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 [Maître Brun] Welnir Sadwen & Kalawar

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Welnir Sadwen
Maitre Dragon
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Welnir Sadwen


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Race : Humain
Âme-Soeur : Le Brun Kalawar
Alignement : Loyal Neutre (Kaerl Englouti)
Ordre Draconique : Ordre Draconique Neutre (Kaerl Englouti)

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MessageSujet: [Maître Brun] Welnir Sadwen & Kalawar   [Maître Brun] Welnir Sadwen & Kalawar Icon_minitimeMar 5 Mar 2019 - 20:04

Nom :  Welnir Sadwen

Surnom :Le diminutif Wel était inévitable parmi ses proches, il l’accepte volontiers mais ne se présente jamais ainsi.
 
Âge : Eté ( 38 ans)

Race : Humain

 Physique :
Bien proportionné, de traits réguliers, d’allure calme mais franche et aisée, la plupart du temps Welnir plaît au premier abord sans pour autant chambouler le coeur des dames (ou des messieurs). Ce charme sympathique s’est cependant quelque peu affaibli avec les dures épreuves de l’âge adulte.
Depuis 907 il porte un collier de barbe avec mouche et  moustache assez épaisse qui dissimule partiellement les balafres reçues au visage soit à la guerre soit par accident.
Il atteint le mètre quatre-vingts dans une famille où les plus de "six pieds six pouces"( 1m 95) seraient plutôt la norme masculine - comme d’ailleurs dans toute l’île de Bläarfell où il est né. On l’y considérait donc comme peu impressionnant physiquement bien qu’il fût  précocement de carrure suffisante pour ne pas être taxé de malingre.
Autres traits qui le différencient de ses compatriotes : le bleu très pâle de ses yeux et le châtain foncé à reflets roussoyants de ses cheveux semés aujourd’hui de quelques fils blancs. En effet, chez les Bläarfelli de pure souche, le crin couleur de paille est quasi général ainsi que les yeux gris acier. Mais sa grand-mère paternelle était venue d’une autre île vers Undomë, ce qui peut expliquer que le jeune Welnir ne corresponde pas exactement au modèle local.
Enfant, ce physique un peu exotique lui valut quelques railleries de ses condisciples mais il était, par sa mère, du riche et puissant clan guerrier Rolfergen. Le prestige de cette parentèle le protégea de tout harcèlement et, avec le temps, on s’habitua à sa différence et il n’eut jamais à en souffrir vraiment.

 Caractère :
Ce physique qui le distinguait de son entourage peut expliquer que le jeune Welnir ait développé très tôt une attitude réservée, ennemie des joutes verbales et des éclats de voix.  Mais ainsi, il se démarquait encore davantage de la majorité de ses compatriotes, grands braillards hauts en couleur, habitués à hurler plus fort que les rafales qui secouent leurs navires et,  pour la plupart, pensant que pour régler un différend, le meilleur moyen est de vérifier lequel des adversaires étend le premier son opposant sur le carreau.
De même il n’utilise que fort rarement le répertoire de jurons et insultes très imagées que tout bon Bläarfelli à en réserve. Cette retenue demeure un des traits marquants de sa personnalité. Mais il ne faut pas la confondre avec de l’effacement.
Réservé au premier contact, Welnir peut se faire remarquer dès que l’on sollicite son opinion ou qu’il doit remplir une tâche. Efficace dans l’action, de bon conseil, c’est un homme sur qui l’on peut compter. Mais il reste assez méfiant et refuse de se laisser entraîner au delà de ce qu’il juge raisonnable.
Volontaire et réfléchi dès l’adolescence, il a toujours cherché à se garantir une existence conforme à ses goûts : indépendance et confort de vie, liberté d’agir comme il l’entend.  Il peut paraître - surtout dans sa nation- comme manquant d’enthousiasme, de désir d’aventure et de risque, trop circonspect, un peu ennuyeux pour tout dire.
Cependant il est sûr de lui et déteste l’inaction. Il a  toujours tenu à ne pas se déshonorer et à servir, autrefois son clan et sa famille, aujourd’hui son kaerl. S’il juge que ses choix d’existence sont contestés, que ses valeurs sont en danger, il les défendra, s’il le faut, les armes à la main.
Certes peu démonstratif, il aime se retrouver en famille ou auprès de ses compagnons. Il valorise  les liens d’amitié réfléchis, durables et profonds. En amour, selon lui, les désirs, les passions ne peuvent que changer avec le temps et il est inutile et douloureux de vouloir retenir ce qui nous échappe. Il vit donc ses liaisons en tant que moments heureux mais qui finiront tôt ou tard. Ses compagnes sont prévenues et partagent en général son point de vue.

Alignement :    Loyal Neutre

Clan choisi : Ordre Draconique Neutre

Lié: Kalawar, brun, fils de Drowerseth et Anthémira disparus dans la Guerre des Ordres.

Histoire

~ Premières Années ~   

   En 880  Welnir naît dans une des îles de l'archipel d'Alsund situé au sud-ouest du Vaendark. Bläarfell signifie en dialecte local "Montagne Bleue" et c’est en effet l’aspect qu’elle présente quand  elle apparaît aux marins  rejoignant  Vikdir, le port-capitale de Bläarfell : 3000 habitants environ, soit la moitié de la population restante de l’île.

Lauga, sa mère, est fille d’une lignée célèbre de capitaines-guerriers, les Rolfergen.
Ces  marins-guerriers sont spécialisés dans l’arraisonnement souvent brutal de navires étrangers naviguant sans la charte officielle du Conseil de Bläarfell, charte qui les autorise à utiliser tel ou tel détroit. En dehors du Vaendark, on dirait des capitaines de Bläarfell que ce sont des pirates. Eux préfèrent le nom de corsaires puisqu’ils remettent le navire capturé au Conseil de l’île. D’ailleurs à Vikdir, ce sont des personnages importants et  le Conseil décrète un jour de deuil quand un des navires armés ne revient pas d’une expédition.
 Nokkvir Sadwen, le père de Welnir est un  fermier-éleveur de chevaux, régissant un domaine prospère au centre de l’île : Dalurskal. Le nom peut se traduire comme la vallée-refuge  et c’est en effet un lieu fertile entouré de massifs forestiers. Même quand la saison est mauvaise, les fermiers se débrouillent et le Conseil les aide si nécessaire, car la ville a besoin de produits frais. Cependant à part les quelques grands propriétaires, en général vassaux respectés de clans urbains, les fermiers vivant à l'intérieur des terres sont considérés comme de rang inférieur.
Quand Nokkvir a demandé Lauga en mariage,  le clan Rolfergen n’a donc pas été ravi de la lui accorder. Mais Nokkvir fait partie du clan des marchands Sadwen et sa famille est suffisamment aisée pour verser la dot exigée. Lauga par ailleurs menace d’entrer au monastère des Vierges de Gor Kraken, le dieu local de la mer, et est soutenue par sa grand-mère, matriarche redoutée qui menace de déshériter tout le monde si on contrarie sa petite fille préférée. Finalement, tout compte fait, marier Lauga à un Sadwen rapportera bien plus que de la consacrer à Gor Kraken et le mariage se fait dans les règles.
Nokkvir et Lauga élèveront  cinq enfants. Un fils puis trois filles et enfin Welnir .
Venu tard dans la famille, il est choyé et vit une enfance heureuse et tendre jusqu’à l’âge de sept ans.  
Vers ses trois ans, il manifeste de temps à autre un malaise inexpliqué, il semble pris de brusque panique et s’évanouit. Il ne se souvient de rien en reprenant conscience peu après. Ses parents redoutent l’épilepsie  mais il n’a jamais de crises convulsives et ces manifestations s’espacent et disparaissent vers ses douze ans. Il a par ailleurs une excellente santé, est robuste et résistant. Bon cavalier le garçon aime suivre son père par les champs et par les bois, l’assistant comme il peut avec fierté et plaisir.

~ Evolution ~   


Le premier don de Welnir
En fait Welnir est devenu capable à certains moments - assez rares - de percevoir spontanément tous les bruits qui l’environnent à une distance de plus de cinq cents pas, et cela même à travers des obstacles (murs, levées de terrain).  Très jeune, l’enfant ne peut  supporter cette avalanche de sons, d’où ses pertes de connaissance. Son entourage a bien remarqué la finesse de son ouïe mais seulement dans les limites du raisonnable : il entend, avant tout le monde, l’orage qui gronde, le visiteur qui s’approche, le cri annonçant le retour des oiseaux migrateurs.  Les bruits trop forts le font pleurer. Ce n’est qu’en grandissant qu’il prend peu à peu conscience de ce qui se passe durant ses "crises".
Il découvre que, s’il fixe intensément son esprit sur l’univers sonore qui l’entoure, il peut entendre bien au delà de ce qu’il perçoit spontanément.Il est aussi capable de ne retenir, dans la masse des bruits qui l’assaillent, que ceux qui l’intéressent. Déjà très soucieux de se contrôler, il s’entraîne à maîtriser cette capacité. Il finit par ne plus éprouver après une "écoute", qu’une grande fatigue. Il n’abuse donc pas de cette faculté qu’il cache par ailleurs à sa famille, mal à l'aise de ne pas être comme les autres et par crainte de se voir rejeté. Il en parlera cependant à son père qui l’approuvera dans sa discrétion. Violer le secret des conversations privées peut attirer toutes sortes d’ennuis et est en soi un acte vil. Et puis on n’aime pas les sorciers à Bläarfell et son don peut faire peur. Puisqu’il dépend de lui de l’exercer ou non, qu’il s’abstienne et Nokkvir lui fait jurer par serment rituel de ne l’utiliser qu’en cas de danger pour lui-même ou pour les autres. Cela convient parfaitement à l’esprit prudent du garçon et il n’aura que de rares occasions d’exercer cette faculté à plein jusqu’à son départ de Bläarfell.

Vent de mer, Vent de terre

A cette époque, Nokkvir a depuis longtemps remarqué l’intelligence de son fils et pensé qu’il pourrait devenir magistrat à Vikdir, où siège le Conseil des marchands, présidé par un magister, qui dirige tout Bläarfell. Cela éviterait le partage du  domaine familial tout en assurant un avenir honorable au cadet. Il l’a donc envoyé étudier à Viknir dès ses sept ans.
Bien que sa mère Lauga ait choisi un "terrien", elle est restée en bons termes avec sa famille et durant l’année scolaire le jeune Welnir est accueilli dans la vaste maison de ses grands-parents. Il y voit souvent passer ses oncles maternels, tous capitaines et tous très occupés : en mer, à défendre  l’honneur et accroître la fortune de la famille,  à terre, à augmenter le nombre des Rolfergen et à boire chopes sur chopes de bière brune en racontant d’épouvantables histoires d’abordages et de monstres marins.
Entre deux embarquements, ces géants barbus et blonds lui apprennent aussi que le monde est vaste et merveilleux, que les dragons vivaient autrefois sur les montagnes des îles y accumulant d’incroyables trésors dans leur repaire. Comme tous à Bläarfell, ils professent que la quête de richesse est le moteur des actions de l’homme véritable, ce qui ne va évidemment pas sans quelques pots et têtes cassées. D’où la nécessité d’être vaillant et redoutable. On lui enseigne donc le maniement du sabre et le rudiment de la vie à bord, même s’il n’est pas promis à un avenir de capitaine. Si on se moque gentiment de son goût pour l’étude, on lui rapporte aussi, à son vif plaisir, de splendides manuscrits et des cartes armoriées provenant de rencontres dont Welnir préfère ignorer les détails.
Cependant l’adolescent n’appréciera jamais la vie en mer, élément qu’il juge trop instable et désordonné. Et aussi trop bruyant...car au fur et à mesure que son don d’audition se développe, il est de plus en plus ami du silence. Et puis il n’aime pas la bière brune.

Aux vacances,  il rentre à Dalurskal où le soir, sous la tonnelle du jardin, son père lui enseigne que le travail honnête et les choix avisés permettent de faire fructifier le patrimoine familial et d’espérer une longue vie, respectable et tranquille, dans un monde pourtant rempli de menaces et de violence. En effet, selon Nokkvir, il faut  mieux discuter que se disputer et comme le dit le proverbe : débat vaut mieux que combat.
Welnir écoute et réfléchit. A Dalurskal, il penche pour l’avis de son père. A Viknir, il ne peut s’empêcher de regarder l’horizon marin et les promesses de découvertes qu’il recèle. Peut-on concilier l’attrait de l’inconnu avec celui de la mesure et de l’ordre ? Peut-on rester soi-même en se livrant aux caprices du hasard et aux incertitudes de l’avenir ? Où est le maître qui lui enseignera la voie ? Et lui faut-il un maître ?

~ Lignes de Vie ~
En 897,  il a dix-sept ans, il part à à Trémaghel en Orën pour y étudier le droit et le commerce maritime. Il  s’estime fait pour cette voie et profite des avantages et plaisirs d’une grande cité. Avec modération bien sûr .
Après trois ans, diplômé avec les honneurs, il entre dans une grande compagnie commerciale qui importe bois et poissons séchés de Vaendark.  Il s’y fait vite apprécier et  en 903 on lui propose de créer  un nouveau comptoir dans son île natale. Il accepte à la grande satisfaction de sa famille. Le voilà sur la bonne voie pour devenir rapidement un des Conseillers de Viknir, riche et respecté de tous et, pourquoi pas ? Magister, lors des  prochaines élections décennales.
On lui trouve même une fiancée pour le caser définitivement. Elle est jolie, sage et loin d’être sotte. Welnir s’apprête à dire oui quand il fait une rencontre des plus imprévues. Au cours d’une sortie solitaire, il entend des bruits étranges comme ceux d’un immense oiseau se rapprochant à grands coups d’aile puis une voix qui gronde en lui.....et qui n’a rien à voir avec celles d’humains captées à leur insu quand il exerce sa faculté d’audition. C’est en effet dans son esprit et non dans ses oreilles que la voix résonne.
Le dragon Drowerseth vient de le repérer.

~ L'Arrivée sur Tol Orëa ~ 
Le Départ

Son découvreur, Arkhem Thalion, vient du Màr Luimë et au cours de trois rencontres, explique tout ce qu’il convient de révéler à un Doué pour le convaincre de rejoindre ses semblables. Bien qu’au début Welnir ait été tenté par la description des idéaux du Màr Menel, la perspective de devoir vivre sur une île flottante le met mal à l’aise. Une île aérienne ?  Trop bizarre ! Le Màr Luimë au moins est isolé de l’eau qui l’entoure et qu’on peut franchir par magie. Et puis, l’idéal céleste est bien  beau mais trop exigeant et altruiste. Il se retrouve davantage dans celui des Engloutis et  la personnalité grave d’Arkhem Thalion lui en impose immédiatement. Celui-ci lui avoue que la guerre sévit entre les kaerls mais quel état en ce monde vit en paix avec ses voisins ?
Dès la première entrevue le dragon s’est rendu compte de l’ouïe exceptionnelle que possède la nouvelle recrue et comme Nokkvir l’avait exigé de son fils, il recommande de ne révéler ce don qu’à son maître ou à des personnes en qui il a une parfaite confiance. Welnir acquiesce tout en pensant " Bah.. la parfaite confiance n’existe que pour l’instant présent. " ce qui fait glousser le dragon qui a saisi sa pensée. Welnir, qui sait ce que c’est d’écouter aux portes, est un peu réticent à l’idée de risquer d’être espionné en permanence mais il se sent aussi très attiré par ce  silencieux moyen de dialoguer. Il accepte donc de suivre le Maître Thalion à condition de pouvoir rentrer chez lui s’il le désire. La contre-partie exigée, perdre la mémoire de cet événement, lui paraît tout à fait juste et même souhaitable.
Il prend congé de sa famille sous prétexte, pendant qu’il est encore libre des liens du mariage, d’aller repérer une escale prometteuse dans une île lointaine.  Demi-vérité ? Demi-mensonge ? Welnir laisse aux moralistes le soin d’en décider et quitte Bläarfell.  

Le chevalier-dragon

Il sera un aspirant très assidu à tous les entraînements, est lié, assez rapidement pour l’époque, avec le brun Kalawar et participe à la Grande Guerre des Ordres qui dure déjà depuis quatre ans.
Au cours des six anneés suivantes Welnir aura la grande peine de voir disparaître son maître Arkhem Thalion, le dragon Drowerseth et bien d’autres amis et valeureux guerriers. Il est lui-même blessé trois fois et en garde les stigmates. Son don d’audition est fort utile pour les chefs militaires au courant de sa capacité secrète. Il y gagne une réputation d’éclaireur hors norme et termine la guerre avec honneur.
Il est cependant attristé par le désordre qui règne suite à la mort de Trystan de Gilraën. Le choix de Darweel Kelthëar comme nouvelle Dame lui déplaît et l’échec de la rencontre tripartite des Ordres confirme sa mauvaise impression.  L’accord de non agression que signe le Màr Luimê avec la très jeune Dame des Célestes Heryn Amlug lui paraît bien fragile.
Refusant d’endosser la responsabilité de Maître-Dragon, de se mêler aux affaires publiques, Welnir demande des missions en dehors de Tol Orëa, loin de cette atmosphère chaotique si étrangère selon lui à l’esprit même des Neutres. Il se spécialise dans les missions de découvertes géographiques et part le plus souvent avec un ami fidèle non lié, Jäger Bayern, un métis torhil né à Lómëanor, et la chevalière Sigali Norweg avec qui il entretient une liaison paisible depuis la fin de la guerre.  

La Grande Aventure

En 911 il est en Vaendark où tant de zones demeurent non cartographiées et alors qu’il survole des monts inconnus, au moment où le dragon franchit l’interstice, il est brutalement projeté hors du vortex en chute libre au dessus du Rhaeg. Kalawar fait, non sans mal,un atterrissage forcé dans une forêt enneigée, se démettant et déchirant l’aile et se blessant gravement au défaut de l’épaule. Welnir, heureusement harnaché vu les conditions de vol, s’en tire avec une entorse à la cheville, des contusions et une lèvre fendue.

Kalawar affirme que leur chute est due à une rupture locale dans le continuum qui permet l’entrée dans l’interstice. Aucun dragon n’est à proximité d’écoute. Ainsi, Welnir et son lié n’ont aucun espoir de  repartir sinon en vol normal. Mais l’état du dragon lui interdira longtemps, et peut-être à jamais, de déployer ses ailes. Quant à partir à pied...  les sommets élevés, les glaciers géants les entourent de toutes parts. La forêt qui les abrite grouille de bêtes féroces et seul le dragon cracheur de feu les tient à distance de la grotte où les naufragés de l’interstice se sont réfugiés. Par chance, leur paquetage de mission est intact et bien garni. Welnir est un voyageur prévoyant. Les deux liés vont survivre durant l’hiver glacial dont la forêt les protège quelque peu..
Au printemps Welnir s’est rétabli. Le dragon très affaibli ne peut toujours pas se transformer ni voler mais sa blessure est refermée et il est capable de chasser autour de leur gîte tandis que son lié se risque seul près de hameaux qu’il a découverts et qu’il observe prudemment. Il va mettre des mois avant de se manifester, essayant d’en apprendre le plus possible sur la région et procédant par lentes étapes.
Le royaume de Hemdasfel abrite une société humaine xénophobe et de mœurs fort rudes. Ils parlent une langue dérivée de la langue commune dont Welnir ne comprend que quelques mots. Grâce à son don auditif, le chevalier épie les conversations et finit par pouvoir s’exprimer à peu près correctement.
Un nouvel hiver s’approche, Welnir décide de se présenter ouvertement comme un chasseur, venu des lisières du pays à la suite d’une avalanche qui a emporté le hameau oublié où il vivait et dont il est le seul survivant. Traité avec méfiance et mépris comme une sorte d’homme sauvage, on lui échange cependant son gibier contre des objets de première nécessité.
Peu à peu  Kalawar a repris des forces - sans pouvoir encore voler  - Personne ne soupçonne son existence et il fournit à son lié quelques proies locales, têtes de wyvernes ou cuissots des gigantesques moas des neiges, trophées qui impressionnent fort les villageois, lesquels, tout en le craignant, sont devenus très fiers de posséder un chasseur de cette trempe.
Après plus d’un an d’incertitudes et de dangers , Kalawar peut de nouveau prendre une apparence humaine et Welnir est engagé, vu ses succès cynégétiques, par une guilde de bouchers dans une petite ville encore assez proche de la forêt.  Mais les maîtres-chasseurs de la capitale se mettent en alerte quand ils apprennent qu’un homme seul parvient à tuer des monstres qu’eux-mêmes n’approchent qu’en groupes et encore souvent avec des pertes. La superstition aidant, les prêtres accusent " le Chasseur Sauvage "de pacte avec les démons de la forêt et  les juges locaux le soupçonnent de mentir sur ses origines et d’être un espion préparant l’invasion d’Hemdasfel.  Welnir est capturé et se retrouve dans les geôles royales. Comme on prépare son procès, la mort du vieux roi va entraîner une suite de troubles dynastiques qui fait qu’on oublie l’Homme Sauvage dans sa cellule. Kalawar déguisé en mendiant aveugle vient rôder non loin de la prison et communique mentalement avec son lié ce qui lui rend cette épreuve moins insupportable. En ville le dragon glane des renseignements et Welnir finit par s’évader.

Le retour

 Le dragon vole de nouveau mais ni très haut ni très loin. Quels que soient les risques, les deux liés décident de quitter Helmdasfel ne voulant pas de la vie de pourchassés qui les attend. Il doit bien y avoir un passage dans les montagnes puisque des hommes de l’extérieur sont venus jadis s’établir en ces lieux perdus.
Leur odyssée à travers forêts et cols d’altitude va prendre dix huit mois : en effet, étant partis au début de l’automne,  ils doivent hiverner après trois mois de voyage d’une désespérante lenteur. Kalawar n’ose tenter l’interstice, même s’il commence à mieux se servir de son aile abîmée. Des mois d’errance et de dangers, une fièvre pulmonaires qui accable Welnir, le manque de nourriture lors des traversées de zones désertiques, tant d’épreuves les conduisent enfin  aux confins de la Palétonie et une semaine plus tard, Kalawar capte l’esprit d’un frère de race. Ils sont sauvés. Mais ils devront rentrer au Mar Luimë par la longue route, car Welnir ne veut pas que son dragon prenne le risque de  s’aventurer dans l’interstice sans avoir été examiné par le maître des Soins.
Ils arrivent enfin sur Tol Orëa  à la fin de l’été 918. On les fête comme il se doit mais la guerre de l’Ombremage a fait disparaître de nombreux chevaliers et Welnir est désorienté par tous les changements. Il n’y a que les dragons qui restent semblables à eux-mêmes et Kalawar a retrouvé toute sa force.. Welnir se sent perdu dans un kaerl devenu encore plus étranger que celui qu’il avait fui. Et ce n’est pas mieux du côté des autres Ordres.  Il a retrouvé Jäger et Sigali mais un autre chevalier l'a remplacé auprès de celle-ci. Ils demeurent en bons termes cependant. Avec Jäger, elle aidera Welnir à retrouver un équilibre, à sortir de son besoin de solitude et à retrouver le goût de l’action. Il répond alors positivement à la demande de son kaerl, faite il y a si longtemps, de passer Maître et d’accepter un aspirant.

Possessions :  rien de particulier

Magie : son don d’audition a été présenté dans son histoire. Selon lui, il ne s’agit pas d’ailleurs de magie véritable mais d’une particularité physique non identifiée.

Divers : Welnir est peu loquace et n'a rien confié d’autre. Mais il répondra à vos éventuelles questions.


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