rudes. Sa connaissance de la langue commune était limitée ; il ne savait ni lire, ni écrire, ni même compter. Son seul talent notable était le combat, et il fut retenu pour former les miliciens. Cela dura trois ans, au bout desquels Neriah avait fini par pouvoir se payer un logement – où il lui arrivait parfois d’accueillir orphelins, exilés sans le sous fraichement débarqués et autres laissés pour compte.
En 907, après une série de disparitions inexpliquées et de meurtres faisant planer une ombre menaçante au-dessus des ruelles de la cité portuaire, Neriah disparut. Il avait été repéré par une Chevalière et sa Liée Blanche, qui décidèrent de l’emmener au Màr Tàralöm malgré la complexe lumière de son âme. Le Sang-Mêlé fit donc ses premiers pas sur Tol Orëa alors que la guerre faisait rage. Ce fut donc tout naturellement que, en parallèle de son Aspiranat, il intégra les armées du Kaerl Ardent afin d’y être préparé en vue de rejoindre le front. Il se Lia, un an plus tard, en 908, au Bronze Tamrat et dut attendre encore une année que celui-ci atteigne l’âge adulte pour enfin prendre part aux combats.

Endoctriné par son Maître, un Dominant qui parlait bien plus qu’il n’agissait, Neriah n’hésita pas à risquer maintes fois sa vie pour la gloire d’un Ordre dont il ne savait pas grand-chose, sinon qu’il lui avait offert une raison de vivre. Comme beaucoup, la fin de la Grande Guerre laissa au jeune Chevalier un arrière-goût de défaite, de trahison et de frustration. Sous l’impulsion de son Lié, il refusa un titre de Maître Incandescent pour aller plutôt parcourir le monde.
De ses voyages, le Sang-Mêlé revint plus sage. Si le combat restait le seul langage qu’il comprenait vraiment, il admettait désormais que la guerre n’était pas une solution viable et que la postérité du Màr Tàralöm primait sur les désirs de suprématie d’une poignée de forcenés. Réconcilié avec l’issue de la Grande Guerre, Neriah se dévoua entièrement à son Ordre afin d’être nommé Maître – en effet, il lui semblait que le plus important, à présent, était de recueillir les âmes encore naïves et immatures pour en faire les plus fidèles serviteurs, les plus assidus prêcheurs des valeurs Ardentes.
En 912, il obtint enfin le rang de Maître et prêta allégeance au Clan Introverti. Quatre ans plus tard, on lui confia finalement une Décurie de Spectres de Cendres.

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