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 [RP] Le visage est toujours serein quand l'âme est en paix.

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Jorgga Vadrak
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MessageSujet: [RP] Le visage est toujours serein quand l'âme est en paix.   [RP] Le visage est toujours serein quand l'âme est en paix. Icon_minitimeDim 3 Mai 2020 - 21:41

8ème jour d'Ouranosku - Automne 919

Cela faisait maintenant plus d’une heure que Jorgga courait à travers les bois. Elle ne cherchait pas à s’orienter sur ce territoire qui lui était totalement inconnu, mais faisait plutôt confiance à son instinct. Rien n’aurait pu l’arrêter. Elle n’était plus qu’un animal sauvage qui traversait l’ombre des grands arbres aux feuilles joliment roussies. La jeune aspirante avait besoin de retrouver au plus vite la sécurité onirique de la rivière, d’entendre de nouveau le grondement sourd des chutes d’Astrenuit, le bruit violent mais apaisant de l’eau qui s’écoule. Les branches basses des arbres se brisaient à son passage, les fougères lui fouettaient les jambes et les épaisses racines à fleur de terre menaçaient de la faire trébucher à tout moment. Soudain, le miroitement bleu des reflets de la rivière scintilla entre les arbres.

Jorgga dévia sa trajectoire, sauta par dessus le tronc d’un arbre déraciné, battant l’air de ses mains pour chasser les nuées d’insectes volants. Elle jaillit à pleine vitesse des épais fourrés, se prit le pied dans une racine et s’affala sur la terre humide de la sylve. Elle se releva, épuisée et haletante. Ses jambes étaient lacérées d’égratignures, sa tunique déchirée de part et d’autre, mais elle s’en moquait. Réprimant le cri furieux qui lui montait aux lèvres, elle pivota sur elle-même pour tenter de se repérer. Elle avait enfin atteint l’orée de la forêt. L’odeur des champignons, de la terre humide et de la mousse sous la chute des premières feuilles lui chatouillait le nez. Des libellules aux couleurs irisées s’agitaient au ras de l’eau de la rivière. Le matin se levait à peine sur les chutes et le soleil n’avait pas encore franchi la cime des arbres. Une ombre baignait la terre de teintes bleutées et célestes. Les oiseaux se taisaient dans le bois. L’air même semblait immobile. Jorgga se tourna vers les chutes d’eau qui bouchaient la vue, plus en amont de la rivière. Au dessus du grand mur d’eau, des nuages noirs se formaient, cachant une à une les étoiles de la voûte céleste.

La jeune femme était arrivée ici un peu plus tôt dans la nuit.
En dépit du confort de ses nouveaux appartements et de la bienveillance de son Maître Dragon et de son Lié, Jorgga ne trouvait pas le sommeil. Pire, elle le redoutait, entre autres à cause des terribles cauchemars qui l’assaillaient chaque nuit depuis la mort de Grim à An-Fhuär. L’absence de son ami lui pesait chaque jour un peu plus, si bien que lorsque le soleil se mourait à l’horizon et mettait fin à son entraînement aux côtés de son Maître, Jorgga semblait s’éteindre à petits feux. Seule dans son grand lit de draps glacés, elle se repliait sur elle-même, dévorée par le chagrin, la colère et une inextinguible culpabilité. Quand la douleur devenait trop grande, le ciel se voilait alors d’épais nuages et une pluie diluvienne s’abattait sur le Kaerl Céleste. De temps à autre, des éclairs fendaient le ciel de part en part et déchiraient dans un vacarme assourdissant le voile sombre de la nuit. Le déluge ne prenait fin que lorsque Jorgga avait épuisé toute sa magie et perdait connaissance.

Elle devait apprendre à contrôler sa magie au plus vite, avant de blesser, ou pire, de tuer quelqu’un. Pour le moment, l’aspirante préférait ne pas faire état au grand jour de la nature de sa magie. Cacher le danger, étouffer l’abominable malédiction derrière un sourire forgé, comme elle l’avait toujours fait. Pas uniquement parce qu’elle craignait de s’attirer la colère, la méfiance ou les railleries des habitants du Màr Menel, à l’image des villageois d’An-Fhuär, mais aussi parce qu’elle espérait secrètement pouvoir surmonter cet obstacle seule. Pour cette unique raison, bien plus tôt dans la nuit, alors qu’elle ne trouvait pas le sommeil, elle avait supplié à genoux Norloth de la déposer aux chutes d’Astrenuit et de ne l’y récupérer que lorsque le soleil serait au plus haut dans le ciel.

Mais rien ne se conformait à ses attentes.
Bien au contraire.

Le plus petit détail de son environnement semblait maintenant cacher une menace. Ses souvenirs, ses cauchemars, se mouvaient dans l’ombre de chaque arbre, dans le courant de chaque petits ruisseaux, dans les battements d’ailes de chaque oiseau, silencieux comme un serpent, vicieux comme un renard. Jorgga serra ses tempes entre ses mains et secoua la tête, tentant de modérer son trop-plein d’émotions. En vain. Le ciel s’assombrit dangereusement et le vent se leva, aussi froid qu’une bise de Zakerielku. Une pluie forte, tranchante, s’abattit sur la grande forêt, si drue qu’elle masquait la visibilité à dix pieds. Un violent coup de tonnerre fracassa le ciel et se mêla au grondement monotone des chutes d’eau, dont Jorgga n’entendait même plus l’écoulement tant les battements affolés de son coeur battaient à ses oreilles. *Non non non* supplia l’aspirante en fermant les yeux. Si elle pouvait encore implorer, alors c’est que tout n’était finalement pas encore vraiment perdu. Pourtant, la jeune femme n’avait aucune idée à laquelle se raccrocher pour mettre fin à ce déluge, plus rien pour se sortir de cette situation.

Elle essaya de penser à des souvenirs heureux, ou des sensations agréables, dont elle avait presque oublié l’existence depuis la mort de son ami. Le bruissement des feuilles dans les arbres flamboyants. L’écoulement sauvage et intrépide de l’eau de la rivière. La pâle chaleur de la terre sous ses genoux.

Un nouveau coup de tonnerre la fit sursauter. Comment oublier ? Comment pardonner ?

Le chant timide des oiseaux. Le souffle du vent. La douce caresse sa main sur sa joue.

- Mystra, je t’en supplie, reprends cette magie dont je n’ai jamais voulu. Reprends cette calamité, supplia la jeune femme.


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Dernière édition par Jorgga Vadrak le Dim 23 Aoû 2020 - 15:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [RP] Le visage est toujours serein quand l'âme est en paix.   [RP] Le visage est toujours serein quand l'âme est en paix. Icon_minitimeLun 4 Mai 2020 - 20:56

Il n'est pas encore l'aube quand je m’extirpe de mon abris douillet de branches et de mousse. Un arbre penché, appuyé contre un gros rocher m'ayant servit de base pour accrocher branches et feuilles et nous créer un petit nid. De la mousse et des feuilles nous avaient servit de couche tout autant que de combustible pour le feu. Je m'améliore vachement en survie en forêt je trouve. Je n'en suis pas peu fière. Sasmira était repartie bien avant le coucher du soleil. Elle avait peur de rester la nuit en forêt. Une vraie chochotte ! Mais qu'elle était mignonne. Je baille en observant les étoiles à travers une trouée dans la canopée. Peut-être un peu tôt pour relever mes collets mais qui sait, je pourrais trouver une ou deux proies de plus.

L'un de mes pièges m’offre un lapin de l'année. Ce qui est bon signe et devrait me faire un bon déjeuné. En guise de trace je tombe assez brutalement sur celle d'une présence humaine. Peu habituée à se mouvoir entre les broussailles et les branches traitres à ce que j'en juge par la trouée laissée par son passage. Il ne me faut pas très longtemps pour trouver la marque de ses pas dans le sol. Très récentes. Curieuse de voir la tête de la personne se baladant de bon matin, comme un ours sortant d'hibernation, je suis la piste sans me presser.

Le fracas des chutes se fait plus présent en même temps que le pâle soleil d'automne s'en vient à se voiler de noir. Je resserre les pans de mon manteau et retire la corde de mon arc afin de la ranger soigneusement dans un tissus huilé. Bien m'en a prit parce que quelques minutes plus tard v'là les chutes qui se sont soudain déplacées et me Tombent sur le crâne. Sans rire. « chiotte ! » osais-je me répliquer toute seule. On y voit goutte à quelques pas. C'est le cas de le dire. J'envisage d'abandonner la piste pour retourner à mon abris sous un bon feu. Mais je ne suis pas très loin de l'autre là . Et avoir fait tout ce chemin et m'être fait trempée pour un résultat aussi minable que de ne même pas le voir ne me plait pas.

Je pousse un peu plus loin. Une forme Une forme vaguement humanoïde se dresse seule au bout de mon chemin. Une main sur mon front pour tenter de chasser la pluie sur mes yeux je tente de comprendre ce qu'elle fait là. Immobile on dirait qu'elle prie. Qui ou quoi ? Je fais le tour à patte de velours pour me retrouver face à elle. Je pourrais presque la touchée tellement nous sommes proches. Mais la femme, sa silhouette trempée ne laisse pas vraiment planer le doute, ferme les yeux et les mains tordues l'une sur l'autre semble bien prier. Chaque coup de tonnerre semble la faire trembler. Si elle reste là elle va attraper la mort.

Je vais pour hausser les épaules et laisser-là la suppliante quand elle se met a parler. Ce n'est guère aimable mais je me mets à rire.

« Faut pas exagérer ! Mystra ne donne pas de don qu'on ne peut maîtriser si on s'en donne la peine. »

J'ai eu le temps de poser quelques questions discrètes sur les dons. Celui de Flarmya est bien sûr le plus connu au Kaerl. Mais J’en suis venue à comprendre que mon pouvoir n'est pas une malédiction ou une sorcellerie. Ce qui ne m'empêche pas de garder précieusement ce secret au fond de moi.

« Du moins c'est ce que j'ai entendu dire, si je veux être honnête. »


Je passe une main dans mes cheveux ce qui a pour effet de laisser passer un filet d'eau dans mon cou, sous mon manteau. Brrrr. Quelle image peut-elle bien avoir de moi ? Engoncée dans mon long manteau, les cheveux collés sur les joues ? L'air d'une sauvageonne en vadrouille sûrement.

« Poua ! On dirait qu'il y a plus d’eau dans ces nuages que dans ma baignoire. Ton fléau t'oblige t'il à te faire tremper longtemps ? Non parce que sinon j'ai du lapin pour petit déjeuné. - dis-je en tapotant ma besace - Et si j'arrive à rallumer mon feu il sera même pas cru. Et j'aurais chaud. Du moins plus que maintenant. »

Je laisse à la femme le temps de reprendre ses esprits et en profite pour la dévisager un peu. Je remarque alors le tatouage sur son visage. Voilà qui me plait bien. Ceux de mes bras son caché sous mon manteau brun mais ça nous ferra un sujet de discussion.


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MessageSujet: Re: [RP] Le visage est toujours serein quand l'âme est en paix.   [RP] Le visage est toujours serein quand l'âme est en paix. Icon_minitimeDim 10 Mai 2020 - 10:40

Son ambiance - Pluie & Orage



****

- Par tous les dieux, je croyais être seule ! cria-t-elle presque, en se relevant subitement.

En dépit du déluge sans fin qui s’abattait sur elles, Jorgga prit le temps de dévisager l’étrangère.
La jeune fille était d’une beauté discrète, modeste, presque fragile. Elle avait une peau délicate, au teint très pâle et de grands yeux marrons qui semblaient briller dans l’ombre des arbres rougeoyants. Ses joues rosies par le froid lui donnaient un air enfantin, espiègle et enjoué, qui chassa toute méfiance de son esprit. Alourdis par l’humidité, battus par le vent, ses beaux cheveux auburns s’agitaient de part et d’autres de son visage ovale, une goutte d’eau suspendue au bout de chaque mèche. De ses lèvres fines et discrètes, si promptes, semblait-il, à s’étirer en un sourire moqueur ou une énigmatique grimace, s’échappait un épais panache de buée. Avec ses bottes crottées, son manteau détrempé et son regard vif, cette petite ressemblait presque à un animal sauvage à peine apprivoisé.

- Tu appelles ceci un don de Mystra ? rétorqua Jorgga en pointant du doigt le ciel orageux et menaçant, avant de détourner le regard vers la rivière agitée, aux eaux brunes et écumantes. C’est plutôt une malédiction. Tu ne sais pas ce que c’est de vivre avec cette impression de ne plus rien contrôler du tout. Cette magie n’a jamais apportée quoi que ce soit de bon aux gens qui m’entourent. Elle est destructrice.

Jusqu’il y a peu, la jeune aspirante croyait savoir ce que c’était d’avoir mal. Combien de fois s’était-elle coupée avec le tranchant d’une hache ? Foulée la cheville en courant sans relâche dans les bois et la montagne ? Faite attaquer par un animal sauvage lors d’une partie de chasse ? Combien de fois avait-elle été la cible des railleries de ses petits camarades, ou de la méfiance blessante des adultes ? Mais tout cela n’était finalement pas grand chose, comparé à la souffrance que causait la perte d’un être cher, en particulier lorsque l’on en était en grande partie responsable. C’était une douleur vive et brûlante, comme si une lame chauffée à blanc vous transperçait de part en part.

- Tu ne devrais pas rester ici toute seule. C’est dangereux.

Les grands yeux bleus de Jorgga cherchèrent son regard.

- Tu es perdue ? Tu es venue chasser ? A moins que tu ne cherches le poisson arc-en-ciel ? On raconte que cette petite créature ne vit que dans l’eau des chutes d’Astrenuit. Ses écailles sont précieuses et peuvent être revendues une petite fortune à un bijoutier. Elles auraient aussi des propriétés médicinales intéressantes, de quoi faire plaisir au guérisseur de...ton village ? Mais peu peuvent se vanter d’être parvenus à le trouver, ou même à le pêcher.

Quelle que soit la raison de cette fille ici, elles devaient toute les deux trouver un abri, et vite.
La tempête gagnait en intensité. Il devenait presque impossible de garder les yeux ouverts, tant les lames acérées de la pluie semblaient autant de petits coutelas agressifs. Un craquement sinistre et inquiétant retentit derrière elles. Jorgga se retourna juste à temps pour voir un arbre mort s’arracher du sol et s’écrouler en travers de la forêt d’automne, emmêlant ses branches aux troncs alentours. Terrorisée par sa propre magie, la jeune femme aurait voulu pleurer. Comme elle aurait aimé trouver un tronc d’arbre suffisamment solide derrière lequel s’abriter pour se soustraire aux dangereuses bourrasques. Elle rêvait de se rouler en boule quelque part en se bouchant les oreilles et en fermant les yeux pour ne plus entendre le hurlement du vent et le grondement du tonnerre. La pluie qui tourbillonnait l’aveuglait et les plus petits arbres étaient maintenant abattus tout autour d’elle, transformant à tel point le chemin qu’elle avait emprunté quelques heures plus tôt qu’elle craignait de ne jamais retrouver son chemin une fois la tempête passée.

Il fallait qu’elle reprenne courage. Rester sur place n’était pour l’heure pas envisageable. L’inconnue était seulement à quelques centimètres d’elle, mais elle distinguait à peine sa silhouette et sa voix. Elle la prit contre elle et entreprit de l’aider à avancer le long de la berge où s’écoulait à torrents la rivière. Penchée sur elle, elle la protégeait tant bien que mal des bourrasques qui continuaient de souffler avec la même violence. Protection illusoire : elles étaient finalement l’une comme l’autre à la merci des éléments. Comme si cela ne suffisait pas, le sol se mit à trembler de nouveau et un éclair s’abattit non loin d’elles. A l’orée de la forêt, un arbre se fendit en deux et l’odeur du bois brûla plana dans l’air.

- Dis-moi, ton abri ne se trouve pas dans la forêt, n’est-ce pas ?

Le regard de l’aspirante se porta sur la cascade et les potentielles grottes qu’elle pouvait abriter. Mais avant qu’elle puisse faire un pas de plus, elle fut prise de violentes nausées, tomba à genoux et vomit le contenu de son estomac sur la berge. Secouée de frissons, le souffle court et haché, elle essaya de calmer sa respiration et resta immobile sous la pluie battante, espérant que la douleur qui nourrissait cette tempête passe d’elle-même d’un supplice total à une souffrance plus supportable. Elle avait envie de hurler devant tant d’injustice. Elle maudissait Mystra, haïssait Isashani, méprisait ce destin que lui réservaient les dieux, ce destin qui n’incluait pas Grim. Mais parce qu’elle n’était plus seule désormais, Jorgga intériosa comme elle le put toutes ses émotions.

- Cet endroit ressemble un peu à Undomë...articula-t-elle. Il doit bien... y avoir de petites cavités non loin d’ici.


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MessageSujet: Re: [RP] Le visage est toujours serein quand l'âme est en paix.   [RP] Le visage est toujours serein quand l'âme est en paix. Icon_minitimeDim 17 Mai 2020 - 22:27

- Par tous les dieux, je croyais être seule !

Ben non ma cocotte ! Pas quand tu laisses une piste qui hurle à trois kilomètre "Je suis là !". La précipitation avec laquelle elle se relève me fait sourire. Petite biche effarée d'un moment d'absence ayant apporté le danger à ses côtés. Bon en guise de danger je ne me pose pas trop en prédatrice là.

La bichette leve un doigt dénonciateur vers le ciel. Je lève mon minois vers les nuages noirs, laissant les gouttes frapper mes joues, mes yeux, ma bouche. L'ouvrant même dans un rire. Goûtant l'eau sur ma langue. Fouettée par le vent qui semble vouloir m'arracher au sol même je vacille. Pauvre âme qui hurle contre quelques malédictions. Et moi qui m'en rit. Dire qu'il y a même pas un mois j'aurais hurlé à la sorcière. J'aurais reculé, fuit. Comme je l'avais fait devant Kyren et Dusan. Et qu'aujourd'hui la magie m’entourait de toute part. Je la portait tel un habit encore neuf il y a peu mais portant déjà les cicatrices inévitables de la journée.

Malgré fracas et destruction. Malgré malédiction et sorcellerie je ne semble pas avoir peur. Je n’ai pas peur. Je n'ai jamais eu peur des tempêtes. Je dédis plutôt un sourire malicieux à la jeune femme en face de moi.

"A ton échelle, elle est sûrement destructrice mais imagine un peu combien le paysan serait fier et content d'avoir une femme capable de faire pleuvoir sur sa terre. Il existe des déserts sur cette Terre qui serait bien heureux d'avoir une sorcière du temps. Si tu ne peux te maîtriser et que tu subis ces trombes tout le temps tu devrais aller faire fortune là-bas."

Puis de passer une main sur mon visage pour en chasser l'eau en vain. Je hausse les épaules devant son inquiétude parce que je suis seule. Oui et alors ? Tu l'es aussi bichette. Quelle différence entre nous ? Mais j'avoue que je grimace lorsqu'elle suspecte que je me suis perdue. J'ai vraiment l'air d'être une gamine qui cherche sa maman ? Il va sûrement falloir que je trouve une solution contre ma "jeunesse" !

Mais je n'ai pas le temps de lui faire part de mon indignation qu'elle se met à divaguer sur un poisson arc-en-ciel me tirant un gloussement. Dommage que mes bras ne portent plus les écailles que j'avais si patiemment peintes. Formidable ! Chez moi il n'y a que la truite arc-en-ciel. Au moins c'est bon grillé au feu de bois.

Je la laisse sans protester jouer les mamans protectrices. Elle semble en avoir besoin. Son corps contre le mien, nous nous arc-boutons contre le vent. Un feu est vite réprimé par le déluge. Entre pyromane et pompier, elle a du mal à choisir visiblement. Si mon abris se trouve en forêt mais vu son état on ne l'atteindra pas facilement. A trembler comme ça, elle va trébucher sur toutes les racines et se prendre à toutes des ronces. Mais son idée de cavité n'est pas mauvaise. Je hoche simplement la tête et nous tire vers ce que je sais être des bassins, plus calmes que les chutes principales. Dans la pénombre due à le tempête ce n'est pas facile de nous guider et de repérer un abris. Finalement, pantelantes et aussi mouillées que des poissons nous repérons deux rochers posés l'un sur l'autre. Celui du dessous a visiblement été creusé par l'eau quand le cours d'eau était plus proche et plus violent. Mais il nous offre un abris salutaire abrité du vent et de la pluie. Bien que très humide.

Je frissonne en m'asseyant à côté de ma compagne d'infortune. Posant à côté mon sac. Des feuilles accumulées craquent sous notre poids. S'il en reste assez de sèches à la fin de la pluie je pourrait sûrement les utiliser pour démarer un feu. Pour l'instant nous nous retrouvons à devoir nous serrer pour espérer un peu de chaleur.

"Déshabilles toi !"

Dis-je en farfouillant dans mon sac pour en sortir une mince couverture qui au moins est plus sèche que nos vêtements actuels. Mon manteau a protégé en partie ma chemise mais pantalons et bottes sont à tordre. Je retire ces derniers, ne gardant que ma chemise. Puis vient m'installer auprès d'elle, posant la couverture sur nous.

"Enfin si tu veux pas attraper la mort."

Tenant la couverture à mon cou je me tourne vers la sorcière du temps. Elle a l'air pathétique et je dois pas être mieux. Que vais-je bien pouvoir faire de cette fille qui se prend pour ma grande sœur ? Sans compter que j'ai froid. Maintenant que je ne bouge plus je le sens s'insinuer par la roche et le sol. Je connais bien un sacré remède contre ça mais...

... Je penche la tête vers l'oreille de Bichette et lui chuchote.

"Tu sais. On raconte aussi que ce fameux poisson peut se transformer en nymphe de l'eau et qu'elle boit les larmes des perdus."


En guise de test, je dépose mes lèvres contre sa joue, y gouttant une perle de pluie. Remontant lentement et en douceur la traînée humide jusqu'à ses yeux. Ma main cherche la sienne sous la couverture.


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MessageSujet: Re: [RP] Le visage est toujours serein quand l'âme est en paix.   [RP] Le visage est toujours serein quand l'âme est en paix. Icon_minitimeDim 30 Aoû 2020 - 18:35

Jorgga avait la tête ballante. Ses cheveux, dégoulinants de pluie, étaient plaqués sur son visage et dans son dos voûté. Ses vêtements humides, imprégnés d’une odeur entêtante de boue, de sueur et de sang, lui collaient à la peau comme de l’écorce, révélant une silhouette musclée et agile, mais affaiblie par le manque de sommeil et la douleur qui l’assaillaient depuis la mort de son ami. Les pans déchirés de son pantalon de cuir exposaient ses genoux tailladés par les ronces et brûlés par la roche. Elle tremblait de la tête aux pieds, essayant désespérément de conserver ne serait-ce qu’une parcelle de sang-froid pour accepter l’idée qu’elle ressortirait sans doute plus forte de ses épreuve, même si en quittant son Spire plus tôt dans la nuit, elle n’avait pas vraiment imaginé que sa petite escapade nocturne aux Chutes d’Astrenuit prendrait une telle tournure.
C’est transie par le froid et terriblement séduite à l’idée de trouver un peu de chaleur sous une couverture sèche que Jorgga retira ses bottes, puis se sépara de sa longue cape et de son pantalon, ne gardant sur les épaules qu’une épaisse chemise qui tombait grossièrement le long de ses jambes blanches comme les fleurs d’aspérules. Le regard plongé dans le vague, elle utilisa les manches de sa chemise pour essuyer le sang qui s’écoulait de ses multiples plaies. Au contact de ses blessures, elle ferma les yeux. Dès qu’elle touchait l’une d’elles, sa peau s’embrasait comme une torche, lui arrachant des gémissements de douleur. A première vue, ce n’était rien de très grave, mais elle allait devoir rentrer au plus vite pour se soigner si elle ne voulait pas qu’elles s’infectent.
Le souffle court, tremblant de tous ses membres, elle se glissa lentement sous la couverture.

Jorgga, qui n’avait jamais été très douée pour cerner les gens, réussissait à peine à déchiffrer les émotions qui habitaient l’inconnue blottie à ses côtés. A première vue, avec ses grands yeux brillants comme des perles sauvages et rieuses, elle était une jeune femme tendre et gaie, quoi qu’un peu taquine. Elle semblait aussi indisciplinée qu’un chaton, mais sûre d’elle, franche et aventurière. Elle avait visiblement du mal à faire la distinction entre une amie avec laquelle l’on peut presque tout se permettre et une parfaite inconnue, dont elle ne connait rien des véritables intentions. D’une certaine manière, elle lui rappelait un peu la petite sœur qu’elle avait laissée derrière elle, au village d’An-Fhuär. Elle la voyait souvent partager ses repas et ses biens les plus précieux avec les autres enfants du village, et lorsque qu’Atholf essayait de lui apprendre ce qui était convenable pour la fille d’un chef de village, bien qu’elle soit la cadette de la famille, elle inclinait la tête comme un petit oiseau et entortillait nerveusement une mèche de ses longs cheveux noirs autour de son doigt en souriant, la rendant presque sourde aux sermons de son aîné. Sa gorge se noua et malgré elle, des larmes brouillèrent ses yeux.

Dehors, le vent faisait rage et soufflait avec tant de violence tel que les promeneurs imprudents ne pouvaient demeurer dans les bois sans danger. Au milieu d’une brume opaque de couleur blanche, saisissante et flottante, des grondements sourds s’échappaient de gros nuages noirs, ébranlant le bruit inexorable de la grande cascade. Non loin, la rivière, qu’elle avait connu si calme et si docile quelques heures plus tôt, roulait des flots d’écume. Les arbres se fendaient avec fracas sur la berge, comme si des milliers de haches géantes les abattaient un à un. D’énormes troncs se pourchassaient dans le torrent, s’amoncelaient, barrant parfois la rivière, puis se séparant brusquement pour continuer leur course effrénée. Tels un banc de saumons sauvages, ils glissaient sur l’eau à une vitesse vertigineuse, ignorant les obstacles se dressant sur leur chemin. La rivière déchaînée par le vent et gonflée par les pluies charriaient aussi des meules de foin, des barques, des planches et des nasses au milieu du chaos, fendant l’écume.

Jorgga avait peur de l’eau. Après tout, il n’était pas totalement inhabituel que des gens de son village disparaissent en mer ou dans les profondeurs du lac sans que l’on sache ce qu’il était advenu d’eux. Mais la plupart du temps, ce sort funeste était réservé aux hommes. Une poignée partait régulièrement en expéditions marchandes vers des contrées lointaines à l’ouest du continent d’Undomë. Comme tous les jeunes hommes de leur âge, ils cherchaient l’aventure en compagnie d’autres hommes dans des guerres stupides et des conquêtes inutiles, ou bien, ils étaient enlevés par des brigands et des voisins hostiles lors d’attaques surprises. Mais le plus souvent, ils disparaissaient en mer pendant une tempête ou à la pêche. Quelques fois, des camarades de bord ou des membres de leur famille revenaient et racontaient ce qui leur était arrivé, et la seule chose que l’on pouvait faire pour eux alors était de graver leur nom dans une pierre en leur mémoire et sacrifier un agneau pour leur vie dans l’au-delà. La plupart du temps, on n’apprenait jamais rien, à part ce que les prêtresses voyaient dans leurs mystérieuses visions.

Le contact chaud des lèvres de la jeune inconnue sur sa joue baignée de larmes salées sortit brusquement Jorgga de ses rêveries. Elle se releva vivement pour échapper aux baisers taquins mais se cogna la tête sur la roche, la douleur perçant comme une épée l’armure étouffante plaquée sur ses sombres pensées. Elle avait complètement oublié que le plafond de leur petit abri, à un peu plus de quatre pieds de hauteur, ne lui permettait pas de se tenir debout. Assaillie par la douleur, elle n’eut pas la force de gémir, encore moins celle de rouvrir les yeux, mais tandis que sa souffrance s’atténuait, elle crut comprendre quelles avaient été les réelles intentions de l’adolescente. Soudain, Jorgga s’accroupit. Un gloussement s’échappa de ses lèvres et bientôt elle fut prise d’un rire incontrôlable, comme elle n’en avait jamais connu jusqu’à présent. Les larmes lui montèrent de nouveau aux yeux, mais cette fois, elles avaient une toute autre signification que précédemment. Pliée en deux, la montagnarde riait tellement qu’elle en avait mal au ventre. Elle en oublia même le décès de Grim le temps de quelques minutes. Au fil des éclats de rire, les nuages se tintèrent progressivement de rose. Le premier rayon de soleil chassa la pluie. Des nuées d’hirondelles survolèrent la forêt, libérés de l’emprise et du danger du vent.

Sporadiquement, Jorgga s’efforçait en haletant de reprendre son souffle, le corps parcourut de sursauts et de frissons, avant de se laisser de nouveau gagner par un fou rire irrépressible. Celui-ci se prolongeant mais gagnant aussi en puissance, il ne serait pas étonnant que l’on finisse par s’inquiéter de son état de santé mentale. Suffoquant, elle se martela la poitrine de son poing, avant de retrouver progressivement un peu de contenance, son regard larmoyant glissant doucement sur la silhouette de l’adolescente.

- Dis-moi, articula-t-elle, non sans peine, tu ne serais pas en train de te moquer de moi ? On raconte bien des choses sur ce poisson arc-en-ciel mais je n’ai jamais rien entendu de tel !

Qui était cette étrange fille au juste ? Qui était celle qui lui avait arraché son premier éclat de rire depuis la mort de Grim ?

Il y avait très peu de temps qu’Altahir l’avait conduite au Màr Menel. Elle songea qu’elle n’y connaissait qu’une poignée de personnes, qu’elle pouvait croiser à tout instant et en tout lieu un aspirant, un chevalier ou un maître de son propre monde, si nouveau soit-il, sans même le reconnaître ou être en mesure de déterminer s’il s’agit bien d’un allié ou d’un ennemi. Pour cette raison, elle n’était pas préparée à croiser la route des habitants des autres Kaerl et du reste du monde de manière sereine. Elle ne connaissait ni leurs histoires, ni leurs intentions vis-à-vis des étrangers, ni même les conséquences qu’auraient une mauvaise rencontre sur le Màr Menel. Tous les mondes n’étaient pas des havres de paix, comme a pu l’être le village d’An-Fhuär, préservé de la guerre depuis plusieurs générations. Tous les êtres n’étaient pas simplement bienveillants ou mauvais. Derrière toutes les noirceurs se cachait toujours un semblant de bonté. Et derrière toute bonté un semblant de noirceur.

Gagnée par le doute, Jorgga bondit soudainement sur l’adolescente et glissa son avant-bras le long de sa gorge gracile, l’immobilisant contre sa poitrine. Masquant son geste à travers le jeu et une réponse à ses provocations bienveillantes, elle la força à se baisser puis resserra doucement sa prise, sans jamais chercher à lui faire le moindre mal. Elle voulait s’assurer, en la mettant dans une position instable et délicate, qu’elle ne sera pas la victime d’un mauvais coup ou d’une ruse quelconque.

- Tu es qui au juste ? Avant de rencontrer, j’étais persuadée d’être seule à la cascade. Tu aurais pu être blessée, ou pire encore.

Si l’adolescente avait souhaité lui faire du mal, elle aurait certainement profité de son état de faiblesse sur les berges. Jorgga ne savait pas quelle attitude adopter à son égard, se sentant tour à tour méfiante et enthousiaste. Cette gamine était trop joviale et taquine pour être mauvaise. Pour la première fois depuis son arrivée aux Chutes d’Astrenuit, elle souhaitait de tout cœur obtenir le soutien d’Altahir et de Norloth dans cette situation difficile.

- Je veux savoir d’où tu viens. Je veux tout savoir sur toi. Tu m’intrigues.


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MessageSujet: Re: [RP] Le visage est toujours serein quand l'âme est en paix.   [RP] Le visage est toujours serein quand l'âme est en paix. Icon_minitimeDim 20 Sep 2020 - 16:54

Sa première réaction à mon geste de tendresse, de douceur et d'empathie est... de me fuir. Cela me fais hausser intérieurement des épaules. Allons bon. On se montre gentille et les autres vous chasse. C'est tellement typique. Qu'elle se cogne la tête dans l'histoire me tire un sourire vengeur. *Bien fait pour toi Bichette !* Je ne fais pas un geste pour l'aider. Cela lui apprendra. Au contraire je tire la couverture un peu plus sur mon menton. Si elle veut se réchauffer va falloir qu'elle demande gentiment.

Sauf que voilà qu'elle se baisse et se met à rire. A rire à en pleurer même. Comme pour me prouver que son chagrin est bien issu de sa peine, les nuages s'écartent. Le vent faiblit. Dédaignant la folle riant, je tends une main en dehors de l’abri. Les gouttes froides sur ma peau ne viennent plus en rafale. Simple goutte à goutte descendu du feuillage et non plus des nuages.

L'autre semble finalement se calmer de son fou rire. Mais non je ne me moque pas de toi. Ou si peu ! Mon sourire en coin veut tout dire et rien. Tout de même je suis piquée au vif par cette femme et son insinuation.

"Parce que genre tu sais tout sur tout sur ce poisson, sur les poissons ? Ben tu te goure drôlement."

Lui rétorquais-je sur un ton on ne peu plus moqueur. Ce qui visiblement ne lui a pas plu puisqu'elle me saute dessus comme une tigresse. Je ne me laisse pas faire, non mais. Glissante et vive, je me dégage de sa prise. M'éloignant et la forçant à me suivre. Je ne comprends pas vraiment pourquoi elle m'attaque même si elle évite les prises qui font mal. A mon tour je tente de la bloquer. Un instant nous nous affrontons avant qu'elle ne réussisse à me mettre à terre pour de bon. Obligée de s’asseoir sur mon ventre, de me maintenir les mains au sol. Je chasse d'un souffle une mèche de cheveux de mon visage. Légèrement essoufflée et les joues rosies par la courte lutte.

"Je suis un Poisson !" Dis-je sans vraiment mentir les yeux dans les siens. Avant de fermer ma bouche sur le reste de ses interrogations. Une sourde colère gronde en moi et transparaît dans mon visage à l'expression butée et fermée.

"Pour qui tu te prends ? Tu n'as pas propriété sur cette forêt que je sache ! Tu étais et train de saccager tout avec ta magie de sorcière. J'aurais du tout arrêter en te mettant une flèche dans le cœur ou mon poignard sur le cou. Au lieu de cela je t'aide et toi tu m'attaques et tu exiges des réponses. Lâche-moi ! Tu m'entends. Lâche-moi."


Comme dit l'expression si mes yeux étaient des éclairs... En tout cas je ne comptes plus lui sortir un seul mot à partir de maintenant sans un bon repentir de sa part.


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