Tol Orëa, la Terre de l'Aube

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 V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...

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Oracle Tol Orëanéen
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MessageSujet: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:23

Posté par Dinjelai

¤~¤ Un saphir sous les embruns… ¤~¤


La nuit était claire. Les deux Lunes de Rhaëg étaient rondes et éclairaient si vivement la voute céleste que les étoiles se faisaient toutes petites, comme inquiètes à l’idée de prendre le devant de la scène lorsque de si grandes actrices monopolisaient les heures sombres. Din les avaient observé longuement durant le voyage. Peut-être dans l’espoir d’oublier la répulsion que la présence de l’Aspirante du Tàralöm lui inspirait, peut-être pour mieux comprendre comment des astres si lointains et si purs pouvaient faire l’objet de prophéties si sombres.

Lorsque les côtes déchiquetées d’Ys tracèrent à l’horizon une ligne noire, le cœur de l’elfe se serra. Cela faisait un temps maintenant qu’elle n’était pas revenue vers son continent d’adoption et elle en fut presque honteuse… Presque. Les ailes blanches d’Anareinth les projetaient vivement à la rencontre d’un village portuaire : Brirenheau.
L’elfe avait séjourné longuement aux alentours et un instinct la poussait à revenir ici pour commencer sa quête. Enfin, leur quête, celle de la Triade Saphir.

Etrangement composée. Si cela n’avait tenu qu’à elle, Din aurait choisi pour compagnons de route des camarades de son Kaerl. Au lieu de cela, il lui était imposé de voyager en mêlant les origines… C’était ainsi qu’elle devait tourner le dos à une Ardente… Limna On Nïksé, pour ce qu’elle avait compris, était récemment adoptée par le Màr Tàralöm, mais Dinjelaï avait comme la sensation qu’elle avait largement fait montre des valeurs défendues par ses comparses… Son teint de perle, renforcé par ses cheveux d’ébène était masqué par un fin voile, ne laissant apparaître que ses yeux, d’un bleu de glacier… Autour de cette pupille, la peau, brouillée, brillante et encore plus pâle, est marquée d’une cicatrice de brûlure ancienne. Lorsque Din croisa ce regard pour la première fois, la première idée qui lui vint à l’esprit, purement pragmatique, était la chance qu’avait eu l’ondine de garder son œil…
Son deuxième compagnon de route, Altays Dra-Aldhibadh était un Céleste dont le visage ne lui semblait pas tout à fait inconnu. Maître Dragon du Noir Andùnë, il était possible qu’ils se soient croisés au Bal ? A moins qu’il ne faisait ses classes lorsque Dinjelaï était encore sur le rocher flottant ? L’elfe se promit d’éclaircir ce point. Il avait suivi Din sans un mot, acceptant peut-être la décision du Valheru, et dans le cas contraire n’en montrant rien.

Din se prit d’un espoir fugace d’une entente amicale au sein de la Triade, tout en sachant qu’elle serait difficile, sinon impossible. A choisir, elle aurait cent fois préféré partir seule sur les chemins de son précédent exil. Mais désormais, ils étaient trois. Plus Anareinth et Andùnë.

En s’approchant de la côte, Din approcha son esprit de celui du dragon blanc et lui souffla les pensées qu’elle souhaitait transmettre au couple noir, invisible dans la nuit si l’éclat des deux Lunes ne faisait luire par instant les écailles d’ébène du grand dragon.

** Remontons, nous serons bientôt visibles pour les pêcheurs qui prennent la marée. **

Aussitôt Anareinth s’éleva, espérant être suivi sans rechigner par Andùnë. Le Blanc perça les nuages bas et continua à avancer en direction de la côte. La visibilité était désormais presque nulle et Din ne se repérait que par la force de ses souvenirs. L’humidité et le froid vint bientôt engourdir ses mains, tandis que sur son front découvert se formaient de minuscules gouttelettes. Un temps, elle savoura l’épais gilet de cuir doublé de laine qu’elle avait sur elle. La besace appuyée contre sa cuisse gauche était agréablement lourde, contenant une miche de pain, des pommes et de l’eau, ainsi qu’une petite quantité d’herbes diverses et d’une lame fine.

En s’approchant de la côte, l’air se chargea de senteurs connues… L’odeur de l’iode, du poisson et de la fumée des cheminées de Brirenheau se mélangeaient pour former un parfum des plus agréables pour l’elfe… L’odeur d’un chez soi.

Din n’avait pas à priori de plan. Elle en discuterait avec ses… collègues ? Elle connaissait quelques personnes à Brirenheau, peut-être certains seraient-ils en mesure de l’aiguiller… Mais peut-être pas. En fait, le Valheru avait été très obscur sur le sujet. Pour ce qu’elle en avait compris, sa Triade devait se mettre à la recherche d’une pierre, enfin d’un couple de joyaux, à apposer dans les orbites vides du dragon quadricéphale…  Qui plus est la discrétion serait de mise, sans quoi la Triade risquait fort de voir sa tâche compliquée par des dizaines d’aventuriers indépendants de foi douteuse…

Les deux dragons devaient désormais survoler Brirenheau. Din tourna la tête, et découvrit non loin d’elle le Noir et Altays. Ils s’étaient rapprochés de façon à ne pas perdre Din du regard dans le brouillard qui les entouraient. L’elfe lui fit un signe de tête, puis pointa le doigt en avant, sous eux. Anareinth plongea et émergea de la couche nuageuse. Le village de pêcheurs était désormais derrière eux et les regards attendant la marée devaient être tournés vers la mer. Peu de chance qu’on les remarque désormais. L’elfe pris ses repères sur le sol sec. Peu de champs sur Ys, peu de bois également, ses habitants vivent essentiellement des produits de la mer, si généreuse dans l’archipel. Elle dévia légèrement la trajectoire du groupe et indiqua mentalement à Anareinth la position d’une grange de leur connaissance…

Une fois en vue de l’endroit, Anareinth ralentit rapidement les battements de ses ailes membraneuses et plana jusqu’à la bâtisse de planches mal équarries. Il se posa souplement sur le sol granitique et Dinjelaï sauta à terre. L’elfe prit quelques instants pour s’étirer, le temps qu’Andùnë se pose à son tour puis poussa la porte branlante de la grange.


Ici nous serons en sécurité pour la nuit. A moins que l’homme à qui elle appartient n’ai eut plus de chance aux dés que la dernière fois que je l’ai vu…


L’elfe eut un petit sourire sans véritable joie.

Il venait de perdre tout son troupeau.

Sur ces paroles peu gaies, elle tourna le dos à ses compagnons et fit rapidement le tour du propriétaire. Une botte de paille moisissait contre l’un des murs, mais deux autres étaient sèches et fourniraient un bon matelas… S’ils dormaient ici.
L’elfe tira une caisse vide et deux bûches et les disposa vaguement en cercle. Elle dégagea un large cercle et découvrit la terre battue. Puis elle rassembla une poignée de paille et du petit bois, et sortit d’une de ses poches un petit briquet à mèche. Celle-ci était légèrement humide et l’elfe du s’y reprendre à plusieurs fois pour y faire naître une flammèche qu’elle approcha de la paille. L’humidité ambiante les protègeraient sans doute d’un incendie, le feu était surtout nécessaire pour apporter une quelconque lumière. Dans le noir complet, impossible de faire confiance à quelqu’un qu’on ne connaît pas… D’autant plus quand le groupe accueille un habitant du Màr Sombre… Le petit brasero faisait naître des ombres dansantes sur les murs de leur cachette et permettrait de distinguer les visages que si ses compagnons s’approchaient. Dinjelaï s’assit donc sur une des bûches et dégrafa sa besace. Elle en sortit trois pommes et les lança en direction de ses comparses…

Alors… Que pensez-vous des annonces du Valheru ?  

Inutile d’en dire plus pour l’instant, Dinjelaï attendit toujours le regard alternant entre les deux visages… Elle frotta la pomme qu’elle tenait puis croqua dedans nonchalamment.


Dernière édition par Oracle Tol Orëanéen le Mar 10 Sep 2013 - 14:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:27

Posté par Limna

Sur le dos du Blanc, Limna était à son aise bien qu’il soit plus petit que tous ceux qu’elle avait déjà rencontré et donc, plus étroit pour un second passager. Si proche de la cavalière, elle sentait avec le souffle du vent le parfum féminin mêlé à l’odeur que les elfes portaient tous. Même si la chevalière semblait un tantinet tendue, l’ondine trouva le début de ce voyage relativement agréable : la femme ne lui avait quasiment pas adressé la parole, son dragon non plus et l’autre compagnon était hors de sa vue. Les conditions étaient alors réunies pour que le moment tende vers ce qu’elle pouvait qualifier de plaisant.

Ce climat lui offrit l’occasion de perdre son regard dans l’horizon… nappé de nuages... Là, ils évoquaient des coussins brodés, aux couleurs du coucher du soleil. Puis doucement, ce fût avec les teintes des astres nocturnes que l’harmonie du ciel se révéla. Elle se remémora ainsi les plus beaux tissus qu’elles avaient pu admirer jadis au domaine… A comme cette vie était loin ! L’ondine posa ses yeux sur l’immensité brillante de l’eau. La fascinante étendue semblait l’appeler par des murmures aux timbres plus graves et bien plus calmes que les voix des lacs. Aucun bouleversement ne la prit et elle ne ressentit que la paix des profondeurs, que l’équipe était en train de survoler. Dans cette quiétude, elle repensa aux évènements du manoir : ce vieil homme, de qui émanait une si grande sagesse et puissance… Ils l’avaient tous suivi sans broncher, le silence avait majoritairement régné durant ses révélations, explications… Puis la découverte du passage sous l’eau! Quelle merveille ! L’homme usa d’un pouvoir incroyable pour dresser l’eau, la rendre docile et révéler en son sein, un couloir accessible vers une porte secrète, et un trésor sacré… Par instant elle s’était surprise à se demander ce qu’elle faisait là, parmi les autres, si ce chaos annoncé n’était pas une chose méritée. La vie conduisait à la mort, qu’ils meurent tous en même temps ne rendait pas pour elle la chose dramatique.

Le dragon changea de vitesse, ou de trajectoire ce qui sortit l’ondine de ses réflexions. Les cheveux de l’elfe étaient noués dans un gracieux ruban vert, de fines nattes regroupaient des sortes de bijoux bruyants. Limna les regarda avec un peu plus d’attention, ils semblaient venir de zones différentes…Ainsi la cavalière était une aventurière ? Elle trouva cela logique et facile avec une telle bestiole. Elle apprécia grandement de ne pas avoir la crinière lumineuse de la femme dans le visage sous le joug du vent. L’ondine retrouva ses souvenirs du manoir, lorsque la vapeur de jade du vieux magicien avait dessiné son visage, sans voile et aux yeux de tous. L’ondine avait senti les regards se tourner sur elle dans cet instant officiel alors qu’elle n’avait encore essuyé que de discrètes attentions. Sa gêne fut brève car déjà l’oracle vaporeux désignait d’autres candidats, ceux de sa triade. Elle avait adressé un regard instinctivement agressif vers la première élue, une elfe, celle-ci qui la portait en ce moment même sur son dragon. Limna avait également toisé ce bipède masculin qui l’accompagnait, ce dragon aux vêtements soignés, et à l’allure d’un héritier de bonne société. L’elfe n’avait pas le charisme imposant de Martel, sa prestance à elle contenait grâce et élégance raffinée. Les elfes avaient ce curieux pouvoir de fascination, le visage de la femme parsemé de taches de rousseurs lui avait évoqué la douceur et la naïveté au premier abord, mais son regard portait d’une curieuse façon le temps et l’âge... Elle n’avait pas eu le temps de s’attarder plus sur celle qui la dévisageait de la même façon que la triade accueillait un autre membre. Un ondin assez grand, plus âgé qu’elle visiblement et moins… marqué. Il lui évoqua un cousin lointain avec ses yeux d’argent. La jeune triade se scrutait méticuleusement alors que les autres les avaient déjà oublié, s’inquiétant de leur propre équipe.
Limna comprit bien rapidement que l’alliance serait compliquée et la mission dangereuse avec un homme qui se vouait à la compassion et une adepte de la logique et de l’éloquence… Elle sentit rapidement que les deux étaient contre elle, ou du moins pas l’un contre l’autre, par un pacte ancestral qui ne faisait pas de l’existence de l’un un danger pour l’autre. Vint le temps de partir et si l’hésitation les avait pris tous les deux pour savoir lequel prendrait l’ardente, c’est l’elfe qui se montra la plus courageuse…

Le dragon reprit de l’altitude alors que la ville fut accessible, ils ne devraient pas être repérés. Dans la nuit, la côte était enchantée par un millier d’étoiles, Limna n’avait pas l’habitude de tels paysages, elle n’avait jamais eu d’escapades nocturnes à dos de dragon… Enfin, Anareinth descendit et se posa tout près d’une grange. L’ondine imita Din et regarda, suspecte, son nouvel environnement tandis que l’elfe s’étira. Bientôt, elle ouvrit la porte de la grange et L’ondine ne baissa pas sa méfiance. Limna jeta un bref regard au céleste avant d’entrer dans la bâtisse. L’intérieur était crasseux, poussiéreux, une chose était sûre : personne ne viendrait les déranger. Elle s’installa sur une caisse auprès du petit feu qui naquit. La tension entre les compagnons était palpable, Limna était la plus jeune d’entre eux, et pourtant ils ne semblaient pas vouloir lui accorder le bénéfice du doute. Elle attrapa au vol la pomme de l’elfe.

Merci. Elle lui adressa un regard franc. Je n’avais pas prévu ce départ si précipité, je n’ai donc pas de provisions. Mais dès le levé du jour, j’irai nous trouver de quoi voyager.

Elle pensa à ses armes qui elles, ne l’avaient pas quitté. Limna détestait avoir faim, et son grand appétit ne serait pas repu d’une pomme. Elle n’essayait pas d’acheter leur confiance, mais au moins leur montrer qu’ils avaient pour le moment le même intérêt. Puis l’elfe évoqua le vieillard…

Ce n’est pas son annonce qui devrait nous inquiéter. Celui qui craint sa mort n’a rien compris à sa vie… Elle baissa ses yeux sur le feu qui leur offrait sa maigre chaleur.

Chaque chose en son temps… Et sauver le monde n’est certainement pas l’affaire de nos petites existences… D’abord, nous avons un coffre à ouvrir. Elle lança un regard sur le céleste comme pour le défier de croire qu’elle ne s’intéressait qu’au trésor, puis retrouva le feu réconfortant.

Ouvrir le coffre, ça c’est dans nos possibilités. Ensuite c’est certainement ce qu’il se trouve à l’intérieur qui aura à sauver le monde.

Elle mordit dans sa pomme et finit sa bouchée avant de poursuivre, oui elle avait eu une bonne éducation.

Il faudra trouver les villageois pour avoir des pistes, une pierre si sacrée doit encore exister dans les légendes... Mais il ne faudra pas être trop suspecté... J'éviterai donc les entretiens trop publics, mais je peux me charger des tavernes mal fréquentées.
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:28

Posté par Altays Dra-Aldhibadh

Le vent jouait paisiblement dans la chevelure de l'ondin tandis qu'il songeait en silence aux révélations qui venaient d'être faite. A dire vrai il n'arrivait pas encore à réaliser l'ampleur de la chose. Pour lui cela semblait... trop gros, trop invraisemblable. Mais le plus risible dans toute cette histoire n'était pas la fin du monde mais plutôt le fait de devoir faire alliance dans une quête de cette nature avec des gens qu'il ne connaissait pas et issus d'un Kaerl différent du sien. L'elfe et l'ondine qui étaient à ses cotés ne semblaient pas vraiment correspondre à ses premières attentes. A dire vrai il aurait largement préféré la compagnie d'Istvan et de Peddyr en qui il avait une confiance quasi absolue en raison du fait qu'il était leur ex-instructeur. Mais le destin n'allait pas toujours comme Altays le désirait aussi fut-il contraint de faire équipe avec ces deux femmes. La première chose à laquelle il s'intéressa naturellement fut leur corps. Toutes deux semblaient faites pour le combat. Il savait que sur ce point il n'aurait pas de souci à se faire si un danger quelconque les menaçait. Mais il espérait surtout que le danger n'émanerait pas d'elles. A la façon dont elle le regardait, il savait que Dinjelaï Al'Ysiria n'était pas une menace. Elle semblait... presque sereine. Peut-être s'agissait-il simplement d'un masque quelconque que la jeune femme utilisait à des fins dissimulatrice mais son beau visage n'inspirait que confiance à l'ondin. Du coté de l'aspirante qui devait les accompagner il crut un instant que celle-ci allait lui sauter dessus dès le premier regard qu'ils échangèrent. Cette façon plutôt farouche de regarder et de jauger les autres. Sa première pensée fut qu'ils devraient mettre à plat toutes dissensions et qu'il devait régner au sein de cette alliance une entente au minimum cordiale même s'il ne s'attendait pas à des effusions de franche camaraderie.

Le vol était silencieux mais des plus agréables. Les embruns et la fraicheur régnante semblaient accompagner la triade dans sa quête. Il avait reconnu immédiatement Ys qui se profilait au loin. A dire vrai il connaissait beaucoup de lieu en raison de son passé. Il espérait juste qu'il ne rencontrerait personne... et encore moins des membres de la gente féminine auprès de laquelle il ne s'était pas toujours conduit comme un gentilhomme. Ses escapades nocturnes auprès de jeunes femmes à qui il avait promis les lunes et qu'il avait oublié quelques jours après. Non, il ne devait pas du tout les croiser. D'autant que les jeunes femmes en sa compagnie n'apprécieraient pas forcément les révélations.

Il perçut un effleurement d'Andúnë. Celui-ci n'avait pas déçu son lié. Docile il n'avait émit aucun commentaire à l'encontre des deux femmes si ce n'est quelques compliments auxquels il préférait ne pas songer. Obéissant à l'avis de Dinjelaï ils remontèrent afin d'échapper à la vue des pécheurs. Jetant un œil vers les deux femmes Altays fut un instant amusé de voir que Limna On Nïksé semblait apprécier la balade. Cet air farouche qu'elle semblait s'être donné avait quasiment disparut de son visage qui à présent lui apparaissait comme purement joli et non dénué de charmes. Une secousse d'Andúnë lui fit comprendre qu'il s'égarait un peu trop dans ses pensées et il lacha un bref ricanement à son lié.

* Il va falloir que l'on se mette d'accord pour s'ouvrir les uns aux autres Altays. Si vous devez constamment faire appel à nous pour faire entendre vos directives ça n'en finira pas. Je te suggère d'en parler à Dinjelaï. Cette femme semble plutôt compréhensive et je ne m'opposerai pas à parler avec l'une de ces bipèdes si cela peut aider. *

Un instant il resta perplexe. Si Andúnë en venait à un tel comportement il était clair que pour lui la menace semblait beaucoup plus sérieuse que pour l'ondin.

* Je leur en parlerai. Je pense que c'est une bonne idée.*

* Bien sur qu'elle est bonne puisqu'elle émane de moi!*

Souriant à pleine dent Altays profita de la vue et du voyage encore agréable. Il savait que sous peu les choses se corseraient et qu'il se devrait de prêter attention à ses camarades même si celles-ci n'étaient pas de faibles femmes et pouvaient se débrouiller seules.

L'odeur de la mer s'effaça peu à peu, à en croire les effluves qui parvenaient jusqu'à eux ils approchaient d'une ville ou d'un village. Le brouillard plus dense força Andúnë à se rapprocher de Anareinth. Altays referma alors quelque peu son visage préférant ne pas se donner un air d'idiot au sourire béat devant les femmes qui s'avéraient de vrais juge de la moindre expressions ou autre geste. Il savait que leur capacité à analyser les autres étaient beaucoup plus poussée que celle des hommes aussi se promit-il de ne pas leur donner l'occasion de trahir une pensée avec un lapsus idiot.

Puis Dinjelaï tourna son visage vers l'ondin et lui fit signe de le suivre. Ils amorcèrent alors une descente rapide qui ne devait être vue de personne. Après quelques battements d'ailes plus tard, Altays mit pied à terre auprès des deux femmes et du lié de Din. Celle-ci les avait conduit dans une battisse abandonnée... du moins ce fut l'impression qu'il eut, dans laquelle ils passeraient probablement la nuit. Ce fut plus la pensée de passer la nuit avec ces deux femmes que la boutade de Din qui fit s'afficher sur son visage un sourire amusé qu'il s'empressa de ranger dans sa bouche.

L'endroit n'avait rien d'extraordinaire et suffirait largement. Il fut heureux de constater que Din connaissait bien les lieux. Cela s'avérait être un atout non négligeable. Quand ils entrèrent, Altays se concentra plus sur le bruit de ses bottes sur le sol que sur ce que faisaient les deux femmes. Il parcourait la pièce calmement et s'attarda auprès d'une fenêtre qui donnait sur l'entrée de la maison. Les deux liés devaient être en pleine discussion car il eut du mal à capter la présence d'Andúnë.

Quand il se tourna, Dinjelaï ét Limna étaient assises et une pomme semblaient vouloir lui fendre le crane en vue de la vitesse à laquelle elle arrivait vers lui. Dans un mouvement plu dû au réflexe qu'à la capacité à réagir il pencha la tête sur le coté et attrapa le projectile. Quelque peu déstabilisé il ne comprit pas tout de suite qu'il s'agissait de son repas et non d'une attaque. Il s'approcha alors du feu songeant à son pauvre estomac qui n'avait rien de bien consistant à broyer pour la soirée et écouta alors la voix de la jeune ondine lâcher ses premiers mots. A sa grande honte il était partit sans préparatif n'emportant que son épée. Il lui restait peut-être un ou deux morceau de pain et de poisson dans son sac mais ceux-ci n'étaient pas un réconfort. La voix mélodieuse de l'elfe s'éleva alors.

- Alors… Que pensez-vous des annonces du Valheru ?

Ce fut Limna qui répondit la première. Elle expliqua avec sagesse ce qu'elle pensait de la situation. Mais la suite de ses paroles n'effleurèrent même pas l'oreille de l'ondin qu'elle venait de nouveau de toiser comme s'il s'agissait d'un adversaire à abattre. Ce fut ce qui le poussa à oublier la question de Dinjelaï. Quand l'ondine eut achevé de parler il s'approcha un peu plus du feu faisant face à celle-ci.
Se penchant un peu pour éviter que sa stature ne donne à ses paroles un autre sens il déclama avec calme.

- En tout premier lieu, je te serais gré d'éviter de me regarder comme si j'étais une menace à tes yeux. Pour ma part je ne suis pas là pour provoquer une guerre inter-Kaerl dans un moment si délicat même si l'idée aurait pu être distrayante en d'autres circonstances.

S'autorisant un léger sourire pour montrer qu'il plaisantait il s'assit en tailleur à même le sol et entreprit de poursuivre.

- Je ne sais pas trop ce que l'on doit penser de tout cela. J'avoue que toutes ces révélations sont plutôt dures à encaisser. Quand on vit dans des lieux où il ne se passe jamais rien et où l'ennui semble être la principal distraction on n'accepte plus difficilement ce genre de situation.

- Oui je devine vos pensées et je peux vous le dire, le Kaerl Céleste est d'un ennui mortel... Et oui je ne suis pas du genre à aimer les fleurs et tout ce qui m'entoure à la manière d'un demeuré lâché dans les plaines de la Lande d'Eru. Je vous conseille de ne pas chercher à me juger comme je ne chercherai pas à le faire. Je n'ai qu'une chose à dire et cela n'émane pas de moi mais de mon lié. Nous pensons qu'il serait plus simple de... s'ouvrir les uns les autres. Je veux dire... il vous autorise à vous adresser directement à lui si le besoin s'en fais ressentir.

Se tournant vers Limna il enchaina.

- Tu as le don et tu es donc en mesure de communiquer avec lui s'il t'y autorise. Je ne me permettrai pas de juger ta formation en t'expliquant comment l'on procède mais si tu ne le sais pas il vaut mieux le dire tout de suite. De ton coté Dinjelaï je ne vous forcerai pas ta liée et toi à en faire de même mais je pense que cela ne pourra pas nous nuire... bien au contraire. Ainsi nous serions en mesure de rester en contact les uns les autres de manière constante.

Regardant alternativement les deux jeunes femmes, il attendit de voir quel serait leur réaction. En attendant il croqua dans sa pomme en s'appuyant négligemment sur son bras au sol. Il venait de se laisser aller. Elles pouvaient soit lui en vouloir de se comporter de façon si désinvolte soit accepter son idée... ou du moins celle de son lié.
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:29

Posté par Dinjelai

Dinjelaï sourit, mais elle doutait que la faible lueur dansante du brasero ne permis à ses compagnons de le distinguer. Les cartes s'abattaient, et le jeu découvert était moins dangereux que ce à quoi elle s'attendait... Ni Limna ni Altays n'avaient apporté de provisions et l'elfe n'en apprécia que d'avantage la saveur douceâtre des petites pommes. Tour à tour, et sans se couper, les deux ondins prirent la parole. Limna d'abord lui adressa un regard direct, que l'elfe aurait pu juger d'une totale franchise. Mais elle n'était pas naïve et si elle prenait note du message délivré, elle ne portait pas sa confiance sur un regard, les Ardents faisaient parfois preuve d'un véritable art dans la dissimulation de leurs véritables sentiments. A priori, les quelques phrases de l’Aspirante en disait long sur son avis intime concernant la Quête. Puisque tous les mortels doivent rendre leur âme au bout d’un certains nombre d’années, pourquoi ne pas créer un léger chaos dans la file d’attente de l’au-delà ? Cet avis personnel ne l’empêchait pas de vouloir découvrir l’œil du dragon, mais malgré ses paroles prononcées sur un ton de défi, Dinjelaï doutait qu’elle ne voulu s’approprier l’objet. L’elfe écouta avec attention les propositions de la jeune femme, sans ouvrir la bouche. Elles n’étaient pas dénuées de sens, mais l’elfe sentait qu’il était inutile de se précipiter sur un choix. Ils avaient toute la nuit devant eux…

Lorsque Limna se tut, Altays s’approcha du feu à son tour, mais ses premières paroles n’étaient pas pour elle… Plutôt propulsées en direction de l’Aspirante. La voix grave de l’ondin appuyait ses paroles d’une fermeté claire : sans toutefois s’apprécier, les membres de la Triade devaient faire preuve de calme et d’un minimum de respect les uns envers les autres. Dinjelaï émis sans le vouloir un claquement de langue approbateur. C’était évident, elle devait commencer par là.
Son idée de s’ouvrir les uns aux autres était étrange, mais à prendre en compte également.

** Pourquoi pas, du moment qu’ils ne s’immiscent pas en permanence pour raconter tout et n’importe quoi ! Je tiens à mon intimité moi !
Au passage, explique donc au Céleste que je ne suis pas une femelle ! Heureusement que je ne suis pas difficile à vexer… **


Après avoir parlé, Altays adopta une posture décontractée, qui surpris Dinjelaï. Se rendant compte que l’opposition frontale entre les deux Kaerls les plus éloignés risquait d’aggraver la tension, il choisissait – délibérément elle en était sûre – une position d’ouverture. Ainsi, il faisait également attention à ne pas les juger. Travail difficile, d’autant plus lorsqu’on est enfermé, pour un temps indéfini, dans un groupe que l’on estime presque dangereux… Din n’aura pas fait une telle promesse avec autant de certitude, elle se réservait le droit d’émettre autant de jugements qu’elle le souhaitait, du moment qu’elle ne les exprime pas… Quand les deux ondins eurent visiblement fini de s’exprimer, Dinjelaï croqua une dernière bouchée dans la chaire craquante du fruit, se laissant quelques instants de réflexion sur ce qui venait d’être dit. Puis elle s’étira une nouvelle fois, et croisa ses jambes en tailleur.

Bien, je vous remercie de vous être exprimés avec tant de… franchise. Altays a soulevé un problème sur lequel j’aimerai revenir rapidement. Nous avons tous conscience que notre Triade a été imposée par je ne sais quel mécanisme. Nous savons pertinemment que nous aurions préféré une autre compagnie pour ce genre de tâche. Néanmoins, nous sommes ce soir ensemble, avec nos qualités, nos défauts, nos habitudes et nos valeurs…

Sans la demi-obscurité, Dinjelaï tenta de déchiffrer les visages de ses associés.

Je ne sais pas combien de temps va durer cette quête, ni même si nous parviendrons à la suivre jusqu’au bout. Néanmoins je sais que nous n’arriverons à rien si un minimum de confiance ne règne pas entre nous. Pas d’esclandre, pas de guerre sur les sujets dont nous savons que nos avis divergent radicalement. Et surtout, pas de tentative d’assassinat.

Les paroles de Dinjelaï auraient pu paraître drôles, en d’autres temps, d’autres lieux. Ce n’était pas le cas ici, et les mots qu’elle prononçait étaient chargés de sens. Seul un aveugle – et encore – n’aurait pas remarqué que les seules choses qu’avaient amenées les deux ondins étaient des armes. L’épée d’Altays pendait à sa ceinture et un éclat d’argent sous la cape sombre de Limna présageait une dague, arme souvent accompagnée d’une jumelle plus habillement dissimulée, Din le savait pertinemment, elle en faisait probablement le même usage…
Bien sûr, les promesses de deux opposants radicaux n’avaient pas de sens et sonneraient creux. Mais Dinjelaï considéra avec satisfaction que la Triade dont elle faisait partie semblait suffisamment équilibrée. Limna, bien qu’Ardente, était une jeune Aspirante, et n’avait pas de précieux allié, tel qu’Andùnë pour Altays… Un meurtre, simple ou double de sa part et quand bien même elle y arriverait, signerait certainement un exil forcé sur Ys… Din songea que quoiqu’en dise Altays, ce serait peut-être Limna qu’elle devrait protéger contre le Céleste… Mais elle chassa rapidement ces pensées sans queue ni tête et attendit un simple acquiescement de la part de ses coéquipiers.

Bon… Altays, ta proposition est judicieuse et surtout généreuse. Anareinth me charge de dire qu’il accepte également de communiquer directement avec vous. Et aussi… Il souhaiterait vivement vous informer qu’il préfère qu’on le désigne par « il » que par « elle » !

Le sourire de l’elfe s’élargi, et elle considéra l’incident clôt.

Bien, pour la suite… Je dois vous dire que je n’en sais guère plus que vous pour l’instant. Je n’ai pas eu le temps de consulter les ouvrages du Màr Luimë, et je ne crois pas avoir jamais entendu parlé d’un dragon Quadricéphale… Au Màr Menel, on l’évoque pour faire peur aux enfants…

L’elfe glissa un regard d’améthyste sur le Céleste présent. Il était temps que tous abattent plus franchement leurs cartes, et Dinjelaï estima qu’il était peut-être à elle de commencer dans ce registre…

Je crois qu’avant de nous lancer dans cette Quête dont visiblement nous ignorons beaucoup, il faudrait commencer par mieux nous connaître les uns les autres…
Comme vous le savez probablement, je me nomme Dinjelaï Al’Ysiria, Maîtresse Blanche du Màr Luimë. Mais je n’ai pas vécu toute ma vie sous l’eau. Je suis née sur le rocher flottant, le Màr Menel. Mes deux parents y sont toujours Chevaliers.


Din adressa un sourire à Altays, l’ondin les connaissait peut-être, sans le savoir…

Je connais bien Ys. En fait, j’y ai vécu plusieurs années. Après mon Empreinte chez les Célestes, l’ennui qu’évoquait Altays tout à l’heure m’a… assaillie. Je suis donc partie, et pendant dix ans, j’ai vécu loin des Kaerls et de mes frères Liés. Je vous épargne les détails. Après avoir rencontré un Maître du Màr Luimë, j’ai décidé de le suivre.

Dinjelaï avait passé de nombreuses choses sous silence. Elle ne tenait pas à dévoiler toutes les étapes de sa vie, mais ces éléments lui semblaient important à évoquer, peut-être pour que ses associés ne s’étonnent pas de certaines relations qu’elle pouvait avoir à Brirenheau…

A vous… Qu’est-ce qui vous a amené dans votre Kaerl, et que connaissez vous du continent sur lequel nous nous trouvons ? Avez-vous des connaissances, amies ou ennemies qui pourraient nous renseigner sur ce que nous cherchons ?

Alors qu’elle posait la question, Dinjelaï entendit Anareinth proposer mentalement une partie de chasse nocturne à Andùnë. Sans attendre la réponse du noir, il décolla, et se laissa planer pour se laisser rejoindre…
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:29

Posté par Limna

L’ondin s’adressa à elle en premier lieu, un soupçon de menace déguisé en conseil avec une touche de regret pour finir. Elle répondit par un bref regard en coin, empli de dédain pour celui qui s’était approché jusqu’à elle pour l’occasion. Puis, il s’était installé à même le sol et proposa que chacun s’ouvre aux autres et sans jugement… *la bonne blague !* Il ponctua cette idée en s’adressant de nouveau à elle…

Ô Maitre Céleste, comme votre sollicitude m’honore, dit-elle sur un ton qui rappela l’expression de son précédant regard…

Limna s’étonna d’éprouver un si rapide agacement pour le jeune homme. Elle mit ça sur le fait qu’il était de la même espèce qu’elle, et qu’il ressemblait par conséquent à son cousin avec cet air suffisant. La jeune femme se rassura en se rappelant qu’elle aurait pu avoir affaire à des humains. Un peu repliée sur elle même, tournant son visage de sorte qu'ils voient principalement son profil marqué, elle observa le sol dans la pénombre de la grange. Ses yeux s'habituaient à l'ombre et elle remarquait l'activité de quelques insectes qui retournaient dans leur planque à cause de la présence des étrangers.

Nous pouvons partiellement nous ouvrir… Leur adresser la parole pourra être utile, mais vos lézards resteront vos lézards, je ne m’attends pas à ce qu’il soit derrière moi. Elle croqua de nouveau dans la pomme, appréciant son caractère juteux. Ce que je veux dire, c’est que je ne veux pas que vous les envoyez derrière moi… ni qu’ils me pistent.

L’elfe s’exprima alors, pragmatique. Elle se présenta, dévoilant une volonté concrète de travail en commun. Limna resta dubitative, son discours bien que concis sembla un résumé relativement complet, elle évoquait même sa famille… Devrait-elle en faire autant ? Sa curiosité à l’égard de l’elfe se tût lorsque Limna sentit que son tour arrivait, un léger malaise fit accélérer son pouls. Elle mordit une nouvelle fois dans le fruit réfléchissant à son propre résumé. Naturellement, elle commença par la dernière question de la femme.

Je ne connais pas Ys, n’y ai jamais mis les pieds. Je suis originaire d’Orën, mon père était fort en affaire alors peut être qu’un de ses partenaires est dans la région, mais je doute qu’on se souvienne de lui… C'était il y a longtemps.

Elle se perdit un instant dans ses pensées avant de reprendre un peu surprise de se rappeler qu’elle n’était pas seule. Des petits yeux dans le recoin le plus éloigné brillaient à la lumière du feu. D'un noir opaque, ils trahissaient la présence de rongueurs. Limna releva sa tête et s'adressa à l'elfe, bien décidée à ne pas considérer l'homme avant un moment.

Je ne suis pas au Kaerl depuis longtemps, un Maitre m’y a déposé avant de s’envoler et je ne l’ai plus jamais côtoyé. Un autre se charge de mon instruction, depuis lors. Le combat est au centre de ma formation, mais j'essaye d'apprendre ce que je peux des ces grands reptiles.

Elle ne savait trop quoi àjouter, elle posa son regard sur l'homme, puis retrouva le doux visage de la femme.

Limna… On Nïksé, c’est mon nom, prononça-t-elle un peu méfiante. Elle craignait durant ce court instant que l’ondin la connaisse ou connaisse sa famille, peut être qu’elle devrait se débarrasser de la particule de son nom ? Non il ne verrait rien, ne pourrait pas la croire issue d’une bonne famille. De toute façon, ces vieilles traditions de noblesse ondines n’étaient que de simples coutumes locales. Elle se leva doucement pour regarder par la fenêtre et observer plus précisément le ciel.

Pour en revenir à la question de confiance… Chez moi on dit que c’est ce qui perd les hommes… Alors, je ne vais pas vous faire croire que la bonne foi m’émeut. Je n’ai pas vraiment besoin de vous faire confiance. Faisons ce qu’on a à faire, ensemble, car c’est dans notre intérêt et c’est tout. Faites-moi confiance dans la mesure de cette condition et tout ira bien. Je ne vais assassiner personne autour de ce feu pour la simple raison que je ne retrouverai pas le chemin du Kaerl. Et si vous tentez de m’assassiner, je vous souhaite de ne pas me rater.

Elle tourna la tête vers l’ondin après avoir fini, c’était son tour visiblement mais juste avant qu’il ne commence elle ajouta:

Si la zone est déserte, peut être que les dragons peuvent nous dire s’ils sentent du gibier ? A moins qu’ils repèrent la fumée d’une cheminée non loin d’ici… Au levé du jour j’irai trouver quelque chose… La mauvaise humeur me guette quand j’ai faim.

Elle désigna d'un signe de main le dessous d'une armoire.

Il y a des rats ici... Je vous déconseille de dormir à même le sol. Un des dragons pourrait-il dans un râle, leur intimer de partir? Doucement bien entendu, ne réveillons pas le comté.
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:29

Posté par Altays

Sur le coup il voulut se lever et étrangler cette sotte. Comment une gamine pas même chevalière pouvait se permettre un tel comportement alors qu'il venait tout simplement de lui ouvrir grand les bras. Lui qui habituellement ne faisait jamais le premier geste se voyait ainsi rembarré comme un simple paysan. Il détestait cela... non pas qu'il se considéra comme quelqu'un d'important mais dans ses plus grandes convictions les gens devaient passer outre les préjugés pour se faire confiance un minimum. La façon dont la gamine se comportait l'aurait mise hors de lui en temps normal mais il savait qu'il ne devait déclencher une guerre ouverte. Malheureusement il ne pourrait à partir de là pas accorder sa confiance à la membre Ardente du groupe. Ainsi il se forgea son ancien masque d''impassibilité et demeura stoïque face à ce comportement et à ces insultes proférés à l'encontre de son lié et de celle de Din.

Quand enfin la jeune impertinente eut finit son discours, Altays hésita entre lui sauter dessus et la battre ou simplement sortir son épée et en finir avec elle. Préférant montrer un peu plus de self-contrôle il tourna son regard gris vers la Maîtresse Blanche qui il l'espérait se montrerait moins encline aux disputes.
Quand elle fit référence à la possibilité d'un éventuel assassinat Altays comprit qu'il n'avait peut-être pas si bien dissimuler l'agacement et la rage qui commençait à naître en lui.

Voyant que Din semblait attendre son consentement il daigna hocher la tête en signe d'acquiescement en évitant toutefois de poser son regard sur la face blanchâtre et abimée de sa "compagne" d'aventure. Une fois l'accord obtenu Din poursuivit sur sa lancée et accepta ce que Andúnë avait proposé plus tôt. Puis, pour sa plus grande honte elle précisa qu'il ne s'agissait pas d'une femelle. Lui qui pensait que les femmes se liaient aux femelles et les hommes aux mâles ne comprit pas vraiment comment la chose était possible. Il nota intérieurement qu'il devrait se renseigner sur le sujet, soit directement auprès de Din soit en rentrant au Kaerl. Alors qu'il allait s'excuser de sa méprise il constata pour son plus grand plaisir que la jeune femme souriait. En cet instant alors toutes les pensées négatives qui l'avaient troublées quelques secondes auparavant disparurent. Il ne s'était pas imaginé que les elfes avait un tel pouvoir sur les autres. Il n'en avait jamais vraiment fréquenté auparavant et il le regrettait profondément. Le surnom de "beau peuple" prenait tout son sens quand on se retrouvait face à une maitresse dragonne qui vous souriait de la sorte.

* Altays... tu te conduit comme un idiot.*

* Occupe toi donc de ce qui te regarde je fais juste connaissance avec mes nouvelles camarades.*

* Ce n'est pas un jeu et ton comportement est celui d'un aspirant! Tu devrais prendre les choses plus au sérieux tu n'imagines pas ce qui repose entre tes mains actuellement. Laisse de coté ton égo surdimensionné un peu, tu ne t'es même pas rendu compte que Anareinth était un mal.*

* Comment pouvais-je le deviner? *

* Si tu faisais autant attention à son lié que tu ne prêtes attention à Dinjelaï tu t'en serais rendu compte immédiatement.*

Puis afin de rendre la chose encore plus frustrante Andúnë referma son esprit empêchant l'ondin d'ajouter le moindre mot. Quand enfin il reprit le fil de ce qui se déroulait en face de lui, Altays sentit qu'il lui faudrait beaucoup de concentration pour ne pas se perdre dans ses pensées trop envahissantes. Achevant de déguster son fruit il reporta son attention sur Din qui lui offrait un regard des plus énigmatique. L'instant d'après elle offrait aux deux ondins des révélations sur son passé.
Quand il entendit qu'elle provenait du même Kaerl que lui, Altays ne put s'empêcher d'afficher une mine de franche réjouissance et un sourire figé des plus étrange. Écoutant avec beaucoup plus d'attention qu'il ne l'aurait fait en temps normal il prit note de chacun des mots que les lèvres de l'elfe laissaient échapper. Ainsi elle se livrait à eux dans cet unique but de se rapprocher. Quand enfin elle acheva de parler il resta coi pendant un instant. Ainsi on pouvait faire son empreinte dans un Kaerl pour appartenir à un autre par la suite. Décidément la jeune femme était pleine de surprise. S'il n'y avait eu la présence hostile de l'ondine Altays l'aurait bombardée de questions mais il se contenta d'un bref hochement de tête avant de regarder vers la fenêtre. Andúnë venait de lui faire part d'une partie de chasse organisée par son compère et il regarda donc l'imposante stature sombre s'élever à travers les carreaux pour rejoindre le blanc dans les airs.

Se retournant vers les femmes il posa un regard neutre sur l'ondine qui prenait à présent la parole. Évoquant ainsi sa vie et son apprentissage il ne fut pas surprit d'apprendre que le combat était au centre de celui-ci en raison du fait qu'il était lui aussi un maître d'arme au sein de son Kaerl. Étrangement il parut dubitatif quand au reste de son histoire. Celle-ci n'était pas du tout complète en vue de ce que venait de raconter Din. La jeune ondine semblait vouloir en dire le moins possible. Peut-être dans le but de ne pas trop se dévoiler ou simplement pour ne pas risquer de laisser entrevoir quelque chose qui lui avait échapper. Au début il avait espéré que leur origine commune favoriserait l'échange mais point du tout. Au contraire, elle semblait lui vouer une haine sans raison apparente.

Comme pour clarifier la chose elle revint sur la question de confiance qui semblait bien présente dans la tête de chacun. Seulement son avis différé grandement de celui de l'ondin. Pour lui la réussite de cette mission dépendait de la confiance que les uns les autres pouvait s'accorder. Seule une entente même minime les aiderait à en finir rapidement et le comportement de l'Ardente n'aidait pas. Il aurait voulut la secouer de toute ses forces pour la faire réagir mais il ne se laisserait pas aller de la sorte et préférait attendre de voir comment se déroulerait les premiers jours avant d'intervenir à nouveau sur ce point.

Quand il l'entendit parler des rongeurs il faillit exploser de rire. Se retenant tant bien que mal il toussota en apposant sa main devant sa bouche pour dissimuler son sourire. Ainsi chacun avait ses faiblesses et la nature féminine l'emportait sur le reste même chez une ardente. Les rongeurs! Quand enfin il acheva de toussoter il reprit avec sérieux se préparant à raconter sa propre histoire.

- Pour commencer, sache que les rongeurs ici présent ne sont pas du même acabit que ceux que l'on rencontre en ville. Ils sont beaucoup plus effrayés par ta... je veux dire notre présence que tu ne peux l'imaginer. Mais si tu en ressents le besoin n'hésite pas à demander à Andúnë de faire selon tes désirs. Je suis sur que tu apprécieras sa réponse après l'avoir insulté de lézard.

Sachant qu'il venait de nouveau de la provoquer Altays préféra enchainer rapidement pour ne pas être coupé. Il pouvait supporter les offenses à son égard mais son lié ça jamais. Que ça soit par la parole ou le geste il ne pouvait laisser qui que se soit mal se comporter auprès de celui qui était tout pour lui.

- Hmm pour ma part et bien... je suis fils d'un capitaine de navire. J'ai toujours voulut vivre selon mes principes et j'ai quitté ma famille et mes proches pour vivre "la Grande Aventure". Il s'est avéré que j'ai fait en chemin une rencontre avec un maître Dragon qui a décelé en moi le Don. Ainsi je suis partit vivre sur le Màr Menel. J'y ai passé mon empreinte et me suis lié avec Andúnë. Avec le temps je suis devenu Maître et je fais maintenant profité les aspirants de mes connaissances.

Réfléchissant à l'ultime question de Din Altays chercha un moyen de présenter clairement la chose sans offenser les dames ni leur laisser une mauvaise impression sur son lui d'autrefois.

- Lorsque j'étais encore fils de capitaine, j'ai visité beaucoup d'endroits. Ys en faisait partie. Je connais plutôt bien la régions seulement... on me connaît plutôt bien aussi. En fait... j'ai... par le passé... eu une attitude plutôt... hmm. Enfin, je crois que certains pères de familles ne seraient pas très heureux de me revoir débarquer dans leur charmant archipel. Pas après que je n'ai courtisé leur fille sans jamais donné signe de vie par la suite. Je... j'étais jeune, et plutôt insouciant. A la manière d'un aspirant qui voudrait monter à dos de dragon alors qu'il a peur d'un cheval ou d'un rongeur.

Glissant un regard lourd de sous entendu vers la jeune ondine il s'autorisa un sourire sans moquerie. Juste un souvenir du bon vieux temps comme certains aiment à le dire.

- La seule chose que j'ai à dire c'est qu'il s'agit d'une région qui peut s'avérer hostile malgré les apparences. Je ne connais pas le cycle des tempêtes mais celles-ci sont d'une force incroyable. Sans compter les dangers de la mer qui nous entoure. Je ne saurais par où commencer. Le plus simple je crois est de se rendre à Brirenheau et d'y faire notre enquête. Certes peu de gens peuvent nous renseigner sur la chose mais vous seriez surprises de tout ce que les marins peuvent connaître sans le savoir eux-mêmes. Ma sœur... avant que je ne quitte le navire, et bien... elle me racontait des histoires, des histoires sur les dragons. Bien que nous ne connaissions pas ces êtres nous pouvions tout de même en entendre parler. Aussi je pense qu'un tour sur le port nous permettrait peut-être d'en savoir un peu plus.

Fixant son regard sur Din il préféra ne même pas voir la façon dont devait le regarder Limna qui allait bien sur dans quelques secondes lui faire une nouvelle remarque désobligeante. Il n'avait pas encore eu l'occasion de croiser beaucoup de personnes provenant du Màr Tàralöm mais s'ils étaient tous du même genre que la petite sotte dont il avait écopé, il savait qu'une guerre éclaterait un jour et ferait des ravages.
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:29

Posté par Dinjelai

Anareinth s’éleva dans les airs, suivi du noir Andùnë et Din admira un instant le calme et la diplomatie dont faisaient preuve les deux dragons. Sans qu’un seul mot ne soit échangé, ils virèrent sur l’aile et le Blanc mena son frère vers un petit bois. D’après ses souvenirs, des cochons sauvages fouillaient à cet endroit la terre toujours humide pour débusquer glands et champignons. Toujours sans aucun échange, les deux prédateurs se mirent en chasse…

Dinjelaï fut soulagée que son Lié soit envahi par cette nouvelle occupation, car l’insulte de Limna aurait certainement fait gronder le « lézard » blanc, et les mâchoires de l’elfe se contractèrent brièvement, mais elle ne fit aucun commentaire. Elle adressa un geste apaisant à Altays qui s’était vivement redressé, lui intimant le calme et la maîtrise de soi… L’Aspirante était soit décidée à semer la zizanie, soit elle n’avait pas conscience de l’insulte qu’elle venait de proférer. Un lointain souvenir s’imposa à Din, au Màr Menel, on racontait, sous forme de cours ou de fable, que les Ardents prenaient leurs Liés pour de simples montures intelligentes, des animaux auquel ils pouvaient imposer leur volonté… Peut-être que le Maître de Limna appelait ainsi son propre Lié ? Elle eut un doute, mais se concentra à nouveau sur les paroles de la jeune femme…

Pas d’assassinat, mais pas de confiance réelle. Bon, il faudrait s’en contenter. Din n’était pas naïve au point d’imaginer que l’Ardente allait s’étendre sur son passé et tomber dans les bras du Céleste, pourtant joli garçon, mais… Un petit sourire pensif naquit sur ses lèvres qu’elle se hâta de réprimer avant qu’il ne fut pris pour une menace ou une moquerie.

L’information importante était que Limna se connaissait rien ni personne sur Ys. Pouvait-on accorder foi aux paroles de l’ondine ? Ils n’avaient guère le choix, de la même façon, il faudrait se contenter de cela. L’elfe laissa la jeune fille se raconter, autant que possible sans chercher à combler les silences qui ponctuaient ses phrases. Elle avait la conviction que Limna n’était pas le genre de femme à répondre facilement aux questions qu’on lui posait, aussi était-elle reconnaissante des mots qu’elle voulait bien prononcer sans attendre de contrepartie.

La dernière phrase qu’elle prononça intrigua l’elfe. Limna était marquée sur sa propre chaire, et ce n’était pas des rongeurs qui avaient pu être à l’origine de la cicatrice qui courait autour de son œil. Pourtant, elle semblait quémander l’aide des dragons pour se débarrasser d’eux ? Din n’eut pas le temps de la questionner sur cette étrange requête, que l’ondin lui adressait une pique. Il avait été plus marqué par l’insulte faite à son Lié et masquant le sourire qui tentait d’étirer ses lèvres, Din soupira doucement.

* Ah, les Célestes, toujours prêts à laver le moindre affront dans le sang… Il ne va pas être facile de les canaliser tous les deux… La chasse est bonne ?*

** Hum, pas encore ! Pour les deux ondins, un conseil, ne les laisse pas seuls pendant quelques jours… Quand le Céleste aura accumulé suffisamment d’outrages de la part de l’Ardente, il sera peut-être plus enclin à passer outre les suivants. **


Dinjelaï sourit, le regard perdu dans les braises mourantes. Quand Altays entama son récit, elle dégaina Lossë, et du bout de sa dague acérée entreprit de remuer les braises. Puis, attentive au fils du Capitaine devenu Maître Dragon, elle ajouta une poignée de brindilles et de pailles, pour attiser la flamme. La lueur qui dansait sur le visage du Céleste parlait pour lui. Un simple regard et Din compris pourquoi Altays était peut-être mal aimé par certains pères de Brirenheau. Le fils du capitaine jouant les jolis cœurs ? Plutôt amusant…

Din s’efforça de mémoriser les paroles importantes de ses deux compagnons, et resta un moment silencieuse. Son premier regard lorsqu’elle leva les yeux, fut pour Limna :

Malheureusement, les dragons sont partis chasser et les rats ne font pas vraiment partie de leurs proies habituelles, je doute donc que les rongeurs les redoutent. Pour cette nuit, je pense que le feu les tiendra à distance, et celui d’entre nous qui sera de garde s’occupera de ceux qui s’aventurent trop près.

Din s’efforçait de parler d’un ton calme et détacher. Elle ne voulait pas donner à Limna l’impression qu’elle se moquait d’elle ou qu’elle avait ressenti une quelconque peur. Altays l’avait suffisamment aiguillonnée sur le sujet.

Quant à la nourriture, il est bon que nous ne nous perdions effectivement pas les détails « triviaux » de vue. Anareinth et Andùnë sont partis chasser, il est probable qu’ils nous ramènent leurs restes.

Un petit sourire étira une nouvelle fois les lèvres de l’elfe :

Néanmoins, si vous souhaitez chasser, alors oui, il y a un petit bois giboyeux à moins d’un kilomètre vers l’est. L’aurore sera le moment idéal.

Din se tut et considéra le sujet clôt. Hors de question d’obliger quiconque à rester dans la grange, d’autant plus s’il était enclin à la mauvaise humeur.

Je vous remercie tous deux d’avoir livré quelques bribes de votre passé. Altays, vous souvenez vous de Brirenheau comme territoire d’une de vos conquêtes ?

Le sourire de l’elfe s’accompagnait d’une œillade moqueuse. Aurait-il laissé un souvenir si impérissable parmi les pères de jeunes filles à marier qu’il en soit né un mythe ou une légende ? Din étouffa un petit rire puis se ressaisit et son ton devint plus sérieux.

Si je suis vos idées, Altays peut se fondre sur les quais du port, Limna offre de séjourner à la taverne… Quant à moi… J’ai des connaissances, on ne peut plus discrètes, à Brirenheau. Je ne vous ai pas mené ici par hasard. Il se trouve qu’un ami tient une librairie fournie près des docks. Librairie assortie d’une collection personnelle où peut-être je pourrais trouver traces de ce que nous recherchons…

Din marqua une pause et fixa tour à tour ses deux compagnons de voyage :

Je pense que notre collaboration sera plus fructueuse si, d’une part on ne nous aperçoit pas ensemble, et si d’autre part, nous ne passons pas nos journées ensembles !
M’est avis que nous devrions nous accorder trois jours. Trois jours de recherches séparées. Je pense que cette grange peut nous servir de camps de base.


L’elfe marqua une pause. Elle était chasseuse, de là découlait un savoir stratégique. Mais elle n’avait jamais vécu en harmonie avec ses pairs bipèdes, alors de là à leur imposer quelque chose…

Voilà ce que je propose : demain Altays se rendra sur le quais, avec l’alibi qu’il souhaite, de même, Limna se rendra dans les tavernes, aux heures où sa présence n’éveillera pas de questions indiscrètes. Pour ma part, je visiterais mon ami, et tâcherait de découvrir dans ses livres les informations qui nous manquent. Le soir, chacun fera son rapport sur ses trouvailles, ici même.

Din marqua une pause, cherchant des marques d’approbation sur les visages des deux ondins. Avant qu’ils ne prennent la parole elle ajouta :

Nous cherchons toutes les informations, légendes et autres histoires, évoquant un dragon quadricéphale, et plus particulièrement concernant ses yeux. Ou bien tout récit concernant un trésor ou un saphir de grande taille…

Il est probable que nos horaires ne se chevauchent pas… N’hésitez pas à communiquer avec les dragons si problème il y a… Le bourg de Brirenheau se trouve à plus de deux kilomètres de cette grange. Si le temps reste beau, la promenade est agréable !


Din adressa un sourire encourageant aux deux ondins. Puis elle se tut et attendit leurs remarques…

** Une truie sauvage, et deux petits, mi-porcs, mi-marcassins, enfin bizarres… On vous les ramène, tu jugeras par toi-même ! Andùnë est plutôt bon chasseur, nous avons passé un agréable moment ! **

L’elfe partagea un instant le bonheur simple du dragon blanc, puis se reconcentra sur le feu et la scène qu’il éclairait…
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:30

Posté par Limna

Il se crispa maintes fois et de maintes façons, ses yeux froids portaient malgré eux un éclat incendiaire que son visage cachait à merveille. Il l’observa un bon moment et Limna ne le fuit pas. L’ondin était perdu dans un flou de pensées que Limna imaginait fantasmatiquement violentes puis, il se détourna de l’ondine pour poser son regard sur l’elfe. Là, immédiatement, la douceur de cette présence agit comme un baume sur l’ondin et il retrouva une certaine sérénité. Limna baissa les yeux, amusée par le quiproquo quant au sexe d’Anareinth, son voile lui permit de dissimuler son envie de sourire mais le climat étant assez tendu, elle aurait évité de jeter de l'huile sur le feu. Le chaos ou la zizanie n’était pas son grand plaisir. L’ondine préférait la solitude et sans craindre le conflit, elle ne l’engageait pratiquement jamais la première. Le souvenir du Manoir revint encore à la jeune femme, dans ce cadre si majestueux, où elle avait aperçu et scrutée la femme avec méfiance à l’annonce de l’oracle… Le Céleste avait du rejoindre le lieu en terrain conquis, retrouvant confrères et chevaliers familiers. Il n’avait certainement pas pris note des bipèdes qui accompagnaient les Maitres, et de leur sexe, tant la chose parue normale à ses yeux. Mais avaient-ils l’habitude de telles réunions ?

Elle devait reconnaitre que cet homme la retranchait à quelques bas instincts mais il faudrait dépasser cela. L’elfe semblait canaliser les ondins avec sagesse. Elle avait pris soin d’encourager Limna à s’exprimer sans la brusquer, d’un regard qu’elle aurait pu qualifier de confiant, à défaut d’être bienveillant. Dinjelaï n’avait pas cherché à témoigner son mépris et écoutait ses compagnons avec attention sans sauter sur toutes les remarques qui pouvaient dissoner. Alors qu’elle tentait un commentaire sympathique en promulguant un conseil et une méfiance quant à la présence des rats. L’ondin étouffa un rire qu’elle aurait bien voulu lui voir fatal. Ainsi, lui, qui demandait de mettre de côté les jugements se portait grand candidat aux moqueries ? L’ondine se souvint soudainement du froid d’une lame dans sa manche, comme si elle lui suggérait de prendre son envol pour se loger dans le front de l’homme. Il sembla justifier son comportement comme la réponse à une insulte…

Ce n’était pas une insulte. Elle se souvint pourtant que certains dragons l’avaient mal pris… De toute façon j’irai me présenter à eux. Ils ne sont pas loin par votre esprit mais ça ne me suffit pas.

Elle eut envie de développer le fait qu’insulter une bestiole avec une telle mâchoire ne puisse pas être pertinent ou encore, qu’elle avait besoin des montures pour rentrer, mais elle se retint. Elle commençait à noter que le don de la diplomatie l’avait oublié à la naissance et préférait qu’ils prennent cela pour du respect. L’ondin se raconta: une existence de marin avant de rencontrer un Maitre dragon et de devenir ce qu’il était. Pour évoquer son lien à Ys, il sembla hésiter ce qui attisa la curiosité de l’ondine qui détourna ses yeux des étoiles pour le regarder franchement, lui offrant clairement son intention de juger intérieurement ce qu’il s’apprêtait à dire. Elle n’entendit que la confession de ses écarts de jeunesse avec des femmes. Elle n’avait là aucun mauvais avis sur ce sujet, si aucune femme ne s’était vengée c’est qu’elle méritait leur sort. Limna allait retrouver le paysage étoilé lorsqu’il lui adressa quelques mots sur sa peur des rats.
Son pouls s’accéléra, et sentant qu’elle allait se trahir, se força à leur tourner le dos pour contempler par la fenêtre, le contour d’un arbre. Il avait probablement raison sur une chose : les rongeurs devaient avoir peur. Rien à voir avec la faune agressive des cavernes inférieures. Il acheva alors son exposé sur le projet de visiter le port mais il fut accompagné par le chant d'une lame. Limna se retourna rapidement vers eux. Ce n'était pas l'homme qui la demandait en duel, non. Le geste gracieux était celui de l'elfe et bien qu'il puit être menaçant dans ce contexte incertain, permit de maintenir le feu. Dinjelaï s’adressa avec douceur à son égard. Sous son voile, elle lui adressa un timide sourire ; même si elle ne l’aperçut pas, elle sentirait peut être sa gratitude. Din renchérit en questionnant Altays sur ses conquêtes du coin pour engager ensuite, sur le plan d’action que tous avaient formulé.

Je pense que les tavernes seront concentrées le port donc… si nous ne voulons pas être vu ensemble, il ne faudra juste pas y aller en même temps. Je suppose qu’il nous sera facile de nous ignorer de toute façon…

Elle les regarda successivement… Il était peut être un peu tôt pour laisser les deux ondins dans le même secteur. Il lui vint un nouveau point qu’elle ne voulait pas garder pour elle. Elle s’exprima sur un ton des plus neutres, sans gêne ni menace.

Je ne connais pas l’histoire des Kaerls. Je n’ai pas encore appris. Je n’ai pas choisi mon Kaerl et ce que je sais des autres est trop succinct pour que je puisse me faire une idée de vous. Je ne me méfie pas plus de vous que de ceux qui se disent les miens. Si des choses se passent mal entre nous, ce n’est pas l’affaire des Kaerls puisque je n’y connais rien. C’est seulement notre faute à nous.

L’intervention de Dinjelaï avait fait redescendre la tension mais Limna s’en voulait d’être sensible aux attaques de l’homme. Le laisser se moquer d’elle ne devrait pas la déranger, les tentatives d’humiliation étaient récurrentes au Kaerl pendant les entrainements pourtant… son regard l’agaçait encore et elle aurait eu envie de le gifler, juste pour lui enlever son masque arrogant. Elle envisagea alors qu'ils devraient probablement faire des tours de garde. Mais comment se reposer avec cet homme en guetteur? Etait-il de cette faible espèce qui oubliait tout devant un ravissant minoi? Peut être avait-il des vues sur l'elfe? Si celà se concrétisait il serait peut-être moins frustré. Sentant une fois de trop son regard posé sur elle, et le climat se tendre de nouveau, elle estima que la fenêtre n'était plus un échappatoire suffisant.

Je vais prendre l’air.

Elle sortit précipitamment de la grange, Dinjelaï lui avait bien évoqué cette possibilité en l'invitant à chasser... Mais Limna ne pouvait pas attendre jusqu'à l'aube. Le vent claqua la porte pour elle lorsqu’elle remit sa capuche sur sa tête. Il fallait qu’elle se calme, et les dernières fois que l’agacement avait culminé à ce point, c’était lors des combats de sa formation. L’Ardente avait appris à combattre avec sa fureur et assouvir sa fureur ainsi. Cela faisait un bon moment qu’elle n’avait pas pris le temps de se retrouver au bord de l’eau sans que le murmure ne la tourmente. Limna craint soudain de ne plus gérer sa colère autrement que par ses lames. Etait-ce cela l’influence de son Kaerl ? Elle s’enfonça dans la nuit, fermant parfois les yeux sous la brise iodée qui lui arrivait. Les bois étaient proches, elle estima qu’ils seraient un parfait endroit pour passer la nuit loin de l’ondin. Un arbre large et feuillu attira son attention et c’est entre ses bras qu’elle s’installa.

Quelques heures plus tard, après s'être assoupie, le froid la réveilla. L’air était humide et elle préféra retrouver l’air sec de la grange et le réconfort du feu. Elle descendit de l’arbre lorsque la pluie commençait à tomber. Une tempête approchait et immédiatement elle pensa aux marins et à leurs légendes qui resteraient sur les quais. Elle ramassa du petit bois avant qu’il ne soit trop mouillé et alla retrouver ses compagnons. Avant d’ouvrir la porte elle repensa au Céleste et regretta de lui avoir donné tant d’importance.
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:30

Posté par Altays

Pour son plus grand bonheur aucunes des deux femmes qui l'accompagnait n'émit de commentaire face à ce qu'il venait de dire. Son comportement n'était peut-être finalement pas si choquant. Mais peu importait qu'il choque ou non il se devait de dire les choses clairement. Comme l'avait si bien fait remarquer Din il était nécessaire de se connaître un minimum et comme il l'avait souhaité aucune ne le jugea du moins ne le montra. Il fut donc grandement soulagé et sentit la pression redescendre un peu bien qu'après ses piques il s'attendait à une réaction de plus de la part de cette Limna.

Mais ce fut Din qui reprit la parole. Quand elle s'adressa à lui avec ce sourire et cette petite mine amusée il ne pu s'empêcher de sourire de nouveau. La petite moquerie lui permit de dissimuler ce sourire qui n'était en rien dû à celle-ci mais qu'importait, il n'était pas là pour conter fleurette à des jouvencelles. Bien que ses coéquipières n'avaient rien de jouvencelles.

- Hmm... non je n'ai pas de souvenir précis de ma dernière visite ici. Nous ne restions pas suffisamment dans le port de la ville pour que j'ai eu... enfin non je ne pense pas ou du moins je n'en ai pas le souvenir.

A dire vrai il ne se souvenait pas du tout. Il avait le plus souvent oublié bien vite ce genre d'escapade. Il ne se souvenait même plus du visage de celles auprès de qui il avait passé les nuits. Et il espérait surtout que c'était réciproque et qu'il ne ferait pas de mauvaise rencontre. Cessant de se concentrer sur son passé il écouta la suite de ce que Din semblait vouloir suggérer. S'il comprenait bien elle allait surement proposé que chacun se sépare et mène sa propre enquête. Comme pour répondre à cette interrogation avec lui-même Din proposa de se séparer pour avoir plus de succès. Il capta directement le sous-entendu. Selon elle s'il demeuraient ensemble la rivalité qui s'était installée entre Limna et lui mettrait en péril la mission.

Il se maudit alors. Cette ondine était parvenue à mettre son sang-froid à l'épreuve et il n'était pas parvenu à demeurer stoïque. Il regretta alors le comportement qu'il avait eu. Surtout si Din en était venue à s'en apercevoir. Il n'était pas Maître au sein de son Kaerl pour rien. Il avait déjà eu à faire avec des têtes brulées et n'avait jamais perdu son calme. Mais elle... ELLE! C'était... trop.

* Tu ne devrais pas t'emporter aussi facilement. Nous avons connu pire et tu as toujours su garder une certaine maîtrise de toi-même. *

* Je ne sais pas trop... je n'arrive pas à savoir pourquoi je m'énerve aussi vite. *

* Je pense que c'est en raison de vos origines communes. Tu n'as pas croisé beaucoup d'ondins qui avaient un tel caractère ou qui le laissaient éclater au grand jour. *

* Peut-être... enfin, je pense que ça me passera, du moins je l'espère. Comment s'est déroulée la chasse? T'es-tu amusé? *

* Je m'amuse toujours quand je chasse, mais là j'ai plutôt... observé. Ce petit blanc n'est certes pas très épais mais quelle fougue et quelle rapidité. Je suis agréablement surprit. A ta place je ne tenterait rien envers sa bipède... si elle est comme lui tu finiras castr... enfin la chasse a été bonne nous apportons de quoi vous nourrir.*

Il y avait pensé... mais il avait aussitôt oublié cette idée. Même si elle en venait à céder à ses avances il savait que c'était un risque pour la mission. Il se devait de garder la tête claire et les idées limpides. Comme Din semblait d'ailleurs le faire à merveille. Elle ne s'en était pas rendu compte mais elle avait prit la direction des opérations et elle faisait cela à merveille. Laissant aux ondins le loisir d'accepter ou de refuser elle fournissait les pistes et laisser les choses se faire naturellement. Il nota donc quel était un fin stratège et ne chercherait pas la confrontation tant que les idées qu'elle proposait lui convenaient. Il opina du chef et tourna ses yeux vers Limna qui sembla elle aussi approuver l'idée.

Puis elle ajouta quelque chose. Le ton adopté semblait contradictoire avec la phrase qu'elle proclama. Comme pour s'assurer qu'en cas de problème la faute ne retomberait pas sur le Kaerl. La jeune ondine déclamait cela soit dans l'idée de commettre un acte mauvais soit pour se rassurer de ce que les deux Maîtres pouvaient imaginer. Mais Altays le savait. Dans tous les cas de figure si l'un d'entre eux ne revenait pas une guerre éclaterait. Et même s'ils réussissaient leur mission le chaos serait lancé sur Tol Orea et ses habitants. Il préférait ne même pas imaginer les conséquences et se promit en cet instant de faire des efforts. Il ne devait pas entrer dans le jeu des insultes. Il devait uniquement jouer son rôle et oublier ses partenaires quand la mission s'achèverait.

Alors qu'il s'apprêtait à répondre tranquillement pour une fois depuis le début de leurs échanges, l'ondine laissa entendre qu'elle préférait sortir. N'osant s'y opposer il regarda tout de même par la fenêtre et sonda le ciel. Malgré l'obscurité il parvint à distinguer ce qui s'annonçait être une belle averse. Mais celle-ci n'arriverait pas avant quelques heures aussi Limna ne risquait rien. Puis se rendant compte qu'il se retrouvait seul avec Din, Altays sentit alors qu'il n'était pas si à l'aise. Elle avait beau être ravissante, gentille, et provenir se son Kaerl il n'oubliait pas qu'elle était d'un autre Kaerl. Certes les membres du Màr Luimë n'étaient pas du genre à chercher querelles aux autres mais chaque Kaerl avait sa dose d'extrémistes. S'ébrouant à la manière d'un animal ou comme si un frisson glacial venait de le parcourir il chassa ces pensées qu'il jugea inadéquates.

- Je sais que ce n'est pas à toi que je dois les dire mais... je suis désolé de mon comportement. Ce n'est pas vraiment très digne d'un Maître Dragon et encore moins venant du Màr Menel. Mais... ça ira mieux... je le souhaite... il me faut juste un peu de temps.

Faisant face à l'elfe il leva les yeux au ciel et expira comme pour laisser s'échapper la tension accumulée. Voila qu'il se retrouvait seul avec Din chose qu'il aurait surement souhaité de tout son cœur en d'autres circonstances mais pour le moment il préférait ne pas fixer ces prunelles améthystes. Il le savait elle ne le rendait pas indifférent. Il n'était pas difficile autrefois dans les choix qu'il faisait mais depuis son arrivée sur Tol il n'avait connu aucune aventure ou autre histoire. Il eut une petite pensée pour Vilde mais cessa aussitôt. Il continuait de divaguer.

- Tu... heu... pardon... suis-je autorisé à te tutoyer? Je dois dire que je me comporte parfois comme un goujat. Il faut m'excuser mais les seules femmes que j'ai fréquenté sur du long terme étaient des membres de l'équipage et se conduisaient pour la plupart comme des hommes. Enfin... l'idée au sujet du port est bonne. Je pense que j'agirais le matin, en aidant les marins à décharger les navires je parviendrai peut-être à obtenir quelques informations. Si Limna se charge des tavernes elle devrait peut-être heu... les tavernes des marins sont bien souvent des... bordels une fois la nuit tombée... c'est malheureusement le meilleur moment pour les interroger en raison de l'ivresse qui les habite et le fait qu'ils soient en grand nombre. Je ne sais pas si il est sage de laisser une aspirante seule en compagnie d'hommes ivres.


Il prit conscience que ses phrases étaient sans dessus dessous. Il avait l'impression de redevenir un enfant et d'essayer de capter l'attention d'une fille en lui parlant de tout et n'importe quoi. Ses propres paroles raisonnaient encore dans sa tête et il regrattait presque de se montrer si perturbé. Il posa son regard sur le feu préférant chercher refuge loin du regard troublant de l'elfe et admira un instant les flammes danser. Voila que pour la première fois de sa vie il était seul avec une femme dans une grange et que finalement c'était elle qui semblait avoir les cartes en mains et qui le déstabilisait. Souriant pour lui-même il réfléchit à ce qu'il devrait faire pour en finir avec les disputes incessantes entre Limna et lui.
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:30

Posté par Dinjelai

Anareinth replia ses ailes, et se laissa doucement porter par les airs. Une forte odeur d’embruns et d’herbe humide émanait de sol. Le Blanc se posa légèrement sur le pré gras qui entourait la grange dans laquelle sa Liée et les ondins avaient élus domicile pour la nuit. Un rayon orangé fendit le mur de bois de l’abri de planche, et une silhouette sombre s’en détacha prestement. L’Ardente disparut au cœur des ténèbres, et sans cherche à la retenir, le dragon suivit quelques secondes sa marche rapide en direction de l’Est.

* Laisse là, elle a besoin d’être un peu seule… *

Le dragon pris un ton un peu outré, faussement vexé par Din :

** Me prendrais-tu pour une lavandière avide de rumeurs ? Elle a besoin de calme, elle irradie ce sentiment ! **
* Je sais, même moi je peux le sentir ! Mais reste attentif, je ne souhaite pas que notre Triade devienne si rapidement un duo… J’ignore quel gibier elle pourchasse, mais il ne s’agirait pas qu’elle se fasse embrocher par un sanglier ! *


Le dragon acquiesça mentalement mais n’ajouta pas un mot. Il se contenta de replier ses ailes avec soin et de se blottir contre le mur où se situait la porte d’entrée, gardien de la sécurité de sa protégée. Devant lui et Andùnë, les carcasses de leurs proies achevaient de se vider de leur sang…

Pendant ce temps, dans l’atmosphère rendue chaleureuse de la grange abandonnée, Altays semblait bien mal à l’aise. Visiblement, la présence de sa sœur de race mettait ses nerfs à rude épreuve, quant bien même ses valeurs le poussait au calme. Sa pose sereine semblait disparue en même temps que l’Ardente, et Dinjelaï observait, légèrement surprise, ce revirement. L’ondin semblait véritablement inquiet pour leur camarade.
L’elfe eut un léger sourire, se voulant apaisante. Il lui sembla comprendre en un éclair de lucidité, que son rôle dans la Triade n’était pas de mener le groupe, mais plutôt d’entretenir une unité d’esprit. Pas évident.

Bien sur, je préfèrerai que nous nous tutoyons…

La fin de sa phrase se perdit dans un abîme de méditation. Le machisme de son partenaire la crispait, mais elle avait décidé de n’en rien laisser paraître.

Altays, crois-tu qu’à partir de maintenant tu pourrais nous considérer, non pas comme de fragiles femmes devant être protégées, mais plutôt comme ces marins que tu décrivais.

Son sourire s’élargi et un éclat malicieux brilla dans ses yeux. L’elfe pensait que l’exercice serait bien difficile pour le Maître Noir, tout en espérant se tromper, car elle ne supporterait pas un instant qu’il ne s’adresse à elle avec le ton emprunt de pitié qu’on réserve aux vieillards ou aux pucelles naïves…

Et si je puis t’offrir un conseil, cela vaut également pour Limna. Je crois qu’elle n’est pas le genre de femme à tolérer qu’on s’inquiète pour elle…

Un nouveau sourire éclaira le visage de l’elfe, faisant danser les minuscules tâches de rousseurs qui parsemaient son visage halé par l’air de la mer. Elle eut une mimique moqueuse et adressa un clin d’œil grivois à l’ondin :

Même si je conçois que sa virginité puisse être pour toi un sujet important, je crois que tu devrais lui laisser le privilège de décider par elle-même de ce qu’elle en fait !

Din espérait qu’avec cette remarque moqueuse, fort peu féminine au demeurant, elle parviendrait à briser l’image de vierge effarouchée qui transparaissait dans les yeux d’Altays lorsqu’il la regardait. En d’autre temps, elle aurait certainement joué de cette carte pour se blottir dans les bras vigoureux de l’ondin, mais ce n’était guère bon pour ce qui s’annonçait… Et que dirait Limna si elle arrivait à l’improviste, et interrompait sans le vouloir… Stop.

Dinjelaï se força à masquer le sourire qui lui mangeait le visage, et mit fin à des pensées d’une soirée joyeuse qui s’imposaient violemment à son esprit. L’elfe étendit devant elle ses longues jambes, se releva et s’étira à la manière d’un félin se réveillant d’une sieste agréable. Puis elle dégaina Lösse et fis glisser le plat de la lame contre la veste de toile épaisse qu’elle portait. Un peu de suie se déposa, qu’elle chassa du plat de la main.

Pourrais tu t’occuper de raviver les flammes et d’assembler du combustible un peu plus épais que cette paille moisie ?

Din avait usé d’un ton plus mesuré, reprenant quelque peu son sérieux. L’elfe s’avança vers la porte et l’ouvrit, puis disparu un instant dans la nuit. Lorsqu’elle réapparu, elle traînait derrière elle, par les pattes arrières, les deux porcelets qu’avait évoqué Anareinth. Effectivement, leur couleur rosâtre était striée de beige et de brun, preuve d’un croisement entre une truie domestique et un sanglier, ou inversement.

L’elfe déposa les deux carcasses contre un des murs de bois et creusa du talon une petite rigole s’écoulant entre deux planches vers l’extérieur. Puis elle s’agenouilla et entreprit d’éventrer le premier, afin de boucaner le plus de viande possible.

J’aimerais faire au moins le premier, tu veux bien t’occuper de les faire cuire ? Ensuite, je crois qu’il nous faudra nous reposer un peu…

Dinjelaï évida rapidement les viscères du porcelet, et se releva rapidement pour les jeter au dehors afin de ne pas empuer l'espace reduit. L'elfe revint rapidement à la tache et entreprit de dépecer l'animal. Les manches relevées et les avants-bras couverts de sang, Dinjelaï se retourna soudain vers Altays pour l'observer. Elle espérait que l'ondin n'ait pas été trop choqué par ses paroles, mais ne les regrettait pas. Le visage de l'ondin, illuminé par les flammes affichait une expression méditative, du moins, c'est ce que l'elfe cru lire sur ses traits...
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:31

Posté par Altays

La réflexion fut de bien courte durée. Quand Dinjelaï reprit la parole, ce ne fut pas comme il s’y attendait pour parler de la quête. Un petit reproche dissimulé par un charmant sourire. Mais malgré la beauté de ce visage il prit note de la critique. Il y avait songé quelques temps auparavant et il regretta de s’être laissé aller à montrer ce coté de lui. A dire vrai il ne faisait pas ça en pensant à mal. En fait il pouvait se justifier mais il ne trouva pas nécessaire de le faire. Il ferait juste en sorte d’arranger cette difficulté. Il repensa un court instant à sa sœur avant de nouveau écouter ce que Din avait à lui dire. Souriant légèrement il apprécia la remarque au sujet de Limna. En effet, il était judicieux d’éviter de se montrer trop protecteur envers elle sous peine de se voir attirer ses foudres de plus belle.

* Au moins tu ne passes pas pour un être froid et insensible.*

* Tu devrais aller t’occuper de tes affaires tu le sais bien je n’aime que toi !*

* Oui je le sais… mais je sens aussi que tu n’es pas insensible aux charmes des elfes. *

Tiquant sous la remarque de son lié il reprit son échange avec Din. Mais la remarque qui suivit fut surement tout ce à quoi il s’attendait. Non pas qu’il fut choqué des propos. Mais en fait…

* Elle lit en toi comme dans un livre ouvert on dirait. Finalement peut-être que vous étiez fait pour vous entendre.*

* Tu as entendu comme moi. Elle a bien parlé de Limna comme d’une vierge et elle se doute que je reste perplexe quand à ce comportement de la part d’une demoiselle si dévergondée. *

Le sourire et le clin d’œil qui accompagnèrent la moquerie eurent l’effet surement désiré. Il n’avait plus en face de lui une frêle petite elfe. Il discutait gaiement avec une jeune femme qui lui était égale. Un peu trop même à en juger par la façon dont elle était parvenue à analyser sa façon de penser si rapidement.

* Belle et intelligente !*

* Arrête te dis-je et songe à la mission ou du moins arrête de fantasmer.*

- Bien sûr ! Je vais nous trouver de quoi… réchauffer l’atmosphère… même si je trouve que depuis le départ de Limna elle s’est sensiblement réchauffée.

Il n’y avait rien de méchant dans sa phrase bien au contraire il en avait fait une plaisanterie dans l’unique but de jouer le jeu de Din qui se moquait gentiment depuis un petit moment déjà. Regardant autour de lui il chercha ce qui pourrait faire office de combustible dans la pièce. Puis apercevant du mobilier pourrit dans un coin et quelques instruments de fermier il se débrouilla à grand coups de pieds pour les réduire à la bonne taille. Din était sortit un instant et elle revint avec deux porcelets. Il commença dont à remuer les braise avec l’aide d’un petit bout de bois. Puis tout en commençant à faire grandir le feu il regarda Din faire. D’une main experte elle vidait les cochons sans même afficher une mine de dégout. Elle devait avoir fait ça assez souvent. Le geste était précis rapide et fluide. Un geste barbare dans la main d’un boucher mais élégant dans celui de la jeune femme. Puis tout en attisant son feu avec le bois pourrit ses pensées volèrent vers Limna. Il savait qu’elle pouvait se débrouiller seule mais il ne s’était pas imaginé qu’elle s’éterniserait autant. Puis cessant de ruminer dans son coin il se décida à profiter de la soirée qui lui était offerte.

- Bon… et bien Din je pense que nous allons nous régaler. Je n’ai pas grand-chose sous la main mais il doit me rester quelques petites choses dans ma sacoche. Je reviens.

Il courut jusqu’à l’extérieur où il retrouva Andúnë non loin de là en train de roupiller. Calmement il entreprit de défaire les sangles de sa besace et analysa son contenu. Il restait quelques petites choses qui pourraient lui être utile. Revenant à l’intérieur il se pencha sur la bête que venait de préparer Din.

- A dire vrai je n’ai pas pensé à me préparer à un... tel événement. En fait… je revenais déjà d’un petit voyage quand je suis arrivé au Manoir et je n’ai pas eu le temps de faire de paquetage. Mais j’ai quelques petites choses qui pourraient nous être utiles. Un peu de sel et quelques épices… de la viande séchée mais je crois qu’on devrait la laisser de coté depuis le temps on dirait plus un morceau de cuir.

Toujours en regardant sa compagne du moment il continua de préparer le morceau qu’elle lui avait fournit.

- Tu es vraiment douée. Si tu n’avais été Maîtresse Dragon tu aurais probablement fait fureur en tant que charcutière.

Souriant à pleine dent il offrit à son tour un clin d’œil amusé à Din.
Il finit ainsi de préparer la viande et réfléchit un instant à la façon dont il pourrait la faire cuir. Puis avisant l’énorme fatras dans lequel il avait trouvé le combustible il se mit en quête d’un moyen de faire rôtir le porcelet. Une fois qu’il finit par trouver ce qu’il cherchait, il installa le tout de façon à créer une broche de fortune. Une fois que la viande fut installée il s’assura du bon maintien et finit ainsi par rejoindre Din qui finissait surement la préparation du second morceau.

S’appuyant dos au mur il regarda faire la femme. Ses petites taches de rousseurs, lui donnait un air plutôt jeune, un peu mutin. Mais la sagesse qui se lisait parfois dans ses yeux étaient révélatrice d’une expérience passée plutôt importante et elle n’avait plus rien de la gamine qu’elle avait du être étant jeune.

- Cette quête est vraiment étrange. J’avoue qu’au début… j’ai eu un peu de mal à y croire. Mais même le comportement d’Andúnë a changé. Il est… beaucoup TROP sérieux. Et j’avoue que ça ne lui ressemble pas du tout. Et puis, ça m’a semblé… si gros. Quand on vit sur un petit nuage paisible, on a du mal à croire que le monde risque de sombrer dans le chaos.

Prenant une inspiration plus grande que les autres il huma l’odeur de la viande qui grillait sur la broche et s’en approcha pour la tourner. Le feu semblait plutôt efficace et il gouta du bout des doigts à un petit morceau qui semblait vouloir s’échapper pour rejoindre les flammes.

- Din… j’aurais tellement de question à te poser que la nuit n’y suffirait pas… de plus tu ne répondrais probablement pas à toutes mais j’avoue que deux parmi elles éveillent au plus haut point ma curiosité. Je me permets bien que tu ne sois bien sur pas forcée d’y répondre.
Continuant de regarder le feu tout en tournant la broche il se lança.

- C’est sans rapport avec la quête mais je me demandais. Pour quelles raisons ton lié est-il un mâle ? Est-ce… en raison de ta sexualité ? Ou plutôt d’un caractère bien trempé qui te ferait parfois ressembler à un marin ? Et… tu penses vraiment que Limna est vierge ?

Souriant de toutes ses dents il gouta de nouveau la viande attendant impatiemment de voir s’il recevrait des coups ou si elle en viendrait à lui donner des réponses.

* Je me demande parfois comment tu en es venu à devenir un Maître au sein du Kaerl… *
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:31

Posté par Dinjelai

L’elfe était concentrée sur sa tâche plutôt sanglante, mais lorsqu’Altays lui présenta sa besace ouverte elle leva les yeux des entrailles du marcassin. Elle constata avec plaisir que l’ondin transportait quelques épices, dont certains lui étaient inconnues, et ce genre de chose, dans le sac de voyage d’un homme laissait présager un cuisinier averti… Elle lui en fit la remarque avec un amusement certain et partagea un nouveau sourire avec le Céleste. Effectivement, depuis le départ de Limna, il semblait nettement plus à l’aise, et cela contribuait de bonne façon au réchauffement ambiant.

L’elfe constata que sa remarque précédente avait eu l’effet escompté : Altays plaisantait de façon plus relâchée, sans craindre d’offusquer une jeune femme de bonne manière. Ses talents de bouchère furent relevés par un compliment amusé du jeune homme et Din ne put s’empêcher d’éclater de rire en secouant la tête. Ce petit geste fit tinter les grelots qui ornaient ses cheveux, emplissant l’air d’un carillonnement mélodieux.

Altays pris les choses en main, dénichant une broche pour le premier porcelet, et ils restèrent plusieurs minutes silencieux. L’ondin s’occupait de la cuisson tandis que l’elfe finissait sa sanglante besogne avec le deuxième petit cadavre. Lorsqu’elle eut fini, elle s’absenta quelques instants pour frotter mains et avant-bras dans l’herbe qui s’humidifiait de rosée. Elle scruta la nuit, mais Limna n’était pas en vue, aussi elle ne s’attarda pas. Ce petit nettoyage achevé, elle avait les doigts glacés et se hâta de retourner dans la grange.
Elle se dirigea doucement vers le feu qui avait pris de l’ampleur, et avança ses mains vers les flammes, appréciant la chaleur qui léchait ses vêtements. Le visage d’Altays s’était assombri et en le regardant, Din compris que ses pensées n’étaient plus à ses capacités de découpeuse de carcasse. L’ondin semblait sérieux, presque inquiet…

Personne ne pouvait présager ce genre de catastrophe, enfin sauf peut-être les rats de bibliothèque qui passent leur temps le nez dans des manuscrits d’un autre âge ! Les déclarations du Valheru nous ont tous choqués…

L’elfe marqua une petite pause, tentant d’estimer si Altays avait besoin d’être d’avantage rassuré… Mais les paroles qu’il avait prononcées étaient plus adressées à lui-même qu’à Dinjelaï, aussi, elle se tut, respectant un silence méditatif… Rapidement, elle sentit qu’elle avait eu raison de ne pas pousser d’avantage l’ondin, dont la curiosité semblait désormais être tournée vers des questions pouvant trouver réponse rapidement… Le ton presque enfantin d’Altays la fit rire, et elle l’assura de répondre à ses interrogations, si elle les trouvait pertinentes !

La première la laissa pantoise… Le Maitre dragon osait la questionner sur sa relation avec Anareinth, et a fortiori sur celles qu’elle avait avec le monde ! Les yeux écarquillés, elle se contrôla pour ne pas laisser sa mâchoire se décrocher. L’elfe faillit s’énerver et une légère rougeur colora ses joues, puis elle se reprit, se souvenant que s’était-elle qui s’était montrée assez mutine pour emmener la conversation sur des pentes glissantes… Le grand sourire de l’ondin la désarçonna d’avantage encore et ce fut peut-être lui qui convainquis Din de répondre…

Décidément, les penchants de Limna et moi semblent te passionner… Anareinth et moi sommes liés depuis presque quinze ans, mais je n’ai jamais pris la peine de me poser des questions aussi… insensées ! Si chacune des tiennes sont sur le même sujet, rassures-toi quelques minutes suffiront pour y répondre…

Bon… Pour celle-ci et puisque ça a l’air de t’intéresser, je ne sais pas vraiment, peut-être que cela a un rapport avec la sexualité d’Anareinth et pas la mienne…


** Tu plaisantes? Il en a de bonnes lui! Méfie toi, un homme qui te demandes tes préférences quelques heures après t'avoir rencontré... **

La réaction de son Lié fit sourire Dinjelaï, mais elle ne lui répondit pas

[#006633]Je ne crois pas que mon caractère soit « bien trempé » comme tu dis, je ne suis pas spécialement pudique ou effarouchée, mais je ne pense pas que cela corresponde…

Peut-être tout simplement que notre Empreinte est une « anomalie », comme il était « anormal » pour moi que je me lie au Màr Menel, alors que je suis faites pour vivre parmi les Engloutis.
[/color]

Din savait qu’elle n’avait pas répondu à la question du Céleste. Mais après tout, elle était suffisamment femme pour être gênée, voire choquée par le besoin de l’ondin de savoir ce genre de choses, alors que cela n’avait strictement aucune incidence sur leur Quête mutuelle… Elle avait plus d’amants que d’amantes, mais hors de question de l’étaler à ce jeune homme bien trop curieux…

Quant à Limna…

Un sourire, mi-malicieux mi-cruel étira les lèvres de l’elfe, dévoilant des dents blanches, aux fines canines brillantes…

Je te suggères de lui demander par toi-même lorsqu’elle reviendra…

Un obscur pressentiment lui soufflait que si l’ondin poussait l’audace jusqu’à questionner l’Ardente à ce sujet, il aurait tôt fait de se trouver émasculé sans plus d’avertissement… A son tour, elle avança ses doigts fins de musicienne jusqu’au porcelet embroché, dont la chair prenait une teinte dorée fort jolie. Elle imita les gestes d’Altays et décrocha un petit bout de viande pendant d’une des côtes. Din le porta à sa bouche, savoura le goût carné et adressa un sourire au Céleste :

Délicieux…

Puis elle marqua une petite pause, et adressa un regard plus sérieux à l’ondin :

Altays… Je veux bien répondre à tes prochaines questions, mais fais en sorte qu’elle ne touche aucun sujet libidineux, s’il te plaît. Et pour Limna, fait très attention, je ne sais pas si tu te rends bien compte… Il est délicat de poser des questions aux femmes sur leurs penchants, sans avouer clairement que le sujet t’intéresse… Nous aurons besoin de ta tête pendant cette aventure, peut-être de tes bras, mais je doute que nous ayons besoin de ta…

Dinjelaï laissa son regard d’améthyste finir sa phrase à sa place, d’un coup d’œil bien placé sur l’entrejambe de l’ondin…
Elle lui adressa un sourire malicieux et un clin d’œil grivois, puis étendit ses longues jambes à côté du feu et se releva. Elle fureta quelques instants dans les coins de la grange et fini par trouver ce qu’elle cherchait : un petit tas de couvertures un peu moisies. Elle en choisi une et s’éloigna dans le fond de la grange, dispersa une botte de paille écroulée pour s’en faire un matelas de fortune et s’allongea sans plus de sommation.
Avant de fermer les yeux, elle adressa un dernier sourire à l’ondin :

Je crois que je vais faire un petit somme, nous avons une longue journée demain et tout le temps nécessaire pour répondre aux questions qui nous viendront à l’esprit !
Je pense que Limna apprécierait peut-être de trouver un feu vif à son retour. Si tu l’acceptes et si tu n’es pas trop fatigué, tu pourrais l’attendre un peu et lui demander ce qui te tient à cœur !


L’elfe remonta la couverture jusqu’à son menton et resta quelques instants silencieuse, avant de s’adresser à nouveau à l’ondin, les yeux toujours fermés.

Jusqu’à son retour, prend le temps de bien réfléchir à ce que tu veux vraiment savoir, car elle te demanderas peut-être quelque chose en retour de ses réponses…

Bonne nuit !


L’elfe se tut et se tourna dos au feu…
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:31

Posté par Limna

Sur le pas de la porte elle avait hésité pour entrer, le sang sur le palier l’avait un peu tendue. Lequel avait il vaincu l’autre ? Mais elle entendit ses deux compagnons échanger sans distinguer les mots de leur conversation. Ses muscles se détendirent et son pouls ralentit. Il n’y avait pas d’urgence, peut être qu’elle pouvait marcher encore un peu… L’ondine se retourna pour trouver encore un peu de bois et s’accorder encore un peu de solitude lorsque l’odeur se fit alléchante. Une douce fumée s’était échappé par le dessous de la porte et la salive lui vint à la bouche. Ses yeux se posèrent naturellement sur le tas de viscères non loin de l’entrée qu’elle avait repéré: ce n’était donc pas celles d’un des compagnons.
Dans l’obscurité elle n’avait pas remarqué la taille ni grand-chose d’autres et avait suivi le sang avec inquiétude. Elle se laissa à un petit rire e imaginant l’elfe en train d’éviscérer l’ondin mais son visage se figea quand elle entendit qu’on prononça son nom. La curiosité illumina soudain ses prunelles et elle tendit l’oreille. L’elfe se couchait en confiant le feu au Céleste. Elle avait l’air serein et était même un peu amusée. Limna comprit qu’il n’était pas affaire de complot, mais Dinjelaï lui conseillait de s’adresser à la concernée.

Rassurée bien que curieuse, Limna ouvrit la porte en douceur pour ne pas perturber le repos de l’elfe mais les gonds grincèrent. Elle jeta un bref coup d’œil à Altays qui ne semblait pas avoir maltraité la jolie femme. L’ondine s’approcha alors du feu et s’accroupit pour déposer le bois en faisant le moins de bruit possible. Près du feu, elle espérait qu’il sècherait plus vite. L’intérieur sentait la viande cuite, un délice… Son estomac se mit à crier plus fort que prévu.
Elle se releva et alla trouver la bûche qui lui avait quelques heures auparavant servi de siège. La jeune femme évita un bon moment son compagnon du regard mais comme il était en train de déguster un morceau du porcelet rôti, elle enviait ses gestes. Limna décrocha son voile pour ne pas le salir et n’attendit pas plus longtemps et sortit une des lames de sa manche pour se couper un bout et le piquer sur le sommet de sa pointe. Elle souffla presque gracieusement dessus avant de mordre dedans.

C’est pas mal du tout… mes compliments à la cuisinière.

Elle avait baissé la voix pour que le calme plane même si elle pensait pourtant que la belle ne dormait pas encore. Le compliment lui était uniquement adressé. Elle détacha un nouveau morceau de la petite cuisse musclée et reprit ses manières pour souffler. Limna ignora un bon moment son homologue Céleste. D'abord pour oublier qu'elle avait ôté son voile devant lui et ensuite pour profiter de l'instant...
Leur repas fut d’ailleurs silencieux presque comme un défi, un jeu muet et aveugle qui rendait la tension palpable dans la pièce. Elle s’aventura au bout d’un moment à le fixer, sans le menacer. Les deux ondins avaient l’habitude de cacher leurs émotions et au reflet des flammes, leurs iris brûlaient de passions imaginaires et fantasmatiques.
Il gardait le silence comme elle, pour ne pas réveiller l’elfe certainement et bientôt il lui faudrait dormir. Ce point-ci l’amusa, il dormirait mal si elle devait faire le guet. Limna sourit presque à cette réflexion. Elle retrouva de nouveau son repas, la bonne humeur la gagnait à mesure que sa panse gonflait. Elle prit encore plus de temps à déguster le goût des épices qui lui étaient inconnues. Altays avait les cheveux secs, il n'était donc pas sorti, les dragons avaient du chasser pour eux. Il se pourrait bien que ce soit pratiques d'avoir un lié finalement. Il faudrait qu'elle aille les rencontrer, n'avait-elle pas eu parfois une meilleure entente avec les dragons avant de s'entendre avec les Maîtres? Soudain elle se crispa un peu, si elle devait se rendre sur le Port avec lui, il l'emmenerait certainement sur place... Mais elle se détendit rapidement, après tout c'est elle qui serait dans son dos!

Au bout d’un si long silence, elle se sentait à l’aise et revigorée par le repas et elle se souvint d’une question… Elle ouvrit les lèvres et parla d’une voix encore plus douce.

Qu’est ce que tu devais me demander ?

Le murmure rendait son timbre plus fin, et certainement moins rude que tous les autres mots qu’elle lui avait adressés. Son regard était également parfaitement neutre. Même après leur jeu, elle ne chercherait pas à le provoquer maintenant. Sa seule présence semblait l'offusquer, elle s'en suffirait largement. Elle jeta un bref coup d'oeil dans le coin où les rongeurs se cachaient, elle aurait voulu mettre le feu à leur colonie... Elle rajouta à la place une petite buche au foyer.
Elle hésita un peu mais pousuivit sur sa lancée.

Demain, les tavernes seront bondées. Nous aurons de quoi enquêter. On part à l'Aube... N'oublies pas d'aller dormir...

Ce qu'elle ponctua d'un léger sourire. Elle avait oublié qu'elle ne portait plus son voile...
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:31

Posté par Altays

Il s'était trompé dans le choix de ses mots. Et elle avait ainsi mal interprété la chose. A dire vrai il lui était difficile d'avouer qu'il manquait sérieusement d'informations dans certains domaines. Certes la question avait un but double mais sa première volonté était surtout d'en apprendre d'avantage au sujet des couples de sexes différents. Selon ce qu'il avait lu et entendu ce genre de chose arrivait rarement. Et il s'était rendu compte bien trop tard de la méprise à ce sujet face à Din. Elle avait rougit, cette touche apporta encore plus de charme à son visage. Il avait tellement peu souvent eu l'occasion de voir ces traces sur son propre visage qu'il arrivait à les déceler avec une extrême facilité chez les autres. Ainsi il avait comprit qu'il avait mal posé sa question. Mais elle ne s'en offusqua pas tellement et répondit évasivement. Suite à cela il n'osa prononcer aucun mots de plus. Il était honteux de sa stupidité. Elle devait l'avoir prit pour un simple pervers qui voyait en cette mission la possibilité de fricoter avec des demoiselles.

* Et ce n'est pas ce que tu veux?*

* Tu sais bien que non! Du moins pas pendant la mission. Mais qui sait... si après je peux en profiter pour faire plus ample connaissance avec cette dame je ne vois pas où est le mal. *

* Pour une fois j'ai l'impression que c'est ton cœur qui parle et non ta virilité quasi-inexistante.*

Le rire de gorge qui retentit dans son esprit ne manqua pas d'arracher un sourire à l'ondin. Il était vrai que pour une fois ce n'était pas un simple désir charnel qui l'habitait. Il commençait à vraiment apprécier la Neutre et ne pouvait s'empêcher d'imaginer des moyens pour pouvoir poursuivre une éventuelle amitié après la mission.

* Si on en ressort vivant.*

Quand Din se coucha finalement il demeura un instant perdu ans ses pensées. En premier lieu il appréciait de voir que l'elfe ne semblait pas inquiète à son sujet. Elle s'était installée et avait fermé les yeux sans se soucier de sa sécurité en la présence de l'ondin. Puis il repensa à leur échange. Aux regards complices. Aux petits sourires et aux rires francs. Puis il lui sembla de nouveau entendre la mélodie cristalline que provoquaient les petites babioles qui ornaient ses cheveux. Il appréciait réellement la compagnie de cette femme.

Quand les gonds grincèrent il ne s'inquiéta pas. Andúnë lui avait fait savoir que Limna arrivait. Cependant le sinistre son n'avait rien d'aussi agréable que celui que produisait Din et il sortit bien vite de ce petit cocon qu'il avait en tête. L'ardente semblait un brin fatiguée. Elle évita soigneusement son regard pendant un petit moment. A croire que le simple fait qu'elle l'aie en face d'elle lui donne l'envie de vomir. S'asseyant près du feu, Limna ôta son voile du visage laissant ainsi apparaître une peau perlée qui semblait bien douce en comparaison avec son caractère. En la regardant bien, Altays se rendit compte qu'elle avait dû être une véritable beauté parmi les femmes de son peuple. Si l'on se fiait à son œil droit épargné permettait plus facilement de s'en rendre compte une fois le voile disparut. Puis se rendant compte qu'il devait la fixer d'une manière peu commune il détourna son regard et le replongea dans les flammes préférant ne pas la provoquer. Il avait passé un bon moment avec Din et espérait pouvoir en faire de même avec Limna. Même si à bien y réfléchir il savait déjà que la chose serait surement considérée comme un véritable exploit.

Quand elle fi la réflexion au sujet de la cuisine, il ne put s'empêcher de sourire.

- Hmm... il est vrai que c'est peut-être là mon coté féminin qui ressort mais je préfère tout de même que l'on parle de moi comme d'un homme. Et même si tu le regrettes maintenant je te remercie pour le compliment.

Se mettant à l'aise il étendit ses jambes près des flammes en continuant de les fixer intensément. Quand il leva un instant les yeux, il vit que Limna l'observait. Pas de cette façon détestable comme elle l'avait fait plus tôt. Mais d'un air plutôt égal. Comme s'il n'était rien. Il préférait cela. Il avait moins l'impression d'avoir à faire à une ennemie. Mais quand il entendit le murmure de cette voix beaucoup moins rancunière et finalement beaucoup plus douce qu'il n'aurait pu l'imaginer il faillit rougir comme l'avait fait Din. Ainsi elle avait entendu. Il éluda la question et continua de la regarder. Après un bref regard vers le trou à rat elle poursuivit sur sa lancée en prévision de leur journée de demain.

Il ne savait trop quoi répondre. Il avait le choix de mentir ou de trouver un moyen de ne pas la vexer. Puis il arrêta de songer un instant en regardant l'ondine sourire. C'était la première fois qu'elle le faisait sans que cela ne ressemble à un rictus. Et elle portait plutôt bien la chose.

Puis, se levant il trouva le courage de la regarder dans les yeux d'un air neutre comme le sien.

- Ce n'était rien de bien important en fait. Une simple chose sur laquelle je me suis interrogé mais qui ne vaille pas la peine d'être entendu à nouveau selon moi. Pour demain nous ferons surement route commune toi et moi, ne t'en fais pas pour mon sommeil j'assurerai le premier tour de garde. D'ailleurs je te remercie pour le bois.

Elle avait eu l'intelligence de ramasser de quoi leur tenir chaud pour la nuit et ainsi il n'aurait pas à sortir en chercher. Il regarda Din puis les couvertures.

- Dinjelaï a trouvé ces couvertures. Tu devrais en prendre une et ne pas trop t'éloigner du feu. Je veillerai à ce que les rats ne viennent pas vous déranger. Tu as ma parole. Mais bien sur je ne te force en rien à te coucher. Si tu préfères demeurer éveillée un petit moment avec ma compagnie je ne m'en offusquerai pas.

Il savait qu'il lui tendait une perche et qu'elle en profiterait probablement pour oublier ce sourire et lui envoyer de nouveau une remarque cinglante. Mais il s'en fichait. Il avait prit la décision de rester neutre au maximum et de se contenter de finir la mission.

[HRP: Désolé c'est pas super mais je ferai mieux la prochaine fois... un peu à court de temps cette semaine juste avant les vacances mais ça se calme à partir de maintenant donc on est repartit!]
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:32

Posté par Limna

Elle avait sentit le regard de l’ondin sur elle lorsqu’elle avait retiré son voile mais n’avait pas voulu relever les yeux sur lui. Elle avait l’habitude, il finirait par s’y faire lui aussi. Curieusement il releva le compliment qu’elle fit pour la cuisinière…Ciel ! Il était le cuisinier ! Elle s’arrêta de mâcher un instant imaginant qu’il avait empoisonné le porc et elle tourna les yeux sur l’elfe pour vérifier qu’elle n’était pas morte. Comme il mangeait de bon cœur, et ne semblait pas suicidaire, elle avala sa bouchée et lui rendit un sourire crispé.

Non je ne regrette rien, c’est bien à la femme que je m’adressai. Tu me seras certainement plus agréable maintenant que je nous trouve un point commun. Il ne te manque plus qu’à faire le ménage et tu seras bonne à marier. A moins que tu ne le sois déjà… marié(e) ?

Elle garda son sourire intérieur avec une grande maitrise et le fixa intensément. Elle s’imagina sur une place de marché en train d’essayer de le vendre à un de ses marchands d’esclaves pour riches bourgeois en mal de femmes. Elle mettrait en avant qu’il avait de bonnes dents et peut-être même qu’elle ajouterait des talents de couturière…

Elle se piqua de nouveau dans la viande. Ses traits devaient se détendre… Même elle, sentait comme le fait de combler sa faim la calmait. Il était assez incroyable d’être aussi dépendant de la nourriture pour ses humeurs. Il en avait toujours été ainsi mais ça ne manquait pas de l’étonner. La question du mariage trottinait dans sa tête, elle qui avait été mariée… Un frisson de dégoût s’empara de la jeune femme lorsqu’elle se remémora son passé.

Le temps passa, et il profita de la chaleur du feu. Limna apprécia aussi d’avoir retrouvé le foyer. L’ondine aimait la nature et les nuits au clair de lune mais elle supportait mal le froid. Le climat de la région était plus encore plus frais avec l’humidité environnante. Elle ouvrit les lèvres pour le questionner et décela chez lui un étrange malaise. Il essaya d’éluder la question sans grande finesse… Etait-ce si terrible ? Elle haussa furtivement les épaules. L’ondine était curieuse mais comme l’elfe dormait elle ne s’imaginait pas en train de menacer le Céleste pour qu’il daigne s’exprimer. Cela attendrait le lendemain ou mieux encore, elle demanderait à Dinjelaï personnellement.

Limna mangea avec son grand appétit. Elle surprenait souvent les gens vis-à-vis de la quantité de nourriture qu’elle pouvait ingurgiter puisque son corps fin ne semblait pas pouvoir prendre de rondeurs. L’ondin lui proposa de prendre une couverture et de se reposer pendant qu’il monterait le premier tour de garde. Elle prit le temps de finir son repas, bien longtemps après lui et se leva pour en attraper une. Elle se dirigea vers la porte pour la secouer puis regagna le salon improvisé. Elle s’enveloppa dans la couverture avec soin et accrocha de nouveau son voile, retrouvant ainsi une intimité réconfortante.

Je me suis déjà reposée. Je monte la garde avec toi.

Elle laissa le calme revenir surtout que sa bonne humeur était revenue. Limna jeta un bref coup d’œil sur le bois qui séchait. Elle en avait ramené un bon petit tas, de quoi passer la nuit tranquillement. Altays la remercia de l’avoir apporté. Elle le trouva mielleux et soupira bruyamment. Imaginait-il qu’elle avait fait ça pour lui ? Il ne voulait donc pas dormir… Ils allaient devoir se faire la conversation sans s’aboyer dessus ni sans se battre par respect pour la jolie femme endormie. Elle apprécia moyennement son allusion aux rongeurs.

Je n’ai pas peur des rats. Ils sont simplement agressifs par chez moi…

Elle leva les yeux sur Altays et se convint qu’il devait dormir dans une de ces suites pour Maîtres dragon alors qu’elle n’avait le droit qu’au dortoir infect. Elle se jura au retour d’investir une pièce rien que pour elle. Elle avait déjà manqué de peu d’étouffer son voisin de lit tant il ronflait.
Limna joua avec sa lame un instant avant de sortir un tissu propre de sa besace et de commencer à la nettoyer. Elle ne regardait plus son compagnon, appréciant inlassablement la finesse du travail du forgeron mais se laissa un peu au bavardage…

Depuis quand es-tu Maître ?

L’ondine frotta un bon moment sa lame avant de la ranger. Elle aurait voulu astiquer ses autres armes mais ne voulait pas qu’il repère ce qu’elle avait sur elle. La jeune femme ne se soucia pas d’avantage de l’éclat de ses armes, elle s’y appliquerait le lendemain.

Elle descendit de la bûche qui lui servait de siège et s’allongea prudemment au sol, guettant l’activité des rats. Elle cacha contre le sol son profil harmonieux, comme par pudeur et plongea ses yeux dans les flammes qui faisaient danser les ombres sur son visage. A travers leur valse désorganisée, elle reposa son regard sur Altays et se demanda s’il était beau. Sa peau était pure, ses yeux si clairs… Il devait être beau oui pour avoir tourmenté tant de femmes. Mais elle se retint de rire en l’imaginant séduire des humaines… Il avait du tomber bien bas.

Le repas appelait à la digestion et ainsi recroquevillée dans la couverture, la chaleur la berçait sans qu’elle ne veuille fermer les yeux. Limna était bien, au sec et à une distance suffisante de l’homme. Peut-être qu’ils arriveraient à discuter sans que ça ne l’agasse trop.
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:32

Posté par Altays

Il était las... tellement las. Décidément elle ne cesserait de toujours chercher à le provoquer. Il aurait volontiers répondu à ses sarcasmes en recommençant le jeu de qui aura le dernier mot mais il ne voulait pas amplifier le phénomène. Aussi prit-il sur lui encaissant les moqueries et en ignorant les questions stupides qui pouvaient s'échapper de cette gueule. Pour lui qu'on soit homme ou femme s'acharner ainsi faisait de l'être un animal plus qu'un humain. Ignorant donc superbement les moqueries il continua de regarder le feu cherchant à trouver refuge auprès de l'unique être qui comptait à ses yeux.

* Ne t'en fais pas petit homme. Elle se lassera bien vite de ce petit jeu. Je peux la menacer si tu le désires.*

Souriant plus pour le ton que pour la phrase il savait qu'Andúnë pouvait se montrer des plus menaçant.

* Non je te remercie grand lézard. Je pense que j'arriverai bien vite à ignorer totalement son comportement. Et puis Dinjelaï est là pour tempérer un peu cette atmosphère!*

* Altays? Serais-tu... amoureux?*

* On en reparle dans un instant. Il faut que je me débarrasse de l'autre qui n'a pas l'air de vouloir se coucher finalement.*

* Huhu tu éludes ma question mais je te la reposerai quand nous serons seuls à tout de suite!*

Retrouvant l'atmosphère glaciale malgré le feu Altays replongea ses yeux dans ceux de Limna. Il était parvenu à retrouver un certain calme. Instinctivement il regarda un court instant la crinière blonde parsemée de grelot et autres petits accessoires de la Maîtresse Neutre avant de reprendre là ou il s'était arrêté.

-En ce qui concerne les rats je suis content de savoir que tu pourras dormir sur tes deux oreilles alors.

Ce qui le surprit le plus en cet instant c'est que c'était vrai. Il commençait à éprouver de la compassion! LUI! Quelle horreur! Ce devait plutôt être de la pitié... oui voila il avait pitié de cette malheureuse. Il préférait envisager les choses sous cet angle. De la compassion. Et pourquoi pas lui offrir une fleur et lui pousser la chansonnette. On aura tout vu.

- Hmm je ne saurais te répondre avec précision. Cela remonte à quelques mois. Presque un an en fait. J'ai vite atteint ce rang car mon maître n'a pas été très présent et j'ai fait des efforts assez considérables à vrai dire. J'ai eu l'occasion d'entrainer deux aspirants qui sont à leur tour passés Maître au Kaerl. Je dois avouer qu'ils font partie des gens auxquels je tiens le plus en fait. Il est assez étrange de voir que cette relation peut entrainer de si bons rapports. Du moins ce fut mon cas. Je ne saurais te dire à propos des autres Maîtres.

Songeant un instant à Peddyr qui devait lui-même supporter un ardent il espéra que celui-ci garderait son calme. Puis, quand il songea à Istvan il eut un franc sourire. Si celui-ci faisait partie d'une triade le pauvre ardent ne verrait pas la chose venir. Ce tempérament de feu propre au Maître qu'était Ist allait surement en choquer plus d'un. Se relevant doucement il nettoya son pantalon bien qu'il n'y ait rien dessus. Il regarda ensuite Limna avant d'enchainer.

- Si tu n'es pas fatiguée je te laisse prendre la garde seule dans ce cas. J'avoue que je reviens d'une mission heu avant celle-ci je veux dire. Et je n'ai pas prit le temps de me reposer depuis un petit moment. Donc je te laisse monter la garde je vais voir Andúnë et je passerai probablement la nuit dehors. Je serai de retour avant l'aube si Dinjelaï me demande. Bonne garde Limna. Si quelque chose se profil à l'horizon Andúnë te préviendra.

N'attendant pas vraiment de réponse et sachant qu'il n'aurait droit qu'à des moqueries de nouveau il se dirigea vers la porte en essayant de ne pas faire claquer ses bottes trop fort. Sans un regard en arrière il sortit dans la nuit fraîche et referma la porte.

* Tu penses pouvoir me tenir assez chaud cette nuit mon cher ami?*

* T'ai-je déjà déçu? Rejoins moi derrière la grange. *

Contournant la baraque en regardant les petits éclats lumineux qui perçaient à travers les planche Altays rejoignit son lié. La simple vue de celui-ci lui réchauffa le cœur. Une fois parvenu à sa hauteur il enroula ses bras sur l'encolure et gratouilla affectueusement les écailles. Voyant Andúnë s'installer il prit place près du flanc du dragon. Le feu intérieur qui bouillait dans ce corps serait suffisant pour qu'il ne tombe pas malade. Une aile vint alors se poser au dessus de sa tête et la queue de son lié s'enroula pour lui offrir un cocon qu'aucun homme ne pourrait défaire.

* Hmm tu t'en sors bien. Je suis content de voir que tu ne prend plus cette mission à la légère.*

* J'avoue avoir eu du mal à me faire à cette idée de menace. Mais je dois reconnaître qu'il faut s'appliquer à faire ce que l'on nous demande. Je ne serai pas celui qui fera tout échoué.*

* Et... pour la Maîtresse neutre?*

* Et bien... j'avoue que... c'est compliqué...*

* Je t'en prie... nous avons toute la nuit devant nous. Peut-être que je te serais de bon conseil.*

* Tu es toujours de bon conseil. Alors voila ... ... ...*

[HRP: Hmm je pense que l'on peut passer au jour suivant. N'hésitez pas à dire que je suis revenu ou autre si c'est nécessaire je ne verrais aucun souci à ce que l'on me joue tant que ce n'est pas de l'abus et que ça reste léger.
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:40

Posté par Dinjelai

Heureusement qu’elle était tournée vers le mur de planche, sans quoi la lueur du feu aurai révélé le large sourire que l’elfe ne parvenait pas à dissiper… Les piques que s’envoyaient à voix basse les deux ondins étaient plus des moqueries que de véritables déclarations de guerre… Malgré leurs Kaerls et leurs valeurs aux antipodes, il vint à l’esprit de Dinjelaï une prémonition… Dans un avenir proche, ces deux là auraient peut-être des sentiments se rapprochant plus de l’amitié que de la franche antipathie…

Le fait que Limna pose des questions personnelles sur le passé du Céleste appuyait le pressentiment qu’avait Dinjelaï, et elle écouta avec la plus grande attention les paroles d’Altays… Leur discussion à voix basse n’échappait pas à l’ouïe fine de la jeune femme qui, les yeux fermés, n’en perdait pas une miette… Elle n’était pas si fatiguée, mais voulait faire de petites provisions de sommeil, tant qu’elle pouvait dormir au sec et au chaud… ce qui durait rarement sur Ys…

Les deux ondins se renvoyèrent des tours de garde, aucun ne voulant vraiment dormir se sachant surveillé par l’autre, mais tous les deux ne souhaitaient visiblement pas se regarder en chiens de faïence jusqu’à l’aube. Finalement, Altays sorti, au grand désarroi de Din qui aurait bien accueilli un peu de chaleur supplémentaire… Une fine chaire de poule s’étendit sur ses avant bras, alors qu’un frisson lui parcourait l’échine… A nouveau, un sourire s’épanoui sur son visage et l’elfe se mordilla la lèvre inférieure pour le réprimer… Plus tard, restons concentrée…

Au silence de la pièce, masqué parfois par les crépitements du feu, Din imagina Limna, silencieuse devant les flammes. Tranquille, elle fit le vide dans son esprit. L’Ardente n’avait aucun intérêt propre à sa mort cette nuit… L’elfe plongea dans un rêve marin, parmi les sirènes et… les ondins…

Quelques heures plus tard, elle sorti de son rêve, frissonnante… Elle attendit quelques minutes, les yeux clôs pour deviner ce qui se passait dans et autour de la grange. Rien. Elle poussa ses couvertures et s’étira, à la manière d’un chat… Les flammes avaient disparu, mais les braises rouges continuaient de chauffer la pièce. Dans un coin, la viande fumée des deux porcelets était découpée en lanières fines, non loin de là, le visage de l’Ardente dépassait d’une couverture, ses yeux de glace fixant les mouvements de l’elfe.

Din adressa un signe de tête en guise de bonjour à la jeune femme qui avait veillé sur son sommeil. Peut-être avait elle dormi, en tout cas elle n’en portait pas les traces, et Dinjelaï serait la dernière à lui en tenir rigueur. Si elle avait estimé qu’un veilleur était indispensable, elle aurait pris son quart et ses responsabilités !

Dinjelaï tourna le dos au feu pour enfiler ses vêtements et ses bottes, puis revint vers Limna. Elle savait que pour certains, l’aube est un moment idéal pour se retrouver seul, et que quiconque cherche à briser le silence est perçu comme un agresseur. Aussi ne prit elle pas le risque d’énerver l’ondine. Elle saisit sa besace, s’approcha de la viande et décrocha un petit morceau qu’elle porta à sa bouche. Elle rompit un morceau du pain qu’elle avait offert la veille et le tendit à Limna, puis s’en coupa un pour elle.
Le petit déjeuner avalé, elle adressa un signe de tête à l’Ardente :

Je me rends à Brirenheau. Retrouvons-nous ici à la nuit tombée.

Après un sourire, l’elfe se dirigea vers la porte de la grange. Avant de poser sa main sur le battant pour le pousser, elle se retourna :

Si nous nous croisons en ville, nous ne nous connaissons pas. Je crois que c’est plus sage pour l’instant… Fais passer le message à Altays lorsqu’il se réveillera !

Cette fois, elle poussa la porte et s’empli les poumons de l’air marin, doux et iodé, qu’elle aimait tant. Le ciel était clair, le soleil se levait à l’horizon, pas encore visible, mais ses premiers rayons coloraient les nuages qui s’effilochaient. Les fumées des cheminées de Brirenheau s’élevaient dans le lointain.
Avant de se mettre en chemin, l’elfe se dirigea derrière leur abri de fortune, où elle savait pouvoir trouver un puis. Elle tira un sceau et se trempa les mains dans l’eau glaciale puis se frotta les paumes. Elle s’aspergea rapidement le visage et fit une toilette sommaire pour achever de se réveiller. Ceci fait, elle regarda autour d’elle, et aperçu la queue sombre d’Andùnë. Son imagination lui souffla qu’Altays dormait non loin de là, et un nouveau sourire éclaira son visage, aux joues rougies par le froid.

Dinjelaï retrouva Anareinth sur le chemin, derrière un bosquet qui bordait la route de terre battue qu’elle avait rejoint.

** Si tôt en chemin ? Ne penses-tu pas que monsieur Friagrïn n’est pas réveillé à cette heure ? **

L’elfe sourit et enlaça tendrement sa moitié d’âme :

* J’espère bien qu’il n’est pas encore levé, je compte lui apporter le petit déjeuner ! *

Le dragon gloussa, son rire résonna dans l’esprit de Dinjelaï…

** Pauvre libraire, déjà qu’il ne sait rien te refuser… **

L’hilarité du dragon se communiqua à sa Liée, qui rit à son tour, l’air un peu canaille…

* Anareinth, l’amitié s’entretient… Hors je l’ai quelque peu délaissé ces dernier mois… Enfin, oublié serait plus juste… *

Le dragon Blanc la poussa de son museau

** Vilaine ! Je suppose que je ne peux pas venir avec toi ? **

Le sourire de l’elfe disparu et elle caressa tendrement la gueule de son Lié…
* Tu supposes bien… Je préfère ne pas prendre de risque… Ta forme humaine ressemble trop à un nobliau pour que tu puisses passer inaperçu à Brirenheau… *

Dinjelaï déposa un petit baiser sur le museau fin du dragon puis lui adressa un au-revoir de la main et continua d’avancer sur le sentier…




Les longues jambes de l’elfe avalèrent rapidement les deux kilomètres qui séparaient la grange des premières maisons, et elle fut au centre de la petite bourgade à peine vingt minutes après son départ. Elle s’avança dans les rues pavées, rendues glissantes par l’humidité, à la recherche d’une enseigne qu’elle connaissait…

L’elfe entra dans la boulangerie en faisant tinter un petit carillon. Quelques minutes plus tard, elle en ressortait avec deux miches de pain et quelques pâtisseries sucrées. Puis l’elfe prit le chemin du port.
Il était encore trop tôt, aussi elle passa un peu de temps à déambuler sur les quais. De grands navires marchands, à vide, flottaient la quille à peine mouillée, alors que ceux sur le départ s’enfonçaient lourdement dans les eaux grises.
Dinjelaï passa entre eux, savourant les noms de chacun et les promesses de voyages qu’ils offraient…

Lorsque le soleil fut entièrement visible à l’horizon, Din tourna le dos au port et s’enfonça dans les ruelles… Lorsque l’enseigne qu’elle cherchait des yeux apparue, l’elfe s’immobilisa. Un enfant, en ombre chinoise, appuyé sur une bibliothèque. Les chainons qui suspendaient la plaque de fer forgé à ses attaches avaient rouillé, et grinçaient lugubrement sous le vent salé qui soufflait dans l’obscur chemin pavé.

Elle cogna trois coups contre la lourde porte et attendit. Quelques minutes plus tard, une petite fenêtre grillagée s’ouvrit…

C’est fermé ! Maître Friagrïn ouvre lui-même la boutique, mais pas avant neuf heures !

Dinjelaï offrit un sourire au domestique et présenta le sachet de tissu dans lequel se trouvaient les pâtisseries.

Je lui apporte le petit déjeuner !

Dame Al’Ysiria !


Le sourire de l’elfe s’agrandit, et elle se dépêcha de pénétrer dans la librairie pour se protéger du froid. Les étalages de la librairie étaient presque vides, mais Din savait que le principal travail du Maître Friagrïn était la recherche d’ouvrage pour le compte des riches de la ville. Din échangea quelques banalités de bon ton avec le domestique qu’elle connaissait de longue date, puis se laissa mener à l’étage…





[HRP] A vous ! Racontez (ou pas) les grandes lignes de votre journée, sachant que les principales infos seront relatées le soir, autour du feu ;) [/HRP]
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:40

Posté par Limna
L’ondine regarda son compagnon se retirer pour la nuit. Elle put enfin se détendre près du feu. Limna se laissa hypnotiser par les flammes et la chaleur vint masser ce qu’il restait de rides crispées sur son visage. Elle essaya de maintenir le feu le plus longtemps possible et se servit plusieurs fois à manger pour passer le temps, et prépara quelques tranches pour plus tard.

Son esprit s’envola dans les tréfonds de son passé, depuis combien de temps n’avait-elle pas vu le lac du domaine ? Elle frotta doucement son pendentif comme pour sentir son influence sur elle. Puis elle pensa à Alauwyr, il se demanderait certainement où elle était passée. Mais elle ne s’en soucia pas longtemps, ils commençaient à se connaître et il ne pouvait s’étonner d’une escapade solitaire de plus. Il serait furieux peut-être, parce qu’il aurait des entrainements en suspens mais tout cela n’importerait pas si les temps venaient à leur fin. Pour cette ultime raison, elle se força de penser à lui avec gratitude et douceur, évitant l’image de l’humain narquois qui lui tapait sur les nerfs…

L’ondine évita de quitter des yeux le trou opaque où les rongeurs se cachaient mais peut-être qu’elle se laissa assoupir, car lorsqu’elle ouvrit les yeux, le feu état éteint et l’elfe commençait à s’agiter. La journée venait de naître dans un délicieux arc ambré au-delà des nuages.

Limna se redressa répondant au signe de l’elfe en silence en hochant furtivement la tête. Elle la dévisagea sans gêne. Elle la trouvait belle et ne pensait pas la contrarier de la sorte. Dinjelaï se vêtit rapidement, elle était coquette sans pour autant ressembler à l’elfe de son dortoir qui s’acharnait sur ses cheveux pendant de longues minutes. La femme vint s’installer près d’elle et lui tendit un bout de pain.

Merci.

La consistance de la farine lui avait presque manqué avec toute cette viande avalée pendant la nuit. Elle en profita pour ajouter une bûche et rallumer le foyer. Les deux femmes profitèrent en silence du crépitement chaleureux. Limna oublia presque volontairement d’informer l’elfe de la disparition d’Altays. Elle n’avait pas l’air de s’inquiéter pour lui et Limna avait du mal à l’immiscer dans cet instant paisible. Une fois qu’elle eut fini, la jolie blonde se leva et annonça son départ.

Brirenheau…ok, bonne chance.

Elle fit un signe de tête un peu amusée pour rassurer la femme qu’elle ne la reconnaîtrait pas en ville et grimaça en entendant parler de l’ondin… La porte se referma et la quiétude revint. Elle ferma les yeux et inspira calmement pour dissiper ses futurs tourments. Elle se leva à son tour, éloigna la couverture qu’elle avait bien appréciée durant sa garde et aplatit maladroitement ses cheveux défait par la nuit. Au soleil, ses mèches se révélaient plus claires parmi les reflets bleutés assez vifs. Elle ouvrit la porte et se glissa à l’extérieur. Il ne lui fallut pas longtemps pour repérer le dragon noir, elle s’avança prudemment, elle craignait toujours les dragons… Elle resta à une bonne distance et chercha son esprit, pour ne pas le surprendre de sa voix.

*Andúnë… Euh… salut… c’est Limna. Oui en même temps tu sais forcément qui c’est…*

Elle hésita encore, elle n’avait pas envie de déranger la bête alors qu’elle n’était peut être pas bien réveillée…

*Je ne sais pas si tu as vu Altays… Je vais chercher du bois, pour qu’il sèche… peux-tu lui dire de me retrouver dans la grange ? L’elfe a laissé un peu de pain.*

Elle s’efforça de ne pas trahir sa peur dans son expression. Son visage clos était souvent une bonne chose… Elle maitrisait bien mieux qu’avant sa peur des dragons. Son contact régulier avec Estenir, le lié de son Maître avait été très formateur. Andúnë prendrait peut-être son hésitation pour de l’éducation ou une crainte de le déranger… Elle l’espérait du moins.

Elle tourna les talons et arriva près du sous bois. Au loin, L’elfe s’éloignait déjà. Limna fit le tour de la grange et remarqua un petit tas de bûches bien rangées. Elle fut bien heureuse de cette trouvaille et fit plusieurs allers-retours pour en déposer à l’intérieur de la grange. Là, un rat s’était approché de la viande et elle jeta sa dague en plein sur lui.

Là au moins… tu bougeras plus.

Elle apporta encore un peu de bois laissant le rat agoniser sur sa dague plantée sur le plancher. Enfin, ellle rejoignit le puits qu'elle avait repéré et fit un brin de toilette rudimentaire. Dans le reflet de l'eau elle essaya d'essuyer ce qui ressemblait à des tâches... Si elle n'était pas très soignée, elle n'aimait pas sembler crasseuse. Avec toute la viande qu'elle avait avalée il était normal qu'elle s'en soit mis partout. Elle relâcha enfin sa natte et passa ses doigts dans les longues mèches bleutées. Enfin, elle les attrapa et les tourna avec habitude pour qu'il retrouve leur tresse. Elle releva la tête en direction de la grange et espérait que le dragon l'ait bien entendu... S'il dormait il avait peut-être fermé son esprit? Elle se redressa et retourna à l'intérieur.
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:40

Posté par Altays

Il avait silencieusement regardé celle qui perturbait tant l'esprit de son lié. Cette façon de se mouvoir comme si elle faisait constamment attention à là où elle mettait les pieds. Ces petites babioles qu'elle avait dans les cheveux carillonnant au grès de la brise matinale. Cette crinière cascadant sur ses épaules. Il était vrai que pour une bipède elle figurait parmi les plus jolies qu'il avait rencontré. Mais il avait du mal à comprendre pourquoi altays se sentait si étrange en sa présence. Ce sentiment nouveau lui était encore totalement inconnu et il avait beaucoup de mal à assimiler les raisons du comportement de son lié. Quand elle sourit en sa direction il se demanda si c'était parce qu'elle l'avait vu ou non. Baissant les yeux il regarda avec attention son petit lié accroché à son ventre pour sentir la chaleur contre lui. Il songea un instant à le garder ainsi mais il savait que celui-ci voudrait surement savoir comment se déroulait la matinée pour ses camarades. S'immisçant dans les rêves de son lié il caressa calmement son esprit afin de ne pas le réveiller trop brutalement. Quand enfin il sentit que celui-ci s'éveillait il recula doucement sa conscience et attendit.

* Je pourrais rester ainsi des jours entiers tellement c'est agréable.*

* Oui... tu commences à te servir de moi comme d'une bouillotte un peu trop souvent!!!*

* Mais... c'est toi qui...*

* Je plaisante... la demoiselle aux cheveux d'or est partie il me semble et ton amie ondine est en train de me parler en ce moment même. Je crois qu'elle pense que l'on dort encore toi et moi.*

* Ne bouge pas encore laisse-moi juste le temps de me réveiller doucement et de profiter du calme de la matinée avant de devoir entendre ce qu'elle a à me dire.*

Ne bougeant pas, Andúnë écouta passivement Limna. Elle était quelques peu hésitante mais en sentant son esprit Andúnë sentit qu'elle n'était pas foncièrement mauvaise. Il avait l'impression qu'elle avait formé autour d'elle une carapace solide qui ne permettait à personne de capter ses véritables sentiments. Un peu comme si elle avait peur de s'ouvrir aux autres. Une fois qu'elle eut finie le Dragon dégagea doucement son aile qui couvrait Altays la faisant battre un instant pour se dégourdir quelque peu. L'ondin s'étira doucement demeurant au sol contre le ventre du Noir. La nuit avait été plutôt agréable. Ils avaient parlé et il avait pu se confier. Au moins son coeur semblait plus léger à présent et il se concentra sur sa tâche du jour. Il devait aller au port et mener sa petite enquête auprès des marins afin d'en apprendre plus sur le fameux joyau. Il savait que de nombreuses légendes sur les trésors circulaient parmi les marins. Mais il savait aussi à qui il devait poser les questions. Les plus qualifiés n'étaient pas souvent ceux qui prenaient la mer. Il y avait sur le port des vieux marins marins presque aussi âgés que le monde qui semblaient connaître tellement de choses qu'ils étaient de bons conseils aux yeux de tous. Seulement pour les aborder il fallait bien souvent faire partie de leur entourage. Tout en réfléchissant à comment il pourrait obtenir les informations dont il avait besoin l'ondin se dirigea vers le puits et accomplit ses ablutions habituelles.

*Que voulait Limna au fait?*

* Elle voulait que tu la rejoigne dans la cabane... je crois qu'elle voulait prendre le petit déjeuner avec toi elle a parlé de bois et de pain... un charabia étrange.*

Levant les yeux au ciel Altays comprit que son lié n'avait absolument rien écouté de ce que l'ondine lui avait dit. Et il devrait se rendre à la grange pour subir un bavardage incessant et des menaces ou moqueries qu'il n'avait pas du tout envie d'entendre. Un instant il hésita à se rendre directement au village en oubliant la jeune ondine. Tenté il regarda la fumée qui s'élevait déjà des cheminées.

En pénétrant dans la grange il sentit la douce odeur du feu de bois et de la viande. Il n'avait pas si faim que ça. Apercevant Limna il lui fit un léger salut de la tête en prononçant un petit B'jour presque inaudible. S'approchant du feu il attrapa un morceau de pain et se tourna vers Limna.

- Andúnë m'a dit que tu... heu... où est passée Din'?

Secouant la tête comme s'il se laissé distraire il reprit

- Tu voulais me voir? Je ne sais pas si tu veux ou non te rendre dès à présent à Brirenheau mais pour ma part je ne dois pas tarder en vue du fait que c'est le matin que chacun décharge son navire. Si tu veux me parler de quelque chose profitons de la route et du temps.

Se relevant il offrit à l'ondine un visage où ne transparaissait aucune émotion si ce n'est un peu de gaieté sans qu'il ne sache pourquoi ses yeux brillaient de cet éclat. Peut-être en raison de la journée agréable qui s'annonçait ou en raison de la nuit qu'il avait passé. Il s'en fichait en fait. Il était un brin content et même Limna ne pourrait pas gâcher son humeur.

Il regarda un court instant Limna cherchant à peser son humeur sans vraiment y parvenir et tourna les talons vers la porte. Une fois dehors il constata qu'Andúnë l'attendait sur le pas.

* Tu essaies de ne pas t'attirer d'ennuis pendant ta petite escapade. Je ne voudrais pas avoir à intervenir et tout mettre à feu et à sang pour te sauver les fesses.*

* Huhu tu serais donc inquiet?*

Grognant un peu et laissant ses yeux sombres se teinter d'un éclat jaune Altays comprit qu'il ne s'agissait pas d'une plaisanterie.

* Ne t'en fais pas je serais prudent. tu n'as rien à craindre. En cas de problème tu seras le premier avertit de toute façon mais je ne pense pas qu'il y ai de raison pour que quelqu'un porte atteinte à mon existence. Sauf peut-être Limna... mais elle ne tentera rien avant la fin de la mission donc soit tranquille.*

N'attendant pas plus longtemps il grattouilla un peu le cou de son lié et lui tapota affectueusement le flanc avant de prendre la route de la ville. Si Limna voulait parler elle n'aurait qu'à le rejoindre sinon il aurait le loisir de profiter du paysage et de songer à comment il pourrait éventuellement faire pour rencontrer Din' après la mission.

[HRP: J'avoue être un peu perdu ne sachant pas si tu voulais qu'on parle ou non Limna... Din étant à Brir' elle va pas avoir grand chose à raconter si on reste à deux à chaque fois donc Din' je sais pas si tu veux poster après et Limna je sais pas si tu voulais que je te tape dessus donc le mieux c'est de se mettre un peu au courant via mp parce qu'au final je sais pas si jdois parler maintenant ou non de ma journée vu que je veux pas mettre un vent à Limna même si altays en meurt surement d'envie mais qu'il est trop c** pour le faire..]
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:41

Posté par Limna

Limna rêvassait contre le mur, le regard perdu à travers la fenêtre. L’horizon était éclairci, la matinée serait peut être sèche. L’ondine se faisait difficilement aux changements de température. Sur Orën le climat était clément et bien moins capricieux. L’air n’était jamais trop chaud, ni trop froid si bien, qu’elle n’avait jamais réellement prêté attention au temps durant la journée, ni ne s’était préoccupé des averses… Elle apprenait vite et prenait un peu plus de temps pour s’habiller le matin en examinant le ciel depuis le dortoir au Kaerl. Mais là, elle était partie trop légèrement vêtue sous la précipitation, elle trouverait certainement quelque chose en ville…

La jeune femme soupira alors qu’elle serrait ses bras autour d’elle pour se réchauffer encore un peu. Bientôt il faudrait partir, et elle en avait déjà des frissons. Altays entra et la salua brièvement, elle fit un signe de tête pour lui répondre et désigna de son regard le pain laissé par l’Elfe. Elle retrouva le paysage alors qu’il lui adressait quelques mots.

On part quand tu es prêt. Dinjelaï est déjà en route pour la ville, rencontrer ses connaissances.

Elle lui parlait sans agressivité, mais avec une certaine touche d’indifférence. Mieux valait qu’elle ressente ça en sa présence plutôt que du mépris. Le silence retrouva son caractère planant et elle se rappela ne pas avoir répondu à toutes les interrogations de l’homme.

Je n’avais rien à te dire, dit elle avec ce même ton détaché.

Elle se retourna enfin de la fenêtre, et observa les vêtements de l’homme. Rien d’intéressant à voler, elle verrait en ville… Elle leva alors les yeux sur le visage de l’homme.

Je suppose que ton dragon accepte malgré tout… de m’emmener ? Il doit savoir que je ne prévois rien contre son lié…

Elle ne sourit même pas pour y mettre une touche d’humour et sortit en devançant l’homme.

Dehors le vent soufflait un parfum de liberté un peu trop humide. Elle ajusta sa cape sombre et se posa contre un arbre en attendant le Maître. Il vint enfin et elle le laissa s’installer d’abord pour communier avec son dragon et que ce dernier tolère un peu mieux l’ardente. Altays s’élança sans la moindre hésitation, sans la moindre crainte, sa bête était acquise, Limna en ressentit une pointe d’agacement. Son tour arriva et elle retint un peu sa respiration. Tous ses sens en alerte, elle posa sa main sur les écailles du noir comme si elle craignait de le surprendre. Limna n’aimait pas les dragons… Non... toujours pas.

Elle s’installa silencieuse derrière le Céleste, un peu maladroite et murmura un "C’est bon" lorsqu’elle s’imagina suffisamment accrochée. Les gestes du dragon se firent puissants et larges. L’ondine sursauta et s’accrocha à Altays pour ne pas perdre l’équilibre. Elle relâcha immédiatement sa prise et préféra se tenir aussi droite que possible pour ne plus être si près de lui. Les cheveux de l’homme flottaient avec grâce et venaient parfois chatouiller son visage ce qui lui rappelait alors de se reculer d’avantage.

Le vent se faisait tellement plus froid en altitude, elle baissa le menton voulut s’enfermer encore plus dans sa cape mais elle ne pouvait pas retirer les mains du monstre sans risquer de basculer. Elle sentit ses dents claquer doucement et elle les serra alors avec fermeté. *Bientôt, tout ira mieux… la terre la terre…* Elle se rassurait comme elle pouvait et percevait d’infimes changements dans la respiration du dragon. Les deux compères étaient-ils en train de comploter contre elle ? Elle préféra ne pas s’arrêter sur cette pensée. Qu’elle meurt maintenant rendrait peut-être la quête plus compliquée et donc permettrait à la prophétie de se réaliser… Elle trouva du réconfort en cela, si elle mourrait, ils mourraient aussi.

Din… est partie à pied, n’approchons pas trop de la ville, ils pourraient nous voir, la brume sera bientôt dissipée.

L’ondine sentait son homologue plus froid que lors de la veille. Elle ne lui en tint pas rigueur et ne chercha pas à argumenter ni à faire la conversation. Ses pensées étaient d’une bien meilleure compagnie que lui. Le dragon sembla changer de direction, et perdre en altitude, ils devaient approcher. La lumière fit scintiller le fourreau qui pendait à la ceinture de l’homme. Une jolie facture… avait-il déjà tué quelqu’un ? Etait-ce contre les principes des Célestes ? Elle était curieuse de le voir se battre. Peut-être pas contre elle, il était grand et sa récente blessure à l’épaule pouvait encore la déranger quelques fois, mais contre quelques soûlards…

A l’abri derrière un bosquet, l’équipe se posa en douceur et Limna ne se fit pas prier pour sauter de la monture et s’éloigner de quelques mètres. Elle fit un signe de tête au dragon pour le remercier sans en rajouter. Elle commença sa marche vers le bosquet lorsqu’elle regretta de le laisser hors de sa vue et se retourna brusquement. Il ne semblait pas avoir voulu l’attaquer, elle baissa les yeux, un peu confuse et se rattrapa comme elle put.

On ne se connait pas, avec Din même chose.

Elle porta ses yeux sur le reptile menaçant, elle ne pouvait pas simplement l’ignorer.

Andúnë… Tu pourras me prévenir lorsqu’Altays sera revenu? Je vous rejoindrai ici.

Elle n’attendit pas de réponse et s’enfonça dans le petit bois en direction de la ville, semant autant que possible l’ondin, pour qu’il n’en profite pas pour se débarrasser d’elle. Se sentant de nouveau seule, Limna se détendit et relâcha enfin sa mâchoire tendue par le froid d’abord mais par le malaise avec ce Maître et son monstre ensuite. Elle traversa les bois rapidement, y trouvant le plaisir de s’y déplacer avec fluidité, vitesse comme dans son domaine familiale… sans famille. La chaleur de l’exercice la soulagea enfin de la traversée difficile des airs. L’ondine jouait avec une de ses lames et avait retrouvé tous ses moyens, enfin elle suivit un sentier qui la conduisit en bordure d’une ruelle.

Limna s’assura de son voile correctement placé sur son visage puis, fit glisser une de ses armes sur l’arrière de sa jambe pour que personne ne puisse la voir. Ensuite, elle remonta sa capuche et pénétra dans la ville. La population était assez mixte bien qu’une légère majorité d’humains s’en faisait sentir. C’était la première fois qu’elle quittait le Kaerl, et depuis combien de temps n’avait-elle pas traversé une ville ? Même avant sa rencontre avec Martel, elle ne se rendait jamais en ville. Elle frotta la fiole autour de son cou pour se donner du courage, se mélanger à cette populace d’esclaves ne serait peut être pas si simple. Elle avait rencontré des humains aux Kaerls qui avaient la maitrise d’Art les rendant un peu moins méprisables, un peu plus dignes de leur liberté… mais ceux-là… ?

Alors qu’elle marchait dans la rue, un enfant se colla à sa mère lorsqu’il leva les yeux sur l’ondine. Elle releva lentement la tête et commença à craindre de ne pas passer inaperçue. Elle demanda la route d’une taverne mais l’homme à qui elle s'était adressé ne lui répondit pas, préférant passer son chemin. Limna commençait à s’énerver mais en tournant la tête vers une nouvelle cible susceptible de lui donner une direction, elle remarqua l’enseigne d’un tailleur. Un sentiment de satisfaction l’envahit et elle entra dans la boutique. Elle ne resta pas longtemps…

Elle se trouva une toute nouvelle tenue, chaude et pratique. Un caleçon épais noir, des chausses hautes de lin la couvrant au mieux, une tunique assortie, une cape de velours doublé, bien plus convenable pour la saison et des bottes de cuir réservées pour un homme de sa taille. Elle était habillée comme un homme, et cela lui convenait. Seule sa ceinture d’algue soulignait sa taille particulièrement fine, et rendait à sa tunique une touche féminine évidente. Elle glissa ses armes dans leurs fourreaux de cuir qu’elle avait resserré à ses bras, à sa cheville et à sa taille.

Pour ces emplettes, l’ondine n’avait pas eu grand mal, le gérant-artisan était plutôt âgé et lorsqu’elle avait attrapé son apprenti et glissé une dague sous sa gorge, il lui avait tout cédé sans hésiter. Les deux humains étaient ligotés dans l’arrière boutique et lorsqu’elle sortit, Limna tourna l’affichette sur "fermé", afin qu’aucune alerte ne soit donnée avant qu’elle ne soit loin. Le matin aidant, les clients n’affluaient pas encore.

La jeune femme retrouva le pavé mal aligné de la rue. Ses nouveaux vêtements lui rappelaient son rang noble, ils étaient relativement distingués et ainsi protégée de la température, elle retrouva une certaine aisance. Elle suivit une odeur marine qui vint narguer ses narines. Elle tourna à une première intersection et le port se tenait droit devant elle. Limna tourna à peine la tête qu’elle découvrit trois tavernes. Elle se décida à entrer dans la première seulement lorsqu’une humaine leva la tête de la silhouette sombre et sursauta en s’éloignant rapidement. L’ondine ne passait toujours pas pour quelqu’un du coin…

L’odeur mêlait celle de la transpiration d’un régiment d’hommes allergiques aux bains à celles des latrines du fond de la salle principale. Elle s’approcha du comptoir et attendit que le maître des lieux vienne à sa rencontre.

C’est quoi pour toi ma belle ?

Elle releva la tête et sa capuche tomba, elle lut un vague crainte dans les yeux de l’homme mais finalement plus de gêne qu’autre chose.

Un hydromel.

Tu as de quoi payer ?

Elle plongea ses yeux trop clairs sur son visage en le détaillant avec insistance. Il tourna les talons sans insister. Limna n’attendit pas longtemps sa commande, un homme puant l’alcool s’installa à sa droite et posa sa main sur son épaule. Il n’avait aperçu que le plus gracieux de ses profils. Limna était tiraillée entre l’envie de lui couper la main et le devoir qui l’avait conduit dans ce trou pourri. Elle se tourna vers lui en pinçant un peu les lèvres. Il avait la trentaine passé et elle n’avait pas plus de dix huit printemps. Elle s’essaya dans un sourire mais il ne remarqua rien, trop intrigué par sa face asymétrique. Elle se retourna vers le tavernier et signifia que la note était pour son voisin.

Ba alors ma p’tite c’est ton chien qui t’a mordu ? Il ponctua sa remarque d’un léger rire alcoolisé.

Ton pauvre frère a été abattu la semaine dernière… Je t'épargne les condoléances.

Le marin étouffa rapidement son rire et se leva brusquement comme pour tenter une attaque mais son sang imbibé ne lui intima rien d’autre que de se rasseoir et de noyer sa vague humeur colérique dans son verre. Limna s’ennuyait… Elle se tourna pour regarder la salle quand le serveur revint à sa hauteur.

Il n’y a pas tellement de femmes dans les équipages, même ondines… ça porte malheur.

Elle se retourna vers l’homme. Il était le premier à entendre les histoires de ses clients, comment n’y avait-elle pas pensé plus tôt ?

C’est ce que pensent les hommes, mais c’est plutôt les femmes qui ne veulent pas s’entourer de bons à rien.

Il se mit à rire franchement.

Tu navigues ?

Non, je ne voyage pas tellement.

Le tavernier plissa un peu les yeux sur la jeune femme. Sur une île il n’y avait pas tellement d’autres moyens d’atterrir.

Qu’est-ce qui t’emmène ? Je sais bien que les vôtres n’êtes pas bien bavards mais j’ai personne de sobre pour me faire patienter jusqu’au prochain arrivage.

Limna inclina un peu la tête, comme si elle compatissait et réfléchit un instant à ce qu’elle allait dire. C’était le moment où jamais et il n’était pas question d’aborder plus d’humains que nécessaire.

C’est un peu bizarre…

Oh ma petite, tu n’imagines même pas ce que j’entends par ici, lui coupa-t-il la parole.

Elle haussa la tête comme pour se donner du courage, imitant une personne timide.

Je ne sors pas souvent vois-tu, je préfère la compagnie des livres aux gens. Et j’ai lu quelques histoires à propos de l’île et à force de lire des choses… Un jour on se prend à vouloir les apercevoir.

L’homme sembla attentif à la confession de l’ondine. Il l’encouragea à développer son histoire et elle finit par évoquer une histoire de dragons et d’œils maudits qu’elle reprit par ailleurs sous le nom de saphir perdu. Il lui offrit un autre verre, amusé par la jeune femme qu’il pensait candide, à l’antipode de ce qu’elle pouvait inspirer… Elle essaya d’écouter ses plaisanteries sans grimacer et sans trahir son ennui lorsque le marin soûlard se tourna vers eux.

Y a l’histoire du monstre à quatre têtes aussi… Tu l’as lu celle la ?

Le tavernier se moqua de lui, en s’étonnant qu’il ne soit pas illettré. Et Limna se tourna nerveusement vers lui… Il fallait qu’il parle, il fallait qu’elle n’ait pas l’air trop insistant mais s’il ne crachait pas le morceau elle perdrait vite ses moyens...

Un brillant récit satisfit l’ondine et elle s’apprêta à sortir quand elle repensa au céleste qu’elle avait envie de voir… en difficulté. Elle s’approcha du soûlard et lui raconta qu’elle avait été ennuyée par un ondin prétentieux lorsqu’elle marchait en direction de la ville et qu’elle craignait de le revoir et qu’il ne la vole. L’homme sentit les ailes lui pousser et accompagné de trois autres marins, ils se dirigèrent vers le port à la recherche de l’homme décrit avec minutie…
Limna quitta enfin l’établissement soulager de ne pas devoir pénétrer dans les deux autres caves à ivrognes de la rue et chercha un angle satisfaisant pour le spectacle qui s’annonçait avec en personnage principal ce bon céleste…

[HRP: J'ai donc fait avancer l'histoire, je pense que Din peut également faire avancer ce qu'il se passe pour elle. On accordera nos violons avant la session potins autour du feu...]
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:41

Posté par Dinjelai

Lorsque Dinjelaï eut posé le pied sur le pallier du premier étage, un petit homme décoiffé, vêtu d’une robe de chambre passée à la hâte sur une chemise de nuit vint à sa rencontre.

Dinjelaï !

Sa voix montait dans les aigües les plus impressionnants, témoin de l’émotion qu’il ressentait. Maître Friagrïn… Le sourire de Din s’élargit lorsqu’il vint l’embrasser. Le libraire avait à coup sûr quelque ancêtre nain ou halfelin dont il avait hérité le nom, la petit taille et la passion de la collection.

Tant de temps sans nouvelles ! Allons allons, je ne vais pas t’embêter l’esprit avec tout cela, viens donc partager un thé ! Si je t’accable à peine arrivée, jamais plus tu ne repasseras par ma maison !

Une boisson chaude ne sera pas de refus maître ! Voyez, j’ai pensé à votre déjeuner, cela excusera t-il mon absence de ces derniers mois ?

Dinjelaï vit le visage jovial du libraire se rembrunir légèrement, mais l’ombre passa vite :

De ces deux dernières années veux-tu dire ? Maître Friagrïn l’avait saisit par le coude, pour l’encourager à entrer dans la salle à manger, où fumait une tisane odorante. La table vint très rapidement se couvrir d’une deuxième soucoupe et d’un deuxième bol et l’elfe sortit croissants et pâtisseries. Mais passons, je suis enchanté que tu sois venue me rendre visite !

Les lèvres de Dinjelaï s’étirèrent, elle un léger sentiment de culpabilité l’envahie… Rendre visite, rendre visite… Demander un service plutôt… Elle décida de remettre à plus tard sa requête, la fin du monde attendrait ! Elle n’était pas très attentive à cultiver certaines amitiés, mais tout de même pas impolie !
L’elfe posa les coudes sur la table, et posa ses paumes sur le bol rempli de liquide chaud. Le libraire plongea son regard, teinté de malice, dans ses yeux et avec un sourire paternel :

Et bien, où étais-tu donc passée pendant tout ce temps ?

Il n’avait pas changé !

Ouh ! L’histoire risque d’être un peu longue…

J’ai tout mon temps… Même quand j’ouvre la boutique, la foule ne se presse pas, mes rares clients préfèrent l’après-midi !

Din croqua dans un croissant pendant que le libraire se coupait une large tranche dans une belle miche de pain et entreprenait d’en faire une tartine.

Et bien, je n’avais pas prévu de quitter Brirenheau si rapidement, mais j’ai fait une… Une rencontre, pour le moins inattendue… A la taverne « La Dame Verte », un chevalier était de passage…

Maître Friagrïn soupira profondément. Il connaissait bien les aventures passagères de l’elfe et imaginait la suite d’un récit plutôt salace, mais Dinjelaï secoua la tête en signe de dénégation.

Tu n’y es pas du tout ! Il s’agissait d’un Chevalier Brun du Màr Luimë…
Le Kaerl Englouti c’est ça ? La neutralité incarnée ?

L’elfe eut un petit sourire. Le libraire n’avait pas oublié ses leçons sur le continent mystérieux, royaume des seigneurs des vents. Il était peut-être le seul à connaître l’existence de ces êtres de légende, que les habitants de Brirenheau, et tous les Ysiens sans doute, considéraient comme d’importants personnages des mythes anciens, oubliés, disparus…
Le jour de leur première rencontre, alors que Din était à la recherche d’un exemplaire sur les légendes draconniques, le petit maître Friagrïn, plus jeune d’une large décennie, s’était montré parfait expert dans ce domaine. L’elfe avait d’abord dissimulé son identité, habitude prise depuis le début de ses voyages – il n’était pas toujours bien vu de se présenter comme lié à un animal légendaire – mais au fil de la conversation, et des rencontres qui suivirent, elle décida de révéler quelques secrets de Tol Orëa… Maître Friagrïn avait rencontré à plusieurs reprise Anareinth, mais les discussions avec le dragon étaient grandement compliquée par le fait qu’il ne possédait pas le Don, Din devant alors servir d’interprète.
Dinjelaï avait décidé à ce moment de sa vie, en partie à cause de sa rencontre avec le libraire, de se stabiliser à Brirenheau, et pendant plusieurs mois elle avait loué une chambre dans une auberge discrète et de médiocre qualité. L’argent de cette location était en bonne partie fourni par Maître Friagrïn lui-même, qui tenait absolument à rémunérer l’elfe pour les « cours de sociologie et de géographie » du continent Tol Orëannien, septième et méconnu de Raëgh. Dinjelaï avait exigé de lui un mutisme absolu, puis lui avait décrit chacun des Kaerls – elle-même ne connaissant véritablement que le Céleste – et tous les petits détails qui faisaient un véritable maître dragon. A la fin de son séjour, Friagrïn était nettement plus initié que la majorité des Aspirants !

Voilà, la neutralité même ! Je l’ai accompagné, et j’ai vraiment découvert le Kaerl Englouti ! Tu sais, j’étais fatiguée de toujours me dissimuler, là-bas, j’étais parmi mes frères, et Anareinth avec les siens…
Bon bon ! Alors raconte-moi tout dans le détail, avant que je ne t’interrompe d’innombrables questions !

Le petit homme rit doucement, connaissant son infatigable curiosité. Din hocha la tête doucement, et entreprit un long, très long récit…

Alors que le soleil approchait de son zénith, le libraire était toujours suspendu aux lèvres de Dinjelaï qui approchait dangereusement du moment clef où elle serait obligée d’annoncer le pourquoi de sa venue… Mais le domestique pénétra dans la pièce et se manifesta par un petit toussotement qui les ramena à la réalité. Il était midi, et le maître des lieux était toujours en tenue de nuit, ce qui n’était pas tout à fait bienséant…
Dinjelaï interrompit donc son long monologue, et il fut convenu que le maître Friagrïn pourrait de nouveau passer à table, après qu’il ait enfilé des vêtements plus appropriés à l’heure de la journée.
Avant de quitter la salle à manger, il regarda un long moment Dinjelaï, dans les yeux. Pas une seule parole ne vint abimer ce silence et ce ne fut qu’au bout d’une longue minute qu’il ouvrit la bouche :

Ne gâchons pas le repas, soyons innocents encore une heure. Après quoi, il faudra que tu me dises pourquoi tu es revenue…

Le rouge monta aux joues de l’elfe, mais elle ne tenta pas un instant de réfuter les paroles du libraire. Il ne la connaissait que trop bien…

Laissée seule, Dinjelaï s’avança de la fenêtre. La petite maison était encastrée dans la rue, étroitement serrée entre deux autres, mais au bout de la route inégalement pavée, un petit bout de mer se détachait. Les eaux du port brillaient sous la caresse du soleil qui avait décidé de se montrer, et seuls quelques lambeaux de nuage tentaient sans succès de salir le ciel bleu. L’esprit de l’elfe s’égara sur les quais, où l’ondin devait tenter de glaner quelques informations en restant discret. Un petit sourire s’ébaucha sur ses lèvres lorsque s’imposa l’image d’Altays… L’entrée bruyante du maître des lieux mis fin à toute rêverie innocente…

** Innocente, mon œil, cesse donc Din, et concentre-toi ! **
*Anareinth, là tu m’espionnes ! *
** Je n’espionne pas, je m’intéresse à ce que tu vas dire à Friagrïn ! Si tu n’avais pas ce genre d’émotion parasite, je crois que notre quête n’en serais que facilitée ! **
* Parasite ? Mais je n’ai aucune émotion parasite ! Oh et puis zut ! J’ai le droit d’apprécier une belle journée !? *
** Belle journée, oui oui, belle journée… Maintenant concentre-toi ! **


Les remarques du dragon blanc avaient à nouveau coloré les joues de l’elfe et elle se rendit compte que le libraire la dévisageait d’un air curieux…
Le repas était simple et ni Dinjelaï ni Friagrïn n’avaient très faim. L’un a cause de l’excitation, l’autre à cause du secret qui lui pesait toujours sur l’estomac… En dire assez, mais ne pas en dire trop tout de même. Lorsque le petit homme s’essuya le coin des lèvres avec sa serviette, l’elfe compris qu’il était temps pour elle de montrer ses cartes…

Bien, comme tu l’as deviné, il y a une autre raison à ma visite. Elle marqua une petite pause, sentant peser sur elle le regard du maître Friagrïn. Les trois Kaerls se sont unis, tu sais que c’est une chose extra-ordinaire, pour une cause… vraiment extraordinaire… Je ne peux pas trop t’en dire, mais…

Ce continent, enfin, une des îles, recèle un… un trésor. Que je dois retrouver… Enfin, moi et deux ondins qui m’accompagnent, un du Kaerl Céleste, et une du Kaerl Ardent…


Din leva les yeux pour l’observer. A nouveau il était suspendu à ses paroles, mais ses sourcils froncés montraient qu’il avait compris qu’une raison grave était sous-jacente à cette union.

Quel genre de trésor ?


Dinjelaï soupira. Il avait compris. Il ne poserait pas de question supplémentaires sur son équipe, mais s’attacherait aux détails importants, ceux pour lesquels Din était venue le trouver, lui.

Deux pierres, deux saphirs pour être exacte. Mais pas des moindre. Ils doivent représenter les yeux d’un dragon… L’elfe se tut et quelques secondes filèrent… Les yeux d’un dragon à quatre têtes.

Cette fois le libraire écarquilla les yeux :

Quatre têtes ? Hum, ce n’est pas banal… Mais cela ne m’évoque rien… Enfin… Viens !

Le petit homme se leva précipitamment de table, et grimpa quatre à quatre les escaliers. Il ne s’attarda pas un seul instant au deuxième étage et fila tout droit au troisième. Le plafond bas et oblique ne le gênait pas tellement, dans cet endroit, sacré pour lui, sa petite taille était un atout intéressant. Dinjelaï baissait la tête pour ne pas se cogner à chaque poutre et s’avança derrière lui. Sous ses yeux une demi-douzaine d’étagères, pleines de livres, de manuscrits, d’essais et d’ouvrages divers qui n’avaient qu’un seul thème : les dragons.
L’elfe ne put s’empêcher d’afficher un grand sourire, un peu émerveillée. Dans ces combles un peu poussiéreux, se trouvait à coup sûr la plus grande collection d’Ys, et celle-ci ne pouvait rivaliser avec le premier des sept étages de la Flèche du Cadastre !

Néanmoins, une sorte de certitude s’empara d’elle. Peut-être qu’éplucher chacun des récits prendrait un temps fou, mais la réponse se trouvait là, à n’en pas douter ! Et si aucune piste ne se trouvait dans ces livres, alors il ne leur restait plus qu’à rentrer sagement dans leurs Kaerls respectifs et attendre la fin du monde patiemment… Où bien peut-être l’attendre au Kaerl Céleste, en prenant du bon temps ? Pour la troisième fois de la journée, les pommettes de Din se colorèrent d’un rouge brique relativement seyant, mais maître Friagrïn ne s’en rendit absolument pas compte, absorbé qu’il était dans sa collection…

L’après-midi fut consacré à la sélection des ouvrages les plus prometteurs. Dinjelaï avait partagé avec le libraire toutes les informations susceptibles de l’aider dans sa recherche, et en avait donc dévoilé plus que prévu. Il savait désormais qu’il n’était pas que question de dragon quadricéphale, mais également de prophétie, de Lunes et soleil et de fin du monde… Elle lui retransmit le plus exactement possible le poème traduit des glyphes de l’Obélisque et lorsqu’il sut tout, Friagrïn lui offrit un regard presque désespéré :

On a combien de temps pour trouver ces indices ?

Mais l’elfe n’avait aucune réponse à cette question… Lorsque le soleil se mis à décliner, Dinjelaï lui demanda si elle pouvait emprunter quelques registres pour les compulser dans la nuit, et le libraire dégluti avec une difficulté visible lorsqu’elle lui dit en toute franchise qu’elle dormait dans une étable désaffectée… Elle omis de mentionner les rats, car c’aurait été mettre les nerf du vieil homme à trop rude épreuve, et l’astre du jour n’avait pas encore disparu à l’horizon quand elle quitta la boutique, avec deux livres, pas trop précieux, dans sa besace.
Dinjelaï se hâta sur le chemin du retour, adoptant une petite foulée rythmée qui ne la fatiguait guère. De retour près de la grange, elle en fit le tour, et constatant que ses compagnons d’équipée n’étaient pas encore de retour, elle fit une nouvelle toilette avec l’eau du puis.

Puis elle entra dans la baraque de planches et entreprit de faire du feu avant que les ondins ne reviennent… Une légère angoisse lui étreignit la gorge… Et elle se prit à formuler une prière : pourvu que tout se soit bien passé pendant cette première journée…



[HRP] On attends la journée d'Altays, qui promet d'être mouvementée! et ensuite on se retrouve à la grange! [/HRP]
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:41

Posté par Altays

Altays fut plutôt content de voir que Limna s'était pressée. Il avait décidé de concentrer ses pensées sur quelque chose d'agréable pour éviter de se montrer offusquant ou désagréable et cela semblait convenir.

* Veille à ce qu'elle ne distraie pas trop tes pensées tu à une mission à mener*

* Je sais ne t'en fais pas. Je cherche juste le meilleur moyen pour ne pas avoir à pousser Limna de ton dos.*

Faisant un clin d'œil à Andúnë il entreprit de monter sur son dos attendant que l'ondine en fasse de même.

* Elle débute... et elle pense aussi trop fort. Elle ne se doute pas des capacités que nous autres possédons. Elle semble avoir peur... du moins c'est l'impression que me donne son hésitation. Elle est réticente ne la dérange pas elle pourrait faire une bêtise.*

* C'est entendu. Dans ce cas évite de jouer en vol et soit rapide.*

Andúnë s'élança alors avec puissance et à en juger par la façon dont elle avait attrapé son torse Altays sourit en songeant qu'elle ne devait surement pas faire la maline. Il aurait pu profiter du vol pour la traumatiser un peu et lui faire comprendre qu'il n'avait rien du doux agneau qu'elle s'imaginait mais il n'en fit rien. Il n'était pas si stupide et il préférait songer à ce petit bruit cristallin que produisait la chevelure blonde de Din. Un léger cliquetis qui résonnait à ses oreilles d'une façon plutôt envoutante. Mais il eut à peine le temps de laisser son imagination déborder que déjà Andúnë le ramenait à la dure réalité.

* Elle se méfie de toi comme d'une maladie. Elle ne te fais pas du tout confiance.*

Limna ne se fit pas prier pour sauter du dos de Noir. Une fois à terre elle s'éloigna avant de faire un signe à Andúnë qui lui répondit par un simple regard. Puis elle repartit avant de se retourner de nouveau brusquement comme si elle avait craint le pire en lui tournant le dos.

* Je crois que j'aurais pu le deviner... elle ne semble pas très à l'aise quand tu es à mes cotés.*

Laissant Limna s'éloigner Altays réfléchit un instant à la meilleur façon de glaner quelques informations sur les joyaux. Les mythes devaient être nombreux et il aurait probablement besoin de faire le tri dans ce que lui raconteraient les marins. Il avait déjà une idée de la façon dont il se fondrait dans la masse mais pour les histoires c'était autre chose. Il grattouilla Andúnë et se rendit en premier lieu aux abords de la ville. Là il s'approcha de l'eau et y trempa ses cheveux. Il se pencha ensuite dans le sable et fit de même avant de les tremper de nouveaux dans l'eau. Il les frotta un peu et admira son reflet. L'effet désiré était atteint. Il donnait l'impression d'être propre mais pas trop. Ses cheveux avaient prit une teinte plus foncée et cascadaient sur ses épaules sous la forme de grosses mèches épaisses. Les marins n'avaient pas une hygiène à toute épreuve mais ils n'avaient pas non plus l'air de pouilleux. Il devait juste ne pas attirer l'attention.

Après avoir traversé la ville dans toute sa longueur il arriva finalement au port. De nombreux bateaux étaient arrimés aux pontons et les cargaisons n'étaient pas encore toutes à terre. Il ôta sa capuche et se fondit dans la masse des marins avant de trouver ce qu'il semblait chercher. S'approchant d'un navire marchand qu'il reconnut pour l'avoir souvent croisé par le passé il demanda s'il lui était possible de s'entretenir avec l'un des membres de l'équipage.

- La personne que je cherche se prénomme Irkan et il doit probablement être devenu l'homme le plus barbant des mers. Est-il toujours un membre?

L'homme à qui il s'était adressé semblait connaître Irkan mais il ne dit rien et alla parler au capitaine. Après quelques minutes les deux hommes s'approchèrent de lui.

- Pourquoi cherches-tu cet homme et qui es-tu pour connaître ainsi les membres de mon équipage?

- J'ai été marin autrefois. Du moins cela ne remonte pas à très loin. J'ai rencontré Irkan une fois et j'avais envie de lui rendre une petit visite en apprenant que votre navire était actuellement dans notre charmante ville.

- Hmm... j'espère que tu n'es pas là pour créer des problèmes. Si tu veux voir Irkan il va d'abord falloir que tu aides tes anciens homologues. Aide à décharger et je te laisserai monter à bord pour parler à l'homme que tu cherches.

C'était gagné. Il le savait, le "Kylandric" était réputé pour toujours manqué de main d'œuvre. Mais le capitaine était un homme de parole et il réglait toujours ses dettes. Ainsi Altays obéit et commença à se joindre aux marins qui réalisaient les allers-retours des cales au ponton. Après avoir transporté une dizaine de caisses il enleva une partie de ses vêtements. Ceux-ci avaient beau être amples il commençait à crever de chaud et à transpirer abondamment. Le travail n'était pas si difficile. Il l'avait fait durant des années et des années et il prenait le temps de ne pas trop en faire pour éviter qu'on ne lui en demande plus que nécessaire.

- Alors t'es un ondin l'ami? Étrange qu'un gars comme toi soit si éloigné des siens. Ici c'est plutôt les Hommes qui sont en majorité.

- Oui. Je me suis laisser avoir par l'amour comme on dit. Je me suis marié et j'ai décidé de rester aux cotés de celle que j'aime. Une femme... elle n'est pas comme moi et ça ne plaisait pas. Mais je l'aime alors je reste à ses cotés.

* Tu penses qu'il va gober ça? C'est trop banal à mon gout tu aurais pu trouver mieux.*

- Et qu'est-ce qui peut bien pousser un gars comme toi à travailler autant juste pour entendre baragouiner l'autre vieux fou? Tu sais il se fait vraiment vieux et le capitaine le garde juste parce qu'il s'en sort encore bien avec les comptes.

- C'est un... très vieil ami en fait. Il connait bien ma famille et je pensais qu'il pourrait m'en donner des nouvelles.

- Brave p'tit gars va! Travailler aussi dur pour quelques nouvelles. T'es vraiment un bon type l'ami. Allez on y retourne sinon on aura pas le temps d'aller se saouler avec les autres.

Le soleil de midi ne tapait pas fort mais après une telle matinée il semblait à Altays que la température était au dessus de la normale. l y avait longtemps qu'il n'avait travaillé aussi dur et avec autant d'acharnement. Il aurait probablement des courbatures et il se laissa à imaginer les mains si douces de Din en train de lui appliquer des huiles ou autres remèdes. Une petite nuit au coin d'un feu ou ils pourraient se laisser...

* ALTAYS je te signale que je suis toujours avec toi alors pour ce genre de choses tu me préviens et je te laisse avec ton imagination mais ne compte pas sur moi pour apprécier les plaisirs de la chair entre bipèdes.*

S'ébrouant, Altays reprit ses esprits et se remit au boulot. Il en avait presque finit avec tout ça et il était pressé de pouvoir se jeter à l'eau pour se rafraichir. Mais alors qu'il entamait un nouvel aller retour il sentit sur son épaule une légère pression. Se tournant il eut tout juste le temps de sentir une odeur de vieille vinasse et de crasse avant de recevoir en plein visage un poing de la taille d'un melon. Durant un court instant qui parut beaucoup plus long à ses yeux il n'entendit plus rien et ne pu savoir où il se trouvait. L'instant d'après il entendait les cris d'excitation de plusieurs marins et autres prostitués qui s'exaltaient de la bagarre qui semblait s'annoncer.

Se relevant rapidement il regarda à qui il avait à faire. Quatre hommes à première vue éméchés à en juger leurs yeux vitreux et rouges. Celui qui se tenait à leur tête secouait encore sa main se maudissant surement d'avoir tapé trop fort. Altays toucha doucement sa temps ou il avait reçu le coup et il sentit alors avant même de le voir le sang qui coulait lentement de la balafre. Il voulut tout d'abord sortir son épée et effrayer les malheureux qui avaient osé s'en prendre à lui mais il n'était pas censé être un maître Dragon. Il était un simple ex-marin et il allait devoir s'en contenter pour se débarrasser de ces brutes. La foule s'était approchée et ne cessait de crier des injures et autres ordres de se battre. Il y avait près de deux ans qu'il n'avait pas entendu ce genre de choses. Le temps semblait s'être arrangé pour lui faire revivre ce qu'il connaissait si bien.

- Qu'est-ce que vous me voulez? Qu'ai-je fait qui mérite qu'on en vienne aux poings?

L'un des hommes en retrait s'avança l'air menaçant et brandit par dessus sa tête une barrique vide ou plein il n'en savait rien mais il ne chercha pas à vérifier. Se voulant plus rapide Altays bondit dans sa direction et lui asséna un coup de pied suffisamment fort pour faire reculer la brute. Celui-ci tomba à la renverse mais ses collègues en profitèrent alors pour attraper le jeune ondin. Lui coinçant les bras dans le dos, Altays eut tout le temps de voir arriver le second coup que l'homme lui asséna. Ainsi que le troisième. Mais au moment ou le quatrième arriva il propulsa son talon dans la machoir de l'homme et contempla alors la dentition éclatée qui s'offrait au regard de tous.

Seulement la vue du sang sembla échauffer les esprits des autres et les lames ne tardèrent pas à surgir autour de lui. Celui qui le maintenait ne relâchait plus la pression et il sentait que son bras menaçait de casser s'il continuait à le tordre ainsi. Malgré le fait qu'il était ainsi lié les autres semblèrent hésiter à s'attaquer au jeune homme. Mais pas longtemps. Le premier coup de couteau qu'il vit arriver lui aurait été fatal mais il prit sur lui et hurlant comme un fou il se recula en entrainant avec lui son geôlier. La chaleur qui venait d'envahir son visage n'avait rien à voir avec le soleil il le savait. Dans quelques secondes il ressentirait les premiers picotements significatifs d'une coupure. Elle ne devait pas être trop profonde mais il savait que si les choses continuaient d'évoluer dans ce sens il ne s'en tirerait pas. Son bras le lançait et il sentait son pouls battre dans chacun de ses muscles. Sur le moment il s'en voulut de s'être laissé avoir comme un aspirant. Il n'avait rien vu venir. Il avait trop relâché sa garde et ne s'était pas attendu à ce genre de chose. De plus en général la victime ne résistait pas aussi longtemps. Après l'avoir bastonné elle était abandonnée sur le ponton et tout le monde retournait s'enivrer sans se soucier de son sort. Mais là il avait réduit au silence l'un d'entre eux qui continuait de se lamenter auprès de ses compagnons qui semblaient plus surprit que compatissants.

Quand il sentit la paume de sa main rencontrer le torse de celui qui le maintenant dans le dos il respira un grand coup et fit en sorte de rester immobile au maximum. Il se concentra du mieux qu'il pu et il sentit alors le flot de toxines se répandre dans le corps du malheureux. A en juger le temps ou il établit le contact il sut que l'homme ne reviendrait pas chercher des noises à qui que se soit pendant au moins deux jours. La chose se fit progressivement. Tout d'abord l'étreinte se trouva saccadée. Puis il y eut un petit relâchement mais pas suffisant. Enfin quand il sentit que l'homme ne tiendrait pas sur ses jambes il attendit un petit instant et se jeta en arrière accompagné du marin. Quand leurs corps percutèrent le bois dur et mouillé Altays sentit que son adversaire ne bougerait plus. Le poison de son corps avait fait effet. Mais alors qu'il se relevait il sentit un choc sur la première blessure et ne réussit pas cette fois à rouvrir les yeux.

- Allez gamin cesse de roupiller!!!

La barre qu'il sentait sur son crâne lui faisait un mal de chien. Il avait l'impression qu'un étau avait été mit autour de son cerveau et que quelqu'un le resserrait sans cesse.

- Tu nous a offert un beau spectacle. T'es plutôt débrouillard pour un jeunot. Enfin t'as quand même faillit y laisser des plumes. Heureusement qu'on est arrivé ou t'y s'rais resté.

- Faut voir le coup de pied que lui a flanqué le vieux Willy. Avec ça je suis pas sur que quelqu'un d'autre aurait pas vu son crane explosé comme un fruit mur.

Après avoir reprit un peu ses esprits Altays comprit qu'il avait été sauvé par les marins qu'il aidait. Ils étaient arrivés au moment ou l'un de ses assaillants lui envoyait un coup en pleine figure alors qu'il se relevait. Ceux-ci l'avait ensuite conduit dans leur navire et il était désormais considéré comme une petite brute auprès de ses nouveaux collègues.

- On m'a dit que tu voulais me voir gamin? Que peut faire le vieux Irkan pour quelqu'un qu'il ne connait pas.

- En fait tu me connais Irkan... pas directement. Mais tu connais mon père et ma sœur. Je suis le cadet Dra-Aldhibadh.

A ce nom les yeux du vieil homme semblèrent s'illuminer un court instant puis ils prirent une teinte plus sombre. Il le regarda des pieds à la tête et somma aux autres de quitter la pièce.

- Ainsi le jeune Altays n'est pas mort. Si tu savais ce que l'on a pu raconter à ton sujet. Pour certains tu es un lâche qui a fuit ses responsabilités. Pour d'autres tu es devenu une légende. J'ai même entendu dire que tu avais prit des pirates et que tu terrorisait certaines cotes.

Souriant au vieil homme il se releva et s'assit au bord du lit sur lequel on l'avait installé.

- Irkan... je... j'ai besoin de toi.

- Tu veux savoir si c'est une fille ou un garçon? Ou alors qui est ton beau frère?

- Que... QUOI? Mais... de quoi?

- Hmm tu n'étais pas venu me voir pour des nouvelles de ta famille? Ta sœur a eu un enfant et elle a prit un compagnon.

- Je... heu... je suis tonton? Mais?

*Altays... le soleil est déjà bas. Din et Limna risquent de s'inquiéter veux-tu bien faire vite.*

- Irkan... je... j'ai besoin de savoir tout ce que tu pourras me dire au sujet d'un dragon à quatre têtes. Ou encore d'une légende concernant des joyaux qui seraient introuvable ou d'une immense valeur mais dans la région d'Ys. Je suis sur que tu peux m'en apprendre beaucoup sur le sujet.

~~~~

Pour repartir il remit sa cape sur son dos et laissa sa capuche voiler son visage. Il avait honte. Non pas de s'être battu. Non pas des marques qu'il avait encore sur le visage. Pas non plus à cause de ce qu'il avait fait à ces hommes. Il était juste honteux de ne pas avoir pu être auprès de sa sœur. Il avait honte de l'avoir délaissée ainsi. Et il désirait seulement se retrouver seul. Mais il le savait c'était impossible. Il devait retourner à la cabane et entendre les histoires de chacun avant de lui-même expliquer ce qu'il lui été arrivé. Il ne parlerait que de ses découvertes. Son passé n'avait rien à voir avec tout cela. Il ne devait rien laisser transparaître. Il devait effacer ces larmes et se dépêcher de partir.

* Dis à Limna que l'on s'en va et qu'elle nous rejoindra au campement.*

Une fois arrivé auprès de son lié il grimpa sur son dos et s'allongea paisiblement admirant les nuages tout autour de lui. Andúnë n'avait pas besoin de parler pour tout savoir. Chacun pouvait lire en l'autre et rien n'était mit de coté. Le voyage lui sembla plus long. Il soupçonna son lié d'avoir fait exprès. Il le savait il lui fallait un peu de temps. Quand enfin il sentit les pattes toucher le sol il resta un court instant collé à son lié. Savourant chaque émotions et chaque sentiments que l'un éprouvai pour l'autre. Puis il se laissa glisser le long du flanc. Il alla jusqu'au puits et il nettoya de nouveau ses blessures. Puis il se tourna vers Andúnë.

* La maîtresse blanche est là et Limna n'est pas loin. Je vais m'assurer qu'elle ne court aucun danger. A tout à l'heure petit homme.*

Altays regarda son visage dans l'eau s'assurant qu'il ne trahissait aucune émotions. Malheureusement ses yeux semblaient différents. et il aurait bien du mal à garder son sang-froid ce soir. Il songea aux quatre hommes en se demandant ce qu'il avait bien pu leur causer comme soucis et préféra les oublier. Il poussa la porte de la grange et se laissa alors envahir par le doux tintement qui lui vint immédiatement aux oreilles.
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:42

Posté par Limna

Limna avait du mal à regarder le spectacle tant la foule s’était amassée autour des combattants. Elle ne pouvait pas s’approcher, quelle poisse ! Mais une brèche s’ouvrit et elle remarqua qu’Altays n’avait pas sorti son épée, et qu’il ne se servait d’aucune technique de combat… Elle remua la tête navrée par tant d’incompétence. Les quatre marins s’amusaient, le ruant de coups. Furtivement, elle eut envie d’intervenir, mais il était tout de même plaisant de le regarder sur le sol… L’un des hommes sortit un couteau et Limna hésita. Elle ne leur avait pas demandé de le tuer… si ? Elle ne savait plus. En tout cas, elle n’avait pas prévu de raconter à Dinjelaï qu’il s’était fait épingler par des humains ivres… Quelle honte pour l’espèce.

Soudain, Altays prit furtivement le dessus sur un des agresseurs et l’immobilisa par la simple force de sa main. L’homme résista d'abord du mieux qu'il le put mais lentement, relâcha sa prise et tomba au sol, paralysé. L’ondine n’en croyait pas ses yeux : qu’avait-il fait ? Elle ne regretta pas plus longtemps d’avoir envoyé ses hommes, elle décelait ainsi les quelques points forts du Maître. Alors que le spectacle allait toucher à sa fin, l’équipage allié du céleste intervint et fit vite déguerpir les quatre piliers de bar.
L’ondine regarda les hommes embarquer l’ondin inconscient sur leur bateau.

La foule se dissipa à l’instant même que l’animation prit fin. Limna s’abrita dans la ruelle et se laissa glisser le long du mur jusqu’au sol perplexe par ce qu’elle avait vu. Se pouvait-il qu’il soit si mauvais au combat ? Elle qui pensait que le corps à corps était impossible pour son gabarit, voici que les maîtres des autres Kaerls ne travaillaient pas comme eux ? Tandis qu’il était perdu quel était ce pouvoir qui avait paralysé l’humain ? Etait-ce là son arme de prédilection ?

Elle s’enferma un peu mieux dans sa cape alors qu’elle se préparait à éviter le contact de ses mains si jamais, ils en venaient à se battre. Limna pourrait lui demander de lui apprendre… après tout, si le monde était sur le point de mourir, il ne devrait pas craindre qu’elle sème le désordre par sa faute. En même temps mentionner cela… impliquerait qu’elle ait vu le combat… Mais Dinjelaï avait bien précisé qu’ils ne devaient pas se connaître… rien ne l’aurait obligé à intervenir…

Une voix résonna dans son esprit et elle sursauta. Le noir la prévint que le duo partait et qu’elle devait rentrer… à pied. Elle se releva s’efforçant de ne pas répondre au dragon, elle aurait trahi sa colère de toute manière. Elle serra les poings et marmonna quelques injures. Elle ne connaissait pas le chemin du retour, et elle n’imaginait pas demander sa route pour donner leur localisation… Limna essaya de se calmer, elle avait des vêtements chauds à présent, de nouvelles bottes, une promenade ne pouvait pas lui faire du mal.

Ainsi, elle redressa sa capuche et entreprit de regagner le bosquet par lequel elle était arrivée. Le retour fut pénible… improbable. Prenait-elle seulement la bonne direction ? Elle pourrait demander son chemin à l’un des dragons, mais se retrouver seule avec l’un de ces lézards la faisait frissonner. Elle sentait que le courant passait mal avec le lié céleste… peut être devrait-elle tenter avec le blanc ? Comment s’appelait-il déjà ? Anireth ? Annrith ? Anareinth ! Elle hésita… peut être qu’il y avait des protocoles avec ces montres, elle ne savait pas.

Alors qu’elle s’apprêtait à lancer un appel pas trop tremblant elle aperçut une petite maison au bord du chemin. Elle s’approcha et regarda par la fenêtre, elle semblait vide. L’ardente ouvrit la porte sans mal, les serrures ne semblaient pas l’usage. La pièce principale était modeste mais propre. L’ondine resta d’abord immobile afin de percevoir le moindre son, mais nulle présence ne se trahit. Elle avança naturellement dans le coin où un placard grillagé gardait la nourriture. Limna ouvrit sa besace et y enfourna plusieurs pains, un saucisson, d’autres morceaux de cochon et un pot de miel. Cela faisait peut être une heure qu’elle marchait sans trop savoir par où, elle méritait cette petite pause.

Elle sortit après avoir mangé quelques fruits de saison et du poisson séché dont elle raffolait et reprit enfin sa route de meilleure humeur, la panse pleine. Tout à coup, elle sentit une ombre au dessus d’elle et s’immobilisa, craintive. Elle sursauta quand la masse sombre descendit sur elle et laissa échapper un petit cri tout en tombant à terre. Elle releva les yeux sur le dragon, énervée, mais trop apeurée pour lui dire quoi que ce soit sur son entrée. Son ton fut sec bien que dépourvu de toute menace.

Je ne connais pas la route… Je suppose que je me suis perdue…

Elle n’arrivait pas à lire quoi que ce soit dans ces yeux qui changeaient de couleur sans que ça ne signifie quoi que ce soit pour la jeune femme. Elle hésita à se relever pour s’approcher… il ne voulait certainement pas la dévorer, sinon il ne l’aurait pas manqué. Elle se dressa sur ses pieds et dépoussiéra sa nouvelle tenue.

…Tu m’escortes jusqu’à la grange ?...

Bien réservée sur ses gestes, elle s’approcha du monstre en douceur et effleura ses écailles avant de monter sur son dos. Ils rentrèrent au campement. Sur le retour, Limna craignait que le dragon sache ce qu’il s’était passé durant la journée et qu’il ne décide de la balancer du ciel, alors elle se tenait bien, mieux que lorsque l’ondin prenait toute la place. Ils descendirent enfin et elle sauta du noir, soulagée de retrouver la terre ferme.

Merci.., articula-t-elle discrètement.

La jeune femme chercha des yeux les autres mais ne les vit pas, elle rejoignit l’intérieur de la grange…
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:42

Posté par Dinjelai

Un petit feu était ranimé sur les cendres de celui de la veille, mais sa chaleur n’atteignait pas vraiment Dinjelaï, plongée dans la lecture du premier volume qu’elle avait emprunté. Un battement d’aile puissant la fit émerger des récits légendaires, tous plus saugrenus les uns que les autres. Son ouïe elfique ne lui épargna pas le son mat, unique, d’un cavalier sautant lourdement à terre. Trop lourdement… Intriguée, elle fronça les sourcils et releva les yeux des pattes de mouches qui couvraient les pages. L’elfe se leva et s’étira doucement, puis, légèrement inquiétée par la lenteur que mettait l’ondin à entrer, elle sortit de la grange pour s’aventurer à sa rencontre…

Des lambeaux de nuages s’accrochaient au soleil rougeoyant qui avait entamé sa retraite nocturne. Il devait être dix-neuf heures passé. Dinjelaï chercha des yeux le céleste, mais ne le découvrit que passé l’angle du mur de bois. Capuche rabattue et démarche hésitante, l’elfe eut un moment de recul, ne reconnaissant pas l’ondin qui s’avançait vers elle. Elle jeta un regard alentours et constata que Limna n’était pas encore revenue. Andùnë avait également disparu, ayant déposé un Altays boitillant. La mimique contrariée de la jeune femme s’accentua…

Altays ? Que se passe-t-il ?

Sans répondre, le jeune homme pénétra dans la grange, où il fit enfin tomber son capuchon. Din n’eut pas un mot, mais un geste de retrait exprima aussi clairement sa surprise. Elle s’approcha de l’ondin doucement, et apposa ses doigts, glacés par deux heures de lecture, sur le visage tuméfié de l’ondin. Consternée, elle le détailla soigneusement, le nez avait doublé de volume a sa base, au dessus de la lèvre, du sang trop vite essuyé avait séché et complétait le tableau une vilain estafilade naissant au dessus de l’arcade droite pour mourir sans grâce sous le lobe de l’oreille. La coupure peu profonde avait beaucoup saigné, comme toutes les blessures sur cette région, mais une grosse ecchymose et un œdème impressionnant inquiéta d’avantage la jeune elfe. L’entaille aurait pu cicatriser sans laisser de trace si ce coup-ci n’avait pas fait éclater la blessure et écarté les berges de la plaie…

Dinjelaï se mordit la lèvre inférieure, concentrée et hésitante sur la façon de procéder… Les quelques herbes de son sac seraient certainement utiles pour la belle bosse et les diverses ecchymoses, pas de doute, mais… Son mana pourrait joliment arranger l’estafilade, mais elle craignait de laisser une cicatrice plus importante au niveau de la bosse. Le gonflement avait disjoint les berges nettes et tant qu’il persistait, il empêchait le tissu de se rejoindre…

L’elfe tourna le dos au jeune homme et se dirigea vers sa besace pour en sortir les quelques herbes qu’elle possédait…

Déshabille-toi.

Sans relever la tête, elle se rendit compte qu’elle avait légèrement rougit en prononçant son ordre. Car s’en était un. Dinjelaï se mordilla à nouveau la lèvre et adoucit son ton :

Ôte ta chemise s’il te plaît, je voudrais voir si tu as pris des coups ailleurs. Assieds toi, tu seras mieux.

L’elfe se releva rapidement, et constatant qu’Altays était toujours debout, les yeux dans le vague, elle fronça les sourcils, inquiète. Avait-il reçu un coup sur la tête plus important que celui qui se colorait de plus en plus vivement sur son front ? Revenue auprès de lui, elle le força à s’assoir et délassa le haut de sa chemise. Lorsqu’il enleva le vêtement, l’elfe surprit une contraction de sa mâchoire, signe évident qu’une épaule était douloureuse… Le regard de Din se durcit légèrement lorsqu’elle constata de nouvelles ecchymoses sur les côtes basses de l’ondin. Ces coups était typique d’un acharnement à plusieurs sur un homme à terre… Elle palpa rapidement le torse du jeune homme, sans éprouver les émotions qui la titillait la vieille, trop inquiète pour se soucier d’autre chose que de sa santé. En promenant ses mains, elle fit attention à la respiration du céleste, mais à son grand soulagement, elle ne sifflait pas et aucune côte n’était brisée. Une telle constatation aurait suffit à éliminer presque à coup sûr l’ondin de leur quête, car on ne voyage pas avec de telles blessures… L’elfe poursuivit son examen méthodique et remarqua que son épaule gauche était également tuméfiée, d’une vilaine façon, mais rien de dramatique. Il avait eu de la chance qu’elle ne se soit pas luxée… Sur l’avant-bras du jeune homme, elle découvrit des empreintes de doigts, encore rouges et en déduisit que le combat avait du être bien inégal. L’ondin devait être tenu par derrière…
Enfin elle examina ses mains et fit glisser ses doigts frais sur différentes zones, interrogeant le céleste du regard constamment, elle avait parfois vu chez sa mentor de tels gestes après une bataille, la vieille humaine vérifiant avec attention la sensibilité de la peau. Din répétait ses gestes, un peu sans comprendre ce qu’elle faisait. Lorsqu’elle remarqua des tâches mauves au bout de chacun des doigts de l’ondin. Surprise, elle fronça les sourcils…

La magie du peuple de l’eau… Elle l’avait déjà vu à l’œuvre en de rares occasions. Le poison des ondins. L’elfe dégluti, mais ne posa pas de question à Altays. Il n’était pas encore l’heure. Din se redressa, et fit glisser ses mains dans les cheveux légèrement poisseux du combattant, elle fut intriguée d’y sentir des grains de sable et de nouvelles hypothèses germèrent dans son esprit. Elle ne découvrit pas de nouvelle bosse, et s’agenouilla pour planter son regard dans celui de l’ondin.

Des blessures superficielles. Je vais tâcher d’arranger ça. Ne bouge pas.

Dans cet état, avec surtout ce vide dans ses yeux, il n’était pas près d’aller bien loin. Il semblait posé contre le mur de bois, avec une vivacité de regard équivalant celle d’une botte de foin. Toujours soucieuse, Din quitta rapidement la grange pour puiser de l’eau glacée. En revenant elle fronça les sourcils : ils n’avaient pas de casseroles, ou de marmite, ou quoi que ce soit pour faire bouillir de l’eau… Ce n’était pas vraiment l’idéal… L’elfe se contenta de tremper un morceau de tissu relativement propre dans le seau et entrepris de nettoyer le visage d’Altays avec l’eau gelée. Le stoïcisme du céleste la rendit encore plus anxieuse…

Dinjelaï s’assit à côté de lui, dardant sur l’ondin un regard inquiet. Il n’avait pas décroché un mot depuis son retour, les yeux dans le vague, il semblait bien perdu… L’elfe voulait le presser de questions, mais il restait encore plusieurs choses à faire. Une nouvelle fois, elle se plaça à genou devant l’ondin, toujours torse nu, il s’était recroquevillé en chien de fusil pour se protéger du froid.
L’elfe ferma les yeux, et fit le vide en-elle. Elle le sentit, qui palpitait comme un petit cœur en sus du sien. Ses paupières se fronçèrent alors qu’elle cherchait, plus loin en elle, la force de se saisir et de manipuler la matière vivante… Elle sentit, lorsqu’elle l’eu atteint, de la chaleur se déverser à flot dans ses veines, et couler vers le bout de ses ongles. Le mana. Il s’écoula avec une lenteur majestueuse de la pulpe de ses doigts, et vint rejoindre, entre les deux paumes ouvertes de l’elfe, une bille verte, étincelante, qui grossissait à vue d’œil. Lorsqu’il eut la taille d’une grosse pomme, Dinjelaï s’avança vers Altays, et posa son buste sur les genoux repliés de l’ondin pour prendre appui. Le travail qui allait s’opérer là exigeait une minutie absolue, sans quoi la magie aurait l’effet inverse de celui escompté et cisaillerait la chaire intacte. Une fois stabilisée, Din approcha ses paumes avec de grandes précautions, et lorsqu’elle fut à moins d’un centimètre de la balafre nettoyée, de petits filaments verts brillants s’en échappèrent, et entamèrent une danse tranquille, sur la plaie… Dinjelaï pouvait voir les berges de la plaie s’approcher à vue d’œil, et la peau se reconstruire, blanchâtre à l’endroit où l’entaille béait quelques minutes auparavant. Arrivée à l’endroit où la bosse avait disjoint la plaie, Dinjelaï s’arrêta. Le mana se dissipa au moment où elle fermait les yeux, comme une petite bulle qui éclate.
L’elfe ouvrit les yeux, et se rendit compte qu’elle était appuyée contre l’ondin, le visage à moins de deux pouces du sien. Le rouge lui monta aux joues et elle se dégagea de la position, non inconfortable mais plutôt déplacée. Une petite cicatrice, blanchâtre et brillante, se dessinait maintenant, de l’oreille jusqu’en haut de la tempe où elle avait été obligée de s’arrêter… Elle s’assit un peu plus loin, et regarda une nouvelle fois le visage de l’ondin. La balafre n’était pas refermée partout, mais elle essaierait de soigner le front plus tard, elle ne s’en sentait pas la force immédiatement. Fatiguée, Din porta ses mains en coupe au seau et but deux longues gorgées. Elle essuya d’un revers les gouttes qui perlaient à ses lèvres et posa sur Altays un regard toujours inquiet.

Altays, parle, que s'est-il passé ?

Dinjelaï réalisa que plus qu’une simple bagarre, cet événement venait tout chambouler. Non seulement, il s’était fait remarqué, sans doute malgré lui, certes mais le résultat était le même… Avec ce regard creux, elle prit peur, peut-être ne pourrait-il pas poursuivre avant plusieurs jours… De toute façon, Friagrïn lui avait donné largement de quoi s’amuser, au moins pour la nuit… Les deux livres qu’elle avait empruntés au libraire étaient écrits dans de vieux dialectes qu’elle maîtrisait plutôt mal, mais elle sentait confusément que la réponse se trouvait à cet endroit… Quant à Limna, elle n’était toujours pas rentrée…



[HRP] Pour faire avancer le récit sans faire trop jouer ton perso, j'ai été obligée de jouer sur le fait qu'Altays a les pensées ailleurs, mais ne pas faire agir quelqu'un c'est quand même jouer pour lui, alors j'espère que ça te va?!
Poste au moins une petite réponse, on attends Limna et ensuite, on raconte toutes les infos qu'on a recueilli dans la journée! [/HRP]
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MessageSujet: Re: V1 - [RP Officiel - Quête des Deux Lunes] Un Saphir sous les embruns...   Mar 10 Sep 2013 - 14:42

Posté par Altays

Quand il croisa le regard améthyste de l'elfe il devina directement que le masque d'impassibilité qu'il avait voulut se forger était inutile. Craquant sous l'effet des paroles qui résonnaient encore dans sa tête. Il avait délaissé les siens pour s'occuper uniquement de sa vie et le choc l'avait affecté plus qu'il ne le pensait. Il devait cesser d'y songer et se concentrer sur ce qu'il avait apprit sur sa mission principale. Irrémédiablement l'image de sa grande sœur et de sa famille lui revenaient en tête. Sans qu'il s'en rendit compte il était à présent assis contre un mur retenant ses jambes contre son corps afin de se protéger du froid qui semblait le tenailler de l'intérieur.

Étrangement il n'arrivait presque plus à sentir ce qu'Andúnë était en train de faire. Il lui avait ordonné d'aller chercher Limna qui était non loin de là et depuis il n'arrivait plus à capter la moindre pensée du Noir. A dire vrai c'était surement mieux. Il détestait se retrouver dans cet état de faiblesse. Il avait toujours haï ce genre de situation. Son esprit se déconnectait sans qu'il n'arrive à revenir à lui-même. Mais à dire vrai il n'en avait cure. Il était seul avec Din et même si en d'autres circonstances il en aurait profité pour tenter une approche il ne savait pas quoi faire. Il n'arrivait même plus à parler ou à ressentir la douleur de ses plaies.

Sortant un court instant de sa rêverie il constata non sans un certain étonnement qu'il était à moitié dévêtu et que le visage magnifique et quasi sans défaut de l'elfe était à un pouce du siens. Il sentit alors son propre souffle s'accélérer et il avait presque l'impression de sentir son cœur battre dans ses tempes et dans chacun de ses muscles. Comme s'il fournissait un effort surhumain il sentit une onde lui parcourir l'échine avant de s'achever par de légers picotis dans sa nuque. Puis il sentit une chose différente. Un genre de chaleur... comme un foyer incandescent qui naissait au plus profond de lui. En d'autres circonstances il aurait réagit et se serait défendu. Il aurait même été jusqu'à attaquer la neutre. Mais une voix au fond de lui-même lui somma de ne pas bouger. Il eut à partir de là une envie folle de partager la chaleur qui l'inondait avec l'elfe. La serrer contre lui pour noyer cette solitude qui l'avait accablé durant si longtemps le forçant à se conduire comme une personne insensible. Puis il eu de nouveau une sensation étrange. Comme si la douleur de ses blessures s'effaçait petit à petit. Il voulut tâter son visage et comprit que s'il faisait quoique se soit les dommages se verraient plus grave que ce qu'il avait subit.

Quand elle reprit conscience et ouvrit les yeux il se laissa emporter par cette couleur claire mais à la fois profonde. Décidément il aurait beaucoup de mal à ne pas forcer le destin pour provoquer une nouvelle rencontre. Et de nouveau le visage de sa sœur s'imposa contre sa volonté.

~~~~~~~~~~~~

Andúnë savait parfaitement que son lié n'était pas dans un état normal. Il avait ressentit la douleur intense de la nouvelle et il avait encaissé non sans mal le désespoir que celle-ci avait causé à l'âme qu'il partageait avec son bipède. Ne voulant le perturber d'avantage il avait accepter de retourner chercher Limna qu'il sentait non loin de là. L'ondine devait être mise au courant, en partie du moins, de l'état dans lequel son compagnon d'arme était. Si elle s'aventurait sur un terrain glissant il savait que son bipède craquerait et qu'il pourrait déchainer ce qui semblait le tenailler. L'épreuve qu'avait dû subir le lié dans l'après midi était des plus atroce. Il aurait pû non sans mal débouler sur ce ponton et faire fuir quiconque se serait approché d'un peu trop près de celui qu'il chérissait. Mais il avait vite comprit le jeu d'Altays. S'ils voulaient garder une couverture pour la quête il devait passer comme un ondin banal incapable de repousser 4 hommes et encaisser les coups sans trop réagir. Il savait que son ondin aurait tuer les hommes s'ils avaient été dans une autre situation ou du moins il leur aurait donné la correction qu'ils méritaient.

Grognant de frustration Andúnë survola la bâtisse dans laquelle l'ondine s'était réfugiée et calma ses ardeurs. Celle-ci n'était déjà pas suffisamment confiante sur son dos il éviterait d'en rajouter en lui offrant un spectacle façon "son et lumière". Quand il toucha enfin son esprit il eut tout d'abord une étrange sensation. Un peu comme si elle avait des regrets... ou qu'elle cherchait à dissimuler de façon novice ses émotions. Curieux d'en apprendre d'avantage il la laissa palabrer sans intervenir directement. Quand elle s'installa il jura qu'elle avait copiait la posture de son lié. Son maintien était beaucoup mieux que celui qu'elle avait eu le matin même et étrangement elle avait trouvé de bons points d'appui pour un vol rapide. S'élevant alors il reprit le chemin de la grange tout en continuant de sonder les pensées fugitives de l'ondine. La crainte qu'elle avait de se faire un jour dévorer par lui-même semblait revenir assez souvent et Andúnë ne comprit pas pourquoi elle se faisait ce genre de scénario.

Puis ce fut comme s'il était entré dans les souvenirs de la jeune femme. Il entendit presque les paroles exactes que celle-ci avait prononcé. Il la revit sortant de la taverne et attendant avec excitation de voir la réaction de son bipède face aux hommes. Il revit à travers ses yeux la bagarre et ressentit les impressions que l'ondine avait dégagé à ce moment. Une fureur intense monta en son sein et il voulut presque faire bondir l'ondine de son dos pour la laisser chuter et la regarder s'écraser avec fracas sur le sol. Une rage folle fit virer ses yeux au rouge sombre et en cet instant il fut bien content d'apprendre qui était la principale responsable de cette petite mise en scène inutile.

~~~~~~~~~~~~

Levant les yeux sur Din, Altays chercha ses mots. Il ne savait toujours pas s'il devait ou non se confier pour évacuer ce qui le tourmentait. Il n'en éprouvait pas réellement l'envie et préféra taire ce qui concernait son passé. Cherchant avec tact une excuse à la bagarre il se rendit compte lui-même qu'il n'avait aucune idée du pourquoi de ce malentendu.

- Je... je ne sais pas... J'étais... sur le port. Et des hommes sont arrivés. Ils étaient ivres et n'ont pas justifié leurs actes. Mais... tu n'as pas à t'inquiéter... je crois qu'ils continuent de me prendre pour un marin parmi les autres.

Tout en songeant à cela il toucha ses cheveux plein de sable et éprouva une envie folle de pouvoir retrouver les bains chauds de son Kaerl.

- Je crois que...

S'arrêtant là il capta la présence d'Andúnë. Limna venait d'arriver et il préférait taire sa mésaventure de peur de la voir se moquer ouvertement de l'histoire. Il n'était pas mais pas du tout en état d'entendre quoique se soit de désagréable. Il toucha l'endroit où il avait été frappé et sentit la légère boursouflure d'une cicatrice qui ne partirai probablement jamais.

- Merci... pour les soins.

Quand la porte s'ouvrit sur Limna Altays reprit un air des plus naturel. Il savait qu'il y parviendrait. Face à Limna il n'avait aucun mal à calmer ses émotions et à se concentrer sur une rage envers la jeune fille dont il ignorait la provenance. Dehors, Andúnë laissa échapper un léger râle avant de s'envoler vers les cieux et de se barricader de nouveau dans ses propres pensées.
Coulant vers Din un regard lourd de sous entendu il reprit sa contenance et attendit que le dernier membre de la triade s'installe à leur coté. Il remit sa chemise sur ses épaules avec calme et regarda l'ondine faire ses premiers pas dans la grange.
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