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 [Aspirant] Yarvin Lisroc

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Yarvin Lisroc
Aspirant(e)
Aspirant(e)
Yarvin Lisroc


Date d'inscription : 13/11/2020
Sexe : Masculin
Présentation : URL
Messages : 24
RPs : 20
Race : Humain-Torhil
Maître : Eníredis Chantevent (PNJ)
Fonction : Herboriste
Alignement : Neutre Bon (Kaerl Céleste)
Ordre Draconique : Ordre Draconique de Lumière (Kaerl Céleste)

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MessageSujet: [Aspirant] Yarvin Lisroc   [Aspirant] Yarvin Lisroc Icon_minitimeVen 13 Nov 2020 - 17:58

Nom :  Yarvin Lisroc, mais il ne s’agit ni de son vrai prénom ni de son nom d'origine. Le premier lui a été attribué par son mentor tandis que le second lui a été offert par son amour de jeunesse.

Surnom : Là encore, seule Liode s'est amusée à lui en donner un. Il était question de souligner le coté bourru de son ami. Elle a donc choisi le surnommer Petit Ours.

Âge : -Printemps-. Yarvin ne sait pas quel est son âge exact. En se basant sur le nombre d'automnes passés depuis son abandon dans la forêt, il peut en déduire qu'il doit approcher la vingtaine.

Race : Demi humain-Torhil.


[Aspirant] Yarvin Lisroc O3di

Physique :

Yarvin est un garçon à la stature solide. Si son ascendance humaine ne se devine qu’au travers de sa tignasse rousse et son teint blafard, ses origines Torhil s’expriment de manière plus prononcée. A commencer par ses mains. Larges, épaisses et puissantes, les longues heures de travaux manuels à collecter divers ingrédients et à les préparer -afin d’aider son maître lors de la concoction de remèdes- ont fini par durement marquer leur derme. A cela s’ajoute une musculature subtile et élégante reposant sur une épaisse ossature, offrant alors au garçon un air quasi animal n’étant trahi que par les traits de son visage, d’une certaine douceur sublimée par un regard azuré.

Il n’est cependant que peu préoccupé par son apparence, ce qui ne l’empêche cependant pas de faire preuve d’une grande rigueur quant à l’entretient de sa barbe. On ne peut en dire autant pour ses cheveux dont le traitement se résume à un bête rasage court sur les côtés et sur l’arrière du crâne. Il mesure 1m79 ce qui n’est pas très grand pour un demi Torhil, probablement dû à une mauvaise alimentation lors de son enfance.


Caractère :

Yarvin a eu une enfance douloureuse. Si l’on additionne l’abandon par son père dans une forêt alors qu’il était encore très jeune, le manque de figure parentale qui en résulte et le travail difficile -parfois à risques- confié par son mentor, il serait tentant d’imaginer chez lui un caractère rugueux pouvant se voir accompagné d’une forme d’imperméabilité aux sentiments, bons comme mauvais. Mais il n’en n’est rien, Yarvin est une personne profondément gentille, sensible, ne cherchant qu’à offrir aux autres.

Seulement, n’ayant eu que trop peu l’occasion de sociabiliser, le jeune homme est sujet à de véritables problèmes pour comprendre ou exprimer correctement les émotions. Il lui faut un réel temps d’adaptation pour cerner le langage corporel d’une personne et encore plus pour en saisir les traits d’esprits. Pire encore, il peut lui arriver de prendre peur lorsque trop de choses viennent à le bousculer, comme par exemple lors d’un échange avec un personnage un peu trop extraverti et/ou trop entreprenant. Yarvin pourra alors choisir de totalement se refermer ainsi que de mettre, entre lui et ladite personne, une certaine distance.

Bien entendu il n’est pas question de penser à mal mais il s’agit pour lui de prendre son temps pour bien assimiler les choses.

Il est en revanche possible pour qui a la chance -ou le temps- de tisser des liens avec lui, de le voir faire preuve d’un certain humour, gage d’une grande confiance alors accordée.

En fin de compte, Yarvin est une personne plutôt simple, tant dans ce qu’il est que dans ce qu’il apprécie ou déteste. Patient et attentif aux détails, il s’implique totalement dans ce qu’il entreprend quitte parfois à souffrir de manque de sommeil. Impliqué dans sa profession, ce garçon fait des problèmes des autres les siens, ce qui a souvent été salué par certains mais également reproché par d’autres. Ce dernier a bien tenté de s’en défendre puis de corriger ce trait de caractère. Hélas, il a tendance à voir chez chaque patient le petit garçon qu’il fut jadis, pleurant pour la première fois de soulagement, tenant dans ses petites mains un délicieux bol de lait de chèvre au miel, tout juste sauvé du froid de l’hiver. Il se souvient du réconfort procuré par le geste désintéressé de cet homme qui devint son mentor et c’est ce qui l’empêche de détourner le regard. Pour Yarvin aider c’est également sauver.

Il arrive parfois cependant qu’un trop plein se fasse sentir émotionnellement ou physiquement. La solution choisie pour faire face au problème ? Trouver un superbe panorama, se poser confortablement puis dessiner. Yarvin aime beaucoup le dessin, pouvoir profiter du beau temps et surtout se vider en profondeur l’esprit pour enfin se recentrer sur lui-même et sur ce qu’il désire. Il en profite également pour faire taire ce reste latent de démon sommeillant au plus profond de son cœur, cette part qu’il redoute et déteste le plus chez lui-même.

Le jeune herboriste n’est pas totalement dupe sur ce qui se cache au fond de lui. Il la sent se trémousser dans sa poitrine à chaque rencontre difficile. Un regard sévère, un ton agacé, des tics nerveux ou juste un comportement un peu trop exubérant suffisent à titiller les stigmates de son enfance. Yarvin est malheureusement un pleutre à l’esprit fragile. Il s’agit là d’une faiblesse dont sa part sombre sait parfaitement faire usage, capable de s’exprimer par un hurlement soudain ou un geste brutal. C’est une violence latente qui ne demande qu’à se libérer pour mieux le protéger. Il lui doit cette douloureuse distance qui existe entre lui et tous ceux qui l’ont côtoyé -exception faite de Sildum et Liode- et cette incapacité à renouer de solides liens avec la civilisation.

Alignement : Neutre-bon

Clan choisi : Ordre Draconique de Lumière

Lié(e) : n/a


Histoire :  

Du Crépuscule à l’Aurore

Il ne pouvait parler, il ne pouvait pleurer ou même fuir, juste se remémorer. Les traces d’un cauchemar aux marques indélébiles.

Au commencement de ce songe vinrent les grincements d’un plancher usé, un son si lointain paraissant pourtant si violent, augure de tant de vilénies. Ou l’était-il ? N’était-ce plutôt le Batteur les frappant au rythme lourd de ses pas qui, en se rapprochant, insufflait dans le cœur du jeune Yarvin une peur noire et absolue ? Un battement odieux se mariant sournoisement avec le silence macabre de la demeure, donnant lieu à un couple qui n’avait de cesse de rappeler au jeune bambin que la première chose dont il pouvait se souvenir était la notion de peur. Peu importe qu’il soit blotti dans son lit ou bien le nez glissé timidement entre deux pages d’un épais livre dont il peinait à comprendre les trop nombreux mots ; cette maison qui aurait dû être la sienne n’en eut jamais l’apparence ou même le rôle. En vérité, il avait vu le jour dans une prison aux murs lustrés et aux motifs finement ciselés dans le bois dont les geôliers se résumaient à quelques tableaux de vielles personnes aux expressions lourdes. Aussi, le Batteur tenait le rôle du terrible gestionnaire ne manquant jamais de temps pour courir après l’enfant, toujours prêt à châtier.

Dans cette longue et glaçante solitude, seul un portrait -l’unique dont il pouvait parfaitement se remémorer les détails- était source à ses yeux de repos et de tranquillité. Yarvin ne se lassait jamais d’aller s’y planter, devant comme ainsi présent, afin de s’isoler des coups de tambours. Elle se tenait presque fièrement droite, une femme dont les traits pourtant inconnus étaient capables d’infuser chez cet enfant un précieux et trop rare sentiment de bien-être. Ainsi même en rêve, il pouvait sentir sur sa peau cette douce sensation de chaleur l’envelopper, chassant alors éphémèrement tous ses démons.

Ce n’est finalement qu’après de trop nombreuses années à ressasser ce fantasme qu’il était enfin parvenu à décrypter ce sentiment tapis au plus profond de sa chair. Quel enfant aussi jeune soit il pouvait complètement oublier la richesse d’un baiser maternel ? Et quel adulte se noyant ainsi dans ses songes ne pouvait comprendre la cruelle réalité si élégamment dessinée sur cette toile ?  Yarvin ne pouvait alors que baisser les yeux. Il ne souhaitait pleurer en la regardant tandis que son meurtrier se saisissait de lui, le tirant par le col pour l’emmener dans le plus noir des enfers.  

Dès lors tout se mélangea dans un effrayant maelstrom obscur ; hurlements de rage, douleurs brulantes, échos de larmes puis enfin le plus terrifiant, son regard. Plus dur que n’importe lequel de ses coups et plus noir que la plus sombre des pièces dans laquelle il l’enfermait lorsqu’il ne savait répondre à ses attentes. Qu’étaient-elles ? Yarvin ne pouvait ni même ne voulait se le rappeler. Que pouvait-il retenir de ces quelques mots qui ne cessaient de revenir en boucle lacérer ses oreilles ? « Héritage, devoir, comprendre, assumer, obéir » hurla le Batteur, d’une voix usée par sa colère. Le pire se trouvait cependant dans le second chapelet d’injures ; « déchet, gâchis, inutile, sang moisi ». De cette ode à la haine naissait un doute écrit à l’encre écarlate. Quelle offense dans ce monde pouvait pousser son géniteur à honnir ainsi son propre enfant ? Yarvin ne se faisait aucun doute ; rien de censé ne pouvait expliquer le tourment dans lequel il se noyait. Il ne pouvait plus que se recroqueviller sur lui-même hanté par le désespoir d’un jour connaitre la fin de ce calvaire.

Il plongea le regard contre son torse, ferma les yeux puis se boucha les oreilles pour tenter d’échapper à cette insoutenable cacophonie. Et ne bougea plus, retenant son souffle jusqu’à la limite de l’asphyxie, ne se donnant même pas le luxe de trembler. Le jeune enfant tenta bien de faire durer ce moment aussi longtemps que possible, essayant vainement d’ignorer la douleur gronder en son coeur. Mais vint malheureusement le moment où ses poumons coupèrent court à toutes négociations. Alors seulement il aspira de nouveaux une grande bouffée d’air frais. Un air frais et… Humide.

Ses mains glissèrent doucement de ses oreilles alors soudainement caressées par un étonnant et mélodieux sifflement tandis que ses yeux s’ouvrirent de nouveau sur un incroyable décor, vidé de prime abord de tout bourreau.

Yarvin se découvrit lové sur le sol, reposant sur un épais tapis de mousse, lequel semblait reposer au cœur d’un épais tronc d’arbre. Il l’observa en silence encore tout tremblant avant de caresser son épaisse écorce humide tandis que le monde muet l’observait attentif et menaçant. Le jeune homme rêvant se souvenait très bien de ce moment précis de sa vie ; le point décisif d’un avenir incertain qui ne semblait vouloir se dessiner. Un cul de sac où seul le froid et l’abandon acceptaient de lui tendre la main. Au dehors de son abri de fortune, seule la nuit abyssale se tenait là, tel un loup à l’affut de sa proie, prêt à le trainer dans son infinie manteau d’ombre. Il ne s’en était douté à l’époque, trop jeune, trop affamé ou tout simplement désemparé pour apercevoir ce danger guettant le moindre faux pas.

Yarvin se rappela également cette envie macabre de tout laisser tomber. De hurler à ce monde absurde de savourer sa victoire et de ne plus attendre pour venir le cueillir. Qu’il en avait tout simplement marre de lutter sans aucune raison autre que de voir un jour tous ses tourments disparaitre avec lui. Mais comment faire lorsque la faim venait rugir au fond de ses entrailles ? Le poussant chaque jour à se dresser sur ses bras s’amincissant pour aller faucher d’autres insectes innocents. Comment rêver d’un doux trépas quand la soif venait insidieusement assécher le fond de son gosier ? Comment ignorer la rosée scintillante tout autour de lui ?

Le jeune garçon ne parvenait à se représenter le flot du temps masqué par la pénombre infinie. Devait-il s’exprimer en heures, en jours ou bien semaines ? Il vint rapidement le moment où cette considération n’avait de toute façon plus aucune importance. En un instant son corps fragile succomba trop affaibli pour le maintenir encore conscient dans ce rêve. Et comme s’il descendait les marches d’un étage, il tomba encore plus profondément dans ce songe glacial ; un rêve dans le rêve.

Deux visions s’offrirent alors à ses yeux pourtant clos. D’un côté de la berge nommée réalité gisait son corps agonisant bien trop affaibli pour esquisser le moindre geste, au côté duquel se tenait les trois dames funestes : Famine, Soif et Fatigue. De l’autre côté se tenait là un étrange bassin bouillonnant aux éclats dorés virevoltants, les deux n’étant séparés que par un épais bandeau de terre marécageux. Yarvin se voyait dans cette scène comme à la fois témoin et acteur. Détaché de sa frêle enveloppe charnelle il se tourna vers ce mirage éblouissant et l’appela sans un mot, faisant résonner dans ce curieux monde à la voûte dorée un profond écho ou plutôt une complainte. Son dernier cri de détresse. Il n’était plus question de donner un sens à ce qu’il ressentait ou de comprendre ce vers quoi il se dirigeait, tout ce qu’il souhaitait à cet instant se résumait à boire goulument le précieux nectar qui s’était mis à couler lentement jusqu’à lui comme animé d’une volonté propre. Le jeune enfant se baissa et posa respectueusement ses genoux à terre avant de plonger avec douceur et respect ses mains dans cette eau liquoreuse au parfum enivrant. Il observa un bref instant ce qui fut alors son premier éclat d’espoir, se demandant à lui-même par un regard fasciné le nom de ce présent venu d’ailleurs dans lequel se reflétait son visage émacié. Puis il but. Une première gorgée, puis une seconde et enfin une troisième. A chacune de celles-ci, une onde grondait et un lien se dessinait. Un cordon ombilical qui se chargea de faire la jonction, d’un esprit errant à un corps renaissant. Il continua donc de plus belle, laissant ce flot couler au plus profond de son être, glisser le long de ses mains jusqu’à noyer ses cuisses. Chacune de ses déglutitions lui procurant plus de force, il put sentir cette énergie envahir son cœur puis remonter le long du lien. Enfin il entendit derrière lui, les cris de ces dames effrayées par le rayonnement magique, aveuglées par l’intensité de cette nouvelle aube.

Il but une nouvelle fois.

Alors vint un éclair soudain et puissant, comme un feu détonant dans l’entièreté de son âme. La rupture se fit et la voute se déchira là où le torrent s’engouffra dans son lit. Yarvin dorénavant habité par cette nouvelle force devinait qu’il était temps pour lui. Il se releva et entreprit de remonter ce trait magique, rayonnant et guidant ses pas jusqu’à son corps reposant sur cette berge éphémère. L’enveloppe charnelle du garçon semblait toujours aussi fragile et affaiblie. Pour autant, il résidait un semblant d’espoir. Sous le regard des faucheuses sauvages, apeurées mais attentives, l’esprit glissa doucement, réincorporant ce qu’il n’aurait jamais dû quitter.

La vision s’estompa et le rivage s’en alla, laissant ainsi de nouveau la place à la demeure des bois, cette souche dans laquelle il n’avait cessé d’être durant tout ce voyage aux frontières magiques de la source d’or.

Un nouveau souffle traversa ses lèvres chassant un mince filet de brume et une onde ardente coula dans ses veines ce qui le fit se crisper sur lui-même comme pris de spasmes. Il poussa alors faiblement sur ses petits bras puis se hissa sur ses deux jambes non sans un sens de l’équilibre hésitant. Il faisait toujours frais dans cet abri de fortune mais il pouvait sentir dorénavant cette nouvelle énergie bruler sous sa peau blafarde, dansant dans son être comme un bouclier aux agressions du climat. Yarvin fit glisser son regard sur cette paroi de bois le cajolant, comme surpris par cette nouvelle acuité qui lui permettait dorénavant de discerner les moindres détails de ce modeste foyer, que ce soit l’épaisseur de l’écorce, la prolifération de la mousse ou l’apparition de quelques champignons. Tant de choses qui jusqu’à présent dormaient dans les limbes de la nuit. Le jeune garçon se tourna vers la blessure béante de la souche. Au lieu d’une pénombre infinie, filaient de puissants rayons diurnes s’en allant dessiner les moindres facettes de l’habitacle. Il n’y eut alors aucun doute pour l’enfant qui sans un regard en arrière se lança dans ce flot de lumière ; le mal avait été chassé de ces lieux et il était temps pour lui de rejoindre cette main tendue qu’il devinait l’attendre de l’autre côté du voile.

Pendant un bref instant le monde tomba dans un interstice ou toutes notions d’espace et de temps n’avaient plus aucun sens, tel un souffle mis en suspens sous le coup de la stupeur. Seul le battement de son cœur résonnant dans le creux de ses oreilles parvenait à troubler l’illusion d’un monde mis à l’arrêt. Yarvin leva le bras, tendit le doigt et toucha de celui-ci l’immatériel, cette bulle informe englobant tout son être qui vola d’un coup en éclat, laissant les formes et les couleurs redevenir les seigneurs de ces lieux. La lumière devint alors plus timide, laissant aux yeux du jeune enfant deviner où il se trouvait et ce qui l’attendait, le plus important tombant tout juste sous son regard.

Seul comme s’il s’était perdu, le dos voûté face à l’enfant, un vieil homme se tenait agenouillé devant un immense arbre, tous deux plantés dans les bras étouffants d’une épaisse forêt. Plus haut, comme si les feuilles se substituaient aux nuages, un toit de végétation filtrait les rayons épars du soleil s'écrasant alors sur un vaste labyrinthe de racine s’étendant à perte de vue.

Yarvin l’observait, fasciné. Il resta ainsi pendant ce qui lui parut de longues minutes à le contempler, ne faire qu’un avec son environnement, jusqu’à ce que l’individu se retourne vers lui. Ses yeux d’un bleu abyssal le fixèrent sans douceur. Il dégageait un air fatigué telle une branche à l’écorce rugueuse et lorsque sa bouche dissimulée sous sa barbe blanche s’ouvrit, ce fut une voix forte et grinçante qui vibra jusqu’à l’enfant.

-Yarvin approche.

Il s’exécuta immédiatement, laissant derrière lui son ancienne demeure et marchant timidement sur le tapis végétal pour ensuite s’arrêter à sa hauteur. Le garçon se rappela alors cette sensation, un sentiment bâtard entre l’admiration et l’intimidation, lié à l'étrangeté de se retrouver les yeux au même niveau que ceux du vieil homme aux genoux contre sol qui à l’accoutumée pouvait le toiser telle une montagne.

-Regarde Yarvin. Il désigna de l’index une plante aux feuilles bleues nichée dans le creux des racines noueuses de l’arbre. C’est ce que nous sommes venus chercher : une logiare. Cette plante est très timide et se cache souvent sous ce genre de racines épaisses, pour que peu de gens ou animaux puissent venir l’embêter.

Yarvin hocha la tête. Le vieil homme lui tendit un couteau à lame courte qu’il saisit timidement. Et sans qu’aucun ordre ne lui soit intimé, entreprit de couper soigneusement le feuillage du végétal pour ensuite placer sa récolte dans un petit sac en toile que son compagnon tenait dans le creux de sa main. Il ne s’arrêta que lorsque ce dernier retint sa main dans un geste lent avec lequel il lui reprit le canif. Puis il se redressa sur ses hautes jambes.

-J’ai mal fait Sildun ? demanda l’enfant qui se mit alors à redouter la punition.

Au lieu de celle-ci qui ne vint jamais, une épaisse paume se posa dans son dos et lui intima de suivre le pas de son mentor.

-Que tu aies mal fait ou non importe que peu, tant que tu t’en poses la question. N’oublie jamais Yarvin ; la forêt ne t’appartient pas. Elle n’appartient en réalité à personne et ce depuis toujours.

-Pourquoi ?

-Une forêt à qui l’on prend tout est une forêt qui tend à dépérir. Quand tu t’aventures dans son ventre, sache que tout ce que tu y vis, tout ce que tu y prends tu te dois de le partager avec elle. Cet air que tu respires, un animal qu’un jour tu chasseras ou même cette terre que tu foules. En laissant une partie de ton travail à ce lieu, tu vieilles à ne pas l’assécher. Sildum releva du coin de l’œil le regard interrogateur du jeune garçon. En ne prélevant que quelques feuilles de la logiare, tu lui donnes plus de chance de perdurer. Celle-ci pourra alors guérir et nous offrir à notre prochaine rencontre d’autres précieux ingrédients. Yarvin fit signe de comprendre. Tu dois aussi savoir que cette plante ou tous autres éléments de ce lieu ne sont pas ici juste pour nous, ils servent à bien plus de choses qu’à satisfaire nos simples désirs.

-Et c’est pour ça qu’on partage.

Sildum opina.

-Retiens également que rien ne nous est dû. Parfois nous partagerons sans jamais rien recevoir en échange. On peut alors croire que nous avons été trompés, que la vie est injuste et en effet ; elle l’est. Mais tout ceci n’est qu’apparence trompeuse, une illusion de surface.

Ils marchèrent tout deux sans dire un mot de plus, se glissant dans ce dédale infini d’écorce et de terre, bercés par le son du vent et guidés par l’odeur sauvage des fleurs et des feuilles mourantes tombants nonchalamment sur le sol. Yarvin releva une fois de plus le nez vers le ciel, étonné. Sans qu’il ne s’en rende compte, là où précédemment le théâtre de cette forêt titanesque baignait dans une atmosphère ténue où seules se reflétaient des nuances de vert, se déversait dorénavant un flot de lumière cramoisie. Au-dessus du jeune homme, s’emmaillait le manteau végétal qui jusqu’à présent dissimulait l’imposante présence d’un soleil en déclin.

-La vie est injuste, répéta Sildum, mais tout ceci n’est qu’apparence trompeuse, illusion de surface. Car quelle que soit la nature du partage et quel qu’en soit ce qui en retourne ou ce que tu désires, tu recevras le fruit de ton effort : le savoir.

-Un fruit duquel s’écoule le plus précieux des nectars : la connaissance ; enchaîna Yarvin dont la voix se mit à muer. Tu me l’as répété tant de fois que je… Alors qu’il tourna le regard vers son mentor, il ne découvrit rien de plus que la solitude. Terrible farceuse qui s’était empressée au passage de souffler toutes traces de son vieux compagnon ne laissant qu’un unique sillon dessiné dans le linceul de feuilles mortes, le sien.

Il le regarda imperturbable, les lèvres toujours figées sur des mots refusant de se révéler. Des mots qui résonnèrent dans son cœur étreint par la peine, une peine suintant pourtant d’une fierté et d’une reconnaissance éternelle.  

« Tu me l’as répété tant de fois que je ne pourrais jamais oublier ces mots. Ils sont mon mantra, cette ligne qui aujourd’hui me guide quand mes pas s’égarent loin du sentier que j’entreprends de tracer à la sueur de mon front. Tous les jours, tu te tenais non loin de moi à ressasser les mêmes choses, à râler de la même façon. En revanche, pas une seule fois tu n’as eu la capacité de me dire un seul mot d’amour ou d’affection… Tu as juste fait bien mieux que cela. Alors que mon vrai père m’avait abandonné à une mort certaine, tu es apparu de nulle part, tu m’as tiré de ma souche dans laquelle j’agonisais pour m’arracher aux crocs de l’hiver qui avait déjà entreprit de me dévorer. Je te revois passer des jours, au sein de ta demeure, à me convaincre de tes intentions moi qui à mon réveil était tétanisé d’avoir en face de moi un nouveau tortionnaire. Je salive encore au souvenir de ce lait de chèvre au miel que tu m’offris, critiquant alors mon apparence si chétive sans doute satisfait d’avoir su dompter un lapereau affamé.

Tu aurais pu t’en contenter. Avoir la conscience tranquille et me livrer à la dure réalité de la vie, sans bagage et sans arme pour y faire face. Au lieu de cela, sans cesser de maugréer car égal à toi-même, tu m’as gardé sous ton aile. Je me souviens encore de l’étonnement que j’ai ressenti lorsque tu m’as offert cet immense ouvrage dans lequel je redécouvris les mots, tous accompagnés de ces superbes dessins gravés par tes soins. Là où d’autres ont échoué, tu as su me faire aimer les mots et ce qu’ils pouvaient me raconter. Tu y as joint ton savoir-faire, appliquant sous mes yeux captivés toutes ces années d’expériences, jouant de tant d’accessoires et d’ingrédients pour fabriquer ce que tant demandaient. Tant de choses offertes sans rien attendre en retour. J’aurais pu prétendre hériter de ta succession si ce rôle n’était déjà occupé par ton autre apprentie.

Là où la plupart des villageois me jugeaient avec méfiance, toi tu n’as jamais détourné ton regard.

Je ne t’étais d’aucune utilité, juste du temps perdu de mon point de vue. Et pourtant, tu n’as eu de cesse de me montrer ce qu’était l’amour d’un père. »

Et il reprit sa marche, seul.

Avançant sans faillir, il se mit à arpenter un lieu lui paraissant dorénavant si familier. En un instant, symbolisé par une simple foulée, ce jeune homme venait de franchir un cap. D’un lieu étrange et hostile il venait de s’immiscer sur les terres de ce qu’il savait son domaine.  Les écorces, les fleurs, les plantes ainsi que le cri des animaux refusant de se montrer, tous étaient les mêmes comparés à précédemment et pourtant si différents à la fois. Un peu comme si son regard s’était vu doté d’une nouvelle acuité. Son attention fut alors attirée par un curieux élément posé aux abords du chemin qu’il arpentait. Se tenant en équilibre sur une souche, gisait la moitié d’un trognon de poire. Un sens on ne peut plus clair.

« Bien évidemment, le fruit d’un partage » Pensa-t-il en le dépassant.

Sa marche assurée l’amena au bout d’un moment jusqu’à une clairière située au sommet d’une bute au milieu de laquelle il fit sa plus belle découverte jusqu’alors. Se tenait comme dans le plus simple des mondes un lit sur lequel reposait une jeune femme aux cheveux d’un brun profond, contemplant paisiblement la chiche étendue d’eau située aux pieds dudit meuble. Là aussi le sol était tapissé d’un épais manteau de feuilles aux nuances carmin, dont aucune n’allait -comme par magie- se perdre sur la surface de l’eau. Ravi et les larmes sur le point de lui monter aux yeux il s’en alla la rejoindre, se retenant du mieux que possible pour ne pas se jeter de joie sur elle. Bien entendu, elle ne manqua pas son apparition et lui répondit d’un sourire porteur d’une tendresse infinie.

Enfin arrivé au seuil de sa couche il la cajola d’un regard ivre d’amour, hésitant à franchir ces derniers pouces les séparant de crainte de troubler son repos. Car même dans ce rêve sucré son esprit ne pouvait la libérer du plus vil des maux l’ayant hanté durant toute sa courte vie. Un mal la marquant jusque dans son rêve d’une fragilité mortelle.

Elle lui fit une place à ses côtés tout en lui répondant par un air malicieux qui se voulait comme une réponse à l’air craintif de Yarvin.

-Je parais si épaisse que ça ? Je suis certain que tu sauras y trouver suffisamment de place petit ours roux.

Il ne sut lui résister. Le jeune homme répondit à son invitation le plus délicatement du monde en s’asseyant sur le bord du lit avant de lui rétorquer subtilement ; Si tu m’en laisses le temps, je suis certain de pouvoir confectionner une rallonge d'appoint. J’ai aperçu sur mon chemin de superbes échantillons de bois qui feraient très bien l’affaire.

Elle pouffa.

-Tu es pourri ! Je veux bien faire un régime, malheureusement je crois qu’il est plus compliqué de perdre des os que du gras.

-Tu exagères, il doit bien t’en rester un peu de la brioche, non ?

Elle jeta innocemment un coup œil dans son col comme pour vérifier ses dires avant de lui retourner un regard suspicieux.

-Vraiment ?

Il tenta bien maladroitement d’argumenter en dépit de tout bon sens.

-Non mais il ne faut pas voir les choses ainsi. Comment dire heu… Globalement tu … Hm … – Elle lui posa la main sur la bouche puis apposa sa tête sur sa large épaule. Yarvin ne fit rien contre et se laissa à son tour reposer contre elle. Ils restèrent ainsi longuement en se tenant les mains à contempler l’immuable surface de l’eau sur laquelle ne venait se refléter qu'un unique nuage cotonneux, chérissant ce moment comme s’il était le dernier.

Plusieurs fois, le regard de Yarvin se laissa errer. Sautant tantôt sur la superbe robe rousse des arbres puis sur a la cime des montagnes se dessinant au loin pour finalement toujours revenir sur le plan d’eau. Une surface lisse et limpide qui sans crier gare se changea en porte sur les souvenirs. Le jeune homme ne broncha pas, pas après avoir tant voyagé dans ce songe. Au lieu de manifester le moindre signe de trouble, il se laissa plonger au travers de ce bassin percevant au loin les émanations d’un monde passé.

De son lit il l’observa, ce garçon ayant tout juste atteint l’âge de sa dixième année marchant dans un hameau qu’il -il le savait- n’aimait pas. Il pouvait deviner de dos les traits marqués sur le visage de cet enfant, le regard bougon, fatigué de devoir apporter aux patients de son maitre les onguents désirés. Yarvin se souvenait de ce sentiment bouillonnant en lui, lorsque les gens venaient lui ouvrir la porte. Pour chaque palier sur lequel il posait le pied, un vent d’incertitude courait le hanter. Pour chaque personne émergeant d’une maison, le doute planait.  Un coup c’était un visage bien trop heureux qui surgissait, puis, la demeure d’après un autre, bien plus sec et froid. D’une accolade beaucoup trop franche et envahissante, il passait sur un regard distant jumelé à un simple grognement d’approbation, laissant largement deviner qu’il pouvait décamper. Une ambivalence d’attitude qui avait poussé le jeune apprenti à se refermer sur lui-même, incapable de s’adapter à tant de variété, incapable de lire le sens de leurs gestes, le poussant avec le temps à se tailler une réputation peu reluisante.

Il le regarda marcher son sac sur le dos, passer de demeure en demeure, sachant pertinemment les désirs de cet enfant qu’il fut autre fois.

Yarvin connaissait ce sentier par cœur, tant pour l’avoir emprunté un nombre de fois incalculable que pour l’excitation que celui-ci lui procurait. Le jeune enfant arriva bien vite au pied d’une modeste bâtisse face à laquelle son regard se métamorphosa quasi instantanément, passant de traits râleurs à un visage éclatant et pétillant. Il toqua bruyamment à la porte comme poussé par l’urgence. Yarvin ne put lui-même réprimer un sourire, nostalgique de ce temps ou Liode venait lui ouvrir, comme à cet instant. Elle attrapa la main de son jeune ami et ils s’en allèrent disparaitre dans la pénombre de la chaumière. L’image, ne cherchant pas à les suivre s’accéléra, passant les jours, les semaines et enfin les mois comme des secondes.  

Il les observa traverser les années ensemble serrant un peu plus la main de sa partenaire et retraçant du regard leur voyage mené au mépris de la maladie et de la différence.

Liode ; cette jeune enfant, fille du boulanger, souffrant d’un mal insidieux depuis son enfance était une patiente régulière de son mentor. Petite et frêle, sa santé chancelante, elle avait l’obligation de se cacher sous de nombreuses couches de vêtements pour ne prendre froid, le moindre mal chez elle prenant de graves proportions. Il s’agissait de l’unique cas connu dont la maladie n’était la cause même des souffrances, un peu comme une porte ouverte pour tout autres vices. Une forme de malédiction face à laquelle les soins prodigués par l’herboriste ne pouvaient qu’amoindrir l’emprise de cette dernière sans espoir de l’effacer pour de bon.

Liode, une enfant de porcelaine à l’esprit de roc. Là ou d’autres dédaignaient si facilement le jeune apprenti, le nommant parfois « l’enfant loup », elle, petite lapine immaculée ne fit jamais cas de cette apparente animalité, sachant ce prédateur dénué de griffes et de crocs. Malgré un poil au contact rêche elle ne pouvait se retenir de bondir à l’idée de jouer avec ce petit être hirsute, de démêler les nœuds dans son cœur, ou juste de gouter ensemble au bon gout de l’amitié autour d’une tarte. Lui apportait onguents et potions, elle passait le baume sur son âme meurtrie. Ainsi fut la genèse du lien indéfectible d’une dame au corps brisé et d’un homme à l’esprit asséchée. De deux moitiés pour un unique rêve.

L’image se figea brièvement sur un instant en suspens.

La jeune femme qui reposait à cet instant sur son épaule se tenait fièrement droite dans le miroir, les poings sur les hanches grondant sans retenue le jeune adulte en devenir qui se tenait devant elle le regard baissé. Ce jour-là, il s’était blessé pendant l’une de ses escapes habituelles en forêt lors d’une chute malencontreuse. Quelle ne fut pas la force de ce sermon lorsque ce garçon vint nonchalamment présenter son bandage à sa camarade. Inouï. Depuis le lit, il ne pouvait entendre les mots qu’ils s’échangeaient mais n’avait aucun mal à s’en souvenir : « Les breuvages de ton maitre peuvent espérer un jour soigner mon corps, mais si tu n’es plus là qui se chargera de soigner mon cœur ?! ». Tout cela devant ses parents qui se régalaient de la scène. Jamais Yarvin n’eut été aussi rouge de toute sa vie.

Puis, vint la chute, un simple saut dans le temps suivit d’un dernier battement. Une dernière scène dansant sur ce miroir ondulant. Celle d’un homme et d’une femme dans une chambre, une pièce les isolants du froid mortel de l’hiver, impitoyable faucheur. Le dernier souffle d’une fleur se fanant dans les mains d’un herboriste impuissant, lançant une dernière prière, vaine, avant que ne tombe le rideau.  

Le mirage s’estompa et le nuage revint se dessiner sur la surface du plan d’eau.  

Là encore, seul le vent continuait son ballet incessant, balayant les longs cheveux de la demoiselle jusqu’au visage de Yarvin. Une caresse qui charia jusqu'au nez de ce dernier l'inimitable parfum enivrant de cette déesse mortelle. Dès lors tout s’emballa dans son esprit et il ne put réprimer plus longtemps ce profond sanglot qui ne demandait qu’à exploser au grand jour. Sans s’ôter de son épaule, sa compagne porta à son visage une main apaisante qu’il prit dans la sienne toute tremblante.

-J’ai essayé. J’ai vraiment tout essayé et j’ai quand même échoué. Sa voix se noya dans les larmes. Je te devais tant et malgré ça, je t’ai laissé partir.

-Je n’aime pas quand tu parles sans réfléchir.

-Mais je suis certain qu’il y avait un moyen. Si seulement j’avais eu encore un peu plus de temps j’aurais pu explorer tant d'autres solutions, te maintenir parmi nous, remonter doucement la pente et là j’aurais… Encore une fois les mots se nouèrent au fond de sa bouche. C’est si injuste…

-J'aurai aimé aussi. Je crois cependant que de nous deux tu es le mieux placé pour t'en rendre compte ; la vie est par essence injuste. Seulement, le plus important dans un travail quel qu’il soit n’est pas cette chose que tu désires avant tout mais…

-Le fruit que j'en récolte.

-Le savoir.

Yarvin ne tenta pas plus d’argumenter préférant se laisser aller à sa peine dont les traces ruisselaient sur la chevelure de sa bien-aimée.

-Yarvin ?

-Liode ?

-Quand tu te seras suffisamment abreuvé de connaissance, qu’est-ce que tu comptes en faire ?

Le jeune homme se redressa doucement avant de prendre le visage de sa voisine entre ses épaisses mains afin de lui répondre droit dans les yeux.

-Si un jour j’ai la chance de connaitre ce sentiment, alors je reprendrai ce combat pour d’autres. Je tuerai ce qui t’a dérobé à moi et je… Elle observa ses yeux gonflés par les pleurs craignant la suite de sa réponse. Et je… Tu te souviens de ce poirier dans le jardin de tes parents ?

-… Heu oui bien sûr ? répondit-elle déconcertée.

-Et ben j’irai y prendre des poires. Puis des graines que j’en récupérai je ferai fleurir un magnifique poirier là où tu reposes.

Spontanément, Liode explosa de rire.

-Quoi ? Elle est débile mon idée ?

-Mais pourquoi des poires ? Parvint-elle à articuler entre deux éclats de rire.

-Ben déjà l’image du savoir ! Ainsi je pourrais symboliser tout ce que j’ai acquis. Liode leva les yeux aux ciel, amusée par tant de subtilité de la part de cet homme. Mais également parce ce que je n’ai jamais compris l’histoire avec les fleurs.


-Comment ça ? Tu sais pourtant bien que j’aime les fleurs.


-Evidemment. C’est juste que une fois coupées et mise en dehors d’un jardin, je trouve cela trop triste, ça se fane trop vite. Et puis entre nous c’est super bon les poires. On adorait s’en empiffrer dans le dos de tes parents.

A son tour elle attrapa son visage entre ses frêles mains.

-Allez, va pour des poires. Puis elle l’embrassa.

Aux contacts de leurs lèvres le monde s’ébranla. La terre se craquela puis s’évapora là où la mer de feuilles mortes s’envola dans un bruissement assourdissant, emportant avec elle le doux songe de ces deux âmes séparées.

***

Lorsque Yarvin rouvrit les yeux, il put sentir sur ses joues les traces de son rêve ainsi que les fines raies de lumière pourlécher le bout de ses oreilles. Il se sécha le visage puis entreprit de se lever pour ranger le matériel de voyage installé la veille.  Il leva le camp rapidement tout en grignotant un modeste petit déjeuner ; il n’était pas question de s’éterniser dans le sous-bois aussi longtemps. Ses rations étaient limitées et le danger plus que certain dans un milieu aussi sauvage loin de toute forme de civilisation.

Il se permit cependant un énième et dernier regard en arrière, en direction de ce village qui au loin l’avait vu partir. Ce lieu qui fut -plus par convenance que par attachement- son foyer. Là-bas, il avait vu et connu de nombreuses personne et pourtant, seules quelques-unes parmi elles avaient su faire rayonner son cœur. Aujourd’hui, presque toutes reposaient dans un autre monde. Il restait bien les parents de Liode qui n’avaient eu de cesse de le remercier, d’avoir su préserver jusqu’aux derniers instant le sourire de leur enfant. Mais ils étaient également de ceux ayant argumenté en faveur de ce départ, arguant que son avenir ne saurait être dans un tel lieu.
Alors Yarvin se posa intérieurement une question à laquelle il n’espérait de sitôt une réponse : Quand ? Comment ou même pourquoi ? Quand arpenterait-il un jour le chemin du retour ? Comment en arriverait-il à penser qu’il serait temps pour lui de rentrer ? Et finalement, avant toutes choses ; le souhaiterait-il un jour ?

Yarvin refusa de se perdre une fois de plus dans les méandres de ses doutes et reprit son voyage d’un pas se voulant assurer, préférant pour le moment garder un œil avisé sur le chemin. Sinueux, obscur ainsi que jonchés d’obstacles ce dernier à destination de l’avenir allait mobiliser toutes ses forces. Un chemin que l’on nommait dans le plus simple des genres : vie.


Possessions :

Yarvin se déplace avec tout son matériel dans son épais sac de voyage. Dedans on peut y trouver moults outils utiles à la conception d'onguents ainsi que le nécessaire pour collecter sur place les ingrédients désirées. Sur le dessus, se tient fermement sanglée une épaisse fourrure bien utile contre les longues nuits froides à dormir dehors dans la nature. Il dispose également de vêtements de voyage certes peu esthétiques mais diablement robustes.

Pour finir, Yarvin ne se sépare jamais de son bâton de marche qui est en réalité bien plus que cela. Sous un long pommeau habilement ciselé se cache une lame. Cette arme n'a qu'un seul but défensif vis à vis des nombreuses bêtes hostiles trouvable en lieux sauvages.


Magie :

Yarvin ne sait pas ce qu'est la magie. De par son mode de vie et son intérêt tout relatif pour les contes et légendes il n'en n'a tout simplement jamais entendu parler. Ainsi il n'a jamais été si surpris par ses propres compétences. Car oui Yarvin sait faire usage de celle-ci, sans pour autant dire qu'il la contrôle véritablement. Il peut plus précisément ressentir et quelque peu interagir avec les fluctuations des énergie telluriques. Ses facultés se reposent avant tout sur une perception très instinctive/animale des choses, ce qui implique que son pouvoir est très fluctuant selon ses humeurs et le lieu.

D'un sentiment doux et attentionné, Yarvin peut insuffler à la terre ou à une plante une part de son énergie pour l'aider à se redresser face à l'adversité. Curieux il peut entendre d'étrange murmure résonner sous ses pieds, l'aidant alors à percevoir son environnement. Ou si la peur et la colère viennent à le secouer, il poussera alors le sol à rugir.

Ce pouvoir indompté est cependant trop ténu pour être appelé en dehors d'un sol riche en énergie, ce qui explique en partie que personne d'autre que lui ne soit au courant concernant ses facultés.


Divers :

Yarvin tout comme le fut son maitre, est souvent amené à manipuler moults éléments végétaux. Si pour la majorité, il s’agit d’ingrédients innocents ne demandant aucunes précautions, d’autres peuvent êtres en revanche très risqués à la manipulation.

Afin donc de prévenir toute forme d’empoisonnement létal, Yarvin applique sur lui le phénomène de Mithridatisation, en ingurgitant régulièrement de petites portions plantes toxiques. Les substances utilisées sont bien entendues traitées et surtout dosées de façon très précise, le but n’étant pas de se tuer ou de souffrir inutilement.  

La finalité d’une telle pratique pour Yarvin n’est pas de s'immuniser face à certaines toxines, c’est impossible. Mais au moins de réduire la violence des poisons pouvant être rencontrés dans l’exercice de sa profession, limitant alors les chances d’y succomber.






Yvarzys

Yarvin est un jeune garçon qui en plus de ses nombreuses compétences dans le domaine de l'herboristerie est capable d'user de pouvoirs surnaturels. Beaucoup appelleront à la sorcellerie, d'autres à un don des dieux, encore faut-il être dans la possibilité d'en être témoins. Les dons du garçon ne se veulent tape-à-l'œil.
Il n'est nullement question de lancer des éclairs par les doigts ou bien de souffler le feu de Flarmya. Yarvin lui contrôle tousse exploite le flux magique de la terre. Mais avant de parler en détail ce que cela implique, penchons-nous plus amplement sur ce qu'est réellement ce courant éthérique pour beaucoup, atypique.


Le flux de la terre ou le Sang de Gaïa :

Le flux de la terre, parfois appelé par certaines communautés « le sang de Gaïa », est à la base la même énergie que celle servant à l'usage habituel de la magie, filtrée cependant par les éléments appartenant au domaine du dit nom. Son origine se trouve dans deux phénomènes bien distincts que nous allons aborder dès maintenant.

Le fourneau tellurique :

La première source de magie terrestre est celle obtenue par le procédé de « fourneau tellurique ». Voyez-vous, dans les entrailles de notre monde se cache une quantité de magie insoupçonnée, celle-ci arpentant les tréfonds obscurs dissimulés loin sous la surface. En se promenant de la sorte, l'énergie se voit parfois capturée par d'immenses failles, situées entre les plaques tectoniques, celles-ci entrant par moments en interaction entre elles. Ainsi piégée et influencée par la friction du corps de Gaïa, celle-ci se charge de l'empreinte minérale pour finalement être libérée bien plus tard, transformée. Pour obtenir de l'énergie tellurique de cette façon certains chercheurs arcaniques estiment nécessaire la mise en chantier de force démesurée, les tremblements de terre étant probablement la signature de ce genre d'événements. C'est typiquement la source première des forces exploitables dans les milieux montagneux ou bien dans les fonds océaniques.

Le fluide diurne :

Le second procédé utilisé par mère nature est autrement plus discret et lent, pour autant il est également le plus important en ce qui concerne l'écosystème de notre monde. Il repose sur le principe du « Fluide diurne ». Pour faire extrêmement simple, cette méthode consiste pour la flore à absorber en premiers lieux l'énergie du soleil, qui, une fois assimilée est transformée en partie en force tellurique pure. Les racines alors gorgées de cette nouvelle puissance se chargent d'infuser la magie présente sous la proche surface du sol. C'est ce procédé qui est à l'origine de la force animant les forêts du monde.

Sachant cela, il est facile ensuite d'en déduire qu'au travers de Rhaëg certaines régions se verront plus pauvres en énergie à exploiter que d'autres. À citer un exemple de tête, je vous dirais les déserts par exemple, même si d'autres cas peuvent être rencontrés.

Maintenant que ces bases essentielles sont connues de toutes et tous, nous allons pouvoir nous pencher plus en détail sur l'usage qu'en fait le jeune Yarvin Liscroc.



Les pouvoirs de Yarvin :

Yarvin, d'aussi loin qu'il s'en souvienne, a toujours su ressentir le flux de Gaïa sous ses doigts lors de ses nombreuses escapades dans les vastes étendues sylvestres de sa contrée. Résonnant comme le bourdonnement subtil d'une abeille, seulement audible en tendant une oreille alerte.  Ce n'est que tardivement cependant qu'il s'est rendu compte de ses dons, d'être capable de l'influencer par son unique volonté. Et le terme influencé n'est pas choisi au hasard, car ce garçon ne peut encore sciemment dicter ses désirs à cette formidable source de puissance. Une de ses facultés relativement domptée est de lire au travers des flux éthérés, de percevoir les remous causés par les événements ou juste la présence des « autres », une sorte de troisième œil en quelque sorte.

En fin de compte, son unique et réelle capacité résultant de sa volonté consiste -en l'état- à accompagner la croissance ou bien la restauration des végétaux.

Mais tout cela est bien entendu amené à changer dans les années à venir ! Car par la plus grande des chances inespérées, ce brave garçon s'est vu mis sur la route du maître dragon, Eníredis Chantevent et de sa dragonne Ihintza, aujourd'hui devenu ses mentors. Et comme tout bon apprenti fraîchement recruté, celui-ci se fera une joie de profiter de l'immense savoir détenu au sein de son nouveau Kaerl.


Son projet insoupçonné :

Sans grande surprise, Yarvin n'aura pas besoin d'être poussé par qui que ce soit pour aller se noyer pendant des jours dans la mer d'ouvrages que recèle la bibliothèque du Kaerl. Ses recherches portant alors sur les connaissances locales concernant la botanique, mais également celles faisant allusion aux pouvoirs associés à la terre.

Les choses ainsi présentées, la question qui doit probablement vous démanger est : quel est donc ce projet si surprenant ? La magie de la terre ? Celle des plantes ? Va-t-il devenir un druide ? Alors peut être tout cela à la fois, ou rien du tout. Ça, vous le saurez globalement en suivant son histoire, mes très chères dames/monsieur.

Ce dont Yarvin ne se doute pas concerne le pouvoir des pierres et de leurs multiples applications.
De la découverte de ce domaine et de son travail à ce sujet naîtra spontanément un artefact ô combien utile (peut-être) pour ce garçon : Yvarzys, le gantelet de puissance.

Kézako :

Le gantelet de puissance repose sur un principe magique fondamental des arts telluriques. Lorsque les pierres cristallines sont parcourues par un flux de magie, celles-ci sont plus ou moins capables de laisser ce dernier les traverser facilement. En effet, tous les éclats de Gaïa ne présentent pas la même conductivité éthérique. Une fois ceux-ci chargés, il est possible pour un mage de focaliser l'énergie contenue à l'intérieur pour l'empêcher de s'évacuer et ainsi d'appliquer une « prise » sur l'objet. Il devient alors envisageable d'exercer un contrôle sur la gemme, cette influence pouvant s'apparenter à une forme de télékinésie.


Dans le projet qui nous intéresse, c'est le quartz qui sera choisi pour sa haute conductivité magique. Les cristaux fourmillent d'autres usages dans le domaine de la géomancie, mais ceux-ci ne concernent nullement le sujet actuel.

Le principe de Yvarzis est en fin de compte très simple dans la conception. Il s'agit d'un gant de cuir plutôt robuste dans lequel est insérée une multitude de fragments quartz à divers endroits clefs (les phalanges et la paume). Le tout est figé par des branches de bois souples tressés autour de ces derniers afin de simuler une ossature, puis finalement rembourrés avec de la laine de mouton pour donner de la « chair » à l'objet.
Ainsi construit, Yarvin peut manipuler ce gant comme s'il s'agissait de sa propre main. Tout du moins en théorie, car tout ceci s'accompagne de contraintes ainsi que de conditions bien précises que nous allons aborder de suite.


Le poids :
Si le contrôle de cette main semble de loin s'apparenter à de la télékinésie, à y regarder de plus près on peut y déceler une différence flagrante, à savoir la gestion de la charge. Dans le cas d'un usage télékinétique, le poids de l'objet mut se voit intégralement géré par le flot de magie ambiant, épargnant au praticien le contre coup lié à la masse. Pour Yvarzys, seule la magie directe de l'utilisateur est en contact avec les pierres et assume le contrecoup de l'effort. De ce fait, c'est l'entièreté du poids qui est infligé au mage lorsque Yvarzys tente de soulever un objet. Ce qui va sans dire que plus un élément est difficile à mouvoir, plus la demande en énergie est conséquente.

Ceci sous-entend que si Yarvin envisage de rétracter son artefact alors que celui-ci est accroché à un objet solidement ancré dans le sol, par exemple une statue, ce sera lui qui sera tracté en direction de celle-ci. Finalement, Yvarzys n'est rien de plus qu'un membre éthérique au rayon d'action démultiplié.

L'énergie :
L'énergie est le point le plus important concernant l'usage de Yvarzys, pas seulement parce qu'elle est indispensable pour son utilisation, mais surtout vis-à-vis de son aspect fluctuant selon le contexte de cette dernière. En effet, comptant déjà le manque de maîtrise du jeune homme à ses débuts, non sans effets, l'exploitation de cet objet va beaucoup altérer les effets sur le potentiel énergétique du garçon ainsi que sur son contrôle. Pour exemple, nous aborderons le cas de la distance d'usage. Dans le cadre d'un périmètre d'environ cinq mètres, la consommation reste optimale, mais une fois cette limite dépassée, la quantité de magie demandée se voit accroître de façon exponentielle. À dix mètres, la perte de maîtrise du gantelet devient totale.

La dextérité :
Il s'agit du dernier élément clef concernant Yvarzys. Celui qui aura le plus grand impact sur la constance de ses efforts avec son usage, à plus forte raison au début. Pour faire court, plus l'exercice pratiqué avec le gantelet est minutieux et exigeant en concentration, plus vite l'esprit du garçon s'embrouillera de fatigue, indépendamment de toute considération éthérique.

Il est important de préciser que, le flux d'énergie courant entre les fragments ne possède aucune tangibilité. De ce fait, en fonction de l'exercice pratiqué, le gant -dans sa forme de prototype- peut être amené à se déchirer. À condition qu'une contrainte soit directement appliquée sur le cuir. Autrement, tout est dépendant de la résistance du quartz, qui reconnaissons-le, est plutôt résistant.

Toutes ces composantes sont essentielles à comprendre pour ne pas subir de contrecoups lors de l'emploi de l'artefact, et bien entendu celles-ci interagissent entre elles, voir s'additionnent. Il est intéressant de noter que, les facultés concernant cet outil ne peuvent atteindre leur plein potentiel que si l'utilisateur se voit en contact direct avec une source de force tellurique. Cela implique le sol, mais aussi les végétaux.

D'un point de vue d'évolution, il n'est pas absurde d'envisager que si à l'avenir Yarvin trouve son intérêt dans l'utilisation d'un cet objet, il lui viendra à l'esprit de faire confectionner auprès d'un professionnel une version plus optimisée et surtout plus robuste.
Il est également possible qu'au fur et à mesure, sa maîtrise de la magie s'affine et qu'il puisse éprouver moins de contraintes, voir user de deux gantelets simultanément. Mais tout cela est aux mains de l'avenir et il n'est pas pertinent d'en parler ici aussi prématurément.[/size]


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Dernière édition par Yarvin Lisroc le Lun 4 Oct 2021 - 23:17, édité 17 fois
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MessageSujet: Re: [Aspirant] Yarvin Lisroc   [Aspirant] Yarvin Lisroc Icon_minitimeLun 4 Jan 2021 - 21:02

Et re coucou Yarvin !
Et bien à part une petite révision du codage (les paroles sont en gras), je te laisse ma validation !
Je te félicite parce que je sens vraiment que tu t'es profondément investi dans cette correction et le peaufinement du personnage. Tu as un chouette style d'écriture qui titille mon appétit et que j'ai hâte de voir en jeu.
Bravo :)


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MessageSujet: Re: [Aspirant] Yarvin Lisroc   [Aspirant] Yarvin Lisroc Icon_minitimeMer 6 Jan 2021 - 21:09

Voila pour la forme. Il ne devrait plus y avoir à retoucher à ce propos il me semble.
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MessageSujet: Re: [Aspirant] Yarvin Lisroc   [Aspirant] Yarvin Lisroc Icon_minitimeDim 10 Jan 2021 - 13:07

Bonjour et bienvenue officiellement sur la Terre de l'Aube ! Comme ma consoeur et VDD (voisine du dessus), je n'ai rien à redire, la fiche est plutôt complète et le personnage promet d'avoir des aventures intéressantes !

Je te donne donc ma validation avec plaisir, plus qu'une et tu pourras entrer en jeu ! Nous sommes en train de voir entre nous qui pourrait être ton Maître, pour que tu puisses débuter le RP et nous rejoindre au plus vite ! \o/

Bienvenue au Petit Ours Céleste !
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MessageSujet: Re: [Aspirant] Yarvin Lisroc   [Aspirant] Yarvin Lisroc Icon_minitimeDim 10 Jan 2021 - 13:55

Salutations, et officiellement bienvenue sur la Terre de l'Aube !

Tout d'abord, félicitations pour ta fiche qui est un régal à lire ! Tu as une très jolie plume ^^.

En attendant ta troisième validation, je me propose pour incarner ton Maître ; n'ayant pas de PJs Célestes à même de remplir ce rôle, j'ai nominé deux PNJs : Tybalt de Leysse, Lié au Brun Vahagn, et Eníredis Chantevent, Liée à la Verte Ihintza. Tu trouveras leurs fiches ici (dans le deuxième post) !

À toi de me dire si tu as une préférence ! L'un sera plus "ton sur ton" avec ton personnage, tandis que l'autre risque d'être un peu plus... funky 8). Je suis bien entendu dispo par MP pour en discuter, sur le forum ou sur Discord.

À très bientôt Encourage
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MessageSujet: Re: [Aspirant] Yarvin Lisroc   [Aspirant] Yarvin Lisroc Icon_minitimeDim 10 Jan 2021 - 18:52

Met le tampon sur le front de Yarvin : Apte au service

Voila, tu as la troisième validation
Il te reste encore à peaufiner la propositions de Maître d'Amaélis

Et même si tu as bien peaufiné le contenu du Forum, je me permets de mettre ce texte de référence

Citation :

Puisque tu es prêt à vivre au cœur des nuages au Màr Menel, glisse-toi derrière le Rideau et vole donc jusqu’aux Loges Illuminées, QG hors-RP des membres de ce Kaerl. Tu y trouveras par exemple les présentations de tes confrères, tu pourras participer à des débats et trouver des informations sur les diverses quêtes célestes et sur l’organisation de l'Ordre Draconique de Lumière. Tout est discutable en son sein et les idées ou suggestions sont les bienvenues.

Ensuite, tu pourras aller te présenter in RP à la Dame du Kaerl, Heryn Amlug, en te rendant à l'Amphithéâtre, afin d'entrer officiellement dans ta nouvelle demeure !

Dans tous les cas pour tes rps, il te faudra indiquer la date en cours en jeu. Plus d’information, il faut te rendre dans le topic Notions Indispensables Diverses, chapitre "Mesure du Temps". Par exemple, nous sommes actuellement en Mystraku 919, tu peux te placer un peu après cette date là pour ton premier RP.

Peut-être que lors de ta découverte du forum, de ta visite en son sein, en plus de la lecture studieuse des différents explicatifs du Codex et du Liber Draconis, tu as déjà découvert ces différents points essentiels que je vais te présenter ensuite. Permets-moi de te les évoquer malgré tout :

Tu peux avoir le loisir de suivre les différentes triades ou "quel maître dragon a quel aspirant sous son aile". Il y a également les Les Missives Seigneuriales, pour les avancées des scénarios lancés, des nouveautés ou améliorations importantes du forum, en plus des newletters que tu recevras par mail (veille bien à avoir coché dans ton profil "accepter les mails de tol orëa").

Dans les Missives Seigneuriales, tu découvriras aussi le Panneau de Quêtes, indispensable, te dévoilant des quêtes ou des scénarios effectués dans les Kaerls (complément à la Chronologie de Tol Orëa).

Autre lien utile, tu pourras faire un petit suivi des aventures de ton personnage dans les Carnets de Route, non obligatoire mais quand même bien utile pour s'y retrouver temporellement entre ses différents RPs.

Pour égayer le rp entre deux topics, il y a souvent des concours organisés dans l'Académie, installée à Lòmëanor. Si tu as la plume qui te démange, tu peux écrire à la suite des concours précédents, ils restent ouverts pour qui veut rajouter une petite touche d'imagination en plus !

Si une réponse entre deux RPs se fait attendre ou que tu as du temps de libre, tu peux aller te détendre dans les nombreux topics de notre section flood, les Alcôves Dérobées, où tu trouveras une section débats et sondages, une autre pour les rencontres IRL, mais aussi une section pour les petits jeux de "mots" et d'écriture, le Fil des Moires. Si le défi te tente, tu pourras y participer chaque mois à notre RP Challenge, petit jeu d'écriture où l'on te propose d'imaginer un texte (de préférence lié à l'univers de Tol Orëa mais pas forcément à ton personnage), en relation avec une musique, selon ce qu'elle t'inspirera.

Si jamais tu as des question n 'hésite pas et re-bienvenue parmi nous ;)


A bientôt dans les Rps o/


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