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 [RP] Départ pour un retour

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MessageSujet: [RP] Départ pour un retour   [RP] Départ pour un retour Icon_minitimeDim 10 Mar 2019 - 20:49

Eurilyaku 919

*J'en ai assez !*

Le silence imposé par l'austère demeure, si peu habitée au regard de ce pour quoi elle avait été bâtie, se rompit soudainement, et la voix féminine trouva écho dans chacune des pièces aujourd'hui vides d'âme et de vie.

*Assez assez assez !!*

En sentant son esprit ainsi envahi par la colère, Ñiniel leva les yeux au ciel et poussa un profond soupir.

Elle savait que Vahi ne tiendrait plus longtemps avant de rugir de rage et risquer de dévoiler sa présence "toute dragonne" au reste du Rhaëg.

Cela faisait déjà plusieurs nuits qu'elle redoutait le moment fatidique où elle n'aurait plus le choix. Elles ont été beaucoup trop permissives et ont laissé les humeurs de Vahi déteindre sur celles de Niñiel. Elle-même ressentait maintenant ce besoin presqu'animal de rejoindre son Kaerl, bien que sa raison ne pouvait l'expliquer. Le Lien avait cette force.

L'Ondine reposa sa tête sur le confortable dossier du fauteuil paternel et admira la vue à travers la grande fenêtre donnant sur le jardin encore tout sauvage. Elle se laissa partir au pays des souvenirs pour revenir quelques lunes en arrière. Sa première réflexion fut que le temps était passé beaucoup plus rapidement qu'elle ne l'avait perçu puisqu'il lui fallut revenir presqu'un an en arrière.

Le chemin parcouru depuis ce temps a mené à un profond changement pour l'Ondine. Dans l'ancienne demeure Iserimir, Ñiniel avait finalement trouvé une place qu'elle n'avait jamais vraiment réussi à trouver.
Il ne lui avait pas été facile de revenir en Orën et de s'imposer en légitime héritière de l'endroit, quand bien même avait-il été laissé à l'abandon depuis son départ. Elle ne s'était elle-même jamais sentie légitime, alors comment pouvait-elle se comporter comme telle devant les autres ? Prouver son identité n'avait pas été aussi difficile qu'elle l'avait imaginé.. quelques souvenirs qu'elle seule aurait pu connaître, le collier de sa mère, et les retrouvailles avec Venceslas, avaient été très précieux.

Venceslas, un jeune fils de domestique de cette ancienne vie, avait tenté depuis son abandon de maintenir cette ruine vide dans un état honorable et décent. Au moment de la fuite de Ñiniel et du pillage de sa maison, il était resté impuissant devant la rage de ceux qui avaient été floués par le maître de la demeure.. Une fois la colère passée, ils laissèrent là ces murs et firent peu de cas au sort de l'ancien foyer. Venceslas y retourna alors et continua d'y vivre sous le regard apaisé des habitants du village. Il devait être âgé de quelques années de plus qu'elle. D'abord surprise de le retrouver en ces lieux, il la reconnut immédiatement et l'aida du mieux qu'il put afin qu'elle se réapproprie ce qui lui revenait de droit.


Sa plus grosse difficulté fut de rentrer tout en faisant oublier qu'elle était la fille de son père, et qu'elle n'aspirait qu'à retrouver un toit sans chercher revanche sur ce qui avait pu se produire. Après tout, elle n'avait que peu connu cet être froid, et sans justifier ce qui avait pu se produire ici, elle comprenait la colère des villageois trop longtemps exploités. Tous savaient ici que la première victime de l'ancien Sieur Iserimir était sa propre fille, et malgré quelques suspicions au départ, Ñiniel parvint à les faire disparaître,  lentement mais sûrement.
Aujourd'hui, c'est avec sourire et conviction qu'elle siégeait aux affaires "familiales", certes modestes mais suffisantes, et prenait les décisions.


Lors de cette nouvelle vie, Ñiniel redécouvrit la bibliothèque de son enfance. Malgré une grande partie des livres brûlée, il restait encore quelques ouvrages épargnés, symbole d'une époque révolue ayant traversé les âges malgré les épreuves. Ceux-là méritaient d'être chéris pour le reste de leur existence.

L'Ondine se résolut bien vite à parer les étagères vides de nouvelles couvertures, et puisa dans son épargne personnelle pour se procurer nombre d'ouvrages traitant de divers sujets, des herbiers aux traités géopolitiques, en passant bien sûr par les contes et légendes, tout intéressait la jeune femme.

Mais non contente d'avoir reconstitué une petite bibliothèque digne de ce nom, Ñiniel entreprit de dévorer chacun de ces livres. Elle commença par les plus anciens, les "survivants" de l'ancienne époque, et attrapa ceux qui étaient le plus inaccessibles, perchés bien souvent tout en haut des étagères; dans ses souvenirs d'enfant, son père les avait forcément mis aussi loin car ils renfermaient de lourds secrets.

Elle n'avait pas tout à fait tort; il s'agissait surtout de carnets écrits par sa famille. Il lui fallut beaucoup de patience et concentration pour réussir à apporter un ordre chronologique et généalogique à tout cela. Ñiniel commença alors à prendre des notes.

Mais au fur et à mesure de ce qu'elle découvrait, il s'agissait moins de notes que d'un journal, son journal.

Elle apprit que la demeure Iserimir était beaucoup plus ancienne que ce qu'elle aurait pu imaginer; elle en arriva même à croire que sa lignée avait toujours vécu ici.

Les ruines au fond du jardin, aujourd'hui recouvertes d'un épais feuillage, devaient être celles d'une précédente demeure. Elle découvrit également que sa famille semblait avoir un lien très particulier avec la Déesse de la Nuit et des Étoiles. Presque toutes les femmes furent des prêtresses dédiées à leur Déesse. Toutes ne finirent pas folles comme sa mère, mais la relation restait troublante. Qu'est ce qui pouvait bien expliquer une telle ferveur ?

***

La porte s'ouvrit alors avec fracas, coupant là le cours des récents souvenirs. Une femme à la longue chevelure blond incandescent fit irruption, et son regard brûlant traduisait parfaitement son état d'esprit.

"Nous devons parler !" Dit-elle d'un ton tranchant.

Ñiniel haussa un sourcil tandis qu'un léger rictus sarcastique apparaissait sur son visage.

"...sans rire?"

Au regard assassin de son interlocutrice, l’Ondine sut immédiatement que l'heure n'était plus aux traits d'esprit, et toute trace de sarcasme disparut aussitôt.

"Attention Ñiniel, j'ai été suffisamment patiente ces derniers temps il me semble... Je ne mérite pas une telle condescendance, encore moins venant de toi..."

L'Ondine se leva en direction d'une petite table surélevée sur laquelle se trouvait un service à thé. Cueillir les plantes du jardin pour le préparer soi-même était devenu un vrai plaisir auquel elle s'adonnait chaque jour. Et tandis qu'elle se servait une tasse, elle répondit chaleureusement.

"Tu as raison... Je suis désolée. Parfois je me surprends à répondre de la sorte...Je ne me serai jamais cru capable d'une telle... répartie."

Elle se retint d'employer le mot 'insolence' qui pourtant aurait pu être tout aussi approprié. Ñiniel savait que ces quelques lunes passées ici avaient été non seulement salvatrices à un moment où elle s'était sentie perdue, mais également très instructives pour une jeune Ondine qui avait dû s'imposer par bien des aspects dans cette nouvelle vie. Elle n'était pas peu fière d'avoir réussi mais son caractère en avait été profondément changé.

"Si je réagis ainsi, c'est que je sais très bien ce qui va se passer. Je sais les efforts que tu as fait pour moi, et combien cela t'a coûté. Et je sais que cette situation ne pouvait durer encore bien longtemps."

La jeune femme se détendit aussitôt que les excuses de l'Ondine furent prononcées. Si son langage corporel indiqua un soulagement à la vue d'une disposition à la discussion, elle garda toutefois le ton tranchant et le regard brûlant.

"Je ne te le fais pas dire...cet endroit n'est pas pour moi ! Je ne peux pas vivre ainsi dans l'ombre alors que mon destin n'est que lumière ! Je suis fille de Reine après tout !"

L'ego de la jeune femme avait toujours fasciné l'Ondine, et il lui arrivait encore de se demander si elle était sérieuse lorsqu'elle parlait ainsi. Mais à chaque fois, Ñiniel se souvenait à quel point elle l’était, et elle ne put s'empêcher de marquer sa surprise et son amusement à cet instant. Heureusement son interlocutrice, partie dans un élan lyrique, ne s'en aperçut pas.

"Et cette forme bipède toute petite et si inconfortable ! Obligée de cacher ma vraie nature au fin fond du domaine, et ne pouvoir apparaître en public que sous cette forme ridicule, et ce, l'espace de quelques instants seulement !"

Elle marcha rapidement dans le bureau, changeant de direction à chaque fois qu'un des quatre murs barrait sa course effrénée, comme si elle n'avait pas vraiment conscience des limites de la pièce.

L'Ondine l'observa discrètement en souriant. Vahi’Nearii avait été obligée de vivre cachée a leur arrivée puisqu'elle était encore très jeune. Elle n'avait découvert sa forme humanoïde que très récemment, et cela se ressentait dans ses gestes encore gauches. Il faut dire qu’il devait être particulièrement ardu de tenir en équilibre sur deux longues pattes d’humain lorsqu’on est né Dragon. Cela n’enlevait cependant rien au caractère fougueux de la Dorée, qui contrastait beaucoup avec le visage étrangement angélique qu’elle avait fait sien.

"Je veux rentrer, Ñiniel... je "vais" rentrer..."

Elle s'arrêta enfin et posa son regard déterminé sur l'Ondine, qui buvait doucement la tasse de thé fumante tandis qu'elle retournait s'asseoir dans l'épais fauteuil.

"Je veux que tu viennes avec moi, mais si tu refuses, je veux que tu saches que je serais tout à fait capable de rentrer seule."

Ñiniel ne cilla pas. Elle la savait parfaitement capable de le faire, mais cela n'effraya pas l'Ondine pour qui la réponse était l'évidence même.

"Deux jours."

"Pardon?"

"Laisse moi deux jours afin de mettre de l'ordre dans mes affaires, donner les instructions nécessaires et préparer notre dép... retour."

Vahi la fixa quelques secondes. Était-elle surprise de ne pas avoir eu à convaincre Ñiniel, ou examinait-elle suspicieusement la proposition faite ? Les souvenirs qui resurgissaient chez l'Ondine depuis son retour avaient peut-être été minimisés, et n'étaient peut être pas si anodins que ça à cette décision.

Toujours était-il qu'après quelques instants, un sourire traversa son visage et l'illumina de son charme solaire. En retour, Ñiniel ne put retenir son sourire : cela faisait trop longtemps que Vahi avait perdu le sien. À cet instant précis, elle sut qu'elle avait fait le bon choix. Le bonheur de sa Liée lui importait plus que tout.

***

Dès le lendemain l'Ondine tint sa promesse et fit venir son intendant avec qui elle passa la majeure partie de la journée. Venceslas, bel homme dans la fleur de l'âge, prenait méticuleusement des notes de ce que pouvait lui montrer Ñiniel. Elle avait réussi à relancer les affaires en utilisant ses connaissances d'herboriste pour créer en toute modestie la première officine Iserimir. Cette dernière commençait à acquérir une solide réputation, et tout allait pour le mieux. Il était même question d'étendre l'activité en dehors de la petite ville.

"On ne va pas perdre du temps sur la récoltes des cultures, je vous sais bien plus expert que moi en la question..."

Tandis que Venceslas continuait de noter tout ce qui lui semblait utile pour prendre la tête de la petite entreprise, Ñiniel réalisa à quel point elle était sereine de lui confier le domaine familial. Elle avait une entière confiance en l'ancien ami de la famille qui l'avait toujours considérée avec respect et douceur quand elle était enfant. C'était un acte tellement rare à cette triste époque qu'il était d'autant plus précieux pour elle.

L’idée du départ aidant surement, Ñiniel ressentit le besoin, presque vital, d'écrire à son tour. Pendant ces derniers jours au Domaine Iserimir, elle se mit alors à déposer sur le papier toute sa vie, depuis son enfance et ses premiers souvenirs jusqu'à son arrivée sur Tol Orëa. Elle hésita avant de relater son aventure au Màr Menel. Mais si un jour elle avait des descendants, elle souhaiterait qu'ils puissent connaître son histoire. Et qui sait, peut-être pourraient-ils avoir le Don eux aussi.

Mais cette partie, toute biographique qu'elle est, n'était pas la plus difficile. En effet, l'Ondine ressentait ce besoin d'écrire non pas pour le passé, mais pour le présent. Depuis la venue de Vahi'Nearii dans sa vie, dans son âme, elle se sentait changée. Elle n'osait se l'avouer, ni même en parler à sa Liée, car elle pressentait que ce changement lui était involontairement insufflé par ce Lien puissant. Cette volonté de fer, cette force de caractère lui donnait une nouvelle prestance qu'elle savait apprécier et qui était visible et reconnue par ses interlocuteurs. Les décisions lui semblaient plus faciles à prendre, elle avait moins peur des conséquences et se sentait prête à courir des risques.

Cependant....

Cependant, elle regrettait ces moments de questionnement et d'introspection, ces doutes qui la rendaient parfois fragile et sensible, ces émotions qui la submergeaient par moments mais lui faisaient également sentir à quel point elle était entière.

Aujourd'hui, et malgré tout ses efforts, ces émotions sont là mais tellement étouffées...comme si leur importance était devenue tellement moindre dans sa vie. Et cela lui manquait. Elle aimerait pouvoir dire que cela la rend triste, mais ce n'était pas le cas. Et c'est finalement ce qui l'inquiétait un peu. Elle ne se reconnaissait plus.

L’Ondine se demandait toujours si le Lien pouvait être capable d’un tel prodige.

Mais elle savait que quelque chose d’autre l’avait profondément changée.

Car, plus que le retour, c'était le vol qu’elle redoutait. Elle n'avait plus parcouru les airs avec sa Liée depuis leur départ de Tol Orëa, et la principale cause était la fragilité de son corps. Depuis cette terrible nuit au Màr Menel où elle fut grièvement blessée et miraculeusement sauvée, non seulement sa blessure dans le dos ne voulait pas s'atténuer, mais les douleurs se faisaient toujours plus vives avec le temps. Elles apparaissaient la nuit lorsque Niniel était allongée, et étaient souvent accompagnées de fièvre délirante la ramenant presque toujours à cet affreux épisode, comme pour la condamner à vivre encore et toujours ce moment cauchemardesque.

Lorsqu'elle se réveillait, la jeune femme ne pouvait s'empêcher, à la manière d'un rituel obsessionnel, de se lever péniblement, harnachée à cette structure de métal qui se voulait la plus discrète possible et la maintenait droite, pour aller vérifier dans les deux miroirs qui se faisaient face si sa blessure ne s'était pas ouverte de nouveau. Elle faisait alors tomber les lourdes manches de sa tenue de nuit, révélant aux reflets le haut de son corps.

Et lorsque soulagée, elle constata qu'il n'en était rien, elle restait ensuite silencieuse devant ce corps disloqué, à se demander si la réalité n'était pas pire que le cauchemar.

Une énorme cicatrice partant du creux de ses reins remontait jusqu'à son épaule droite. Le corset de métal ne devait en aucun cas être enlevé, au risque de la tuer sur le coup. Bien que vital, il la dotait également d'une raideur qui gênait constamment l'Ondine pour qui la résilience était une notion très difficile à apprendre. Il lui suffisait parfois de faire tomber quelque chose au sol pour savoir qu'il lui devenait alors inaccessible, et toute sa frustration se matérialisa bien souvent dans cet objet que sa fierté refusait d'utiliser ensuite, quand bien même on le lui avait ramassé.

Devant cette forme fragile et abîmée, les larmes n'étaient jamais loin de s'échapper. Comment une Chevalière Céleste, Liée à une Reine Dorée, pouvait être digne de ce titre alors qu'elle se sentait incapable de ne faire qu'une dans les Cieux ?

Parfois la rage et la colère prenaient le dessus, offrant alors une énergie insoupçonnée à la Céleste; parfois le désespoir prenait le dessus, et les pleurs nocturnes et silencieux s'étouffaient  en secret.

***

Le jour du départ, elle eut une ultime discussion avec Venceslas.

"Venceslas..." lui dit-elle.

"Je suis sincèrement convaincue que tout se passera pour le mieux. J'ai une grande affection pour vous, et vous avez toute ma confiance. J'essayerai de passer de temps à autre, mais je dois vous dire qu'il y a peu de chance pour que je revienne un jour de manière définitive. Si vous deviez prendre soin de ce domaine de façon pérenne, et si vous ne vous lassez pas un jour de cette situation..."

Elle s'arrêta quelques secondes afin qu'il prenne conscience de ce qu'elle venait de dire, de ce que cela impliquerait pour lui, et reprit d'un ton appuyé.

"...alors je serai heureuse de vous en savoir le maitre."

"Mademoiselle Iserimir, ce serait un grand honneur, et je promets de prendre soin de vos affaires jusqu’à votre retour."

Ñiniel sourît. Comme à son habitude, le voile strict de Venceslas ne se déchira pas.

Elle se doutait de l’avoir ému, mais il ne le montra pas et continua de prendre des notes tout en sobriété. C’était ce qu’elle appréciait chez lui ; il n’y avait rien de compliqué, pas de sous-entendus ni de non-dits, pas de paroles inutiles. Tout se passait ailleurs, dans un geste, une attention. Il l’appelait toujours Mademoiselle Iserimir, ce qui au début l’avait troublée, mais elle avait fini par comprendre tout le respect qu’il mettait derrière cette distance. En lui « léguant » le domaine, elle lui adressait en retour toute la confiance et la reconnaissance qu’il méritait.

"Oh j'allais oublier ! Je vous confie Rànen" ajouta-t-elle en cherchant son petit Kalel'y du regard.

"Je n'ai pas le coeur de l'emmener là où je vais. Il a ici tout ce dont il a besoin et je sais qu'il se plaît avec vous. Et vous pouvez lui faire confiance pour me retrouver si vous cherchez à me contacter."

Elle posa une lourde cape sur ses épaules. Le soleil se levait à peine et la fraîcheur matinale lui transperçait la peau.

"Bon....Et bien tout est dit il me semble... il est temps pour nous de partir...."

Au loin Vahi'Nearii attendait sa Liée bipède. Elle avait sa forme originelle et déployait ses ailes sous les premiers rayons de Solyae. Sa robe d'or parut sous ses plus beaux atours, tout était parfait pour le grand retour.

Niñiel quant à elle, frissonna. Elle était partie le cœur lourd suite à la tentative d'assassinat certes ratée, mais à laquelle elle avait assisté, et elle savait qu'"on" savait. Que se passera-t-il lorsqu'elle reviendra ? Retrouvera-t-elle son ami Asulil ? Et son ancienne Maitresse Dragon Persée ? Il y avait longtemps qu'elle n'avait pas eu toutes ces pensées, et cela lui avait bien convenu jusqu'à présent. Mais elle savait qu'elle devait rentrer.

*Allez vas-y dis-le que tu n'as pas envie d'y retourner. Je le sens bien!*

*Vahi....*

*De toute façon je le savais que tu ne voulais pas et que ta nouvelle vie est maintenant ici...*

*Vahi…*

*Mais ce n'est pas chez moi ! Et moi aussi j'ai envie de rentrer retrouver mon foy...*

*Vahi !*

*Quoi ?*

*Je voulais simplement te remercier et te dire à quel point ce séjour ici, chez moi, m'a été bénéfique. Bien sûr que j'aurais aimé rester, mais je sais aussi que depuis notre Empreinte, j'ai renoncé à cette vie. Je ne te remercierai jamais assez de m'en avoir offert une petite partie, c'était au delà de tout espoir. Et je sais que cela à été très difficile pour toi....du fond de mon âme, merci Vahi !*

La Dorée savait tout cela. Elle avait bien senti sa Liée perdre pied, et avait plus ou moins décidé de la laisser respirer en l'éloignant du Kaerl. Son caractère royal lui permettait d'endurer beaucoup de choses, et des événements bien plus difficiles que vivre cachée pendant quelques petites lunes. C'était cette force qu'elle avait voulu redonner à Ñiniel en la rapprochant des siens, et elle était plutôt satisfaite du résultat. Mais pour rien au monde elle ne le laisserait entrevoir à sa Liée.

*Mgrooomph.... si tu penses changer de sujet de la sorte, tu te trompes ma chère. Allez en route, et d'ici là j'espère déceler une trace de joie ou d'excitation à l'idée de revoir le Màr Menel.*

Niñiel se mît à sourire sous sa cape. Même si la fierté de Vahi l'empêcherait de dévoiler certaines choses, Niñiel était suffisamment sensible pour savoir que son âme sœur avait tout fait pour qu'elle s'épanouisse. Le lien avait cette force et cette faiblesse. Une étoile scintillante traversa le ciel d’Orën en ce matin : c’était Niñiel, Chevalière du Màr Menel, et sa Liée, Vahi’Nearii la Dorée.
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