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 [PNJs] Ils sont plusieurs dans ma tête...

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Arjuna Tlaloc
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MessageSujet: [PNJs] Ils sont plusieurs dans ma tête...   [PNJs] Ils sont plusieurs dans ma tête... Icon_minitimeMer 30 Oct 2019 - 17:50

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Dernière édition par Arjuna Tlaloc le Jeu 23 Sep 2021 - 22:24, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: [PNJs] Ils sont plusieurs dans ma tête...   [PNJs] Ils sont plusieurs dans ma tête... Icon_minitimeMer 30 Oct 2019 - 18:04


Nom : Selcot Denali.

Surnom : S’cot.

Age : 35 ans (né le 07/09/884).

Race : Elfe.

Physique, Caractère :

~ Physique ~

Selcot n’est pas très grand pour un elfe, il ne dépasse même pas la taille d’un humain moyen. Il n’est pas non plus doté de la « beauté surnaturelle » dont aiment à se vanter ses congénères. Il est mince, certes, avec une musculature fine et nerveuse, mais son visage est un peu plus rond que ce qu’on attend d’ordinaire des gens de sa race. Il a le teint légèrement hâlé et les yeux clairs, d’un bleu ciel presque gris, qui pourraient paraître froids s’ils n’étaient éclairés par un sourire la plupart du temps. Heureusement, il a le visage lisse des elfes et aucune vilaine patte d’oie ne vient trahir sa propension à sourire quand il veut paraître sérieux. Ses cheveux châtains, eux non plus, n’ont rien d’exceptionnels. Leur couleur est des plus banales, ils sont lisses à faire pâlir d’envie les femmes qui se battent contre leurs frisottis et ne peuvent cacher les deux oreilles pointues qui trahissent plus sûrement que tout le reste la race de leur propriétaire. Qui n’essaie d’ailleurs pas de les masquer. Ses cheveux sont souvent attachés en une demi-queue, de façon à ne pas le gêner… mais en laissant savamment quelques mèches s’échapper de ci de là. Il ne faudrait pas paraître trop coincé… ni trop négligé. Tout est une question de dosage. Parce que Selcot prête grande attention à son apparence, qu’il sait ajuster en fonction de l’effet qu’il cherche à provoquer chez ses interlocuteurs. De façon générale, toutefois, il aime les beaux habits et prend soin de sa tenue. Sauf exceptions, il est très rarement débraillé. La négligence, ce n’est pas très efficace dans les jeux de séduction.

~ Caractère ~

On dit que les Elfes sont connus pour leur grande sagesse… Et Selcot pour avoir été oublié le jour de la distribution !

À première vue, le guérisseur semble en effet tout le contraire de posé et sérieux. On le décrirait plutôt comme extravagant et bruyant… et ce n’est qu’une partie des défauts dont il déborde. Avant toute chose, il est curieux. Très curieux. De tout et de rien, et, comme il est têtu comme une mule, il ne lâche jamais le morceau avant d’avoir obtenu les informations qu’il cherche. Celles peuvent être très variées, de la médecine à la magie en passant par tous les ragots qui peuvent circuler dans le Kaerl. Et il y en a beaucoup, des ragots. Et il ne se gêne pas pour les alimenter, soit par son comportement – certains pourraient même penser qu’il s’en amuse voire qu’il en est fier – soit par son bavardage. Parce que Selcot est un incorrigible bavard. Il est capable de parler pendant des heures, de tout et de rien, là aussi. De là à imaginer qu’il est incapable de garder un secret, il n’y a qu’un pas que beaucoup n’hésitent pas à franchir, mais, étrangement, personne ne s’est jamais plaint de son manque de discrétion. En même temps… Quelle personne sensée lui confierait un secret, hein ?

En outre, il aime jouer, boire et passer de bons moments avec ses amis ou ses connaissances sans se poser de questions. Et des questions, dans ces cas-là, il ne s’en pose tellement pas qu’il lui arrive régulièrement de se faire prendre à son propre jeu et de se contredire lui-même dans les histoires qu’il raconte… Certains le qualifient donc de menteur. Lui préfère dire qu’il est un conteur et que les histoires ne sont pas nécessairement toutes logiques entre elles. Si ses auditeurs prennent tout au pied de la lettre, qu’y peut-il ? L’elfe semble donc frivole, presqu’évaporé parfois, aussi inconstant dans ses propos que dans ses amours… qu’il ne cache pas. Il aime le jeu de la séduction mais n’est clairement pas un adepte des relations de longue durée. Cœur d’artichaut, Selcot donne presque l’impression de tomber amoureux dix fois par jour. Mais il ne flirte jamais – jamais ! – avec l’un de ses patients. Oui oui, patients. Au masculin. Parce que, clairement, les femmes ne lui font ni chaud ni froid. Et tant pis si ça attire les réflexions ou des regards de travers, ça ne fait que l’amuser un peu plus. Au moins, lui, il ne risque pas de semer des bâtards à travers Rhaeg !

Pourtant, Selcot n’a pas que des défauts, loin de là. Ce n’est pas pour rien qu’il se sent mieux parmi les Célestes qu’au Kaerl Englouti où il a grandi. Simplement… il fait très attention à ce que ses qualités ne soient pas trop visibles. Mais ceux qui travaillent avec lui ne sont certainement pas dupes. Sous ses airs frivoles, l’elfe est parfaitement capable d’être sérieux et consciencieux quand c’est nécessaire. En particulier, pour tout ce qui touche à son métier. Il ne compte pas ses heures ou ses efforts au chevet des patients et, si son bavardage et ses plaisanteries permettent de distraire un peu les malades, c’est toujours ça de gagné ! Même si c’est l’agacement ou le fait de lui casser du sucre sur le dos qui leur change les idées. Le Chevalier est également d’une loyauté à toute épreuve envers ceux qui comptent pour lui, même s’ils ne sont pas très nombreux, et il ne trahirait jamais un secret – encore faudrait-il qu’on lui en confie. Mais cette loyauté, comme son désir d’aider autrui, il ne l’exprime jamais directement. Il se retranche derrière sa fonction – après tout, il est guérisseur, c’est juste son travail d’aider les autres – ou tout autre excuse utile à sa disposition. Sa dragonne en est d’ailleurs une parfaite, d’excuse !

Alignement : Chaotique bon.

Clan choisi : Màr Menel, le Kaerl Céleste, pas encore affilié à une Maison.

Lié(e) : La verte Beith.

~ Etat Civil~

Ascendance : Reine Kiruna, liée d’Elerinna de Galadsten & Bronze.
Age : 14 ans (née en 905).
Descendance :

~ Description physique ~

Couleur : Les écailles de Beith sont d’un joli vert tendre, comme celui des nouvelles feuilles qui poussent au printemps. Sa couleur uniforme n’est rompue qu’en un endroit : le cuir de ses ailes, au niveau des doigts qui soutiennent la fine membrane, est parcouru de réseau de marbrures plus claires, d’un vert presque jaune. Quelques cicatrices grisâtres viennent compléter le tableau. Deux marques, l’une à la base de l’encolure, l’autre sur le dos, entre deux crêtes, sont les conséquences de la Grande Guerre des Ordres. La dernière, en bas de son chanfrein, est un souvenir de son Éclosion.

Allure générale : Beith est grande pour une verte, quasiment de la taille d’une petite bleue. Cependant, ses ailes et sa queue sont un peu trop courtes pour qu’on puisse la qualifier de parfaitement proportionnée. Ces deux caractéristiques combinées font qu’elle est peu agile comparées à ses congénères de même couleur, mais, en contrepartie, elle est également plus endurante.

~ Description caractérielle ~

Beith est une verte. Une vraie. Rapide, vive, d’une activité débordante, elle semble ne jamais s’arrêter. Elle a toujours quelque chose à faire, à voir, à dire. Surtout à dire. Aussi bavarde que son Lié, elle n’hésite pas à aborder les autres dragons voire les bipèdes, pour les saluer, partager ses opinions… ou sans raison particulière. Sa sociabilité n’hésite pas à se faire séduction face à un mâle, surtout les grands bronze pour lesquels elle a clairement un faible.

Comme Selcot, elle est également capable de faire preuve d’obstination et de sérieux mais, contrairement à son Lié, ne tente pas de s’en cacher. Quand la situation l’exige, elle peut même se faire silencieuse et discrète… même si ça lui coûte. En général, sérieuse ou pas, elle aime se faire remarquer et a du mal à rester en retrait. C’est d’ailleurs un des rares points qui l’opposent à son Lié : en cas de conflit, la dragonne n’hésite pas à plonger dans la mêlée pour se battre alors que l’elfe préfère de loin rester à l’arrière et sauver ce qui peut l’être.

~ Forme humanoïde choisie ~

L’apparence bipède de Beith est celle d’une guerrière torhille… avec un brin d’interprétation. Si elle a tous les aspects de la race qu’elle a choisie, de la haute taille – presque deux mètres, ce qui la fait dépasser d’une tête son Lié – au teint hâlé en passant par les longs cheveux noirs et les yeux du même vert tendre que ses écailles, elle a pris un peu de liberté sur l’habillage. Elle n’hésite pas à porter une ou deux armes adaptées à son gabarit, histoire de pouvoir se défendre quand elle est sous cette forme bien plus fragile que celle de sa naissance, et insiste donc en général pour que Selcot les fixe sur son harnais lorsqu’elle est sous forme draconique. Mais elle a également ajouté des détails qui ne semblent pas utiles de prime abord – comme les bijoux que son Lié lui a offerts et dont elle aime se parer – et, au contraire, retiré tout un tas de choses qu’une véritable guerrière aurait conservé précieusement. Par exemple, une cuirasse. En effet, Beith aime plaire et attirer le regard des mâles, qu’elle soit dragonne ou bipède, et ses vêtements sont calculés pour…

~ Regard de Flarmya ~

Pas encore dévoilé… Du moins, aux dires de Selcot, qui n’a pas du tout envie de devenir Maître. En réalité, quelqu’un qui connaîtrait le chevalier depuis longtemps pourrait remarquer que le bleu de ses yeux a changé un peu de couleur : de bleu-gris, ils ont pris une nuance plus proche du cyan, comme si le vert de Beith était venu se mêler à leur teinte originelle. Quant à la dragonne, sa sociabilité se mâtine à présent d’un peu d’empathie envers les autres, alors qu’à sa sortie de l’œuf ses seules préoccupations étaient son Lié et elle.

Histoire :

Arbre généalogique:
 

Fils d’une Chevalière Verte et d’un Chevalier Brun du Kaerl Englouti, né à la suite d’un vol nuptial, Selcot n’était pas franchement désiré. Qu’importe, il ne fut pas malheureux pour autant. Sa mère n’avait pas la fibre maternelle, certes, mais elle avait une sœur qui a-do-rait les enfants et qui fut ra-vie d’adopter et d’élever son neveu. D’autant plus que les enfants de sa race étaient rares. Le petit elfe ne manqua donc ni d’amour, ni de compagnie pendant toutes les premières années de sa vie. Il vagabonda à travers le Màr, faisant les quatre cents coups avec ses cousins et les autres gamins de son âge, attendrissant et agaçant tour à tour les adultes… et posant des questions. Partout, tout le temps, à tout le monde. Il était d’une curiosité insatiable. Heureusement, le Màr Luimë comportait une bonne proportion d’érudits qui ne rechignaient pas à partager leur savoir… et les plus réticents l’envoyaient à la Tour du Cadastre où, disaient-ils, il trouverait les réponses à toutes ses questions. C’était vrai, la bibliothèque regorgeait de connaissances… Mais les vieux parchemins, c’était quand même bien moins drôle que de discuter avec les gens. Même si c’était reposant. Surtout pour les autres qui n’étaient plus obligés de supporter son babillage incessant.

A force, au gré des questions qui lui traversaient l’esprit, le petit garçon finit par engranger un grand nombre de connaissances, à la logique inexistante. Son savoir était plus que parcellaire, d’abord parce que ses centres d’intérêts variaient en fonction du jour, de l’heure et du contexte, ensuite parce qu’il avait une fâcheuse tendance à oublier la réponse une fois qu’il l’avait obtenue. Petit à petit, toutefois, il se découvrit une passion pour le travail des guérisseurs. Ceux-ci, avec simplement quelques indices, étaient capables de découvrir la cause du mal qui rongeait leurs patients ! Et de la contrer, en plus, mais ça c’était presque accessoire. Presque. Si, au départ, seul le diagnostic l’intriguait parce que c’était comme une énigme à résoudre, il finit par ressentir une véritable admiration pour les praticiens capable de soulager les autres. Mais ça, étrangement, il n’en parla pas.

A douze ans, quand on lui proposa de rejoindre la tutelle d’un Maître puisqu’il avait le Don, il refusa. Il savait ce qu’il voulait faire de sa vie et ça n’impliquait pas de se Lier à un Dragon. Du moins, pas tout de suite. Alors oui, il savait qu’un dragonneau qui lui était destiné pouvait naître pendant son absence et se laisser mourir s’il n’était pas là, merci Tatie de me le rappeler. Mais, objectivement, c’était quand même rare. En plus, il y avait trois Kaerls sur Tol Orëa, donc rien ne garantissait que son dragon, si dragon il y avait un jour, éclorait dans celui où il se trouvait. Surtout que, même s’il n’en avait jamais parlé, plus les années passaient et moins il se sentait en phase avec les autres habitants Engloutis. Et puis le Màr Luimë était plein de dragons capables de venir le chercher en deux secondes d’Interstice partout où il se trouverait. Autant dire que les arguments de sa tante ne firent pas long feu face à l’obstination de Selcot qui obtint gain de cause et put quitter le Kaerl Englouti pour Lòmëanor où il devint… Apprenti guérisseur !

Ses années d’apprentissage se passèrent étonnamment bien. Le volume de choses à apprendre semblait suffire à canaliser sa curiosité et, lorsqu’il avait tendance à s’éparpiller, ses professeurs n’avaient pas trop de mal à le remettre dans le droit chemin. Petit à petit, en grandissant, il finit toutefois par s’intéresser à autre chose qu’à la guérison seule. Déjà, il avait 16 ans lorsque la Grande Guerre des Ordres débuta. Mais la vie, à Lòmëanor, n’en était pas plus chamboulée que ça. Il y avait bien quelques blessés de plus, quelques habitants qui partaient rejoindre leurs familles dans les Kaerls ou, au contraire, quelques Non-liés qui venaient chercher refuge en zone neutre, mais rien d’extraordinaire. La ville restait neutre et accueillait des dragons de tous les horizons. Et pour lui, tant qu’il avait des nouvelles de sa famille, ça lui suffisait, d’autant que le Màr Luimë n’était pas le plus impliqué dans les combats et sa tante ne faisait clairement pas partie des combattants. Et puis, la vie d’étudiant était pleine d’opportunités et d’occasions d’oublier ce qui était peu plaisant…

Selcot découvrit donc le plaisir de virées en ville, des soirées entre amis avec un verre d’alcool ou un jeu de cartes à la main… et des nuits en bonne compagnie. Masculine, la compagnie. Les femmes étaient parfaites pour discuter et échanger des ragots sur tout et rien mais c’était les hommes qui réveillaient ses hormones et lui retournaient les sens. Véritable coeur d’artichaut, l’elfe alternait les aventures d’un soir et les histoires un peu plus sérieuses, au point de donner du grain à moudre à toutes les commères du coin. Ce qui l’amusait beaucoup. En revanche, personne ne pouvait trouver à redire sur son travail. Lorsqu’il était concentré sur sa tâche, il l’était jusqu’au bout… Et, même s’il n’apparaissait que rarement sérieux vu de l’extérieur, ses professeurs ne pouvaient pas manquer son application et sa compassion envers ses patients. Mais bon... Tant que c’était que les professeurs, c’était pas encore trop grave : sa réputation était sauve.

Il termina ses études à l’âge de 20 ans, en plein cœur de la Guerre, et, comme ses collègues, il dut préparer ses bagages. Il n’était évidemment pas question de rester planqué à Lòmëanor alors que les combats faisaient rage entre les trois Kaerls et que les blessés se comptaient par centaines. S’il s’attendait à retourner chez les Engloutis d’où il venait, ce fut pourtant au Màr Menel qu’on l’affecta. Tout simplement parce que c’était là qu’il y avait le plus de besoin à ce moment-là. Selcot se retrouva donc chez les Célestes, heureux que son statut de guérisseur lui évite d’être réquisitionné dans les Légions Étincelantes – et lui permette d’aider, mais chut. Il s’efforça bien sûr de se plier aux coutumes du Kaerl, mais… Chassez le naturel, il revient au galop. Paraître sérieux ce n’était définitivement pas son truc. Et le Màr regorgeait de beaux garçons, plus mignons les uns que les autres. Et puis, entre deux batailles, il fallait bien se détendre un peu, non ? Il n’allait certainement pas refuser une partie de cartes ou une tournée à des combattants qui avaient besoin de penser à autre chose !

Il aurait pu continuer comme ça jusqu’à la fin de la guerre si une dragonnelle verte n’avait pas percé sa coquille en 905 avant de se diriger avec détermination vers les gradins. Se faisant, elle s’emmêla les pieds dans les ailes d’un de ses frères de couvées et se prit un coup de griffes sur le museau. Les appels et la douleur de Beith éclatèrent dans l’esprit de Selcot qui se trouva donc propulsé Chevalier. Entre les soins à sa Liée, les connaissances à acquérir en accéléré puisqu’il avait sauté la case Aspiranat et son boulot à l’Infirmerie parce que la Guerre n’allait pas s’arrêter pour ses beaux yeux, il n’eut pas trop le temps de s’amuser pendant les années qui suivirent. Surtout qu’une fois adulte, Beith n’avait pas l’intention de rester planquée et insista pour aller se battre avec les autres. Et franchement, si Selcot n’avait pas peur de se battre, faire des trous dans des gens qu’il devait réparer ensuite, ça lui laissait un goût amer dans la bouche.

Heureusement, la Guerre se termina en 910, et la vie reprit son petit cours tranquille. Ou pas. Entre la redécouverte du Kaerl Maudit, les chamboulements politiques au Màr Menel et l’Ombremage, les années suivantes ne furent pas de tout repos. Mais la politique n’intéressait que peu le Chevalier Vert qui ne s’impliqua dans aucune Maison du Kaerl et se contenta de soigner les blessés et les malades tout en conservant et renforçant sa réputation de boute-en-train. Et le retour à la normale ne fit qu’accentuer ce dernier point !

Possessions :
- Une garde-robe plus que bien fournie,
- Le nécessaire pour s’occuper de Beith,
- Une trousse médicale avec les instruments qu’il a l’habitude d’utiliser.

Magie : Rien à part le Don. Sauf si on compte « abrutir ses interlocuteurs sous ses paroles pour ne pas avoir l’air sérieux » ou « poser des questions sur tout » ou « vouloir tout savoir » comme des dons magiques, bien sûr.

Divers : RAS.

Apparitions en jeu :
- Fin 08.907 : Au tournant de l'existence
- 11.08.919 : L'Arcane du Fou
- 28.08.919 : Bain de nuit, pas de minuit
- Hors du temps : [RP Officiel] Un festin de Noël
- 28.10.919 : Commérages et Admiration
- 06.11.919 : Arrivée d'une montagnarde des cieux
- 29.13.919 : Chimères & Extravagances ~ Fête des Fous


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Dernière édition par Arjuna Tlaloc le Mer 8 Sep 2021 - 14:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [PNJs] Ils sont plusieurs dans ma tête...   [PNJs] Ils sont plusieurs dans ma tête... Icon_minitimeDim 2 Mai 2021 - 23:21

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[PNJs] Ils sont plusieurs dans ma tête... Tgsh[PNJs] Ils sont plusieurs dans ma tête... 7nry
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Chishongo

/!\ Ce personnage ne m’appartient pas. Il a été créé et joué par Cristélène qui m’a autorisée à l’utiliser comme PNJ en cas de besoin. Pour voir sa fiche complète originale, cliquer ici.

Nom : Dakarai Tapiwa, surnommée Dak.
Âge : 20 ans en 919 (née le 8 Eurilyaku 899).
Race : Fëalocë.

Rang : Membre de l’Intendance, sous les ordres de Myrelle d’Alysanne.
Ordre Draconique d’appartenance : Céleste (Chaotique bon).

Liée : La Reine Chishongo, née en hiver 918, de la Reine Ky’rinth (Liée à Katell de Leysse) et d’un Empereur Noir.
D’un or assez pâle, réhaussé par un collier d’écailles plus vives à la base du cou, Chishongo est une Reine plutôt petite, à peine plus grande qu’un grand bronze. Cet état de fait a tendance à la complexer, surtout quand elle se comparer à sa sœur de couvée, l’Impératrice Noire Ayzehl. C’est une dragonne au caractère en général joyeux et conciliant, mais capable de faire preuve d’autorité quand elle le juge nécessaire voire d’un brin de possessivité. Dotée d’une insatiable curiosité, elle semble sans cesse en mouvement, tant physiquement que mentalement et, même lorsqu’elle s’efforce de rester digne et immobile, le bout de sa queue a une fâcheuse tendance à s’agiter.
Son apparence bipède est celle d’une jeune femme blonde, à l’air innocent mais au regard malicieux. Coquette, elle aime que sa Liée coiffe ses longs cheveux et prend grand soin de son apparence.

Brève description : Dakarai est un tourbillon. Des yeux verts, des cheveux roux, habillée de couleurs vives, elle ne passe pas inaperçu. Petite, même pour son peuple, et dodue, elle est aussi incroyablement énergique. Toujours en mouvement, il faut toujours qu’elle s’occupe ou, au moins, que ses doigts s’agitent et tripotent quelque chose. De la même façon, son esprit ne semble jamais au repos. Impulsive, elle réfléchit vite, avec toujours deux ou trois idées d’avance – pas toujours bonnes, mais c’est du détail – et réagit dans la foulée. Et, dans le feu de l’action ou lorsqu’il s’agit de venir en aide à quelqu’un, elle a une fâcheuse tendance à n’en faire qu’à sa tête, oubliant les règles et les convenances. Elle peut également se montrer un peu brute, voire autoritaire, lorsque son charisme ne suffit pas. Auparavant, elle transmettait inconsciemment ses émotions à son entourage, ce qui l’aidait à convaincre, mais à présent elle maîtrise sa magie et garde son empathie dans les limites de l’éthique.

Résumé de son histoire : Dakarai naquit à l’été 899, à Itzahuacán, une ville portuaire située à Qahra, au sud-ouest des Plaines Estentines, et principalement peuplée par des humains et des torhils. Elle était la première née d’un couple de fëalocës venus avec d’autres membres de leur race installer un comptoir commercial tourné principalement vers le Ssyl’Shar. L’enfance de la fillette ne présenta pas vraiment d’événement marquant, rythmée qu’elle était par la découverte de la ville et les quatre cents coups perpétrés avec ses amis. Composée principalement d’enfants de fëalocës et de leurs alliés, la petite bande – dont elle devint rapidement la cheffe – s’opposa très vite à celle des enfants des Conseillers de la ville. Tout était prétexte à des bagarres et des défis… même s’ils étaient capables de s’allier lorsque la venue d’étrangers – des enfants de marins ou de voyageurs principalement – le nécessitait. À l’adolescence, elle dut commencer à suivre plus assidûment ses leçons, afin de devenir « une jeune fille comme il faut » et céda la direction de sa bande à son frère cadet. Elle avait treize ans lorsque, pendant la Fête des Fous, elle sauva un petit garçon de la noyade avec l’aide d’un inconnu masqué… qui se révéla être Arjuna Tlaloc, le chef de la bande rivale. Cet événement marqua le début d’une remise en question de leur rivalité enfantine mais il fallut plusieurs mois pour que les deux l’acceptent, et quelques années pour qu’ils s’avouent leurs sentiments. Les unions interraciales étant très mal vues, ils cachèrent leur relation grâce à l’aide de l’oncle d’Arjuna, mais se fiancèrent en secret alors que le torhil devait partir parfaire son apprentissage des armes au Ssyl’Shar. Malheureusement, les parents de Dakarai résolurent de la marier et la jeune fille s’apprêtait à fuir la ville lorsqu’elle rencontra un chevalier dragon du Màr Menel. Comme elle avait le Don, il lui proposa de rejoindre le Kaerl Céleste, ce qu’elle accepta. Elle devint ainsi l’aspirante du Maître Nalesean de Dalneÿs et, malgré les troubles dû à l’Ombremage et aux conflits politiques, finit par conférer l’Empreinte à la Reine Chishongo à la fin de l’année 918. Lorsque la petite dorée, âgée de huit mois, fut suffisamment grande et forte, elles retournèrent à Qahra pour retrouver Arjuna qui se révéla avoir le Don, lui aussi. Ils se marièrent quinze jours plus tard et, comme si cela lui permettait enfin d’envisager l’avenir, Dakarai put enfin se décider à s’impliquer dans la vie du Kaerl. Elle devint l’assistante de Myrelle d’Alysanne, l’Intendante du Kaerl.

Apparitions en jeu :
En tant que PJ :
- 18.10.909 : Bataille d’eau
- 29.13.912 : Sous l’œil de Kaziel
- 08.01.918 : En attendant Godot
- 23.08.919 : Bavardages et taciturnité
- 24.08.919 : Déserteuse et déserteur
- 24.08.919 : Bonsoir maître (de maison) !
- 28.08.919 : Bain de nuit, pas de minuit
- 12.09.919 : Mariage sous les auspices de Flarmya
- 28.10.919 : Commérages et Admiration
- 01.11.919 : Un bijou de famille retrouvé
- 04.11.919 : Commérages et Dégoût
- 06.11.919 : Bureau des objets trouvés
- 12.919 : Qu’est-ce qui s’est passé avec Arjuna !
En tant que figurante :
- 15.13.919 : Pour fourbir un harnais de vol
- 29.13.919 : Chimères et extravagances ~ Fête des Fous
- 01.01.920 : Aube de promesses

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Ordre Draconique : Ordre Draconique de Lumière (Kaerl Céleste)

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MessageSujet: Re: [PNJs] Ils sont plusieurs dans ma tête...   [PNJs] Ils sont plusieurs dans ma tête... Icon_minitimeJeu 2 Sep 2021 - 23:59

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Crédits : Sia25ackerman (modifié par Heryn) et Angevere
Zornith

Nom : Tesni Muír.
Tesni signifie « chaleur du soleil » et Muír signifie « mer » dans des dialectes du nord d’Orën.

Surnoms : « Boucles d’Or » par ses frères aînés, « Tante Tesni » par Kissare.

Âge : 35 ans (née au début de l’année 885, pendant l’hiver, la date exacte lui est inconnue).

Race : Ondine par son père, fëalocë par sa mère.

Physique, caractère :

À l’image du sang qui coule dans ses veines, mélange de deux races opposées sur bien des points, Tesni est pétrie de contradictions.

Ses yeux bleus, dont la couleur rappelle celle des mers du sud d’Orën, sont clairement un héritage paternel. Mais sa peau mate, qui prend facilement le hâle au contact du soleil, et ses cheveux blonds, de la teinte des blés mûrs, l’ont toujours désignée comme une sang-mêlé aux yeux des habitants du village d’ondins où elle a grandi. En conséquence, malgré l’affection qu’elle porte à sa famille, ses deux frères aînés en particulier, Tesni ne s’est jamais sentie chez elle dans la maison de son père. À ses yeux, elle reste une bâtarde dont la naissance a terni l’honneur de Cárthach et mit en péril sa vie de famille – même si ladite famille l’a finalement acceptée sans trop de mal – et elle vit depuis trente ans avec la certitude qu’elle vaut moins que ses frères et sœurs – ou n’importe qui d’autre – de sang-pur.

Pourtant, d’un point de vue extérieur, elle transpire la confiance en elle et l’assurance. N’est-ce pas en courbant la tête que l’on incite les autres à vouloir vous faire ployer ? Aussi Tesni se tient-elle droite et n’hésite-t-elle pas à défier du regard tous ceux qui douteraient de sa force. Et ceux qui persistent peuvent tâter de son épée, s’ils le souhaitent. Ses compétences martiales sont une des seules choses dont la demi-sang ne doute pas, elle n’a donc aucun scrupule à les mettre en avant. Ses origines paternelles lui ont offert une souplesse qui lui permet d’esquiver facilement les attaques de ses adversaires et sa mère inconnue lui a transmis une vivacité qui lui permet de les surprendre. Au combat, comme dans la vie, Tesni ne laisse personne passer sa garde. Seule Zornith sait ce qui se cache derrière cette façade, et sa Liée n’a pas l’intention de le révéler à qui que ce soit d’autre, même si sa carapace peut se fissurer parfois, pour laisser apparaître un cœur plus tendre lorsqu’elle pressent que la personne face à elle en a besoin. Elle est rigoureusement incapable de refuser son aide à quelqu’un dans le besoin, même en sachant que cette personne pourrait un jour se retourner contre elle. Et son adhésion presque aveugle aux lois et aux valeurs du Kaerl découle en partie de cela. Ne faisant pas confiance à son propre jugement, il lui paraît plus sage de se plier aux règles édictées par ceux qui savent.

De taille moyenne – environ un mètre soixante-cinq –, elle présente une silhouette souple mais sculptée par ses entraînements quotidiens… et décorée des séquelles de ses combats. Plusieurs cicatrices parsèment son corps, la plus impressionnante étant celle qui barre son torse de son épaule droite à sa hanche gauche. C’est aussi celle dont elle a le plus honte et la raison pour laquelle elle ne porte que des vêtements couvrants et amples, tissés avec l’algue ondine qu’elle a appris à travailler dans son enfance, et ne dévoilant jamais ni son décolleté ni son ventre. Elle rechigne d’ailleurs à se dévêtir devant témoins, fussent-ils guérisseurs, et évite donc les bains publics, préférant la salle de bains de son appartement ou, pour baigner sa dragonne, les lieux déserts comme une baie cachée ou un bassin perdu au cœur de la forêt. L’eau est en plus sa meilleure source d’apaisement. Le ressac de la mer lui rappelle ses années de navigation et le bruit des Chutes d’Astrenuit le moulin de son frère.

Alignement : Loyal Bon.

Clan choisi : Kaerl Céleste, affiliée à la Maison Galastden.

Lié(e) : La Bleue Zornith.

Histoire :

Arbre généalogique:
 

Une nouvelle famille ? (printemps 890)

Les premiers vrais souvenirs de Tesni remontent à ses cinq ans. Des années précédentes, il ne lui reste que de vagues impressions, comme une chaleur étouffante rendue à peine supportable par une brise chargée d’odeurs marines, ou des images floues, comme celle d’un visage souriant auréolé d’une chevelure flamboyante. Mais de son sixième printemps, elle garde des souvenirs précis. À commencer par son arrivée en Orën.

La mer était beaucoup moins bleue que là d’où elle venait, où que ce soit, mais elle commençait à s’y habituer. Au roulis du navire également, même s’il avait à présent un rythme différent. Papa avait expliqué que c’était parce qu’ils approchaient de la terre. Papa. Elle ne savait pas pourquoi ni comment cet homme avait soudain débarqué dans sa vie, ni pourquoi elle avait dû partir avec lui, mais il avait dit qu’il était son père et, depuis qu’elle était sur le bateau, il n’avait jamais été loin. Il lui avait trouvé un coin où se poser quand il travaillait avec les autres marins, il avait eu des mots avec lesdits marins – et peut-être même plus, elle n’était pas idiote : les coquards, ça venait pas tout seul – et, maintenant qu’ils arrivaient à destination, il tenait sa main dans la sienne tandis que le navire approchait du port. Et c’était bien parce que sinon elle serait tombée lorsque la coque avait heurté le ponton de bois. Les marins se dépêchaient déjà d’amarrer le navire, de mettre la passerelle et de descendre à quai, mais Papa prenait son temps. Et quand ils arrivèrent à leur tour en haut de la passerelle, Tesni comprit pourquoi. Il y avait beaucoup de monde en bas. Beaucoup trop. Elle se serait sans doute arrêtée si Papa n’avait pas continué à avancer en lui tenant la main.

« Papa ! »

Deux enfants, l’un aux cheveux bleus et l’autre aux cheveux noirs, s’approchèrent en courant et Papa se baissa pour les embrasser mais sans jamais lâcher sa main. Et quand il se redressa, il suivit les deux vers un petit groupe. Deux autres enfants, plus grands, aux cheveux argentés comme Papa, et une femme aux cheveux noirs comme la petite et avec un bébé dans les bras. Papa voulut l’embrasser mais elle se déroba et son regard donna envie à Tesni de rentrer sous terre.

« Nainsí, les enfants, je vous présente Tesni. C’est votre petite sœur.
— C’est une blague ? »

La voix de la femme était aussi froide que son regard. Mais le plus grand des enfants, celui qui avait les cheveux argentés comme Papa, s’approcha soudain et s’agenouilla devant elle en souriant.

« C’est joli comme nom, Tesni ! Comme tes cheveux tous dorés. Moi c’est Somhairle. Ça te dit que j’aille te faire visiter la maison, pendant que Papa et Maman discutent ? »

Maman ? Tesni releva le nez vers la femme. Maman avait les cheveux rouges, flamboyants et chaleureux comme le coucher de Solyae sur la mer. La femme, là, les avait aussi sombres et froids que la nuit. Mais Papa lui lâcha soudain la main et la poussa en direction du garçon – Somhairle, donc – en souriant et en hochant la tête. Le garçon aux cheveux bleus en profita pour lui attraper l’autre main.

« Moi c’est Ler ! Allez, viens ! »

Et Tesni n’eut d’autre choix que de se laisser entraîner par les deux garçons vers sa nouvelle maison.

C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme (897)

« Mamaaaan ! »

Le regard rivé sur le métier à tisser, concentrée sur son ouvrage, Tesni ne leva même pas les yeux vers Senán qui entrait dans la maison en courant. Pour la première fois, Nainsí l’avait autorisée à utiliser le grand outil de bois ! C’était les petits qui se contentaient de filer les algues, elle, elle avait douze ans et elle avait maintenant le droit de les tisser ! Pas question de s’arrêter pour écouter les bêtises de son petit frère, elle voulait pouvoir présenter le fruit de son travail à Papa quand il reviendrait.

« L’Albatros arrive ! »

Aussitôt, Tesni stoppa son tissage et, comme ses frères et sœurs, bondit de sa place pour se précipiter vers la porte, sans prêter la moindre attention aux protestations de Nainsí. Quelques minutes plus tard, ils étaient tous sur le quai, groupés autour de la cheffe de famille, à regarder le navire manœuvrer et s’amarrer, la passerelle s’abaisser et les marins descendre. Et Papa n’arrivait pas. Le capitaine apparut en haut de la passerelle. Et Papa n’arrivait pas. Le capitaine descendit, suivi de Cillín, le fiancé de Niamh. Tesni déglutit nerveusement en constatant qu’ils s’approchaient d’eux. Elle leva un regard inquiet vers Ler, mais celui-ci fronçait les sourcils, les mâchoires serrées. Que Cillín vienne voir sa fiancée, c’était normal. Mais qu’il porte deux sacs et qu’il tire une tête de douze pieds de long, ça l’était drôlement moins. Il prit la jeune fille dans ses bras pour la serrer contre lui, et Tesni n’eut pas besoin d’entendre les mots que le capitaine adressa à Nainsí pour comprendre. Elle repoussa le bras que Ler tenta de passer autour de ses épaules et prit la fuite en courant.

Sans vraiment savoir comment, elle se retrouva au sommet de la corniche. Là où la falaise surplombait l’océan. Là où tous les gamins du village venaient à tour de rôle pour guetter le retour des navires. Le souffle court, à cause d’une sorte de nœud qui semblait grossir dans sa gorge plus que par sa course, la gamine s’arrêta. Elle trébucha sur une pierre et la colère l’envahit soudain. Elle se baissa pour ramasser le caillou fautif et le lança de toutes ses forces dans la mer. Le bruit qu’il fit en frappant la surface de l’eau ne fut pas suffisant pour la soulager, et elle répéta son geste. Encore et encore et encore. Est-ce que Kainalu avait mal quand elle lui jetait des cailloux ? Ce ne serait que justice !

Elle s’apprêtait à jeter une énième pierre quand on lui attrapa la main. Furieuse, elle pivota sur elle-même.

« Je savais que tu serais là, déclara Somhairle.
— Lâche moi !
— Non. Maman s’inquiète.
— Même pas vrai !
— Tesni… »

Le reproche contenu dans la voix de son aîné fit baisser les yeux à la gamine. Elle savait bien qu’il avait raison. Malgré le choc qu’elle avait dû ressentir le jour de son arrivée, malgré les regards des autres habitants du village, Nainsí ne l’avait jamais traitée différemment de ses propres enfants. Mais Tesni, elle, ne parvenait pas à oublier qu’elle n’était pas sa fille. Elle n’était pas vraiment de la famille, elle n’était pas vraiment du village, elle n’était même pas vraiment ondine.

« Alors tu devrais être avec elle, murmura la fillette en baissant le bras.
— J’en viens. Je suis allé à la maison dès qu’on m’a dit. Et Ler m’a dit que tu t’étais sauvée. »

Elle croisa les bras, les doigts toujours serrés sur son caillou, et son frère passa un bras autour de ses épaules.

« C’est pas juste !
— Non. »

Le nœud grandit dans sa gorge et elle laissa tomber sa pierre pour enfouir son visage dans la chemise de Somhairle. Il ne sentait pas les embruns comme Papa, il sentait la farine de son moulin, mais ça n’avait pas d’importance. Il la garda serrée contre lui un long moment, le temps que ses larmes se tarissent, puis lui prit la main.

« Allez, Boucles d’Or. On rentre. »

Possessions :

Magie :

Divers :

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- 01.01.920 : Bon sang ne saurait mentir


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