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 [RP] Le Soulèvement des Marchands

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Amaélis Eleicúran
Chevalier Errant
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Amaélis Eleicúran


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MessageSujet: [RP] Le Soulèvement des Marchands   [RP] Le Soulèvement des Marchands Icon_minitimeLun 15 Avr 2019 - 15:34

[RP] Le Soulèvement des Marchands Dealer-48cc72f [RP] Le Soulèvement des Marchands Shay-53b0df6
Usui Ikeda, peintre et trafiquant – Shay Ekatz, Sergent des Crocs d’Argent

Le Soulèvement des Marchands.
Iolyaku 919, Nouvelle Lune.

Le bruit de ses bottes contre les dalles résonnait de manière implacable dans les couloirs déserts du Castel Dolen – un son lourd, répétitif. Le martèlement rythmique et déterminé qu’on attendait d’un digne représentant de l’Ordre. Non sans morgue, le Chevalier Vert et Sergent Shay Ekatz, fièrement vêtu de tout l’attirail qui allait avec son rang, se dirigeait vers les sous-sols où croupissait enfin son frère d’Aspiranat. Il s’agissait d’un miracle. Kunaï El’Azad, bien au fait des tensions politiques mais peut-être moins au courant des dernières recommandations de leur Seigneur, n’avait pas osé s’interposer entre ses deux anciens élèves. Un sourire contenu fit frémir les lèvres fines de l’Humain, peu prompt à exprimer aussi ouvertement ses émotions. Les quelques jours de détention promis lors du discours des candidats s’étaient transformés en lunaisons. Usui avait bien pu en appeler à ses droits de citoyen du Màr, ses revendications étaient restées muettes entre les murs de la prison, et les projets de Shay n’incluaient en aucun cas sa libération.

Pendant des années, celui qu’on nommait le Marchand de Sable avait régné sur son petit empire de contrebande et d’espionnage, au nez et à la barbe de la Loi, sans jamais être appréhendé, confortablement entretenu et protégé par les monarques du Kaerl. Aujourd’hui, il devrait payer sa dette – et les Dieux savaient qu’elle était lourde. Manque de chance pour l’Ondin pourtant réputé fortuné, il s’avérait que son huissier nourrissait quelques griefs personnels à son égard, et avait trop peu de dignité pour séparer travail et vie privée.

Alors, le Sergent fit dresser une table tout contre les barreaux de la cellule et s’installa devant un bol de gruau au fumet assez peu agréable où flottaient des bouts de lard, un quignon de pain rassis et une chope de bière bon marché. La nourriture des soldats n’avait rien d’appétissant, mais après plusieurs semaines d’incarcération, cet humble repas aurait pu passer, aux yeux d’Usui, pour un véritable festin. Assis à même le sol, poignets et chevilles liés pour l’empêcher d’effectuer l’un des tours de passe-passe qui faisaient sa renommée, le Marchand de Sable renifla grossièrement et poussa un gémissement de douleur. Il refusa de tourner la tête en direction de son ennemi juré ; ne voulait pas lui donner pareille satisfaction. Il le connaissait suffisamment, de toute manière, pour savoir ce qu’il aurait vu.

« Bon appétit, Usui. T’as déjà mangé ? Ou bien on t’a oublié ? J’me suis dit que j’allais prendre mon repas avec toi, tu sais, en souvenir du bon vieux temps. » La voix de Shay, nasillarde et méprisante, emplit alors le silence des geôles, et l’Ondin contempla un instant la possibilité de simplement se mettre à crier pour ne plus subir ce son détestable. « Ça fait un bail qu’on a pas eu l’occasion de discuter, toi et moi. J’ai cru comprendre que t’avais pas mal été occupé, ces derniers temps, avec ton petit marché et tout ça. Franchement, je dois admettre que j’suis impressionné, t’as fait du beau boulot. »

Usui poussa un soupir fatigué, pressa ses poings contre son front pour se donner du courage avant de laisser retomber ses bras dans un grand bruit de chaînes. Il n’allait pas supporter ce manège bien longtemps. « Viens-en au fait, Shay. J’ai toujours été meilleur pitre que toi, alors c’est pas la peine de te donner en spectacle – même si je suis honoré que tu fasses l’effort. »

Suite à ces paroles, il y eut un moment de flottement, uniquement perturbé par les longues et bruyantes gorgées que Shay prenait de sa bière – sciemment, sans aucun doute. Après toutes ces années, Usui aurait dû savoir qu’il valait mieux ne pas attiser la colère de l’Humain, mais, à vrai dire, il ne s’était jamais résolu à aller en ce sens. Il avait conscience de sa dangerosité, et ne se serait pas permis de le sous-estimer – pour autant, même un énergumène comme Usui avait trop d’honneur pour se soumettre aux volontés de Shay.

Comme le silence s’éternisait, il leva finalement les yeux vers son ancien camarade. Dans la pénombre de la prison, éclairé par la lumière tremblante des torches, sillonné d’ombres menaçantes, son visage aux traits acérés se révélait dans toute sa dureté. Négligemment, l’Humain tournait sa cuillère dans le gruau, ses iris pâles, en apparence totalement vides d’émotion, fixés sur la silhouette recroquevillée du Chevalier Brun. Enfin, d’un mouvement de poignet leste et désinvolte, il projeta le contenu du couvert à travers les barreaux, éclaboussant les chevilles du détenu. Usui éclata d’un rire consterné, où se mêlaient honte et désespoir.

« Je pourrais te faire tuer, tu réalises ça ? » Le Sergent s’était levé, les deux mains à plat sur la table, rayonnant de fureur. « Après toutes ces années d’humiliation, je pourrais avoir ma revanche. Tu comprends ce que ça veut dire ? Je pourrais te laisser crever ici, dans ta propre merde, comme tu es né. »

« Si ça te fait plaisir… » répliqua l’Ondin en sentant ses épaules s’affaisser sous le poids de la défaite. Dans un coin de son esprit, Majak lui prodiguait la force nécessaire pour ne pas sombrer dans les ténèbres. Il suffisait d’un peu de patience. Dehors, les graines de la discorde étaient d’ores et déjà semées, et il savait que Shay voudrait profiter de l’avoir à sa merci aussi longtemps qu’il lui serait permis. Il avait en conséquence tout le temps nécessaire pour laisser le chaos éclore entre les murs de la Forteresse Engloutie. Quel dommage, seulement, qu’il ne puisse être là pour le voir !

« Tss. Tu te crois si important. Tu penses que rien peut t’arriver. » Shay remit ses gants de cuir, ajusta la ceinture où pendait sa dague réglementaire, puis contourna la table pour venir s’appuyer nonchalamment contre les barreaux. Il reprit d’une voix plus calme, comme sur le ton de la confidence : « Le Seigneur, Javerth Seram, nous a donnés des consignes très claires. En ce moment, mes hommes détruisent tes caches et traquent tes amis. Ta… coopération est de mise, comme tu peux t’en douter. »

Il tapota la grille en fer de ses doigts, coulant un dernier regard lourd de ressentiment vers Usui avant de s’éloigner. L’Ondin relâcha le souffle qu’il n’avait pas réalisé retenir et se laissa glisser le long de la paroi.

° Ah, Majak… Si tu savais comme je rêve d’un peu d’opium et d’une bouche aussi douce qu’un fruit mûr… °
° Le printemps est ta saison préférée. J’aimerais que tu sois avec moi. °

~°~

Iolyaku 919, Dernier Quartier.

Dans la salle commune des Crocs d’Argent, à l’heure du dîner, les conversations allaient bon train. L’atmosphère était certainement bien différente de ce qu’il avait connu durant ses années de service dans la garde de Balèpl, mais Shay parvenait cependant à y trouver quelque ressemblance. Assis au milieu de ses hommes, qu’il se plaisait à divertir à grand renfort d’histoires sordides, une chope à la main, il ne ressentait qu’une vague terreur. Ici, pourtant, on le reconnaissait à sa juste valeur, et son grade en était la preuve. Mais ici, les soldats n’étaient pas du même acabit que ceux de Balèpl, et l’Humain, quand il se comparait à eux, se trouvait de plus en plus souvent des airs de monstre. Quelque chose en lui, comme une espèce de paranoïa tordue, l’empêchait d’y attacher trop d’importance et lui soufflait, quand il croisait le regard de l’un de ses camarades, que la plus infime brise aurait suffi à faire basculer leur caractère dans des abysses de violence. Personne ne choisissait la voie des armes par hasard. Il gratifia le Torhil à sa droite d’une accolade, trinqua avec les deux Chevaliers en face de lui, puis se leva pour rejoindre une autre table.

« Alors, quelles nouvelles ? » fit-il en se glissant sur une chaise, la basculant en arrière pour poser ses bottes au milieu des assiettes et des bols. Face au silence qui accueillit sa question, il balaya du regard le petit groupe installé là – tous choisis par Javerth pour couvrir ses arrières. « Putain, vous en tirez, une gueule... Qu’est-ce qui se passe ? »

« Ils ont décidé de bloquer l’accès au portail. Par Flarmya, plus ça va, plus c’est le bordel. On a fait des dizaines d’arrestation en l’espace de quelques jours. À chaque fois, y’en a un nouveau qui se pointe sur l’Agora pour gueuler. Et ça fait des réunions dans le sous-sol des tavernes, ça veut mettre le feu partout, ça campe devant la Rotonde… »

« Mes hommes ont essayé de négocier avec eux, en vain. Je les ai envoyés surveiller l’entrée du côté de Lòmëanor ; j’attends de leurs nouvelles. »

Shay émit un sifflement moqueur, passant une main dans ses cheveux. En vérité, il se fichait bien de ce qui allait arriver à Javerth. Sa seule satisfaction résidait dans l’idée de briser quelques doigts – et, en ce moment, les excuses pour amener un peu d’action dans son quotidien autrement assez morne se multipliaient.

° Oh, Shay chéri, tu es incorrigible ! ° Les gloussement de la Verte envahirent son esprit avant qu’il ait le temps de répondre à ses collègues, et il faillit tomber de sa chaise. ° J’ai volé avec le Lié d’un ami de ton Ondin, aujourd’hui. Je l’ai battu à la course, alors, pour conserver mon intérêt, il m’a révélé quelques informations secrètes. °
° Zhaleh, t’as pas besoin de faire ça, tu le sais… °
° Mais je veux t’aider ! °

Shay n’aimait pas que sa Liée se compromette pour de simples querelles de pouvoir qui ne les concernaient même pas. La Dragonne avait pourtant un talent incroyable pour les mots, ne manquait ni de culot ni de courage. Avec un soupir discret, il consentit à la laisser lui faire part de ses découvertes. Oh, bien évidemment, au regard de ce qu’il venait d’entendre, il avait déjà prévu de payer une petite visite à Usui. Qui d’autre ? Qui d’autre aurait pu être à l’origine de l’incendie qui se répandait jour après jour, dehors ? Une furieuse étincelle de rage s’était allumée au fond de ses prunelles nacrées, et il vida sa bière d’un trait, s’essuyant la bouche sur sa manche.

« Bon, écoutez. J’vais aller interroger mon prisonnier préféré, voir s’il a pas une petite idée de ce qui se trame là-bas. De mémoire, il crie comme une pucelle. Qui veut parier que c’est toujours le cas ? Vos mises dans ma chope ! »

Le bruit des pièces tintant contre le métal l’accompagna jusqu’à l’entrée des escaliers menant aux geôles, et son sourire torve, forcé, disparut, soufflé par le froid qui s’élevait de la terre et par le vide qui peuplait son esprit.
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Amaélis Eleicúran
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MessageSujet: Re: [RP] Le Soulèvement des Marchands   [RP] Le Soulèvement des Marchands Icon_minitimeLun 15 Avr 2019 - 23:10

Flarmyaku 919, Premier Quartier.

Le temps s’écoulait si lentement. Depuis les grilles d’aération, loin au-dessus de sa tête, il contemplait son passage. Le jour succédait à la nuit qui succédait au jour. Usui n’était pas enclin à l’ennui – il avait toujours en tête quelque paysage fantastique, inventait de nouvelles couleurs, songeait aux courbes délicates d’une demoiselle, murmurait l’écho d’une chanson entendue dans sa jeunesse. Ou alors, il dissertait avec Majak à propos de futurs voyages, du sens de leur existence et de leur Lien, de comment ils voulaient vivre leur vie. Ces temps-ci, le Brun avait été étonnamment silencieux. Bien plus fragile émotionnellement que ne l’était l’Ondin, il devait souffrir de leur séparation. Il était comme ces plantes qui ne pouvaient grandir qu’à l’ombre d’un arbre plus grand. L’obscurité, peu à peu, avait envahi l’esprit d’Usui, qui ne trouvait plus rien à penser.

Le fait de ne rien savoir de ce qui se passait à l’extérieur, plus que l’isolation, le tuait doucement. Il avait rongé ses ongles jusqu’au sang. Parfois, il y avait de l’agitation, il entendait les patrouilles revenir à la hâte, et des ordres criés dans le lointain. Brûlaient-elles haut dans le ciel factice du Màr, les flammes qu’il avait attisées avant de disparaître ? Impossible de le dire. Dans ces moments étranges qui lui servaient de sommeil, il peignait en rêve le plus beau des tableaux, où les étendards bleu et argent, maculés de charbon, piqués de braises étoilées, gonflés par un vent nouveau comme des voiles emmenaient le Kaerl vers des océans riches et tièdes. Oh, Dieux, comme il aurait aimé savoir.

° Bientôt, bientôt… ° chantait-il dans le silence de son âme, dans une bien vaine tentative de s’en persuader. ° Mais quand ? °

Les visites de Shay, quoique déplaisantes, avaient cela de positif qu’elles lui indiquaient que tout semblait se dérouler selon ses plans. Aujourd’hui – si ce mot avait seulement encore un sens – ne ferait pas exception. Il entendit d’abord le bruit lourd, impertinent, exécrable des bottes du Sergent dans l’escalier. Ce n’était pas le même son que quand on venait lui apporter de quoi boire et manger, ou le traîner hors de sa cellule pour sa toilette… hebdomadaire, supposait-il ? La faute aux talons que l’Humain s’entêtait à porter, comme si cela avait suffi à le faire paraître plus grand. Quelques secondes plus tard, sa silhouette apparaissait devant les barreaux. Au début, l’Ondin n’avait pas supporté de croiser son regard ; maintenant, il était fasciné par le néant que contenaient ses yeux. Connaissaient-ils une autre émotion que la colère ? Usui en doutait. Quant à comprendre ce qui avait pu contribuer à faire du lui un individu aussi infect, il n’en avait cure.

« Bonjour, Shay. » croassa le prisonnier avec une ébauche de sourire judicieusement masquée par l’ombre de sa cellule. « Ou bonsoir, je l’ignore. »

Le Marchand de Sable s’estimait heureux de ne pas être détenu au Kaerl Ardent ; jusqu’ici, en-dehors de deux dents cassées et de quelques ecchymoses au niveau des genoux, il n’avait pas eu à subir trop de sévices corporels. De toute manière, il ne résistait que pour le plaisir de voir Shay enrager, et ses lèvres étaient autrement promptes à déverser tout ce que l’Humain souhaitait entendre. Il était trop tard pour les Crocs d’Argent, de toute manière.

« Ça va faire trois lunes, maintenant, que le portail est bloqué. Ce sont tes comparses qui font la distribution ? C’est juste assez pour éviter que tout le monde crève de faim. Les marchands gueulent parce que les taxes du Seigneur sont trop élevées, les petites gens chialent parce que le pain coûte trop cher, les hautes sphères ont triste mine sans leurs précieuses poudres de catins… » Shay fit glisser une chaise et s’installa face à Usui, jambes et bras croisés. La lueur des torches se reflétait dans le cuir impeccable de ses bottes, presque aveuglante. « Qu’est-ce que tu cherches ? »

Usui poussa un profond soupir. Avec toute la force qu’il lui restait, il se mit difficilement debout et avança, vacillant, jusqu’à l’entrée de sa cellule, le bruit de ses chaînes accompagnant chacun de ses pas. Il parvint, au terme de pénibles minutes, à s’accrocher aux barreaux, faisant enfin face au Chevalier Vert qui le dévisageait d’un air dégoûté.

« La seule chose que je veux, Shay…
— Sergent Ekatz.  
— La seule chose que je veux, Sergent Ekatz, c’est être relâché. »

L’Humain renifla, moqueur. « Parlons sérieusement, tu veux ? Même si la situation était différente dehors, j’aurais aucune raison de te laisser sortir – plutôt toutes les excuses pour te garder. Trafic, consommation de substances illégales, contrebande, chantage, vol, espionnage… Tu penses avoir assez d’une vie pour purger ta peine ?
— Ah, ne va pas me faire croire que tu es si naïf. Si je tombe, j’emporte la moitié de ce Kaerl avec moi. » Usui se rapprocha encore, collant son visage contre les barres métalliques. « On retrouvera d’abord ton corps sur la plage. Ce sera un terrible accident. Comme pour ton père. »

Un tressaillement de sourcils fut tout ce qu’il obtint. Shay bondit de sa chaise, les traits crispés par une haine contenue envers et contre tout. À travers les barreaux, il agrippa férocement le visage d’Usui, enfonçant ses doigts gantés dans ses joues.

« Joue pas au con avec moi. Si te tuer doit être la dernière chose que je fais avant qu’on change de Seigneur et qu’on m’envoie me perdre dans le trou du cul de Rhaëg, j’le ferai sans hésiter. » Il le relâcha avec un rictus dédaigneux. « Et crois-moi, je l’ferai, si tu craches pas tout ce que tu sais. Ça servira plus à rien de te garder en vie. »

« Je ne comprends pas comment tu peux me détester ainsi. »

° Usui, il suffit ! ° Majak avait fait irruption dans son esprit, y déversant un flot de panique qui le laissa nauséeux. ° Cesse de jouer avec lui, ou tu finiras par le regretter. Tu as encore des affaires à régler, te souviens-tu ? °

° Tiens-donc, qu’entends-je là ? Serait-ce la voix de la raison qui me revient après toutes ces nuits passées seul, dans le noir ? °

° Je suis désolé… J'ai des choses à te dire. °

Devant lui, Shay s’était reculé de quelques pas et le fixait désormais, le regard luisant de mépris, de rancune et de… déception ? Il n’avait pas répondu, mais semblait prêt à lui trancher la gorge s’il osait ouvrir encore une fois la bouche. Usui se sentait fébrile ; des gouttes de sueur roulaient le long de sa nuque. Commençait-il à devenir fou ? Il se laissa tomber sur le sol de terre battue dans un fracas métallique. Le rire arrogant du Chevalier Vert, étrangement lointain, l’effleura à peine.

« T’es un moins-que-rien, Usui. Un raté, une tare. Moi aussi. Tôt ou tard, on récolte ce que l’on sème. Mais j’me fais pas de soucis, j’pense que t’en as bien profité. »
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