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 [PNJs] Le panthéon de mes ombres

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Rūna Sălv
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Date d'inscription : 07/06/2014
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Âme-Soeur : L'Incarnate Sărzeghnet
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MessageSujet: [PNJs] Le panthéon de mes ombres   [PNJs] Le panthéon de mes ombres Icon_minitimeDim 19 Mai 2019 - 12:35

[PNJs] Le panthéon de mes ombres 181118093025806589
Sláine Muadhnait

« Je suis un être immatériel, ni morte ni en vie ;
J'apparais une fois invoquée et ne repars qu'au gré de mon envie ;
On m'appelle par le sang et la magie, dans l'ombre on me supplie..
Qui suis-je ?
»

Histoire en cours de rédaction..


.:: Qu'ils nous haïssent pourvu qu'ils nous craignent ::.
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MessageSujet: Re: [PNJs] Le panthéon de mes ombres   [PNJs] Le panthéon de mes ombres Icon_minitimeDim 14 Juil 2019 - 16:09

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[PNJs] Le panthéon de mes ombres 181114030930388940
   
« Reine Sibylline de l'Aube et du Crépuscule,
Maîtresse de Vie et de Mort
»          

Nom : Amtziri-Sūrya. (Clair de Lune craint par le Soleil)
Surnom : Zatmění (Eclipse), Mère de la Nuit, La Mange-Mort..
Habitat : Dernière et illustre Shaman du Màr Tàralöm.
Âme Soeur : Naktīs, Impératrice Noire.
Armoiries : Soleil noir et croissant de lune opposés surmontant
un crâne humain percé en son centre d'une dague ensanglantée et
posé sur un livre ouvert couvert de runes, sur fond de flammes ambrées et feu grégeois s'entremêlant.
Figure aussi la devise familiale « Nous aimons nous repaître de ceux qui veulent nous soumettre. »
Descendance : La famille Salv est la seule connue à ce jour.
****Dans les archives interdites du Màr Tàralöm sommeille un noir ouvrage, empreint d'une magie prohibée et crainte des dieux eux-mêmes. Il est dit que celui qui en effleurera simplement la reliure sans l'accord de son auteur périra d'un terrible mal, où il se changera lentement en pierre avant de s'effondrer en un tas de cendres emportées par le vent. Il est également dit que celui qui usera d'un subterfuge pour tenter d'en parcourir les pages et d'y découvrir ses mystères brûlera sur place et verra des dizaines de générations de sa lignée être maudites. Il est dit que le sortilège qui le scelle ne s'ouvrira qu'en présence du sang de sa maîtresse. Il est dit que cet objet maléfique contient une partie de l'âme de celle qui l'a créé et possédé..
Rien ne peut le détruire, malgré la pléthore de tentatives employées par le passé. Mais le livre attend, impatient, d'être ouvert. Il demeure enfermé dans un coffre lui-même mis sous clef de la bibliothèque oubliée, où sont entreposés les récits seulement consultables par les hautes éminences du Kaerl - et encore - en raison de leur contenu. Précieusement remisé pour ne pas tomber entre de mauvaises mains, il sent venir sa nouvelle ère, après tous ces siècles écoulés..
Tard le soir, on peut l'entendre comme murmurer, appeler en une langue effacée des mémoires, siffler à l'image d'un serpent qui charme avant d'asséner la morsure fatale. Le livre sait. Il sait que son heure arrive, et avec elle le second avènement de l'Alcine de l'Aube et du Crépuscule.

Qui peut bien se souvenir d'Elle ? Et qui le souhaite, de toute façon ? Dites vous seulement que si sa magie était assez puissante pour créer un ouvrage tel que celui décrit ci-dessus, imaginez les affres qu'elle réalisa lors de son règne.. Elle figure parmi les Valherus les plus redoutés et haïs de son temps.
Je sens pourtant une curiosité malsaine, perverse, vous mordre la langue tant vous demandez à la connaître.. Le voulez-vous même si je vous dis qu'elle fut l'Archiprêtresse des arts occultes en son temps ? Qu'elle usa de nécromancie, de sacrifices humains et draconiques, de magie du sang, qu'elle commandita assassinats et empoisonnements par centaines, qu'elle ordonna le génocide des esclaves qui se révoltèrent, qu'elle défia les divins ? Très bien. Sachez seulement que vous le regretterez, car Aran Rhiod ne saura préserver vos nuits de l'emprise qu'aura sur vous ce récit. Rien de bon n'a jamais émané d'Elle ou de son histoire. La légende voudrait d'ailleurs que Kaziel l'ait crainte, sans jamais l'avoir ouvertement dit.. Mais qu'importe, je vous aurais mis en garde.  





Histoire en cours de rédaction..  

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MessageSujet: Re: [PNJs] Le panthéon de mes ombres   [PNJs] Le panthéon de mes ombres Icon_minitimeDim 24 Mai 2020 - 0:11

Veuillez noter que ce personnage mériterait une fiche de PJ avec une histoire complète, car il ne s'agit là que d'un vague résumé de son entièreté. Je vous conseille vivement de lire ma fiche pour mieux comprendre son histoire.



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[PNJs] Le panthéon de mes ombres 181116044528848488      
« Je m'en vais comme un assassin en campagne, et je taille au couteau des sourires sur les joues des princesses... »          
   
   
     

. ○ • ☽ • ○ .
             

Nom : Thaddeus-Serkhar Ahrimar Sălv.
Surnom : Le prince à la faux, mord-flammes, le spectre incarnat..
Race : Fëalocë de sang pur.
Habitat : Màr Tàralöm.
Rang : Maître Dragon, Décurion Flamboyant en charge d'une décurie de Gardes Embrasés.
Âme Soeur : Le Bronze Sarhgôn.
Liens : Frère ainé de Rūna Sălv, héritier de la famille du même nom.
****************************************************************************



Description physique : Tant de générations de sang pur ont modelé le fëalocë parfait. Thaddeus reste assez grand pour ceux de sa race d'ordinaire moins hauts, atteignant aisément le mètre quatre-vingt-dix, et muni d'une silhouette harmonieuse. Taillé en V, muni d'épaules assez larges pour supporter une tête bien faite, son corps s'articule d'une musculature de guerrier-né. Par sa race, sa puissance se fait assez discrète malgré la franche manifestation de ses entraînements au combat et ne se traduit pas par un opulent gabarit plus utile à faire pâlir les femmes qu'à stocker de la force.
Comme tous ceux mués de cette même fièvre que l'adrénaline du combat enivre, il est marqué çà et là de cicatrices pourtant peu nombreuses aux regards de ses exploits connus. Son derme si pâle, typique de ceux de sa famille, s'accentue cependant d'un hâle doré qui le rend moins sinistre, rappelant ses origines Ssyl'Shariennes ou le lien qui l'uni à un Bronze.
Une longue et lisse chevelure d'un rouge bourgogne couvre d'un manteau de sang le sommet de son crâne jusque le milieu de son dos. Bien que peu enclin aux coquetteries, il en prend grand soin car la chevelure est considérée comme sacrée sur son continent natal. Lors de ses fonctions martiales, ces derniers sont reliés en un épais chignon au bas de sa nuque afin de ne pas gêner le port de son casque, mais le reste du temps il se plait à les laisser libres du moment qu'ils soient ordonnés et propres.

Son visage aux traits durs et sévères s'habille de deux yeux d'un vieil or chaud indissociable du nom des Sălv. Ils lui confèrent le masque prédateur d'un jaguar à qui rien n'échappe, pas même le moindre détail. Son regard est accentué de sourcils rigides qui laissent peu de place à la fantaisie de l'amusement. Ce fait est davantage appuyé par l'absence de sourire pour étirer ses lèvres légèrement charnues, significatives de son sérieux constant constamment présent dans les sillons creusé entre ses joues et ses pommettes.
Par ses fonctions, il est le plus souvent vêtu de son armure et du tabard estampillé aux couleur du Màr et de son statut. En dehors de son rôle, il porte exclusivement du noir ou du rouge pour mieux se fondre dans ce tableau auquel il appartient parfaitement. Paré de pantalons et tuniques ajustés, à peine amples pour faciliter les mouvements de ses membres musclés, il porte également un long manteau d'ébène serti d'une large coule.
Son hygiène irréprochable dénonce sa maniaquerie dans le quotidien, mais surtout une volonté de faire impression sur son entourage. Rien ne dépasse jamais, nul pli sur ses vêtements, nul col mal rabattu. Cette froide et sombre rigidité tranche avec la chaleur qui émane de sa chevelure et ses iris, manifestations brûlantes de son pur sang de fëalocë.
Thaddeus est beau. Beau comme une forêt embrasée en plein milieu de la nuit, des flammes de plusieurs mètres de haut tourbillonnantes vers un ciel d'encre sans étoiles comme pour menacer la Nuit elle-même. Une beauté qu'il vaut mieux admirer de loin.

***

Description caractérielle : Connaissez-vous l'expression "un coup de tonnerre dans un ciel serein" ? Celle-ci décrit parfaitement les humeurs du fëalocë. En apparence lisse - comme le couvercle d'un cercueil -, en son âme et conscience, il vous a déjà tué trois fois.
Méthodique, calculateur et observateur. Voici là ses principales qualités.
Thaddeus fait preuve d'un calme effrayant dans le cadre de son rôle de Décurion, à noter tout de même que cela ne l'empêche nullement de donner des directives avec une autorité naturelle qu'il vaut mieux suivre.
Sérieux dans tous les aspects de sa vie, il se révèle d'une immense loyauté envers son Màr avant ses membres, ce qui lui a donné rapidement accès à une élévation dans les rangs militaires du Kaerl. Son désir de juste justice lui vaut le respect de sa décurie, et bien qu'il soit sévère et intransigeant dans le maintien de ses troupes, ses soldats l'apprécient grandement. Thaddeus les respecte de la même manière que ces derniers lui rende son estime.
Il punit à juste valeur, et seulement lorsque cela se révèle nécessaire, ce qui n'est jamais arrivé dans son contingent. Il participe plus qu'activement aux missions, redescendant sans honte à l'échelle d'un simple soldat pour épauler les siens et se tenir à égale valeur pour mieux leur inculquer les notions de coordination malgré son commandement. Il rechigne à la dualité de la hiérarchie et fait démonstration d'une fermeté essentielle mais non débordante. Pourtant, pour avoir prouvé sa valeur à la Fosse, il inspire une vénération mêlée de crainte.

Par la pureté de son sang de fëalocë, Thaddeus se transforme au combat en véritable fauve. Il semble abandonner le carcan dans lequel il se camisole habituellement et perd toute humanité à l'instant où il se clive dans sa personnalité de guerrier.
La rage se met alors à bouillonner en lui, décuplant ses forces avec une terrifiante facilité au regard de son calme apparent en surface. Pour autant, il reste tout à fait maître de lui-même et gère avec précision les moindres gouttes d'adrénaline et de dopamine qui tombent de son esprit vers ses veines.
Ce faux calme est parfaitement à même de passer d'un état à l'autre avec autant de facilité qu'il cligne des yeux. Il bascule en un instant d'une glaciale sérénité vers l'écume d'une furieuse capacité à trancher des tête d'un seul coup d'épée franc et précis, aussi rapidement que le battement d'ailes d'un rapace. A la manière de cette espèce, Thaddeus n'agit jamais sous le coup de l'impulsion : prédateur patient et dans le constant besoin de contrôler son univers, il prend le temps de tout analyser avant de fondre sur sa proie ou son objectif.

Il est impitoyable et n'a que peu de compassion pour autrui, laissant ces extravagances à ceux qu'il estime plus faibles. Proche de la psychopathie en raisons de plusieurs générations de consanguinité, ses seuls attachements concernent son Lié avec qui il entretient une parfaite harmonie, mais aussi les quelques derniers membres de sa famille. Il craint d'ailleurs ces affects, notamment pour sa petite soeur Rūna Sălv qui détient à elle seule la capacité à le détourner de sa loyauté stricte envers le Kaerl.
Sous ses apparences de rudesse, il ne supporte pas l'idée que quiconque attente à la vie de sa cadette ou son cadet, et il cultive en secret le profond désir de les mettre à l'abri des cruels rouages du Màr.
Thaddeus étant l'héritier de sa famille, il connait le poids que pèsent les responsabilités de toute une communauté, peaufinant sa prédisposition à la gestion d'une décurie. Il gère très bien le stress que génère sa position et mesure les conséquences possibles du moindre de ses échecs. Echecs inexistants, à ce jour.
Son manque de sociabilité restreint son entourage à son milieu professionnel et sa famille, mais il s'en accommode parfaitement. Thaddeus n'apprécie pas les mondanités, il préfère rester seul en compagnie de son Lié dans son weyr que se mêler aux petites intrigues de la plèbe pour lesquelles il n'a pas de temps à sacrifier. Ses ambitions politiques sont nulles et il a, selon lui, atteint le meilleur statut martial auquel il puisse rêver. Il est fier sans outrance et ne tire pas profit de sa fonction, pas au delà du cadre de celle-ci.
Il soulage parfois sa solitude en compagnie d'une Maîtresse de la même race que lui avec qui il partage la nuit - il répugne à être accompagné d'une vulgaire prostituée -, sans rien attendre de plus. Comme le reste de son existence, il vit sans excès, sauf celui de s'entraîner à la Fosse.

Il observe avec attention les vas et viens des manigances politiques pour se tenir prêt à toute mutinerie. Il a fait serment d'allégeance envers son Kaerl et par conséquent au Seigneur actuellement en place. Thaddeus se fait rapidement une opinion des différents clans s'affrontant sous ses yeux mais il se sent bien au delà de ces pitreries. Il obéira aveuglément à son Seigneur ou au Gardien Seregon mais n'agira jamais par opinion personnelle. Il ne s'accorde pas le droit de formuler un quelque avis individuel par pure stratégie : moins on prend position, moins on déroge à ses valeurs de loyauté, et surtout il est nécessaire de s'interdire le risque qu'une tierce personne saisisse toute prise pour le déstabiliser de sa fonction.

Pour ce qui lui est cher, Thaddeus est capable de défier les dieux eux-mêmes. Malgré ses tares sociales, c'est un homme courageux et téméraire qui ne recule devant rien. Il agit toujours en corrélation à ses propos et se révèle d'une piquante sincérité lors de ses rares prises de parole.
C'est un homme cultivé qui apprécie ses moments de solitude pour profiter d'un instant de paix, qu'il met souvent à contribution pour lire ou jouer du oud.
Il nourrit en secret énormément de regrets à ne pas avoir endigué les catastrophes qui arrivèrent à sa famille depuis son départ du Ssyl'Shar, mais rien ne trahit ses démons ardemment ensevelis sous son masque sans expression.

***

Bref résumé de son histoire : Thaddeus Serkhar naquit une nuit de Haskèlku 888 dans le palais familial des Sălv à Arsuh, au Ssyl'Shar. Il fut le premier né du couple héritier, précédant sa soeur Rūna, elle-même suivie de Vôlkahar.
Son premier prénom à la consonance peu Ssyl'Sharienne lui fut donné par son père en titre de reconnaissance envers un ami et allié de longue date prénommé ainsi. Le second signifie "héritier du sang" en Haut-Ssyl'Shari, traduisant à merveille son rôle d'aîné.
Digne fils de sa lignée de guerriers, de négociants et de sorcières, il fut éduqué selon les traditions familiales : le premier enfant accomplissait le plus souvent une carrière militaire afin de devenir le chef ou la cheffe de famille. Ce rôle était indépendant du sexe de l'enfant, car si le continent désertique se voulait surtout patriarcal, chez les Sălv les deux étaient parfaitement égaux, comme chez la plupart des fëalocës. De plus, ils vivaient en vase-clos, loin des intrigues trop nauséabondes du sultanat qu'ils dominaient par leur assise économique et l'ancienneté de leur famille.
Le second enfant recevait le titre de conservateur des savoirs ancestraux, il était le gardien des traditions et s'il s'agissait d'une fille elle se voyait instruite des arts occultes.
Si la chance donnait la vie à un troisième enfant - ce qui était plutôt rare en raison de la haute consanguinité des Sălv -, celui ci se voyait affublé de la gestion des mines d'or et de pierres précieuses détenues par la famille, il prenait la place du négociant.

Dans cette organisation bien huilée, ce premier fils fut choyé et adoré de ses parents. Il reçut une haute éducation, en corrélation avec sa lignée de noble faction et son titre de prince. Sa petite enfance fut des plus heureuses, il ne manqua de rien et surtout pas d'affection, pas même à la naissance de ses cadets qu'il adora immédiatement. Les liens familiaux avaient plus de valeur que l'or, en encore à ce jour il y attachait une importance primordiale bien que dissimulée.
Mais beaucoup de choses changèrent à l'orée de ses dix ans.

Pour des raisons qu'il connut bien plus tard, il fut précipitamment envoyé sur Tol Orëa par son père afin d'entamer son aspiranat. Les Sălv étaient une famille reconnue au Màr Tàralöm jusqu'aux expérimentations de son arrière grand-mère Tahserya Sălv, qui précipita la mort d'une demi-dizaine d'aspirants dans d'obscurs sacrifices à Flarmya. Elle fut emprisonnée près d'une décennie avant de parvenir à s'enfuir, mais plongea le nom de sa famille dans le livre des parias du Kaerl. Malgré tout, les Sălv eurent accès à l'aspiranat et l'Empreinte, notamment en raison de leur précédente loyauté et renommée au Màr. Mais l'accès à des postes plus élevés que Chevalier leur fut prohibé, par mesure de précaution et une punition qui avait des allures de malédiction.
Après les nombreux efforts et négociations diplomatiques d'Aodhar Sălv, père de Thaddeus, il parvint à redorer leur blason par la clémence du Seigneur Celànduil Huriand. Il leur rendit le plein accès au Kaerl, justifiant ce droit par la non responsabilité des enfants à subir les erreurs de leurs ancêtres. Thaddeus prit néanmoins l'un des noms d'emprunt des Sălv, Ahrimar, afin d'éviter toute stigmatisation par une mauvaise réputation héritée de son aïeule.
Soulagé et honoré, Aodhar ne voulut pas précipiter les choses, préférant profiter de ses enfants et les mener sur Tol Orëa en temps voulu. Thaddeus pouvait sembler jeune, mais les coutumes étaient ainsi faites pour les enfants normalement nés au Màr Tàralöm : il fut envoyé dans la Triade du Seigneur Ardent en 899 pour suivre une sorte de pré-aspiranat, et s'habituer à une vie qu'il aurait dû connaître plus tôt encore. Bien que lui aussi lié, Aodhar était resté vivre au Ssyl'Shar afin d'élever ses deux autres enfants, trop jeunes pour avoir connaissance et comprendre l'absence de leur aîné.
Mais lorsque son épouse mourut en donnant la vie à un bâtard, il perdit pied.

Thaddeus, formé à la dure et majoritairement coupé de sa famille afin de se concentrer sur la préparation de son aspiranat, avait tout de même pour habitude de revoir les siens une fois par an, et son père lui rendait visite plusieurs fois par mois en se rendant sur Tol Orëa. Mais vers l'an 901, les mois s'écoulèrent sans qu'il ne reçut la visite d'Aodhar. Le climat de la guerre inter-kaerl n'aidant pas, il lui fut interdit de quitter le Màr ou contacter le monde extérieur. Puis s'enchaîna l'assassinat de son Maître et Seigneur, celui qu'il voyait comme un père de substitution, destitué par l'arrivée de celui qui lui succéda : Salvedaen Arkalin. Il devint alors son nouveau Maître, mais Thaddeus le haïssait, comprenant pertinemment qu'il était l'instigateur de la disparition de son prédécesseur. En pleine adolescence, étape d'autant plus difficile pour un fëalocë, il trouva le parfait exutoire : la Fosse.
Il se lia très jeune, à quatorze ans, à un Bronze répondant au nom de Sarhgôn né d'une couvée de la Reine Incarnate Keldil.
Sans nouvelles des siens, fiévreux de participer à la guerre pour prouver sa valeur malgré sa jeunesse et extérioriser ses peines, il patienta jusqu'à ce que son lié atteignit sa taille adulte et lui ses dix-sept ans pour participer à des missions non autorisées par les Hautes Sphères. Thaddeus devint un tueur, fauchant les vies de ceux qui s'approchaient de trop près des Pics de Cendre. Il avait beau être blessé, parfois gravement, il avait beau être puni par son Décurion, rien ne l'empêchait de retourner répandre au grand air par leurs plaies béantes les âmes de ceux qui croisaient son chemin.
Il se forgea une réputation de guerrier sans peur ni remords, peu traumatisé par ses exploits.

A la fin de la guerre, vu comme une sorte de sinistre héros, il reçut plusieurs reconnaissances pour sa loyauté envers le Kaerl. Il atteignit le rang de Maître, puis Décurion. A la disparition du Seigneur Salvedaen, de lourdes rumeurs pesèrent sur sa responsabilité partagée bien que rien ne put le relier à ces faits. Les années passèrent, lui offrant davantage la possibilité d'exprimer son art martial à la Fosse. En 917, il fut finalement nommé Décurion Flamboyant et occupait ce poste depuis lors.
Il s'était malgré lui emprisonné, coupé du lien qui le reliait à sa famille muette et ses dernières parcelles d'humanité. Bien que ne souffrant pas clairement d'un syndrome post-traumatique lié à la guerre et sa barbarie, Thaddeus était tout de même devenu une roche dénuée de sentiments pour la vie d'autrui.

Un jour, le Seigneur Alauwyr Iskuvar revint avec sous son aile une aspirante qui n'était autre que sa petite soeur. Thaddeus pleura de joie pour la première fois de sa vie, évidemment en secret, mais prit le temps de l'observer avant de se manifester auprès d'elle. Il découvrit alors l'enfer que vécurent les siens et s'en trouva noyé de culpabilité. Le fëalocë se fit alors une promesse : il veillerait sur eux plus encore que sur le Seigneur lui-même.
D'aucuns dirent que depuis ces retrouvailles, il sembla moins tourmenté par ses démons mais il ne se défit par de son sérieux. En revanche, il était rapporté que son goût pour les quelques compagnes qu'il avait occasionnellement s'était largement tourné vers des femmes de l'acabit de sa cadette.


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MessageSujet: Re: [PNJs] Le panthéon de mes ombres   [PNJs] Le panthéon de mes ombres Icon_minitimeLun 22 Juin 2020 - 13:52



*Nom du PNJ : Scylla "Stygia" Lòkë, parfois surnommée "Le Chat."
*Sa race : Ondine.
*Son rang : Chevalière et assassin émérite à la solde d'Oculus.
*Ordre Draconique d'appartenance : Ombre, Màr Tàralom.
*Nom du Lié : La Noire Selasphorath, née en 917 de l'Incarnate Nephtys. [•] | [•]

*Brève description (physique, et caractère) : D'apparence presque chétive, Scylla est une jeune fille de prime abord fragile. Plutôt petite, ne dépassant pas le mètre soixante, elle se faufile avec l'aisance d'un chat et sa renommée discrétion par ses pas inaudibles.
Sous sa peau blanche au teint opalin typique de ceux de sa race s'articule pourtant une force fine et discrète, loin de l'opulence des hommes qu'il lui arrive de côtoyer par son appartenance à Oculus.
Un visage quasi juvénile malgré ses vingt-deux ans se dessine avec finesse au dessus de son cou, assez glacial au premier regard bien que très expressif une fois plus en "confiance."
Ses yeux légèrement en amande cachent deux saphirs fureteurs d'un bleu profond dignes du ciel d'une froide nuit d'hiver, fort bien admirables lorsque la lumière daigne y pénétrer pour en révéler l'insidieux éclat.  Une chevelure mi-longue la couvre d'un noir bleuté d'aniline jusqu'aux épaules, le plus souvent retenue en un chignon bâclé et voilée d'une large coule. Constamment vêtue d'ébène, elle ne laisse guère le temps à autrui d'en admirer la distante et réservée beauté.
Le plus souvent dissimulée par des tenues volontairement amples pour fourvoyer le jugement des autres sur sa corpulence, seul son minois trahit sa présumée vulnérabilité dont elle joue pour mieux amadouer ses proies.
En rarissimes occasions et poussée par sa Liée, elle sait se pouponner pour séduire et emprisonner ses proies telle la veuve noire qu'elle se plait à incarner.

Féline, Scylla reste assez sauvage même en présence de personnes qu'elle côtoie quotidiennement. Elle se méfie par dessus de tout et tout le monde, se faisant alors plutôt fuyante et toujours attentive à la meilleure façon de filer en douce. Pour autant, elle se révèle être des plus courageuses et hardies, ne refusant jamais une mission, si ingrate soit la tâche. Elle préfère d'ailleurs s'occuper de ce que tous rechignent à accomplir, trouvant l'ouvrage peut-être plus gratifiant encore.
Profondément introvertie, d'humeur assez constante, elle se montre très rarement en public et préfère le confort et le secret de son weyr à la foule du Val, bien qu'elle accepte parfois d'accompagner quelques camarades pour aller boire un verre.
A l'opposé des rêveurs, Scylla est d'un réalisme déroutant, les pieds ardemment scellés au sol qui la porte. Elle n'a naturellement aucune ambition à s'élever de sa condition qui lui convient parfaitement. Elle garde pour elle ses opinions propres et s'avère être une excellente exécutrice au service de noirs desseins qui la dépassent.
Scylla est une personne de confiance pour son cercle très restreint de connaissances. On peut compter sur elle même dans la plus violente des tempêtes, pour peu qu'elle puisse y survivre elle-même. Elle ne pardonne cependant jamais un impair et ne manquera pas de vous rappeler la moindre de vos erreurs par une pique bien placée du haut de sa voix douce.
Assassin de sang-froid et d'un grand sérieux, elle en devient presque exécrable lorsqu'elle travaille et ne supporte pas le manque d'organisation dans l'exécution de son ouvrage. En revanche, elle se montre plutôt bordélique dans son intimité et se vexe assez facilement.
Acceptant peu facilement la critique, elle tourne aisément - pas forcément définitivement - les talons à ceux qui touchent à ses cordes sensibles.
Scylla s'estime comme étant le pilier qui maintient le chaos qui règne parmi les membres de sa caste à Oculus. Peu colérique, elle se délecte néanmoins d'une froide vengeance bien pesée, sans pour autant chercher à humilier sa victime. Juste, elle tue. Point.

*Résumé de son histoire (en quelques mots) :
On savait bien peu de choses de cette jeune ondine, seulement qu'elle naquit au Màr Tàralöm en 897 de parents inconnus avant d'être abandonnée au premier jour de sa vie.
Scylla fut élevée au Sanctuaire par les prêtres et prêtresses de Flarmya pour qui elle se passionna bien peu. Lorsque son Don se révéla, à l'aube de ses quatorze ans, elle fut placée dans la triade d'Azyria d’Oror et la Reine Incarnate Nephtys. Elle eut un aspiranat sans taches sous le couvert d'une adolescence difficile, désireuse de réaliser les quatre-cent coups pour prouver qu'elle valait quelque chose au delà de son statut de pupille du Màr. Elle commit quelques crimes sans réelle gravité, mais se forgea rapidement une réputation aventureuse et audacieuse au sein des dortoirs des aspirants. Il se disait qu'elle avait violemment remis à leur place quelques uns de ses camarades, se faisant respecter pour ça et son caractère de tête-brûlée.
Cette témérité la fit remarquer assez tôt aux yeux d'Oculus pour qui alla tout son intérêt, loin de s'émouvoir pour de plus hautes ambitions qui ne trouvaient aucun goût à son palais. Elle suivit une formation stricte, tant sous l'égide de sa Maîtresse Dragon que sous celle de son Guide Oculi. Etonnamment bien adaptée à la rigueur quasi militaire de ces deux parcours, peu à peu, elle finit par s'assagir. Depuis, elle se faisait le plus souvent appeler par son surnom, Stygia (nom du fleuve par lequel transitaient les âmes des défunts vers le havre d'Isashani), réservant son prénom à la sphère plus privée de son entourage.

Scylla se lia en 917 à Selasphorath, une Noire de petit gabarit assez possessive et sournoise mais en adéquation aux humeurs de sa bipède. Rarement séparées, tantôt l'ombre de l'une puis de l'autre, la jeune ondine semblait avoir trouvé un parfait équilibre par la venue de son âme-soeur et son appartenance à la guilde secrète du Kaerl. Elles aimaient se chamailler pour faire rager l'autre tour à tour, à l'image de deux soeurs rivalisant pour s'attirer l'attention d'un parent ou d'un tuteur.
Toutes deux discrètes et peu enclines à fanfaronner dans les mondanités, elles vivaient une vie somme toute paisible, si on faisait abstraction des assassinats commandités auxquels la Chevalière se devait de répondre, plutôt avec plaisir, et pour lesquels sa Liée participait parfois.
Scylla sortait peu, d'autant plus retenue par sa Liée peu désireuse de partager SA créature avec qui ou quoi que ce soit. Loin de répugner à se laisser aimer de la sorte, Scylla cédait assez aisément à la captativité de sa dragonne, mais se faisait un malin plaisir à lui triturer les pensées en acceptant parfois d'accompagner l'un ou l'autre de ses acolytes à la taverne.
Selasphorath voyait particulièrement d'un mauvais oeil les accointances de sa bipède avec un autre membre de la guilde, un elfe à la peau sombre et aux cheveux couleur de neige, de qui elle n'avait de cesse de rattraper les bévues...  

Scylla avait une hygiène de vie assez stricte, ne s'autorisant que rarement le droit de boire afin de pouvoir toujours répondre présente et en bonne condition aux ordres d'Oculus.
Au delà de son sérieux, elle se révélait être une personne plutôt sympathique et appréciée, tant de ses supérieurs que ses égaux.

En outre, elle possédait un pouvoir des plus utiles à sa fonction : elle avait la capacité d'absorber la lumière d'une pièce (naturelle ou artificielle) en retenant sa respiration, plongeant les lieux dans le noir presque total le temps qu'elle parvenait à rester en apnée. Il était évident que son don avait des limites par ses capacités physiologiques, mais aussi et surtout elle se devait de rester la plus concentrée possible afin de tenir le temps de finir son affaire. Comme toute apnée entrainant une hypoxie, Scylla pouvait s'en sortir avec des maux de tête, la nausée, des vertiges et dans le pire des cas un bon malaise avec perte de conscience...

*Exemple de RP où il est apparu : Aucun pour le moment.


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Rūna Sălv
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MessageSujet: Re: [PNJs] Le panthéon de mes ombres   [PNJs] Le panthéon de mes ombres Icon_minitimeMer 25 Aoû 2021 - 22:53



* Nom du PNJ : Rhiannon Meurig, surnommée Nnon ou Rina.
* Sa race : Torhille-Humaine
* Son rang : Maîtresse Dragon
* Ordre Draconique d'appartenance : Màr Luimë, Kaerl Englouti
* Nom du Lié (si Maitre ou Chevalier Dragon) : La Bleue Sirjeh [•] | [•]
* Brève description (physique, et caractère) : Rhiannon, malgré son sang-mêlé, correspond plutôt clairement aux Torhils dont elle hérita des caractéristiques par sa mère. Un peu plus haute qu'une humaine et moins grande qu'une Torhille, atteignant malgré tout le mètre soixante-quinze, Rhiannon s'articule dans un corps athlétique et mésomorphe taillé pour les performances physiques sans pour autant se départir d'attributs subtils et discrets. Une chaleur certaine émane de sa silhouette toute entière, de son teint de peau chauffé par le soleil à sa chevelure brou-de-noix, ou encore grâce à sa voix toute à la fois profonde et calme. De grands yeux naturellement cintrés de cils et sourcils épais et noirs soulignent deux iris d'acajou-miellé qui jettent sur le monde un regard profond et tourné vers le lointain. Son visage plutôt carré semble taillé dans le coeur d'un chêne : une mâchoire large en pose les fondations et s'arrête de part et d'autre d'un menton bref et d'un cou galbé ; un nez arrondi, ni trop long ni trop court, sépare ses joues creusées par la proéminence de pommettes saillantes dominées par un haut front. Un tatouage céruléen habille son visage du front à la gorge, témoignage éternel de son amitié fusionnelle avec une ondine non-Douée répondant au nom de Logâ.
Bien qu'arborant une silhouette masculine, un charisme énigmatique et une démarche naturellement dansante par ses larges hanches tranchent les doutes. En dépit de tout, une certaine agile légèreté domine ses mouvements actés d'un calme perpétuel, sans hésitation.
Vous ne la verrez jamais en robe, pardi, ni affublée de quelconque coquetterie trop rutilante ! Le plus souvent vêtue de manière pratique quant à ses vagabondages et périples sauvages, elle prend malgré tout soin de son apparence et de ce qu'elle possède. Ses seules fantaisies reviennent à une boucle d'oreille en forme de griffe, taillée par ses soins dans de l'ivoire de morse, qui perce le lobe de son oreille droite et quelques anneaux de laiton qui parsèment sa crinière parfois tressée.

Tout comme sa chevelure couleur écorce de pin ondule au gré des vents, Rhiannon est un esprit libre qui vogue là où son regard le porte et où les flots de la Vie l'amènent bien volontiers. Son tempérament est celui d'une femme sereine, calme et sans remous visibles ou dissimulés. Ne reculant devant rien, surtout pas devant la difficulté, elle se débrouille toujours pour parvenir à ses fins sans léser quiconque dans l'affaire, sans précipitation et sans emports. Pondérée et réfléchie, presque placide, Rhiannon n'use jamais de force ou de violence. Au radical opposé de actes impulsifs, elle préfère prendre le temps et revenir plus tard face à un problème plutôt que de brusquer les choses. Grande partisante du "Si ce n'est pas arrivé, c'est que ça ne devait pas arriver ; Si c'est arrivé, c'est que l'Heure était venue", ce détachement et ce manque d'acharnement manifeste à bouger ce qui est déjà établi lui vaut une réputation de personne laxiste et nonchalante alors qu'il ne règne en son coeur qu'un pacifisme à toute épreuve. Si elle ne déclenche jamais un conflit, elle accepte volontiers de les dissoudre par cette sorte de don inné qu'elle possède à apaiser, par sa seule présence. D'autres parlent d'elle comme une personne fuyant les tensions et ne prenant pas la responsabilité de prendre parti... Ce n'est pas tout à fait faux.
Rhiannon fuit par dessus tout les sphères trop enclines à se quereller, notamment là où s'épandent politiciens et complotistes de tous bords, préférant de loin à ce climat hostile une balade sur le reste du continent et même de Rhaëg entier. Selon elle, le Monde ne peut être tout noir ou tout blanc. Cette valeur lui octroie par conséquent une réputation de membre peu participatif à la vie de son Kaerl alors qu'il en est tout le contraire ! D'une nature profondément altruiste, assez maternelle auprès des recrues les plus jeunes, Rhiannon répond toujours présente aux sollicitations des aspirants désireux d'apprendre, qu'importe le domaine. Elle aime sincèrement à partager ses compétences simples, pour peu que ces dernières puissent servir et être transmises à leur tour. S'il lui est impensable de se mettre en colère au point d'exploser, 'Nnon ne supporte pas l'abus de pouvoir ou la condescendance des plus grands envers le petit peuple. Elle se bat en faveur des droits des non-doués de Tol Orëa et de son Kaerl et aspire à un monde plus juste, tout en respectant les préceptes instaurés par les fondateurs de son ordre. Ni tout à fait rebelle ni tout à fait loyale, Rhiannon trouve son équilibre entre ces deux univers supposément ennemis qui pourtant, selon elle, ne peuvent exister l'un sans l'autre.
Equilibrée, sereine, pacifiste, courageuse et forte de ses convictions font d'elle le portrait le mieux résumé.
 
* Résumé de son histoire (en quelques mots) : Ce fut en l'an 882 que Ffraidh Meurig, Torhille installée à l'orée des forêts d'Aiguevieille, donna naissance à son premier enfant, une petite fille nommée Rhiannon. Le père était un homme semblait-il bien né et venu du bout du monde pour affaires et commerce. Ffraidh n'avait pas la naïveté des jeunes filles innocentes de la vie et des vices des hommes, mais lorsque celui qu'elle accueillit dans sa couche lui promit de l'épouser, elle se laissa tout bonnement berner tant son propre coeur ne pouvait concevoir le Mensonge comme une chose si naturelle prononcé par la bouche d'autrui. Chez les siens - une communauté de nomades sédentarisés -, toute parole avait valeur de loi et ne savait être prononcée en vain.
Cet homme, elle le vit pour la dernière fois le jour où elle lui annonça porter son enfant. Il promit de revenir la chercher bientôt ou de vivre une bonne fois pour toutes auprès d'elle, en vain.
Ffraidh accoucha environ neuf lunes plus tard, soutenue et aidée par sa propre mère et ses soeurs. Au coeur des bois du Nord d'Orën, on s'encombrait bien moins des convenances, et la venue au monde de Rhiannon fut un véritable cadeau que toute la famille accueillit sans jugement et ce malgré son sang-mêlé.
Son enfance, sans encombres, n'avait rien d'exceptionnel à raconter. Rhiannon grandit, tout simplement, entourée de Torhils désireux de fuir les conflits du reste du continent, réfugiés dans une petite région où personne ne venait jamais les importuner autrement que pour le commerce du bois ou du charbon. Au milieu de ses oncles et ses tantes, de ses cousins et cousines, la fillette évolua dans un bain d'amour familial où tous demeuraient soudés quoi qu'il put advenir. Chaque rassemblement était une fête, mariage ou deuil, naissance ou drame de la vie. Rhiannon apprit à entretenir une forêt, à couper le bois et le tailler en respectant ses lignes et ses noeuds, à chasser, à cultiver de quoi se nourrir, à reconnaître les bons champignons et les bonnes baies. Une vie simple, rythmée par le travail physique et l'entretien de la maison, par les coups de main donnés çà et là aux membres de son clan. Rhiannon aidait autant à préparer le ragout de mouton qu'à réparer les toitures en chaume. Elle était ce genre de personne invariablement flexible que tout à chacun rêvait de compter dans son entourage, forte d'un caractère docile mais porteur de valeurs honorables.

Puis tout changea à l'orée de ses quatorze ans. En 896, son père fit de nouveau irruption dans sa vie, pétri de remords et de regrets tant vis-à-vis d'elle que de sa mère. En dépit de sa réelle et profonde volonté à maintenir la paix, Rhiannon ne put pourtant que rejeter viscéralement cet homme contre qui elle se ferma sans laisser entrer le moindre mot. Sa mère, malgré tout reconnaissante envers ce dernier de lui avoir offert une fille, concéda à entendre les raisons de sa venue : leur fille portait un Don précieux dont lui même était porteur, un Don qui la mènerait sur un continent inconnu où régnaient des créatures majestueuses et les Hommes dont ils partageaient l'âme. Il prouva ses paroles par le biais de son Lié, qui accepta de se dévoiler sous toute la rutilance de ses écailles à condition d'effacer cette image de la mémoire de Ffraidh, qui ne possédait pas le Don.
Les négociations furent rudes et Rhiannon s'opposa à partir, à quitter les siens. En vérité, elle fut surtout poussée par la bienveillance de sa mère et le Lié de son père, mais certainement pas par ce dernier, et à condition de revenir auprès de sa famille une fois par mois ou pour toutes les grandes festivités, son absence étant prétextée par un apprentissage en charpenterie de marine tout au sud du continent.

Rhiannon fut tout d'abord placée sous l'aspiranat de son père, mais le conflit ouvert et perpétuel entre eux deux empêchait la moindre évolution de l'un ou de l'autre. Rhiannon s'adonna aux frasques d'une adolescence un tantinet rebelle et fut alors confiée à une nouvelle Maîtresse, dans l'espoir de redresser la barre. Mais ça ne prenait pas, ça ne fonctionnait pas.
Rhiannon ne fut pas présentée à la moindre Empreinte Céleste. Après de nombreuses observations à son sujet, il fut évident qu'elle n'appartenait pas à ce Kaerl, malgré une personnalité qui répondait à ses valeurs. Ainsi, en fin 897, Rhiannon fut envoyée au Màr Luimë et tout devint plus clair.  Loin de son passé - reflété dans les regards impuissants de son géniteur -, Rhiannon put pleinement déployer son potentiel et elle réussit son aspiranat avec brio. Elle se lia à une dragonne Bleue nommée Sirjeh en 899. Trop jeunes l'une et l'autre pour initialement participer à la Grande Guerre des Ordres, elles concédèrent à maintenir l'ordre au sein de leur Kaerl en prenant soin de ceux qui, comme elles, n'y participaient pas. Les années et les morts passant, Rhiannon et Sirjeh entamèrent des manifestations en la défaveur de ce conflit inutile qui ne servait aucun intérêt pour le Màr Luimë. Hélas, la Guerre dura dix longues années. Dix longues années durant lesquelles le duo achemina des ravitaillements de denrées pour le peuple Englouti et vint en aide aux infirmes recrachés par les combats. C'est durant cette période que Rhiannon se lia d'amitié avec une ondine non-Douée nommée Logâ, qui usait de sa toxine pour panser les plaies de la chair et de l'esprit des traumatisés de guerre.

Les années passèrent et rien ne changea tellement. Peu attachées à leur Kaerl, Rhiannon et Sirjeh se plaisaient à arpenter Tol Orëa et le reste du monde, en quête d'un enseignement ou un autre. Coutumières d'un bivouac dans la Sylve de Norui ou d'une semaine de pêche aux Chutes d'Astrenuit, il leur était plus que régulier de croiser un comparse ou un autre en quête d'un peu de paix, loin des murs de leur Màr.

* Exemple de RP où il est apparu : Aucun, pour le moment.


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