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 [PNJ] Ici et d'autres, un peu partout

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Peddyr Thelrand
Maitre Dragon
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Peddyr Thelrand


Date d'inscription : 31/08/2013
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RPs : 106
Race : Humain
Âme-Soeur : Le Brun Sveargith
Fonction : Ex-Ambassadeur
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Ordre Draconique : Ordre Draconique de Lumière (Kaerl Céleste)

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MessageSujet: [PNJ] Ici et d'autres, un peu partout   [PNJ] Ici et d'autres, un peu partout Icon_minitimeSam 16 Mai 2020 - 15:49

[PNJ] Ici et d'autres, un peu partout Altahir[PNJ] Ici et d'autres, un peu partout Norlot12[PNJ] Ici et d'autres, un peu partout Norlot13
Altahir Nordan & le Brun Norloth


Citation :
Nom du PNJ :Altahir Nordan
Âge : 37 ans, né en 881
Sa race : Humain.
Son rang : Maître Dragon,
Ordre Draconique d'appartenance : Kaerl Céleste, Chaotique Bon
Nom du Lié : Le Brun Norlorth, né en 902 de Reine Kiruna, liée d’Elerinna de Galastden



Brève description : Bien qu'il sache se battre, ce n'est pas quelqu'un de très courageux. Enfin, si. Quand il sait qu'il faut tout lâcher pour rester sauf ; et entier de préférence, et bien il fera ce qu'il faut. Ce n'est pas un couard, attention. Non non. Il veille à son intégrité. Malgré tout, il peut lui arriver de faire preuve d'un peu de témérité, quand il sent qu'il a ses chances... ou quand il est acculé dans certaines situations.
Il sait se montrer courtois, poli, gentil, souriant... quand il s'agit de répondre à quelques entourloupes à mener pour remplir une mission pas très légale ou pour son propre compte. Oui, bien qu'il soit céleste, il fait quelques petits métiers guère bien vues, même si ce n'est pas pour tuer d'autres personnes.
C'est un homme qui sait mettre en avant ses talents de charmeur et de beau parleur pour jouer les bonimenteurs. En somme, quand il s'agit de se remplir les poches avec de l'argent assez facilement gagné, pourquoi donc se gêner ?
A savoir qu'il n'apprécie pas de tuer. Tant qu'il peut l'éviter bien sûr, hormis s'il n'a pas le choix et que c'est préserver sa vie. Tuer n'est que pour les assassins. Et parfois, il sait faire preuve d'altruisme, comme si une part de lui voulait exprimer un côté bon dans la profondeur de son âme. Et cela peut lui arriver comme cela, même si après il se maudit d'avoir pu accepter d'agir de la sorte. N'oublions pas de noter qu'il cherchera de préférence la facilité à la difficulté, même pour des missions simples, officielles ou non officielles. Ou à son compte. Quand on vise un truc, autant le faire simplement et donc avec le moins de risque possible.
Il peut se montrer moqueur, railleur ou provocateur, mais là aussi quand il arrive à mesurer un peu les risques. Quand il sort réellement de ses gonds, ces aspects là fonctionnent tout aussi bien. S'il se met en colère, il ne mâchera pas ses mots... enfin... tout dépendra de qui sera en face de lui.
Bien qu'il soit assez individualiste, Il ne néglige pas le rapport humain, peu importe la race. Il n'est guère dérangé de s'associer temporairement peu recommandables, le temps d'une tâche à accomplir... Dans des buts personnels ou un peu louables, il faut bien le dire. Altahir n'est pas un mauvais bougre et si jamais une personne se retrouve en danger, il ne la laissera pas seule
Il apprécie la boisson au point de joyeusement se soûler ou encore de profiter de charmantes compagnies. La vie et ses bienfaits. Ils sont là pour en profiter non ?
Il n'omet pas non  plus ses devoirs à l'égard du Kaerl, veillant à bien demeurer dans l'anonymat le temps de ses petites virées hors de la Terre de l'aube

Sinon en terme physique, il est d'une bonne taille, même s'il frôle les 1.80 mètre, qu'il a une assez bonne carrure sans être trop large, musclé sans que cela fasse pâlir d'envie les hommes qui le croisent ; en fait, il serait plus du genre musclé, mais noueux, dans le genre légèrement athlétique, mais pas de quoi faire des envieux quoi....

Pour ce qui du visage  : un teint légèrement halé,  bien droit avec un menton prononcé et des pommettes légèrement saillantes, Altahir se plait à entretenir un semblant de barbe, un bouc quoi, qui s'accommodent bien avec ses sourcils épais et sombres. Ses cheveux bruns foncés sont suffisamment longs pour qu'il les attache en queue de cheval. Ses yeux sont bruns également et on arrive à y lire son côté railleur et charmeur à la fois (quand il est dans ces humeurs là).
Son teint montre qu'il passe plus sa vie dehors que dans une maisonnée. Ajoutez à cela les cicatrices anciennes qui parsèment son visage. Une ne peut pas se louper : elle lui barre horizontalement tout le visage, en passant par le nez. Deux longues et parallèles lui balafrent le haut du dos gauche jusqu'à la pointe de son omoplate droite. A voir leur taille et l'aspect de la peau cicatrisée, on devine la gravité passée de cette ancienne blessure. Notons la présence de favoris un peu négligés.


Résumé de son histoire :

Altahir, aussi loin qu'il puisse se rappeler, a commencé sa vie dans la rue. Il n'a jamais eu aucune idée de ses origines et il n'a jamais cherché à les savoir. Quand on commence une vie de gosse de rue, on se doute bien que soit on a perdu sa mère en couches, soit que la famille était trop pauvre pour assurer une bouche de plus à nourrir, soit qu'on était un bâtard qu'on ne veut pas voir dans le giron d'une lignée pour éviter les dissensions sur le partage d'un possible héritage. Quoi qu'il en fut pour lui, donc tout gosse, dès qu'il fut capable de marcher, il dut rapidement apprendre à se débrouiller pour survivre, car l'univers de la rue ne laisse pas de place aux faibles, aux incapables, aux idiots et aux malchanceux. Car il fallait avoir une bonne petite étoile pour commencer un début de vie... et cela avait été le cas pour notre jeunot, qui allait servir de base pour participer à de menus larcins. Que de mieux qu'un petit gamin pour se faufiler par un soupirail, dans le conduit d'une grande cheminée et aller voler de petits objets ayant un certaine valeur, ou encore de faire les poches, choper une bourse et se sauver aussi vite qu'on était apparu. Une vie de petit voleur en somme, le tout sans se faire choper par la Garde et de réussir à remplir son quota pour les meneurs sans se faire rosser le dos et avoir quelque chose de potable à manger.

Oui, car la vie de voleur dans les rues ne se faisait guère en solo. Altahir grandit ainsi, d'abord dans une petite bande de bas quartiers, puis dans une guilde à la réputation agonisante avant de réussir dès qu'il fut assez sûr de lui d'aller voir ailleurs. Car notre jeunot avait l'ambition de trouver mieux ailleurs...Et les opportunités ne manquaient pas dans l'Archipel des Tempêtes. Et dès que cela se présenta, il se barra du patelin où il avait toujours séjourné pour se rendre dans une cité portuaire. Autant de voir la mer que de voir les puissants navires amarrés où se dirigeant vers l'horizon fut impressionnant, époustouflant comme effrayant pour notre Altahir... qui avait eu un bien étrange sourire en comprenant rapidement le potentiel qu'une ville en bord de mer pourrait lui offrir, avec ses quelques talents et compétences acquises.

Il passa quelques mois à parfaire quelques acquis de voleur avant de réussir à se faire embaucher à bord d'un navire marchand comme simple matelot novice. Rapidement, même si la vie à bord d'un navire apportait bien des avantages, il comprit qu'il n'était pas fait pour la mer ; surtout qu'il manqua de se noyer une fois durant une traversée houleuse. Il sut profiter des nombreuses escales le temps de sa vie à bord, pour commettre quelques larcins et petits délits sans trop grandes conséquences pour lui... Sauf pour les autres. Et même si dans ces petits délits, certaines ont servis quelques nobles et locales petits causes, comme d'aider une veuve, ou une jeune femme sans le sou, ou de convaincre un maître de prendre un loqueteux talentueux sans le sou comme apprenti, les ennuis qu'il avait provoqué eurent tôt fait  de le rattraper. Pour ne pas se faire choper et finir ses jours en prison, il quitta le bord du navire où il avait demeuré un temps pour embarquer sans se soucier du genre de contrat qu'il signa pour partir le plus rapidement possible. Il partit alors de la pointe sud est d'Undomé, pour faire voile vers Ys. Mais les Dieux ne furent pas d'avis de fichtre la paix au fuyard.

Le mauvais temps arriva rapidement sur le navire et dura plusieurs jours, le poussant toujours plus loin vers le large, vers des terres réputées indomptées et à la tempête persistante. Et forcément, le drame arriva. Une forte tempête prit le pas sur la météo du moment et manqua d'emporter le navire sous les flots. Altahir tomba à la mer, se raccrochant de justesse à une grosse boule de flottaison en verre et en balsa, qui servait d'ordinaire à faire traîner de longs filets derrière les navires. Cette bouée salvatrice lui épargna la noyade... Le lendemain, il se retrouvait échoué sur une plage de galets, voyant un homme à la haute stature et qui paraissait attendre qu'il reprenne conscience. Et derrière se tenait un grand  monstre couleur brun, sorti tout droit des légendes. Je ne vous dis pas le cri qui retentit sur la plage quand le jeune homme croisa le regard de la créature ailée, pensant sa fin proche et qu'il allait se faire dévorer. Il trouva même la force de se lever et de courir pour tenter de fuir, avant de se faire rattraper par l'inconnu. C'est à partir de là que démarra les débuts de sa nouvelle existence.

Forcément, un voleur comme Altahir qui découvrait un nouveau monde, de nouveaux lieux, avait eu bien des idées en tête, quand à quoi voler... et de comment repartir hors de ses terres. Il y pensa longuement, tout en s'instruisant assidûment durant son aspiranat, avant de comprendre que les Dieux lui offrait une chance qu'il ne pourra jamais plus avoir... et quand il marqua Norloth, il y avait bien longtemps qu'il avait oublié la vie d'avant.

Mais les habitudes avaient la vie dure. A peine Norloth fut-il suffisamment fort pour voler loin des Terres de l'Aube, qu'il partit bien des fois et discrètement pour mener une vie en parallèle : celle de chasseur de prime. Autant user de sa formation pour se faire un peu de blé non ? Et en même temps, bien qu'il était un filou, il reste un gentil vaurien, aidant quelques injustices qu'il croisait, même si cela lui forçait des fois à sacrifier la prime, ou encore une belle affaire. On ne changeait pas une âme comme la sienne, qui malgré quelques petits à côté de filouterie, demeurait bonne. Mais la vie en extérieur ne faisait pas tout. Forcément, sur Tol Orëa, il fallait aussi trouver de quoi se rendre utile. Intégrant un des escadrilles de combats, il réussit à mener un bref temps ses deux occupations. Puis la guerre éclata. Il fut grièvement blessé durant un affrontement avec un Ardent et son dragon blanc. Une fois remis de ses blessures, il démissionna de sa place de combattant, sans mot dire de plus. On ne le revit guère durant quelques années, le voyant passant en coup de vent, puis plus longtemps quand il vint à former un aspirant ; avec un certain sérieux, rassurez vous. Puis, on le revit un peu plus au sein du màr céleste, comme s'il se lassat un peu de sa vie à l'extérieur ; ou parce que les derniers gros événements avaient eu besoin de tous les célestes pour affronter Drazahir et ses conséquences.

Après tout cela, il n'oubliait pas qu'il était un maître-dragon, et qu'un de ses devoirs était de former de jeunes aspirants.... fallait-il en trouver un ou une sur sa route.


Regard de Flarmya : Altahir possède la capacité de retrouver des Individus, comme s'il était lui même une sorte de boussole. Avant d'avoir le Regard de Flarmya, il avait besoin un objet quelconque appartenant à sa cible. Maintenant, juste de toucher peut suffire, à condition qu'il soit assez en forme et que l'objectif vivant ne se trouve pas à l'autre bout d'un continent. Il peut presque porter sa "détection'' à presque une centaine de kilomètres, seulement si Norloth lui prête sa force. Sinon, posséder un morceau de tissus ou quelques cheveux peut lui suffire. C'est un pouvoir assez épuisant s'il l'utilise dans la durée.

RPs où il est apparu :En cours

Ouranosku - Automne 919 - Montagnes d'Undomë
L'amour est plus froid que la la mort


L'âme s'envole vers les cieux par les ailes des dragons
[PNJ] Ici et d'autres, un peu partout Peddyrsignfin-46ce4af[PNJ] Ici et d'autres, un peu partout Logo_b15


Dernière édition par Peddyr Thelrand le Mer 20 Jan 2021 - 20:38, édité 6 fois
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Peddyr Thelrand
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MessageSujet: Re: [PNJ] Ici et d'autres, un peu partout   [PNJ] Ici et d'autres, un peu partout Icon_minitimeDim 7 Juin 2020 - 14:53

[PNJ] Ici et d'autres, un peu partout Fille-10
Isbbel Aseta


Citation :
Nom du PNJ : Isbbel Aseta
Sa race : Humaine
Son rang : Future aspirante
Ordre Draconique d'appartenance : Kaerl Ardent
Son alignement : Loyal Mauvais


Brève description :

Physique : Elle a une chevelure châtain qui lui tombe sur le haut de ses épaules. Avec son nez fin et droit, ses pommettes légèrement saillantes, un front haut et dégagé, qui s'accordaientt très bien avec un menton à la petite avancée un peu arrondi, elle pourrait aisément passer pour une jeune femme de petite noblesse. Quelque chose se dégage de son physique, qui, au premier regard, confirme qu'elle ne peut pas venir de la basse extraction. Le tracé de ses sourcils noirs qui dominent ses yeux d'un bleu métallique, renforce un peu cette impression. Mais ne vous y fiez pas. Si vous vous attendez à voir ses lèvres généreuses afficher un doux sourire, vous vous trompez. Aucun sourire ne viendra étirer les coins ravissants de cette bouche... Juste un trait droit de froideur et de distance.
La jeune femme mesure une taille moyenne, dans les 1,60 mètre. Son corps est athlétique et souple au point qu'elle pourrait aisément être une danseuse acrobate. La peau de son visage est légèrement hâlée, pour les années qu'elle a passé au Ssyl'Shar

Mental :Elle est distante, peu causante. Bien qu'elle ait un aspect de personne un peu avenante, il ne faut pas s'attendre à ce qu'elle réponde à un ''bonjour'' ou à une simple question. Au point qu'on pourrait la croire muette. Oh, elle sait parler, mais elle parle que lorsque c'est nécessaire ou quand elle réellement quelque chose à dire.
Dans son apparence calme, se cache un fort caractère capable de réagir si on vient à l'acculer ou à la pousser au delà des limites de la patience. C'est une femme revêche, au vue du parcours qu'elle a eu dans son enfance, mais on lui a appris à tenir ce trait de caractère. Sauf quand cela va trop loin, beaucoup trop loin... Là, les ecchymoses ou de sales blessures seront  au rendez-vous.
Pourtant, malgré cette nature assez réactive, elle s'est dévouée à sa nouvelle maîtresse, la suivant de Shyl'Sshar, jusqu'à la Terre de l'Aube, mettant ses compétences à son service ; ou auprès de ceux si elle en reçoit l'ordre. Comprenant la place importante qu'occupe la personne qu'elle sert, elle veillera à tout faire pour ne pas la décevoir. Car cela signifierait qu'elle n'a pas su remplir les tâches qu'on a pu lui confier. Si Issbel veut évoluer dans ce monde fantastique, elle doit ''aider'' sa maîtresse à y évoluer aussi.


Résumé de son histoire :

Isbbel ne sait pas grand chose de ses véritables origines, si ce n'est ce qu'on a bien voulu lui raconter, qu'elle serait originaire d'Oren, avant de se retrouver toute jeune sur le continent désertique et de finir vendue comme esclave. La chance a voulu qu'elle ne termine pas son existence dans un bordel ou dans un de ses lieux secrets et miteux où les enfants atteignaient rarement l'âge de l'adolescence ; on se passera des détails. Mais heureusement, toutes les femmes vendues comme esclave ne finissaient pas dans ce genre d'établissements.

La fillette eut la chance d'être achetée par un commerçant qui avait besoin de personnel pour tenir sa grande demeure. En découvrant son nouveau maître, elle s'attendait à trouver un gros bonhomme, comme c'était souvent le cas pour les gens qui réussissaient. Mais là, non. C'était le contraire. Bien que son ''propriétaire'' affichait tous les stigmates propres à la quarantaine, il possédait le physique d'un homme qui se battait régulièrement. Le gris n'avait pas envahi la noirceur de ses cheveux, sa peau hâlée dévoilait une vie menée en extérieur, au sein des dunes du Désert sans nul doute. Il était assez sec physiquement. Ainsi était le nouveau Maître d'Isbbel.

Alors dans quoi était-elle tombée, pourrions nous penser ? La gamine avait alors à peine huit ans quand elle se retrouvait chez un riche humain. Servante ? Cuisinière ? Etonnamment non. Notre homme, Hatlas qui était son nom, était un mercenaire qui s'était reconverti dans le commerce, de denrées en tout genre comme d'être vivants. Mais il avait appris à valoriser ses marchandises, pour en tirer un meilleur profit. Il formait des gardes eunuques, des gladiateurs, des femmes capable d'apporter des tâches précises et qui pouvaient apporter de grande renommée à leur acheteur... Il participait à un commerce qui était exigeant et qui imposait une rude concurrence. Alors, avait-il couplé à ce commerce là, la proposition de services plus sombres, moins officiels. Il apportait à la haute société de Ssyl'Shar des espions ou encore des assassins...qui se faisaient passer pour de simples domestiques. Mais ''vendre'' ce genre de professionnels nécessitait de tomber sur la bonne pierre à tailler et à faire briller sous le rude soleil du Désert. Et pour se faire, les jeunes enfants étaient idéaux pour trouver la perle rare à ces métiers là, à condition d'arriver à suivre les entraînements et les phases d'apprentissage... S'ils commettaient des erreurs durant leurs ''entraînements'', ils y perdaient la vie ou finissaient dans les mines ou les sables des arènes.

Cette nouvelle existence fut dure pour une fillette qui n'était pas née dans la facilité. Hatlas n'avait pas imaginé que cette gamine maigrelette ferait preuve d'un caractère borné et difficile à plier. Plusieurs fois elle avait tenté de s'échapper et forcément, elle avait été punie en conséquence. Une future femme hargneuse ne serait pas l'idéal pour ses affaires. Mais il y avait quelque chose chez elle qui avait besoin d'être remonté à la surface. Alors, profitant d'une énième tentative d'évasion, il l'enferma lui-même dans une de ses cellules et l'avait regardé droit dans les yeux. Aussi loin qu'il s'en souvenait, il ne se rappelait pas d'avoir donné autant de son temps pour parler avec une esclave. Mais en elle, il y avait quelque chose à déclencher. Donc, cela valait la peine, pour l'unique fois qu'il entreprendrait ce genre de chose.

''Ecoute moi bien, petite harpie. Je ne compte plus le nombre de fois que tu t'es retrouvée ici, à cause de ta petite soif de liberté ou de tes désobéissances à répétition. T'espère quoi dehors ? Fuir dans le désert ? Je vais te laisser une ultime chance de demeurer en vie et d'arriver à quelque chose. Une chose misérable comme toi aurait pu se retrouver à creuser dans les mines de sel. Au lieu de cela, ici, tu as à manger, tu as un lit, l'occasion de pouvoir te laver, de te faire soigner. Tout ce que je demande est que tu fasses ce qu'on te dit et que tu apprennes avec assiduité ce que tu as à apprendre. C'est dur pour toi ? Alors t'as qu'à chialer que je t'envoie hors de ma demeure ! Les faibles n'ont pas de mérite à vivre''

Le ton était agressif, dominant. Le regard d'Issbel était flamboyant d'une rage sourde.

''Si tu réussis à atteindre les objectifs que je te fixe, à toi et aux autres rejetons crasseux que vous êtes tous, tu pourras devenir quelqu'un et être libre un jour. A moins que tu ne sois finalement qu'une limitée, qui se croit forte, par simple désillusion. Je te laisse la nuit pour réfléchir. A toi de voir ce que tu veux réellement, de ta pathétique vie. ''

En revenait donc à Isbbel de décider de la tournure de son propre destin. Et une nuit lui suffirait-elle ?

Bien qu'elle était encore jeune, elle était à un croisement décisif de son existence. Elle avait pris le temps de réfléchir. Si elle voulait demeurer vivante et aller au delà de sa condition misérable, elle devait prendre sur elle, et accepter, pour le moment, de se plier aux règles ; dans certaines limites. Jusqu'ici, elle savait la chance d'avoir un maître comme Haltas... Elle ne devait pas gâcher cette carte unique qui lui ouvrait une porte plus adéquate à ce qu'elle espérait. Oui, même une esclave peut prétendre à rêver de grandeur. Elle savait même que des esclaves pouvaient côtoyer les plus puissants. Alors pourquoi pas elle ? Elle devra sacrifier sa petite hargne.

Quand Haltas revint pour avoir la réponse à son ultimatum, il ne fut que plus ravie de voir la fillette accepter d'être... plus conciliante. Comme il l'avait pressenti, cette gamine avait quelque chose qui la mènerait à bien des sommets, pour peu qu'elle ne gâche pas tout. Se poursuivit donc la difficile instruction d'Isbbel, car Haltas n'y allait pas de main morte cette fois-ci, la poussant bien plus qu'avant, dans ses retranchements. Il ne voulait pas la briser, il désirait la façonner, maintenant qu'elle avait accepté un but. Bien qu'elle eut droit encore à quelques corrections sévères et punitions du même acabit, Issbel n'en démordait pas pour autant, acceptant de se plier à ce qu'on attendait d'elle. Sa détermination et sa hargne n'en étaient que plus grandes encore. Et doucement, elle se fiait à ses capacités, avec ce qu'on lui apprenait. La colère et la sauvagerie ne réglaient pas tout dans l'existence. Elle découvrit non sans mal que la patience, la détermination, la volonté froide étaient là des choses bien plus fructifiantes sur le long terme, pour mener à bien ses propres idéaux. Mais à cela se rajoutait un point crucial : elle ne pourrait pas le faire seule. Monter les échelons exigera des années de travail....

Les années passant, Issbel devint une femme capable de combattre comme un assassin, discrètement, agilement et promptement. Bien entendu, pour pouvoir répondre aux attentes commerciales de son maître, en vue d'une prochaine ''vente'' de sa personne, elle avait dû apprendre quelques savoirs comme l'écriture, la lecture, l'art de converser qui l'autoriserait à être une excellente gouvernante, ou encore devenir une simple servante proche d'une noble... Tous ces efforts étaient nécessaires, pour être capable d'être dans une maisonnée tout en étant espionne ou garde personnelle demeurant dans le secret. Et avec ces années, elle était devenue, malgré la dureté de sa jeune existence, une femme aux traits singuliers, agréables à regarder. Haltas l'avait vu grandir, voyant son corps de sale gamine de venir celui d'une jeune femme mais avec un regard volontaire et qui savait ce qu'elle voulait. Pendant un temps, Haltas s'était demandé si elle n'était pas la bâtarde d'un haut noble. Après tout, peu lui importait. Seul comptait la valeur qu'elle représentait. D'avoir une apparence un peu engageante ne pourrait que dorer plus encore son prix. Mais ce seront ses compétences qu'il mettra en avant.

Quand le jour vint où Isbbel devait être vendue pour entrer en service au sein d'une puissante famille, elle ne manqua pas de faire tout un esclandre quand Haltas lui refusa un choix de maisonnée pour répondre à ses espérances. Il avait d'autres projets pour elles.

''Tu as visé trop haut en prétendant entrer en tant que servante directement dans la Cour du Sultan ! Ma parole, aurais-je perdu toutes ces années à te former pour que tu fasses preuve d'une si naïve arrogance ? J'ai trouvé une place qui te conviendra et je ne veux pas entendre un seul mot sortir de ta bouche ! Ce sera cela et rien d'autres ! Apprends à prendre ce qu'on te donne et à toi de de le rentabiliser pour te grandir ! Je t'ai donné tout ce qu'il fallait, ne le gâche pas pour un rêve poussé par l'arrogance ! ''

La leçon n'était pas facile à digérer, surtout quand on pensait récolter rapidement le fruit de ses efforts. Néanmoins, elle dût payer les frais de sa petite rébellion. Les ventes se passèrent sans qu'elle ne fut de la partie, après toutes ces années d'attente.  Hatlas n'avait pas besoin de lui parler en face à face pour lui faire comprendre qu'elle n'avait pas mériter à être vendue cette année. Limite une insulte pour toutes les espérances qu'elle avait eues, tout en subissant ses entraînements. Mais ce fut une leçon pour elle, qu'elle comprit bien plus tard. Elle comprit que le meilleur était toujours à prévoir quand on refusait une petite opportunité, pour en voir une autre éclore. Et c'est cela qui se produisit : une aubaine sans nul pareil. La maison des Sălv, une famille très ancienne et très puissante, aux déboires récents et qui étaient de notoriété publique, cherchait un garde capable d'assurer la protection d'un de ses membres. Un membre qui revenait au pays dans la plus grande discrétion... Comment pouvait-on le savoir diriez vous ? Quand les membres de la garde personnelle, loyaux à en mourir, cherchaient des gens capable d'assurer la protection d'une de leurs princesses, ils étaient capable de chercher ce qu'il fallait par des voies quelque peu... souterraines. Et la maison d'Haltas avait très grande réputation quand à fournir des esclaves prêts à servir leurs maîtres, avec un dévouement total. C'est là qu'Issbel allait donc se retrouver.

Bien entendu, elle eut à subir différents ''tests'' qui permirent de confirmer de sa qualité en tant que garde inflexible pour ses nouveaux propriétaires. Ainsi, débuta sa nouvelle vie dans une nouvelle demeure, appartenant à une caste de haute noblesse, qui avait encore beaucoup de poids au sein des différentes castes du Ssyl'shar.

Elle mena jour après jour, une existence routinière, mais qui était un délice en comparaison de ce qu'elle avait vécu avec Hatlas. Elle avait des conditions strictes à suivre dans sa condition de garde ; voir plus des fois, mais elle avait une certaine liberté de mouvement, elle dormait dans un lit correct et qui n'avait rien d'une paillasse. Elle pouvait se laver avec de l'eau tiède certains jours, elle pouvait s'entraîner en dehors de ses heures de service. Et quand la famille Sălv était une grande bonté d'âme, les servants et esclaves avaient droit à une ration de viande rôtie ; un luxe sans nom comparé aux années précédentes qu'avait vécu Issbel. Bien entendu, toutes ces aubaines demandaient à ce qu'elle reste concentrée et fasse ce pourquoi elle était formée.

Un soir, on lui ordonna d'être présente, prête à user de sa lame pour défendre une jeune femme, qu'elle eut le temps d'entrevoir avant d'aller dans sa chambre, visiblement en plein travail d'accouchement. Une Feälocé de sang pur, à la chevelure en cascade couleur rubis, à la peau d'une blancheur immaculée, aux traits si parfaits qu'on l'aurait cru descendante directe des anciens Dieux qu'on évoquait à peine dans de très vieux contes pour enfant. Cette Dame avait un charisme tel qu'Issbel sut d'instinct qu'il ne fallait pas la contrarier, encore moins la défier.

De la suite de l'accouchement, elle ne sut rien, vu qu'elle n'avait pas cherché de son propre chef à en savoir plus. Chose certaine est que lorsqu'elle recroisera la dame aux cheveux de feu, ce fut pour être en la compagnie d'une autre jeune femme, au regard blanc et totalement vide. Etait-elle aveugle ? Il était difficile de le confirmer vu qu'elle paraissait se déplacer avec une aisance certaine. Soit cette femme de compagnie (quoi d'autres ? ) était aveugle et connaissait les lieux comme sa poche, soit elle subissait une tare de naissance qui rendait juste ses yeux laiteux, tout en lui laissant la vision du monde. Issbel pouvait difficile juger vu qu'elle, elle était toute nouvelle dans cette grande demeure... et que ce qui se passait en son sein n'était pas de son ressort. Mais n'avait-elle pas appris de la part d'Haltas que tout ce qu'elle pouvait voir et entendre pouvait avoir de la valeur quand à protéger ceux ou celles qu'elle servait ? Cela paraissait futile, mais quelque chose la perturbait quand à cette inconnue au regard blanchâtre... qui accompagnait la noble qui avait enfanté... Sans avoir d'enfant dans ses bras. La jeune garde ne se perdit pas en hypothèse quand à ce fait. Bien des choses se faisaient en secret total, dans les grandes maisons, pour prévoir l'avenir de la progéniture. Issbel ne devait se perdre à en savoir plus. Après tout, est ce que cela pourrait lui servir pour mieux protéger cette maison et ces membres ? La question était intéressante à se poser

Cette interrogation fut-elle que la curiosité croissante finit par prendre le pas, poussant la jeune humaine à prendre le risque d'essayer d'écouter une conversation entre la belle Fëalocé et sa dame de compagnie. Elle sut se montrer discrète quand à son approche, du moins le pensait-elle, pour essayer de cerner, dans le salon d'été, les deux jeunes dames.... Chose qui la choqua presque fut justement de pas entendre une seule parole échangée, pourtant, elles mouvaient les bras et les mains comme si elles conversaient de vive voix. Mais pas un seul son ne parvenait aux oreilles de la petite garde. Voilà qui était étrange... et elle ne manqua pas d'écarquiller des yeux quand la dame de compagnie se retourna subitement vers elle, croisant son regard laiteux dépourvu d'éclat vivant. En même temps, et ce qui la choqua, fut de sentir une présence forte dans son esprit... Si forte qu'elle en était effrayante. Et qui n'avait rien d'humain ! Au plus profond d'elle, Issbel le savait. Elle ne saurait dire d'où ou comment, mais sa vie était désormais en danger, après avoir effleurer un secret qu'elle n'aurait jamais dû percevoir.... mais sa vie n'était-elle pas faite de mystères et de tranche de vie inavouables ?

Chose certaine fut que la noble dame qu'elle servait lui laissa qu'un seul choix, à prendre ou à laisser ; c'est à dire qu'on la ferait taire à jamais. Issbel n'avait perdu de temps à apporter sa réponse, qui lui fera découvrir un univers totalement nouveau, surprenant et qui offrait déjà de nouvelles perspectives pour son propre avenir, tout en demeurant dans le sillage de Rūna Sălv


Equipement :A prévoir.

Regard de Flarmya : Aucun pour le moment

RPs où il est apparu :Aucun pour le moment




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Dernière édition par Peddyr Thelrand le Sam 7 Aoû 2021 - 20:47, édité 15 fois
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Ordre Draconique : Ordre Draconique de Lumière (Kaerl Céleste)

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MessageSujet: Re: [PNJ] Ici et d'autres, un peu partout   [PNJ] Ici et d'autres, un peu partout Icon_minitimeMar 28 Juil 2020 - 17:25

[PNJ] Ici et d'autres, un peu partout Fille-11
Denen Raynor

Citation :

Nom du PNJ : Denen Raynor
Sa race : Humaine
Son âge : 17 ans
Son rang : Aspirante
Ordre Draconique d'appartenance : Kaerl Céleste
Son alignement : Chaotique bon


Brève description :

Physique : Elle a la carrure d'une femme qui a l'habitude de travailler à la dure. Bien qu'elle ne fasse qu'un modeste 1,60 mètre, elle est bien proportionnée, ayant juste ce qu'il faut où il faut sans que cela soit une gêne pour travailler ou se battre.
Son visage est un peu plus carré que ceux des femmes de son village natal, preuve d'une ascendance extérieure. Avec son nez droit, sa mâchoire légèrement carré et son menton volontaire, Deren aurait presque des allures de garçon manqué si elle n'avait pas possédé des lèvres légèrement pulpeuses, accompagnées par des yeux fins. Celui-ci affiche un sérieux un peu glacial, à cause du brun très sombre de ses iris, renforcé par la ligne de ses sourcils noirs.
Sa chevelure est aussi atypique par rapport aux autres habitants de son village. Elle était si claire, qu'on pourrait la croire blanche. Quelques pâles reflets blonds mettaient heureusement une touche un peu plus normal... Car cette couleur presque lunaire ne pouvait venir que du sang de son père inconnu

Mental : Denen est une jeune femme volontaire, qui ne rechigne pas à l'effort. Elle se fait femme, mais n'est pas une faiblarde et n'appréciera guère qu'on lui dise sous son nez. Bien qu'elle soit tout juste une adulte, à peine sortie de l'adolescence donc, elle a déjà un poil d'expérience pour ce qui est de vivre dans une cité comme garde au féminin. Elle apparaîtra un peu rustre, vu qu'elle n'a guère eu de modèle féminin depuis son enfance hormis sa mère. Elle vient du monde campagnard, mais quand on la voit marcher avec assurance, quand on regarde comment elle manie son épée, on se demande si elle a été réellement éleveuse de mouton.
Elle ne sourit pas souvent, sauf quand elle est en bonne compagnie et avec un bon vin à sa table. Elle veille à ne pas se soûler, car cela affaiblit le physique et le mental. Elle le sait d'expérience ; tout ce qui affaiblit, elle essaie d'y remédier en trouvant une solution. Et quand elle voit des gens plus faibles qu'elle voit se faire malmener sans raison, vous pourrez être certain qu'elle viendra s'en mêler, en portant son armure de garde ou sans son armure... Elle sera plus raviede donner quelques coups pour corriger les malandrins.
Quand on croise son regard, on a l'impression qu'il y a une absence de chaleur humaine en leur sein, comme si son âme n'était que de glace. Et quand elle fixe avec insistance, on en arrive à presque frémir, comme si on devenait une proie qui allait passer de vie à trépas. Sans doute que c'est en raison de la noirceur très prononcée de son regard. Mais quand on la connait et qu'elle accorde sa confiance ou bien son amitié, on fait vite fi de ce genre de malaise que cela peut provoquer. Au moins, cela a le don de calmer les ardeurs de certains....



Résumé de son histoire :

La jeune femme a vu le jour sur Ören, dans la région du Pré Embrun, au sein d'une petite famille d'éleveurs de moutons. Née d'un père inconnu, elle est la seule enfant au sein d'une communauté qui a pourtant l'habitude d'avoir beaucoup d'enfants. Sa mère, Eslenn, a quatre frères, qui vivent dans le même village qu'elle. Eux même ont déjà plusieurs enfants, là où elle n'en a qu'une.
Eslenn n'a jamais voulu se marier, trop fière de sa liberté, même si de s'occuper de son petit troupeau n'était guère facile. Des rumeurs prétendaient qu'elle ne voulait pas se contenter d'un seul homme durant sa courte existence. En même temps, avec toutes les grottes qui servaient de repaires à quelques pirates, ou encore le passage de petites caravanes escortées par des mercenaires, il y avait le choix d'un partenaire d'un soir. Alors forcément, avoir un enfant n'aidait pas.

On aurait pu penser que la venue de Denen poserait soucis. Et pourtant non, même lorsqu'elle recevait des hommes à l'aspect peu recommandables. Eslenn adorait sa fille. Denen était une petite fille spéciale, que sa mère ne manquait pas de souvent de lui répéter, qu'elle avait quelque chose que les autres gosses du village n'avait pas. Forcément, il était difficile de savoir de quoi il était question. Eslenn demeurait secrète quand à ce point. Mais chose certaine était que Denen devait croire en sa force et de ce qu'elle était capable de faire. Mais en attendant, la gamine devait encore grandir et apprendre la vie avant de réellement penser qu'elle était dotée de tout l'éloge de sa maternelle.

Sa petite enfance fut assez classique, comme pour tout enfant né dans cette région sans histoire ; ou presque si on ne comptait pas le passage des navires de pirates au loin. Entre garder les moutons, apprendre à les tondre et filer leur laine pour la vendre le jour du marché venu, en plus du lait de brebis et quelques menues confections à base de plantes, la vie était simple et sereine. Elle était un peu trop calme pour la fillette, qui aurait aimé faire quelque chose de plus... palpitant. Il y avait de quoi, à force d'entendre les histoires d'un marin qui passait de temps à autre dans la maisonnée de sa mère. Cette fois, ce n'était pas un homme différent de chaque soir, c'était toujours le même, quand son navire mouillait pour quelques jours dans une baie des environs ; vous savez, le genre de baie que les bandits des mers affectionnent. De premier abord, l'homme paraissait brutal et grossier, au vue de son franc parler, de ses gestes rustres. Même son visage paraissait confirmer ce trait de caractère, buriné par des années en mer et frappé par maintes tempêtes, tout en ayant quelques vieilles cicatrices mal recousues. Pourtant, derrière cette façade, il avait tout d'un être fatigué par son existence et qui venait trouver un havre de paix dans les bras d'Eslenn et qui voulait être un bref moment un homme qui n'avait pas à se soucier de son image envers les autres. Et comme pour se confier à sa dame du moment, il narrait certains épisodes récents ou passés de sa vie, évitant de raconter les atrocités qu'il y avait derrière. Pour la fillette, c'était l'aventure, les périls à surmonter, à se battre ! Ces histoires devenaient des récits de voyage extraordinaire où un coup d'épée ou de couteau suffisait à sauver toute une nation ! Bien entendu, cela demeurait des histoires, racontés par un homme qui bourlinguait sur les mers.... Mais quelle vie ! chaque jour paraissait différent et le monde était d'un coup si vaste. Denen ne pouvait croire que sa vie se résumerait à devenir qu'une bête éleveuse de mouton. Et un jour, profitant d'une pause dans les récits de l'homme qui avait Eslenn sur les genoux, cette dernière lui caressant la peau à la barbe ma rasé, elle s'était levée et avait adressé d'une voix déterminé :

''Tu racontes toujours des combats avec ton épée... Apprends moi. Moi aussi je veux savoir me battre, comme toi ''

Le vieux marin avait haussé un sourcil devant cette demande un peu hors norme, venant d'une gamine de la campagne.

''Ce n'est pas un jeu, sais-tu. Se battre parait fantastique, mais derrière, il y a la mort, le sang, des drames...Tu ne te rends pas bien compte de ce que tu me demandes.''
''Je suis peut-être qu'une gosse, mais je ne suis pas ignorante non plus ! ''

Le barbu demeurait sceptique et il n'était pas certain que sa mère accepte ça.

''J'en parlerai à ta mère. C'est elle qui tranchera. Mais crois moi que je ne mâcherai pas mes mots quand à la réalité de ce que tu me demandes ''

Eslenn avait été donc mise au courant du désir de sa fille à apprendre le maniement des armes. Son amant n'avait pas caché les dangers que cela pourrait apporter pour la gamine quand elle grandira. Le monde était vaste, très vaste et certaines contrées étaient plus qu'intolérantes quand à une femme qui maniait une épée. Mais d'autres acceptaient totalement qu'elles soient des guerrières, voir des soldats au service des Seigneurs. Mais comme Denen était vouée, selon ses songes à avoir un avenir hors du commun, elle hésitait. Elle aimait sa fille, souhaitant la protéger, comme toute mère aimante. Mais derrière, elle ne voulait pas brider ses rêves. Denen n'avait pas son caractère, elle n'était pas vraiment faite pour mener une vie paisible et rythmée par les saisons et la vie campagnarde

Elle prit donc sa décision. Et la seule condition fut qu'elle n'embarquerait avec lui sur la mer.

Les jours qui suivirent pour la petite Denen furent pour découvrir l'emploi d'une simple épée. Quelle ne fut pas sa déception quand elle eut entre ses doigts une arme en bois.

''Pour apprendre, faut commencer simplement. Une épée de bois est simple"''Rit son précepteur du moment.

Ainsi, la fin de la ''petite'' enfance de Denen s'acheva lentement, au rythme des leçons qui lui dispensa le vieux marin, à chacun de ses retours de ses rudes ''voyages''. Quelques années passèrent ainsi, au rythme d'une vie campagnarde se mêlant à la mer. Et la mer, amante et maîtresse jalouse, ne permit plus à ce mortel de revenir sur terre. Son navire, son équipage, lui-même disparurent corps et âme. Eslenn en fut profondément affectée. Tous les soirs, tel une veuve enviant l'amour que portaient leur mari à la mer, elle guettait l'horizon, espérant toujours voir des voiles y poindre, pour ramener ce malfrat des mers pour qui finalement elle avait donné son coeur. Denen fut impactée elle aussi par cette disparition: Non pas qu'elle l'avait considéré comme son père de substitution, mais elle avait vu en lui un maître d'armes, un professeur. Maintenant, comment allait-elle faire pour perfectionner ce qu'elle avait appris avec lui ?

Les mois passant, Eslenn dépérissait, passant toujours des heures et des heures à contempler l'horizon..Le petit domaine agricole déclinait tout autant. Denen dut se résoudre à vendre le peu de biens qui leur permettent de vivre... Maintenant, il fallait convaincre sa mère endeuillée de quitter la région pour aller à Tramaghel, la capitale du Patriciat d'Astrelinden. L'idée de lui rappeler qu'il y avait là-bas un des plus grands ports du continent et que... et que.... non, s'avoua-t-elle, ce serait mentir. Non, elle ne pouvait mentir au sujet d'un disparu, qu'il avait survécu et qu'il se retrouvait là-bas. Non, elle devait trouver autre chose... mais elle n'eut pas besoin de chercher bien longtemps, car au lendemain, Esleen s'était offerte à la mer, pour rejoindre l'âme de son défunt aimé... Un dernier acte désespérée d'un esprit en souffrance. Denen ne put se résoudra à pardonner à sa mère ce dernier geste, l'abandonnant à son sort. Un sort qu'Eslenn savait point perdue pour sa fille. Dans sa détresse émotionnelle, elle avait compris qu'elle devait libérer sa fille, pour qu'elle déploie ses ailes et entame sa vie... mais de ces songes, Denen n'en sut presque rien...peut être que la jeune adolescente, alors âgée de 13 ans, se l'imaginait, ou alors le comprit à travers tous tes les paroles que sa mère avait pu lui souffle... qu'elle avait quelque chose d'exceptionnel en elle qui lui apportera une vie sans pareille... Que des mots... A elle, Denen de tracer sa vie désormais !


4 années s'écoulèrent. A Tramaghel, une petite patrouille à cheval revenait d'une patrouille de quelques jours sur les voies commerciales. Parmi les cavaliers armés, on retrouve une jeune fille, facilement distinguables parmi ses congénères masculines, car plus fine qu'eux et quelques mèches lunaires dépassaient de son casque de cuir. Malgré ses 17 ans, elle était membre de la garde à cheval de la cité. Cela n'avait pas été sans mal, car elle était arrivée sans un sous à la capitale du Patriciat. Heureusement pour elle, dans les quelques jours qui ont suivi son arrivée, une campagne de recrutement pour compléter l'effectif de la garde était en cours. Ce qui aida à son embauche,malgré l'aspect de mendiante qu'elle avait à ce moment là, fut le savoir martial qu'elle avait appris avec le vieux marin. Ce n'était pas parfait, mais elle en démontra assez pour attirer l'intérêt des officiers recruteurs. Puis, de semaines en semaines, de mois en moins, elle fut formée, entraînée à être un garde de la cité. Apprendre à obéir aux ordres pour servir le bien commun, arrêter les fouteurs de troubles et les dérangeants à la loi lui plurent rapidement. Ou fut-ce parce qu'elle aimait les coombats à mener contre certains brigands ? Ou parce qu'elle attendait déjà avec impatience de pouvoir croiser le fer avec de possibles pirates débarqués sur la côte pour essayer d'espionner les aller et venus des navires dans le grand port ? Chose certaine était qu'elle aimait manier sa lame. Elle avait hâte de trouver quelque chose à affronter de plus... hum, comme le dire... de plus éprouvant ? de mener sa vie de garde de manière plus exaltante ? Peut être qu'elle pourrait prétendre à vendre sa lame comme garde du corps ou encore mercenaire pour participer à des batailles ? Pour le moment, elle aimait sa vie, pouvait presque ce qu'elle voulait, tant que cela servait en parallèle à aider les autres. Dans quelques années peut être, elle mettra un pied dans son véritable destin, celui que lui avait promis Eslenn, sa mère.








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